Tag: Sahara Occidental

  • Maroc-Algérie : La subtile réponse d’Alger à Rabat

    L’annonce de la mise en place d’un hôpital de campagne au profit du peuple sahraoui intervient alors que le Maroc poursuit ses attaques frontales contre l’Algérie. Dernière en date, celle du chef de la diplomatie marocaine qui accuse l’Algérie de mobiliser ses ressources pour alimenter « le séparatisme » plutôt que d’améliorer la situation « précaire » de sa population. Aucune réaction officielle à cette attaque mais une subtile démonstration des ressources pouvant être mobilisées.
    Nawal Imès – Alger (Le Soir) – Pas de crise diplomatique publiquement assumée mais une multiplication d’attaques en règle de la partie marocaine. Lorsque ce ne sont pas les médias marocains qui trouvent des prétextes pour critiquer de manière acerbe l’Algérie, c’est le ministre des Affaires étrangères qui s’en charge.
    Profitant du sommet du groupe de contact du mouvement des non-alignés tenu en visioconférence, la semaine dernière, le chef de la diplomatie marocaine a évoqué l’Algérie sans la citer nommément, affirmant qu’un « pays voisin » qui, « malgré les circonstances actuelles exceptionnelles », s’obstine à « alimenter le séparatisme, en violation des principes fondateurs du mouvement des non-alignés». Et d’ajouter : «Ce pays, au lieu d’utiliser ses ressources pour améliorer la situation précaire de sa population dans le contexte de la pandémie de Covid-19, les détourne pour alimenter la déstabilisation régionale». Quelques jours plus tard, le commandement de l’armée faisait savoir que « dans le cadre du raffermissement des efforts de solidarité et de la promotion des relations humaines et fraternelles entre les deux peuples algérien et sahraoui, notamment à l’ombre de la situation sanitaire actuelle relative à la propagation de l’épidémie de coronavirus, le Haut Commandement de l’Armée nationale populaire a chargé les services de la santé militaire de mettre à la disposition du peuple sahraoui un hôpital de campagne afin d’assurer toutes les prestations et l’assistance médicale nécessaires tout au long de la pandémie que connaissent actuellement l’ensemble des pays du monde ».
    Dans ce même communiqué, il a été rappelé que « l’Algérie avait envoyé au peuple sahraoui, le 30 avril 2020, des aides humanitaires composées de produits alimentaires et d’équipements pharmaceutiques acheminées par des avions militaires depuis la base aérienne de Boufarik ». Il s’agit là d’une subtile mise au point au voisin qui émet des doutes sur la capacité de l’Algérie à couvrir les besoins de sa population, selon les dires du ministre marocain des Affaires étrangères. Une attaque en règle après que Abdelmadjid Tebboune eut lancé, au cours du même sommet, « un appel au Conseil de sécurité des Nations-Unies pour se réunir, dans les plus brefs délais, et adopter une résolution appelant solennellement à l’arrêt immédiat de toutes les hostilités à travers le monde, notamment en Libye, sans omettre les territoires occupés en Palestine et au Sahara Occidental ». Le président de la République ne faisait que rappeler une position de principe de l’Algérie.
    Dans son discours d’investiture, le président de la République avait pourtant insisté sur le fait que la question sahraouie était une affaire de «décolonisation» qui doit trouver un règlement dans le cadre des Nations-Unies et de l’Union africaine ,et qu’elle ne devait pas « envenimer les relations avec les frères marocains», tout en ajoutant que «l’Algérie œuvrera à préserver le bon voisinage et raffermir ses relations fraternelles avec les pays du Maghreb». Un message qui n’a visiblement pas trouvé écho auprès des voisins marocains.
    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Front Polisario, covid-19, coronavirus, pandémie, réfugiés sahraouis,
  • Délégation de l’ambassade britannique à Rabat souhaite se rendre au Sahara Occidental

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Royaume Uni,

    M. Hugh Cleary, Deuxième Secrétaire, Chef de Mission Adjoint a.i. à l’Ambassade britannique à Rabat souhaite se rendre à El Aaiun du 2 au 4 septembre 2014. Il sera accompagné par M. Mark Bell, qui arrivera au Maroc en septembre 2014 pour prendre ses fonctions en tant que Deuxième Secrétaire Chargé des Affaires Politiques à l’Ambassade britannique. L’objet de la visite est de rencontrer des représentants des autorités et de la société civile.

    Ils veulent rencontrer le Wali d’El Aaiun ou l’un de ses représentants, le président du Conseil Municipal d’El Aaiun et un représentant de l’Agence du Sud à El Aaiun.

    #Maroc #UK #Royaume_Uni #Sahara_Occidental

     
  • Tabou au Maroc : l’armée fortement frappée par le covid-19

    Plus de 200 nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été enregistrés dans la région de Rabat-Salé-Kénitra dans les 3 derniers jours.

    Selon le site Anwar Presse, la panique sévit après la découverte de plusieurs cas de contamination au covid-19 dans trois quartiers de la ville de Salé dont la source sont deux militaires. Les personnes qui ont été en contact avec ces deux militaires ont été soumis à des contrôles sanitaires.

    Dans une dépêche publiée samedi dernier, le site Kenitra 36, rapporte l’infection de 25 personnes qui ont été en contacte avec deux autres militaires contaminés.

    Les autorités marocaines refusent de donner une explication officielle à cette montée de la pandémie dans cette région dont la cause est le retour de militaires chez eux.

    Les unités marocaines installées le long du mur de défense militaire au Sahara Occidental ont été fortement frappées par la pandémie. Une question tabou au Maroc.

    Tags : Maroc, pandémie, coronavirus, covd-19, armée, Sahara Occidental,


  • La prétendue « africanité » du Maroc mise à nu par la pandémie du coronavirus

    Au Maroc, le Covid-19 est à l’origine d’une crise humanitaire au sein de la communauté migrante subsaharienne, accentuée par une violente répression des forces de l’ordre.

    Dans la ville d’El Aaiun, où certaines républiques bananières ont ouvert récemment des consulats en échange de quelques billets destinés aux poches des nouveaux négriers de la France, une mutinerie a éclaté dans un centre de détention de migrants le 1er mai où plus de 70 migrants sont détenus hors de tout cadre légal depuis plus d’un mois.

    Si les premiers 14 jours ont été justifiés par les autorités comme des mesures de confinement, le reste du mois, ces personnes ont été privées de leur liberté sans motif légal.

    Passé un mois, ces migrants se sont révoltés, exigeants leur libération. Sachant que bon nombre parmi eux disposent de logements. Les interventions des associations locales n’a pas permis leur libération.

    Le 1er mai, la police tire des balles en caoutchouc pour riposter contre la révolte de ces migrants. La mutinerie se solde par 4 blessés du côté des migrants et autant chez les policiers. Le pire a été évité de justesse.

    La dépêche de l’agence de presse oficielle MAP, la seule d’ailleurs, sur ce sujet ne respecte pas l’équilibre et le recoupement nécessaire. Elle n’apporte pas les précisions factuelles sur les raisons de cette mutinerie.

    Ce fait divers gravissime révèle la situation de crise humanitaire de ces communautés. Isolés, privés du droit de sortie et exclus des différents programmes d’aides lancés par le gouvernement, reflète le véritable visage raciste de la monarchie marocaine et son rôle de gendarme de l’Europe en Afrique.

    Selon des sources surplace, à Nador, les ONG sont interdites, souvent, d’acheminer des aides aux migrants isolés dans les forêts de la province. A Rabat, faute de document de déplacement, les irréguliers ne peuvent quitter chez eux pour récupérer les paniers alimentaires.

    L’Etat marocain qui se veut « leader africain » en matière d’immigration laisse mourir de faim et tire sur les migrants. Ainsi, son stratégie africaine basée sur les bulles de propagande mensongère est mises à nu par les faits de la situation vécue par les migrants subsahariens dont l’écrasante majorité sont originaires des pays alliés du Maroc dans la question du Sahara Occidental (Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali).

    Les nouveau négriers de la France, Macky Sall et Alassane Ouattara se cachent derrière le silence en guise de remerciement aux chèques signés par Mohammed VI et qui vont directement vers leurs comptes en France et en Suisse.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Laayoune, migrants, subsahariens, Mohammed VI, racisme,

  • Le Maroc fait la sourde oreille à la demande de libération des prisonniers sahraouis pour cause de coronavirus

    L’ONU, l’Union européenne et l’Espagne gardent le silence face au danger auquel les prisonniers politiques sahraouis sont exposés par le Covid-19.
    De nombreuses organisations ont tiré la sonnette d’alarme sur le danger que courent les prisonniers politiques sahraouis, enfermés dans des prisons insalubres.
    Le gouvernement du Maroc fait la sourde oreille aux nombreuses et continuelles demandes de libération des prisonniers politiques sahraouis face au danger qu’ils courent dans les prisons marocaines insalubres en raison de la pandémie de coronavirus.
    Ces prisonniers, comme l’a dénoncé le groupe de journalistes sahraoui Equipe Media dans une campagne soutenue en Espagne par des personnalités de la politique et du cinéma, souffrent des conséquences des tortures qu’ils ont subies, ils souffrent de pour lesquelles dont ils ne sont guère soignés et sont détenus dans de espaces réduits et surpeuplés sans le minimum de conditions sanitaires.
    Depuis l’annonce de la propagation du coronavirus, de nombreuses organisations ont tiré la sonnette d’alarme sur le danger auquel sont exposés les 39 prisonniers politiques sahraouis, qui purgent des peines prononcées dans des procès dénoncés par des organisations internationales pour absence de preuves et des aveux obtenus sous la torture.
    Selon EM, « les interrogatoires ont porté sur la relation de l’accusé avec le Front Polisario, sa participation à des manifestations et la défense du droit à l’autodétermination », puis beaucoup d’entre eux ont été condamnés pour outrage, trafic de drogue ou « formation de bandes criminelles et violences envers les forces de police ayant entraîné la mort ».
    Absence de mesures préventives
    La Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines (LPPS) dénonce l’absence de mesures préventives dans les prisons pour lutter contre le coronavirus, soulignant que le seul geste a été de leur fournir un morceau de savon moisi le 3 avril, citant le cas d’Abdelmoula Elhafidi, à la prison d’Ait Melou, qui n’a pas été autorisé à prendre une douche pendant un mois, selon le témoignage de sa sœur.
    En outre, les autorités pénitentiaires ont refusé d’entendre Abdullah Lakhfaouni, du groupe de Gdeim Izik, emprisonné dans la prison de Kenitra, qui voulait exposer sa situation vulnérable ; il a entamé une grève de la faim de 48 heures pour attirer l’attention de lae Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et des organisations internationales de défense des droits humains.
    Face au danger du Covid-19, la Commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Michèle Bachelet, a appelé à la libération des personnes emprisonnées « sans base juridique suffisante, y compris les prisonniers politiques et les autres détenus pour avoir exprimé des opinions critiques ou dissidentes ».
    Dans le cas des prisonniers sahraouis, plusieurs organisations ont demandé au Maroc leur libération, comme Amnesty International, ou l’intervention de l’ONU, comme la lettre envoyée par Por un Sahara libre, portant plus de 750 signatures de partis politiques, députés, associations, ONG, syndicats, mouvements de femmes, chercheurs, universitaires, écrivains, auteurs, journalistes, médecins, infirmières et enseignants des 5 continents.
    Le Front Polisario, reconnu par l’ONU comme le représentant légitime du peuple sahraoui, a demandé à Human Rights Watch (HRW) d’intervenir, car les prisonniers sahraouis sont non seulement très exposés au risque de tomber malades, « mais sont aussi des cibles faciles pour le régime marocain ». Le président de la RASD et secrétaire général du Polisario, Brahim Gali, a demandé à l’ONU de protéger les citoyens sahraouis dans les zones occupées, et en particulier les prisonniers politiques sahraouis « qui croupissent dans les prisons marocaines dans des conditions déplorables », tenant le Maroc pour responsable de ce qui pourrait leur arriver.
    Le roi du Maroc, Mohamed VI, a gracié le 5 avril 5 654 prisonniers, dont aucun n’est sahraoui. Le cas des prisonniers sahraouis, dont la ministre norvégienne des Affaires étrangères, Ine Marie Eriksen Søreide, s’est montrée préoccupeé, n’a reçu l’attention ni des Nations Unies, ni de l’Union européenne, ni de l’Espagne, la puissance administrante de jure du Sahara occidental.
    À la menace du coronavirus dans les prisons marocaines où se trouvent des prisonniers politiques sahraouis, s’ajoutent les violations des droits humains commises au Sahara occidental occupé par le Maroc en avril 2020, selon les information fournies par des organisations sociales et des médias sahraouis.
    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, ONU, MINURSO, 
  • Maroc : Les délires cycliques de Nasser Bourita

    MAROC-ALGÉRIE-SAHARA OCCIDENTAL : Les délires cycliques du MAE marocain

    Sans doute pour occulter l’absence de Mohamed VI, absent de la scène politique marocaine, le MAE marocain Bourita, qui n’est plus en très cour depuis qu’il a conduit la diplomatie marocaine à la catastrophe avec l’épisode de l’alliance ratée avec Israël, a fait dans la diversion en s’attaquant de manière puérile et ridicule à l’Algérie.

    Dans un discours prononcé au sommet du Mouvement des non-alignés (NAM) qui s’est tenu lundi en visioconférence, le ministre marocain des Affaires étrangères a accusé l’Algérie, sans la nommer, d’ « alimenter le séparatisme » usant du langage de la propagande marocaine au temps de Hassan II.

    Bourita, qui n’est pas à une outrance près, oublie qu’il a siégé et négocié a de nombreuses reprises avec le Polisario sur injonction de l’ONU pour la mise en œuvre du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. Référendum au demeurant accepté par le Maroc depuis 1991 au temps où la diplomatie marocaine avait un peu plus de sérieux.

    Depuis, elle se réduit aux attaques contre notre pays relayé par des sites de propagandes et des mercenaires installés à Paris au frais du Makhzen. Le chef de la diplomatie marocaine ne recule devant aucun mensonge et plus ils sont gros plus on les sort. Ainsi il affirme que « Malgré les circonstances actuelles exceptionnelles, un pays voisin continue d’alimenter le séparatisme, en violation des principes fondateurs du NAM ». Il oublie seulement que le mouvement des non alignés, à travers des centaines de résolutions, a toujours réaffirmé le droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple sahraoui.

    Faute d’arguments, M. Bourita, qui n’est qu’un pion sur l’échiquier de Mohamed VI et des conseillers du roi véritables maîtres du jeu, a recours à des arguments des plus ridicules et accuse l’Algérie, dont les principes et la politique n’a pas bougé d’un iota pour ce qui est de la décolonisation du Sahara occidental, d’utiliser ses ressources pour alimenter la « déstabilisation régionale ». Or s’il y a bien un pays qui déstabilise la région c’est bien le Maroc qui continue son occupation illégale et coloniale du Sahara occidental.

    Pour rappel dans son allocution, lors du sommet des Non-alignés en visio-conférence, le président Abdelmadjid Tebboune a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à se réunir dans les plus brefs délais afin d’adopter une résolution appelant solennellement à l’arrêt « immédiat » de toutes les hostilités à travers le monde. Il a cité notamment la Libye, la Palestine et le Sahara occidental. « Depuis cette tribune, je lance un appel au Conseil de sécurité des Nations unies pour se réunir, dans les plus brefs délais, et adopter une résolution appelant solennellement à l’arrêt immédiat de toutes les hostilités à travers le monde, notamment en Libye, sans omettre les territoires occupés en Palestine et au Sahara occidental », a indiqué M. Tebboune.

    En dehors des élucubrations du chef de la diplomatie marocaine, ce qui a le plus retenu l’attention des observateurs c’est l’absence de Mohammed VI, alors qu’il ne lui fallait pas beaucoup d’efforts pour prononcer un discours depuis son bureau. Au point où les marocains s’interrogent sur sa présence au Maroc. Alors qu’un journaliste espagnol s’est cru obligé, à la demande de on ne sait qui, de parler de la présence de M6 au Maroc.

    Mokhtar Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 6 mai 2020

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, Nasser Bourita,

  • Maroc : La pandémie utilisée pour museler les libertés – Le chantage de Mohammed VI

    LE MAROC PREND PRÉTEXTE DE L’ÉPIDéMIE DU CORONA POUR MUSELER LES LIBERTÉS : Le chantage de Mohamed VI

    Alors que des lois liberticides ont été « passées en catimini » à la faveur de cette pandémie, les services secrets marocains n’hésitent pas à recourir aux procédés les plus vils et les plus bas qui soient pour neutraliser toutes les voix et voies « dissonantes ».
    Cette fois-ci, les révélations et les dénonciations nous viennent d’un ex-détenu politique, auteur d’un témoignage tout aussi poignant que révoltant. Profitant de l’état de confinement provoquée par la pandémie du covid-19, le gouvernement marocain a ainsi tenté de faire approuver par le Parlement un projet de loi visant à serrer l’étau autour de l’utilisation des réseaux sociaux portant ainsi une grave atteinte à la liberté d’expression. 
    Craignant la fermeture de cet espace de liberté après l’approbation du projet de loi 22.20 par le Conseil du Gouvernement le 19 mars 2020, l’activiste des droits de l’homme sahraoui, Mohamed Abdelmoula Dihani, a souhaité laisser un témoignage audiovisuel sur ce qu’il a vécu dans la sinistre prison marocaine de Temara et dénoncer les pratiques des services secrets marocains visant à instrumentaliser la menace terroriste pour des visées politiques et pour raffermir son occupation du Sahara occidental.

    En avril 2010, Dihani se trouvait à la ville d’El Ayoune, capitale du Sahara occidental occupée par le Maroc. Il était arrivé d’Italie à l’occasion de la libération d’un de ses proches parents. Le 28 de ce même mois, il est sorti pour fumer une cigarette et a été interpellé par des agents des services secrets marocains. Menotté, embarqué dans un véhicule et amené au poste des renseignements sis à l’Avenue de la Mecque. De là, il a été conduit à la prison de Temara où, selon lui, se trouvait, à l’époque, le bureau d’Abdellatif El Hammouchi et où étaient planifiées toutes les opérations destinées au territoire du Sahara occidental et la création et prétendu démantèlement de cellules terroristes en vue de faire pression sur certains pays et obtenir leur soutien, dont l’Union européenne et les États-Unis. 
    Dans une cellule, complètement dénudé et menotté, pour subir les pires sévices corporels ainsi que d’indicibles humiliations. Après 3 jours de supplices, il a été conduit dans un bureau d’interrogatoire où il y avait Abdelhak Alkhiam, le n° 2 de la DST, et le général Abdelaziz Bennani, commandant de la région sud. « Tu vas nous dire où tu as caché les armes que tu as introduites de l’Algérie ou de la Mauritanie», lui disaient-ils. «Nous avons des informations sûres que tu as introduit des armes. Nous ne voulons pas te garder en prison. Tout ce que nous souhaitons c’est que tu nous dises où se trouvent ces armes. Nous savons où elles se trouvent et nous savons qui étaient avec toi et comment vous les avez introduites », ont-ils affirmé. 
    Après avoir nié toutes ces accusations, il a été reconduit dans sa cellule pour subir de nouvelles séances de tortures les plus cruelles. Ils lui ont proposé 10 millions de DH (1 million de dollars) s’il acceptait de travailler avec eux et jouer le jeu qui consiste à recruter, sous les directives des services de renseignement marocains, un groupe de personnes qui, selon eux, avait des idées radicales et les amener au Sahara occidental. L’objectif était d’accuser ce groupe de vouloir commettre des attentats contre la MINURSO ou des personnalités sahraouies connues pour leur défense des thèses marocaines et commettre un attentat terroriste dans le territoire sahraoui et présenter les sahraouis comme une menace potentiel pour les intérêts des États-Unis et de l’Europe.
    Ce n’est du reste pas la première fois que le Maroc s’acoquine avec des terroristes dans le but de s’en servir contre l’Algérie et le Polisario. Les sévères retours de flamme qu’il en a subis ne semblent donc pas lui avoir servi de leçon puisqu’il persiste et signe dans cette voie suicidaire. Bref, et suite à la condamnation par la communauté internationale de la violente répression qui a accompagné le démantèlement du camp de Gdeim Izik le 8 novembre 2010, les autorités marocaines ont annoncé le 5 janvier 2011, l’arrestation de 27 personnes, «dont un membre d’al-Qaïda au Maghreb islamique», dans le cadre de la prétendue «cellule d’Amgala», une localité sahraouie se trouvant à la limite entre les territoires sahraouis occupés par le Maroc et ceux contrôlés par le Front Polisario. «C’est la première fois que le Maroc fait état de l’arrestation d’un membre actif d’AQMI sur son territoire », indique une dépêche de Radio France International. 
    Après sa rencontre avec les accusés, Dihani raconte qu’ils affirment avoir été manipulés par l’État marocain, qu’ils étaient loin de porter des idées intégristes et que la majorité des membres de ce groupe n’était pas pratiquant (ils n’accomplissaient pas la prière). Mohamed Dihani est convaincu que ses bourreaux avaient l’intention de l’impliquer dans cette mascarade destinée à diaboliser les sahraouis. Pendant son séjour dans la prison de Temara, M. Dihani a rencontré de nombreux marocains innocents qui se trouvaient en prison après avoir été manipulés par les services secrets marocains en vue de commettre des attentats au Maroc. Parmi eux, des auteurs des attentats de Casablanca (2003) qui lui ont assuré que le commanditaire de cette opération n’a pas été arrêté en raison de son appartenance aux services de sécurité marocains. Entre décembre 2011 et mars 2012, il a aussi rencontré Adil El Othmani, l’auteur présumé de l’attentat contre le Café Argana (avril 2011), à Marrakech qui lui a assuré qu’en tant que collaborateur des services de renseignements marocains, il avait reçu l’ordre de rejoindre l’État Islamique en Irak.
    Dans ses tentatives, il a été arrêté par les autorités libyennes et syriennes et libéré grâce à l’intervention des autorités marocaines. Une fois de retour au Maroc, il a reçu l’ordre de déposer une bombe au Café Argana. Dihani affirme aussi avoir rencontré un groupe de marocains inculpés de tentative d’attentat contre la base américaine de Tan-Tan. Tout en proclamant leur innocence, ils affirment avoir été manipulés de bout en bout dans ces scabreuses affaires.
    Mohamed Abdoun
    Tags : Maroc, Sahara occidental, Front Polisario, terrorisme, menace terroriste, Mohamed Dihani, cellule d’Amgala, MINURSO,
  • Maroc : Mohamed VI se réfugie dans son manoir au Gabon

    En pleine crise sanitaire « Ya âbad Allah (Oh serviteurs de Dieu) »- comme dirait un farouche opposant marocain en exil-, le roi du Maroc s’envole pour le Gabon.

    Alors que son pays ne cesse de compter les victimes de la pandémie du Coronavirus, Mohamed VI quitte le navire et abandonne son peuple. Un peuple déjà gagné par la mal-vie et auquel l’autoproclamé descendant du Prophète lui préfère un refuge luxurieux dans sa résidence privée élue à la Pointe-Denis.

    C’est en effet depuis quelques jours que le Roi se la coule douce dans son manoir implanté dans une station balnéaire connue pour ses délices de vacances.

    Du coup, cette résidence qui lui sert habituellement de cachot pour blanchir l’argent du hachich s’est transformée en clinique ultra-médicalisée, où tous les moyens de protection contre le Covid-19 sont mis à sa disposition. C’est dire toute la lâcheté que de fuir son pays en ce temps de crise pandémique mondiale.

    Au lieu d’assumer des responsabilités qui lui font défaut face à son peuple, Mohamed VI applique la politique de l’autruche.

    Pour le reste, le choix du Gabon n’est pas fortuit. Là-bas, il retrouvera son allié, Ali Bongo Ondimba. Un président de ce pays qui n’a jamais caché son opposition au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance.

    Source : Le Courrier d’Algérie, 26 avr 2020

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Gabon, pandémie, coronavirus, covid-19,

  • Maroc : Synthèse du courrier du 19 août 2014

    Tags : Maroc, Libye, OCI, MCC, Sahara Occidental, MINURSO, Afrique, Qatar,

    synthèse de ce jour

    Boîte de réception

    Nassim Tourougui

    Pièces jointes 19 août (Il y a 4 jours)

    À Mbarka, moi, Lotfi, Mohammed, Mohamed

    Monsieur le Ministre, Madame la Ministre Déléguée,

    Je vous prie de trouver, ci-après, la synthèse des courriers de ce jour. HC. Nacim

    Consulat Tripoli : informe de “faits” survenus ce jour au consulat. Ce courrier est joint à ce mail.

    Note si Bouaazaoui : note sur la situation des ressortissants en libye du 18 aout. Ce courrier est joint à ce mail.

    NY : informe que le SG de l’OCI sollicite une Audience Royale, en marge de l’AG des NU.

    Bruxelles : informe que le MAE belge s’est enquis de la représentation marocaine à un événement commémoratif de la 1ère guerre mondiale (nieuport/ypres/28/10). L’ambassade signale que le MAE a fait référence à une lettre d’invitation adressée à Sa Majesté le Roi par le souverain belge.

    Lettre du vice-président du MCC : suite à la participation de Mme la Ministre Déléguée au sommet US-Africa, il exprime sa disponibilité à poursuivre le partenariat bilatéral et la coopération relative au renforcement de l’action du MCC vers l’afrique. Ce courrier est joint à ce mail.

    NY : informe du projet de rapport annuel du CS à l’AG pour la période du 1/8/2013-31/7/2014, notamment pour sa partie relative à la QN. La Mission signale que seuls US ont introduit des amendements qui ne correspondent pas avec la position marocaine. La mission propose une démarche. Ce courrier vous sera remis.

    NY : informe du contenu de la note de briefing des départements des affaires politiques et des opérations de maintien de la paix pour la période 30/7-5/8. La Mission indique que la note fait référence aux mesures prises par les FAR pour réduire les supposées violations de l’accord militaire n°1. L’ambassadeur signale que le changement de ton de la note dénote de la réussite de son approche lors de ses réunions avec Ladsous, au cours desquelles il a insisté pour que les notes abordent de manière factuelle les faits en lien direct avec le rôle de la Minurso et ne se transforment pas en porte-parole des séparatistes.

    Paris : informe de la participation du Chef de gouvernement à la commémoration du 70ème anniversaire du débarquement en provence. A noter une rencontre à la demande de Valls qui a fait part de la grande estime qu’il porte à Sa Majesté le Roi, réitérer l’attachement français à la relation avec le Maroc et son engagement pour dépasser, par des mesures concrètes, les récents incidents. Il a exprimé la mobilisation de son gouvernement pour faire aboutir un amendement législatif à la convention d’entraide judiciaire pour éviter toute récurrence des faits et s’est dit conscient de la nécessité de clôturer les affaires judiciaires en cours, en précisant avoir discuté avec taubira de ce point. Il a exprimé « sa disponibilité à se rendre au Maroc dès que le moment serait jugé approprié pour tourner la page de cette période de turbulences et envisager l’organisation de la prochaine RHN ».

    Consulat Tunis : souligne la nécessité d’un contact ministériel pour augmenter la fréquence des vols entre le Maroc et la tunisie (3 avions au moins) afin de tenir compte de l’afflux des ressortissants marocains de libye. Le consulat souligne les contraintes du cadre juridique bilatéral dans le domaine aérien pour obtenir cette augmentation, suite à un entretien avec le directeur tunisien de l’aviation civile.

    Note direction des affaires globales : sollicite des instructions de M. le Ministre sur une demande qatari de co-parrainage par le Maroc d’un side event sur « la gestion durable des terres aux fins de l’adaptation, la résilience et la sécurité alimentaire », prévu à NY, le 22/9. La direction indique que cette rencontre, co-organisée par le Qatar et l’Allemagne, se tiendra en marge du sommet mondial sur les changements climatiques. Le Qatar propose que le Maroc co-sponsorise et co-préside cette rencontre en tant que représentant de l’Afrique. Le Qatar souhaite recueillir la réponse du Maroc pour permettre l’envoi d’invitations au nom des 3 pays. La direction signale que l’ambassadeur Hilale y a déjà donné une suite favorable et avance 5 arguments en faveur d’un parrainage marocain (reconnaissance du rôle du Maroc dans le continent africain, impact positif sur les relations bilatérales avec le Qatar, l’existence d’un cadre juridique de coopération en matière d’environnement avec le qatar, l’existence d’une stratégie probante au Maroc).

    Nairobi : informe qu’une délégation kenyane du MAE compte se rendre au Maroc, le 30/8, pour examiner les conditions d’installation de l’ambassade à rabat.

    Paris : sollicite la suite réservée à 2 invitations adressées par l’OCDE à M. le Ministre Boussaid et au PDG d’attijari pour participer au 15ème forum économique international sur l’afrique, prévu à Paris, les 6-7/10. Cette rencontre verra la participation du président sénégalais, de la présidente de la commission africaine, du président de la BAD…

    #Maroc #ONU #DPKO #MINURSO #Qatar

  • Sahara occidental: Affrontements entre la police marocaine et des immigrés subsahariens à El Aaiun

    Selon Equipe Media, plusieurs migrants subsahariens ont été blessés vendredi après-midi après des violentes affrontements avec la police marocaine à El Aaiun, capitale occupée du Sahara occidental.
    Plus de 70 personnes ont affronté les forces de sécurité marocaines, ajoute Equipe Media, citant des sources parmi les migrants subsahariens. Il s’agit d’immigrants détenus dans un bâtiment utilisé comme centre d’internement pour les immigrants subsahariens qui n’ont pas réussi à traverser l’Atlantique pour atteindre les îles Canaries.
    «Normalement, les Africains subsahariens qui sont interceptés dans les bateaux ne sont pas renvoyés dans leur pays d’origine, mais sont détenus pendant quelques jours, puis relâchés dans les territoires occupés. Cette fois-ci, à cause du coronavirus, ils ont été enfermés dans des centres d’accueil pour confinement”, ajoute la même source.
    Les Africains subsahariens ont assuré à Equipe Media que les affrontements avec la police marocaine sont dus aux mauvais traitements et aux mauvaises conditions dans lesquelles ils se trouvent.
    Les forces se sécurité ont utilisé des gommes à balles, des bâtons et des pierres, qui se sont soldés par 7 blessés, dont 4 immigrants et un policier qui ont hospitalisés.
    Selon un communiqué officiel des autorités marocaines d’occupation, les immigrants africains ont tenté de briser la quarantaine, et admettent avoir utilisé des balles en caoutchouc qui ont fini par blesser un immigré.
    Equipe Media souligne que dans les villes sahraouies la présence d’immigrants subsahariens est de plus en plus visible. Il est à rappeler que le régime marocain les utilise comme une carte de pression sur les îles Canaries pour s’imposer comme prétendu protecteur des îles contre l’immigration et le terrorisme.
    Tags: Sahara occidental, subsahariens, migration, Iles Canaries, Maroc,