Tag: ONU

  • Sahara Occidental : Le Polisario décide l’escalade contre le Maroc

    LE POLISARIO DÉCIDE L’ESCALADE EN PREMIÈRE RÉACTION À LA NOUVELLE RÉSOLUTION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

    Dans sa première réaction à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, qui annonce la prorogation d’un an de la mission de la «MINURSO» des Nations unies au Sahara occidental, pour expirer le 31 octobre 2021,le Front de libération de Saguia El Hamra et Oued Ed-Dahab (le Polisario) a décidé l’escalade .

    Le Polisario, qui a menacé il y a des semaines de reprendre les armes ,qu’il avait déposées en vertu de l’accord de cessez-le-feu de 1991, a rapidement répondu à la résolution de l’ONU publiée vendredi soir, affirmant qu’il «continuera à intensifier la lutte de libération nationale face à l’échec des Nations Unies à assurer la mise en œuvre du mandat de sa mission pour le référendum au Sahara Occidental.

    Le Front a ajouté ,dans une déclaration publiée aujourd’hui, samedi, qu’il « ne participera à aucun processus qui n’est pas conforme au mandat que le Conseil de sécurité a établi pour mettre en œuvre la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) en 1991 et qui reste la base du cessez-le-feu et des accords militaires connexes ».

    .Le communiqué a déclaré: «Les manifestations populaires pacifiques et spontanées continues dans toute la région, y compris la manifestation pacifique qui se déroule actuellement devant la brèche illégale marocaine dans la région de Guerguerat, sont une preuve claire que la patience du peuple sahraoui s’épuise face à l’incapacité des Nations Unies à assurer la mise en œuvre de la mission de la MINURSO pour laquelle elle a été créée, il y a près de trois décennies.

    En outre, certains responsables du Front Polisario ont confirmé, à travers des déclarations diffusées par les médias du Front, au cours des dernières heures, que leur patience est à la limite, indiquant clairement la possibilité de retourner à nouveau à l’action armée.

    Anbaa Info

    Source : Adrar Info

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, El Guergarate, ONU, MINURSO,

  • Sahara occidental : texte intégral de la résolution 2548 (2020)

    Le Conseil de sécurité reconduit, pour 12 mois, le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental

    En adoptant la résolution 2548 (2020) par 13 voix pour et les abstentions de la Fédération de Russie et de l’Afrique du Sud, le Conseil de sécurité a prorogé, cet après-midi, le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) jusqu’au 31 octobre 2021.

    Aux termes de cette résolution, le Conseil dit appuyer pleinement les efforts du Secrétaire général pour maintenir le processus de négociation afin de parvenir à un règlement de la question du Sahara occidental. Il se félicite de la volonté du Maroc, du Front POLISARIO, de l’Algérie et de la Mauritanie de rester engagés dans ce processus, en faisant preuve « de réalisme et d’un esprit de compromis ».

    Le Conseil se félicite du fait que la situation au Sahara occidental est restée relativement calme, tandis que le cessez-le-feu tient toujours et que les parties respectent le mandat de la MINURSO. Tout en rendant hommage à M. Horst Köhler, l’ancien Envoyé personnel du Secrétaire général, pour avoir imprimé un nouvel élan politique, le Conseil dit attendre « avec intérêt » la nomination d’un successeur, « dans les meilleurs délais ».

    Par cette résolution, les membres du Conseil demandent aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, « en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ».

    Toutes les parties doivent coopérer avec la MINURSO, « y compris en ce qui concerne sa liberté d’interagir avec tous ses interlocuteurs », et prendre les mesures pour garantir la sécurité, ainsi qu’une totale liberté de circulation et un accès immédiat au personnel des Nations Unies, indique encore la résolution.

    Enfin, le Conseil se déclare favorable à l’élaboration d’un « dispositif de gestion de la performance complet et intégré », qui définisse des normes de performance claires pour l’évaluation du personnel des Nations Unies servant au sein des opérations de maintien de la paix, en vue de « sanctionner les résultats insuffisants et récompenser les résultats exceptionnels ».

    Depuis les mesures de distanciation sociale imposées par la pandémie de COVID-19, les membres du Conseil, quand ils tiennent une séance virtuelle, ne votent pas à main levée. Vingt-quatre heures après que leur Président les a informés par courrier de la mise aux voix d’une résolution, ils envoient par courriel leur vote à la Division des affaires du Conseil de sécurité (DACS) qui communique le résultat final au Président, lequel l’annonce par visioconférence, à tous les membres du Conseil, dans les 12 heures.

    Texte du projet de résolution (S/2020/1039)

    Le Conseil de sécurité,

    Rappelant et réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental,

    Réaffirmant son ferme appui aux efforts que le Secrétaire général et son envoyé personnel font pour mettre en application ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012), 2099 (2013), 2152 (2014), 2218 (2015), 2285 (2016), 2351 (2017), 2414 (2018), 2440 (2018), 2468 (2019) et 2494 (2019),

    Rendant hommage à Horst Köhler, l’ancien Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, et saluant les efforts qu’il a déployés pour organiser le processus des tables rondes, qui a imprimé un nouvel élan au processus politique,

    Attendant avec intérêt la nomination d’un nouvel envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, dans les meilleurs délais,

    Se félicitant du nouvel élan impulsé par la première table ronde tenue les 5 et 6 décembre 2018 et la deuxième table ronde tenue les 21 et 22 mars 2019, et de la volonté du Maroc, du Front POLISARIO, de l’Algérie et de la Mauritanie de participer, d’une manière sérieuse et respectueuse, au processus politique engagé par l’Organisation des Nations Unies sur le Sahara occidental afin de trouver des terrains d’entente,

    Encourageant la reprise des consultations entre le nouvel Envoyé personnel et le Maroc, le Front POLISARIO, l’Algérie et la Mauritanie à cet égard pour faire fond sur les progrès accomplis,

    Réaffirmant sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, basée sur le compromis, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités dévolus aux parties à cet égard,

    Demandant de nouveau au Maroc, au Front POLISARIO, à l’Algérie et à la Mauritanie de coopérer plus intensément les uns avec les autres, notamment en renforçant davantage la confiance, et avec l’Organisation des Nations Unies, ainsi que de participer davantage au processus politique et de progresser sur la voie d’une solution politique,

    Considérant que la solution politique de ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union du Maghreb arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel, ce qui créerait des emplois et favoriserait la croissance ainsi que des possibilités pour tous les habitants de la région,

    Se félicitant des efforts que fait le Secrétaire général pour suivre de près toutes les opérations de maintien de la paix, y compris la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), et soulignant que le Conseil doit adopter une approche rigoureuse et stratégique en matière de déploiement au service du maintien de la paix et de gestion efficace des ressources,

    Rappelant sa résolution 2378 (2017), dans laquelle il avait prié le Secrétaire général de veiller à ce que les données relatives à l’efficacité des opérations de maintien de la paix, y compris celles portant sur l’exécution de ces opérations, soient utilisées pour améliorer l’analyse et l’évaluation des opérations des missions sur la base de critères précis et bien définis, et rappelant également sa résolution 2436 (2018), dans laquelle il avait prié le Secrétaire général de veiller à ce que soient prises sur la base de mesures objectives de la performance les décisions visant à reconnaître l’excellence des performances ou à inciter à l’excellence et les décisions ayant trait aux déploiements, à la remédiation, à la formation, au gel des remboursements et au rapatriement de personnel en tenue ou au renvoi de personnel civil,

    Rappelant ses résolutions 2242 (2015) et 2538 (2020), dans lesquelles il avait émis le souhait que les femmes soient plus nombreuses dans les contingents militaires et les effectifs de police des opérations de maintien de la paix des Nations Unies,

    Constatant que la MINURSO joue un rôle important sur le terrain, s’agissant notamment d’aider l’Envoyé personnel à trouver une solution politique mutuellement acceptable, et qu’elle doit pouvoir s’acquitter pleinement de son mandat,

    Se déclarant préoccupé par les violations des accords en vigueur, réaffirmant qu’il importe que soient pleinement respectées les dispositions de ces accords afin de maintenir la dynamique du processus politique au Sahara occidental, et prenant note des engagements souscrits par le Front POLISARIO auprès de l’ancien Envoyé personnel, et se félicitant à cet égard de savoir que, selon l’évaluation faite par le Secrétaire général le 23 septembre 2020, la situation au Sahara occidental est restée relativement calme, le cessez-le-feu tient toujours et les parties respectent le mandat de la MINURSO,

    Prenant note de la proposition marocaine présentée au Secrétaire général le 11 avril 2007 et se félicitant des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant vers un règlement, et prenant note également de la proposition du Front POLISARIO présentée au Secrétaire général le 10 avril 2007,

    Engageant les parties, dans ce contexte, à faire preuve d’une plus grande volonté politique de parvenir à une solution, notamment en examinant de façon plus approfondie leurs propositions respectives et en renouvelant leur engagement en faveur de l’action menée par les Nations Unies en faisant preuve de réalisme et d’un esprit de compromis, et encourageant en outre les pays voisins à contribuer au processus politique,

    Encourageant les parties à poursuivre leur coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en vue de définir et d’appliquer des mesures de confiance susceptibles de susciter la confiance nécessaire à la réussite du processus politique,

    Soulignant qu’il importe d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf, et encourageant les parties à collaborer avec la communauté internationale pour élaborer et appliquer des mesures indépendantes et crédibles qui garantissent le plein respect des droits de l’homme, en gardant à l’esprit leurs obligations découlant du droit international,

    Encourageant les parties à persévérer dans les efforts qu’elles mènent chacune pour renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf, y compris les libertés d’expression et d’association,

    Se félicitant à cet égard des mesures et initiatives prises par le Maroc, du rôle joué par les commissions du Conseil national des droits de l’homme à Dakhla et à Laayoune et de l’interaction entre le Maroc et les mécanismes relevant des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies,

    Encourageant vivement à renforcer la coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, y compris en facilitant des visites dans la région,

    Prenant note avec une vive préoccupation des souffrances persistantes endurées par les réfugiés sahraouis et de leur dépendance à l’égard de l’aide humanitaire extérieure et notant également avec une vive préoccupation l’insuffisance des fonds alloués à celles et ceux qui vivent dans les camps de réfugiés de Tindouf et des risques associés à la diminution de l’aide alimentaire,

    Demandant à nouveau que l’enregistrement des réfugiés dans les camps de réfugiés de Tindouf soit envisagé, et soulignant qu’il convient de déployer des efforts à ce sujet,

    Rappelant ses résolutions 1325 (2000) et 2250 (2015) et ses résolutions connexes, soulignant l’importance de l’engagement pris par les parties de poursuivre les négociations dans le cadre des pourparlers tenus sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies et encourageant une participation pleine, réelle et effective des femmes ainsi qu’une participation réelle et active des jeunes à ces pourparlers,

    Considérant que le statu quo n’est pas acceptable, et notant en outre qu’il est essentiel que les négociations progressent pour que la qualité de vie des habitants du Sahara occidental s’améliore dans tous les domaines,

    Affirmant son plein appui au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental et Chef de la MINURSO, Colin Stewart,

    Ayant examiné le rapport du Secrétaire général en date du 23 septembre 2020 (S/2020/938),

    1. Décide de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2021;

    2. Souligne qu’il convient de parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara occidental, qui repose sur le compromis, et qu’il importe d’adapter l’action stratégique de la MINURSO et d’affecter les ressources des Nations Unies à cette fin;

    3. Appuie pleinement les efforts que font le Secrétaire général et son nouvel Envoyé personnel pour maintenir le processus de négociation afin de parvenir à un règlement de la question du Sahara occidental, note que l’ancien Envoyé personnel avait l’intention d’inviter le Maroc, le Front POLISARIO, l’Algérie et la Mauritanie à se réunir de nouveau selon les mêmes modalités, et se félicite de la volonté du Maroc, du Front POLISARIO, de l’Algérie et de la Mauritanie de rester engagés, en faisant preuve de réalisme et d’un esprit de compromis, tout au long de la durée du processus, de sorte qu’il aboutisse;

    4. Demande aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts consentis depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et prend note du rôle et des responsabilités dévolus aux parties à cet égard;

    5. Invite les États Membres à prêter le concours voulu à ces négociations;

    6. Réaffirme que les accords militaires conclus avec la MINURSO concernant le cessez-le-feu doivent être pleinement respectés et exhorte les parties à y adhérer pleinement, à honorer les engagements qu’elles ont pris auprès de l’ancien Envoyé personnel et à s’abstenir de toute action qui pourrait compromettre les négociations facilitées par l’ONU ou déstabiliser la situation au Sahara occidental;

    7. Demande de nouveau à toutes les parties de coopérer pleinement avec la MINURSO, y compris en ce qui concerne sa liberté d’interagir avec tous ses interlocuteurs, et de prendre les mesures voulues pour garantir la sécurité, ainsi qu’une totale liberté de circulation et un accès immédiat au personnel des Nations Unies et au personnel associé dans l’exécution de leur mandat, conformément aux accords existants;

    8. Souligne qu’il importe que les parties s’engagent à nouveau à faire avancer le processus politique dans la perspective de nouvelles négociations, rappelle qu’il fait sienne la recommandation formulée dans le rapport daté du 14 avril 2008 (S/2008/251), selon laquelle il est indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis pour aller de l’avant dans les négociations, et encourage les pays voisins à apporter une contribution importante et active à ce processus;

    9. Demande aux parties de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin de faire avancer les négociations et de garantir ainsi l’application de ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012), 2099 (2013), 2152 (2014), 2218 (2015), 2285 (2016), 2351 (2017), 2414 (2018), 2440 (2018), 2468 (2019) et 2494 (2019) et le succès des négociations;

    10. Prie le Secrétaire général de lui faire régulièrement, à chaque fois qu’il le jugera utile au cours de la période du mandat, et d’inclure dans les six mois avant le renouvellement du présent mandat et avant son expiration, des exposés sur l’état d’avancement des négociations tenues sous ses auspices, l’application de la présente résolution, les difficultés auxquelles se heurtent les opérations de la MINURSO et les mesures prises pour les surmonter, déclare son intention de se réunir pour entendre ces exposés et les examiner et, à cet égard, prie également le Secrétaire général de lui présenter un rapport sur la situation au Sahara occ idental bien avant la fin du mandat de la Mission;

    11. Se félicite des initiatives lancées par le Secrétaire général pour instituer une culture de la performance dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, et se déclare de nouveau favorable à l’élaboration d’un dispositif de gestion de la performance complet et intégré qui définisse des normes de performance claires pour l’évaluation de l’ensemble du personnel civil et en tenue des Nations Unies qui travaille dans les opérations de maintien de la paix ou les appuie, qui permette la bonne et pleine exécution des mandats et qui prévoie des méthodes complètes et objectives fondées sur des critères précis et bien définis pour sanctionner les résultats insuffisants et récompenser ou reconnaître les résultats exceptionnels, et demande au Secrétaire général d’appliquer ce dispositif à la MINURSO comme indiqué dans la résolution 2436 (2018), prie le Secrétaire général de s’employer à augmenter le nombre de femmes à la Mission et de veiller à ce que ces dernières participent pleinement, réellement et effectivement à tous les aspects des opérations;

    12. Exhorte les parties et les États voisins à collaborer de manière productive avec la MINURSO afin de considérer la manière dont les nouvelles technologies peuvent servir à réduire les risques, à améliorer la protection de la force et à l’aider à mieux s’acquitter de son mandat;

    13. Incite les parties à coopérer avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés afin que des mesures de confiance soient prises et appliquées et notamment à encourager la participation des femmes et des jeunes, et incite les États voisins à contribuer à ces efforts;

    14. Exhorte les États Membres à verser des contributions volontaires ou à les augmenter pour financer les programmes alimentaires, afin de s’assurer que les besoins humanitaires des réfugiés sont dûment pris en compte et d’éviter des réductions dans les rations alimentaires;

    15. Prie le Secrétaire général de continuer à prendre les mesures qui s’imposent pour s’assurer que tout le personnel de la MINURSO respecte pleinement la politique de tolérance zéro de l’Organisation des Nations Unies à l’égard de l’exploitation et des atteintes sexuelles et de le tenir pleinement informé des progrès faits par la Mission à cet égard dans ses rapports, et prie instamment les pays fournisseurs de contingents ou de personnel de police de continuer de prendre des mesures de prévention appropriées, notamment la vérification des antécédents de tous les membres du personnel et l’organisation d’une formation de sensibilisation avant et pendant le déploiement, et de faire en sorte que les membres de leurs contingents qui se rendraient coupables de tels actes aient à en répondre pleinement en ouvrant rapidement des enquêtes conjointement avec la Mission, selon qu’il conviendra;

    16. Décide de rester saisi de la question.

    UN Press release, 30 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO,



  • Sahara Occidental : Le Conseil de sécurité proroge le mandat de la MINURSO par 13 voix pour, 2 abstentions

    Le Conseil de sécurité proroge le mandat de la Mission des Nations Unies pour un référendum au Sahara occidental par 13 voix pour, 2 abstentions

    SC / 14342

    Le Conseil de sécurité a décidé de prolonger d’un an le mandat de l’opération de paix des Nations Unies au Sahara occidental aujourd’hui, les résultats du vote étant annoncés par visioconférence, conformément à la procédure de silence temporaire * adoptée pour la pandémie COVID-19.

    Adoptant la résolution 2548 (2020) par 13 voix contre zéro, avec 2 abstentions (Fédération de Russie, Afrique du Sud), le Conseil a prorogé le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) jusqu’au 31 octobre 2021. Il a appelé les parties au différend sur ce territoire à reprendre les négociations sans conditions préalables et de bonne foi.

    Le Conseil a également rejeté un deuxième projet de résolution, sur le point de l’ordre du jour «Les femmes, la paix et la sécurité».

    Dans le texte de la MINURSO, le Conseil a souligné la nécessité d’une solution réaliste, praticable et durable à la question du Sahara occidental fondée sur un compromis, ainsi que l’importance d’aligner l’orientation stratégique de la Mission et d’orienter les ressources des Nations Unies à cette fin.

    Exprimant son plein appui aux efforts en cours du Secrétaire général et de son nouvel Envoyé personnel pour soutenir le processus de négociations renouvelé, le Conseil a pris note de l’intention de l’ancien Envoyé personnel d’inviter le Maroc, le Front Polisario (Front populaire de libération de la Saguia el-Hamra et Rio de Oro), l’Algérie et la Mauritanie se rencontrent à nouveau dans le même format. Elle s’est félicitée de l’engagement de ces parties à rester engagées tout au long du processus afin de garantir une issue positive.

    En appelant à la reprise des négociations, le Conseil a demandé aux parties de tenir compte des efforts consentis depuis 2006, ainsi que des développements ultérieurs, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable prévoyant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Il a invité les États membres à apporter une assistance appropriée à ces pourparlers.

    Réaffirmant la nécessité de respecter pleinement les accords militaires précédemment conclus avec la MINURSO concernant un cessez-le-feu, le Conseil a en outre appelé les parties à adhérer à ces accords, à honorer leurs engagements envers l’ancien Envoyé personnel et à s’abstenir de toute action qui pourrait compromettre les négociations ou déstabiliser davantage le situation au Sahara occidental.

    Aux termes d’autres termes de la résolution, le Conseil a demandé au Secrétaire général de tenir des séances d’information régulières sur l’état des négociations pendant la période du mandat; appliquer son cadre de politiques globales et intégrées de performance des opérations de maintien de la paix à la MINURSO; et augmenter le nombre de femmes engagées dans les travaux de la Mission, ainsi que leur participation significative.

    Vassily Nebenzia (Fédération de Russie), Président du Conseil pour octobre, a annoncé les résultats du vote en procédure de silence pour le projet de résolution sur le point de l’ordre du jour «Femmes, paix et sécurité», notant que le texte, ayant recueilli 5 voix pour (Chine, Indonésie , Russie, Afrique du Sud, Viet Nam) à aucun contre, avec 10 abstentions, n’a pas obtenu suffisamment de votes affirmatifs et a été rejeté.

    Ce texte aurait amené le Conseil à prendre note avec une profonde préoccupation des obstacles persistants à l’application intégrale de la résolution 1325 (2000) et des résolutions ultérieures sur «les femmes, la paix et la sécurité». Il aurait exhorté les États Membres à assurer et à promouvoir «la participation pleine, égale et significative des femmes à toutes les étapes des processus de paix» et à rester résolus à «augmenter le nombre de femmes civiles et en uniforme dans les opérations de maintien de la paix à tous les niveaux et aux postes clés». .

    En outre, le texte aurait demandé au Conseil d’exhorter les États Membres à faciliter l’intégration et la participation pleines, égales et significatives des femmes tant dans les délégations de négociation que dans les mécanismes mis en place pour appliquer et suivre les accords.

    Le texte, qui aurait également permis au Conseil de reconnaître le vingt-cinquième anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, était le résultat du débat public du Conseil sur l’ordre du jour «Femmes, paix et sécurité», convoqué jeudi par la Fédération pour commémorer le vingtième anniversaire de l’adoption de la résolution historique 1325 (2000).

    * Les résolutions du Conseil de sécurité sont actuellement adoptées par un vote de procédure écrite au titre des mesures temporaires, extraordinaires et provisoires mises en œuvre en réponse à la pandémie COVID-19, comme indiqué dans une lettre (document S / 2020/253) de son président pour mars (Chine ).

    Pour les médias d’information. Pas un record officiel.

    Source : Reliefweb, 30 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO,

  • Le Conseil de sécurité échoue à adopter une résolution « commémorative » sur les femmes, la paix et la sécurité

    Cet après-midi, le Conseil de sécurité n’a pas réussi à s’entendre sur l’adoption d’une résolution destinée à commémorer le vingtième anniversaire de la première résolution du Conseil sur « Les femmes et la paix et la sécurité », à savoir la résolution 1325 (2000).

    Le projet de résolution présenté par la Fédération de Russie a recueilli 10  abstentions (Allemagne, Belgique, Estonie, États-Unis, France, Niger, République dominicaine, Royaume-Uni, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Tunisie) et seulement 5 voix en sa faveur (Afrique du Sud, Chine, Fédération de Russie, Indonésie, Viet Nam).

    En raison de la pandémie de COVID-19, le Conseil de sécurité s’était déjà réuni hier par visioconférence pour son débat public annuel sur la question. Il a procédé au vote par voie de correspondance électronique. Les votes ont été envoyés au Directeur de la Division des affaires du Conseil de sécurité qui les a transmis au Président du Conseil. Le représentant de la Fédération de Russie, Président pour le mois d’octobre, a donc convoqué les membres du Conseil par visioconférence pour annoncer le résultat du vote.

    Après des négociations difficiles, il semblerait que la majorité des délégations aient renoncé à appuyer un texte qui reprenait essentiellement les termes des résolutions précédentes, sans répondre à certaines de leurs préoccupations, notamment en ce qui concerne le rôle de la société civile, les violences sexuelles à l’égard des femmes en période de conflit ou encore leurs droits à la santé sexuelle et reproductive.

    Tant qu’à commémorer le vingtième anniversaire de la première résolution sur la question des femmes et de la paix et de la sécurité, ces délégations auraient en outre penché pour un format plus percutant, l’essentiel étant la mise en œuvre du programme y relatif.

    Par ce projet de résolution, le Conseil de sécurité aurait commémoré le vingtième anniversaire de l’adoption de la résolution 1325 (2000), « occasion unique de faire le bilan des progrès accomplis à ce jour ainsi que de s’engager à faire appliquer plus avant le programme pour les femmes et la paix et la sécurité », sachant que l’année  2020 coïncide aussi avec le vingt-cinquième anniversaire de l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing sur les femmes.

    Conscient qu’il doit accorder une attention plus systématique au respect des engagements pris à ce sujet dans son propre travail, le Conseil aurait exhorté les États Membres « à s’engager à appliquer le programme pour les femmes et la paix et la sécurité et les priorités qui y sont fixées en assurant et en facilitant la participation pleine et véritable des femmes, sur un pied d’égalité, à toutes les étapes des processus de paix, notamment en prenant systématiquement en considération les questions de genre ».

    À l’entame de ce projet, le Conseil aurait exprimé « sa profonde inquiétude » quant à l’impact négatif disproportionné de la pandémie de COVID-19, notamment du point de vue socioéconomique, sur les femmes dans le monde, en particulier celles qui vivent dans des pays ravagés par des conflits armés ou dans des situations postconflit, et celles qui sont touchées par des crises humanitaires.

    UN Press release, 30 oct 2020

    Tags : UN, ONU, Conseil de Sécurité, femmes, paix, sécurité,

  • Sahara Occidental : Renouvellement du mandat de la MINURSO par le Conseil de Sécurité

    Demain (29 octobre), le Conseil de sécurité devrait entamer la procédure de vote écrit de 24 heures sur un projet de résolution renouvelant le mandat de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO). La Russie, président du Conseil ce mois-ci, devrait lire les résultats du vote vendredi 30 octobre. Il semble qu’il pourrait y avoir une ou plusieurs abstentions. Le mandat actuel de la MINURSO expire le 31 octobre.

    Avant les négociations sur le projet de résolution de la MINURSO, les membres du Conseil ont rencontré le 14 octobre le Représentant spécial et Chef de la MINURSO Colin Stewart et le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix Bintou Keita. Stewart aurait cité une augmentation des violations par le Maroc et le Front Polisario de l’Accord militaire n ° 1, qui réglemente les tâches de surveillance du cessez-le-feu. Stewart n’a pas semblé indiquer que la menace de conflit armé est élevée, bien que le processus politique soit actuellement au point mort. Tous les membres du Conseil ont apparemment exprimé l’importance de nommer prochainement un Envoyé personnel, car celui-ci pourrait contribuer à créer un environnement propice à la coopération entre les parties à un moment où les relations se détériorent.

    Le 21 octobre, les États-Unis, le porte-plume du Sahara occidental, ont diffusé le projet de résolution initial aux membres du Conseil. Les États-Unis ont proposé de proroger le mandat contenu dans la résolution 2494, adoptée le 30 octobre 2019, sans modifications de fond. Cependant, l’Afrique du Sud, avec le soutien d’au moins trois autres membres, a appelé à des négociations. Celles-ci ont eu lieu pratiquement le 22 octobre. L’Afrique du Sud estime que la situation politique stagnante justifiait un libellé plus fort dans la résolution de cette année au lieu d’adopter un texte très similaire à la résolution de l’année dernière. Ils ont apparemment souligné spécifiquement le poste vacant d’Envoyé personnel, l’augmentation des violations par les parties et le renforcement du langage des droits de l’homme comme questions à examiner.

    Plusieurs autres membres ont également estimé qu’il était temps d’inclure un appel plus ferme pour que le Secrétaire général nomme quelqu’un au poste d’Envoyé spécial, étant donné que ce poste est vacant depuis 17 mois. L’année dernière, on a tenté d’introduire un tel libellé dans la résolution 2494. Si la plupart estimaient qu’il était prématuré de le faire l’année dernière, il n’y avait pas cette appréhension cette année. À cet égard, le projet de résolution en bleu comprend un nouveau libellé reflétant la nécessité de nommer un Envoyé personnel dès que possible. En outre, de nombreux membres ont souhaité ajouter un libellé mettant l’accent sur la situation préoccupante sur le terrain, telle qu’elle est décrite dans le récent rapport du Secrétaire général. Les membres ont incorporé un texte appelant toutes les parties à coopérer avec la MINURSO et l’ONU, en particulier à la lumière des préoccupations exprimées par le Représentant spécial au sujet des violations par les parties.

    Après les négociations virtuelles, les États-Unis ont mis un projet de résolution sous silence jusqu’à 13 heures vendredi. Le silence a été rompu par l’Afrique du Sud. Néanmoins, plus tard dans la journée, les États-Unis ont mis le projet de résolution en bleu. Si le projet demande que le poste d’Envoyé spécial soit pourvu le plus tôt possible et donne des exemples de la situation difficile sur le terrain, le texte final ne semble pas répondre aux préoccupations soulevées par l’Afrique du Sud concernant le renforcement du langage des droits de l’homme. En raison de l’annulation des réunions en personne à l’ONU suite à l’annonce lundi d’un groupe de cas de COVID-19 dans la mission d’un membre du Conseil, le projet de résolution sera voté par le biais du processus écrit provisoire utilisé par le Conseil pendant une grande partie de 2020.

    Les négociations de la MINURSO ont été difficiles ces dernières années et le dernier renouvellement unanime du mandat a eu lieu le 28 avril 2017. Depuis lors, les membres élus Bolivie (2017-2018), Éthiopie (2017-2018) et Afrique du Sud (2019-2020) et permanents la Chine et la Russie se sont abstenues sur une ou plusieurs résolutions de la MINURSO. La Russie a déclaré dans le passé qu’elle estimait que la résolution tentait de guider injustement les négociations entre les parties et de modifier les paramètres préalablement convenus, y compris une solution mutuellement acceptable au conflit et l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Entre-temps, l’Afrique du Sud a estimé que le texte n’était pas équilibré, ne reflétait pas fidèlement les mesures prises par les parties et n’avait pas reconnu la nécessité d’une surveillance des droits de l’homme. Ces positions peuvent être réitérées cette année dans toute explication de vote.

    Source : What’s in blue, 28 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO, Conseil de Sécurité,

  • Maroc : Panique au Makhzénistan à cause du silence onusien sur El Guergarate

    Au Maroc, le Mahkhzen et ses acolytes sombrent dans la panique après avoir cru longtemps qu’il était imbattable grâce à ses soutiens. Aujourd’hui, il ne peut rien contre la juste cause du peuple sahraoui qui s’impose.

    En dépit des pressions et du chantage français, la Cour de justice l’Union européenne (Cjue) a été on ne peut plus claire dans son verdict qui établit en toute netteté que le Sahara occidental ne fait pas partie du territoire marocain.

    L’Union africaine et l’ONU ont, dès le début, proclamé, sans ambages, le droit absolu du peuple sahraoui à la liberté et à l’indépendance. Toutes les organisations régionales et internationales sont unanimes sur cette question et rejettent, d’une seule et même voix, toute tutelle marocaine sur ce pays, abusivement envahi au lendemain du retrait l’occupation espagnole en 1975.

    Depuis plus d’une semaine, le représentant du Maroc à l’ONU fait le marathon dans les couloirs de l’organisation supranationale en vue d’arracher une résolution au Conseil de Sécurité qui accuse le Front Polisario d’être derrière le soulèvement populaire qui a fermé la brèche illégale d’El Guergarate. En vain! Le projet de résolution qui est déjà “in blue” n’est pas susceptible d’être réformé. Son texte est définitif et sera voté jeudi ou vendredi. Le Makhzen n’y peut rien.

    Le silence du Conseil de Sécurité sur la question d’El Guergarate révèle que la France n’a pas voulu intervenir en sa faveur. Une attitude mortelle pour un pays qui n’est rien sans le soutien de Paris qui le traite comme “une maîtresse dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre”.

    Acculé de toutes parts, le maître penseur de la diplomatie du “tcharmil”, Nasser Bourita, s’est soudain vu avec les pinceaux entremêlés en train d’utiliser une terminologie sortie du fin fond des cloaques du Makhzen qui cache mal la haine des autorités marocaines envers le courageux peuple qui les a mises à genoux.

    Ces abominables diversions, grossières et stupides, ne feront que ternir davantage l’image du royaume et celle de ses représentants sur la sphère internationale, notamment en Afrique où les véléités expansionnistes marocaines sont très mal vues.

    Pour de nombreux observateurs avisés, cet état d’esprit traduit l’échec cuisant de la politique, belliciste et expansionniste, adoptée par la monarchie au lendemain des indépendances nationales ! Ramant à contre-sens de l’histoire, le Maroc s’est bêtement initié à la colonisation au moment même où le colonialisme était à son dernier soupir !

    Aujourd’hui, le roi et sa cour se rendent à l’amère évidence et réalisent l’ampleur de leur bêtise. Mais il se cache dans la politique de la fuite en avant. Au niveau de la communauté internationale, leur prétendu plan d’autonomie n’a aucune crédibilité ni poids. Leur lobbying onéreux, tout au long de ces quarante dernières années, n’a servi, en définitive, qu’à gaspiller des centaines de millions de dollars qui auraient pu servir à améliorer le quotidien d’una grande majorité de marocains meurtrie par la précarité.

    Les rêveurs de Rabat et leurs malheureux sujets ont longtemps rêvé de la chimère du “Grand Maroc” qui s’est heurté à la volonté des sahraouis de défendre leur droit légitime à être maîtres de leur destin. Le fantasme du roi et ses sponsors s’effiloche. L’heure de vérité approche à grandes enjambées. Le roi est en échec et mat.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, ONU, MINURSO, El Guergarate,

  • Sahara Occidental : El Guergarate dans la presse Mauritanienne

    Dans une dépêche, l’agence Al Akhbar rappelle que le passage d’El Guergarate est fermée depuis 5 jours “anticipant ainsi la publication le 29 de ce mois, du rapport du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question du Sahara occidental”.

    Al Akhbar indique que “cette fermeture a fortement affecté les légumes sur les marchés mauritaniens, qui dépendent principalement des matières en provenance du Maroc. Ce qui a entraîné une hausse de leurs prix”, mais qu’elle a mobilisé les mauritaniens sur les réseaux sociaux dont les voix appellent le gouvernement mauritanien à investir dans le domaine de l’agriculture afin d’en assurer les besoins du pays.

    De son côté, l’agence Anbaa indique que, jusqu’à présent, c’est le silence radio de la part des autorités mauritaniennes sur la fermeture d’El Guergarate “qui approvisionne les marchés du pays en denrées alimentaires de base, et la menace de la reprise de la guerre du Polisario avec le Maroc. “En cas de guerre, la frontière nord de la Mauritanie sera son principal théâtre”.

    Pour Alanbaa, les autorités mauritaniennes peuvent “ouvrir une voie de communication avec le Front Polisario pour désamorcer la nouvelle crise, qui nuira grandement à l’économie mauritanienne, laquelle fait face aux conséquences de la pandémie du coronavirus”.

    “Selon les observateurs, la réaction de la diplomatie mauritanienne doit être immédiate, afin que la situation ne glisse pas dans les frictions ou dans la confrontation directe, car on ne sait pas combien de temps le Maroc maintiendra la politique de retenue”, ajoute la même source.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, El Guergarate, ONU, MINURSO, Mauritanie, marchandises,

  • ONU : Le faux message d’Antonio Guterres

    A l’occasion du 75ème anniversaire des Nations Unies, son secrétaire général a envoyé un message il rappelle les grandes lignes d’action de l’organisation mondiale. Un message qui affiche, sans aucune ambigüité, la politique des deux poids deux messures qui caractérise son action au Sahara Occidental, où il n’hésite pas à afficher son allégeance auz diktats de la France sur ce conflit.

    Il a parlé de dignité humaine, des droits de l’homme, de droit international… des sacrés qui, en vue de contenter ses maîtres de Paris, il a allégrement ignorés lorsqu’il s’agit du Sahara Occidental, où un peuple est martyrisé au nom de la géopolitique et les intérêts économiques d’une puissance colonialiste qui n’hésite pas à faire recours au terrorisme pour défendre ses intérêts.

    Il a appelé à “mettre fin aux souffrances humaines de la pauvreté, des inégalités, de la faim et de la haine – et lutter contre la discrimination fondée sur la race, la religion, le sexe ou toute autre distinction”, alors qu’il se tait sur les violations des droits de l’homme quotidiennes commises par le Maroc dans le territoire sahraoui.

    Au Sahara Occidental, la France veut prolonger le statu quo. Guterres y veille au point de conduire la situation au pourrissement. A El Guergarat, il paye le prix de son attitude. Les sahraouis l’ont mis devant le fait accompli.

    Quelle que soit l’image de Guterres au monde, pour les sahraouis, il incarne la trahison aux principes qu’il prétend défendre et s’est accomodé du costume de fidèle serviteur de la France.

    Tags : Sahara Occidental, ONU, MINURSO, Nations Unies, Front Polisario, Maroc, Antonio Guterres,

  • Sahara Occidental : L’ONU pour le pillage des ressorces naturelles du peuple sahraoui

    A travers son porte-parole, Stephane Dujarric, le Secrétaire Général des Nations Unies, s’est prononcé lundi sur la situation à la brèche illégale d’El Guergarat. Guterres ne cache plus son parti pris pour le Maroc et pour le statu quo qui permet à Rabat de continuer à piller les ressources naturelles du Sahara Occidental.

    Voici le texte intégral de la déclaration de son porte-parole à ce sujet:

    La Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) rapporte que, ce matin, elle a observé une cinquantaine de personnes, des hommes, des femmes et des enfants, présentes dans la bande tampon de Guerguerat. Elles bloquaient le trafic qui traverse la zone.

    La Mission a déployé du personnel supplémentaire ce matin dans la région pour aider à désamorcer toute tension et à débloquer la circulation.

    Nous exhortons toutes les parties concernées à faire preuve de retenue et à prendre toutes les mesures nécessaires pour désamorcer toute tension.

    Nous rappelons que le trafic civil et commercial régulier ne doit pas être entravé et qu’aucune mesure ne doit être prise qui pourrait constituer un changement du statu quo de la bande tampon.

    La Mission continuera de suivre de près la situation.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, El Guergarat, ONU, MINURSO,

  • Sahara Occideental : Le Maroc face à ses échecs diplomatiques à l’ONU comme à l’UA

    À L’ONU COMME À L’UA : Le Maroc face à ses échecs diplomatiques

    Le Maroc est sous le double choc de ses récents échecs diplomatiques et de la forte résistance civile sahraouie dans les territoires occupés, notamment à hauteur de la brèche de Guerguerat.

    Les Sahraouis qui se sont regroupés près de cette brèche l’ont fermée pour empêcher le trafic en tous genres encouragé par le Maroc et qui empruntait cette brèche dont l’ouverture est contraire au dispositif de l’accord de cessez- le- feu de 1991. Sur le plan diplomatique le soutien massif dont jouit le Front Polisario au sein du Conseil de sécurité et à la quatrième commission de décolonisation de l’ONU a déstabilisé au plus haut point le Maroc et son inénarrable ambassadeur aux méthodes très peu diplomatiques. Il a lancé, via la représentation marocaine à New York, de violentes attaques contre des membres de l’organe exécutif de l’ONU soutenant l’autodétermination du peuple sahraoui.

    Dans une récente missive adressée au président du Conseil de sécurité, le représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU s’en est pris à l’Afrique du Sud, l’accusant de devenir soi-disant « l’instrument d’une falsification des réalités » concernant le conflit du Sahara occidental occupé. Alors que le diplomate marocain toute honte bue ose affirmer que la question du Sahara occidental n’est pas une question de décolonisation. À l’ONU la diplomatie marocaine est à ce niveau. Pour rappel, l’Afrique du Sud a remis à la présidence du Conseil de sécurité, assurée actuellement par la Russie, une correspondance émanant de la localité sahraouie libérée de Bir Lahlou, et signée par le président de la RASD, Ibrahim Ghali.

    La lettre marocaine montrait également l’agacement du Maroc face au geste de l’ambassadrice de Timor Leste auprès de l’ONU qui a fait circuler une lettre au contenu émanant de la représentation du Front Polisario auprès de l’ONU, et renseigne sur l’étendue de l’embarras que suscite le succès de la représentation du Front Polisario aux Nations unies dans la création d’un contact permanent avec le Conseil de sécurité qui est accusé par le représentant marocain, d’ »une instrumentalisation politique » à travers de pareilles lettres rédigées par des dirigeants sahraouis.

    La nouvelle lettre de l’ambassadeur marocain, vient confirmer l’échec des tentatives désespérées du Maroc de dissuader le Conseil de sécurité de l’ONU, qui reconnaît le Front Polisario en tant que seul et unique représentant légitime du peuple sahraoui, de traiter avec la représentation du Polisario. En effet, l’Afrique du Sud et le Timor Leste ont adressé les 7 et 8 octobre 2020 au Conseil de sécurité via leurs représentations respectives auprès de l’ONU deux correspondances comprenant les lettres adressées par le président sahraoui, et le représentant du Front Polisario à l’ONU, approuvées, par la suite, par le Conseil de sécurité de l’ONU comme documents officiels.

    Cette nouvelle sortie de l’ambassadeur du Maroc, qui n’est pas la première d’ailleurs, révèle l’ampleur du mécontentement au sujet des messages adressés par le Front Polisario à l’organe onusien, qui mettent à nu à chaque fois des aspects importants de la politique coloniale expansionniste que le régime marocain tente de mettre en œuvre au Sahara occidental. En juillet dernier, le Maroc avait mis du temps pour digérer l’adoption par le Conseil de sécurité d’une lettre adressée par le président Brahim Ghali, aux Nations unies (ONU), comme document officiel. Il s’agit d’une lettre dans laquelle le président sahraoui a mis en garde contre la propagation de l’épidémie du nouveau coronavirus (Covid-19) qui s’est propagé de manière significative en peu de temps dans les territoires sahraouis occupés. Le Maroc s’en est, alors, pris, dans une lettre précédente à la République de Namibie qui a transmis la missive du président sahraoui au Conseil de sécurité.

    Tout comme sa propagande mensongère, le Maroc n’a d’autre recours que le mensonge et la falsification face à ses échecs répétés dans les enceintes internationales, notamment à l’Union Africaine où toutes ses candidatures au renouvellement des institutions ont été rejetées et à la commission des droits de l’homme de l’ONU où sa candidature n’a recueilli que sa seule voix.

    Des échecs qu’essaye de masquer la propagande de Rabat alors que le souverain marocain ne semble plus intéressé que par les affaires et la prédation, tout comme son entourage immédiat.

    M. Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 22 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO, El Guergarat, Union Africaine, UA,