ABDELKADER TALEB OMAR, AMBASSADEUR DE LA RASD À ALGER : « Le Makhzen tente toujours de cacher les réalités du terrain »
Tag: Sahara Occidental
-
Sahara Occidental : « Le Makhzen tente toujours de cacher les réalités du terrain » (diplomate)
L’ambassadeur de la RASD en Algérie, Abdelkader Taleb Omar, a affirmé, dans une déclaration à l’APS, que les frappes militaires contre les positions des forces marocaines « se poursuivent et ne s’arrêteront pas, jusqu’à ce que le peuple sahraoui obtienne la libération de ses territoires occupés », soulignant que le Maroc tente de cacher ces réalités sur le terrain « pour induire en erreur ceux avec qui il veut conclure des accords politiques et économiques dans la région ».S’exprimant en marge de sa participation à la conférence organisée à l’occasion de la commémoration du 42e anniversaire de la mort du président Houari Boumediène, M. Taleb Omar a indiqué que les frappes militaires « menées par l’armée sahraouie contre les positions des forces marocaines, le long de la ceinture de défense, se poursuivent », ajoutant que « les Sahraouis demeurent unis et déterminés à poursuivre leur lutte pour mettre fin à l’occupation marocaine ».« Le Makhzen tente toujours de cacher les réalités du terrain pour induire en erreur ceux avec qui il veut conclure des accords politiques et économiques dans la région », a-t-il précisé.Il a souligné que le peuple sahraoui « n’a plus confiance aux promesses et revendique à présent du concret », expliquant que « le régime marocain a tout gâché, du plan de paix au cessez-le-feu, et qu’à l’heure actuelle, il n’a d’autre volonté que l’escalade « . Pour M. Taleb Omar « les pratiques du régime marocain font peser sur la région des risques de confrontation », estimant « plus judicieux pour lui de tirer les leçons du passé au lieu de persister dans sa tyrannie et de continuer à jouer l’escalade, en se vantant d’alliances à même de l’aider à réaliser son rêve ».« Face à cet état de fait, nous ne voyons à l’horizon aucune disponibilité de la part du Maroc ni un changement radical au niveau du Conseil de sécurité pour imposer l’acceptation de ce droit », a expliqué le diplomate sahraoui.Par ailleurs, M. Taleb Omar a souhaité voir la nouvelle administration américaine, sous la conduite de Joe Biden, « prendre des décisions à même de lever les obstacles au niveau du Conseil de sécurité pour amener le Maroc à avancer sur la voie d’un règlement pacifique ».Il a rappelé, « l’échec essuyé lors de la dernière séance du Conseil de sécurité par le régime marocain en ne parvenant pas à obtenir un cessez-le-feu et un soutien à la décision du président américain sortant, Donald Trump, sur le Sahara occidental ».Concernant le rôle de l’Union Africaine (UA), l’ambassadeur de la RASD a mis en avant la décision du dernier sommet extraordinaire relative à la réinscription de la question sahraouie à l’agenda du Conseil de paix et sécurité (CPS), rappelant qu’un rapport sera présenté au prochain sommet.M. B.Le Courrier d’Algérie, 28 déc 2020#SaharaOccidental #Maroc #Polisario #WesternSahara -
Algérie : L’action de Houari Boumediène au goût du jour
Cette année, pour la commémoration de la mort de feu le président Houari Boumediène, l’accent est mis sur son action déterminante en faveur des mouvements de libération nationale, l’occasion de réaffirmer le soutien indéfectible de l’Algérie et son peuple aux causes justes du combat libérateur des peuples palestinien et sahraoui.Le choix de ce thème est d’autant plus opportun que deux révolutions qu’il avait particulièrement à cœur, le combat du peuple sahraoui pour sa liberté et son indépendance et celui du peuple palestinien pour l’aboutissement du fait national palestinien et l’édification d’un État avec Al Quods pour capitale sont d’une actualité brûlante.Sahraouis et Palestiniens se retrouvent dans la même tranchée face à la trahison de régimes, à l’image de la monarchie marocaine qui n’a cessé depuis Hassan II de trahir la nation arabe en agent patenté du sionisme .Si au lendemain de l’indépendance de l’Algérie on voit accourir à Alger de nombreux révolutionnaires pour en faire leur base arrière , Alger devenant selon la belle formule du leader du PAIGC , Amilcar Cabral la « Mecque des révolutionnaires », le président Boumediene va élargir le soutien de l’Algérie au mouvement de libération mondiale jusqu’ au Black Panther américain et aux mouvements révolutionnaires des trois continents.L’action du président Boumediène , nourri des théories de Frantz fanon , de Mao Tse Toung de Fidel Castro qui fera une visite triomphale à Alger en 1972 , est consacrée en septembre 1973, par la réussite de la conférence des » Non-alignés « , où plus de soixante-dix chefs d’État – une assemblée, à ce niveau, sans précédent- sont présents à Alger . S’ensuivit aux Nations unies l’Assemblée extraordinaire convoquée à sa demande et consacrée aux rapports entre les États industrialisés et ceux qui doivent compter sur la vente de leurs matières premières pour leur développement .D’un autre côté, un soutien politique et matériel est accordé aux mouvements de libération d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine et c’est en véritable leader du Tiers-Monde en lutte pour un ordre équitable entre les nations du Nord et du Sud, que notre pays s’est investi au nom du droit des peuples à l’indépendance et aux côtés des opprimés . Le soutien inconditionnel de l’Algérie à toutes les causes justes de par le monde sera inconditionnel, et notre pays mettra un point d’honneur à ne s’ingérer d’aucune façon dans la prise de décisions des mouvements de libération. l’Algérie participe à la libération des peuples opprimés, notamment en Afrique et en Palestine occupée, et les révolutions mozambicaine , angolaise et sud-africaine pour ne citer que celles-là sont alimentées en moyens militaires par l’Algérie qui a aussi créé des centres d’entraînement pour former au combat des militants africains indépendantistes, tel le regretté Samora Machel, chef du Front de libération du Mozambique (FRELIMO). Aujourd’hui, l’Algérie fidèle à ses principes d’aide et soutien aux causes justes, est aux côtés de deux peuples qui subissent le joug de l’oppression coloniale au Sahara occidental et en Palestine L’Algérie a défendu et défend le droit des Palestiniens dans tous les forums internationaux, une position saluée et qui traduit la fidélité à la voie tracée par le président Boumediène. Tout comme elle défend la cause du peuple sahraoui qui affronte un néocolonialisme d’arrière -garde appuyé par Israël et le sionisme international.L’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique à Alger, Abdelkader Taleb Omar, soulignant l’engagement jamais démenti de Houari Boumediène en faveur des peuples opprimés, souligne que son action alliait la théorie à la pratique, avec une vision claire des relations internationales, plaidant pour un nouvel ordre économique mondial et soutenant sans réserve les mouvements de libération. Le diplomate sahraoui rappelle qu’en 1975 l’Algérie avait recueilli les Sahraouis victimes de la féroce répression marocaine, spoliant le territoire sahraoui; tout comme il appuiera la proclamation de la RASD, devenue membre fondateur de l’Union africaine et engrangeant les succès diplomatiques en dépit de l’appui du sionisme mondial et des errements d’un Donald Trump défait électoralement et manipulé par Israël. Pour Taleb Omar, le combat du peuple sahraoui contre le Maroc à permis de dévoiler au grand jour la vraie nature du Makhzen et son rôle dangereux dans la région du Maghreb.M. BendibUn homme d’État affirméDictateur éclairé pour certains, homme d’État affirmé pour d’autres, le défunt Houari Boumediene ne laissait personne indifférent. Tous s’accordaient à reconnaitre à l’homme son charisme et surtout son esprit visionnaire qui lui avait permis de donner à l’Algérie une stature de pays réellement engagé sur la voie du développement. Intronisé président du Conseil de la révolution au lendemain du sursaut révolutionnaire du 19 juin 1965, il avait fait du développement rural l’outil pour garantir d’autosuffisance alimentaire, des hydrocarbures le moyen de financer ses programmes de développement et de l’industrie le moyen de réduire la dépendance à la dictature du camp occidental. Aussi intransigeant qu’il était, Boumediene savait écoutait. Ses rencontres avec les étudiants sont encore aujourd’hui un souvenir encore bien ancré dans l’esprit des jeunes de l’époque aujourd’hui septuagénaires. Ils sont même une référence pour toute une génération d’algériens. Ses causeries lui avaient permis de gagner les étudiants et les jeunes à sa cause et les faire adhérer, via des comités à la mise en oeuvre de la révolution agraire et les villages agricoles inscrits dans le sillage de cette dynamique. Cette révolution avait permis de limiter l’exode rural en créant les conditions de vie meilleures pour les agriculteurs restés au contact de leurs terres. Mieux encore et malgré les nombreuses critiques qu’on pouvait formuler à l’encontre de cette politique, il faut reconnaitre qu’elle avait permis au pays de limiter certaines importations de produits alimentaires et même de développer certaines filières agricoles à l’instar de l’aviculture entre autres. La politique de l’industrie industrialisante, pensée par Boumediene et mise en œuvre par Belaïd Abdeslam, avait permis de doter le pays de grands complexes industriels à l’image d’El-hadjar, les usines de montage d’équipements électroniques ou encore les raffineries implantées à Arzew et Hassi Messaoud. C’était l’époque des usines clé en main qui avait même permis au pays d’exporter certains de ses produits. Sur le plan diplomatique, la grande victoire de Boumediene est l’accord de paix entre l’Irak et l’Iran en 1973, le sommet des pays Non alignés organisé au Club des pins à Alger (1973)ou encore la création du front du refus après les accords de Camp David (17 septembre 1978) et la normalisation des relations entre l’Egypte et l’entité sioniste, et qui comptait cinq pays (Algérie, Irak, Syrie, Libye, la Mauritanie et l’OLP).D’ailleurs on raconte qu’il aurait fait l’objet d’un attentat lors d’une conférence de presse organisée à la fin du sommet de Damas, en utilisant un rayon produit par le flash d’un appareil photo. Aussi farfelue soit cette thèse, ll faut dire que ce fut la dernière sortie du président Boumediene à l’étranger. Il fut l’architecte de l’embargo pétrolier décrété en 1973 par l’OPAEP, contre certains pays qui soutenaient Israël. L’histoire retiendra que lors de la guerre du 6 juin 1973 (Youm Kippour), qui avait permis à l’armée égyptienne de franchir le canal de Suez et de libérer des territoires dans le Sinaï occupé, il s’était rendu en URSS, pour demander aux responsables soviétiques de fournir des armes à l’Egypte ? Il avait même proposé de financer ces achats grâce au budget du deuxième plan quadriennal de développement. Sur le plan politique, les algériens retiendront les grands débats populaires organisés à l’occasion de l’adoption de la charte nationale et la première constitution en 1976. Malgré l’étau de l’ex-SM (sécurité militaire), les débats ont été empreints de démocratie et de liberté sur instruction du président Boumediene qui voulait un véritable débat libre et inclusif.Sa mort a poussé de nombreux pans de la société dans une tristesse qui reste encore vivace dans les esprits. Ses funérailles furent un véritable moment de communion entre le peuple et l’esprit du défunt dont la pensée et l’œuvre furent l’objet de conférences, annuelles organisées par l’UNJA, mais qui n’ont jamais pu traduire comme il se doit sa philosophie. L’Algérie toute entière l’avait pleuré. Sa disparition n’a pas ébranlé uniquement les algériens mais tous les mouvements de lutte. Le front du refus qui devait servir de socle pour opposer une véritable opposition à la dynamique de normalisation des pays arabes avec l’entité sioniste, s’est effondré quelques mois plus tard, l’Irak et l’Iran avaient repris la guerre et les mouvements de libération se sont retrouvés orphelins.Slimane BenLe Courrier d’Algérie, 28 déc 2020#SaharaOccidental #Maroc #Polisario #WesternSahara #Algérie #HouariBoumediene -
Sahara Occidental : Des sanctions africaines s’imposent contre le Maroc
Des sanctions africaines s’imposent contre le Makhzen27 Décembre 2020L’ambassadeur sahraoui au Nigéria, Brahim Salem Bousseif a affirmé que l’Union africaine (UA) devrait imposer des sanctions contre le Maroc pour l’amener à respecter l’Acte constitutif de l’UA…L’Acte constitutif de l’UA insiste en effet sur le strict respect du principe d’intangibilité des frontières héritées à la colonisation et le non recours à l’usage de la force entre les États membres. “L’Union africaine devrait exercer plus de pression sur le Maroc, pour le forcer à respecter la Charte de l’Union africaine, ou à imposer des sanctions”, a indiqué le diplomate sahraoui, dans un entretien au journal nigérian,Vanguard. Brahim Salem Bousseif a, en outre, rappelé que le dernier Sommet extraordinaire de l’Union africaine “a demandé au Conseil de paix et de sécurité (CPS) d’amener les deux États membres de l’organisation, à savoir le Sahara occidental et le royaume du Maroc à la table des négociations, pour remédier à la situation et créer les conditions d’un nouveau cessez- le-feu afin de parvenir à une solution juste et durable au conflit”. L’ambassadeur sahraoui à Abuja a, dans ce cadre, condamné l’occupation marocaine du Sahara occidental, ainsi que la récente agression militaire contre des civils sahraouis dans la zone tampon d’El- Guerguerat, au sud-ouest du Sahara occidental, suite à la violation de l’accord de cessez-le-feu par le Maroc, estimant que, “la situation actuelle est le résultat de la négligence des Nations unies et de l’aventurisme du régime marocain”. Par ailleurs, l’ambassadeur sahraoui a exprimé “la gratitude du peuple sahraoui envers l’Afrique et ses peuples qui ont compris la quête du peuple sahraoui pour la liberté et soutenu ses droits à l’autodétermination et à l’indépendance, eux qui ont également subi le joug du colonialisme”. Dans son intervention lors du 14e sommet extraordinaire de l’UA, le président de la République, Brahim Ghali avait insisté sur l’impératif de “faire taire les armes au Sahara occidental, à la faveur d’un effort exceptionnel et résolu pour rétablir la sécurité dans la région”.Le Président Ghali avait assuré que “la responsabilité est grande, elle exige une position ferme pour faire face à l’agression et àl’expansion marocaine qui menace la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique”, invitant l’UA à faire pression sur leMaroc afin de mettre un terme à “l’occupation militaire illégale de pans entiers des territoires sahraouis”. “Membre fondateur de l’UA, et compte tenu de l’extrême gravité de cette nouvelle agression marocaine, la République sahraouie revendique, en urgence, l’obligation pour notre voisin le royaume du Maroc, d’adhérer pleinement aux objectifs et principes de l’acte constitutif qu’il a signé et ratifié”, a-t-il plaidé. Cette adhésion, “sans réserve aucune, induit la cessation de l’occupation militaire illégale de toutes les parties du territoire sahraoui”, a-t-il martelé.Par : LAKHDARI BRAHIMLe Midi Libre, 27 déc 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #African Union #AU -
Tunisie-Algérie: Marzouki affiche sa loyauté au Maroc
Tunisie-Algérie: Moncef Marzouki perd le nord, fait fausse route et se trompe de «coupable». Il accuse l’Algérie de bloquer la construction maghrébine et de vendre des chimères au peuple sahraoui.
On reste pantois devant le subit acharnement de l’ancien président tunisien, Moncef Marzouki, et ses charges, injustifiées à tous points de vue, contre l’Algérie accusée de bloquer la construction maghrébine et de vendre des chimères au peuple sahraoui.
Ses critiques sont aussi inattendues que gravissimes et ne peuvent que soulever des questions et susciter des interrogations. Quelle mouche a piqué Marzouki ? Sans faire le tour de toutes ses élucubrations, on s’arrêtera juste sur la raison de sa colère subite contre l’Algérie et qui fait la trame dans son propos. En gros, Marzouki accuse l’Algérie d’être responsable de l’échec de la construction de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Dans la même logique et dans ses philippiques acerbes, le peuple sahraoui a fait également les frais de son amertume tant et si bien qu’il se déclare en faveur du plan d’autonomie du Maroc au Sahara occidental occupé. Commençons par dire que Marzouki a dupé tous ceux qui donnaient crédit à son soi-disant combat pour les «droits de l’Homme», la liberté et les autres vertus dont il prétend être un sincère défenseur.
Pour Marzouki, ainsi et crument, seule l’Algérie est responsable de la grande panne actuelle de l’UMA. Comment ?
Le 21 juin 2012, Marzouki, alors président de la Tunisie, a appelé à l’instauration de «cinq libertés» au profit des ressortissants des cinq pays membres de l’espace maghrébin : circulation, résidence, travail, investissement, élections municipales.
Démesurément idéaliste et rêveur impotent, utopique hors contexte et peu réaliste, on ne peut rester qu’ahuri face à des certitudes aussi puériles.Qui est responsable de cette situation ? C’est la question qui doit être posée dans pareil cas pour cerner la problématique car un sérieux problème de discernement surgit des propos de Marzouki.
Qui est le fossoyeur de l’UMA ?
Rappelons quelques faits purement factuels :
– Le 20 décembre 1995, M. Abdellatif Filali, Premier ministre marocain et ministre des Affaires étrangères de l’époque, saisit le secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe (UMA) et ses homologues maghrébins, pour annoncer le gel de la participation de son pays dans les institutions de l’Union. Au regard de la règle de l’unanimité qui régit le fonctionnement de l’UMA, c’est le blocage. Le motif invoqué par Rabat est une lettre envoyée par le ministre algérien des Affaires étrangères d’alors, le regretté Salah Dembri, au président du Conseil de sécurité de l’ONU, en date du 6 décembre 1995. Filali avait jugé que la missive était dirigée contre le Maroc. Dembri avait beau expliquer que sa lettre n’a rien d’inédit et que la position de l’Algérie sur la question est constante et connue. Par ce fallacieux argument, le Maroc crée les prodromes de la mise à mort de l’Union et l’annihilation des aspirations des peuples maghrébins.– Le 7 novembre 2002, lors de la formation du premier gouvernement depuis l’accession du roi Mohammed VI au trône (juillet 1999) et présidé par Driss Jettou, on a noté que le poste de ministre délégué chargé des Affaires maghrébines a disparu de la composition du nouveau cabinet. Une entorse à l’article 09 du traité instituant l’UMA. Cet acte laisse transparaître le degré de l’adhésion du Maroc à la grande idée d’un Maghreb arabe intégré.
– En juin 2000, abondant dans la même ligne de conduite, le roi du Maroc annonça la couleur. Lors de l’une de ses très rares interviews accordées aux médias, Mohammed VI a déclaré au magazine américain Time ce qui suit : «Je refuse de prendre part à une réunion de l’Union du Maghreb arabe où les dirigeants, moi compris, entraient en compétition à qui parlera le plus fort.»
– Cette profession de foi s’est exprimée une nouvelle fois par le refus du Maroc de ratifier l’ensemble des 37 textes d’accords de coopération signés par les pays membres de l’UMA. Le Maroc s’est contenté d’en ratifier 9 (contre 29 pour l’Algérie).N’est-ce pas que c’est Rabat, par cette indéniable hérésie, qui a coulé l’UMA et non pas l’Algérie ?
Examinons ensuite la proposition, on ne peut plus chimérique, de Marzouki sur les «cinq libertés» dont il demande à ses pairs la mise en œuvre dans l’espace maghrébin. Un espace qui, rappelons-le, n’a jamais existé dans la réalité. Si elles sont évidemment à saluer comme de nobles idées, elles restent, cependant, au stade d’une simple construction abstraite, un vœu pieux. Demander leur entrée en vigueur et créer rapidement un espace maghrébin est du surréalisme joignant l’absurde à l’irrationalisme. L’UMA étant déjà à l’agonie et n’ayant pas réuni le minimum de cohésion et surtout de bonne volonté de tous ses membres, on ne peut envisager la moindre démarche intégrationniste. Est-il concevable, par exemple, de permettre aux citoyens maghrébins de voter dans le pays où ils résident ?Un peu d’histoire pour rafraîchir la mémoire
Lors de la création de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), en septembre 1963, les pères fondateurs de l’organisation, conscients que les questions des frontières, les tentations expansionnistes, les cultures d’empire, les dépeçages des États et les modifications par la force des frontières sont toujours des sources de guerre et d’instabilité, furent presque unanimes à considérer que les frontières héritées du colonialisme (article 3 du paragraphe 3 de la Charte de l’OUA) ne doivent pas être remises en cause afin d’assurer la stabilité des pays africains.Ce principe fondateur a été repris par la conférence de Helsinki de 1975. Dans son acte final, la conférence insiste sur l’inviolabilité des frontières établies au lendemain de le Seconde Guerre mondiale.
Seuls le Maroc et la Somalie ont récusé le principe en septembre 1963. Pour justifier ce refus, la Somalie arguait qu’il fallait récupérer la région de l’Ogaden qui était sous souveraineté éthiopienne. Une guerre a éclaté en 1977 entre les deux pays sur ce différend frontalier. Depuis, la Somalie est revenue à l’unanimité africaine sur la question et adhéra pleinement aux principes fondateurs de l’Union africaine. Quant au Maroc, ses visées expansionnistes sont insatiables et toujours intactes. Malgré de moult négociations et interventions de chefs d’État, Hassan II a soumis son adhésion à l’OUA en septembre 1963, à la réserve suivante : «Le gouvernement de Sa Majesté n’entend renoncer d’aucune façon à ses droits légitimes dans la réalisation pacifique de l’intégrité territoriale du royaume dans ses frontières authentiques.» Ainsi, même en souscrivant à la Charte de l’OUA en 1963, le Maroc refuse le principe de «l’intangibilité des frontières», au motif qu’il s’oppose à la réalisation de son «intégrité territoriale». Hassan II clamait que son pays a été «démembré» et qu’il va falloir le «remembrer», au risque de revendiquer des pays (la Mauritanie), des parties de pays (Algérie, Sénégal et Mali) et un territoire encore occupé (Sahara occidental).De là sont nées, dans le discours officiel marocain, les notions de «frontières authentiques» et d’«intégrité territoriale» qui justifient des politiques guerrières et expansionnistes.
La notion de «frontières authentiques» renvoie à une carte de 1956, élaborée par le parti Istiqlal. Elle définit les contours géographiques du «Grand Maroc» qui comporte le territoire du Sahara occidental (actuellement occupé), une partie de l’Algérie (appelée Sahara oriental), toute la Mauritanie et des parties des territoires malien et sénégalais.Le plus accablant est que cet expansionnisme est constitutionnalisé. Sans exception, les cinq Constitutions du royaume (1962-1972-1992-1996-2011) reprennent la formulation d’un même article : «Le roi garantit l’indépendance de la nation et l’intégrité territoriale du royaume dans ses frontières authentiques.» Dans la même logique, les rédacteurs de l’article ont choisi le concept de «nation», entité politique et philosophique et non celui d’«État», notion juridique bien définie et aux frontières délimitées.
Le principe est également institutionnalisé. Ainsi, la Chambre des conseillers (chambre haute du Parlement marocain) a créé une «Commission des Affaires étrangères, de la Défense, des Frontières et des Zones marocaines occupées», pour entretenir l’idée des revendications territoriales du pays. Les termes de «frontières» et de «zones marocaines occupées» ne peuvent que susciter de légitimes interrogations au sein des pays voisins du Maroc. Les présides de Ceuta et Melilla n’y sont pas concernés.
Conclusion : au principe cardinal de «l’intangibilité des frontières», il oppose le concept, diamétralement antinomique, de «l’authenticité des frontières».
Dans la sous-région maghrébine, la question des frontières reste une source de tensions périodiques et constitue une menace pour la paix et la stabilité. Les appréhensions des pays voisins du Maroc sont légitimes. N’est-ce pas la récusation du principe de «l’intangibilité des frontières héritées par le Maroc en septembre 1963 qui a justifié l’agression, contre l’Algérie, en octobre 1963, l’occupation actuelle du territoire sahraoui depuis 1975 et les perpétuelles menaces contre la Mauritanie?Dans cet ordre, des déclarations et des articles de presse au Maroc revendiquant des territoires (intégralement ou en partie) des pays voisins se sont multipliés ces dernières années. La proximité de leurs auteurs avec le régime marocain est évidente.
Dans ces attaques contre l’Algérie, M. Moncef Marzouki a fait fi de toutes ces réalités et sans discernement se trompe de «coupable», perd le nord et fait fausse route. Aux dernières nouvelles, nul en histoire récente, il aurait critiqué la normalisation entre le Maroc et Israël. Les relations entre les deux parties ne sont pas nouvelles. Il faut lire les Mémoires de Meir Amit, le directeur du Mossad (1961-1968), pour donner un sens aux visites, connues ou secrètes, de dirigeants de l’État hébreux au Maroc et expliquer les entremises de Hassan II entre Sadat et Begin pour s’en convaincre. «Taza avant Gaza», affichait un slogan depuis plus d’une décennie.
Par Kamel Et Touti
Le Soir d’Algérie, 26/12/2021
-
Algérie-Sahara occidental : Une caravane d’aides alimentaires se dirigera le 7 janvier vers les camps des réfugiés sahraouis
Une caravane d’aides alimentaires au profit des réfugiés sahraouis se dirigera le 7 janvier prochain vers les camps des réfugiés à Tindouf, ont annoncé, ce samedi, des représentants de la société civile et de l’Union des paysans algériens (Unpa) lors d’un sit-in de solidarité avec le peuple sahraoui au siège de l’ambassade sahraouie à Alger.
La caravane, composée de 300 tonnes de denrées alimentaires, sera lancée «instantanément à partir de 6 wilayas à savoir Biskra, Oued Souf, Oran, Alger, Ghardaïa et Batna», a indiqué le secrétaire général de l’association de bienfaisance algéro-sahraouie, Abdellah Ghorabi. «Cette opération qui s’inscrit dans l’élan de solidarité du peuple algérien avec le peuple sahraoui, sera accompagnée aussi de plusieurs bénévoles qui procéderont sur place à la réalisation de plusieurs projets d’utilité publique», a indiqué pour sa part, Tahar Chihat, président de la Fédération nationale de la société civile.De son côté, le secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens (Unpa), Mohamed Alioui, a fait savoir que les «paysans algériens ont adhéré volontiers à cette initiative qui ne sera pas la dernière», rappelant «que la solidarité de l’Algérie avec le peuple sahraoui est une solidarité avec la légalité internationale».Pour le président du Comité national de solidarité peuple sahraoui (Cnsps), Saïd El Ayachi, cette «caravane de denrées alimentaires se veut comme une résistance contre la volonté du Maroc de vouloir affamer le peuple sahraoui afin de le dissuader dans sa lutte pour le recouvrement des ses territoires et son indépendance». Il a rappelé que l’Algérie, qui a toujours affiché sa solidarité et son soutien avec le peuple sahraoui, veillera à ce que «rien ne lui manquera», at-il assuré.L’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie, Abdelkader Taleb Omar, a indiqué quant à lui que cette caravane de solidarité de la société civile algérienne à l’endroit du peuple sahraoui « n’est pas nouvelle». «La solidarité du peuple algérien à tous les niveaux confirme pour la énième fois l’ancrage des valeurs de solidarité, de bienfaisance, de la justice auprès des Algériens à l’endroit de leurs frères sahraouis», a affirmé Taleb Omar, soulignant «que la position et la solidarité des Algériens a un impact des plus positifs auprès des Sahraouis».L’Echo d’Algérie; 28 déc 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #Algérie -
El PSOE pone a Laya en el punto de mira por su chapucera política exterior
La ministra de Exteriores, Arantxa González Laya, está en el punto de mira de los conservadores socialistas. Son ya muchas decisiones chapuceras las que han llevado a la socialista a estar en una situación comprometida. Evidentemente, el presidente del Gobierno, Pedro Sánchez, no abrirá una fisura en su Ejecutivo expulsando a una ministra, pero en Ferraz tienen muy asumido que Laya, al igual que otros miembros del Consejo de Ministros, está en la rampa de salida por haberse convertido en la representante de Exteriores más laxa a la que países como Marruecos se le han subido a las barbas con afirmaciones como que Ceuta y Melilla son de su soberanía.
Hay tensión con Marruecos, sí. Lo cierto es que las afirmaciones del primer ministro marroquí, Saadedin al Othman en las que aseguraba que “hay que arreglar definitivamente el conflicto del Sáhara” y que entonces “llegará el día de reabrir el asunto de Ceuta y Melilla” para después asegurar que estas dos ciudades autónomas españolas son en realidad de soberanía marroquí han sentado mal en el Gobierno. Pero es que no es la primera vez que pasa algo así y Laya responde con una total sumisión y con poca contundencia. No hay que olvidar que esto se produce en un momento en el que Marruecos ha reforzado sus relaciones con Estados Unidos e incluso Donald Trump, el presidente del país, ha reconocido la soberanía del rey Mohammed VI sobre el territorio del Sáhara Occidental. Ha tenido que salir la vicepresidenta primera del Gobierno, Carmen Calvo, para decir que “no hay nada que discutir. Ceuta y Melilla son españolas”.Hemos tenido que escuchar en boca de la secretaria de Estado de Asuntos Exteriores, Cristina Gallach, quien ha trasladado a la embajadora que el Ejecutivo “espera de todos sus socios respeto a la soberanía e integridad territorial” de España. Pero esta provocación de Marruecos, como la de delimitar sus aguas e invadir parte de las Islas Canarias, se están repitiendo de forma frecuente desde el mismo momento en que Laya entró al poder. Y no parece que la ministra haya reaccionado, pues Marruecos sigue en sus trece.“Volveremos a tratar el tema de Ceuta y Melilla, territorios marroquíes”, ha comentado el primer ministro de Marruecos, Saadedin al Othman. Pero el tema es que en marzo de 2020, el país vecino ya se vino arriba restableciendo sus fronteras marítimas e invadiendo parte de las islas Canarias. Marruecos publicó en su Boletín Oficial dos leyes aprobadas durante el mes de enero en las que extendía su frontera marítima hacia España y el Sáhara Occidental e incluían en su nueva delimitación aguas solicitadas por nuestro país en el territorio del sur de Canarias.Ante esto, la respuesta de Exteriores fue prácticamente nula, más lejos de expresar su malestar por el hecho de que Marruecos aprobara dos leyes con las que se apropiaba territorio marítimo que debería pertenecer a las islas Canarias. Pero una vez más Laya no hizo nada, permitiendo que el país vecino siguiera esa política exterior agresiva con nuestro país.Otras de las chapuceras gestiones de Laya se vio en Turquía, en plena pandemia. España se gastó una millonada en comprar respiradores para responder a las consecuencias de la pandemia, sin embargo, cuando este material que venía en avión hizo una parada en Turquía, el país decidió retener y apropiarse el contenido comprado por el Gobierno. Laya, una vez más respondió de forma tímida, aunque poco después consiguieron que el avión despegara destino España y llegara.Lo de Laya en Ferraz ha sido un goteo intolerable. Marruecos ha apretado el acelerador en sus relaciones internacionales y ha aprovechado un filón que ha abierto Trump para mejorar el trato con EE UU. Y esto les ha llevado a situaciones como a, por ejemplo, convertir a España en un don nadie de cara al debate sobre la soberanía en el Sáhara Occidental. Trump reconoció la de Marruecos sobre este territorio hace décadas de soberanía española y esto ha envalentonado a Mohammed VI hasta el punto de de decir en boca de su primer ministro que las ciudades autónomas de Ceuta y Melilla son marroquíes y que habrá que tratar este asunto en algún momento. Vamos, un Gibraltar africano.LO MISMO QUE A ROBLESLa clave ahora es cómo acabar políticamente con Laya. Sánchez considera que si abre el melón de las dimisiones en el Consejo dará la imagen de un Gobierno incompetente y débil. Esto hace que los que tienen la marca no renovarán con toda seguridad de cara a las próximas elecciones, en caso de que Sánchez obtenga la mayoría suficiente como para seguir al frente del Ejecutivo. El problema es que el presidente ya lo tiene claro, especialmente con Margarita Robles, la ministra de Defensa, a la que, si pudiera, apartaría casi con toda seguridad de las Fuerzas Armadas para echarla del Gobierno, y más tras conocer que es la ministra más valorada de todo el Gobierno, por encima incluso del propio presidente.Laya y Robles son dos diputadas que ocupan cargos al frente de ministerios de Estado que no han estado a la altura de las expectativas, según el criterio de los conservadores en Ferraz. Robles está en la rampa de salida desde hace semanas por motivos ajenos a su gestión, sin embargo, Laya se lo ha ganado a pulso por su política exterior y su actitud tan permisiva y laxa con los ataques de otros países como Turquía o Marruecos.Ahora, de momento, Laya tiene tiempo de reaccionar con estos años por delante, sin embargo, no parece que Marruecos se vaya a echar atrás en sus declaraciones, por lo que tendrá que mostrar su actitud más dura y más inteligente para conseguir que el país vecino ceda. Esta presión de la nación africana también se nota a nivel migratorio, cuando han abierto las fronteras. Pero lo más esperado desde Ferraz es que Laya no reaccione, pues no tiene “instinto político” para abordar estas complejas relaciones diplomáticas.Con Robles y Laya fuera, se abre una dura batalla entre los socialistas por ocupar dos de los ministerios más jugosos de todo el Gobierno. Sin embargo, habrá que esperar a 2023, tal y como aseguran fuentes de Ferraz, para ver cambios sustanciales, pues Sánchez no quiere mostrar debilidad. Y más cuando se sospecha que pretende darle la patada a Unidas Podemos tan pronto como pueda.Moncloa, 26 dic 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #Marruecos #GonzalezLaya #PSOE #PedroSanchez -
Sahara Occidental : La fragua del incumplimiento del Derecho Internacional
«El propósito del Sáhara Occidental de elegir su destino, tal y como tiene reconocido por el Derecho Internacional, se diluye en su imposibilidad de cumplimiento porque este conflicto se está reduciendo a dos partes enfrentadas directamente, cuando la libre determinación de los pueblos es algo que incumbe a la Comunidad Internacional en su conjunto. Es una conquista social y jurídica global»
Carlos Gil Gandía 25.12.2020 | 20:49El titular es, desde luego, escoradamente intencionado. La Carta de las Naciones Unidas (1945) instauró las bases, junto con otros instrumentos internacionales posteriores, de una nueva legalidad internacional. Dos de los hijos de esta legalidad son el proceso descolonizador y el derecho a la libre determinación de los pueblos que nacían con su positivación para hacer frente a la conciencia colonizadora de las grandes potencias. Hijos que han crecido con buena salud, aunque, en ciertas ocasiones, el fariseo, eufórico de su autoafirmación de dominación, no ha permitido que crezcan en determinados territorios y poblaciones. Es el caso del conflicto del Sáhara Occidental, cuya descolonización se podría calificar de malograda y frustrante para la población saharaui ?vulnerando su derecho a la libre determinación? pero grata para la potencia militar ocupante (Marruecos) desde 1975.¿Qué ocurrió en 1975? España ?potencia (todavía) administradora del Sáhara Occidental y, por ende, garante de defender los derechos e intereses de la población del territorio? abandonó a su suerte a los saharauis con la consecuencia de la ocupación militar de Mauritania (renunció en 1979 al territorio) y Marruecos, que lo ocupa militarmente desde la citada fecha. En 1991 se llegó a un alto el fuego entre el reino alauita y el Frente PPolisario (reconocido por la ONU como representante legítimo del pueblo saharaui). A partir de entonces han fracasado los diversos intentos de acuerdos de paz y la Misión de las Naciones Unidas para el Referéndum del Sáhara Occidental, cuyo cóctel ha supuesto el quebrantamiento del alto el fuego por Marruecos el 13 de noviembre de 2020.¿Por qué España no ha defendido de forma inequívoca la celebración de un referéndum justo, libre e imparcial sobre la libre determinación del pueblo del Sáhara Occidental? ¿Por qué la UE tiene la intención, en parte, de negociar con Marruecos los recursos naturales del territorio saharaui, lo que podría suponer un incumplimiento de la jurisprudencia del Tribunal de Justicia de la UE? ¿Por qué han fracasado todas las misiones de la ONU? ¿Por qué Francia y EE UU apoyan abiertamente la ocupación ilegal de Marruecos? Hay una respuesta clara y precisa a estas preguntas: los cheques al portador extendidos por el reino alauita (con diferentes nombres en los últimos cuarenta años: Corleone, después Soprano y ahora Peaky Blinders) desde la perspectiva geoestratégica, económica, extorsionadora? De estos polvos el lodo del fracaso del proceso descolonizador del Sáhara Occidental.La soberbia imperial de Marruecos se ampara en la identidad antagonista en la lucha por la conquista con el consentimiento de sus senescales, tanto en el contra quién (pueblo y territorio saharauis), como el contra qué (Derecho internacional, y particularmente, derecho a la libre determinación de los pueblos, que para Marruecos todavía se asienta en pies de barro o, acaso, es una pesadilla) para, de este modo, sentirse único y legítimo y verdadero dueño del Sáhara Occidental.Uno de los dramas más patéticos del ser humano, y en este caso de los Estados, es el abismo que suele mediar entre el propósito y el cumplimiento. El propósito del Sáhara Occidental de elegir su destino, tal y como tiene reconocido por el Derecho Internacional, se diluye en su imposibilidad de cumplimiento porque este conflicto se está reduciendo (si acaso no se ha reducido ya) a dos partes enfrentadas directamente, cuando la libre determinación de los pueblos es algo que incumbe a la Comunidad Internacional en su conjunto. Es una conquista social y jurídica global.Así las cosas, no es descabellado que el Frente Polisario se arroje al uso de la fuerza para defenderse frente a la actuación marroquí. Además, tiene derecho a usarla de conformidad con el derecho aplicable (Derecho Internacional). No obstante, esta columna defiende la solución pacífica, pero se entiende que la paciencia tiene un límite.La solución del conflicto de conformidad con el Derecho Internacional no parece cercana después de cuatro décadas, porque Marruecos ni está ni se le espera en este sentido, ya que su única solución es la del poder del fusil.La defensa de la libre determinación de los pueblos nos corresponde a todos, porque es un bien común que se debe defender. Frente al olvido de la población saharaui por los diversos Gobiernos españoles (solo se la recuerda en la oposición o en determinadas conferencias dadas por sus señorías, esto es, a través de la mera retórica con luces de Navidad), creo que la Academia debería de nuevo (lo hizo en 2003 con más de 150 firmantes) de pronunciase sobre esta cuestión, siguiendo la razón vital de Zambrano ante hechos en los que no cabe neutralidad, aunque sí objetividad. Si no es así, cabe preguntarse: el derecho fundamental a libre determinación y el proceso descolonizar ¿para qué?La Opinión de Murcia, 25 dic 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara -
Sahara Occidental-Palestine: Le pacte scellé de deux colonisateurs
En acceptant de sortir les relations, entre le royaume chérifien et l’entité sioniste, de l’ombre, le roi Mohammed VI n’a fait qu’échanger l’acceptation par les États-Unis de l’occupation du Sahara occidental par le Maroc, contre l’acceptation du souverain marocain de l’occupation israélienne de la Palestine, posture toutes les deux contraires et en violation du droit international.Si du côté d’une large opinion marocaine, les condamnations et les dénonciations de ce qu’il est qualifié, non seulement, au Maroc, de « une trahison » du royaume chérifien de la cause du peuple palestinien et de posture de Rabat en violation marocaine, les capitales, les ONG ainsi que les Institutions internationales et continentales affirment que les positions de Rabat comme de l’Administration américaine « n’ont aucune valeur juridique ». Tout comme l’annonce en grande pompe par le président américain sortant, Donald Trump, « El-Qods capitale d’Israël » n’a pas été pour faire renoncer les palestiniens à leur combat libérateur, à Ghaza, Cisjordanie, et dans les territoires occupés en 1948, par divers moyens, la reconnaissance par Trump de la « marocanité » du Sahara occidental n’ayant non seulement « aucune valeur juridique», comme l’a affirmé le professeur Jacob Mundy, agrégé d’études sur la paix et les conflits à l’université de Colgate (États-Unis), dans une tribune publiée dans le Washington Post, mais sans impact sur le traitement de la question sahraouie, au Conseil de sécurité.Par les déclarations successives en réaction à l’annonce en question de Trump, de Moscou à Berlin, de Londres à Oslo, d’ Addis-abbeba à Pretoriat, d’Alger à Sidney, et de l’Asie à l’Amérique Latine, l’annonce de Trump au profit de la colonisation marocaine au Sahara occidental « est une violation du droit international ». Plus récemment encore, la délégation diplomatique allemande aux Nations unies (ONU) a mis en garde contre l’annonce des États-Unis. Déclarant qu’ « être porte-plume vient avec de la responsabilité » l’ambassadeur allemand Christoph Heusgen souligne que « cela s’accompagne d’un engagement fort pour résoudre un problème » insistant qu’ « il faut être juste, il faut être impartial, il faut avoir à l’esprit l’intérêt légitime de toutes les parties » et d’affirmer « il faut agir dans le cadre du droit international ».« Les États-Unis dépassent le cadre du droit international »Un droit international sur la base duquel les États Unis, comme le royaume marocain n’ignorent pas qu’il consacre le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, lequel est incontournable au Sahara occidental, question de décolonisation inscrite à l’ONU. Le représentant spécial du président russe pour le Proche-Orient et l’Afrique, Mikhaïl Bogdanov, a de son côté, réaffirmé la position de Moscou sur le Sahara occidental, exprimée, le 11 décembre dernier, en réaction de l’annonce, la veille, du président américain, Donald Trump, sur le conflit opposant le Front Polisario au Maroc. Mikhaïl Bogdanov affirme que «les États-Unis avaient dépassé le cadre du droit international en reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental » et de souligner que «tout ce que les Américains viennent de faire est une décision unilatérale » qui dépasse absolument, poursuit-il, « le cadre du droit international et des résolutions du conseil de sécurité de l’Onu que les États-Unis ont eux-mêmes appuyées», a-t-il souligné. Si pour Israël la sortie de la clandestinité de ses relations avec le royaume chérifien lui a été bénéfique, sur fond des dessous du « deal du siècle », de son plan d’extension de ses colonies, rendant impossible l’édification d’un État palestinien ayant pour capitale El-Qods, le Maroc espère faire perdurer sa présence illégale au Sahara occidental à travers un rôle plus pesant des lobbies sionistes et par un éventuel rôle américain au Conseil de sécurité, en violation du droit international, suite à l’annonce de Trump, en phase de quitter le 20 janvier prochain la Maison Blanche.Dans sa tribune, parue à Washington Post, «Les Etats-Unis ont reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, voici ce que cela signifie», le Professeur Mundy estime que « tout comme pour la reconnaissance de l’administration Trump du contrôle d’Israël sur le Golan et sur El-Qods occupé, la proclamation de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental n’aura aucune valeur juridique et ne changera en rien le statut de ce territoire que la Cour internationale de justice ainsi que la Cour européenne, l’Union africaine et l’ensemble des résolutions pertinentes de l’ONU considèrent occupé ». Une occupation qui a perduré dans le temps, mettant l’ensemble de la région dans des risques d’instabilité, en raison de la persistance du Maroc à refuser d’y renoncer, par l’acceptation du référendum, comme le stipule la légalité internationale, pour une question de décolonisation. Il est à rappeler que l’annonce de Trump a été faite, moins d’un mois après la reprise, le 13 novembre dernier, de la guerre entre le Maroc et l’armée de libération du peuple sahraoui (ALPS), suite à la violation par l’armée marocain de l’Accord de cessez-le-feu de l’ONU, signé en 1991 entre les deux parties précitées.Karima BennourLe Courrier d’Algérie, 27 déc 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara -
Sahara Occidental : Des cantonnements des FAR attaqués par l’armée sahraouie
Plusieurs positions de l’armée d’occupation marocaine ont été attaquées avant-hier par des unités de l’armée populaire de libération sahraouie. Ces cibles étaient localisées tout au long du mur de la honte qui partage le Sahara occidental.
Du côté marocain, le palais royal a imposé le black-out médiatique sur tout ce qui se passe sur le front. L’interdiction est totale sur toute diffusion des informations relatant les combats ou rapportant des témoignages. Les autorités marocaines refusent d’apporter la moindre clarification sur des cas de décès ou de blessés parmi ses soldats auprès de leurs familles. Des témoignages font état toutefois de plusieurs évacuations d’officiers et de militaires des FAR dans des hôpitaux situés au sud du territoire marocain.Pour sa part, le ministère de la défense sahraouie a précisé dans son communiqué militaire n 43, que «l’Armée sahraouie a ciblé des positions de l’armée d’occupation dans les zones d’Adhim Oum el Djeloud dans le secteur d’Aoussard et dans la zone de Kelb Adlim dans le secteur de Tachla».Les attaques de l’APLS ont également touché les positions de l’occupant dans la région de Tenyalik dans le secteur al-Bikari. Vendredi, les unités de l’Armée populaire de libération sahraouie ont bombardé, les bases des soldats d’occupation dans les zones Ros El Ferarin dans le secteur Es-Smara et à Tandekma dans le secteur El Bikari», indique le communiqué. «D’autres bombardements ont visé les positions des forces ennemies dans la zone d’al-Feiyin dans le secteur El Fersia «, a-t-on ajouté.Le ministère de la Défense sahraouie a souligné que les «attaques des combattants de l’Armée populaire de libération sahraouie ont continué de cibler les sites des soldats d’occupation, qui ont subi davantage de pertes en vies humaines et en matériel le long du mur de le honte». Sur le plan diplomatique, les observateurs attendent toujours deux actions d’envergure qui pourront changer la donne dans la région. La première devrait venir du SG de l’ONU, qui est interpellé depuis deux ans pour désigner rapidement un envoyé spécial pour la région. Cette initiative est primordiale, car elle permettra de relancer les négociations, et le processus menant à la concrétisation des résolutions onusiennes.La seconde action est attendue de la part du Conseil de paix et sécurité de l’Union Africaine, qui prévoit une réunion d’urgence sur la question. Des membres de l’instance panafricaine insiste sur le rétablissement du cessez-le-feu sur de nouvelles bases, autres que celui de 1991, et l’entame de pourparlers entre la RASD et le Maroc.Mohamed K.Le Jeune Indépendant, 27 déc 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara -
Sahara Occidental, L'ambassadeur sahraoui au Nigeria : «L'Union africaine doit imposer des sanctions contre l'occupant»
L’ambassadeur sahraoui au Nigeria, Brahim Slem Buseif, a affirmé que l’Union Africaine (UA) devrait imposer des sanctions contre le Maroc pour l’amener à respecter l’Acte constitutif de l’UA qui insiste sur le strict respect du principe d’intangibilité des frontières héritées à la colonisation et le non recours à l’usage de la force entre les Etats membres.
«L’Union africaine devrait exercer plus de pression sur le Maroc pour le forcer à respecter la Charte de l’Union africaine, ou à imposer des sanctions», a indiqué le diplomate sahraoui dans un entretien au journal nigérian «Vanguard».M. Brahim Salem Buseif a, en outre, rappelé que le dernier Sommet extraordinaire de l’Union africaine «a demandé au Conseil de paix et de sécurité (CPS) d’amener les deux Etats membres de l’organisation, à savoir le Sahara occidental et le Royaume du Maroc, à la table des négociations, pour remédier à la situation et créer les conditions d’un nouveau cessez-le-feu afin de parvenir à une solution juste et durable au conflit».L’ambassadeur sahraoui à Abuja a, dans ce cadre, condamné l’occupation marocaine du Sahara occidental ainsi que la récente agression militaire contre des civils sahraouis dans la zone tampon d’El-Guerguerat, au sud-ouest du Sahara occidental, suite à la violation de l’accord de cessez-le-feu par le Maroc, estimant que «la situation actuelle est le résultat de la négligence des Nations unies et de l’aventurisme du régime marocain».Par ailleurs, l’ambassadeur sahraoui a exprimé «la gratitude du peuple sahraoui envers l’Afrique et ses peuples qui ont compris la quête du peuple sahraoui pour la liberté et soutenu ses droits à l’autodétermination et à l’indépendance, eux qui ont également subi le joug du colonialisme».Dans son intervention lors du 14e Sommet extraordinaire de l’UA, le président sahraoui Brahim Ghali avait insisté sur l’impératif de «faire taire les armes au Sahara occidental, à la faveur d’un effort exceptionnel et résolu pour rétablir la sécurité dans la région».Le Président Ghali avait assuré que «la responsabilité est grande, elle exige une position ferme pour faire face à l’agression et à l’expansion marocaine qui menace la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique», invitant l’UA à faire pression sur le Maroc afin de mettre un terme à «l’occupation militaire illégale de pans entiers des territoires sahraouis».«Membre fondateur de l’UA, et compte tenu de l’extrême gravité de cette nouvelle agression marocaine, la République sahraouie revendique, en urgence, l’obligation pour notre voisin le Royaume du Maroc, d’adhérer pleinement aux objectifs et principes de l’acte constitutif qu’il a signé et ratifié», a-t-il plaidé.Cette adhésion, «sans réserve aucune, induit la cessation de l’occupation militaire illégale de toutes les parties du territoire sahraoui», a-t-il martelé.#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara








