Esta nueva posición de los Estados Unidos podría obstaculizar dramáticamente los esfuerzos de la ONU para promover el Plan de Arreglo para el Sáhara Occidental, el Ministerio de Relaciones Exteriores destacó
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Rusia : Posición de Estados Unidos sobre Sahara Occidental puede desencadenar nueva espiral de violencia en la región
MOSCÚ, 12 de diciembre. /TASS/. El reconocimiento de Washington de la soberanía de Marruecos sobre el Sáhara Occidental podría obstaculizar los esfuerzos de la ONU destinados a resolver el conflicto y desencadenar una nueva espiral de violencia en la región, dijo el Ministerio de Relaciones Exteriores ruso en un comunicado el sábado.“Con esta decisión, la administración de Donald Trump pretende socavar la base jurídica internacional universalmente reconocida del arreglo del Sáhara Occidental, que estipula la determinación del estatuto definitivo de esa zona mediante un referéndum. Esta nueva posición de los Estados Unidos podría obstaculizar drásticamente los esfuerzos de las Naciones Unidas por promover el Plan de Arreglo para el Sáhara Occidental y exacerbar las relaciones entre las partes directamente implicadas y provocar una nueva espiral de confrontación armada en la región del Sáhara y el Sahel,”, destacó el Ministerio de Relaciones Exteriores.TASS, 12 dic. 2020 -
Sahara Occidental – Maroc-USA : Un troc infâme
Il n’y a pas lieu de s’étonner que le Maroc reconnaisse officiellement l’Etat d’Israël. Cette reconnaissance ne date pas d’aujourd’hui et il était prévu que le royaume suivrait le chemin pris par certains pays arabes avant lui. Ce qui était étonnant par contre est qu’il ait attendu pour l’emprunter tant il est certain qu’Israël avait déjà un pied au Maroc depuis longtemps. Il est notoirement su que la main israélienne phagocytait les hautes et basses sphères marocaines depuis belle lurette et que la confirmation de sa présence ne surprend pas. Il serait donc inutile de rester figé dans le ronronnement inopérant sur une trahison car ce n’est que la finalisation de sa consommation.Ce qui est inquiétant par contre est l’infamant troc opéré entre les autorités américaines et marocaines en transformant le Sahara Occidental en un produit marchand bafouant l’ensemble des recommandations et décisions internationales dont celles des résolutions de l’ONU. Si Trump a décidé de déménager son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, il ne tardera pas à installer celle de Rabat à El Ayoun et l’ouverture d’un consulat US y est annoncée. Il ne faut pas s’attendre non plus à ce que le nouveau président Biden rectifie le tir parce que Donald Trump n’aurait fait que lui enlever une épine du pied. Le socle doctrinaire qui a donné naissance aux USA les autorise à piétiner la justice internationale confirmant encore une fois le vide de la coquille onusienne.Ils sont désormais trois pays arabes à s’être pliés au dictat de Washington. Le Soudan et l’Arabie Saoudite vont suivre en prétendant courber une échine qu’ils n’ont jamais eue. On sait à quoi tient cette spirale au Moyen-Orient dont l’Iran est la première cible. Mais le Maroc n’est ni l’Arabie ni les Emirats et le peuple marocain n’a que peu de similitudes avec les Moyen-Orientaux. Les forces nationalistes y sont autrement plus larges et condensées. En jouant dangereusement son va-tout, avec la complicité américaine, la monarchie marocaine met le feu à une poudrière qui explosera au cœur du royaume. Les dégâts incommensurables et inévitables seront le tribut imparable d’une région méditerranéenne d’ores et déjà sérieusement perturbée.Le Quotidien d’Oran, 12 déc 2020 -
Sahara Occidental : Trump ravive les tensions
Trump ravive les tensionsDe nouvelles données stratégiques sont appelées à modifier sous peu les rapports de force aux portes de l’Algérie. Le pays déjà cerné par des poudrières doit faire face à une situation exceptionnelle.Abla Chérif – Alger (Le Soir) – L’élément essentiel a été dévoilé ce vendredi au monde par le Président sortant Donald Trump qui a annoncé la reconnaissance, par les États-Unis, de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental, après que Rabat eut reconnu l’existence d’Israël.Cette dernière donnée est capitale, la condition sine qua non de la décision américaine clairement définie dans le tweet de Trump. « Une autre avancée HISTORIQUE aujourd’hui, écrit-il, Nos deux GRANDS amis, Israël et le royaume du Maroc, ont accepté de normaliser complètement leurs relations diplomatiques – un grand pas en avant pour la paix au Moyen-Orient ! (…)Les États-Unis affirment, comme l’ont déclaré les administrations précédentes, leur soutien à la proposition d’autonomie comme seule base pour une solution juste et durable du différend sur le territoire du Sahara Occidental. Les États-Unis estiment qu’un État sahraoui indépendant n’est pas une option réaliste pour résoudre le conflit et qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la seule solution possible .»Cette déclaration a naturellement fait l’effet d’une bombe. Elle intervient à un moment très précis surtout, celui de la reprise des combats entre forces armées sahraouies et marocaines et à l’heure donc où étaient attendues des propositions internationales pour une sortie de crise inscrite dans le cadre des lois internationales régissant le dossier sahraoui.La position de Trump bouleverse tout l’ordre établi, conforte, bien entendu, le Maroc où un certain décalage entre les propos du Président américain et ceux de Mohammed VI est cependant enregistré.Le premier est affirmatif dans ses propos au sujet de la reconnaissance d’Israël alors que le second s’engage à « reprendre les contacts officiels et les relations diplomatiques dans les meilleurs délais », selon les termes contenus dans un communiqué du palais royal. Rien ne change dans le fond, quelle que soit la formule, la nouvelle a été célébrée par la communauté juive marocaine et saluée par le Premier ministre israélien, Benyamin Natanyahou, qui la qualifie d’accord « historique », et évoque la mise en place, sous peu, de « vols directs » entre les deux pays.Les Nations-Unies évoquent une position inchangéeLe devenir du plan de paix onusien dans le dossier sahraoui est l’une des premières grandes questions qui s’est posée. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a tenu à y répondre dans les heures qui ont suivi le tweet de Trump par la voix de son porte-parole.Ce dernier a tenu à rassurer en affirmant que la position des Nations-Unies demeurait « inchangée ». Il ajoute que Antonio Guterres « pense que la solution à cette question peut toujours être trouvée sur la base des résolutions du Conseil de sécurité ». Le secrétaire général des Nations-Unies appelle, en outre, les deux parties en conflit à « éviter toute action qui pourrait aggraver la situation déjà tendue ».C’est la seule réaction de ce genre qui ait été enregistrée jusqu’à l’heure. Dans la soirée de vendredi, l’Espagne, ancienne puissance coloniale au Sahara Occidental, a salué, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, la normalisation des relations entre le Maroc et Israël indiquant qu’il restait toutefois « à résoudre le problème de la paix entre les Israéliens et les Palestiniens et résoudre la position sur le Sahara Occidental ». Dans la région, l’Égypte, liée par un traité de paix avec Israël, a tenu à être le premier pays à faire entendre sa voix sur le sujet. Al-Sissi a salué l’annonce de Trump évoquant un «pas important vers davantage de stabilité et de coopération régionale» au Moyen-Orient.Les appréhensions d’Alger confirméesAlger s’est, par contre, abstenu de réagir pour l’instant. Les événements en cours sont, toutefois, une confirmation des appréhensions dont les officiels font part depuis un long moment. Tout laisse aussi et surtout entrevoir que les cercles dirigeants du pays étaient au fait de la manière dont allait évoluer la situation.Le fait de rompre la sacro-sainte règle interdisant aux troupes de l’ANP d’opérer hors des frontières du pays a déjà été perçu comme étant un signe alertant sur l’existence d’une situation qui a contraint le pays à prendre cette décision. Son annonce a d’ailleurs été suivie par l’annonce de l’ouverture d’un consulat émirati dans les territoires sahraouis occupés.Abou Dhabi venait tout juste d’annoncer la normalisation de ses relations avec Israël, le premier pays arabe à le faire avant d’être suivi par trois autres États dans les semaines qui ont suivi.L’Algérie, qui avait déjà été considérée comme étant en situation délicate à ce moment, voit le danger se préciser. Et l’on comprend mieux dès lors les nombreux appels lancés par l’ANP pour la « consolidation du front interne » pour faire face à toutes les éventualités pouvant découler des nouveaux rapports de force qui se mettent en place dans la région. Dans sa dernière édition, la revue El-Djeïch a même fait très fort en appelant les Algériens à se mobiliser, « à se tenir prêts » pour « faire face » à la « menace que font peser certaines parties ennemies sur la sécurité de la région ces derniers temps. Ces menaces, même indirectes, nous concernent et nous devons nous tenir prêts à y faire face ».Ceinturée par des territoires au bord du chaos (la Libye, le Nord-Mali, le Sahel en proie aux groupes terroristes), le pays doit à présent se préparer à faire face à d’autres problèmes plus importants, plus graves. Les territoires du Sahara Occidental, enjeu relevant avant tout de la géostratégie, pourraient se retrouver sous peu sous la coupe de parties hostiles aux intérêts de l’Algérie, qui continue à refuser toute idée de normalisation avec Israël.Dans les milieux officiels on ne cache pas que cette position a déjà valu au pays des campagnes « médiatiques pernicieuses » et des « tentatives de déstabilisation qui passent par l’activation de lobbys au sein d’institutions internationales qui n’avaient jamais manifesté autant d’animosité auparavant ».Le plus gros pourrait venir. Dans son tweet, Donald Trump a d’ailleurs tenu à faire savoir que « les États-Unis allaient encourager le développement économique et social au Maroc y compris dans le territoire du Sahara Occidental, à Dakhla, afin de promouvoir les opportunités économiques et commerciales dans la région ». Les termes sont très explicites et ne laissent aucun doute sur les desseins projetés.Le Courrier d’Algérie, 12 déc 2020#WesternSahara #SaharaOccidental #Polisario #Morocco #Maroc #Marruecos #DonaldTrump #Israel -
Sahara Occidental – Maroc : La dernière cabale du makhzen
NORMALISATION AVEC ISRAËL ET SOUVERAINETÉ MAROCAINE SUR LE SAHARA OCCIDENTAL: La dernière cabale du makhzen
Cet accord à trois a été dénoncé sur son volet de la normalisation avec Israël par toutes les factions palestiniennes. Sur le volet de la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur les territoires sahraouis occupés, on retiendra la réaction du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a souligné la «position inchangée» de l’Onu sur le Sahara occidental.L’accord Etats U n i s – M a r o c – Israël était dans l’air, depuis plusieurs décennies. Il fallait juste le rendre public. Et c’est le président américain, Donald Trump qui s’en est chargé. Dans deux twitt, Trump a expliqué le deal. Il a d’abord annoncé la normalisation des relations entre Rabat et Tel-Aviv. Dans un deuxième temps, il affirme avoir signé un décret reconnaissant la souveraineté marocaine sur les territoires sahraouis occupés.Les relations entre les deux twitt crèvent les yeux. L’on y aura vu une transaction politique sur le dos des deux derniers peuples de la planète aspirant à leur autodétermination. Les Sahraouis et les Palestiniens paient cash la trahison marocaine et l’expansionnisme de l’Etat Hébreu.De son côté, le Maroc n’a pas tardé à donner crédit aux propos du président US. Dans un communiqué rendu public le même jour, Rabat affirme avoir accepté de normaliser ses relations avec Israël, dans le cadre d’un accord négocié avec l’aide des Etats-Unis d’Amérique, a annoncé l’administration américaine.Dans ledit communiqué où l’on sent clairement l’absence d’une adhésion populaire marocaine au deal infâme, il est précisé «des autorisations de vols directs pour le transport des membres de la communauté juive marocaine et des touristes israéliens en provenance et à destination du Maroc».Parmi les engagements pris par le roi Mohamed VI vis-à-vis du président américain sortant, figure aussi la promotion des relations dans les domaines économique et technologique.Le Maroc devient ainsi le quatrième pays arabe à normaliser ses relations avec l’entité sioniste depuis le mois d’août dernier, après les Emirats arabes unis, le Bahreïn et le Soudan. Cet accord à trois a été dénoncé sur son volet de la normalisation avec Israël par toutes les factions palestiniennes. De plus, un haut responsable palestinien a condamné l’accord de normalisation des relations entre le Maroc et Israël, soulignant qu’il était «inacceptable et préjudiciable à la question Palestinienne ».«La normalisation des liens avec Israël portera atteinte à la cause palestinienne», a déclaré Nabil Chaath, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas pour les relations internationales, dans un communiqué de presse. Sur le volet de la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur les territoires sahraouis occupés, on reteindra la réaction du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a souligné la «position inchangée» de l’Onu sur le Sahara occidental.M. Guterres «pense (…) que la solution à cette question peut toujours être trouvée sur la base des résolutions du Conseil de sécurité», a affirmé son porte-parole lors de son point-presse quotidien. La résolution 690 (1991) du Conseil de sécurité a chargé la Minurso d’organiser un référendum libre et équitable au Sahara Occidental et en proclamer les résultats.Au plan politique, le représentant du Front Polisario à Washington, Mouloud Said, a regretté la décision du président américain. «Nous regrettons la décision prise par le président Trump, mais la réalité est que le Maroc occupe une partie du territoire d’un Etat membre de l’Union africaine. Une telle décision ne changera ni la nature ni le statut du territoire », a déclaré le diplomate sahraoui dans une première réaction à la décision du président américain sortant.«En outre, le peuple sahraoui ne peut être utilisé comme une marchandise dans les transactions diplomatiques internationales. Le peuple sahraoui continuera avec sa détermination à lutter jusqu’à la fin de l’occupation et le respect de la Charte de l’Union africaine», a-t-il ajouté. Pour l’ambassadeur sahraoui à Alger, l’accord conclu entre Trump, le régime marocain et Israël «est dénué de légitimité et contraire aux résolutions onusiennes». Abdelkader Taleb Omar a affirmé que «les parties du deal marchandent les droits et le sang des deux peuples, palestinien et sahraoui».Pour l’ambassadeur, comme pour beaucoup d’observateurs attentifs de la scène internationale, «cet accord, qui n’est qu’un nuage passager qui va se dissiper une fois que Trump quittera la Maison blanche, n’influera pas sur la volonté du peuple sahraoui et ne le découragera pas dans sa lutte pour l’indépendance».Yahia BouritTags : #WesternSahara #SaharaOccidental #Polisario #Morocco #Maroc #Marruecos #DonaldTrump #Israel -
John Bolton : « Trump abandonne la politique US sur le Sahara occidental »
JOHN BOLTON, ANCIEN CONSEILLER À LA SÉCURITÉ : « Trump abandonne la politique US sur le Sahara occidental »
L’accord annoncé par le président sortant à la Maison Blanche, Donald Trump, sur la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, a eu l’effet d’une bombe dans les milieux politiques américains.Quoique l’on dise du parti-pris des États-Unis en faveur du Maroc dans la question du Sahara occidental, entre autres puissances derrière le blocage du processus d’autodétermination du peuple Sahraoui, Trump aura été le seul Président dans l’histoire US à avoir violé de manière abrupte les règles diplomatiques de son pays.Celui qui venait de perdre l’élection présidentielle pour le compte du démocrate Joe Biden, comme pour jouer le revanchard, est en train d’accélérer le processus de normalisation de pays arabes avec l’entité sioniste.Son parrainage de la démarche de ce qu’il suppose être le « deal du siècle » est dénoncé avec la plus grande vigueur, dans les milieux même des néo-conservateurs américains. Ancien proche collaborateur de l’inénarrable président US, John Bolton, qui était conseiller à la sécurité nationale entre 2018 et 2019, n’a pas été tendre avec une position qui tranche avec les traditions diplomatiques des États-Unis.Non seulement il qualifie l’alignement de Trump sur la position marocaine vis-à-vis du Sahara occidental en reconnaissant la « souveraineté » du Palais royal sur les territoires occupés d’avoir « tort », mais que celui-ci s’est rendu coupable d’une violation manifeste de l’ « engagement », long de plusieurs années, des États-Unis en faveur d’un référendum pour libérer la dernière colonie d’Afrique. « Trump a eu tort d’abandonner trente ans de politique américaine sur le Sahara occidental », écrit Bolton dans un tweet diffusé hier. Ceci, analyse-t-il c’est ce qu’il avait longtemps pratiqué dans les couloirs du Bureau ovale, « juste pour remporter une victoire rapide en politique étrangère. »Pour l’ancien collaborateur à la Maison Blanche, malgré le fait que lui aussi était en faveur d’un accord israélo-marocain, ceci ne s’’entendrait pas tourner le dos aux Sahraouis dans leur quête d’un référendum d’autodétermination.Autrement dit, « Un accord israélo-marocain était possible sans abandonner l’engagement des États-Unis en faveur d’un référendum sahraoui sur l’avenir de WS (Western Sahara, ndlr), comme l’a dit à juste titre le sénateur Jim Inhofe».Comme Bolton, en effet, ce sénateur républicain a, lui-aussi, été virulent à l’égard du président sortant. Réagissant jeudi, à l’annonce de Trump, Jim Inhofe s’en était pris à l’administration Trump d’avoir reconnu la position du Maroc sur le Sahara occidental, notamment à travers « un accord plus large visant à normaliser les relations entre Israël et le Maroc».Farid GuellilLe Courrier d’Algérie, 12 déc 2020Tags : #WesternSahara #SaharaOccidental #Polisario #Morocco #Maroc #Marruecos #DonaldTrump #Israel -
Sahara Occidental : Levée de boucliers à Washington
Réagissant à la décision du président sortant Trump, de « reconnaître la souveraineté du Maroc » sur le Sahara occidental, le puissant président de la Commission de défense du Sénat américain, James Inhofe, a déclaré que l’annonce du président Donald Trump de reconnaître la prétendue marocanité du Sahara occidental ne change pas les « positions de l’ONU ou de l’UE, ni la charte de l’UA qui appellent à la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental. »James Inhofe, sénateur républicain qui est ami personnel de locataire de la Maison Blanche a déclaré que « L’annonce d’aujourd’hui (hier jeudi) de la Maison Blanche alléguant de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental est choquante et profondément décevante. Je suis attristé que les droits du peuple sahraoui occidental aient été bradés », a souligné l’influent sénateur républicain dans une déclaration de presse. Il a affirmé que l’annonce de Trump « ne changera pas les positions des Nations unies ou de l’UE, ni la charte de l’Union africaine, ni l’avis de la Cour internationale de justice – un référendum doit encore avoir lieu », -a-t-il dit . Il a, à ce titre, exhorté ces organisations internationales à « rester fermes pour soutenir le droit du Sahara occidental à l’autodétermination », et s’est dit « convaincu que les États-Unis seront en mesure de revenir à la politique que nous menons depuis 1966″. Il a rappelé qu’en 1966, alors que l’Afrique de l’Ouest était en cours de décolonisation, l’Assemblée générale de l’ONU a convenu qu’un référendum d’autodétermination devrait être organisé pour le peuple sahraoui », a-t-il rappelé.Depuis lors, ajoute le sénateur Inhofe, la communauté internationale « s’est dotée d’une politique claire et définie: le Sahara occidental mérite un référendum d’autodétermination pour déterminer son propre avenir». «Les États-Unis soutiennent cette politique depuis des décennies et s’efforcent d’organiser un référendum d’autodétermination ». « Nous ne sommes pas seuls dans cette position: l’Union africaine, l’ONU, la Cour internationale de justice et l’Union européenne sont tous d’accord pour dire que le peuple sahraoui a le droit de décider de son propre avenir », a encore dit le sénateur américain .il a a révélé que le président Trump a été « mal conseillé par son équipe », expliquant qu’ »il aurait pu conclure cet accord – sur la normalisation Maroc -Israël -sans échanger les droits d’un peuple sans voix », en l’occurrence le peuple sahraoui . « Lors de ma dernière visite dans les camps de réfugiés sahraouis, j’ai rendu visite aux enfants qui y vivaient. C’étaient des enfants joyeux, heureux et normaux qui ne savaient pas encore qu’ils faisaient partie d’un conflit gelé et oublié. Je pense à eux et à tous les Sahraouis d’aujourd’hui. Je n’arrêterai pas de me battre pour eux et je ne laisserai pas le monde les oublier », a conclu le sénateur Inhofe.Le sénateur démocrate Patrick Leahy : « les Sahraouis ont droit à l’exercice de ce qu’on leur a promis depuis longtemps un vote libre et juste pour l’autodétermination ».De son côté le sénateur américain, Patrick Leahy, a déclaré que le président américain sortant Donald Trump, qui a annoncé « reconnaître la prétendue marocanité du Sahara occidental, ne peut pas nier le droit international et le droit des Sahraouis à l’autodétermination ». « Après avoir perdu sa propre réélection, le président Trump ne peut pas par proclamation nier le droit international ou les droits du peuple du Sahara occidental », a souligné l’influent sénateur démocrate , en réaction à la décision de Trump.Pour l’ancien président du Sénat US , Patrick Leahy, les Sahraouis « ont droit à l’exercice de ce qu’on leur a promis depuis longtemps un vote libre et juste pour l’autodétermination ». Le sénateur Leahy, avocat diplômé de l’université de Georgetown en 1964, était président du Comité judiciaire du Sénat de 2001 à 2003, puis de nouveau de 2007 à 2015. Il a également occupé le poste de président du Sénat entre le 17 décembre 2012 et le 3 janvier 2015.Pour sa part le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré, lors d’un point-presse, que la position de l’ONU demeure inchangée sur le Sahara occidental après la décision du président américain. Antonio Guterres « pense (…) que la solution à cette question peut toujours être trouvée sur la base des résolutions du Conseil de sécurité », a ajouté le porte-parole Stéphane Dujarric. La résolution 690 (1991) du Conseil de sécurité a chargé la Minurso d’organiser un référendum libre et équitable au Sahara occidental et en proclamer les résultats.Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l’application de la Résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc.Pour rappel les États-Unis , membre permanent du Conseil de sécurité ont toujours voté les résolutions de l’Onu sur le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Un droit inaliénable au regard de la charte de l’ONU , dont la commission de décolonisation examine tous les ans l’évolution du conflit du Sahara occidental.La décision de Trump met gravement en cause la crédibilité des États-Unis aux Nations unies et sur la scène internationale. Elle pourrait être remise en cause par le président élu Joe Biden , qui compte détricoter la politique extérieure de son prédécesseur et ses décisions unilatérales .M. BendibLe Courrier d’Algérie, 12 déc 2020 -
UNPO Statement on Western Sahara
The Unrepresented Nations and Peoples Organization (UNPO) strongly objects to the recent announcement that the United States of America (USA) may recognize Morocco’s unlawful assertion sovereignty over Western Sahara. Such an action, if it comes to pass, would be a denial of the right to self-determination of the Sahrawi people in direct contravention of United Nations resolutions and threatens to undermine ongoing peace processes, inflame an already tense situation, and could have broader implications for international peace and security and the rights to self-determination of unrepresented nations and peoples everywhere.
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Communiqué de l'UFP à propos de l'accord de normalisation des relations Maroc-Israël
UFP – Les médias internationaux ont largement relayé, ces dernières heures, un communiqué de l’administration Donald Trump qui proclame la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental.
Cette décision incongrue traduit une volonté manifeste d’ offrir un succès diplomatique à l’entité sioniste usurpatrice aux dépens des peuples de notre région en attisant les tensions et les contradictions entre les peuples arabes en violation des résolutions et des usages internationaux.
Cette décision est surtout en contradiction avec le rôle de la communauté internationale qui a vocation à rechercher la paix et une solution pacifique au conflit entre le Maroc et le front Polisario plutôt que de jeter de l’huile sur le feu comme le fait Donald Trump dans ses derniers jours à la maison blanche dans le but d’imposer le fait accompli et de raviver les tensions pour étendre l’influence d’Israël et cautionner ses crimes et exactions contre le peuple palestinien frère.
Devant ces développements graves, l’Union des Forces de Progrès affirme :
– Son soutien indéfectible au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ;
– Son appui à la position de neutralité constructive de la Mauritanie vis-à-vis des belligérants : le royaume du Maroc et la République arabe sahraouie démocratique ;
– Son appui à tous les efforts visant à trouver une solution pacifique et négociée au conflit ;
– Son appel à la communauté internationale afin qu’elle s’implique davantage pour faire taire les armes et instaurer une paix durable sur la base du droit du peuple Sahraoui à l’autodétermination ;
– Sa condamnation ferme de la décision de Donald Trump et appel à la nouvelle administration démocrate pour qu’elle la désavoue et qu’elle s’insère dans la dynamique internationale de recherche d’une paix durable dans la région.
Nouakchott, le 11 décembre 2020
La présidence
#SaharaOccidental #Maroc #Marruecos #Polisario #WesternSahara
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Opinion: A possible Algeria-Morocco conflict over annexation of Western Sahara (Sahrawi Arab Democratic Republic – SADR)
Today President Donald J. Trump through the “deal” or “agreement” made between the Kingdom of Morocco and Israel. Have ensured that the Kingdom can annex the “Southern” provinces or Western Sahara or the Sahrawi Arab Democratic Republic. Because of the support of the Polisario Front, the government in-exile have claimed the independence and own state. However, the Kingdom of Morocco have claimed it after Mauritania “left it”.
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Trump devuelve el Sáhara Occidental a la agenda internacional
El anuncio de Donald Trump de convertir a Estados Unidos en el primer país occidental en reconocer la soberanía marroquí sobre el Sáhara Occidental pone en la agenda internacional un conflicto que lleva décadas encallado en la ONU. Llega además en un momento de renovada tensión en la zona, con la intervención de Marruecos en la zona desmilitarizada de Guerguerat, en la frontera con Mauritania. El Frente Polisario, el movimiento independentista saharaui, ha condenado con dureza este movimiento unilateral sin precedentes que supone un espaldarazo extraordinario a Marruecos en lo que considera su “causa nacional”.
Para Eduard Soler, investigador del CIDOB, el Sáhara empezó a volver a la actualidad con la decisión de los Emiratos Árabes Unidos de abrir su consulado en el Sáhara Occidental el pasado 4 de noviembre. Los EAU son un “actor con mucho peso” y su decisión, que fue seguida de otros pequeños países, “hizo que Marruecos se sintiera reforzado” para “romper el statuo quo y lanzar la operación en Guerguerat”, afirma. Este experto considera “importantísimo” el paso dado por Estados Unidos, al tratarse de una decisión que la próxima Administración de Joe Biden probablemente no revertirá. Soler destaca que Rabat no hubiera aceptado nunca una normalización con Israel que genera tensiones internas sin una “recompensa elevadísima”, como ese reconocimiento.
Descolonización interrumpida
El Sáhara occidental, antigua colonia española es uno de los 17 “territorios no autónomos” bajo supervisión del comité especial de descolonización de la ONU, a la espera de una solución definitiva. La descolonización fue interrumpida en 1975, cuando España, con Franco agonizante, abandonó el territorio en manos de Marruecos y Mauritania, tras la Marcha Verde de 350.000 marroquís sobre el territorio y conforme a los Acuerdos de Madrid, no válidos según el Derecho Internacional. En virtud de esos acuerdos, no reconocidos internacionalmente, España cedió a Marruecos el norte y el centro del territorio. El sur fue para Mauritania.
El Frente Polisario proclamó en 1976 la independencia, creando la República Árabe Saharaui (RASD), reconocida hasta el momento por más de 80 países. Marruecos ocupa actualmente el 80% del territorio, sin que su soberanía sea reconocida por la ONU . La RASD administra la región del este no controlada por Marruecos, la cual denomina Zona Libre. Un muro de 2.700 kilómetros construido por Marruecos en la década de los 80 separa las dos zonas. Entre 100.000 y 200.000 saharuis viven refugiados en los campos de Tinduf, en la vecina Argelia.
Después de 16 años de guerra, el Polisario y Marruecos firmaron un alto el fuego en 1991 y acordaron el despliegue de una fuerza de la ONU, la Minurso, para preparar la celebración de un referéndum. Esa consulta sigue sin celebrarse 30 años después, primero por discrepancias en torno al censo y después por la negativa de Rabat a aceptar la consulta, ofreciendo solo una autonomía.
Hace ya años que el diálogo se encuentra en punto muerto, ya no se habla de la posibilidad de un referéndum, sino de “alcanzar una solución una solución política, justa duradera y aceptable”. En el 2019 dimitió el emisario especial del secretario general de la ONU, Horst Köhler, sin que haya sido sustituido todavía.
El paso dado por Estados Unidos supone una sacudida en los equilibrios internacionales alrededor de ese conflicto ante la inoperatividad de la ONU. Más allá instalarse en una lógica de apoyo a los marroquís o a los saharauis, ningún gran país había optado por un pronunciamiento tan claro.
El reconocimiento de Trump de la soberanía marroquí sobre el Sáhara causa un terremoto político
Francia era hasta ahora el principal sostén de Rabat en los foros internacionales pero es difícil que siga los pasos de Washington y opte por el choque frontal con Argelia, el otro gran peso regional del Magreb, y apoyo del Frente Polisario. Un posicionamiento francés arrastraría a la UE, afirma Soler, que subraya también el “pequeño margen de maniobra que tiene España en este asunto”, por la relación con Marruecos y las implicaciones internas que tiene el asunto, con una división de opiniones manifiesta entre los socios del Gobierno, el PSOE y Podemos.
Marruecos insiste que es el Consejo de Seguridad de la ONU donde se ha de buscar la solución al conflicto. El Gobierno de España fía esta solución al secretario general pero el espaldarazo de Estados Unidos a Marruecos refuerza extraordinariamente a Rabat, que con el paso del tiempo ha conseguido ir sumando cada vez más adeptos a sus intereses.
El periódico, 10 dic. 2020







