Tag: Israël

  • Western Sahara conflict in 500 words

    In a deal brokered by United States President Donald Trump’s outgoing administration, Morocco became the latest Arab country to normalise ties with Israel. As part of the agreement announced on Thursday, Trump agreed to recognise Morocco’s sovereignty over the disputed territory of Western Sahara, where there has been a decades-old dispute with Morocco pitted against the Polisario Front.

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    Tags : Western Sahara, Morocco, Israel,

  • Morocco Joins List of Arab Nations to Begin Normalizing Relations With Israel

    WASHINGTON — Morocco has agreed to a rapprochement with Israel in return for American recognition of the kingdom’s sovereignty over a long-disputed territory, under a deal announced on Thursday that gives President Trump another diplomatic victory in his final weeks in office. With the agreement, which has been under discussion since 2017, Morocco becomes the fourth Muslim-majority state to pledge warmer official relations with Israel this fall under accords brokered by the Trump administration.

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    Tags : Morocco, Israel, Western Sahara,

  • Morocco Agrees To Join Trump Administration's Abraham Accords

    President Trump says Morocco has agreed to be the latest Arab country to normalize relations with Israel. However, the deal includes a U.S. endorsement of Morocco’s claim to a disputed territory. Another Arab country has decided to join the Trump administration’s Abraham Accords…

    Read more from the source : Npr.org

     

     

     

     

    Tags : Morocco, Israel, normalization, 

  • Morocco latest country to normalise ties with Israel in US-brokered deal

    Morocco has become the latest Arab League country to agree to normalise relations with Israel in a deal brokered with US help. As part of the deal, the US has agreed to recognise Morocco’s claim over the disputed Western Sahara region…

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    Tags : Morocco, Israel, normalization,

  • Disputed Western Sahara is in spotlight after US decision

    The disputed territory of Western Sahara was central to a deal announced by President Donald Trump on Thursday establishing diplomatic ties between Morocco and Israel. Here is some background on the region:

    LAND AND PEOPLE

    Western Sahara stretches along Africa’s Atlantic coast south of the Moroccan resort city of Agadir, and borders Algeria and Mauritania. Roughly the size of Colorado, it has a population of about 600,000 people according to the U.N. Its main resources are fish and phosphates and it is believed to have off-shore oil reserves.

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    Tags : Western Sahara, Morocco, Donald Trump, Israel, 

  • Experts react: What the Morocco-Israel deal means for the Middle East

    US President Donald J. Trump announced on December 10 that Morocco will become the fourth nation to normalize relations with Israel this year, notching another breakthrough for US diplomacy just weeks before Trump’s term as president comes to an end. As part of the deal, Trump said the United States will recognize “Moroccan sovereignty over the Western Sahara,” a stretch of disputed land south of Morocco that is jointly claimed by the Moroccan government and the self-proclaimed Sahrawi Arab Democratic Republic. The United Nations has attempted to negotiate a settlement on the dispute, but Trump’s announcement means the United States will be the first Western nation to officially endorse Morocco’s claims.

    Read more from the source : Atlantic Council

     

     

     

     

     

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  • Palestine – Etats-Unis : L’ultime provocation

    «Si les relations internationales se basent sur des bouteilles de vin, alors c’est la mort de la diplomatie», a déclaré le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh. Il faut dire que la visite du secrétaire d’État américain Mike Pompeo n’a rien de diplomatique pour un homme qui n’a ni le physique ni les compétences, ni le tact d’un diplomate, lui qui est un ancien militaire et qui ne croit qu’en la force et l’injustice du puissant du moment.

    Mike Pompeo, dans une dernière provocation par le geste et la parole, a effectué, avant-hier jeudi, la première visite d’un chef de la diplomatie américaine dans une colonie israélienne (un vignoble) en Cisjordanie occupée, et plus indécent encore, il s’est rendu au Golan, terre syrienne occupée par Israël depuis 1967 et reconnue comme telle par toute la communauté internationale.

    Ensuite, il y a tout ce chapelet d’absurdités et de phrases provocatrices de celui qui a dirigé la diplomatie américaine, sans rien connaître à la diplomatie :»Pendant longtemps le département d’État a pris la mauvaise approche sur les colonies, ne reconnaissant pas l’histoire de ce territoire spécial. Aujourd’hui le département d’État américain défend avec vigueur la reconnaissance que les colonies peuvent être légales…J’aurai la chance de visiter le plateau du Golan, avait également annoncé Mike Pompeo, la simple reconnaissance du Golan comme faisant partie d’Israël était une décision d’une importance historique du président Trump en même temps qu’une simple reconnaissance de la réalité». On est vraiment en plein déni et dans l’ignorance totale de tout ce qui est fondement des relations internationales. Pompeo, comme toute l’administration de son chef, ont fait le choix délibéré et assumé de ne rien reconnaître des droits palestiniens, et ce jusqu’au bout, jusqu’à la dernière minute de leur triste passage à la tête de la première puissance du monde.

    Cette ultime provocation de l’un des plus fidèles de Trump est un dernier pied de nez à une nation arabe humiliée et au plus bas. Humiliée d’abord et surtout par ses leaders, à commencer par les pays du Golfe qui malgré toutes les insultes et les rabaissements ont couru conclure des traités de paix avec l’entité sioniste, et tourné le dos à la cause palestinienne qu’ils ont jeté aux chiens et à leurs maîtres. Mais l’histoire n’oublie rien et les traîtres ne seront jugés que comme tels.
    Par Abdelmadjid Blidi

    Ouest Tribune, 21 nov 2020

    Tags : #Palestine #EtatsUnis #Isral

  • Saudi Arabia said to have played role in Israel-Morocco normalization agreement

    Saudi Arabia played a role in the Trump-brokered normalization agreement between Israel and Morocco, diplomatic sources told Channel 12 on Friday. The report did not detail the Saudi involvement in the US-brokered deal, announced Thursday, and Riyadh has not officially…

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    Tags : Morocco, Israel, normalization, Saudi Arabia,

  • A quoi joue MBZ au Sahara Occidental ?

    OUVERTURE D’UN CONSULAT À LÂAYOUNE OCCUPÉE, APRÉS NORMALISATION DE SES RELATIONS AVEC L’ENTITÉ SIONISTE : À quoi jouent les Emirats arabes unis ?

    C’est dans le communiqué publié par le ministère marocain des Affaires étrangères annonçant, l’engagement de l’armée du Royaume chérifien, dans la coalition de guerre conduite par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, contre le Yémen, que la réponse est donnée sur les raisons à l’origine, de l’annonce par les émirats de l’ouverture d’un consulat, dans la ville Lâayoune, du Sahara occidental occupé, territoire soumis, au processus de décolonisation aux Nations unies (ONU) et à l’Union africaine (UA).

    Ayant rejoint le club des monarchies du Golfe, peu d’années après le lancement du Conseil de coopération des pays du Golfe, le Maroc, qui par la suite a œuvré à son adhésion à l’organisation continentale, l’UA, qui n’a pu aboutir, qu’après avoir accepté de parapher le pacte constitutif de l’UA, lequel atteste la légitimité de l’ensemble des pays membres de cette institution africaine, dont la République arabe sahraouie démocratique (RASD), membre fondateur de l’UA, Rabat a persisté par ailleurs, à promouvoir et adopter des postures en faveur du fait accompli de sa colonisation depuis, 1975, du Sahara occidental.

    La dernière en date, son annonce, sans surprise d’ailleurs, avec les Émirats arabes unis, de procéder à l’ouverture d’un consulat émirati, dans la ville sahraouie, Lâayoune, sous occupation marocaine, au moment où le Conseil de sécurité de l’ONU prorogeait le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental. Pour des monarchies qui accourent pour décrocher une place auprès de l’entité sioniste, laquelle a et continue de bafouer les droits des Palestiniens à vivre libres et indépendants sur leur terre et de piétiner la légalité internationale, qui mieux des Emirats arabes unis d’ouvrir un consulat dans les territoires occupés du Sahara occidental. À moins d’un mois, en effet, du spectacle donné, à partir de la Maison Blanche, par le Premier ministre sioniste Benyamin Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères émirati, Cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane, sous l’égide du président américain, Donald Trump, en attendant de voir l’ouverture d’un consulat émirati en Palestine occupée, le prince Mohamed Ben Zayed annonce l’ouverture d’un autre, non dans un État indépendant, mais, au Sahara occidental, à Lâayoune, encore sous occupation marocaine, en raison de la non tenue à ce jour, du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.

    Pour revenir au communiqué précité du ministère marocain des Affaires étrangères expliquant la participation de l’armée marocaine, bien sûr sans contrepartie, dans la guerre contre le Yémen, livré par les monarchies du Golfe, il est indiqué que « le Royaume du Maroc a décidé d’apporter toutes les formes d’appui et de soutien à la coalition dans ses dimensions politique, de renseignement, logistique et militaire », lit-on. Soutien qui s’est articulé, depuis le début de la guerre contre le Yémen, dans « la mise des Royales Air Forces stationnées aux Émirats arabes unis frères à la disposition de cette coalition » de guerre féroce contre le peuple yéménite.
    Ne consentant pas davantage d’efforts dans la promotion de son occupation au Sahara occidental, le Maroc suit, dans le fond, au pas, la démarche de l’entité sioniste, visant au non établissement de l’État palestinien souverain avec pour capitale El Qods.

    Au moment où l’entité sioniste annonce en grande pompe l’établissement de relations avec des monarchies arabes, dont le Maroc a été cité, par des responsables israéliens et la presse de l’entité sioniste, Rabat plagie Israël, dans son annonce de l’ouverture de consulats de monarchies et de quelques pays africains, dans des villes sahraouies encore sous occupation marocaine alors que l’ensemble des pays à travers le monde, même les alliés de Rabat dans sa colonisation, ne lui reconnaissent aucune souveraineté. Pensant en empruntant ce type de procédé, relevant d’actions tactiques, sans grand impact sur la nature et les caractéristiques du conflit qui l’oppose au représentant unique et légitime du peuple sahraoui, le Front Polisario, avec lequel elle a sous les auspices de l’ONU, négocié et est appelé à négocier pour le règlement pacifique, de la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite à l’ONU, Rabat comme Israël persistent à ignorer les enseignements de l’Histoire, « le colonisateur peut gagner tactiquement mais pas stratégiquement », Rabat pense dur comme fer, qu’elle peut faire l’exception de se maintenir, alors que des puissances ont été forcées, par la lutte des peuples pour leur indépendance, à se soumettre à la volonté et la force du cours de l’Histoire, sonnant la fin des systèmes coloniaux.

    Pour les Emirats arabes unis, qui ouvriront mercredi prochain, leur consulat, à Laâyoune occupée, son rôle dans la région nord-africaine comme sur la scène arabe n’est plus à démontrer, comme leur partenaires dans le club des Monarchies arabes. Assumant le rôle qui lui est attribué par les puissants de ce monde, notamment les Etats-Unis, étant un outil, pour traduire les politiques occidentales, bouleversés par la crise économico-financière en 2008, engendrant des conflits et des tensions dès 2011, Libye, Syrie, Yémen, Les Emirats alimentent, notamment par des financements de plans de déstabilisation de pays et de régions, d’ Afrique du Nord et Arabes. Il est à se demander ce que cherchent Abu-Dhabi et ses employeurs, à vouloir s’incruster davantage dans notre région, nord-africaine, plongée en raison de leurs ingérences et interventions militaires, dans des tensions, des guerres et le chaos, pour ne citer que la Libye, au moment où des médias font état aussi de présence de base militaire émiratie, en Mauritanie.

    Karima Bennour

    OUBI BOUCHRAYA BACHIR, REPRÉSENTANT DU FRONT POLISARIO EN EUROPE :

    «Le Maroc ne jouit d’aucune souveraineté sur le territoire du Sahara occidental »

    Le représentant du Front Polisario chargé de l’Europe et de l’Union européenne, Oubi Bouchraya Bachir, a affirmé que le Maroc «viole d’une manière flagrante» dans sa démarche à inciter des pays à ouvrir des «consulats» dans les villes sahraouies occupées. Intervenant dans une émission sur la radio britannique BBC consacrée au Maroc et de son occupation du Sahara occidental, avec l’implication de pays par l’ouverture de «consulats» dans les villes occupées du Sahara occidental, Bachir Oubi Bouchraya a fait savoir que «cette démarche est une violation flagrante de toutes les lois, y compris le droit international » lequel inscrit le Sahara occidental, « territoire non autonome, en raison de l’occupation militaire marocaine» sans manquer d’ajouter, que «la politique prônée par le Maroc constitue également une violation des accords internationaux de Vienne régissant les relations diplomatiques et consulaires internationales» a-t-il précisé.

    Bachir Oubi Bouchraya a indiqué que «le Maroc continue ses violations des lois de l’Union africaine (UA) et de son acte constitutif qui reconnaît la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et atteste de sa souveraineté et de son intégrité territoriale». Pour le responsable sahraoui, l’ouverture de «consulats» dans les territoires sahraouis occupés intervient, a-t-il souligné « à un moment où le droit européen était très clair » notamment dans la décision de La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), affirmant que « le Maroc ne jouit d’aucune souveraineté sur le territoire du Sahara occidental considéré comme territoire distinct et séparé du Royaume du Maroc».
    K. B.

    Le Courrier d’Algérie, 1 nov 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Emirats Arabes Unis, Consulats, Israël, normalisation, Etats-Unis,



  • Maroc : Mehdi Ben Barka… Entre barbouzes et affaire d’Etat

    Le fait que le gouvernement POMPIDOU ait pu être interpellé à la veille de l’élection présidentielle de décembre 1965 après l’enlèvement de l’opposant au roi du Maroc HASSAN II, Mehdi BEN BARKA (ci-dessus), n’avait pas manqué d’étonner. Du moins jusqu’à ce que l’on apprenne que beaucoup trop de prétendus gaullistes se trouvaient “mouillés” dans une affaire assez complexe qu’on mettra quelque temps à démêler, et où l’on se trouvait en présence pour l’occasion, aussi bien de truands que de policiers voire de barbouzes. Ce sera du reste l’un des plus gros scandales de l’ère gaulliste et il nécessitera que le général en personne intervienne lors d’une conférence de presse pour répondre aux nombreuses interrogations des journalistes lesquels, notamment deux journalistes de l’Express, Jacques DEROGY et Jean-François KAHN, avaient très vite compris dans quel guêpier s’était fourré l’Etat et de ce dont il s’agissait avec ce qui est devenu l’un des plus célèbres assassinats politiques. D’autant que sur le sol français, et alors qu’il s’y croyait en parfaite sécurité, BEN BARKA, un leader politique d’envergure internationale, venait de périr assassiné.

    Chef de l’opposition au Maroc et représentant de l’Union Nationale des Forces Populaires, on ne retrouvera jamais le cadavre d’un homme que l’on a longtemps cru éliminé après son enlèvement. Ce que l’on sait, c’est que Mehdi BEN BARKA condamné à mort dans son pays avait émigré ces derniers mois en Suisse où il avait trouvé refuge à Genève chez le consul d’Algérie, qu’il se rendait fréquemment au Caire où il avait un appartement et qu’il se trouvait le 29 octobre 1965 à Paris pour, sans doute, y rencontrer le cinéaste Georges FRANJU. Celui-ci avait prévu avec l’aide du producteur Georges FIGON et de l’ancien directeur des programmes de Radio Maroc, le journaliste Philippe BERNIER de réaliser avec le leader tiers-mondiste un film évoquant la décolonisation qui devait faire la une à la veille d’un sommet des pays du Tiers Monde prévu pour janvier 1966. Après plusieurs tentatives de rendez-vous infructueuses, les deux hommes avaient d’ailleurs prévu ce jour-là de se voir à Paris à la Brasserie Lipp, boulevard Saint-Germain où BEN BARKA s’était rendu accompagné d’un jeune étudiant marocain. C’est ce dernier qui alertera les autorités dès le lendemain. Ancien professeur du futur roi du Maroc HASSAN II, l’agrégé de mathématiques BEN BARKA rêvait à 45 ans de construire une société nouvelle dans un pays dirigé par le roi MOHAMMED V qui venait d’accéder à l’indépendance. Mais son opposition à son fils HASSAN II dès son arrivée au pouvoir en 1961, et à un système féodal basé sur un pouvoir absolu lui vaudra sans doute d’échapper dès novembre 1962 à un premier attentat et de nombreuses inimitiés. Devenu dangereux depuis qu’il animait un courant tricontinental, nombre d’observateurs estiment d’ailleurs que s’il n’avait pas été enlevé en octobre 1965 à Paris ni probablement tué, il aurait assurément changé le cours de l’histoire du Maroc et peut-être même du monde du fait de ses responsabilités dans le Tiers Monde et que l’entourage du roi HASSAN II en était parfaitement conscient.

    Mehdi Ben Barka… Entre barbouzes et affaire d’EtatAutour de cet enlèvement les questions restent nombreuses. Ce film de FRANJU, était-il vraiment à l’ordre du jour et n’était-ce pas plutôt pour faire venir Mehdi BEN BARKA à Paris que cette rencontre lui avait été proposée ? S’inquiétant de ne pouvoir le joindre le 1er novembre, son frère Abdelkader prévenu de son enlèvement apprendra qu’il n’avait pas été enlevé par des policiers français ce qui le décidera à porter plainte pour séquestration. Interpellé le 29 octobre précédent sans violence par deux hommes lors de son arrivée à la Brasserie Lipp, Louis SOUCHON et Roger VOITOT se présentant à lui comme étant des policiers français, BEN BARKA sera aussitôt emmené à Fontenay-le-Comte où l’aurait, a-t-on dit, attendu le Général OUFKIR, le Ministre de l’Intérieur du roi HASSAN II (ci-contre). Du moins selon l’une des versions connues, l’autre prêtant à un certain BOUCHESECHE d’être le responsable de sa mort. Un BOUCHESECHE qui finira sa vie d’une drôle de façon car l’entourage d’HASSAN II ne souhaitait pas laisser trop de témoins derrière lui. Il est vraisemblable qu’il avait été prévu le 29 octobre de rapatrier Mehdi BEN BARKA au Maroc et de l’y emprisonner. Selon une autre version, le Général OUFKIR ne se trouvera en France qu’un peu plus tard, sans doute pour savoir ce qu’était devenu l’opposant à son roi. Le général venu à Paris, aurait même demandé l’assistance technique à son homologue français, le ministre Roger FREY, pour effacer les traces d’un enlèvement qui aurait mal tourné. Ce qu’il est facile de deviner au vu de ce que l’on sait aujourd’hui c’est que le leader tiers-mondiste ait pu faire l’objet d’un véritable complot organisé par le ministre marocain et que celui-ci savait pouvoir compter pour cet enlèvement sur le concours de policiers et de responsables français dont le Préfet de Police Maurice PAPON. Toujours aussi zélé qu’à l’époque où il déportait des Juifs à Bordeaux, et évoquant une nouvelle fois la raison d’Etat, PAPON n’empêchera d’ailleurs pas le Général OUFKIR de regagner le Maroc. Ce qui apparaît également curieux dans cette ténébreuse affaire, c’est aussi la disparition méthodique de tous les témoins qui auraient pu assister à l’enlèvement et au probable meurtre et pas seulement du truand BOUCHESECHE. Qu’il s’agisse du producteur, l’autre truand Georges FIGON retrouvé suicidé à Paris l’année suivante ou du jeune étudiant marocain qui, à son tour, se serait curieusement “suicidé” en 1971.

    Malgré le procès qui se tiendra peu après cet enlèvement et l’implication de responsables français (1967), rien ne permettra de déterminer avec exactitude qui en était l’auteur. Le Français Antoine LOPEZ dit “Savonette” l’un des responsables des services de renseignements dont les attaches avec l’entourage d’HASSAN II ont été prouvées, sera l’un des seuls condamnés pour son implication dans l’enlèvement.

    Mehdi Ben Barka… Entre barbouzes et affaire d’EtatIl faudra cependant attendre de nombreuses années avant que l’affaire rebondisse. Après DEROGY et J-F. KAHN, un nouveau journaliste, Joseph TUAL (ci-contre) a entrepris en effet d’enquêter pour enfin connaître la vérité sur cette ténébreuse affaire. Comme vous le verrez dans le film qui suit, il a pu rencontrer un dénommé Ali BOUREQUAT qui a été incarcéré au Maroc avec des truands comme BOUCHESECHE et une partie de ceux qui avaient enlevé le leader et opposant marocain. Il semble même que la tête d’un Mehdi BEN BARKA décapité ait été ramenée au Maroc et qu’elle ait été enterrée avec les corps de tous ces témoins dont il convenait de se débarrasser dans les jardins du PF3, une prison secrète des quartiers chics de Rabat devenu par endroits un véritable charnier où l’on n’arrive plus depuis après que des transformations ont été apportées à faire pousser le moindre oranger, les corps ensevelis l’ayant été sous de la chaux vive. Bien que personne ne songe plus aujourd’hui à trouver la moindre explication à des investigations régulièrement contrariées, l’enquête continue. Mais saura-t-on un jour la vérité ?

    Source : Certitudes, 9 jan 2020

    Tags : Maroc, France, Mehdi Ben Barka, barbouzes, services secrets, Mossad, Israël, Hassan II,