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Maroc : Le Makhzen, véritable menace sur le Maghreb
Ils sont de plus en plus nombreux, ces anciens officiers de l’armée marocaine, entrés en dissidence avec le régime du Makhzen, à monter au créneau pour dénoncer les velléités de la maison militaire alaouite. Aujourd’hui, en effet, l’impact de la menace du pacte maroco-israélien, conclu récemment, sur la stabilité du Maghreb, est un secret de Polichinelle.Abderrahim El Mernissi, ancien officier des Forces armées royales marocaines (FAR) a mis en garde contre le « complot qui se trame contre l’Algérie » par l’entité israélienne et le régime marocain, soulignant que le Makhzen était devenu une « véritable menace pour la sécurité et la stabilité du Maghreb ».« Le plus grand ennemi qui menace la stabilité dans la région du Maghreb est la monarchie marocaine, surtout après avoir ouvert la voie à l’entité sioniste avec tous les risques sécuritaires et socioéconomiques que ce pas implique pour le Maroc mais aussi pour ses pays voisins », a indiqué Abderrahim El Mernissi dans une déclaration à l’APS depuis la capitale française, Paris.Pour M. Abderrahim El Mernissi, l’Algérie est « la cible principale de cette normalisation, car elle constitue le plus grand obstacle face à l’entité israélienne qui tente de diverses manières, depuis des années, d’entamer sa stabilité », relevant que « les positions historiques de l’État algérien face aux desseins sionistes et son soutien aux mouvements de libération l’ont placée au cœur des conspirations israéliennes ». Il a également relevé « le danger des groupes extrémistes soutenus par l’entité israélienne en Afrique du Nord qui menacent la sécurité de toute la région », a-t-il fait remarquer ajoutant qu’ »Israël, avec la complicité du Makhzen, jouera toutes les cartes afin de semer la destruction dans la région qui ne supportera pas davantage de tensions ». « C’est le régime marocain qui est à l’origine de la dégradation que connait le Maroc et non pas l’Algérie », a-t-il affirmé , soulignant que « l’Algérie n’a pas ramené l’entité sioniste au Maroc et ne s’adonne pas au trafic de drogue, mais elle est plutôt le seul pays du Maghreb qui soutient toujours les peuples opprimés ».Selon lui la normalisation du Maroc avec l’entité sioniste accélèrera la chute de la monarchie marocaine car le » régime marocain est à la veille d’une chute historique « .« Menacées, les familles des soldats réduites au silence »Évoquant la situation militaire au Sahara occidental l’ancien officier des FAR , révèle que » Le Maroc tente de cacher la vérité sur le terrain ainsi que les pertes que subit son armée « .» Il y a un grande black out sur la guerre au point où les familles des soldats ont été menacées pour garder le silence quant aux décès de leurs enfants sous couvert de la sécurité nationale » , a-t-il encore révélé.Cependant, ajoute-t-il le black out n’est plus de mise à l’ère du numérique et des réseaux sociaux où l’on parle des pertes humaines et matérielles infligées par l’armée sahraouie dans les rangs des militaires marocains. Il a estimé que la violation par le Maroc de l’accord de cessez-le-feu, le 13 novembre dernier constituait pour le Maroc une «erreur stratégique fatale», a-t-il souligné, qualifiant l’action du Maroc à El-Guerguerat de «crime odieux» dont la responsabilité incombe aux dirigeants marocains. De son côté, Farid Boukas, chercheur, journaliste et ex-agent des services de renseignements marocains, a évoqué sur sa page Facebook une « baisse de confiance et de sérénité au sein du commandement de l’armée marocaine » après le déclenchement de la 2e guerre au Sahara occidental. Il a parlé sur sa chaîne youtube et sa page Facebook, du recrutement de 600 agents du Makhzen chargés de lancer des campagnes d’intox et de désinformation à travers les réseaux sociaux et de dénigrer la cause sahraouie, à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc.L’ancien agent des renseignements marocains a, lui aussi, révélé, citant des sources fiables, que l’armée marocaine a transféré plusieurs de ses soldats gravement blessés lors des affrontements militaires avec l’armée sahraouie vers les hôpitaux de Dakhla et de Smara occupées » dans la discrétion la plus totale et camouflant la réalité de leur état. » Farid Boukas a également parlé de plusieurs cas de désertions et de désobéissance dans les casernes marocaines des territoires occupés mais aussi au Maroc » et la » mise sur écoute de plusieurs officiers » marocains. Il a aussi évoqué les difficultés pour le commandement militaire marocain de dépêcher suffisamment de troupes au Sahara occidental et de graves problèmes de logistique dont l’armement et les munitions .Comme beaucoup d’opposants marocains et de nombreux anciens officiers marocains réfugiés à l’étranger, il a évoqué les pressions exercées sur lui par les services de renseignements marocains et les campagnes de diffamation menées sur les réseaux sociaux à leur encontre .M. BendibLe Courrier d’Algérie, 4 jan 2021#SaharaOccidental #Maroc #Makhzen #Maghreb #Israël #Normalisation #Algérie -
Maroc-Israèl: Le makhzen va regretter ses relations avec le sioniste
Le président de l’Observatoire Marocain Ahmed Wihame, averti d’emblée le danger qui menace la stabilité du maroc et de l’algerie. Ahmed Wihame, appel les peuples du Maghreb à contrer les plans sionistes qui vise la destabilisation de toute la région de l’Afrique du Nord.
« Nous sommes face à une menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie, voire pour toute la région du Maghreb, a souligné M. Wihmane dans un entretien à l’APS depuis Rabat. Etayant son propos concernant les dangers de cette normalisation pour les pays du Maghreb et pour l’Algérie, en particulier, il a rappelé les allégations faites par le sioniste Bernard-Henri Lévy lors d’une conférence à Marseille France, affirmant que l’Algérie est juive et française. Pour le militant marocain, il n’est pas exagéré de dire que nous assistons à la préparation d’un transfert de l’Etat d’Israël vers le Maroc, d’où la percée sioniste sans précédent dans le Maghreb et principalement dans le royaume marocain.Les prémices du chao des pays maghrébinsIl a évoqué, à cet égard, plusieurs articles publiés par la presse israélienne et révélant un dangereux scénario visant la région, notamment l’article publié récemment par le journal Yediot Aharonot et faisant état d’un ancien plan sioniste remontant à 1903 et visant l’établissement de l’Etat d’Israël au Royaume du Maroc. Mis de côté après la mort du fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl, ce plan est exhumé aujourd’hui faute de perspectives en Palestine après l’expérience de soixante-dix ans de résistance, a expliqué le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation. S’agissant les revendications des « juifs marocains » relatives à la récupération de « leurs biens au Maroc » en engageant de grands cabinets d’avocats, l’activiste marocain a affirmé qu’ils ne se contenteront jamais de réparations pour des bien qu’ils n’ont même pas laissé puisque qu’ils ont vendu avant de partir pour la Palestine occupée.Ferhath Fekrach/APSAlgérie62, 4 jan 2021Tags : Algérie, Maroc, Maghreb, Israël, Normalisation, Sahara Occidental, -
Maroc Leaks : Comment la Fox News a été manipulée contre l’Algérie
Ben Evansky est un journaliste américain travaillant pour la Fox News. Il a une relation très étroite avec la DGED. Dans le cadre de ses services pour les services secrets américains, il a interchangé de dizaines de courriers électroniques qui ont été récupérés dans la boîte mail de Mourad El Ghoul, le directeur de cabinet de Yassine Mansouri.

Evansky a été sollicité par Ahmed Charai pour écrire un article sur le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK). Dans ce but, il a été mis en contact avec Ferhat Mehenni. L’article sur le MAK a été publié sur la Fox News sous le titre de « New Ally in the War Against Al Qaeda? » (Nouvel allié dans la guerre contre Al Qaïda).

L’article est inspiré d’un autre publié sur le site Kabyle.com. Ce dernier a été supprimé, mais une copie est disponible ici.
Suite à l’apparition de cette publication sur le site de la Fox News, Ahmed Charaï a adressé un message à son patron Yassine Mansouri dans lequel il jubilait à l’idée de voir l’Algérie s’enfoncer dans le chaos.
D’autres articles publiés par Ben Evansky pour la Fox News:
Algeria’s Minority Group Demands Autonomy, Sparking Stability Concerns of Another Arab AllyText of Kabyles Calls for Autonomy
Source : Maroc Leaks, 4 jan 2021
Tags : Maroc, Algérie, Etats-Unis, Fox News, Kabylie, Ferhat Mehenni,
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Algérie : Abdelaziz Bouteflika est en résidence surveillée
Il a toujours entretenu un certain mystère autour de sa personne. Durant la décennie noire, des médias lui prêtaient souvent des déclarations dans un but purement commercial, puisque la simple évocation de son nom à la Une suffisait dans cette période pour attirer le lecteur, mais en prenant la précaution de revoir minutieusement ce qu’ils allaient publier. Des histoires parfois fantasmagoriques ont été racontées sur lui, sans qu’il n’intervienne une seule fois pour déconstruire le « mythe » bâti autour de sa présence-absence. Il a fallu attendre 2015 pour que l’atmosphère surréaliste entourant le personnage se dissipe quelque peu sans répondre pour autant aux innombrables questions posées sur son compte par une opinion publique livrée aux rumeurs.
Lui, c’est Mohamed Mediene, connu sous le nom de Toufik, ex-patron du DRS, devenu subitement justiciable comme n’importe quel algérien, et qui vient de s’exprimer publiquement, après son acquittement dans l’affaire du « complot contre l’autorité de l’Etat et de l’armée ». Ses propos ont été rapportés exclusivement, conformément à une tradition établie depuis le début des années 90, par les quotidiens El Watan et El Khabar. Mais qu’a-t-il dit au juste ? « Un jour peut-être, je parlerai de ce qui m’a amené ici », a-t-il concédé, maintenant un suspense, qui va encore alimenter les spéculations pendant de longues années.
« Comment pourrais-je être accusé de complot contre l’autorité de l’Etat, alors que la rencontre a eu lieu avec le frère et conseiller du président encore en exercice », s’est-il interrogé, avant de faire savoir qu’ « avec les événements que traversait le pays, Saïd Bouteflika a voulu nous voir pour nous demander notre avis sur la situation », sans expliquer le pourquoi du choix des personnes, qui ont assisté à la réunion tenue fin mars à la villa Dar El Afia, et à laquelle ont assisté en plus de Toufik, Saïd Bouteflika et Louisa Hanoune.
« Je me suis dit que c’est une occasion pour dire ce que je pense ». « Vous pouvez me dire de quoi vous mêlez-vous, mais à cette époque, tout le monde était appelé à intervenir pour trouver une solution à la crise ». « Le but était d’échanger les avis ». Des flashs d’informations, que l’ex-patron des renseignements essaie de prolonger, en justifiant sa présence à la réunion par le fait que Saïd Bouteflika « incarnait le pouvoir », en sa qualité de « frère et de conseiller du président encore en poste ».
Selon lui, une situation tout à fait « naturelle » où il s’était prononcé pour un changement du gouvernement avec à sa tête un Premier ministre, crédible et accepté par le peuple, doté de larges prérogatives. Complot contre l’Etat et l’armée ? Toufik s’abstient d’épiloguer, indiquant cependant que la réunion se tenait dans une résidence appartenant à l’armée. « Moi-même j’ai dit à Saïd Bouteflika qu’il faut parler avec le chef d’état-major, Gaïd Salah. Pour moi, tout cela était normal », déclarant tout ignorer à propos de la lettre de limogeage de l’ancien chef d’état-major de l’armée, mais assumant l’appel lancé à Liamine Zeroual pour diriger une période de transition. « C’était mon idée. On a aussi parlé d’autres personnalités, mais c’est le nom de Liamine Zeroual qui a fait consensus », a répondu Toufik au juge, selon les deux quotidiens. Quel était la réponse de l’ancien chef de l’Etat ? « Pour moi, il n’avait pas refusé, mais il a fini par le faire. (…) Je ne sais pas (pourquoi). Je ne l’ai pas revu. L’essentiel, c’est qu’il était la personnalité principale qui a été proposée », a-t-il souligné.
Quant à Athmane Tartag, ses propos sont allés dans le même sens que son prédécesseur à la tête du DRS, sauf qu’il a fait une allusion lourde de conséquences. « Comment puis-je accepter qu’à la fin de ma carrière on m’accuse de complot ? Le traître, c’est celui qui en a décidé ainsi. Lorsque l’Algérie avait besoin de nous, on a donné tout ce qui était possible pour ne pas la laisser tomber durant les années 90. Qui a parlé de complot ? Pensez-vous que le général Toufik puisse comploter ? Le vrai traître, c’est celui qui l’a dit », a-t-il accusé. Sans commentaire !
En ce qui concerne Saïd Bouteflika, dont les propos ont été rapportés par les deux quotidiens, les seuls autorisés à assister au procès, faut-il le signaler, il a révélé que son frère est assigné à résidence. Selon son témoignage, Abdelaziz Bouteflika est en résidence surveillée. « Je répète, en résidence surveillée », a-t-il ajouté, avant de préciser que le président déchu « est toujours vivant ». Rejetant toutes les accusations portées contre lui, il a toutefois déclaré observer le silence pour « ne pas blesser » !
Synthèse Mohamed M.L’Est Républicain, 4 jan 2021
Tags : Algérie, Abdelaziz Bouteflika, Saïd Bouteflika, Mohamed Mediene, Athmane Tartag,
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Algérie/Devises : nouveau record de l’euro face au dinar sur le marché officiel
Le dinar continue sa dépréciation face aux principales devises, notamment l’euro et le dollar américain sur le marché officiel.
La monnaie unique européenne s’est établie à 162,38 dinars à l’achat et à 162,42 dinars à la vente, selon les dernières cotations officielles du 31 décembre 2020 au 5 janvier 2021 publiées par la Banque d’Algérie. Il s’agit là d’un nouveau record historique pour l’euro face au dinar algérien. Le dollar américain s’échange à 132,12 dinars à l’achat et à 132,13 dinars à la vente.
La livre sterling s’échange à 180,25 dinars à l’achat et à 180,29 dinars à la vente et le franc suisse s’est établi à 14993,69 dinars à l’achat et à 14997,09 dinars à la vente.
Le dirham marocain est à 14,8163 dinars à l’achat et à 14,8180 dinars à la vente, alors que le dinar tunisien s’échange à 49,06 dinars à l’achat et 49,56 dinars à la vente. Et enfin, le dinar libyen est coté à 98,52 dinars à l’achat et à 99,03 dinars à la vente.
En raison de la fermeture des frontières qui dure depuis le 17 mars, le marché parallèle de la devise (Square Port Said) enregistre une activité assez faible.
En dépit d’une faible demande, la monnaie unique européenne reste très forte sur le marché noir à 210 dinars à l’achat et 207 dinars à la vente. Le dollar s’échange à 170 dinars à l’achat et à 173 dinars à la vente.La Nation, 3 JAN 2021
Tags : Algérie, change, devises, dinar, euros, dollar,
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Algérie : Cap sur le Général Toufik
Patron du département du renseignement et de la sécurité (DRS) de 1990 à 2015. Il est le haut gradé algérien qui est resté le plus longtemps à son poste et ayant exercé sa fonction sous cinq présidents consacrant toute sa vie pour servir la patrie vient d’être relaxé des accusations qui lui ont été imputées.
Un enfant du MALG et de l’ALN, d’abord militant très jeune dans le PPA et le MTLD avant de rejoindre les rangs de la Zone autonome d’Alger (ZAA) en 1957 durant la Bataille d’Alger, il est recruté par Abderrahmane Taleb, l’artificier du réseau bombes de la ZAA. Sa mission est de surveiller tous les mouvements des policiers français, leurs commissaires et quotidiennement, chaque soir à l’ex-Saint-Eugène, le jeune Mohamed faisait un compte rendu aux responsables de la ZAA.
Il rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) dans l’est algérien, et par la suite orienté vers un centre de formation militaire en Tunisie. Il reçoit sa première formation d’agent de renseignements au MALG, l’ancêtre de la Sécurité militaire (SM).
En 1962, il effectue un stage dans l’artillerie en Jordanie, puis suit deux formations à Cuba et en Yougoslavie avant de s’envoler pour l’Union soviétique pour suivre une formation au sein du KGB, dans une promotion d’agents de renseignements formés au KGB connue sous le nom de “Promotion tapis rouge”.
De retour en Algérie, il est affecté avec le grade de lieutenant à la frontière algéro-marocaine, en tant que directeur régional de la sécurité militaire (DRSM2), à la deuxième Région militaire dirigée alors par le colonel Chadli Bendjedid.
En 1978, homme de confiance de Chadli, il est promu au rang de capitaine et officier de sécurité de cette zone frontalière et réintègre peu après la direction centrale de la Sécurité militaire. Il prend la tête de la sous-direction de la sécurité de l’armée sous le commandement du général Lakehal Ayat, directeur central de la SM.
En 1983, il est affecté à Tripoli (Libye) en tant qu’attaché militaire à l’ambassade d’Algérie à Tripoli.Source : Le Maghreb, 3 jan 2021
Tags : Algérie, Général Toufik, DRS,
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Algérie : Refus de se soumettre aux vicissitudes d’une certaine politique politicienne
La nouvelle Loi fondamentale du pays représente incontestablement un signe d’ouverture assez large vers l’instauration de l’Etat de droit, une transition impensable il y a quelques années, dans un régime qui est resté autiste et pratiquement figé dans le temps pendant deux décennies de suite. A l’aube du nouvel An 2021, l’Algérie vient de franchir une nouvelle étape importante dans son histoire contemporaine. La promulgation de ce nouveau texte législatif permet d’envisager des changements certains à même de forger une nouvelle ère et d’effacer à jamais le poids du passé tout en imprimant une nouvelle mentalité, une volonté transformatrice et une grande sensibilité socio-politique : la vision vers le présent et l’avenir de la Nation.
Cette nouvelle étape de construction représente sans contexte un progrès vers ce qui devrait être une nouvelle Algérie, o˘ tout le pouvoir appartient désormais au peuple, la souveraineté réside dans le peuple et ainsi le pouvoir constituant est remis au peuple avec des objectifs plus élevés de la construction démocratique. Appréhender lucidement cette réforme constitutionnelle signifie politiquement la traduction sur le terrain d’un changement d’orientation et l’amorce d’une réelle transition démocratique. Une ligne de conduite qui entend promouvoir un modèle de démocratie assez différent de celui qui a prévalu des années courantes en Algérie.
La nouvelle Constitution sera ainsi le guide du soutien et d’aiguillon des institutions de la République au service de la Nation. Référentiel à partir d’aujourd’hui ‡ mettre en relief dans tous les domaines par le biais d’un nouveau système démocratique qui semble être le mieux adapté à la société algérienne et o˘ l’exigence de faire participer tous les citoyens de ce pays, toutes les compétences à l’effort national de construction.
L’exégèse du nouveau texte constitutionnel se veut la voie et le modèle d’une démocratie participative, d’une démocratie représentative comme volonté de perfectionnement à tous les niveaux, la moralisation de la vie publique et politique apportant et visant dans son sillage différents points de changements radicaux de la vie nationale singulièrement le système et sa démocratisation. Il faut croire dans cette nouvelle ère républicaine à une mise en œuvre urgente qui doit faire face à beaucoup de déficits sur le plan politique, économique, social et culturel.
Cela interpelle à un consensus national autour des tâches urgentes à entreprendre et à considérer comme sa composante, ses structures et ses méthodes d’action, une condition première et indispensable permettant d’ouvrir la voie à la naissance d’un front interne répondant à l’enthousiasme populaire le plus dynamique du moment. Un front qui aura l’initiative du débat politique, du débat économique et de l’action socio-politique tangible. La nécessité de ce front interne est une réalité afin de faire face à tous les défis internes et externes. Un choix impératif qui devrait constituer le moteur du sursaut national ainsi que de renforcer le lien ombilical qui lie le peuple à son État et à son Armée.
Le contexte qui caractérise la scène politique nationale la situation sécuritaire très complexe aux frontières du pays, la maîtrise de la crise économique et de la crise sanitaire imposent l’impératif de voir se renforcer l’unité et la cohésion nationale face aux ennemis de la Patrie et qui savent quelles sont l’audience, l’envergure, la dynamique et la prégnance de la symbiose historique entre le peuple et l’institution militaire, s’habitueront à trouver en face d’eux une force prompte à réagir à toutes les situations. C’est l’engagement solidaire et responsable qui se refuse de se soumettre aux vicissitudes d’une certaine politique politicienne.
B. C.
Le Maghreb, 3 jan 2021Tags : #Algérie #Constitution
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Vœux pour l’Algérie !
par Arnaud Montebourg*
L’Association France Algérie est heureuse de présenter au peuple algérien ses meilleurs vœux de paix, de prospérité et de liberté.
Dans nos deux pays, nous avons rencontré l’an passé des épreuves difficiles. La pandémie mondiale nous a touchés, a endeuillé des familles, paralysé les activités. Formons l’espoir qu’en 2021, les efforts aboutiront à vaincre ce virus, permettant à chacun de reprendre le cours normal de sa vie, ouvrant à nouveau les frontières, favorisant les échanges et réunissant les familles des deux rives.
Les Français ont été admiratifs du mouvement populaire et démocratique qui en 2020 a soulevé l’Algérie et marqué sa volonté de prendre en main ses destinées. Notre Association souhaite que l’année nouvelle marque la réussite du renouveau tant espéré et encore attendu. La liberté d’opinion, de manifestation et d’expression, la liberté de la presse sont partout l’objet de conquêtes comme de reflux, et les Français, dans leur histoire récente, ne l’ignorent pas, car eux aussi défendent chaque jour pied à pied leurs libertés chèrement acquises. Ces droits ont une dimension universelle et leur respect s’impose partout. A la quasi-unanimité le Parlement européen a mis en garde contre la détérioration de la situation des droits de l’homme et des détentions arbitraires en Algérie. Raison supplémentaire pour que les amis français de l’Algérie, ceux qui ont milité pour l’Indépendance du peuple algérien, ceux qui leur ont succédé, espèrent ardemment que l’avenir de l’Algérie s’ouvre avec l’énergie du renouveau, la libération des détenus d’opinion, l’élection d’une nouvelle Assemblée, l’entrée de nouveaux talents, de nouvelles idées dans la vie publique.
L’Algérie et le peuple algérien comptent de nombreux amis en France. Ils se refusent à toute ingérence mais répondent au devoir de solidarité. Il y a tant de défis à surmonter ensemble : ceux d’une mondialisation sans règle, ceux du travail pour tous, ceux de la lutte contre la pauvreté, ceux des investissements dans l’industrie ou l’agriculture, ceux de la formation… Ensemble nous pouvons aller loin. Que 2021 soit l’année d’un nouvel élan pour les relations franco-algériennes !
*Président de l’Association France AlgérieSource : Association France Algérie
Tags : Algérie, France, Arnaud Montebourg,
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Bonne année quand-même…
L’année 2020 s’achève ce soir. Nous sommes des millions d’Algériens à dire comme un seul homme : Enfin ! Oui, c’est quelque part un ouf de soulagement de dire adieu à un pourtant joli alignement de chiffres qui aurait pu être aussi prometteur pour notre pays. Mais, sans aucun regret que nous quittons cette terrible année à tous points de vue. A commencer par l’impasse politique et le climat vicié qui aura pourri l’atmosphère générale en Algérie.
Et comme un malheur n’arrive rarement seul pour un pays encore divisé par les dommages collatéraux du renvoi de Bouteflika et sa clique, la pandémie du Coronavirus s’était invitée pour rendre la vie quasiment impossible pour le commun des Algériens. A tel point que nous n’avons même pas vu le temps passer tant nous slalomions entre confinement, réduction drastique de la vie publique et vagues promesses de fin du cauchemar.C’était horrible à vivre. Surtout pour nos compatriotes qui ont vu leurs proches terrassés par le terrible virus sans pouvoir leur rendre un ultime hommage, parce que se trouvant à l’étranger pour certains. Dieu que c’est dur de vivre de tels moments ! Il ne nous faut pourtant pas céder à cette atmosphère étouffante et cette peur permanente liée au Covid-19.L’Algérie à l’instar de tous les pays du monde doit tout de même apprendre à vivre avec la pandémie. Ce sera hélas une seconde nature le temps qu’un hypothétique vaccin vienne mettre fin à cette microscopique menace. Mais le plus important pour nous est surtout d’apaiser les esprits pour attaquer solidairement les enjeux nouveaux de l’année 2021.Face à la triple crise sanitaire, politique, et économique couplée aux défis géopolitiques à ses frontières, l’Algérie est mise en demeure de pacifier sa situation en interne. Elle doit urgemment remettre les passerelles entre le peuple et les décideurs. Parce que, il ne suffit pas de ronronner à coups de discours décousus sur le “front interne” pour mettre notre pays hors d’atteinte. Nos pires ennemis extérieurs ne se feront pas prier pour exécuter leurs sales plans de déstabilisation dans un pays ouverts aux quatre vents. Alors vigilance absolue et bonne année quand même.Imane B.L’Est Républicain, 31 déc 2020Tags : #Algérie




