Tag: Israël

  • Maroc : Le Makhzen sur une pente glissante

    Le Makhzen est-il sur une pente glissante? Tout porte à le croire. Et ce, d’autant plus que le retour de manivelle à ses dernières actions s’est très vite produit. A une vitesse et d’une ampleur auxquelles, à l’évidence, il ne s’attendait guère. Aveuglé par le soutien que lui apportent ses parrains et protecteurs occidentalo-sionistes et arabes – les pétromonarchies du Golfe, essentiellement et pour être plus clair -, et qu’il pensait à même de lui assurer une impunité pérenne, il a été, en effet, fortement ébranlé par les réactions, dans un premier temps, aux événements d’El Guerguerat, dans l’extrême sud-ouest du Sahara Occidental occupé, survenus le 13 novembre 2020, et dans un second, à la normalisation de ses relations avec l’entité sioniste; une normalistion obtenue, faut-il le rappeler, en contrepartie de la reconnaissance par le président américain sortant, Donald Trump, de son illusoire souveraineté sur le Sahara Occidental.

    Tous les faits qui ont suivi l’agression militaire caractérisée, perpétrée par la soldatesque marocaine à El Guerguerat, contre des manifestants sahraouis civils qui protestaient pacifiquement contre la brèche ouverte, en contradiction avec les dispositions de l’accord de cessez-le-feu signé en septembre 1991, sous les auspices de l’ONU, entre le Front Polisario et le Maroc, dans le “mur de la honte et de l’humiliation”, attestent, on ne peut mieux, du désarroi dans lequel le Makhzen a été plongé après l’annonce par le Front Polisario de sa double décision de ne plus se considérer lié à l’accord de cessez-le-feu précité et, surtout, de reprendre la lutte armée. Le plus manifeste de ces faits est le black-out total qu’il impose, aidé en cela par une presse, locale, aux ordres et, internationale, complice, sur les attaques et les revers que son armée subit au quotidien, depuis le 13 novembre dernier, au Sahara Occidental; un black-out qu’il croit, contre tout bon sens, à même de tromper les opinions publiques marocaine et internationale sur la réalité de la situation y prévalant.

    La trahison, une tradition chez le Makhzen…

    Dénué de tout argument solide pouvant justifier la normalisation de ses relations avec l’entité sioniste, le Makhzen, dans une pitoyable tentative de faire oublier que celle-ci n’est que la contrepartie éhontée de la reconnaissance, par un président américain en fin de parcours, de son illusoire souveraineté sur le Sahara Occidental, essaye, tordant ce faisant le cou à une réalité amère, d’expliquer ladite normalisation par “les liens solides existant entre le royaume et la communauté des juifs marocains” établis en terre palestinienne et, summum de la duplicité, par le devoir qu’a celui-ci de protéger “ces sujets de Sa Majesté”, feignant sournoisement, dans le même temps, d’ignorer que ces derniers ne sont que des sionistes convaincus. C’est ce qu’a asséné au Makhzen, Fuad Batayneh, un ancien diplomate jordanien, dans un article paru, il y a quelques jours, dans le site électronique “rai alyoum” que dirige l’éminent journaliste palestinien Abdelbari Atwan. Ne se contentant pas de s’étaler sur l’ancienneté et la profondeur des relations entre le royaume du Maroc et l’entité sioniste, l’ancien diplomate jordanien a également dévoilé que le Palais royal a carrément versé dans la trahison. Plus précis concernant ce point, il a révélé que le défunt Hassan II avait remis à des agents sionistes les enregistrements de tout ce qui s’était dit lors du Sommet de la Ligue arabe qui s’est tenu, à Casablanca, en 1965; une “remise” qui a permis à l’entité sioniste de prendre connaissance de toutes les mesures arrêtées par les dirigeants arabes dans le cas où une guerre venait à se déclarer au Moyen Orient. Et, partant, de préparer et de mener, avec les résultats que l’on connaît, la Guerre des six jours de juin 1967. Une manière de dire que “le coup de poignard” que le Makhzen vient, par la normalisation de ses relations avec l’entité sioniste, de donner à la cause paslestinienne, n’est pas venu du néant. Et qu’il s’inscrit plutôt en droite ligne dans une tradition de trahison et de revirements qui est la sienne.

    Un revirement éhonté…

    Une “tradition”, au demeurant parfaitement illustrée par l’incroyable revirement du chef du gouvernement marocain et, néanmoins, secrétaire général du PJD (Parti de la justice et du développement), un parti d’obédience islamiste, dans la question de la normalisation (avec l’entité sioniste). Oublieux de ce qu’il avait publiquement déclaré, dans un premier temps, en 2008, dans un rassemblement populaire de protestation contre la visite que devait effectuer au Maroc la ministre des Affaires étrangères sioniste d’alors et feignant, à l’évidence, de ne pas se rappeler qu’il avait, au moment de la normalisation, par les Emirats arabes unis et le Bahreïn, de leurs relations respectives avec l’entité sioniste, clamé haut et fort que son pays ne leur emboîterait jamais le pas, Saadeddine Al Othmani, c’est son nom, n’a pas hésité, quand le Maroc s’est engagé dans la même voie, à apposer sa propre signature, à côté de celle du représentant de l’entité sioniste, au bas de l’accord officialisant ladite normalisation. Faut-il dire que cette attitude n’a pas été du tout appréciée et ce, aussi bien au sein de sa formation politique que par les partis arabes affilés à la même mouvance idéologique; celle des Frères musulmans. Si la gronde et la fronde qui sévissent présentement au sein du PJD demeurent circonscrites dans un cadre interne, le mécontentement de ses pairs arabes islamistes s’est traduit par une décision du Congrès nationaliste islamiste de le suspendre de toute participation à ses travaux et activités; une suspension qui, selon des sources concordantes, peut se muer en exclusion de ses rangs si la situation au sein du PJD demeure en l’état; en clair, si Saadeddine Al Othmani demeure à sa tête.

    L’opposition à la normalisation s’étend…

    Si le Makhzen donne l’impression de maîtriser la situation, des informations concordantes laissent supposer que tel ne sera plus le cas dans un avenir proche. A l’appui de leurs prévisions, ces mêmes sources font état d’une montée en cadence et en ampleur des manifestations de rue dénonçant la normalisation des relations avec l’entité sioniste; une montée (en puissance et ampleur) que la répression exercée par les forces de sécurité du Makhzen contre toute expression populaire hostile au rapprochement “makhzéno-sioniste” n’a pu freiner mais que les médias aux ordres tentent d’en réduire l’importance quand ils ne la passent pas sous silence. Ce qui n’empêche pas que cette opposition s’étende de plus en plus. Et ce, avec l’implication d’organisations ayant un poids certain dans la société marocaine. A l’instar de l’association Al Adl Wal Ihsane ( Justice et bienfaisance), la plus importante dans son genre, dit-on, bien qu’elle demeure, depuis sa création en 1973, toujours non reconnue. Dans un entretien accordé au site Arabi21.com que rapporte El portal diplomatico (Le portail diplomatique), un site proche des thèses du Front Polisario, Mohamed Abadi, son secrétaire général, a fait porter toute la responsabilité de cette normalisation à l’institution royale. Ceci non sans critiquer vertement la mainmise totale de cette dernière sur toute la vie politique, économique et sociale du royaume. Une mainmise, a-t-il explicité, qui vide même certaines institutions officielles des prérogatives que leur confère pourtant la Constitution en vigueur. Une manière, on ne peut plus claire, de dire que la situation au royaume de M6 est “grave”. Pour ne pas dire explosive.

    Mourad Bendris

    Source : Dzair-tube, 5 jan 2021

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Front Polisario, Israël, Donald Trump, normalisation,


  • La normalisation, une menace sérieuse tant pour le Maroc que pour l’Algérie

    La normalisation représente une “menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie”, a averti le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation, Ahmed Wihmane, appelant les peuples du Maghreb à contrer “les plans sionistes visant l’unité et la stabilité de la région”.

    “Nous sommes face à une menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie, voire pour toute la région du Maghreb”, a souligné M. Wihmane dans un entretien à l’APS depuis Rabat. Etayant son propos concernant les dangers de cette normalisation pour les pays du Maghreb et pour l’Algérie, en particulier, il a rappelé les allégations faites par le sioniste Bernard-Henri Lévy lors d’une conférence à Marseille (France), affirmant que “l’Algérie (…) est juive et française”.

    Pour le militant marocain, “il n’est pas exagéré de dire que nous assistons à la préparation d’un transfert de l’Etat d’Israël vers le Maroc, d’où la percée sioniste sans précédent dans le Maghreb et principalement dans le royaume marocain”, a-t-il dit.

    Il a évoqué, à cet égard, plusieurs articles publiés par la presse israélienne et révélant un dangereux scénario visant la région, notamment l’article publié récemment par le journal Yediot Aharonot et faisant état d’un ancien plan sioniste remontant à 1903 et visant l’établissement de “l’Etat d’Israël” au Royaume du Maroc.

    Mis de côté après la mort du fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl, ce plan est exhumé aujourd’hui “faute de perspectives en Palestine après l’expérience de soixante-dix ans de résistance”, a expliqué le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation.

    S’agissant des revendications des “juifs marocains” relatives à la récupération de “leurs biens au Maroc” en engageant de grands cabinets d’avocats, l’activiste marocain a affirmé “qu’ils ne se contenteront jamais de réparations pour des bien qu’ils n’ont même pas laissé puisque qu’ils ont vendu avant de partir pour la Palestine occupée”. Soutenant que leur objectif “est la main mise sur le Maroc et la région tout entière à travers ces prétentions et les mythes de tombeaux de prophètes et de saints patrons juifs”, il a cité, à ce propos, le titre : “Maroc, terre juive” de la Une d’un des magazines marocains francophones.

    Pour ce qui est du bien-fondé de l’action en justice intentée par des avocats marocains pour contester la décision de normalisation, M. Ahmed Wihmane a déclaré :”Nous avons fait notre devoir sur le plan juridique comme nous le faisons sur d’autres. Nous fondons notre espoir sur Dieu et le grand peuple marocain”. “Ouvert dans le cadre des accords d’Oslo, le bureau de liaison sioniste avait été fermé pour la première fois en 2000 et nous le fermerons encore cette fois, car le danger guette tous les Etats du Maghreb arabe”, a assuré le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation.

    Concernant le rejet de la normalisation par la rue marocaine et la campagne de restrictions sécuritaires visant les activistes marocains, M. Wihmane a indiqué qu’”en dépit des restrictions et du blocus contre toute opinion contraire à la position officielle au sujet de la normalisation, les manifestations n’ont pas cessé dans plusieurs villes marocaines”. A cette occasion, il a déploré “la violation par la police marocaine du droit constitutionnel des Marocains à l’expression pacifique et la répression des différentes contestations dénonçant la normalisation sans le moindre respect des engagements internationaux en matière de droits de l’Homme”.

    Pour le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation, “la violation des droits, la restriction des libertés et le blocus sécuritaire ne sont que les premiers fruits de la normalisation”. “La confrontation entre le peuple et l’Etat est l’un des principaux objectifs stratégiques de la bombe jetée par l’entité sioniste et l’administration américaine au Maroc pour faire exploser toute la région”, a-t-il poursuivi expliquant que “lorsque l’Etat réprime le peuple, la tension est attisée et l’Etat affaibli, ce qui facilitera le passage à la phase d’affaiblissement et de la division puis à la domination totale pour la mise en œuvre du plan “B”, à savoir l’établissement d’un “nouvel Israël”.

    Agences

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Israël, normalisation,

  • David Schenker veut désamorcer la crise entre le Maroc et l’Algérie

    Il veut désamorcer la crise entre le Maroc et l’Algérie: Le Secrétaire d’Etat adjoint américain attendu à Alger

    par Z. Mehdaoui


      Donald Trump tente de désamorcer la crise entre Alger et Rabat après son incroyable décision de reconnaître une prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental mais va aussi essayer de justifier son «forcing» sur le royaume chérifien qui a abdiqué, contre toute attente, en recevant une représentation de l’Etat hébreu sur son sol.

    A quelques jours donc de son départ du bureau ovale, Trump va dépêcher un «émissaire» à Alger, pour atténuer la colère des responsables algériens qui voient d’un très mauvais œil la présence d’Israël à ses frontières de l’Ouest, avec tout ce que cela implique en termes de sécurité.

    «Le secrétaire d’État adjoint aux Affaires du Proche-Orient, David Schenker, se rendra en Jordanie, en Algérie et au Maroc du 3 au 12 janvier pour discuter de la coopération dans les domaines de l’Economie et de la Sécurité avec des dirigeants gouvernementaux», annonce à cet effet le département des Affaires étrangères américain qui précise que lors de son déplacement, le Secrétaire adjoint Schenker «soulignera le profond engagement des États-Unis à favoriser la prospérité économique, la paix et la stabilité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord».

    Les derniers développements dans la région, notamment, le conflit du Sahara occidental, serait à l’origine de cette tournée qui intervient à la veille du départ problématique de Donald Trump.

    La visite intervient dans un contexte explosif du fait de la reprise des hostilités entre le Front Polisario et l’armée marocaine depuis plusieurs mois et qui a mis toute la région sur une véritable poudrière qui risque d’exploser à tout moment. Il faut rappeler que le Maroc devient ainsi le quatrième pays arabe à normaliser ses relations avec l’entité sioniste, depuis le mois d’août dernier, après les Emirats arabes unis, le Bahreïn et le Soudan. Le Maroc a annoncé jeudi dernier, la reprise des relations diplomatiques avec Israël «dans les meilleurs délais», avec la reprise des contacts officiels et ouverture des bureaux de liaisons dans les deux pays.

    Cadeau «royal» et empoisonné livré par le président américain Trump avant son départ ? Certainement. D’autant que la rue marocaine commence, après avoir accusé le coup, à s’agiter. Et il serait très aléatoire de prévoir jusqu’où elle pourrait aller… Toutefois il y a lieu de préciser que durant longtemps, un des souhaits les plus chers de l’Etat hébreu, à travers notamment son service de renseignement, le Mossad, était de s’incruster dans la proche périphérie de l’Algérie. Le Sahara, gorgé de pétrole, était un point de fixation. Mais le rêve était d’autant plus impossible à réaliser que le renseignement algérien tournait au quart de tour. Le tour de passe-passe que le Mossad a imaginé alors était de se rendre utile à de nombreux régimes, notamment pour les questions sécuritaires. Des liens discrets, mais concrets, avec certains États-clés lui laissaient espérer nouer des relations économiques et politiques toujours plus étroites. Aujourd’hui avec l’officialisation de la normalisation israélienne avec le Maroc, avec la bénédiction américaine le Rubicon a été franchi dans la région.

    La position de l’Algérie par rapport à cette question ou sur le dossier sahraoui a toujours été immuable. En dépit d’une puissance de feu jamais égalée dans toute l’Afrique, l’Algérie a toujours privilégié le règlement des crises par les voies pacifiques et diplomatiques. Mais cette «doctrine» semble dépassée par les événements car ce «repli» de l’Algérie est perçu comme une faiblesse dans la région ce qui a encouragé notamment le Maroc à afficher clairement son hostilité envers son voisin de l’Est. C’est dans ce contexte que le sous-secrétaire américain va entamer sa visite dans les deux pays en tentant de réconcilier l’inconciliable en faisant valoir bien évidemment la place «de juge et partie» des USA dont l’image est ternie durablement par la politique de Donald Trump.

    Le Quotidien d’Oran, 5 jan 2021

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Front Polisario, Normalisation, Israël, Donald Trump, David Schenker,

  • Normalisation avec Israël : “Une sérieuse menace pour le Maroc et l’Algérie”

    L’OBSERVATOIRE MAROCAIN MONTE AU FRONT CONTRE LA NORMALISATION MAROC-ISRAEL : Une sérieuse menace pour le Maroc et l’Algérie

    La normalisation marocaine avec Israël représente une « menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie », a averti le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation, Ahmed Wihmane. Il a appelé les peuples du Maghreb à contrer « les plans sionistes visant l’unité et la stabilité de la région ». « Nous sommes face à une menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie, voire pour toute la région du Maghreb », a souligné M. Wihmane. Étayant son propos concernant les dangers de cette normalisation pour les pays du Maghreb et pour l’Algérie, en particulier, il a rappelé les allégations faites par le sioniste Bernard-Henri Lévy lors d’une conférence à Marseille affirmant que « l’Algérie (…) est juive et française ».

    Pour le militant marocain, « il n’est pas exagéré de dire que nous assistons à la préparation d’un transfert de + l’État d’Israël+ vers le Maroc, d’où la percée sioniste sans précédent dans le Maghreb et principalement dans le royaume marocain », a-t-il dit. Il a évoqué, à cet égard, plusieurs articles publiés par la presse israélienne et révélant un dangereux scénario visant la région, notamment l’article publié récemment par le journal sioniste Yediot Aharonot et faisant état d’un ancien plan sioniste remontant à 1903 et visant l’établissement de « l’État d’Israël » au Royaume du Maroc. Mis de côté après la mort du fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl, ce plan est exhumé aujourd’hui « faute de perspectives en Palestine après l’expérience de soixante-dix ans de résistance », a expliqué le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation.

    S’agissant des revendications des israéliens d’origine marocaine relatives à la récupération de « leurs biens au Maroc » en engageant de grands cabinets d’avocats, l’activiste marocain a affirmé « qu’ils ne se contenteront jamais de réparations pour des biens qu’ils n’ont pas laissé puisque qu’ils ont vendu leurs biens avant de partir pour la Palestine occupée ». Soutenant que leur objectif « est la main mise sur le Maroc et la région tout entière à travers ces prétentions et les mythes fabriqués de toutes pièces de tombeaux de prophètes et de saints patrons juifs » au sud du Maroc , il a cité, à ce propos, le titre : « Maroc, terre juive » à la Une d’un des magazines marocains francophone , dans l’air du temps. Pour ce qui est du bien-fondé de l’action en justice intentée par des avocats marocains pour contester la décision de normalisation, M. Ahmed Wihmane a déclaré : « Nous avons fait notre devoir sur le plan juridique comme nous le faisons sur d’autres. Nous fondons notre espoir sur Dieu et le grand peuple marocain ». « Ouvert dans le cadre des accords d’Oslo, le bureau de liaison sioniste avait été fermé pour la première fois en 2000 et nous le fermerons encore cette fois, car le danger guette tous les États du Maghreb arabe », a assuré le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation.

    Concernant le rejet de la normalisation par la rue marocaine et la campagne de restrictions sécuritaires visant les activistes marocains, M. Wihmane a indiqué qu’ »en dépit des restrictions et du blocus contre toute opinion contraire à la position officielle au sujet de la normalisation, les manifestations n’ont pas cessé dans plusieurs villes marocaines ». À cette occasion, il a déploré « la violation par la police marocaine du droit constitutionnel des Marocains à l’expression pacifique et la répression des différentes contestations dénonçant la normalisation sans le moindre respect des engagements internationaux en matière de droits de l’Homme ». Pour le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation, « la violation des droits, la restriction des libertés et le blocus sécuritaire ne sont que les premiers fruits de la normalisation ». « La confrontation entre le peuple et l’État est l’un des principaux objectifs stratégiques de la bombe jetée par l’entité sioniste et l’administration américaine au Maroc pour faire exploser toute la région », a-t-il poursuivi expliquant que « lorsque l’État réprime le peuple, la tension est attisée et l’État affaibli, ce qui facilitera le passage à la phase d’affaiblissement et de la division puis à la domination totale pour la mise en œuvre du plan « B », à savoir l’établissement d’un « nouvel Israël ».
    M. B.

    Le Courrier d’Algérie, 5 jan 2021

    Tags : Maroc, Israël, Algérie, Normalisation,

  • Maroc : Le Makhzen, véritable menace sur le Maghreb

    PAROLES D’OFFICIERS DISSIDENTS DE L’ARMÉE ROYALE : Le Makhzen, véritable menace sur le Maghreb

    Ils sont de plus en plus nombreux, ces anciens officiers de l’armée marocaine, entrés en dissidence avec le régime du Makhzen, à monter au créneau pour dénoncer les velléités de la maison militaire alaouite. Aujourd’hui, en effet, l’impact de la menace du pacte maroco-israélien, conclu récemment, sur la stabilité du Maghreb, est un secret de Polichinelle.
    Abderrahim El Mernissi, ancien officier des Forces armées royales marocaines (FAR) a mis en garde contre le « complot qui se trame contre l’Algérie » par l’entité israélienne et le régime marocain, soulignant que le Makhzen était devenu une « véritable menace pour la sécurité et la stabilité du Maghreb ».
    « Le plus grand ennemi qui menace la stabilité dans la région du Maghreb est la monarchie marocaine, surtout après avoir ouvert la voie à l’entité sioniste avec tous les risques sécuritaires et socioéconomiques que ce pas implique pour le Maroc mais aussi pour ses pays voisins », a indiqué Abderrahim El Mernissi dans une déclaration à l’APS depuis la capitale française, Paris.
    Pour M. Abderrahim El Mernissi, l’Algérie est « la cible principale de cette normalisation, car elle constitue le plus grand obstacle face à l’entité israélienne qui tente de diverses manières, depuis des années, d’entamer sa stabilité », relevant que « les positions historiques de l’État algérien face aux desseins sionistes et son soutien aux mouvements de libération l’ont placée au cœur des conspirations israéliennes ». Il a également relevé « le danger des groupes extrémistes soutenus par l’entité israélienne en Afrique du Nord qui menacent la sécurité de toute la région », a-t-il fait remarquer ajoutant qu’ »Israël, avec la complicité du Makhzen, jouera toutes les cartes afin de semer la destruction dans la région qui ne supportera pas davantage de tensions ». « C’est le régime marocain qui est à l’origine de la dégradation que connait le Maroc et non pas l’Algérie », a-t-il affirmé , soulignant que « l’Algérie n’a pas ramené l’entité sioniste au Maroc et ne s’adonne pas au trafic de drogue, mais elle est plutôt le seul pays du Maghreb qui soutient toujours les peuples opprimés ».
    Selon lui la normalisation du Maroc avec l’entité sioniste accélèrera la chute de la monarchie marocaine car le » régime marocain est à la veille d’une chute historique « .
    « Menacées, les familles des soldats réduites au silence »
    Évoquant la situation militaire au Sahara occidental l’ancien officier des FAR , révèle que » Le Maroc tente de cacher la vérité sur le terrain ainsi que les pertes que subit son armée « .
    » Il y a un grande black out sur la guerre au point où les familles des soldats ont été menacées pour garder le silence quant aux décès de leurs enfants sous couvert de la sécurité nationale » , a-t-il encore révélé.
    Cependant, ajoute-t-il le black out n’est plus de mise à l’ère du numérique et des réseaux sociaux où l’on parle des pertes humaines et matérielles infligées par l’armée sahraouie dans les rangs des militaires marocains. Il a estimé que la violation par le Maroc de l’accord de cessez-le-feu, le 13 novembre dernier constituait pour le Maroc une «erreur stratégique fatale», a-t-il souligné, qualifiant l’action du Maroc à El-Guerguerat de «crime odieux» dont la responsabilité incombe aux dirigeants marocains. De son côté, Farid Boukas, chercheur, journaliste et ex-agent des services de renseignements marocains, a évoqué sur sa page Facebook une « baisse de confiance et de sérénité au sein du commandement de l’armée marocaine » après le déclenchement de la 2e guerre au Sahara occidental. Il a parlé sur sa chaîne youtube et sa page Facebook, du recrutement de 600 agents du Makhzen chargés de lancer des campagnes d’intox et de désinformation à travers les réseaux sociaux et de dénigrer la cause sahraouie, à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc.
    L’ancien agent des renseignements marocains a, lui aussi, révélé, citant des sources fiables, que l’armée marocaine a transféré plusieurs de ses soldats gravement blessés lors des affrontements militaires avec l’armée sahraouie vers les hôpitaux de Dakhla et de Smara occupées » dans la discrétion la plus totale et camouflant la réalité de leur état. » Farid Boukas a également parlé de plusieurs cas de désertions et de désobéissance dans les casernes marocaines des territoires occupés mais aussi au Maroc » et la » mise sur écoute de plusieurs officiers » marocains. Il a aussi évoqué les difficultés pour le commandement militaire marocain de dépêcher suffisamment de troupes au Sahara occidental et de graves problèmes de logistique dont l’armement et les munitions .
    Comme beaucoup d’opposants marocains et de nombreux anciens officiers marocains réfugiés à l’étranger, il a évoqué les pressions exercées sur lui par les services de renseignements marocains et les campagnes de diffamation menées sur les réseaux sociaux à leur encontre .
    M. Bendib
    #SaharaOccidental #Maroc #Makhzen #Maghreb  #Israël #Normalisation #Algérie
  • Maroc-Israèl: Le makhzen va regretter ses relations avec le sioniste

    Le président de l’Observatoire Marocain Ahmed Wihame, averti d’emblée le danger qui menace la stabilité du maroc et de l’algerie. Ahmed Wihame, appel les peuples du Maghreb à contrer les plans sionistes qui vise la destabilisation de toute la région de l’Afrique du Nord.

    « Nous sommes face à une menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie, voire pour toute la région du Maghreb, a souligné M. Wihmane dans un entretien à l’APS depuis Rabat. Etayant son propos concernant les dangers de cette normalisation pour les pays du Maghreb et pour l’Algérie, en particulier, il a rappelé les allégations faites par le sioniste Bernard-Henri Lévy lors d’une conférence à Marseille France, affirmant que l’Algérie est juive et française. Pour le militant marocain, il n’est pas exagéré de dire que nous assistons à la préparation d’un transfert de l’Etat d’Israël vers le Maroc, d’où la percée sioniste sans précédent dans le Maghreb et principalement dans le royaume marocain.
    Les prémices du chao des pays maghrébins
    Il a évoqué, à cet égard, plusieurs articles publiés par la presse israélienne et révélant un dangereux scénario visant la région, notamment l’article publié récemment par le journal Yediot Aharonot et faisant état d’un ancien plan sioniste remontant à 1903 et visant l’établissement de l’Etat d’Israël au Royaume du Maroc. Mis de côté après la mort du fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl, ce plan est exhumé aujourd’hui faute de perspectives en Palestine après l’expérience de soixante-dix ans de résistance, a expliqué le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation. S’agissant les revendications des « juifs marocains » relatives à la récupération de « leurs biens au Maroc » en engageant de grands cabinets d’avocats, l’activiste marocain a affirmé qu’ils ne se contenteront jamais de réparations pour des bien qu’ils n’ont même pas laissé puisque qu’ils ont vendu avant de partir pour la Palestine occupée.
    Ferhath Fekrach/APS
    Algérie62, 4 jan 2021
    Tags : Algérie, Maroc, Maghreb, Israël, Normalisation, Sahara Occidental, 
  • Les accords d’Abraham ont sapé la paix indispensable avec les Palestiniens


    Par Ghassan Michel Rubeiz

    Depuis de nombreuses décennies, je préconise la paix entre Israël et les Palestiniens. ( Justice et Intifada: les Palestiniens et les Israéliens parlent de la paix, Friendship Press, 1991; Unified in Hope: les Arabes et les Juifs parlent de la paix , publications du COE, 1987). Malheureusement, j’ai vu le «processus de paix» être exploité, maintes et maintes fois, avec des tactiques évolutives pour adoucir les attitudes envers l’injustice.

    Il est difficile d’imaginer que quelque chose de bon puisse sortir d’un projet politique dirigé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, gardien du statu quo, le président américain le plus unilatéraliste Donald Trump et certains dirigeants imprudents du Golfe arabe. Pourtant, le dernier produit de «paix» au Moyen-Orient récemment sorti de Tel-Aviv, de Washington et du Golfe a reçu une réaction plutôt favorable dans les médias occidentaux.

    Je parle des soi-disant accords d’Abraham, une récente vague d’accords de «normalisation» entre Israël et les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc. Ces accords ont été intelligemment conçus pour influencer l’opinion publique. Ils sont présentés comme des initiatives de paix, de réconciliation (entre les communautés religieuses) et de mesures de défense justifiables contre un adversaire «belligérant» commun, à savoir l’Iran.

    Tout en critiquant surtout le président Trump, les médias occidentaux ont été indulgents envers le président américain en ce qui concerne sa politique sur Israël. Et pour les accords d’Abraham, les commentateurs américains ont donné un soutien inhabituel; le message de «paix» a été efficace. Pour illustrer, dans le numéro du 1er janvier du Washington Post, Marc A. Thiessen met en évidence les 10 meilleures choses que Trump a faites en 2020. Le chroniqueur affirme que Trump a «transformé le Moyen-Orient» avec les accords d’Abraham: le président américain a «négocié» quatre Les accords de paix israéliens. Une telle réalisation «digne d’un prix Nobel» a démontré qu’il pouvait y avoir «une paix séparée sans les Palestiniens». Le parti pris de Thiessen devient clair quand on regarde le reste ses 10 «meilleures choses»; la réalisation la plus étonnante répertoriée est «l’amélioration de la vie d’une majorité d’Américains ».Comme le reste des analystes qui trouvent des signes d ‘«espoir» dans ces accords, Thiessen n’explique pas comment Israël fait progresser la paix dans la région. En ignorant le fait qui donne à réfléchir que la population palestinienne sous la sphère de contrôle d’Israël – c’est-à-dire ceux qui vivent entre le Jourdain et la mer Méditerranée – a déjà dépassé la population juive israélienne? L’apartheid doit-il être ignoré à jamais? Comment parvenir à la paix en élargissant constamment les colonies, en élargissant les annexions, en promulguant deux poids deux mesures et en violant les accords internationaux établis sur la guerre et la gouvernance? Cliquez ici .

    On se demande comment Abraham-ic (œcuménique) sont ces accords. Le nom biblique Abraham est généralement utilisé pour mettre en évidence les points communs entre les trois religions monothéistes enracinées au Moyen-Orient: le judaïsme, le christianisme et l’islam. Les accords qui lient Israël fort à quatre pays arabes sunnites peu sûrs, censés affronter la République islamique (chiite) d’Iran, ne sont pas en harmonie avec l’esprit du patriarche de l’Ancien Testament. Abraham des temps modernes parle d’œcuménisme, pas d’accords politiques.
     
    Et dans quelle mesure ces actes de normalisation sont-ils «normaux»? Les accords d’Abraham ne constituent pas un véritable mouvement de réconciliation entre Arabes et Juifs, comme ses auteurs le prétendent. Il n’y a absolument aucun remède contre les tensions régionales, ce que font ces accords. Depuis que ces accords ont émergé, les observateurs internationaux ont regardé si Trump et / ou Netanyahu lanceraient une attaque aérienne sur les sites nucléaires iraniens. Washington et Tel Aviv poussent de plus en plus Téhéran à riposter, peut-être pour préparer le terrain à une contre-attaque collective contre la République islamique. Regardez les nouvelles quotidiennes au cours des prochaines semaines alors que Trump et Netanyahu cherchent des moyens de maintenir la légitimité, le pouvoir et l’influence.  Cliquez ici .

    Chacun des cinq États impliqués dans les accords d’Abraham a ses propres raisons de normalisation. Israël parvient à détourner l’attention du monde de son occupation en concluant des «accords» de paix avec des «Arabes modérés», c’est-à-dire des sunnites non palestiniens. Bahreïn cherche à s’abriter de l’Iran et de la montée des troubles intérieurs; à Manama, la royauté sunnite règne sur une population majoritairement chiite. Le Maroc se normalise avec Israël, en partie, afin de recevoir la reconnaissance par le président Trump de sa prétendue souveraineté sur le territoire du Sahara occidental. Washington récompense le Soudan pour sa normalisation en le retirant de la liste des États terroristes. Et Washington récompense la conformité des Émirats arabes unis en vendant à Abu Dhabi des armes lourdes et meurtrières que les émirats fragiles ont utilisé imprudemment dans la guerre désastreuse au Yémen. Cliquez ici .

    En résumé, les accords de normalisation entre Israël et les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc sont en fait des actes de normalisation de l’injustice.

    Le printemps arabe sert de toile de fond aux accords d’Abraham. Les accords ressemblent à des mesures désespérées de la part de régimes arabes du Golfe très peu sûrs qui cherchent la protection d’un État colonial puissant. Et Israël, ironiquement l’agence de l’abri et du confort, légitime son occupation tout en se mobilisant avec les nations arabes sunnites contre l’Iran chiite.

    Marc A. Thiessen rêve-t-il d’un prix Nobel pour les accords d’Abraham?

    The Arab Daily News, 3 jan 2021

    Tags : Proche Orient, Palestine, Israël, normalisation, Maroc, Soudan, Emirats Arabes Unis, EAU, UAE, Sahara Occidental, Iran, sunnistes, chiites,

  • Quatrième tour des élections en Israël: fin d’exercice pour Netanyahu?

    Jérusalem – Vous devez toujours faire attention aux prédictions de la politique israélienne inconstante. Une chose, cependant, est incassable: à la suite de la chute du «gouvernement d’unité» de courte durée des ennemis politiques Netanyahu et Gantz, l’avenir politique du Premier ministre israélien le plus ancien est devenu très incertain. Parce que pour la première fois, il y a de puissants corsaires de droite sur la côte.

    Les élections auront lieu pour la quatrième fois en deux ans le 23 mars. Netanyahu devra mener trois campagnes à la fois: une contre la couronne, une pour sa survie politique et une pour ne pas finir en prison. Après tout, à partir de février, il devra régulièrement prendre place sur le banc des accusés pour répondre de ses trois affaires de corruption.

    En avril 2019, le carrousel électoral a commencé à tourner. Il ne s’est pas arrêté depuis. Les enjeux étaient toujours les mêmes: Netanyahu parviendra-t-il à rester au pouvoir et à voir ses processus annulés ou gelés? Les deux premières fois qui ont échoué, et la troisième fois seulement la moitié. Netanyahu a proposé une alliance monstre à l’ancien chef de l’armée Gantz. Gantz a répondu, bien qu’il ait juré de ne jamais traiter avec le puissant suspect. Avec cela, il a brisé l’espoir de changement et a donné à son propre parti Kakhol lavan le coup de grâce.

    Le gouvernement Netanyahu-Gantz, formé en mai, est devenu une moquerie et une agonie pour Gantz. Gantz était Premier ministre par intérim et secrétaire à la Défense, son collègue Gabi Ashkenazi, ministre des Affaires étrangères, mais Netanyahu ne leur a rien dit sur l’établissement de relations avec Bahreïn et les Émirats et sur ses voyages secrets au Soudan et en Arabie saoudite. Ils ont dû entendre la Maison Blanche parler de la restauration organisée par Trump des relations d’Israël avec le Maroc.

    Netanyahu avait construit une faille dans l’accord de coalition: si le budget n’est pas adopté, de nouvelles élections auront lieu, annulant l’accord selon lequel Gantz deviendra Premier ministre en novembre 2021. En effet, le budget ne s’est pas concrétisé. Pour Gantz, c’est probablement la fin de l’exercice. Mais le vent a aussi tourné pour Netanyahu: deux concurrents se sont avancés sur son flanc d’extrême droite. Le plus redoutable est l’ancien ministre Gideon Saar, qui était jusqu’à récemment le parti Likoud de Netanyahu. Avec une attaque dévastatrice contre Netanyahu, Saar a quitté le parti. Son nouveau parti Nieuwe Hoop est grand ouvert aux autres «traîtres» du Likoud.

    De Groene Amsterdammer, 29 déc 2020

    Tags : Israël, Benjamin Netanyahou, Likoud,

  • Le Maroc aspire à devenir un point d’attraction touristique pour les Israéliens

    La ministre de la région, Nadia Fettah Alaoui, voit la montée du tourisme israélien comme un défi alors que la communauté juive locale se prépare à l’accueillir et élargit les options casher.

    La ministre marocaine du Tourisme a un défi à relever. «J’ai entendu dire que de nombreux Israéliens se sont rendus à Dubaï depuis la signature des accords de paix», dit Nadia Fettah Alaoui.
    Le ministre estime qu’au moins 50000 Israéliens ont déjà visité le royaume avant le dégel des relations diplomatiques entre les nations fin 2020.

    De nombreux Israéliens d’origine marocaine rendent visite à des parents qui y vivent encore ou qui sont décédés et sont enterrés dans des cimetières locaux. “Nous voulons que ce nombre passe à 200 000 par an”, a déclaré le responsable.

    “Des pourparlers sont en cours pour officialiser les accords de transport aérien. Des avions de passagers – tant en Israël qu’au Maroc – attendent déjà. Nous prévoyons de faire en sorte que le processus de visa soit rapide et facile pour que les touristes reçoivent leurs visas. entrée par voie électronique à l’arrivée », a ajouté Alaoui.

    “Je pense que les grandes villes seront les destinations les plus populaires, mais je suggère nos plages et le désert. Nous proposons également l’écotourisme qui, je pense, va exploser lorsque la pandémie de coronavirus se terminera”, dit-il.

    La communauté juive marocaine est maintenant prête à accueillir les touristes israéliens et étend sa capacité à offrir de la nourriture casher et à disposer de l’infrastructure nécessaire pour loger les Israéliens à proximité des sites du patrimoine juif.

    Le roi Mohammad VI a soutenu un projet de rénovation de 119 cimetières juifs. Certains sont le lieu de repos des sages spirituels et de nombreux Israéliens d’origine marocaine viennent y prier. Le roi soutient également la construction d’un centre culturel juif dans la ville de Fès.

    “Nous garantissons la sécurité de tous les touristes qui visitent notre pays et les Israéliens peuvent se sentir en sécurité”, a déclaré le ministre.
    Le Maroc a été gravement touché par le coronavirus et est considéré comme un État rouge, les citoyens étant obligés de porter des masques en public. Son économie a été touchée et l’industrie du tourisme, deuxième source de revenus du comté, a beaucoup souffert.
    Alaoui a déclaré qu’un soutien gouvernemental était disponible pour maintenir l’industrie à flot, les vaccins devant être disponibles au début de 2021.

    Née et élevée à Rabat, elle a fait ses études en France. Avant d’entrer au gouvernement, Alaoui a occupé divers postes de direction dans les secteurs de la finance et des assurances.

    “Je suis arrivé à la politique à un âge avancé”, a-t-il déclaré, “je cherchais le prochain défi et je pensais pouvoir contribuer à mon pays”, a-t-il ajouté.
    Sa nomination au poste de cabinet a été faite par le roi. «Je n’ai jamais considéré mes réalisations professionnelles sous l’angle du genre», dit-il. “Il n’y a pas beaucoup de femmes à la table, car elles sentent qu’elles n’ont aucun droit. Je n’ai jamais ressenti cela et j’ai toujours fait connaître mon point de vue”, a-t-il déclaré, admettant que le monde musulman a encore du travail à faire en ce qui concerne leur place. les femmes dans la société.

    «J’espère que d’ici une décennie, la question des femmes aux postes de haut rang ne se posera même pas parce que les femmes seront partout», a-t-elle déclaré.

    Alaoui a déclaré que son travail consiste à rechercher la meilleure expérience possible pour les touristes. “Je dois montrer qu’un touriste qui vient au Maroc peut vivre une expérience africaine, moyen-orientale ou arabe”, a-t-il ajouté.

    Source : YNet, 2 jan 2021

    Tags : #Maroc #Israël #Tourisme,

  • Marroquíes se manifiestan contra normalización de nexos con Israel

    ParsToday – Los marroquíes se manifestaron por enésima vez y en distintas ciudades del país contra la normalización de las relaciones de Rabat con Tel Aviv.

    Según la agencia de noticias Al-Ahd, los marroquíes volvieron a protestar contra la normalización de lazos.

    Durante las movilizaciones, celebradas en diferentes ciudades de Marruecos, los manifestantes corearon consignas condenando enérgicamente cualquier relación con el régimen sionista y reclamando que se reconsidere la normalización de vínculos con Tel Aviv.

    Mientras tanto, los marroquíes ya han expresado su fuerte oposición a la normalización de las relaciones del gobierno de Rabat con los sionistas mediante la celebración de grandes manifestaciones en diferentes partes del país.

    Previamente, el parlamentario argelino Mansour Abdulaziz criticó duramente la medida del Gobierno local de normalizar los nexos con la entidad sionista al considerarlo una traición a Palestina.

    Marruecos acordó con Israel normalizar las relaciones bilaterales con mediación de Estados Unidos.

    El plan estadounidense-israelí para normalizar las relaciones de los gobiernos árabes con el régimen israelí ha provocado extensas protestas en el mundo islámico.

    Pars Today, 2 ene 2021
    #Marruecos #Israel #SaharaOccidental #Polisario #DonaldTrump