Tag: Mauritanie

  • Compte-rendu de la rencontre mauritano-sahraouie à Bir Mogreïn

    La rencontre entre la délégation mauritanienne et son homologue sahraouie a eu lieu à Bir Mogreïn. Du côté sahraoui, présidé par le secrétaire général du ministère de la sécurité et la documentation, accompagné du président de la Haute Cour de Justice, le coordinateur du Bataillon de Réserve et un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur. Du côté mauritanien, il y avait le Wali de Tiris Zemmour, M. Isselomou Ould Sayed, des responsables de quelques institutions sécuritaires, le gouverneur et le maire de Bir Mogreïn.

    La réunion a eu lieu à la demande des autorités sahraouies qui ont pris la parole en premier pour exprimer leur regret suite aux événements de la banlieue de Bir Mogreïn et l’agression dont a été victime un citoyen mauritanien de la part d’orpailleurs sahraouis. Les autorités sahraouies ont condamné cet acte étrange à l’éthique des sahraouis et aux relations séculaires qui les lient à leurs frères mauritaniens et ont promis que les coupables auront la punitions qu’ils méritent.

    De son côté, la délégation mauritanienne a réïtéré que ce genre d’incidents ne peut pas répercuter sur les relations de fraternité qui lient les deux peuple et a demandé de dépasser l’incident au nom de l’intérêt général.

    La partie mauritanienne a sollicité à la délégation sahraouie de rendre le véhicule Toyota Hilux à son propriétaire, le mauritanien Cheikh Ould Ahmed Cheikh dont l’immatriculation est 6144AX00 et qui a été enlevé par un citoyen sahraoui lors des derniers événements ayant eu lieu à la région des prospections proche de Bir Mogreïn. Les membres de la délégation sahraouie ont exprimé leur étonnement du fait qu’ils n’étaient pas au courant du fait et s’est engagé à rechercher la voiture en vue de la rendre à son propriétaire via les autorités mauritaniennes.

    Cette réunion bilatérale a contribué à tourner la page de ces événements et préparé le terrain pour la reprise des activités de prospection dans la zone citée.

    Source : Zouérate Média, 26 oct 2020

    Tags : Mauritanie, Sahara Occidental, orpailleurs, prospection, Bir Mogreïn, Tiris Zemmour,

  • Editorial : Des voix s’élèvent en Mauritanie pour prôner le boycott de la France

    En Mauritanie des voix s’élèvent de plus en plus pour demander le boycott de la France, de ses produits et de sa culture.

    Après l’éminence grise du mouvement islamiste, le Cheikh Dedew qui avait lancé récemment un appel dans ce sens, au lendemain de la republication des caricatures controversées de Charlie Hebdo, c’est au tour de l’écrivain francophone Moussa Ould Ebnou de déclarer sa fronde contre la puissance colonisatrice, annonçant au passage un embargo personnel contre tout ce qui est français, y compris la culture et invitant les écrivains musulmans francophones à une grève ouverte contre l’écriture dans la langue de Molière.

    Un grand coup de gueule pour ce grand philosophe et nouvelliste sortant de la Sorbonne.

    Ould Ebnou s’insurge ainsi contre les déclarations du président français Emmanuel Macron qui a déclaré que la France continuera à assumer les caricatures diffamatoires contre le prophète Mohamed (PSL).

    Notons que la France est actuellement dans le collimateur des défenseurs du prophète Mohamed (PSL) depuis le déclenchement de l’affaire Samuel Paty, du nom de ce professeur d’histoire Géo qui a préféré joué avec le feu en montrant à ses élèves des caricatures insultantes de l’idole des musulmans. La décapitation de Paty par un musulman Tchétchène fut utilisée par le gouvernement de Jean Castex pour lancer une nouvelle chasse aux sorcières contre les musulmans, ainsi que les ONG et les institutions d’obédience musulmane.

    C’est ainsi que le 21 Octobre, le préfet de Seine-Saint-Denis a pris la décision de fermer la grande mosquée de Pantin. Et le même jour, le Conseil des ministres a publié un décret administratif à l’encontre du collectif Cheikh Yassine dont le premier responsable a été mis en examen. Une épée de Damoclès pèse également sur plusieurs ONG de bienfaisance comme Baraka City ou le Collectif contre l’islamophobie (CCIF).

    Ainsi en France les musulmans ne sont pas vraiment en odeur de sainteté malgré leur nombre de plus en plus croissant. En effet ils constituent la principale minorité-près de 9% de la population et plus de 2500 lieux de culte- et ils ne sont pas du tout étrangers à l’histoire de France et les incursions musulmanes dans les Pyrénées ont fait date avec la fameuse expédition de Charles Martel le 25 octobre 732, qui empêcha Poitiers d’être une tête de pont pour l’islamisation de la France. Mais l’Espagne d’à côté portera l’étendard de l’islam durant près de huit siècles, de 711 à 1492.

    Et pour revenir à la France, la liberté religieuse est reconnue par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Pourquoi est-elle foulée aux pieds aujourd’hui à tout va ?

    Pourquoi malgré l’article 1132-1 du Code du travail qui interdit les discriminations en raison de la religion le musulman est souvent interdit de faire sa prière dans son lieu de travail ?

    Et pourquoi la France à si peur de l’islam ?

    Bakari Guèye

    Source : Zahraa Chinguett, 26 oct 2020

    Tags : Mauritanie, caricatures, Charlie Hebdo, Samuel Paty, Islam, Islamisme, islamophobie,

  • Le Maroc quémande l’aide de la Mauritanie pour la réouverture d’El Gargarat

    L’ambassadeur du Maroc á Nouakchott a été reçu lundi par le chef de la diplomatie mauritanienne, M. Ismaël Ould Cheikh Ahmed, a rapporté l’agence mauritanienne de presse AMI.

    “La rencontre a porté sur les relations privilégiées entre la Mauritanie et le Maroc et sur les moyens de les renforcer dans l’intérêt des deux peuples frères”, indique-t-on.

    Mais c’est derrière “un certain nombre de questions régionales et internationales d’intérêt commun ont également été abordées” que se trouve la véritable raison de cette rencontre qui, selon nos sources, a été sollicité par l’ambassadeur marocain dans l’espoir de voir dénouer la crise d’El Gargarat qui a mis fin à l’impunité marocaine dans la région et risque d’asséner un coup mortel à une économie marocaine déjà meurtrie par la pandémie du covid 19.

    D’après les mêmes sources, le Maroc implore la Mauritanie d’intervenir auprès des autorités sahraouies afin qu’elles mettent fin à la fermeture de la brèche illégale d’El Gargarat qui permettait au Makhzen d’écouler ses produits, y compris le cannabis et la cocaïne, vers le Sahel et l’Afrique en général.

    Pour rappel, le passage illicite d’El Gargarat est fermé depuis 7 jours par des manifestants sahraouis déterminés à poursuivre leur action coûte que coûte.

    Tags : Maroc, Mauritanie, Sahara Occidental, Front Polisario, cannabis, cocaïne, El Guergarate,

  • Sahara Occidental : El Guergarate dans la presse Mauritanienne

    Dans une dépêche, l’agence Al Akhbar rappelle que le passage d’El Guergarate est fermée depuis 5 jours “anticipant ainsi la publication le 29 de ce mois, du rapport du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question du Sahara occidental”.

    Al Akhbar indique que “cette fermeture a fortement affecté les légumes sur les marchés mauritaniens, qui dépendent principalement des matières en provenance du Maroc. Ce qui a entraîné une hausse de leurs prix”, mais qu’elle a mobilisé les mauritaniens sur les réseaux sociaux dont les voix appellent le gouvernement mauritanien à investir dans le domaine de l’agriculture afin d’en assurer les besoins du pays.

    De son côté, l’agence Anbaa indique que, jusqu’à présent, c’est le silence radio de la part des autorités mauritaniennes sur la fermeture d’El Guergarate “qui approvisionne les marchés du pays en denrées alimentaires de base, et la menace de la reprise de la guerre du Polisario avec le Maroc. “En cas de guerre, la frontière nord de la Mauritanie sera son principal théâtre”.

    Pour Alanbaa, les autorités mauritaniennes peuvent “ouvrir une voie de communication avec le Front Polisario pour désamorcer la nouvelle crise, qui nuira grandement à l’économie mauritanienne, laquelle fait face aux conséquences de la pandémie du coronavirus”.

    “Selon les observateurs, la réaction de la diplomatie mauritanienne doit être immédiate, afin que la situation ne glisse pas dans les frictions ou dans la confrontation directe, car on ne sait pas combien de temps le Maroc maintiendra la politique de retenue”, ajoute la même source.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, El Guergarate, ONU, MINURSO, Mauritanie, marchandises,

  • Sahara Occidental : Les sahraouis autorisent le passage des mauritaniens par El Guergarate

    Plusieurs médias mauritaniens onr relayé la nouvelle du passage des ressortissants mauritaniens par la brèche d’El Guergarate fermée par des activistes sahraouis depuis mercredi 21 octobre.

    Cités par le site Echourouk Media, les activistes sahraouis ont déclaré avoir permis le passage des mauritaniens en raison de la présence de femmes et d’enfants parmi les transiteurs. Les porteurs de passeports marocains ne bénéficieront pas de cette exception.

    Pour sa part, l’agence Ali3lami indique, derrière l’initiative sahraouie se trouve l’intervention de personnalités de poids de la ville de Nouadhibou. A l’avenir, les sahraouis ne s’opposeront pas au passage des mauritaniens, ajoute la même source.

    Selon des sources sahraouis, en laissant passer les mauritaniens par El Guergarat, les marocains souhaitaient créer un conflit entre Nouakchott et le Front Polisario. Au contraire, l’initiative a permis d’apaiser la tension créée par le conflit entre orpailleurs mauritaniens et sahraouis.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, El Guergarate, Mauritanie,

  • Mauritanie : Le retour agité de Moustapha Limam Chafai

    Moustapha Limam Chaavi à Nouakchott, le retour particulier du dernier des desperados

    Avec le retour de Moustapha Ould Limam Chaavi à Nouakchott, le 19 octobre 2020, le carré des ex-opposants en exil de Mohamed Abdel Aziz, est complet, après l’homme d’affaires Mohamed Bouamatou, le leader politique Ould Abeidna, les journalistes Baba Sidi Abdallah et Hanevi Daha. Mais le retour de Mohamed Limam Chaavi a une connotation très spéciale.

    L’avion spécial mis à la disposition de Moustapha Limam Chaavi par l’Emir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al Thani, s’est posé dimanche 19 octobre 2020, sur le tarmac de l’aéroport de Nouakchott. Ce retour du dernier des opposants après une quinzaine d’années d’exil, est différemment apprécié par l’opinion publique nationale.

    Si certains trouvent que le retour de Moustapha Limam Chaavi est une réparation envers un citoyen mauritanien injustement banni de son pays, d’autres trouvent que ce retour est un risque, tellement les relations de l’homme avec les nébuleuses terroristes opérant au Sahel est ambiguë.

    Il faut souligner que ce retour était déjà annoncé en 2019. Une grande propriété avait été achetée et équipée à l’époque par la famille, en plein centre du chic quartier de Tevragh-Zeina, au bord de la route de Nouadhibou. Finalement, Ould Chaavi, n’est pas venu. Des sources avaient évoqué des garanties pas tout à fait suffisantes de la part du nouveau régime de Nouakchott.

    Tout le monde veut toucher Ould Chaavi

    Il a fallu attendre une année, en particulier ce dimanche 19 octobre 2020, pour que le retour de l’ancien homme fort du Burkina Faso et négociateur en chef de la libération de plusieurs otages occidentaux au Sahel, soit enfin confirmé.

    Quelques heures avant l’arrivée de Ould Chaavi, les prémisses de la fête s’annonçaient déjà. Devant la superbe villa aux couleurs égayées, une demi-douzaine de tentes était déjà dressée, à côté d’un chapelet de chameaux dont le nombre augmentait au fur et à mesure que le temps s’allongeait. Ce sont les fameuses « Enhira », ces chamelles que des amis, des hommes d’affaires et d’autre, offrent en guise de cadeau. On en voit souvent devant les concessions des nouveaux ministres, ou hauts responsables fraîchement nommés, et ces dons, ne sont pas toujours innocents.

    La foule parsemée en début de journée était devenue opaque, dense et envahissante à l’approche de l’arrivée de l’avion transportant Mohamed Limam Chaavi. Seul un nombre restreint de proches était autorisé à l’accueillir à l’aéroport.

    L’arrivée du convoi devant la maison d’accueil fut un moment d’intense hystérie. On se bousculait devant l’immense portail de la demeure. S’entremêlèrent dans un tourbillon endiablé, boubous blancs et bleu, voiles multicolores, trémolos d’un groupe de griots, coups de coude d’’une armée de journalistes et de simples quidams. Mais tout ce beau monde en eut pour ses frais. La garde rapprochée empêcha tout contact entre ce comité d’accueil improvisé et la petite délégation qui entourait Limam Chaavi.

    Costume sombre, un grand sourire partageant le visage, Ould Chaavi se contenta d’agiter la main pour saluer les badauds. Et tout le monde s’engouffra dans la maison, dont les portes furent verrouillées. Seuls quelques privilégiés et une poignée de chanceux eurent la possibilité de traverser les barrières, pour se retrouver dans un vaste salon

    Des démêlés avec les pouvoirs en Mauritanie

    Entre Moustapha Limam Chaavi et les pouvoirs qui se sont succédé depuis 1990 en Mauritanie, les relations n’ont jamais été tendres.

    A l’époque, Moustapha Limam Chaavi, était déjà l’éminence grise de l’ancien président burkinabé, Blaise Compaoré. Presque le deuxième homme fort du pays des « hommes intègres », grâce à une connaissance approfondie de la région du Sahel, ses relations intenses avec plusieurs Chefs d’Etat, Amadou Toumani Touré du Mali, Mahamadou Issoufou du Niger, Alpha Condé de la Guinée et Alassane Ouatara de Côte d’Ivoire, dont il était conseiller occulte.

    Son père, Limam Chaavi, exerçait déjà ce rôle de négociateur et de conseiller de plusieurs Chefs d’Etat du Sahel, dont l’ancien président du Niger, Hamani Diori. Il a joué aussi un rôle important dans le dialogue entre les mouvements touaregs et le pouvoir central au Mali en 1992.

    Limam Chaavi avait surtout ses propres accointances avec les groupuscules qui semaient la terreur au Sahel, notamment Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI).

    C’est dans ce cadre qu’il a joué un rôle déterminant dans la libération de plusieurs otages occidentaux, notamment le Canadien, Robert Fowler et son assistant, kidnappés en décembre 2008 et libérés en 2009, la libération des trois humanitaires espagnols, Alicia Gamez, Roque Pascual et Albert Vilalta, enlevés en novembre 2009 et libérés en 2010, parmi tant d’autres. Certains soutiennent qu’il percevait au passage une commission pour ses bons offices.

    En 2003, le président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya l’accuse d’être la tête pensante de la tentative du coup d’Etat mené par les « Cavaliers du Changement » et dont les membres avaient justement trouvé refuge à Ouagadougou, où il les avait accueillis et hébergés.

    Après la chute de Ould Taya en 2005, Moustapha Limam Chaavi ne reviendra en Mauritanie qu’en 2007, lorsque Sidi Mohamed Cheikh Abdallahi prit les rennes du pays. Une anecdote circule à ce sujet qui explique l’inimitié né entre lui et celui qui deviendra plus tard, président de la République, Mohamed Abdel Aziz.

    Ce jour-là, Mohamed Limam Chaavi devait accompagner le président et sa délégation pour un voyage officiel. Mais arrivé à l’aéroport, il se verra renvoyer par Mohamed Abdel Aziz qui indiqua qu’il n’était pas sur la liste de la délégation. Il rebroussa alors chemin. Sidi Ould Cheikh Abdallahi qui embarqua dans l’avion présidentiel, remarqua que Limam Chaavi n’était pas dans l’appareil. Il l’appela au téléphone et Limam Chaavi lui raconta ce qui lui était arrivé. L’avion resta cloué au sol jusqu’à son embarquement.

    A la chute de Sidi Ould Cheikh Abdallahi en 2008 et l’arrivée de Mohamed Abdel Aziz au pouvoir, Limam Chaavi fera payer à ce dernier la monnaie de sa pièce. La visite officielle effectuée par Ould Abdel Aziz et sa délégation à Ouagadougou pour une rencontre sous-régionale fut un véritable camouflet. Aucun officiel à leur accueil, sauf de simples fonctionnaires.

    Mandat d’arrêt international

    Profitant de la psychose entraînée par la lutte contre le terrorisme au Sahel, Mohamed Abdel Aziz fit lancer en 2011 un mandat d’arrêt international contre Moustapha Limam Chaavi, et d’ailleurs aussi contre l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou, ces deux irréductibles opposants. Ould Limam Chaavi est accusé de « financement du terrorisme » et d’appui « aux groupes terroristes », en l’occurrence AQMI.

    Après la chute du régime Blaise Compaoré, Moustapha Limam Chaavi ralliera Abidjan par un vol spécial. Il rejoindra plus tard son ami Mohamed Ould Bouamatou, poussé aussi à l’exil, au Maroc, avant de rallier le Qatar. Même en exil, Moustapha Limam Chaavi, jouera d’autres rôles diplomatiques. Il aidera ainsi à l’évacuation sanitaire de l’ancien président et chef de la junte guinéenne Moussa Dadis Camara à Rabat. Tout récemment, il aurait aidé à l’évacuation médicale de Blaise Compaoré au Qatar.

    Pris entre plusieurs feux

    Alors qu’il savoure son retour au pays natal après plus d’une quinzaine d’années d’absence, Moustapha Ould Limam Chaavi fait les frais d’un feu nourri venu du clan de l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz et des pays en guerre contre le Qatar, en l’occurrence l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis.

    Ce retour est également un véritable revers de l’histoire. En effet, aujourd’hui, les anciens exilés sont tous rentrés au pays, à l’heure où leur ennemi politique, Mohamed Abdel Aziz, est embarqué dans une saga judiciaire aux conséquences imprévisibles, avec de fortes possibilités qu’il soit traduit et probablement emprisonné, avec confiscation de la majeure partie de son patrimoine.

    En attendant, la guerre contre Ould Chaavi bat déjà son plein. Le fils de l’ancien président, Bedre Ould Abdel Aziz, qui figure sur la liste des personnes poursuivies dans le cadre de la procédure judiciaire engagée contre son père, vient de publier des vidéos montrant Ould Chaavi avec des terroristes, dont celle où il serre la main de Hamada Ould Ahmedou Khairi, ancien Mufti du MUJAO, tué il y a deux ans en Libye. D’autres vidéos montrent Ould Chaavi négociant la libération d’otages occidentaux,

    Ould Chaavi fait aussi les frais de la guerre qui oppose l’Arabie Saoudite et les Emitats Arabes Unies d’une part et l’Etat de Quatar de l’autre. Des sites saoudiens et émiratis qualifient Moustapha Limam Chaavi de « serpent du Qatar » ou encore « l’homme du Qatar au Sahel ».

    Pas de politique

    Soucieux sans doute de tranquilliser le nouveau pouvoir de Mohamed Cheikh Ould Ghazouani, Moustapha Limam Chaavi a déclaré dès son arrivée à la presse, qu’il n’est pas venu en Mauritanie pour faire de la politique, mais retrouver sa famille et ses amis.

    Une manière de se démarquer de la tension qui prévaut au Proche-Orient entre ses protecteurs qataris et le duo Arabie Saoudite- Emirats Arabes Unis. Il faut souligner que les relations entre la Mauritanie et le Qatar ne sont pas encore rétablies, depuis leur rupture sous Mohamed Abdel Aziz. L’axe Nouakchott-Djeddah et Nouakchott-Abu Dhabi prévaut pour le moment plus que la piste brouillée Nouakchott-Dubaï.

    Seul rayon de soleil dans cette grisaille, le voyage de l’international camerounais, Samuel Et’O, ancien de Barça et d’Arsenal, en Mauritanie, pour partager avec l’ami Ould Chaavi, le bonheur d’un retour d’exil

    Cheikh Aïdara

    Source : L’Authentique, 20 oct 2020

    Tags : Mauritanie, Moustapha Limam Chafai, Burkina Faso, Blaise Compaoré, Mali, Sahel, terrorisme, ôtages, Qatar, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis,

  • Mauritanie-Sahara Occidental : Contacts bilatéraux après l’incident des orpailleurs


    Selon le site Zouérate Média, Wali de Tiris Zemmour, Yeslem Ould Sayed, s’est déplacé vers la localité de Bir Mogreïn en vue d’inspecter les points de prospection qui ont connu dernièrement des affrontements entre des orpailleurs sahraouis et mauritaniens.

    Le média mauritanien indique que ces événements ont eu lieu lorsque des orpailleurs mauritaniens ont brûlé des tentes et des véhicules dont un camion qui appartenaient à des sahraouis suite à une agression d’un mauritanien par ces derniers.

    Le Wali de Tiris Zemmous était accompgné de responsables sécuritaires en vue de résoudre le problème et rencontrer des responsables sahraouis.

    La même source indique le commandant de la Deuxième Région Militaire, le général de division Abba Ould Bati, avait entamé des contacts au cours de la première journée des événements avec ses homologues sahraouis afin de calmer la situation et préparer le terrain pour des rencontres similaires entre les autorités des deux pays.

    Pour rappel, les affrontements ont eu lieu au nord de Bir Mogreïn, sur le territoire mauritanien, près de la frontière avec le Sahara Occidental.

    Selon des informations relayées par les réseaux sociaux, deux orpailleurs sahraouis ont trouvé la mort dans le sud-ouest algérien suite à une escarmouche avec l’armée algérienne.

    Tags : Sahara Occidental, Mauritanie, Front Polisario, orpailleurs, prospection,

  • Escalade des pays du Golfe contre Moustapha Ould Chafai

    ESCALADE DES MÉDIAS DES PAYS DU GOLFE CONTRE OULD IMAM CHAFEI

    Les médias du Golfe (de l’Arabie saoudite basés aux Émirats arabes unis) se sont soulevés contre l’ancien dissident mauritanien et homme d’affaires de premier plan, Moustafa Ould Al-Imam Chafei, au moment où persiste une impasse, dans les relations entre l’Arabie saoudite et la Mauritanie, depuis l’arrivée au pouvoir du président Mohamed Ould Cheikh Al-Ghazwani.

    Al-Arabiya.net a rapporté le retour du dissident , Moustafa Ould Al-Imam Chafei, en disant: « L’homme du Qatar au Sahel » revient en Mauritanie après 10 ans d’exil « .

    Al-Arabiya a déclaré que les services de renseignement qataris avaient mis à la disposition de Ould El Chafei, un avion privé de luxe sur la recommandation du bureau de l’émir.

    La chaine indique que le gouvernement saoudien est contrarié par la présence croissante de Ould El Chafei sur le continent africain, et ses bonnes relations avec les nouveaux décideurs en Mauritanie.

    En outre, le parti pris de Moustafa Ould Chafei envers l’État qatari a irrité le reste des pays du Golfe, en raison de sa grande influence dans certains pays africains, dont les relations avec le Qatar se sont considérablement développées au cours de la période récente.

    http://zahraa.mr/node/25183

    Source : Adrar Info

    Tags : Mauritanie, Moustapha Ould Limam Ould Chafai, Pays du Golfe,

  • Les migrants de Grande Canarie dorment désormais dans des lits touristiques

    Iles Canaries.- Plus de 8 200 migrants sont venus aux Canaries cette année, huit fois plus qu’en 2019. Alors que le flux de touristes se tarit, les migrants africains occupent leurs lits vides.

    Les jeunes Africains vont et viennent à Vista Flor. Les touristes quittant en masse la Grande Canarie cet automne en raison de la couronne, le complexe d’appartements de Maspalomas est utilisé par quelque 500 invités inattendus: des migrants africains à la recherche d’une vie meilleure en Europe. Pour le moment, ils sont bloqués aux îles Canaries.

    Ils fournissent au directeur Domingo Espino Hernández via la Croix-Rouge 45 euros par personne et par jour. “Cela peut sembler étrange, mais de cette façon je peux empêcher la faillite de mon entreprise.” Les migrants, à leur tour, sont agréablement surpris par l’accueil. «Je suis sur un bateau depuis des semaines. C’était l’enfer en mer, mais ici, je regarde lentement vers l’avenir », déclare Souleymane Sané, 24 ans, sénégalais, qui a quitté la Gambie le mois dernier, pour un complexe d’appartements appelé Vista Oasis.

    Les complexes Vista Flor et Vista Oasis offrent une solution inventive, mais pas très structurelle, à deux problèmes inattendus auxquels les îles Canaries sont confrontées cette année. D’une part, l’épidémie de Covid-19 – un Allemand sur l’île de Gomera est devenu le premier patient corona d’Espagne – a entraîné une perte de milliards pour l’industrie du tourisme (15,1 millions de clients en 2019). D’autre part, une ancienne route des migrants de l’Afrique vers l’archipel a été mise en route pour diverses raisons. Plus de 8200 migrants sont venus dans les îles cette année, huit fois plus qu’en 2019. Grâce aux mesures corona, 700 migrants ont été amenés sur le continent jusqu’à présent.

    Le nombre de bateaux augmente désormais si vite que les autorités locales craignent une répétition de «la crise migratoire» de 2006 lorsque 32 000 migrants ont atteint les îles Canaries. À l’époque, l’Espagne a réussi à arrêter le flux en apportant une aide à des pays comme la Mauritanie, le Sénégal et le Maroc sur différents fronts.

    Ces accords ont souvent été édulcorés et un nouveau conflit a éclaté au Mali, entre autres, ce qui alimente le flux migratoire. En outre, la coopération entre l’Espagne et le Maroc pour fermer le détroit de Gibraltar – par lequel un nombre record de 60000 migrants sont venus en Europe en 2018 – se déroule si bien qu’en plus des Subsahariens, de jeunes Marocains choisissent également de traverser vers les îles Canaries. Les deux groupes sont méticuleusement séparés par les autorités espagnoles. Pour éviter la contamination par corona, mais aussi parce que les Marocains illégaux peuvent être renvoyés par l’Espagne sans trop de procédures. Les migrants nord-africains voient leur opportunité maintenant que le Maroc ne reprend personne à cause du virus corona.

    Sous le radar

    La plupart des migrants dans les cayucos ou pateras – surnoms respectivement de “pirogues” africaines et de “chaloupes” marocaines – sont ramassés en mer par les autorités espagnoles une fois à l’intérieur des eaux territoriales et débarqués à bord de grands navires. Parfois, un groupe parvient à rester sous le radar et à atteindre la plage par lui-même. Comme ce vendredi matin à Gran Canaria, où dix-neuf Marocains de la région de Marrakech ont mis les pieds au Castillo Romeral. La police nationale ne tarde pas à les arrêter et à s’en débarrasser. Tout d’abord, ils reçoivent des masques.

    Frissonnants, les jeunes maghrébins, dont trois mineurs, attendent entre des tas de pierres. Leur bateau est désert sur la plage. Ils enveloppent leurs smartphones hors du plastique. Lorsqu’un des hommes allume une cigarette, l’un des agents prend immédiatement des mesures. Il est interdit de fumer à proximité d’autrui selon les mesures corona. Après une première bouffée rapide, le cul s’éteint. «Nous voulons aller à Barcelone ou à Madrid», explique Hamid El Araoui, 39 ans, dans un mélange de français et d’arabe, avant que la police ne l’emmène à Arguineguín en camionnette avec les autres.

    La ville portuaire méridionale de Gran Canaria est, tout comme il y a quatorze ans, le premier lieu d’accueil des migrants. Ces derniers jours, les bateaux orange de Salvamento Marítimo ont largué des centaines de migrants sur le quai entièrement bouclé. Sous la direction de la Croix-Rouge, les Africains se livrent à une opération presque militaire dans laquelle les contrôles de santé et les tests corona sont la première priorité. La presse est maintenue à une distance appropriée.

    Les tentes de la zone portuaire d’Arguineguín sont l’hébergement des migrants pendant les 72 premières heures. À intervalles réguliers, ils reçoivent des couvertures, de l’eau et de la nourriture en prévision de la prochaine étape. Les îles Canaries ne sont guère la destination de personne. Ces dernières années, l’arrivée de migrants a été si limitée que les migrants ont pu se rendre temporairement dans des centres d’accueil. Ces complexes sont trop petits et dépassés pour répondre à l’afflux soudain d’hommes du Mali, du Sénégal, de la Mauritanie, de la Gambie et du Maroc. Alors que le flot de touristes se tarissait en août, le refuge était inondé de migrants qui risquaient leur vie lors d’un voyage de plusieurs semaines en mer.

    Suspicion au sein de la population locale

    Début septembre, Domingo Espino Hernández, avec d’autres entrepreneurs, a pris l’initiative de transformer son logement d’un paradis de vacances en un abri sobre. Cela n’a pas été sans lutte. Le plan a suscité la méfiance parmi les habitants et le maire de Maspalomas, Conchí Narváez, a tenté en vain de l’empêcher. Le Néerlandais Tom Smulders a joué le rôle de porte-parole important des entrepreneurs locaux, qui ont su convaincre les autorités régionales. «C’est bien sûr une très bonne solution. La population montre non seulement qu’elle se sent solidaire des migrants, mais elle aide en même temps les entrepreneurs dans le besoin », déclare le vice-président néerlandais de la Fédération de l’hôtellerie et du tourisme (FEHT) de Gran Canaria. “L’abri est maintenant si bon que le gouvernement national de Madrid considère les protocoles comme un modèle pour les autres.”

    Il faut un certain temps pour s’habituer à Espino Hernández pour recevoir des visiteurs de différentes régions d’Afrique, qui, en raison de la crise corona, ne savent pas combien de temps attendre avant d’entamer une procédure d’asile sur le continent. Espino est heureux depuis longtemps que 480 des 800 lits soient désormais occupés. Comme une sorte de pater familias, l’Espagnol parcourt son complexe et veille sur ses hôtes. Outre un lit, il leur donne également trois repas par jour.

    Néanmoins, Vista Flor a une apparence différente de ce qu’il était il y a quelques mois. «La piscine et les courts de tennis sont fermés», explique Espino. «Avant que vous ne le sachiez, des images circulent dans le monde de migrants en vacances. Et ce n’est bien sûr l’intention de personne. Mais pourquoi ne pas offrir aux personnes dans le besoin une solution humaine en ces temps difficiles? »

    Source : NRC.NL, 19 oct 2020

    Tags : Canaries, migration, pateras, subsahariens, Maspalomas, Vista Flor, Senegal, Maroc, Mauritanie,

  • Mauritanie-Sahara Occidental : Affrontements entre orpailleurs sahraouis et mauritaniens

    Selon l’agence Al Akhbar, des violents affrontements entre orpailleurs mauritaniens et sahraouis au nord de la localité mauritanienne de Bir Mogreïn, près de la frontière avec le Sahara Occidental.

    Plusieurs tentes et abris des orpailleurs ont été brûlés suite à ces affrontements, ajoute Al Akhbar dans une dépêche diffusé samedi dernier.

    La bagarre a commencé lorsque des orpailleurs mauritaniens ont accusé les sahraouis d’agresser un des leurs, conclue l’agence mauritanienne.

    Source : Al Akhbar, 17 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Mauritanie, orpailleurs, Bir Mogreïn, prospection,