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  • Trafic de drogue, milices et résilience: El Guerguerat, la frontière du Sahara Occidental envahie par le Maroc

    Depuis deux décennies, le Maroc a utilisé ce passage frontalier entre le Sahara occidental et la Mauritanie pour aggraver les tensions avec le Front Polisario.

    David Bollero

    Depuis le 21 octobre dernier, un grand groupe de civils sahraouis a bloqué le poste-frontière d’El Guerguerat qui relie le Sahara occidental à la Mauritanie. L’objectif du blocus est double, d’une part, attirer à nouveau l’attention internationale sur la situation dramatique que traverse le peuple sahraoui depuis 45 ans et, d’autre part, arrêter le trafic illicite de marchandises – y compris le trafic de drogue – qui a lieu en ce passage frontalier qui, selon le Front Polisario, viole les accords conclus dans le cadre de l’ONU.

    Le Guerguerat, comme le reste du Sahara occidental, n’appartient pas légalement au Maroc. La différence, en outre, réside dans le fait que même le royaume alaouite ne l’assume pas, puisque selon les accords militaires conclus par les deux parties, la région se trouve dans la soi-disant zone de séparation. En fait, ces accords n’établissent que quatre points sur lesquels on peut passer d’un côté du soi-disant «mur de la honte» à l’autre et El Guerguerat n’en fait pas partie, comme l’a rappelé le Front Polisario MINURSO (Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental, Colin Stewart.

    Malgré cela, ce passage frontalier est devenu une route courante utilisée même par les pêcheurs espagnols qui déchargent leurs prises dans la ville mauritanienne de Nouadhibou et de là les transportent en camions à travers le Sahara occidental et le Maroc jusqu’à la péninsule. . Selon les autorités sahraouies, le trafic de marchandises, dont beaucoup résultent de pillages illégaux auxquels le Sahara occidental est soumis, ne passe aucun contrôle ou inspection douanière en raison de la passivité internationale et de l’intérêt du gouvernement marocain.

    Le 6 septembre dernier a marqué le 29e anniversaire de la signature du cessez-le-feu qui a mis fin à 16 ans de guerre entre le Front Polisario et le Maroc. Bien qu’en 1991, le “Mur de la honte”, long de 2 700 kilomètres, avait déjà divisé le Sahara occidental en deux, avec plus de sept millions de mines antipersonnel à proximité, lorsque le cessez-le-feu est entré en vigueur, cette région était légalement un territoire unifié. Le maintien du mur a été adopté comme une simple mesure de séparation entre les deux armées en attendant la célébration du référendum d’autodétermination. Près de trois décennies et 45 ans se sont écoulés depuis que le peuple sahraoui a été dépouillé de ses terres.

    Un extrême qui a été ratifié lors de réunions ultérieures, comme c’est le cas du troisième cycle de pourparlers directs qui s’est tenu à Lisbonne, au Portugal, le 29 août 1997, dans lequel il est souligné que «cet accord ne changera en rien, il n’affectera ni ne modifiera en aucun cas les frontières internationalement reconnues du Sahara occidental et ne servira pas de précédent pour affirmer qu’il y a eu des changements ou des altérations à leur sujet. ” Malgré cela, le Maroc essaie périodiquement d’étendre ses dominions vers le sud.

    Deux décennies de provocation

    La controverse avec cette étape n’est pas nouvelle. Dans le souvenir le plus récent, il y a les mobilisations qui ont eu lieu en 2016, lorsque le Maroc a tenté d’asphalter à cet endroit la piste de terre qui se dirige vers la Mauritanie. Le Front Polisario a ensuite dénoncé la violation du cessez-le-feu, une circonstance initialement niée par le Maroc et la MINURSO, jusqu’à ce que l’agence de presse Associated Press divulgue un document confidentiel de l’ONU dans lequel il a été révélé qu’en effet, le Maroc commis une telle infraction.

    Cependant, ce n’est qu’en février 2017 que le Maroc a décidé de retirer ses troupes, éteignant ainsi les tambours de guerre. Deux mois plus tard, dans la résolution 2351 du 28 avril, le Conseil de sécurité a déclaré que «la récente crise dans la zone de séparation de Guerguerat soulève des questions fondamentales liées à l’accord de cessez-le-feu».

    Cependant, l’intention du Maroc de construire une autoroute n’a pas commencé en 2016. Il est nécessaire de remonter près de deux décennies, jusqu’en 2001, lorsque, comme détaillé dans le rapport du Secrétaire général Kofi Annan S / 2001/398, ” Le 15 mars 2001, les autorités militaires marocaines ont informé la MINURSO de leur intention de commencer à construire une route goudronnée dans le coin sud-ouest du Sahara occidental, à travers la zone de séparation de 5 kilomètres, jusqu’à atteindre la Mauritanie près de Nouadhibou “.

    Violation de l’accord militaire

    Selon ce rapport, le représentant spécial de l’époque, William Eagleton, ainsi que le chef de la MINURSO, le général Claude Buze, “ont averti leurs contacts civils et militaires marocains que le projet de construction de la route soulevait des questions difficiles et impliquait des activités. cela pourrait constituer des violations de l’accord de cessez-le-feu. “

    Depuis lors, le Front Polisario a dénoncé non seulement l’accord de cessez-le-feu qui est entré en vigueur le 6 septembre 1991 (il y a 29 ans) et qui a mis fin à 16 ans de guerre, mais également violé Aussi accord militaire numéro 1. Ce dernier document, signé entre le Front Polisario et la MINURSO en décembre 1997 et entre le Maroc et la MINURSO en janvier 1998, complète celui du cessez-le-feu.

    Les accords militaires divisent le Sahara occidental en cinq zones: deux zones réglementées (à 25 kilomètres à l’est du mur de la honte et à 30 kilomètres à l’ouest de celui-ci), deux autres zones de restriction partielle couvrant le reste du Sahara occidental et une zone de Séparation de 5 kilomètres de large à l’est du mur, où se trouve El Guerguerat, où l’entrée de personnel ou d’équipement de l’armée royale marocaine est considérée comme une violation des accords.

    Le Front Polisario dénonce désormais le déploiement d’un contingent de la Gendarmerie royale marocaine déguisé en civils, ainsi que la présence dans la zone de hauts commandants militaires du royaume alaouite, ce qui représente une autre violation grave du cessez-le-feu et ouvre encore plus la possibilité d’une “nouvelle guerre totale dans la région”, selon le représentant légitime du peuple sahraoui.

    Les événements rappellent dramatiquement un autre événement tragique qui a lieu en novembre: les dix ans du massacre de Gdeim Izik, le démantèlement du camp de protestation pacifique installé à l’extérieur d’El Aaiún, qui a laissé derrière lui la mort des Sahraouis. Nayem Elgarhi, 14 ans, en plus d’une longue liste de prisonniers politiques qui risquent 20 et 30 ans de prison et la réclusion à perpétuité, et la torture aux mains du Maroc.

    De contraction à contraction

    Les affrontements majeurs d’El Guerguerat ont toujours été associés à des polémiques parallèles au conflit central, à savoir la violation du droit international par le Maroc, qui continue d’occuper illégalement un territoire qui ne lui appartient pas.

    En 2016, le climat était déjà tendu à l’époque, non seulement parce qu’en début d’année les soldats marocains avaient abattu Ashmad Djuli, un berger sahraoui qui gardait son bétail à proximité du «Mur de la honte», mais aussi parce que le Ensuite, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a décidé de se rendre au Sahara occidental avant la fin de son mandat. Cette visite et ayant qualifié la présence du Maroc dans cette région d ‘”occupation” a conduit le Maroc à expulser 73 membres de la MINURSO.

    Le terme «occupation» a irrité Mohamed VI alors que, en pleine guerre et toujours avec son père Hassan II à la tête du royaume, l’Assemblée des Nations Unies se prononçait dans ces mêmes termes. Dans sa résolution 34/37 du 21 novembre 1979 et “après avoir examiné en profondeur la question du Sahara occidental”, l’ONU a réaffirmé “le droit inaliénable du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination”, reconnaissant la “légitimité de la lutte qu’il libère d’exercer ce droit conformément aux dispositions des résolutions pertinentes de l’Organisation des Nations Unies et de l’Organisation de l’unité africaine >>. En outre, la résolution a également profondément déploré «l’aggravation de la situation, conséquence de l’occupation persistante du Sahara occidental par le Maroc et l’extension de cette occupation au territoire récemment évacué par la Mauritanie».

    Une MINURSO inefficace

    En revanche, ce climat de tension n’a en rien été atténué par le dernier renouvellement du mandat de la MINURSO, le 30 octobre. Dans ce renouveau, aucune mention n’est même faite du référendum d’autodétermination qui, comme son nom l’indique, est le but de cette mission de paix. De plus, elle reste la seule mission de maintien de la paix des Nations Unies qui, malgré les demandes répétées du Front Polisario, n’envisage pas de garantir le respect des droits de l’homme.

    Au fil des années, la passivité des Nations Unies face à cette question a provoqué le découragement du peuple sahraoui, qui n’est plus satisfait que l’instance internationale exprime sa << profonde inquiétude face aux épreuves constantes subies par les réfugiés sahraouis et sa dépendance à l’aide humanitaire extérieure. ” Des faits dénoncés à plusieurs reprises, comme le fait que les mêmes véhicules de la MINURSO portent des plaques d’immatriculation marocaines, ne suggèrent pas l’impartialité, comme en témoigne le rapport du Secrétaire général Ban Ki-moon sur la situation concernant le Sahara occidental S / 2015/246, dans lequel il est indiqué que «la perception de l’impartialité de la MINURSO et des Nations Unies continue d’être affectée par le fait que les véhicules de la MINURSO circulent avec des plaques d’immatriculation marocaines à l’ouest de la berme [le mur]». Un fait qu’on a même vu ces jours-ci à El Guerguerat, malgré le fait que l’engagement du Maroc auprès de la MINURSO d’échanger toutes ces plaques contre celles de l’ONU date de 2014.

    Des rapports, même antérieurs à la résolution 690 du Conseil de sécurité établissant définitivement la MINURSO, comme ceux du Secrétaire général Javier Pérez de Cuéllar, S / 22464 et S / 21360, tous deux datant de 1990, dans lesquels Il a défini le rôle de cette mission de maintien de la paix et les phases du référendum avec lesquelles “le peuple du Sahara occidental choisira librement et démocratiquement entre l’indépendance et l’intégration avec le Maroc” ou même détaillé la manière dont le recensement devait être effectué. , ayant “le droit de vote à tous les indigènes du Sahara occidental, âgés de 18 ans ou plus, qui sont inscrits au recensement effectué par les autorités espagnoles en 1974 et qui se trouvent actuellement sur le territoire ou sur 61 en tant que réfugiés ou pour une autre raison, “accorder aux prisonniers” une amnistie générale et complète “.

    À l’heure actuelle, et malgré les dénonciations continues d’organisations internationales telles qu’Amnesty International ou Democracy Now!, Le Maroc viole les droits humains au Sahara Occidental et expulse les militants et les journalistes qui tentent de documenter de telles exactions. 

    Source : Publico.es, 14 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • L’AFP met à nu les fake news du Maroc sur la guerre au Sahara Occidental

    En quête d’éléments pour démentir les communiqués militaires du Front Polisario sur ses attaques contre le mur de la honte et de la lâcheté, les services secrets marocains ont diffusé une vidéo datant du mois de février 2020 dans laquelle on voit une groupe d’orpailleurs prendre la fuite pour échapper à l’armée algérienne. Les faits ont eu lieu à Tamanrasser, dans les frontières avec le Mali.

    Pour cacher la défaite de leur armée au Sahara Occidental, les services de désinformation du royaume du Maroc n’ont pas hésité à présenter les individus qui apparaissent sur la vidéo comme des combattants du Front Polisario en fuite face aux attaques de l’armée marocaine.

    Le fait n’a pas échappé aux reporters de l’agence de presse française. “Nous n’avons pas pu vérifier les circonstances exactes de ces images. Toutefois, leur présence en ligne depuis plusieurs mois écarte toute relation avec la reprise du conflit au Sahara occidental”, précise l’AFP dans une dépêche.

    Tags : Sahara Occidental #SaharaOccidental #FrontPolisario #Maroc Maroc

  • Pravda : Le retour à la guerre au Sahara Occidental est le résultat de la trahison de la communauté internationale

    Le 13 novembre, l’armée marocaine a violé le cessez-le-feu ratifié entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc, pénétrant dans la zone tampon du Guergarat et attaquant des civils sahraouis, hommes, femmes et enfants, qui s’y trouvaient depuis le 21 octobre. dans une manifestation pacifique contre l’occupation marocaine.

    Cette agression qui, selon le gouvernement marocain, visait à débloquer le trafic des camions est une violation flagrante de l’accord militaire nr. 1 et la route à laquelle ils se réfèrent est une route illégale construite en violation de l’accord susmentionné, qui a fait l’objet de multiples avertissements de la part des secrétaires généraux de l’ONU et du Conseil de sécurité.

    Cependant, António Guterres a commencé à changer la terminologie et à parler de la circulation des marchandises et des personnes faisant référence à la route illégale. Dans son dernier rapport d’octobre, il qualifiait également la situation au Sahara occidental de calme, le rapport du Conseil de sécurité reprenant cette terminologie. La Fédération de Russie en tant que membre permanent du Conseil de sécurité et l’Afrique du Sud en tant que membre du CS se sont abstenues de voter et ont publié des déclarations de vote dénonçant les échecs dans le processus de discussion et d’approbation des rapports sur le Sahara occidental.

    Lorsque le SG Guterres s’inquiète de la normalisation du trafic de biens et de personnes, la question suivante se pose: Le mur militaire marocain de 2720 km de long qui transforme les territoires occupés du Sahara Occidental en la plus grande prison à ciel ouvert du monde et sans la liberté de mouvement inquiète Monsieur le Secrétaire Général?

    La situation dans les territoires occupés est marquée par des violations quotidiennes du droit international, du droit international humanitaire et de la Convention de Genève depuis la première minute de l’invasion en 1975 jusqu’à aujourd’hui. Enlèvements, détentions arbitraires, violations, appauvrissement forcé, disparitions forcées, destruction de maisons et de biens, invasions de maisons, négligence médicale intentionnelle et torture ne sont que quelques-uns des aspects du visage de l’occupation marocaine. Mais la situation dans les territoires occupés n’est pas seulement une situation de répression, c’est aussi une résistance active non violente de la part des Sahraouis qui, malgré tous les risques, continuent de descendre chaque jour dans les rues de toutes les villes pour réclamer la fin de l’occupation.

    Le changement démographique avec l’introduction de colons marocains qui reçoivent des salaires plus élevés que ceux qu’ils recevraient au Maroc, ainsi que des avantages fiscaux et des biens subventionnés est une violation de la Convention de Genève – encore une autre que le Maroc commet en toute impunité.

    Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un retour à la guerre, non pas parce que les Sahraouis le souhaitaient, mais parce que l’action du Maroc, la violation du cessez-le-feu et l’inaction conséquente des Nations Unies ont obligé les Sahraouis à défendre leurs civils et leur terre.

    Les forces armées sahraouies ont pu, avec beaucoup moins de conditions qu’actuellement, gagner la guerre qui a conduit le Maroc à l’acceptation de la signature de l’accord de cessez-le-feu et du référendum en 1991, qui n’a malheureusement pas encore été mis en œuvre. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une situation différente, mais sans que le peuple sahraoui change son désir de voir son droit à la souveraineté et à l’autodétermination définitivement mis en œuvre et avec la détermination de suivre les affrontements jusqu’à ce que l’autodétermination ait lieu. Aujourd’hui ils ont le soutien de plus de pays et dans un contexte totalement différent de 1975 où une grande partie de l’Afrique était en voie de décolonisation, les médias et surtout les réseaux sociaux ne permettent pas aujourd’hui au gouvernement marocain de faire taire les atrocités. La situation interne du Maroc, tant politique qu’économique, affaiblit le Royaume. Conflits internes, sécheresse, Covid, rupture des revenus du tourisme, et maintenant la fermeture de la brèche illégale au Guergarat est l’une des portes pour l’exportation de drogues du Maroc et des ressources naturelles sahraouies illégalement pillées.

    Jusqu’à présent, les opérations militaires favorisent clairement le Front Polisario et nous ne savons pas comment la situation va évoluer dans les prochaines semaines, mois. Néanmoins, il appartient au Conseil de sécurité de changer la situation actuelle en se conformant aux résolutions des Nations Unies qui ont été publiées au cours de 45 ans de conflit, dont 29 avec un cessez-le-feu et une patience illimitée de la part des Sahraouis qui, malgré trahis par la communauté internationale, ils ont toujours travaillé pour parvenir à une solution politique. La guerre au Sahara occidental aura des conséquences désastreuses sur la paix et la sécurité dans la région.

    Cette attente et cette patience des Sahraouis ont peut-être été mal interprétées par beaucoup, comme un signe de faiblesse et de fragilité, bien au contraire, les Sahraouis ont renforcé leur présence dans la sphère diplomatique et préparé les jeunes générations aux nouveaux défis.

    L’Algérie, pays voisin à la fois du Maroc et du Sahara occidental, a connu ce mois-ci un changement important de sa constitution qui permet désormais, si nécessaire, de participer à des missions de paix et de sécurité à l’étranger avec une intervention militaire.

    Le ministre namibien des relations internationales et de la coopération, Netumbo Nandi-Ndaitwah, a déclaré cette semaine que l’action du Maroc est une violation de décennies d’un accord de cessez-le-feu qui a le potentiel de nuire à la paix et à la prospérité du continent et condamné l’attaque.

    L’Afrique du Sud s’est également exprimée dans une lettre au Conseil de sécurité dans laquelle elle met en garde contre la situation et rappelle que la question du Sahara occidental relève du respect du droit international et des résolutions des Nations Unies précisant qu’elle soutient la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum en Le Sahara occidental, dont le mandat principal, établi par la résolution 690 (1991) du Conseil de sécurité et toutes les résolutions ultérieures, est d’organiser un référendum libre et équitable sur l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.

    Ces dernières semaines, le Front Polisario, le mouvement de solidarité internationale, des ONG, des universitaires et des personnalités du monde entier ont alerté le Secrétaire général et le Conseil de sécurité non seulement sur la situation explosive au Guergarat mais aussi sur la situation dans les territoires occupés, sans paraître s’être produite. tout effet.

    La diaspora sahraouie est également mobilisée et active.

    La position des Sahraouis est claire: ils ne donneront pas de répit tant qu’ils n’auront pas libéré leur pays et, comme le Dr Sidi Omar, représentant du Front Polisario aux Nations Unies, a déclaré que le retour à la guerre était imposé aux Sahraouis, mais tout ce que le peuple sahraoui ce que vous voulez, c’est avoir la possibilité de vivre librement sur vos terres en paix avec tous vos voisins y compris le Maroc.

    Source : Pravda, 19 nov 2020


  • Sahara occidental: tensions après 29 ans de trêve

    par Anna Lucia Angelillo

    29 ans après le cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario au Sahara Occidental, les tensions refont surface. Chacun défend ses raisons, mais est-il possible qu’après 30 ans, il n’y ait pas eu de progrès?

    Au matin du 13 novembre, le cessez-le-feu conclu avec l’accord de paix entre le Maroc et le Front Polisario (Front de libération du Sahara occidental), en vigueur depuis 1991, a été violé: les troupes marocaines sont intervenues militairement contre Des manifestants sahraouis dans une zone du sud du pays qui, selon les accords, devait rester démilitarisée, ce qui a conduit à une réaction du Front Polisario dans les jours suivants.

    Le Sahara occidental , situé au nord-ouest du continent africain, est toujours considéré par les Nations unies aujourd’hui comme un territoire non autonome, c’est-à-dire une colonie, largement occupée (75%) par le Maroc voisin . Un mur de plus de 2700 km de long, érigé par le Maroc dans les années 1980, sépare encore les zones côtières de pêche et les zones intérieures riches en phosphates, occupées par le Maroc, du reste du Sahara occidental, essentiellement désertique.

    Le conflit remonte aux années 1970, lorsque lors du processus de décolonisation du continent africain, les Nations Unies ont invité l’Espagne, puissance coloniale du pays depuis 1884, à quitter le territoire et à négocier l’indépendance avec les sahraouis, habitants du pays. Cependant, avec le départ des Espagnols en 1975, le roi du Maroc de l’époque, Hassan II, a revendiqué le territoire comme marocain (comme avant la période coloniale espagnole) et a occupé le pays, malgré une décision de la Cour internationale de Justice qui a nié cette affirmation.

    Des milliers de Sahraouis ont fui vers l’Algérie où ils ont établi un État en exil et le Front Polisario a commencé à se battre contre les occupants.

    En 1991, le Conseil de sécurité des Nations Unies a réussi à négocier un cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario . L’une des conditions était la promesse d’un référendum dans lequel les sahraouis pourraient décider entre l’indépendance, l’intégration au Maroc ou une condition intermédiaire, et à cet effet une Mission de maintien de la paix des Nations Unies (Minurso) a été créée, qui avait également pour mandat de appliquer le cessez-le-feu.

    Cependant, 29 ans après la signature de l’accord, les Sahraouis n’ont pas encore été en mesure de décider de leur sort et le cas du Sahara occidental est devenu au fil du temps un conflit oublié.

    Un ensemble de sentiments de frustration et de colère, dus à l’échec des Nations Unies à intervenir depuis 30 ans pour le début du référendum et pour le blocage du pillage des ressources naturelles, a conduit la société civile sahraouie à donner vie à des manifestations. , qui a débuté le 21 octobre à El Guerguerat, dans le sud du pays, non loin de la frontière avec la Mauritanie, dans l’une des zones démilitarisées, utilisée, selon les autorités sahraouies, pour l’exportation de ressources naturelles et de drogue par le Maroc .

    Ainsi, aux premières heures du 13 novembre, l’armée marocaine est intervenue contre les manifestants sahraouis pour reprendre le contrôle d’El Guerguerat , violant ainsi le cessez-le-feu en vigueur depuis 1991. Naturellement, pour les militaires marocains, les violateurs sont les Sahraouis.

    Après l’intervention militaire du 13 novembre, Brahim Ghali, président en exil de la République sahraouie , basé dans le camp de réfugiés de Tindouf, en Algérie, et secrétaire général du Front Polisario, a décrété la fin de l’engagement de cessez-le-feu et la reprise de la lutte armée, tenant le Maroc pour responsable de l’attaque d’El Guerguerat.

    Entre le 14 et le 15 novembre, l’armée populaire sahraouie a lancé des attaques synchronisées contre diverses bases et positions marocaines, principalement le long du mur qui borde la partie occupée. Les attaques se sont poursuivies les 18 et 19 novembre, ce qui a gravement endommagé les défenses marocaines.

    La question ne sera pas simple , mais trois décennies sans même un pas en avant semble trop.

    Source : Citta Nuova

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc

  • Quand le Maroc appelle au secours… la Russie

    Alors qu’il pensait réaliser « une simple opération de police » et rouvrir une brèche dans le « mur de la honte » pour écouler les produits du pillage des ressources sahraouies et des quantités considérables de drogues, le Maroc, quoiqu’en dise sa propagande est au bord de la panique, multipliant les appels au secours à ses protecteurs traditionnels, mais aussi et surtout à des pays opposés fermement à son occupation coloniale du Sahara occidental.

    Ainsi le ministère russe des Affaires étrangères a révélé le contenu d’un appel téléphonique entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le ministre marocain des Affaires étrangères à la demande de ce dernier. La discussion a porté sur la situation actuelle au Sahara occidental, où la partie russe a affirmé sa position de principe, à savoir la nécessité de résoudre le problème du Sahara occidental conformément au droit international et par des négociations diplomatiques.

    Le ministère russe des Affaires étrangères a appelé le Maroc et le Front Polisario au « calme » et à « éviter l’escalade ». D’autre part les combattants sahraouis poursuivent le bombardement des sites de l’armée royale le long du mur de défense marocain, faisant des dégâts humains et matériels indique le communiqué militaire numéro 5 de ALPS, en attendant le bilan des opérations des dernières 24 heures. Il faut relever que les combattants de ALPS intensifient leurs attaques « jour après jour », suite à la violation par le Maroc de l’accord de cessez-le-feu signé entre le Front Polisario et le royaume du Maroc en 1991 sous l’égide des Nations unies.

    « Les frappes ont ciblé le point d’alerte 51 du bataillon n 29 dans le secteur d’Amgala, en sus du bombardement de la base n 19 au secteur d’El Mahbes et la base 08 du bataillon 70. D’autre part, les forces militaires marocaines ont échoué à ériger une barrière de sable en dehors de la zone d’El-Guerguerat, quatre jours après la fin de la circulation dans cette région, du fait des frappes de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) et la mise en garde contre tout transit par la brèche illégale.

    Selon des médias sahraouis, les autorités marocaines ont utilisé six (6) engins pour ériger une barrière de sable à l’est de la brèche, quelques jours après l’échec de la mission pour laquelle le roi marocain avait donné à ses forces le feu vert.
    M. B.

    Le Courrier d’Algérie, 19 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental, #Maroc, Sahara Occidental #Polisario #Russie

  • Sahara Occidental : Le soutien de l’Algérie, peuple et gouvernement, réaffirmé

    RENCONTRE DE SOLIDARITé ET D’APPUI AUX SAHRAOUIS : Le soutien de l’Algérie, peuple et gouvernement, réaffirmé

    Lors de son intervention à l’ouverture de la rencontre de solidarité et de soutien au peuple sahraoui, organisée par le Rassemblement national démocratique (RND) à son siège à Alger, le secrétaire général du parti, Tayeb Zitouni, a réitéré le soutien de son parti et de tout le peuple algérien au peuple sahraoui qui lutte pour son indépendance contre un occupant qui fait fi de toutes les résolutions onusiennes portant le droit du peuple sahraoui à son autodétermination. M. Zitouni a appelé, en outre, l’Onu à assumer ses responsabilités pour imposer le respect du cessez-le-feu entre les parties en conflit, ainsi que la relance de la mission de la Minurso dont le rôle est justement l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination du Sahara occidental pour libérer la dernière colonie en Afrique.

    Prenant la parole, l’ambassadeur sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, a, après avoir salué le soutien indéfectible de l’Algérie pour la cause sahraouie, rappelé que le peuple sahraoui est un peuple pacifique, qui a à plusieurs reprises soulevé pacifiquement les violations marocaines contre ses citoyens, terres et ressources, mais aucune partie n’a fait quoi que ce soit pour stopper les agressions marocaines.

    « La récente offensive marocaine est la goutte qui a fait déborder le vase. Le peuple sahraoui a réagi violemment pour défendre ses terres et son peuple. Une réaction qui a surpris l’occupant qui cherche à présent une sortie, du moins, honorable, en affirmant qu’il est pour le cessez-le-feu et l’arrêt des hostilités. Mais nous avons été trahis par le passé, lors de la signature du premier cessez-le-feu en 1991 alors que tous les pronostics militaires plaidaient en notre faveur à cette époque. Maintenant que ce cessez-le-feu est rompu, après l’agression marocaine, les choses vont sûrement bouger et ça va déboucher inévitablement sur la tenue du référendum », a-t-il déclaré lors de son intervention. De son côté, le président du comité algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, Saîd Ayachi, a rappelé que l’Algérie est également visée du fait que l’agression marocaine est à un jet de pierre de nos frontières, et que ce pays occupe illégalement un territoire qui ne relève pourtant pas de sa souveraineté. Et les nombreuses résolutions internationales reconnaissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination en est la parfaite illustration sur le caractère illégal de cette occupation.

    L’intervenant tient le Maroc pour responsable du blocage du processus de paix dans la région, affirmant que c’est Rabat qui sape la Minurso qui est chargée d’organiser le référendum. Et la nomination d’un nouvel envoyé spécial de l’Onu tarde à venir, alors que sans cet émissaire onusien les négociations entre les deux parties ne peuvent pas reprendre car c’est lui qui a la charge de redynamiser ce processus.

    « Depuis 29 ans, les Sahraouis ne cessent d’alerter l’opinion internationale sur les fulgurantes violations marocaines dans les territoires occupés mais aucune partie n’a réagi pour les condamner.

    Et après la récente agression à Guerguerat, le peuple s’est révolté pour défendre son intégrité territoriale », a-t-il affirmé, tout en endossant l’entière responsabilité de cette escalade à l’Onu, et au Conseil de sécurité qui n’ont pas assumé leurs responsabilités dans ce conflit.

    La représentante du Réseau des journalistes algériens de soutien au peuple sahraoui (CJASPS), Karima Bennour, a, pour sa part, souligné le rôle prépondérant de la corporation dans la défense des droits des Sahraouis, et de tous les peuples opprimés de par le monde à travers les révélations au grand jour de toutes les souffrances infligées à ce peuple frère qui, pourtant, ne revendique d’un droit international qui est le droit à l’autodétermination pour le peuple sahraoui. Un droit, a-t-elle ajouté, que les journalistes doivent défendre et adopter pour soutenir toutes les causes justes comme celle du peuple sahraouie.
    B. O.

    Le Courrier d’Algérie, 19 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Algérie #Polisario #Maroc

  • Espagne : Podemos insiste sur la nécessité de s’impliquer pour parvenir à l’autodétermination du Sahara Occidental

    Goméz-Reino a appelé à collaborer entre tous pour “parvenir à la meilleure solution possible, qui passe par le respect dles droits de l’homme”.

    Le député de Unidas Podemos et porte-parole de la Galicia en Común, Antón Gómez Reino, a insisté sur la nécessité de s’impliquer pour que le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui puisse être respecté, comme mandaté par l’ONU.

    Cela a été indiqué dans des déclarations adressées aux médias, une fois l’Intergroupe d’amitié avec le peuple sahraoui créé, auquel il participe.

    C’est un groupe de travail qui rassemble 13 députés de huit formations politiques et dont le but est de rechercher des solutions pacifiques à la cause sahraouie, conformément aux résolutions des Nations Unies sur ce sujet.

    Goméz-Reino a appelé à collaborer entre tous pour “arriver à la meilleure solution possible, qui passe par le respect des droits de l’homme du peuple sahraoui et le mandat, qui émane du droit international et des résolutions des Nations Unies, du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui “.

    Dans le même temps, le parlementaire Unidas Podemos a souligné que “réussir la paix à Guerguerat est également positive pour la situation géopolitique au Maghreb”.

    Ce même mercredi, Podemos a publié un communiqué dans lequel il dit que le Gouvernement doit demander aux Nations Unies d’organiser un référendum sur l’autodétermination du Sahara occidental, avec un “calendrier”, un recensement équitable “et des” garanties “du respect du résultat de la consultation, et qu’il ne suffit pas de «demander la cessation des hostilités» dans la région.

    A partir de la formation, ils ont insisté sur la nécessité d’avancer dans cette concertation après les tensions dans la région de Guerguerat, soutenant que le Maroc a rompu le cessez-le-feu avec le Front Polisario en envoyant des troupes militaires.

    Source : cope.es, 19 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Espagne

  • Le Sahara, dernière injustice géopolitique du néocolonialisme européen et américain

    Les intérêts géopolitiques des puissants causent douleur, souffrance, famine, mortalité et oppression à des millions de personnes à travers la planète. Des millions de personnes piégées dans un réseau étouffant d’intérêts. Le Sahara en est peut-être le meilleur exemple.

    Luis Gonzalo Segura

    La “transition” sahraouie: de la dictature franquiste à la marocaine

    Le Sahara occidental est passé le 6 novembre 1975 de la dictature espagnole à la dictature marocaine après la Marche verte promue par Hassan II, qui a réussi à mobiliser plusieurs centaines de milliers de personnes. Ou plus précisément, il faut dire qu’une partie du Sahara Occidental a fait cette transition particulière, car si le centre et le nord de la région ont été cédés à la dictature marocaine, le sud s’est retrouvé entre les mains de la Mauritanie. Tout cela, bien sûr, avec l’accord des États-Unis, sinon avec leurs chuchotements.

    Cette distribution du gâteau – 266000 kilomètres carrés, la moitié de l’Espagne -, si typique des diners occidentaux, n’a pas pris en compte l’opinion des sahraouis eux-mêmes, qui ont vu la couleur des drapeaux changer et la lignée de leur dictateur sans leur consentement. Car le Front Polisario, né peu avant, en 1973, avait revendiqué l’indépendance du Sahara Occidental vis-à-vis de l’Espagne, dont il exerçait l’administration coloniale depuis la fin du XIXe siècle, mais pas pour devenir la colonie d’une autre dictature.

    Dans ce contexte, alors que le Front Polisario est parvenu à conclure un accord avec la Mauritanie en 1979, trois ans après la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), le problème avec le Maroc a conduit à un conflit armé jusqu’à ce qu’en 1991 il soit possible de signer un Accord de paix définitif qui envisageait de tenir un référendum libre pour que le peuple sahraoui décide librement de son sort.

    Un référendum qui n’a jamais eu lieu, qui a rendu permanent l’exil sahraoui dans les camps situés près de Tindouf, en Algérie. Et avec une circonstance aggravante, puisque la mission des Nations Unies pour organiser le référendum au Sahara occidental (MINURSO), s’est non seulement avérée être un échec retentissant, mais a été enterrée aujourd’hui par les intérêts de chacun.

    Le Front Polisario déclare la guerre

    Près de trente ans après l’accord de tenir un référendum et compte tenu de l’impossibilité de le tenir, tel qu’établi dans le cessez-le-feu conclu par l’ONU en 1991, plusieurs dizaines de Sahraouis ont décidé de bloquer la route d’accès mauritanienne à Guerguerat comme mesure de protestation le 21 octobre. Derrière cet appel au réveil se cache la situation désespérée dans laquelle 250 000 Sahraouis vivent mal et l’espoir offert par le changement présidentiel aux États-Unis dans le contexte international. Un espoir naïf pour le moins si l’on tient compte du bilan géopolitique nord-américain.

    En représailles, il y a quelques jours à peine, le 13 novembre, l’armée marocaine est entrée dans Guerguerat, une zone démilitarisée située à la frontière avec la Mauritanie, au sud du Sahara occidental. L’incursion s’est terminée par une fusillade sans blessés et par une réponse ultérieure du Front Polisario aux sites militaires marocains situés derrière le mur, le plus long au monde avec plus de 2500 kilomètres, dans lesquels ils prétendent avoir fait des victimes (le Maroc le nie).

    Le casting européen et nord-américain

    L’Europe bénéficie des zones de pêche existantes sur le vaste littoral sahraoui, plus de 1 100 kilomètres de côtes, dans les accords qu’elle conclut avec le Maroc. Ainsi, le Maroc et l’Europe, principalement l’Espagne, partagent sans vergogne cette importante ressource naturelle tandis que les Sahraouis vivent dans des conditions difficiles dans des camps de réfugiés installés à plus de 500 kilomètres à l’intérieur de leur capitale, El Aaiún. Le Maroc, en plus de partager les zones de pêche avec l’Europe, exploite les précieuses mines de phosphate, avec lesquelles les engrais sont fabriqués.

    Il était inutile qu’en 2018 la Cour de Luxembourg ait statué que l’accord de pêche entre l’Union européenne et le Maroc n’avait aucun effet sur le Sahara occidental, car il ne faisait pas partie du Maroc, puisque le Parlement européen a approuvé l’accord en 2019 pêcher avec la dictature alaouite, y compris le Sahara occidental. L’Europe ignore ses propres tribunaux ou ses propres valeurs.

    De leur côté, les Etats-Unis font le bonheur de la dictature marocaine, l’un de ses “fils de putes” – selon les termes de Roosevelt et Kissinger – lui offrant des bases militaires. En effet, en 2008, les Américains ont localisé l’Africom (United States African Command) sur la base militaire de Tan Tan, à une courte distance d’El Aaiún, des îles Canaries et de Tindouf. Autrement dit, près de la zone de conflit actuelle. Sur cette base, les États-Unis ont non seulement renforcé la position de dictature de Mohamed VI tout en portant gravement atteinte aux possibilités des sahraouis d’organiser un référendum d’autodétermination, mais ont également servi à essayer d’arrêter – et de concurrencer – l’expansion chinoise. le continent. En effet, au cours des derniers mois, le Maroc a proposé aux États-Unis l’utilisation de la base d’Alcazarguir, dans le détroit de Gibraltar, en option à la base espagnole de Rota, dont l’accord doit être renouvelé en 2021.

    La dictature marocaine achète des testaments

    Mais pas seulement les États-Unis vivent au Maroc. Le Maroc a manoeuvré avec une grande habileté au niveau international, s’assurant que depuis 2001 l’ONU a cessé de soutenir la tenue d’un “référendum libre, juste et impartial sur l’autodétermination du peuple du Sahara occidental” pour se contenter de l’offre de ” une plus grande autonomie »présentée en 2007 par la dictature de Mohamed VI. Mais de la souveraineté à l’autonomie, il y a un abîme, surtout lorsque les pouvoirs offerts sont, selon le Front Polisario, inférieurs à ceux présentés par l’Espagne en 1974. Cependant, rien de tout cela n’a d’importance pour l’ONU, qui considère les efforts crédibles et sérieux. d’un régime autoritaire qui viole à plusieurs reprises les droits de l’homme pour résoudre le problème.

    De plus, le Maroc a réussi à faire de la mission de l’ONU au Sahara occidental la seule des 16 missions de maintien de la paix de l’ONU à ne pas évaluer les droits de l’homme, ce qui lui aura sûrement coûté beaucoup de faveurs et d’avantages. Pour y parvenir, il a rejoint l’Union africaine en 2017, dans le seul objectif d’expulser la RASD et a réussi à installer des dizaines de consulats au Sahara occidental, notamment celui des Émirats arabes unis – qui a récemment établi des contacts diplomatiques avec Israël. -.

    Les Sahraouis sont un peuple condamné à souffrir de la faim, de la misère et des violations constantes de leurs droits humains alors qu’un régime autoritaire partage sa richesse avec l’Europe et les États-Unis. Une réalité qui montre, comme beaucoup d’autres, que les intérêts géopolitiques sont au-dessus de ce qui est juste et correct. Une tragédie paradigmatique du néocolonialisme.

    Russia Today, 18 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Maroc #Polisario

  • Sahara occidental : Bruit de batailles en attendant l’ONU

    Que se passe-t-il du côté de Guerguerat ? Les informations sont rares sur les échanges armés qui ont éclaté entre le Polisario et l’armée marocaine depuis que cette dernière a violé, vendredi dernier, le cessez-le-feu en vigueur depuis plus de 30 ans dans cette zone tampon ultra-sensible. Elles ont pour source les parties belligérantes et ne permettent pas d’avoir une idée claire de l’évolution des hostilités. La mission onusienne au Sahara occidental affirme qu’« il est extrêmement difficile de vérifier la réalité des informations diffusées de l’un ou de l’autre côté ». La Minurso se dit également confrontée à des problèmes d’accès sur le terrain et a limité ses déplacements ces derniers mois, basant désormais l’essentiel de ses observations sur des images satellites.

    L’agence officielle marocaine MAP, indique l’AFP, a repris dimanche soir les informations d’un site non officiel dédié aux Forces armées royales (FAR) pour annoncer des échanges de tirs le long du mur de défense, sans donner de localisation précise. Selon le forum « FAR-Maroc », le Polisario a effectué « des tirs de harcèlement le long de la ligne de défense sans causer de dégâts » et l’armée marocaine a « riposté », occasionnant « la destruction d’un engin porte-armes à l’est de la ligne de défense », au niveau de Mahbès, près de la frontière algérienne.

    La Mission de paix de l’ONU, la Minurso, « a reçu des informations des deux parties sur des tirs à différents endroits durant la nuit », a précisé, pour sa part, lundi, un porte-parole de l’ONU au cours d’un point de presse à New York. La Minurso « continue d’exhorter les parties à la retenue et à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire diminuer la tension », a-t-il ajouté. De son côté, le ministère sahraoui de la Défense a affirmé que les forces du Polisario ont mené lundi des « attaques massives » contre le mur de défense marocain, le « mur de la honte » selon sa terminologie. Il fait état de « tirs et de pilonnage » visant les secteurs d’Amlaga, Haouza, Al Farcia, dans le nord du territoire, et les secteurs de Baggari et Oum Dreyga.

    Sur le plan diplomatique, on apprend que le roi du Maroc Mohamed VI dit qu’« il restait attaché au cessez-le-feu » lors d’un entretien téléphonique lundi avec le Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres. « La fin de la guerre est liée désormais à la fin de l’occupation illégale » de la partie sous contrôle marocain, a déclaré, de son côté, lundi le responsable sahraoui Mohamed Salem Ould Salek. Jusqu’à hier, on ne savait quand le Conseil de sécurité allait se réunir pour examiner les développements du conflit. Au Sahara occidental, l’absence d’un envoyé spécial des Nations unies au Sahara occidental, un poste vacant de la démission de l’Allemand Horst Köhler au printemps 2019, officiellement pour des raisons de santé, a aggravé un statu quo devenu intenable, selon les Sahraouis.

    ReportersDZ,18 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #ONU #MINURSO

  • Sahara Occidental : Le Front Polisario poursuit le pilonnage du mur marocain

    CONFLIT AU SAHARA OCCIDENTAL : Les unités du Front Polisario poursuivent le pilonnage du mur marocain

    Les forces armées sahraouies poursuivent le bombardement des bases de l’armée marocaine située sur le mur de séparation. Pour le Front Polisario, la guerre qui a été déclenchée par le Maroc suite à l’agression de Guerguerat ne s’arrêtera qu’après « la cessation de l’occupation marocaine illégale».

    Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – L’armée populaire de libération sahraouie (APLS) poursuit le bombardement intense des positions des forces armées royales (FAR) sur le mur de séparation marocain. Lundi 16 novembre, le communiqué militaire numéro 4 du ministère sahraoui de la Défense a indiqué que l’artillerie a ciblé six bases et cantonnements.

    «Les frappes ont ciblé le point d’alerte 71 dans le secteur de Haouza, la base numéro 4 du secteur Amgala, ainsi que la base numéro 20 près d’El-Rous-Essebti et du point d’alerte 191 du secteur de Farsia, déjà visé à deux reprises.

    La base numéro 12 du bataillon 47 dans le secteur Oum Dreyga et la base n°04 du bataillon 63 dans le secteur Bakari ont également été ciblées», ajoute le communiqué. Notons que ces bombardements ciblent les positions des FAR sur toute la longueur du mur marocain qui s’étend du nord-est au sud-ouest sur une distance de 2 700 km. Durant les trois premiers jours de ce nouveau conflit, l’APLS avait lancé des opérations nocturnes. Mais la journée de lundi s’est caractérisée par des bombardements en plein jour. Le commandement militaire sahraoui semble avoir opté pour une phase «d’usure» avant de passer à d’autres types d’opérations. Car, pour le Front Polisario, ce nouveau conflit ne s’arrêtera qu’après récupération de l’ensemble des terres colonisées par le Maroc. C’est ce qu’a affirmé Mohamed Salem Ould Salek, le ministre des Affaires étrangères.
    «La fin de la guerre est désormais tributaire de la cessation de l’occupation marocaine illégale de la partie occupée des territoires de la République sahraouie», a souligné Mohamed Salem Ould Salek qui est également membre du secrétariat national du Front Polisario. Pour sa part, Abdelkader Taleb Omar, ambassadeur de la RASD à Alger, a estimé que l’agression de Guerguerat «a été l’élément déclencheur qui a provoqué une transition dans le conflit sahraoui».

    «Aujourd’hui, ce n’est plus l’affaire de la brèche illégale de Guerguerat qui est exposée, mais le plan de paix au Sahara Occidental dans sa globalité. Maintenant, après une longue phase de statu quo et l’absence de perspective, le peuple ne pouvait rester patient indéfiniment, surtout que le poste d’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU est vacant depuis plus d’une année.
    Guerguerat aurait pu représenter une réelle occasion pour le Maroc afin d’aller vers une transition qui permettrait un règlement politique et pacifique du différend sur la base du droit international et des résolutions des Nations-Unies. Mais le régime marocain a refusé et il a souhaité entrer dans la guerre.

    Le Maroc a, une nouvelle fois, démontré qu’il n’a aucune volonté de faire la paix et aucune volonté de respecter la légalité internationale», a déclaré l’ambassadeur sahraoui lors d’une rencontre organisée à Alger par le Réseau des journalistes algériens de soutien au peuple sahraoui.

    Le Soir d’Algérie, 18 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Gurguerat #ONU #MINURSO