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  • Algérie: L’offensive de 1955 a favorisé l’indépendance du Maroc

    Tags : Maroc, Algérie, guerre de libération, FLN, Révolution du 1er Novembre,

    Président Bouteflika: l’offensive du 20 août 1955 a favorisé une solution politique entre les gouvernements français et marocain

    SKIKDA, 20 août 2014 (APS) – Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a souligné mercredi que l’offensive du 20 août 1955 a favorisé l’apparition des prémices d’une solution politique entre les gouvernements français et marocain mettant fin à l’exil du Roi du Maroc Mohammed V et sa famille à Madagascar.

    Dans un message adressé à l’occasion de la journée nationale du Moudjahid, lu en son nom par le conseiller auprès de la présidence de la République, Mohamed Ali Boughazi, le président Bouteflika a rappelé l’impact “profond” des opérations d’envergure menées par le martyr Zighoud Youcef dans le Nord Constantinois à l’intérieur et à l’extérieur du pays “en brisant l’étau imposé par les forces coloniales aux régions des Aurès et de la Kabylie laissant apparaître les prémices d’une solution politique entre le gouvernement français et le Royaume du Maroc, mettant fin à l’exil du Roi du Maroc et sa famille à Madagascar”.

    “La date du 20 août, gage de fraternité et de solidarité entre les peuples marocain et algérien et date commune aux deux peuples, illustre la communauté de destin en toutes circonstances et nous appelle à ne pas faire cas des futilités des jours ordinaires, qui tentent de nous faire oublier cet idéal et nous amènent à confondre entre les constantes et les variables”, a ajouté le chef de l’Etat.

    “L’expérience en matière de militantisme acquise par les pionniers du mouvement national et la solidarité des Algériens avec les résistants en Tunisie et au Maroc, a généré inévitablement une prise de conscience quant à une impérieuse libération qui a englobé, de par sa profondeur et sa dimension, l’ensemble de la région maghrébine”, a souligné le Président Bouteflika.

    Le chef de l’Etat a en outre indiqué que “le choix de la date de l’offensive du 20 août 1955 portait en lui une expression de solidarité particulièrement avec le peuple marocain frère à l’occasion du 2e anniversaire de l’exil du Roi Moudjahid Mohammed V, puisse Dieu lui accorder Sa Miséricorde”.

    “Ainsi, le 20 août 1955, les unités de l’Armée de libération nationale (ALN) lanceront une offensive dans la région du Nord Constantinois qui allait démentir, de manière irréfutable, toutes les allégations qui semaient le doute autour des capacités de la révolution et de l’indépendance de ses décisions”, a ajouté le Président Bouteflika.

    “De par les acquis réalisés en faveur de la révolution au double plan national et international, l’offensive a répercuté le sentiment de doute et de suspicion dans les rangs de l’ennemi dont la confiance a été vivement ébranlée. Il s’en est alors allé renforcer sa machine de répression en mobilisant toutes ses capacités militaires, politiques et de propagande, en intensifiant sa présence sur le terrain, feignant une victoire imminente sur ceux qu’il qualifiait de hors-la-loi”, a rappelé le chef de l’Etat. (APS)

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    Les offensives du 20 août 1955 ont renforcé la détermination des Algériens à étreindre la révolution

    SKIKDA, 20 août 2014 (APS) – Le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Saïd Abadou, a indiqué, mercredi à Skikda, que les victoires de terrain réalisées par les offensives du 20 août 1955 ont renforcé la détermination des Algériens à rejoindre la glorieuse Révolution de novembre.

    Dans une allocution prononcée à l’occasion des festivités officielles commémorant la Journée nationale du moudjahid, en présence d’une délégation d’anciens résistants et anciens membres de l’Armée de libération du Maroc, M.Abadou a souligné que ces évènements ont constitué un “tournant décisif pour la révolution armée”, suivis une année après, jour pour jour, par la tenue du Congrès de la Soummam qui a “renforcé le processus révolutionnaire et réaffirmé l’objectif de l’indépendance.”

    Le SG de l’ONM a rappelé le combat commun des peuples algérien et marocain qui favorise leur rapprochement, avant de lancer un appel aux peuples du monde pour soutenir le peuple palestinien victime de l’agression barbare israélienne.

    De son côté, le président de la délégation marocaine, Mustapha El Ketiri, a mis l’accent sur la mémoire historique commune aux deux peuples voisins qui, a-t-il noté, fonde “un nouvel éveil ressourcé dans ce militantisme commun et dans les principes nobles du combat des aïeuls”.

    Cette mémoire commune “doit être entretenue et transmise aux générations futures pour renforcer chez eux l’esprit nationaliste et l’esprit de l’Union maghrébine”, a estimé M. El Ketiri dans son intervention prononcée en présence du ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, du conseiller à la présidence de la République Mohamed Ali Boughazi, et des SG de l’ONM, de l’Organisation des enfants de chouhada et de l’Association nationale des grands invalides de la guerre de libération nationale, ainsi que de plusieurs moudjahidine et citoyens.

    Le président de la délégation marocaine a également invité les chercheurs et écrivains à échanger leur savoir sur l’histoire de ce combat commun à l’Algérie et au Maroc et l’enrichir par des travaux de recherche.

    La délégation ministérielle s’est rendue au cimetière des martyrs de la commune de Ramdane Djamel où elle s’est recueillie à la mémoire des chouhada, avant de se rendre sur le site historique élevé au stade “20 août 1955” où est conservé un bulldozer qui avait été utilisé pour ensevelir les victimes des massacres perpétrés le 20 août 1955 par les forces de l’occupation.

    Devant la stèle commémorative érigée sur la place des chouhada, au centre-ville de Skikda, la délégation a assisté à la levée du drapeau et écouté l’hymne national avant de déposer une gerbe de fleurs au carré des martyrs.(APS)

    #Algérie #Maroc #FLN #Guerre_de_libération #Révolution_1er_novembre

  • Entre l’Algérie et le Maroc : un face-à-face militaire ?

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, frontières, armée,

    Entre les deux géants du Maghreb, les lourds contentieux provenant de la colonisation et de la décolonisation ont rapidement pris une tournure militaire. Aujourd’hui, dos à dos, Alger et Rabat durcissent leur politique de défense : le Maroc crée une nouvelle zone militaire, la zone « est », à sa frontière avec l’Algérie, tandis que les nouveaux accords pour l’acquisition d’équipement militaire ne cessent de renforcer les arsenaux respectifs.

    La question des frontières est l’élément décisif qui va marquer soixante ans d’opposition marqués par des accès de violence directe ou par proxy (le Front Polisario). Elle influence profondément l’élaboration des politiques de défense des deux pays. La France coloniale porte une grande responsabilité dans la genèse de ce différend. Le contentieux des frontières fut le marqueur indépassable de la querelle. Il trouve ses racines dans le découpage desdites frontières par la France, à chaque fois au bénéfice de l’Algérie (alors trois départements français (1). Par ailleurs, le partage du Maroc en zones d’influence hispano-françaises, à la suite de la conférence d’Algésiras du 7 avril 1906 et du traité de Fès du 30 mars 1912, va contraindre le pouvoir chérifien à récupérer son territoire morceau par morceau (« en kit » comme dira Hassan II un jour (2) : le nord espagnol, la zone franche de Tanger, Ifni et le cap Juby et enfin à exiger la restitution du Sahara espagnol qu’il ne récupérera qu’en 1975, dans un coup de force face à un pouvoir franquiste épuisé. Cette restitution tardive favorisa l’émergence d’un acteur local, le Front Polisario, qui refusa l’annexion marocaine et réclama la tenue d’un référendum d’autodétermination. Le Maroc refusa et chassa le mouvement indépendantiste qui prit les armes. L’Algérie, après une hésitation initiale, prit fait et cause pour le Front Polisario et les affrontements se multiplièrent. Les deux armées se heurteront d’ailleurs, en 1976, à Amgala, dans une bataille en deux temps. Mais la prudence prévalut et, pour éviter une guerre sans merci, les deux pays ne s’affrontèrent plus que par Polisario interposé.

    Une lente structuration des politiques de défense

    Au début de la période postcoloniale, les deux États se soucient peu des conditions juridiques et politiques de l’exercice de la défense nationale. Des deux côtés, l’élément principal est l’incarnation. Les deux chefs d’État assument dans leur personne la souveraineté nationale et sont les garants de sa protection. Côté marocain, la simple appellation « forces armées royales » (FAR) de l’armée démontre le caractère propriétaire, néo-patrimonial, assumé de ce corps. En Algérie, l’Armée de libération nationale (ALN) devient l’Armée nationale populaire (ANP) mais demeure sous le contrôle exclusif du président Houari Boumédiène après sa prise de pouvoir en 1965, qui assume aussi la fonction de ministre de la Défense.

    La politique de défense algérienne : grands principes et schéma directeur

    La politique de défense algérienne, depuis l’indépendance, s’appuie sur de grands principes théoriques. Sur le plan interne, le soldat est l’héritier du moujahid de l’ALN et du fellagha de la résistance intérieure. Le maintien de la conscription, qui fit l’objet de grands débats à l’orée des années 2000, est vécu par le pouvoir comme un élément symbolique majeur, et ce, même si la professionnalisation de l’armée a été largement engagée. La terrible guerre civile algérienne (1991-2002) démontra, en ses premières années, l’incapacité des conscrits à tenir l’arrière-pays et surtout à combattre à armes égales avec les jihadistes des Groupements islamiques armés (GIA) et de l’Armée islamique du salut (AIS). Aujourd’hui, le quadrillage efficace du pays (en dehors de quelques endroits reculés) est une réalité.

    Sur le plan des frontières extérieures, l’Algérie a toujours assuré une surveillance étroite de la zone contiguë avec la Libye, toujours inquiète des sautes d’humeur du bouillant colonel Mouammar Kadhafi. Avec la Tunisie, après des années de gel, une coopération réciproque s’établit avec un droit de suite dans le cadre de la lutte contre les maquis antiterroristes. Au sud, l’APN assure le contrôle des maquis et de la guérilla jihadiste repoussée sur les franges maliennes pendant la guerre civile. À l’ouest, la défense de la frontière ouest avec le Maroc est évidemment la priorité, même si l’action militaire potentielle contre le royaume chérifien est dévolue aux forces combattantes de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), épigone étatique du Front Polisario, proclamée en 1976, et dont la population est en exil à Tindouf depuis cette date.

    Les capacités de l’Algérie à projeter ses forces avaient été entravées dès l’origine par le refus initial de ses constitutionnalistes d’autoriser les interventions extérieures (ce principe fit l’objet d’une exception pendant les guerres israélo-arabes.) Cette autocensure était liée au traumatisme initial de sa propre guerre d’indépendance et voulait éviter que le pays ne s’engageât dans des « aventures » coloniales ou impérialistes. L’Algérie ne prit pas moins part à quelques opérations des Nations Unies, mais sans commune mesure avec l’activisme du Maroc dans ce domaine. La politique de défense algérienne est fortement marquée par la guerre d’indépendance. Le renvoi perpétuel aux « martyrs » (chahid) comme mémoire et exemplarité en est l’illustration. La dernière révision de la Constitution (en 2020, après l’ère Bouteflika) donne les principes suivants : « Digne héritière de l’Armée de Libération Nationale, l’Armée Nationale Populaire assume ses missions constitutionnelles avec un engagement exemplaire ainsi qu’une disponibilité héroïque au sacrifice, […]. Le peuple algérien nourrit une fierté et une reconnaissance légitimes à l’endroit de son Armée Nationale Populaire, pour la préservation du pays contre toute menace extérieure, et pour sa contribution essentielle à la protection des citoyens, des institutions et des biens, contre le fléau du terrorisme, […]. »

    L’État veille à la professionnalisation et à la modernisation de l’ANP, de sorte qu’elle dispose des capacités requises pour la sauvegarde de l’indépendance nationale, de la défense de la souveraineté nationale, de l’unité et de l’intégrité territoriale du pays, ainsi que de la protection de son espace terrestre, aérien et maritime (3).

    La mission de l’ANP est prioritairement dédiée à la défense du pays, mais cette dernière mouture constitutionnelle n’interdit plus à cette force militaire d’intervenir au-delà de la frontière.

    Même si le texte est plus explicite sur le maintien de la paix, c’est aussi la possibilité d’un droit de suite qui est ainsi libéré.

    Algérie : un regard de plus en plus sudiste

    Au début, le jeune État algérien s’est peu préoccupé des régions sahariennes. Dès 1963, avec la guerre des sables opposant l’Algérie et le Maroc, l’ouest fut la préoccupation principale. Au fil du temps, un colonel, Mouammar  Kadhafi —  de plus en plus imprévisible  —, la nécessité de détruire les convois de jihadistes remontant les armes des vieux dépôts tchadiens, et les infiltrations dans ces zones moins défendues, conduisirent les responsables militaires à investir sur la défense du sud. Trois nouvelles régions militaires furent alors créées  : Ouargla, Tamanrasset, Illizi.

    Le renforcement de la frontière sud se poursuivit car l’effectif était notoirement insuffisant : « Seule 10 % de l’armée algérienne est positionnée dans la zone saharienne (la moitié étant positionnée à la frontière avec le Maroc) (4). » Mais ce désintérêt est en cours de correction active depuis  2012  (5). Vis-à-vis des voisins, un embryon de coopération existe : un «  comité d’état-major opérationnel conjoint » (CEMOC) avec la Mauritanie, le Mali et le Niger, mais il n’a donné que peu de résultats depuis sa création en 2010. La nouvelle stratégie algérienne a été conçue pour tenter de répondre plus efficacement à la fluidité et à la rapidité des groupes jihadistes (6).

    En résumé, la politique de défense algérienne s’accroche toujours à ses fondamentaux (esprit moujahid, défense nationale du territoire contre toutes les menaces, obsession marocaine) mais elle tente également de s’adapter à un environnement fluctuant et plus conflictuel. La guerre en Libye, pour abattre Kadhafi, a traumatisé l’exécutif et la haute hiérarchie militaire. Les attaques venues des jihadistes du Sahel aussi. Sur le plan multilatéral, l’Algérie a perdu la prééminence absolue en matière de sécurité qu’elle avait à l’Union africaine. Le Maroc est revenu dans l’organisation. La RASD est affaiblie. La chute du clan Bouteflika, la mort du puissant chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah, et la reconstitution d’un nouveau pouvoir, ont entraîné un repliement sur les fondamentaux de défense traditionnels. Parmi ceux-ci, le Sahara occidental revient en première ligne.

    Le Maroc : présent sur deux fronts ?

    Depuis le référendum constitutionnel du 7 juillet 1962, le Maroc est une monarchie constitutionnelle. Les quatre autres constitutions ne modifieront pas ce principe. Cependant, si la souveraineté revient au peuple, le monarque est le cœur à partir duquel convergent tous les pouvoirs et notamment celui de conduire les armées. Comme nous le disions, « le Roi est la figure centrale et absolue du dispositif de défense. On peut même dire, avec Abdelwahab  Maalmi, que le Roi, pris en tant qu’organe de l’État, est le “véritable producteur de sens” » (7).

    Les coups d’État de 1971-1972, dans lesquels l’armée a été impliquée à tous les niveaux, entraînent un raidissement du pouvoir et conduisent à une purge profonde puis à une centralisation accrue avec tous les pouvoirs dans les mains royales. Si le dispositif s’est en partie décentralisé, à partir de la deuxième moitié de la guerre du Sahara, pour pouvoir répondre à la mobilité de l’adversaire, le Palais exerce cependant un contrôle étroit sur la haute hiérarchie.

    Dans la dernière constitution du 1er juillet 2010, le roi demeure l’élément central, à la fois politique et symbolique, des principes et de l’organisation de la défense. Le préambule précise qu’en tant qu’« État musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible  ». L’article  42, qui détaille les pouvoirs et les compétences royales, stipule que le monarque est « le Garant de l’indépendance du pays et de l’intégrité territoriale du Royaume dans ses frontières authentiques ». L’article 53, quant à lui, précise que le roi est le « Chef Suprême et Chef d’État-major Général des Forces Armées Royales ». Comme le note Brahim Saydi, « la politique de défense marocaine a toujours été définie en fonction de son combat pour l’intégrité territoriale du pays et des menaces que représentent ses voisins. La principale composante de cette menace est associée à l’Algérie […]. Les relations hispano-marocaines constituent le deuxième élément de cette perception de la menace » (8)

    Les notions d’indivisibilité et d’authenticité des frontières font référence, bien évidemment, au Sahara occidental mais aussi aux présides, ces possessions espagnoles au nord que sont les villes de Ceuta et Melilla, les îlots Leïla/Perejil et les îles Chaffarines. La récupération de ces petits territoires demeure un élément central du récit nationaliste marocain — lui-même contesté par l’Espagne, qui fait valoir une antériorité historique sur ces terres africaines (9). Cette préoccupation n’est pas totalement anecdotique, et le Maroc poursuit l’Espagne sur le terrain des instruments internationaux de décolonisation. Elle utilise aussi désormais l’arme des migrants. À deux reprises, en 2021 et en mars 2022, elle a laissé 8.000 puis 1.200 migrants prendre d’assaut les barbelés des deux villes, et par la mer. Les défenses furent saturées. Mais la véritable affaire demeure celle de l’opposition avec l’Algérie et la question du Sahara occidental. Depuis le succès de la stratégie des murs à partir de 1981, le Maroc contrôle l’essentiel du territoire contesté, renvoyant la RASD aux confins de la Mauritanie et de l’Algérie. Le dispositif de défense s’est perfectionné et l’investissement financier pour le développement du territoire a été considérable, mais rien n’est réglé sur le fond. Le référendum d’autodétermination prévu par les plans Baker n’a jamais pu se tenir et les deux camps se renvoient depuis la responsabilité de l’échec (10).

    Pendant presque vingt ans, la situation du territoire est restée figée. Le référendum s’est enlisé alors que des crises politiques chez les Sahraouis limitaient leur capacité d’action. La guerre civile algérienne n’arrangea rien car le pouvoir algérien se replia sur la survie. Depuis quelques années, le réarmement algérien, rendu possible par la remontée du prix des hydrocarbures et l’élimination de la menace intérieure, a permis de relancer l’intérêt pour la cause de la RASD. La question sahraouie est devenue un enjeu de politique interne en Algérie. L’armée en a fait aussi une cause sacrée.

    Conclusion : une paix armée ?

    La période Bouteflika a été celle d’un réarmement massif de l’Algérie, devenue la deuxième armée d’Afrique (11). Des achats d’armements colossaux à la Russie ont fait progresser ses capacités militaires dans tous les domaines. En face, le Maroc — ne pouvant pas s’aligner au niveau financier — joue la carte de la qualité et s’approvisionne, surtout aux États-Unis, en matériel de très haute technologie. Les nombreuses coopérations de ce pays visent également à mettre les armées à la pointe de la technologie. Dans cet environnement militarisé, il n’y a pas d’ouverture de paix prévisible. Le nouveau gouvernement algérien s’est engouffré dans le dossier sahraoui pour renforcer, si besoin était, sa légitimité en revenant aux fondamentaux et le Maroc a lancé une offensive diplomatique tous azimuts pour bétonner sa position politique. Au milieu, des accrochages commencent à se produire, impliquant d’un côté la RASD et de l’autre les forces marocaines. La volatilité de la situation stratégique mondiale et, dans l’affaire ukrainienne, la réhabilitation de l’usage de la guerre par la Russie comme règlement des contentieux peuvent faciliter la libération de volontés jusqu’alors contenues par un environnement international juridique et politique positif. Le face-à face-va donc continuer…

    Jean-François Daguzan

    Notes

    (1) Voir, entre autres, Michel Foucher, Fronts et frontières : un tour du monde géopolitique, Paris, Fayard, 1991, p. 207-211.

    (2) Hassan II & Éric Laurant, La mémoire d’un Roi : entretiens avec Éric Laurent, Paris, Plon, 1993.

    (3) «  Algérie  : Constitution de  1996 (version consolidée du 30 décembre 2020) », Digithèque MJP (https://mjp.univ-perp.fr/constit/ dz2020.htm).

    (4) Jean-Pierre Dufau, « Rapport autorisant l’approbation de l’accord de coopération dans le domaine de la défense entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire  », Assemblée nationale, 7  novembre  2012 (https://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r0343.asp).

    (5) Voir Salim Chena, « L’Algérie : de la puissance idéologique à l’hégémonie sécuritaire », in Mansouria Mokhefi & Alain Antil, Le Maghreb et son Sud : vers des liens renouvelés, IFRI, CNRS éditions, Paris, 2012, p. 19-37 (https:// books.openedition.org/editionscnrs/22836?lang=fr).

    (6) Abdennour Benantar, « Sécurité aux frontières : portée et limites de la stratégie algérienne », L’année du Maghreb, 14, juin 2016, p. 147-163 (https://journals.openedition.org/anneemaghreb/2712?lang=ar).

    (7) Jean-François  Daguzan, Le dernier rempart  ?  : forces armées et politiques de défense au Maghreb, Publisud-FMES-FED, Paris, 1998, p. 138.

    (8) Brahim Saidy, « La politique de défense marocaine : articulation de l’interne et de l’externe  », Maghreb-Machrek, n°202, hiver  2009-2010, p. 124 (https://www.cairn.info/revue-maghreb-machrek-2009-4-page-115. htm).

    (9) Leila ou Perejil (persil) selon que l’on parle du Maroc ou d’Espagne. Pour la dimension historique et politique, voir Yves Zurlo, Ceuta et Melilla : histoire, représentations et devenir de deux enclaves espagnoles, L’Harmattan, Paris, 2005.

    (10) Du nom de l’ancien secrétaire d’État américain, James Baker III, chargé de la médiation par l’ONU. Voir Lucile  Martin, «  Le dossier du Sahara occidental », Les Cahiers de l’Orient, 2011/2, n°102, p. 43-57 (https://www. cairn.info/revue-les-cahiers-de-l-orient-2011-2-page-43.htm).

    (11) «  Le Maroc 55e   puissance militaire au rang mondial  », Challenge, 21 janvier 2022 (https://www.challenge.ma/le-maroc-55eme-puissancemilitaire-au-rang-mondial-231143/)

    Source : Diplomatie SciencesPo

    #Maroc #Algérie #Sahara_Occidental #Frontières

  • Maroc : Les voies du Makhzen sont impénétrables

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Israël, crise financière, tourisme sexuel, lobbying, France,

    Bien entendu on dit très souvent qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, d’autant plus que nous sommes en novembre, mais deux choses ont de quoi nous réjouir dans l’actualité internationale le mondial de foot 2022 au Qatar et bien sûr, l’info générale de la jungle médiatique du Makhzen Marocain centrée entièrement sur les Algériens et l’Algérie.

    Tout ce qu’il se passe au Maroc est fascinant, on est vraiment gâtés !!

    Amusante diatribe sauf qu’il y a une erreur dans cette histoire, le makhzen se trompe de cible par sa politique de hasbara ce qui ne fait pas avancer le schmilblick mais plus sûrement des propos de concierges.

    Tout au long de son histoire le Makhzen n’a pas vraiment changé de nature, il a toujours su créer et orchestrer ce type de campagnes qui tendent à discréditer le voisin algérien pour l’accuser de vouloir déstabiliser de facto le Maroc et se déclare comme un pays victime de l’ostracisme des autorités Algériennes afin de fabriquer l’Algérie comme l’Ennemi, nous avons même pu constater qu’un jour le consul général du Maroc à Oran avait osé qualifier l’Algérie de pays ennemi dans l’aveuglement de sa propre fonction symbolique. Quelle obsession !!!!

    Je crois que cette presse n’arrive pas à se rendre compte ni à admettre que le royaume du Maroc n’a jamais existé tel que la propagande du Makhzen l’a façonné à jamais dans les esprits marocains, ceci dans le but de vendre une image qui ne reflète ni la réalité historique ni l’honnêteté morale. Le Makhzen avec ses théories farfelues se perfectionne à vouloir créer un ennemi permanent afin de se régénérer et endoctriner le peuple. Totalement falsifiée par la propagande mensongère et stupide, l’histoire du Royaume du Maroc actuel demeure méconnue des Marocains, au point de devenir un ensemble de grandes énigmes et de nombreux évènements importants de l’histoire du Royaume du Maroc sont restés trop longtemps tabous par un régime du Makhzen féodal. C’est des historiens que le disent !!!!!

    Le Maroc est celui de tous les paradoxes et il est enlisé par une tension sociale extrême aujourd’hui avec un taux de chômage urbain de l’ordre de 40%, et que les maux des Marocains ont donc une seule source : des décennies d’absolutisme monarchique, avec un gouvernement qui ne gouverne pas ; il se contente d’exécuter les décisions prises au Palais via le cabinet royal, dominé par des hommes les plus influents du royaume, durant les absences intrigantes du monarque absolu de droit divin par le titre de commandeur des croyant et véritable visionnaire de l’exécutif, alors même que la situation du Maroc n’est guère reluisante, mais au royaume des aveugles, le monarque divin mène sa vie à Paris.

    C’est l’escroquerie intellectuelle insultante d’un régime qui avait promis une démocratie et plus de libertés, alors qu’il enregistre deux grands échecs de en matière de l’éducation et la santé, avec des injustices et d’inégalités qui ne cessent de se creuser. Selon des études économiques le Maroc reste un pays économiquement vulnérable avec des inégalités sociales dangereuses. On se souvient du soulèvement du Rif, en 2017, lorsqu’un jeune vendeur de poisson, Mouhcine Fikri (30 ans), a été broyé dans une benne à ordures alors qu’il tentait de récupérer sa marchandise confisquée par un fonctionnaire du port, à la suite plusieurs centaines de manifestants ont été condamnés, pour certains à vingt ans de prison ferme. Ainsi la mort atroce de Mohcine Fikri, a soudain réveillé la République du Rif, cependant les habitants de la commune d’Al-Hoceïma ne cessent de manifester pacifiquement contre, pêle-mêle, l’autoritarisme, la corruption, le chômage de masse, la pauvreté et contre la répression.

    Je peux à mon tour estime ce, vaillant peuple Rifain mérite, plus que tout autre, de jouir pleinement de son droit à l’autodétermination »

    Contrairement au déversement de la propagande du Makhzen, j’aimerais bien faire un parallèle et un rapprochement entre les territoires occupés du Sahara et un rapprochement entre les territoires occupés du Sahara et la République du Rif occupée.

    Au regard des médias de sa majesté tout va bien au Maroc, ceci est le genre de discours absurde prôné par la presse du Makhzen et qu’on entend à longueur de journée, tout va mieux que bien, pas de censure, pas de répression, pas de torture, pas de morts, pas d’inégalités ni de corruption des baisé-main des officiers de sa majesté qui seront en fait bientôt formés par les sionistes et pourtant selon des documents Wikileaks Américains qui avaient fait la révélation: le souverain craignant d’être renversé et affolé par l’idée de se faire destituer a toujours peur de son armée car les forces armées marocaines restent minées par la corruption, l’inefficacité bureaucratique, les faibles niveaux d’éducation, certains de ses officiers risquent de tomber dans le radicalisme, ils sont politiquement marginalisés, chargées entre autres à gérer les plantations de la drogue et veiller à son acheminement et le gros de leurs troupes est déployé au Sahara occidental.

    Par ailleurs les même documents précisent, bien que la frontière entre les deux pays soit fermée et les relations rompues, l’Algérie ne constitue pas une menace imminente pour le Maroc et que sur le plan diplomatique le Maroc déploie de grands efforts pour s’acquérir les soutiens, ou au moins la neutralité, de membres du Congrès américain, de certains pays éloignés de tout enjeu sahraoui mais disposant d’un vote-clé à l’ONU, et, nécessairement des médias. Cette diplomatie se fit souvent à coups de chèques, d’invitations, de cadeaux… Ainsi toute la presse internationale fait état des dépenses colossales en dollars par le régime Marocain pour entretenir les lobbys Européens et Américains c’est à dire comme on le dit très souvent une « diplomatie de couscous » des séjours tous frais payés à la Mamounia (prestigieux hôtel de Marrakech) à des politiciens et des journalistes amis de la monarchie en vue d’un soutien majeur sur la marocanité du Sahara occidental, dans cette optique les services du Makhzen sont chargés de séduire, de corrompre et de manipuler ces prestigieux invités. Sans oublier que ces mêmes documents avaient mis en évidence l’obsession algérienne chez le Makhzen et les responsables marocains.

    Dans ce sens on a même l’impression, que les médias drogués à la propagande leurs élites se farcissent le nez de hachish, ne parlent que de cette obsession tout le temps alors à trop les écouter ou les voir, ils finiraient par convaincre que personne ne peut plus être d’accord avec eux. C’est ridicule, cette rancune contre l’Algérie n’en finissant pas de noyer leurs neurones !

    Tout comme Israél en Palestine occupée, le Maroc reste l’agresseur, et le territoire du Sahara Occidental est une occupation, et les militants sahraouis sont incarcérés dans des prisons situées au Royaume et surtout privés de la visite de leurs familles. Cela ne fait aucun doute, mais ils vont finir par fatiguer les gens d’autant plus que toutes les informations et tous les commentaires en général donnés par des érudits d’instituts géopolitiques dont ils plaident pour un royaume à l’étroitesse d’esprit, à l’égoïsme et à des magouilles pour se maintenir, en effet tous ces commentateurs se révèlent forcément sujets ce qui requiert une obéissance et une loyauté confirmées au Makhzen et sans la moindre nuance ou la moindre contradiction, donc ils ne peuvent en aucun cas dire le contraire. La loi royale de la loyauté (« Allah, la Patrie et le Roi », cette formule ayant cours au Maroc, fait taire toute contestation, seule la théorie du complot et de l’ennemi extérieur a fait son retour.

    Faut-il savoir qu’une solution ne viendra pas d’un pouvoir corrompu et conçu comme tel. Visiblement, le bilan de la Monarchie n’est pas brillant (largement favorisée par la France pour fin du protectorat). Le problème c’est l’accaparement des richesses par une couronne de possédants. Le monarque visionnaire du Maroc (dont on peut exceptionnellement dire du mal) pris à la gorge par la faillite financière du pays n’avait d’autre choix que d’officialiser des relations que le Maroc avait toujours entretenu avec Israël avec la bénédiction de ses amis, et se fâche avec tous les pays qui n’expriment pas avec précision leur acceptation de l’intégration du Sahara occidental au territoire marocain, intégration, faut-il le rappeler, non reconnue par les Nations unies, l’Union européenne et l’Union africaine, et plus encore par Israél mais admise par certains, dont les Etats-Unis, l’Espagne…?

    Le monde occidental a fermé les yeux un moment et certains politiques n’hésitent nullement à soutenir que « le Maroc est une maîtresse avec qui ont couche toutes les nuits, mais dont on est pas spécialement amoureux, qu’il faut bien défendre » !!!!

    Bref le grand gagnant dans ce drôle d’histoire c’est Israël et l’Occident, le dindon de la farce semble bien être la monarchie marocaine à la couleur arc-en-ciel. Ce sont les israéliens eux même ainsi que le Mossad qui en ont fait la révélation. C’est le Grand Jeu !!!

    La mystification reste le lieu de rapprochement pour ces deux pays, le régime du Maroc a émergé de la tyrannie et d’un régime dictatorial fondé sur le mensonge, tandis qu’Israël s’immerge dans le sionisme, racisme soutenu et protégé par les mensonges, entre ces deux similitudes, il y a un peuple pris en otage de part et d’autre.

    Pour la presse de sa Majesté et les influenceurs pro-Maroc, aux Algériens le monopole des atrocités, selon certains auteurs d’articles avec un style proche de l’ironie et du sarcasme parlent de guerre économique, guerre diplomatique menée par l’Algérie, qui se traduit par une course aux armements et la fermeture des frontières et un soutien à la cause légitime de la lutte du peuple Sahraoui pour se défaire d’une occupation, donc toujours selon cette presse, l’Algérie garde le monopole de la désorganisation, de l’effondrement toujours imminent mais aux Marocains celui de l’humanisme, du courage, des victoires qui s’enchaînent, les tout va mieux que bien, dans l’espoir de rallier à leur cause une population frustrée par la dégradation des conditions de vie mais le petit peuple est heureux et trop content de ses amuse-gueule la marocanité du Sahara et la normalisation avec l’entité sioniste.

    Par ailleurs nous constatons chez des personnalités publiques écrivains, journalistes, des fameux d’intellectuels complaisants de sa Majesté qui prennent aussi part à la promotion du récit officiel et pourtant le plus souvent ils sont décris comme parmi la nouvelle égérie mondiale de la lutte pour les droits de l’homme et contre toutes les tyrannies, notamment dans le monde arabo-musulman. Toutes les tyrannies ? Enfin presque, seulement voila le parfum de la lutte s’estompe chez ces intellectuels dès qu’il est question du régime politique du Makhzen et plus particulièrement de la monarchie Marocaine.

    En effet la réaction de ces intellectuels touche alors à tout: ils réagissent aux victoires diplomatiques du Maroc pour la marocanité du Sahara, se mêlent aux interminables débats virtuelles et surtout commentent la situation interne en Algérie. Ainsi par leur voix nous avons des cris de victoire de piètres stratèges politiques et journalistes du Palais qui semblent désormais s’aligner sur les thèses prêchées par une fantastique propagande du Makhzen en plein délire, complètement en déroute, leur timing est par ailleurs parfait pour générer un maximum d’intervention l’acceptation de la colonisation du Sahara Occidental ainsi que pour l’applaudissement à la normalisation des relations entre le Maroc et Israël.

    La fabrique royale de la propagande, de la démagogie, du clientélisme et de la médiocrité a propulsé sur le devant de la scène une pléthore de journaleux qui se sont avérés, au fil des jours, de piètres valets du Palais royale, des gens sans scrupules, sans honneur et sans dignité, chargés de faire oublier la répression étatique au Maroc qualifiées d’atteintes aux libertés d’expression et qui avait censuré et pénalisé les opinions trop éloignées de la doxa makhzennien, ainsi que les campagnes de diffamation dont sont victimes les opposants tel que Mohamed Ziane l’influent ex-bâtonnier de Rabat et ancien ministre jugé à cause de ses opinions l’avocat principal du chef de file de la rébellion du Rif et de Taoufik Bouachrine!
    Taoufik Bouachrine , le directeur d’Akhbar Al Yaoum, quotidien d’opposition. Omar Radi, Journaliste d’investigation. Maati Monjib, universitaire fondateur de l’Association Marocaine pour le Journalisme d’Investigation (AMJI). Soulaiman Raissouni d’éditorialiste au quotidien Akhbar Al-Yaoum en remplacement de son fondateur, Tawfik Bouachrine, condamné également.

    Ce qui est assez ridicule, tous ces personnages, sont accusés de trafic d’êtres humains, abus de pouvoir à des fins sexuelles, viol et tentatives de viol. C’est en effet l’autorité du Makhzen qui a largement utilisé la vie privée des dissidents et des militants pour les discréditer en public, sur la base d’images de leur vie en privé.

    Bien d’autres détracteurs virulents du système monarchique marocain actuel, surtout des activistes et influenceurs sur les médias sociaux Chafik Omerani, Mustapha Semlali, Jamila Saadane, Ikram Nazih, Saida El-Alami et Rabie al-Ablaq, ainsi que le manifestant Noureddine Aouaj, ont été condamnés à des peines de prison fermes, simplement pour avoir critiqué pacifiquement des personnalités de l’autorité du Makhzen. La liste reste ouverte.

    Les fausses larmes de crocodile ne trompent personne, le Makhzen aux coups fourrés au jeu malsain et dangereux, il ne nous reste plus qu’à retenir notre souffle par ce genre de bourrage de crâne, comme celui ou on disait en Israél que les balles Israéliennes tirées par les snippers de l’Armée la plus morale du monde, ne sont pas destinées à tuer mais juste à anéantir le Palestinien un ennemi qui diffame Dieu.
    Nul besoin d’en chercher très loin la preuve de l’appétit ambitieux de l’institution monarchique du Maroc par sa diplomatie en dent de scie, elle s’est tirée malheureusement une balle dans le pied à chaque revers. Ce royaume n’est qu’un épiphénomène qui ne deviendra que l’ombre de lui-même.

    Un petit rappel pour les médias de sa majesté, c’est l’ensemble du peuple Algérien qui opte pour la fermeture permanente des frontières ainsi que la rupture des relations avec le régime du Makhzen Marocain. Donc pour l’Algérie, le Maroc n’est nullement un rival, un ennemi mais juste un voisin agaçant, troublant et surtout sionisé. L’Algérie appartient à ceux qui savent la défendre et le Maroc appartient à ceux qui savent le vendre !!!!!

    #Maroc #Algérie #Sahara_Occidental

  • Délivrance de visas Schengen : Macron campe sur ses positions

    Topics : France, Emmanuel Macron, visa, Algérie, Maroc, Tunisie,

    En marge du sommet sur la francophonie, accueilli cette année par la Tunisie, le président français a soutenu que la « politique de fermeté » en matière d’octroi des visas durera tant que les pays concernés par la mesure n’auront pas autorisé le retour sur leur territoire de leurs ressortissants expulsés de France.

    Malgré le réchauffement des relations algéro-françaises, Paris compte maintenir sa politique de fermeté en matière d’octroi de visas pour les Algériens. La dimension humaine entre les deux pays, liés entre autres par une très forte communauté algérienne établie en France, est pourtant l’un des six « piliers » de la Déclaration d’Alger, signée lors de la dernière visite de M. Macron. « L’Algérie et la France conviennent de favoriser le plus largement possible la mobilité entre les deux pays », y est-il écrit.

    Dans une déclaration faite samedi soir en marge du sommet sur la francophonie, accueilli cette année par la Tunisie, le président français a ainsi soutenu que cette politique de fermeté durera tant que les pays concernés par la mesure n’auront pas autorisé le retour sur leur territoire de leurs ressortissants expulsés de France. « Le refus de reprendre des ressortissants expulsés n’est pas acceptable. La susceptibilité est des deux côtés. La France a le droit d’être susceptible aussi», a-t-il insisté.

    Le président français s’est redit en revanche favorable «à la mobilité des étudiantes et étudiants, à la mobilité économique, académique, politique».

    A l’automne 2021, la France avait décidé de restreindre la délivrance de visas en Algérie, Maroc et Tunisie. Il s’agissait de les inciter à améliorer l’accueil de leurs ressortissants sous le coup d’une expulsion de France. Le taux de refus avait atteint 30 % en Tunisie et 50 % pour le Maroc et l’Algérie. Ce durcissement a déclenché des vagues d’indignation au Maghreb. Il avait été qualifié de « punition collective » injuste.

    Malgré cela, le chef de l’Etat français a défendu sa décision. Pour lui, cette politique de fermeté a même porté ses fruits puisque certains pays maghrébins ont commencé à faciliter les retours. «On voit que les retours (des migrants expulsés) sont facilités. Je pense qu’au moins on a eu un débat en vérité ces derniers mois sur le sujet des visas», expliquant que les personnes en situation irrégulière étaient le fruit de «trafics organisés».

    Emmanuel Macron parlait évidemment de la Tunisie qui a décidé d’assouplir les conditions de retour de ses ressortissants. Les ministres de l’intérieur français et tunisien ont d’ailleurs annoncé le 31 août dernier, dans un communiqué commun, la normalisation par la France de la délivrance de visas en Tunisie. Il était prévu que le dispositif de réduction du nombre de visas délivrés par la France aux ressortissants de ces pays pouvait être revu en fonction des « efforts » accomplis.

    Alger favorable à la relance du dialogue avec Paris

    Dans le cas de l’Algérie, il à prévoir aussi que la situation s’améliore durant les prochains mois. Lors de la tenue, le 9 octobre dernier, de la 5ème session du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN) algéro-français, le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane s’était dit, devant son homologue française Elisabeth Borne, ouvert à la discussion sur ce dossier. « Le partenariat d’exception auquel nous aspirons ne doit pas buter sur des difficultés faciles à dépasser, comme la question de la délivrance des visas et celle de la carte sécuritaire établie par les autorités françaises et qui ne reflète pas la réalité de l’Algérie d’aujourd’hui », a déclaré le Premier ministre algérien, indiquant qu’il faut «relancer le dialogue» sur les questions des visas, de l’émigration et des reconduites aux frontières.

    Le Premier ministre a clairement insisté sur l’extension à d’autres franges des facilités accordées à certaines catégories, afin « de faciliter le contact entre les familles » établies de part et d’autre de la Méditerranée. « Malgré la crise sanitaire, l’Algérie n’a pas cessé de montrer sa réelle volonté de combattre le phénomène de la migration clandestine », a soutenu par ailleurs M. Benabderrahmane.

    Depuis, certaines sources affirment que les ministères algérien et français de l’Intérieur ont entrepris des contacts dans l’optique de commencer à travailler sur le dossier sensible. Il faut savoir que la France n’est pas la seule à poser des conditions. L’Algérie en a aussi un certain nombre. Pour Alger, il n’est par exemple pas question d’accueillir des binationaux (ou des Français d’origine algérienne), des Français déchus de leur nationalité pour cause de terrorisme ou encore des Algériens n’ayant pas rallié la France à partir d’Alger. Les autorités algériennes ne comprennent pas également pourquoi la France ne joue pas le jeu lorsqu’il s’agit d’extrader des citoyens algériens demandés par la justice algérienne. Pour nos sources, ce n’est qu’une fois que toutes ces problématiques auront trouvé des réponses satisfaisantes que la situation se normalisera.

    Khider Larbi

    La Sentinelle, 20/11/2022

    #France #Visa #Algérie #Maroc #Tunisie

  • Le Maroc mène campagne contre les manoeuvres militaires Algéro-Russes

    Maroc, Algérie, Russie, Israël, exercices militaires,

    Le Makhzen et ses alliés sionistes sont en train de mener une campagne insidieuse contre l’Algérie et sa coopération avec la Russie. Certains cercles occidentaux alliés du Makhzen tentent ainsi de faire pression sur l’Algérie pour la dissuader de développer sa coopération avec la Russie.

    Déjà bien établie, la coopération militaire algéro-russe n’a eu de cesse d’aller en se développant. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les manoeuvres militaires conjointes qui auront lieu, à partir d’aujourd’hui mercredi, dans la région de Bechar, dans le sud-ouest algérien. Dénommé «Desert Shield – 2022», il s’agit d’un exercice anti-terroriste conjoint entre les armées des deux pays qui se déroulera sur le terrain d’entraînement de Hammaguir dans la commune d’Abadla relevant de la wilaya de Bechar. Selon l’agence de presse russe Sputnik « près de 200 soldats, pour moitié algériens, pour moitié russes, entameront les exercices antiterroristes Bouclier du désert ». Il y a quelques mois, des responsables militaires russes ont indiqué que cet exercice aura pour thèmes principaux la détection et la destruction des groupes terroristes dans le désert. Pour ce faire, environ 80 soldats des unités de fusiliers motorisés stationnés dans le Caucase du Nord, et environ 80 soldats algériens seront impliqués.

    Ce n’est pas la première fois que les deux armées mènent un exercice militaire conjoint puisque en 2021 des exercices conjoints ont eu lieu sur le terrain d’entraînement de Tarskoïe en Ossétie du Nord, ou environ 200 militaires des deux pays y ont participé. A l’occasion, le général d’armée Saïd Chengriha, Chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) avait salué la « participation distinguée » des membres de la formation militaire des forces terrestres. Il avait souligné que cette participation reflète « incontestablement » la réputation dont jouit l’ANP au niveau international.

    Pour l’exercice de ces jours ci rappelons que la porteparole du ministère russe des Affaires étrangères avait précédemment souligné que «ces manoeuvres conjointes programmées du 16 au 28 novembre ne visaient aucun pays tiers.» « Ces exercices de lutte contre le terrorisme sont planifiés et mené dans le cadre du programme de coopération militaire avec l’Algérie», avait en effet fait savoir Maria Zakharova. Une coopération militaire ample entre les deux pays et qui ne date pas d’aujourd’hui. «Tout récemment le Général d’Armée, Saïd Chanegriha, Chef d’état-Major de l’Armée nationale populaire (ANP) a reçu, à Alger, le directeur du Service fédéral de la Coopération militaire et technique de la Fédération de Russie, Chougaev Dimitri Evguenievitch,» indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

    «Cette rencontre a permis aux deux parties de passer en revue l’état de la coopération militaire bilatérale et les voies de sa diversification aux domaines d’intérêt commun», a indiqué un communiqué du MDN. En somme, l’exercice entre dans le cadre de la coopération entre les deux pays. Pourtant cet exercice est vu d’un mauvais oeil par certaines parties étrangères puisque des voix se sont en effet élevées ces derniers jours pour mettre en doute les objectifs réels de ces manoeuvres militaires. à ce titre, le Makhzen et ses alliés sionistes sont en train de mener une campagne insidieuse contre l’Algérie et sa coopération avec la Russie.

    Ce dernier pays, la guerre d’Ukraine aidant, n’est plus en odeur de sainteté en occident et tous ses faits et gestes sont scrutés à la loupe. Dans la presse occidentale en général, et française en particulier, l’on s’interroge même sur le lieu de ces manoeuvres non loin de la frontière avec le Maroc. «C’est taquin de la part des Algériens d’avoir choisi Béchar », commente donc un haut gradé d’un pays méditerranéen, même si la porte-parole des Affaires étrangères russes souligne que ces manoeuvres conjointes « ne visent aucun pays tiers ». Cela est consigné dans un article du journal français JDD dont l’intitulé est révélateur de cette animiste contre l’Algérie : Que font les armées algérienne et russe à la frontière marocaine ? Le même article note aussi que « ce sera la première fois que des soldats des deux pays s’entraîneront ensemble sur le sol algérien ». Il est aussi rappelé, comme pour mieux enfoncer le clou et chargé l’Algérie, que Bechar n’est pas loin du territoire du Sahara occidental. En tout cas, certains cercles occidentaux alliés du Makhzen tentent ainsi de faire pression sur l’Algérie pour la dissuader de développer sa coopération avec la Russie.

    Par : KAMAL HAMED

    Le Midi Libre, 16/11/2022

    #Maroc #Algérie #Russie #Exercices_militaires

  • La présence accrue d’Israël en Afrique du Nord creuse l’écart entre l’Algérie et le Maroc

    Tags : Algérie, Maroc, Israël, Sahara Occidental, Front Polisario,

    Rapport de Washington sur les affaires du Moyen-Orient, novembre/décembre 2022, p. 30-32

    Rapport spécial
    Par Mustafa Fetouri

    LES PROBLÈMES DANS LES RELATIONS ALGÉRIENNES-MAROCAINES se cachent toujours juste sous la surface, attendant qu’un déclencheur se transforme en une crise diplomatique et politique tentaculaire qui prend généralement plus de temps que prévu à se résoudre. Les relations bilatérales entre les deux pays d’Afrique du Nord ont été tendues, une pomme de discorde majeure étant le soutien apporté par chaque pays aux mouvements séparatistes de l’autre pays. La bande désertique du Sahara occidental sur la côte atlantique est revendiquée par le Maroc mais le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, la revendique comme un pays indépendant pour le peuple sahraoui. En juillet 2021, l’ambassadeur du Maroc aux Nations Unies a ouvertement soutenu l’autodétermination de la région de Kabylie dans le nord de l’Algérie en réponse à son soutien au Front Polisario.

    En raison de ces tensions (et d’autres), les frontières entre les deux pays sont fermées depuis 1994. Les agriculteurs marocains qui cultivaient des terres de l’autre côté de la frontière algérienne ont été expulsés, divisant davantage les familles déjà séparées par la fermeture des frontières. Les appels de Rabat pour résoudre la situation sont tombés dans l’oreille d’un sourd.

    L’impact négatif de ces tensions affecte les problèmes régionaux, rendant la coopération d’autant plus difficile. L’Union du Maghreb arabe a été créée en 1989 pour promouvoir le libre-échange, la libre circulation des capitaux et des personnes et davantage de coopération économique régionale entre cinq pays d’Afrique du Nord : l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie. Mais à la suite des querelles politiques algéro-marocaines, l’union, qui avait représenté un énorme espoir pour des millions de personnes, n’a jamais vraiment réalisé grand-chose en 33 ans.

    Même pendant la pandémie de COVID-19, alors que la coopération était indispensable, la politique a empêché les pays de la région de se rassembler pour le bien commun.

    ISRAËL UNE FORCE DÉSTABILISANTE

    La dernière détérioration des relations s’est produite à l’été 2021 avec, cette fois, un déclencheur externe plutôt que bilatéral ou régional. Il y avait un nouveau joueur dans le mélange : Israël.

    En juillet 2021, les médias ont rapporté que le Maroc avait utilisé le logiciel espion israélien Pegasus pour pirater les téléphones des responsables algériens. En février 2022, Rabat et Tel-Aviv ont signé un accord militaire de 500 millions de dollars : Israël fournirait au Maroc des systèmes de défense aérienne et antimissile Barak MX. Rabat avait déjà acquis le système anti-drone israélien Skylock en 2020.

    En juillet 2022, le chef d’état-major des Forces de défense israéliennes, Aviv Kochavi, s’est rendu au Maroc pour rencontrer son homologue marocain après que son patron, le ministre de la Défense Benny Gantz, a signé un accord de sécurité avec le Maroc en novembre 2021. Israël fournit désormais au Maroc diverses technologies militaires. , y compris les drones. Fin septembre 2022, Rabat recevait des systèmes aériens, y compris des systèmes montés sur drones pour les drones marocains fournis par la Turquie et les Israéliens. Le contrat de 30 mois coûterait environ 70 millions de dollars.

    Les observateurs régionaux se demandent pourquoi le Maroc acquiert autant d’armes à un moment de fortes tensions avec l’Algérie. Alors que personne ne s’attend à une confrontation militaire entre les deux pays, le potentiel existe

    Le gouvernement algérien est furieux de voir le Maroc acheter autant d’armes israéliennes et accueillir les Israéliens à bras ouverts. Beaucoup pensent que l’Algérie est punie pour sa diplomatie anti-israélienne en Afrique et son soutien aux Palestiniens. En août 2021, Alger a mené la dernière campagne politique et diplomatique au sein de l’Union africaine pour maintenir Israël hors de l’organisation continentale. La position classique de l’Algérie consistant à soutenir les Palestiniens n’a pas changé depuis des décennies ; elle rejette toute normalisation avec Israël, une position qui le met en porte-à-faux avec un quart des pays de la Ligue arabe, qui ont noué des relations avec Israël. En fait, en mai, les législateurs algériens ont soumis au parlement un projet de loi criminalisant la normalisation avec Israël, comprenant des articles interdisant les voyages ou tout contact direct ou indirect avec Tel-Aviv.

    DIVISER ET NORMALISER
    Tout comme les Britanniques ont développé la doctrine politique du « diviser pour régner » en Inde, Israël développe ce que l’on pourrait appeler « diviser pour régner ». L’idée est de diviser ses voisins arabes autour de leur cause centrale, la Palestine, malgré le soutien public écrasant dont bénéficient les Palestiniens dans le monde arabe. Israël veut que la question palestinienne soit considérée comme une affaire intérieure réglée dans le cadre de sa politique intérieure, et non comme un cas de colonisation.

    L’Algérie a tout à fait le droit de s’inquiéter de la présence israélienne accrue sur sa frontière poreuse longue de 1 400 km, compte tenu de l’histoire de l’État d’apartheid en matière de déstabilisation de ses ennemis. L’année dernière, l’Algérie a accusé Israël et le Maroc d’avoir des liens avec les propres groupes séparatistes de l’Algérie, en particulier dans ses régions du nord. Il a même affirmé que de tels groupes avaient déclenché les incendies de forêt dévastateurs de 2021 qui ont coûté la vie à plus de 90 personnes et brûlé des centaines d’acres. (Cependant, il n’a produit aucune preuve à l’appui de ses affirmations.)

    La présence israélienne accrue en Afrique du Nord empoisonne les relations déjà troublées entre Rabat et Alger. Le 24 août 2021, l’Algérie a coupé tous les ponts avec le Maroc. Annonçant la décision, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a cité la normalisation entre Israël et le Maroc comme un facteur. Lors de sa visite à Rabat quelques jours plus tôt, le ministre israélien des Affaires étrangères de l’époque, Yair Lapid, avait reconnu avoir discuté de l’Algérie avec son hôte marocain. Il a ensuite reproché à l’Algérie de se rapprocher de l’Iran. La réponse de Lamamra : « Depuis 1948 [la création d’Israël], nous n’avons entendu aucun membre d’un gouvernement israélien prononcer des jugements ou envoyer des messages agressifs depuis le territoire d’un pays arabe contre un autre pays arabe.

    L’Algérie, qui se retrouve isolée, cherchera naturellement des alliés, dont l’Iran, l’ennemi juré d’Israël. Là encore, l’élargissement des échanges politiques et militaires entre Rabat et Tel-Aviv a entraîné la région dans les animosités établies entre l’Iran et Israël, rendant encore plus difficile toute réconciliation algéro-marocaine. Cela entraîne également Israël dans le problème du Sahara Occidental.

    LES ACCORDS D’ABRAHAM
    Un autre facteur contribuant à la récente détérioration des relations entre l’Algérie et le Maroc est l’initiative de politique étrangère de l’administration Trump connue sous le nom d’Accords d’Abraham. Les accords ont permis à Rabat de normaliser ses relations avec Israël, comme l’ont fait d’autres pays arabes, dont Bahreïn et les Émirats arabes unis. En retour, Rabat a obtenu ce à quoi il ne s’attendait pas : une reconnaissance officielle par les États-Unis de sa souveraineté sur le Sahara occidental. Rabat a signé les accords en septembre 2020, et trois mois plus tard, Washington a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental – un changement majeur dans la politique étrangère américaine. De toute évidence, cela ne plaît pas à l’Algérie et n’aide pas non plus l’ONU, qui s’efforce depuis des décennies de trouver une solution négociée au différend du Sahara occidental.

    Trump était clairement déterminé à aider Tel-Aviv et ne se souciait pas des conséquences à long terme dans la région et sans doute pas des intérêts américains. Les Accords d’Abraham n’ont pas favorisé la paix entre Israël et les Palestiniens ; il a aliéné la partie la plus faible, les Palestiniens, et rendu la solution à deux États, qui était théoriquement la politique officielle des États-Unis, encore moins probable.

    Grâce aux accords d’Abraham, Tel-Aviv a réussi à normaliser ses relations avec quatre pays arabes, marginalisant les Palestiniens mais se moquant également des positions américaines de longue date dans la région. Les États-Unis, qui contreviennent désormais au droit international, reconnaissent l’annexion par Israël des hauteurs du Golan et de Jérusalem-Est comme faisant partie d’Israël. Les accords ont rendu encore plus difficile l’amélioration des relations entre Rabat et Alger.

    UN ESPOIR DE RAPPROCHEMENT ?
    Y a-t-il un espoir de rapprochement algéro-marocain dans un futur proche ?

    L’Algérie accueille le sommet de la Ligue arabe (1-2 novembre), mais les différends algéro-marocains ne sont même pas à l’ordre du jour. Il est également peu probable que le sommet produise une condamnation ferme, comme c’est généralement le cas, de l’oppression des Palestiniens par Israël. Près d’un quart des membres de la Ligue arabe ont maintenant des relations avec Israël et ils sont susceptibles de s’opposer à toute déclaration ferme contre Tel-Aviv.

    Pendant que tout cela se passe, un autre élément déclencheur se profile pour compliquer davantage la situation entre l’Algérie et le Maroc. Le 1er octobre, le ministère marocain de la Culture a envoyé une lettre au fabricant allemand de vêtements de sport Adidas après que la société a dévoilé son nouveau design de maillot de football algérien, l’accusant de “s’approprier” la culture marocaine dans le nouveau design. Cet épisode n’a pas encore déclenché de nouveaux troubles entre l’Algérie et le Maroc, mais il a certainement le potentiel de le faire.

    Mustafa Fetouri est un universitaire libyen et journaliste indépendant. Il est récipiendaire du prix européen de la liberté de la presse. Il a beaucoup écrit pour divers médias sur les questions libyennes et MENA. Il a publié trois livres en arabe. Son email est mustafafetouri@hotmail.comet Twitter : @MFetouri.

    WRMEA

    #Algérie #Maroc #Israël #Sahara_Occidental #Front_polisario

  • Sommet arabe d’Alger, le Qatar: le délire du Makhzen

    Tags : Algérie, Sommet arabe, Ligue Arabe, Qatar, Maroc,

    Le mois de novembre de cette année, coïncidant avec la commémoration du 68ème anniversaire du déclenchement de la glorieuse révolution du premier novembre 1954, a été marqué par un retentissant succès diplomatique de l’Algérie, à l’occasion de la tenue du 31ème sommet arabe, couronné par la déclaration d’Alger.

    Ce succès diplomatique est loin d’avoir été une mission facile, puisque les ennemis de la nation arabe qui se sont mobilisés pour servir l’entité sioniste, ont tout entrepris pour saborder la tenue de ce sommet depuis l’annonce de sa date par le conseil des ministres arabes suite à une proposition algérienne le fixant au 1 et 2 novembre, symbolisant le soulèvement du Peuple Algérien contre l’occupation française.
    La déclaration d’Alger, signée par les factions palestiniennes, le 13 octobre 2022, suite au dialogue inter-palestinien, ouvrit la voie à un consensus arabe et aussi à une campagne acharnée contre l’Algérie et sa stratégie de resserrer les rangs arabes pour faire face aux mutations géopolitiques et géostratégiques qui se dessinent dans la voie d’un nouvel ordre mondial qui ne reconnaît pas les faibles. Il est clair, que la stratégie algérienne ne fait pas que des heureux, mais beaucoup d’ennemis vassaux des plans sionistes et néocoloniales.

    Algérie 54 l’a relevé à l’occasion de la tenue de ce sommet arabe, par la mobilisation de journalistes et médias, acquis à la cause de la normalisation avec l’entité sioniste.

    Ces journalistes et médias reprenaient malheureusement la propagande du Makhzen, en tentant bien que mal de détourner le débat sur la principale question au menu du Sommet arabe celle de la Palestine, au profit de d’autres questions à savoir celles de la Libye et le Yémen, en vue de torpiller le rendez-vous arabe, via les divergences et différends au sujet de la Turquie et l’Iran.

    Des médias arabes au service du Makhzen

    Aujourd’hui, les dès sont pipés, et les supplétifs des médias arabes pour la propagande marocaine visant à dénigrer l’Algérie, ses institutions et dirigeants ont échoué, comme l’indiquent les représentants des médias internationaux présents à Alger, qui n’avaient pas tari d’éloge sur l’organisation et les facilités qui leur avaient été accordées pour mener à bien leur mission. La mauvaise mise en scène du service du chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita engagé à servir le Likoud de Netanyahou, a été annonciatrice des manœuvres malintentionnées du régime du Makhzen pour torpiller le rendez-vous arabe, mais en vain.

    Le makhzen ne s’avoue pas vaincu, et engagera une nouvelle campagne de dénigrement, visant la déclaration d’Alger, et les résultats du Sommet arabe, menée par des journalistes bien entretenus et bien payés par le commandeur des croyants et président du Comité d’Al Qods, qui voit d’un mauvais œil la constitution d’un mécanisme arabe pour suivre de près l’évolution de la question palestinienne et la réconciliation palestinienne pour faire face à la politique d’expansion et de colonisation de l’occupant sioniste. Il est clair que la solution des deux Etats et la relance du plan arabe de paix adopté lors du sommet arabe de Beyrouth en 2022, dérange ceux qui se sont mis dans le giron sioniste dont le régime marocain, qui n’arrive pas à digérer la mise de la question palestinienne au devant de la scène internationale.

    Campagne hostile au Qatar et son Emir

    Et ce n’est pas un hasard, si les médias et comptes de réseaux sociaux inféodés au Makhzen se sont mobilisés dans une campagne hostile au Qatar et son Emir Tamim bin Hamad Al Thani, qui n’a pas hésité à l’opposé de ses homologues des pays du Golfe, à se rendre à Alger, et à prolonger son séjour algérois au grand dam de ceux qui ont misé sur l’échec du Sommet. Les médias propagandistes du Makhzen rejoignent cette campagne occidentale menée contre Doha pour le boycott du mondial 2022, dont l’entame est prévu le 20 du mois en cours.

    A l’opposé de Rabat, dont la sélection sera présente au Qatar, Alger, par la voix de son président Abdelmadjid Tebboune avait exprimé son total soutien à l’Emirat du Golfe, rejoint pas des internautes et journalistes algériens qui viennent de lancer des Hashtags de soutien. Ainsi, il est clair que la campagne occidentale de boycott est liée au dossier de l’approvisionnement en gaz , ou le Qatar s’était exprimé en faveur du respect des engagements pris avec des pays asiatiques, via des contrats à long terme, au grand dam des pays comme la France ou l’Allemagne déboutées par le Qatar, convergent avec l’Algérie sur l’épineux dossier du gaz. L’hypocrisie occidentale, focalisant sur les conditions des travailleurs étrangers, aurait pu être plus judicieuse à l’occasion de l’attribution de la coupe du monde au petit Emirat, qui s’était positionné comme l’un des principaux acteurs de ce qui est appelé » printemps arabes » ou plan de démantèlement des Etats arabes.

    Jeunesse d’Algérie

    #Maroc #Algérie #Qatar #Ligue_arabe #Sommet_arabe

  • Bourita n’a pas l’étoffe pour jouer dans la cour des grands

    Tags : Maroc, Algérie, Ligue Arabe, Sommet arabe, Nasser Bourita,

    Le jeu du Maroc contre l’Algérie conduit par Bourita est démasqué pour la énième fois. Les frasques du MAE du royaume, Nasser Bourita, n’échappent à personne et encore moins à l’Algérie qui le connaît trop bien pour sa longue série de provocations à son égard, dont la dernière a eu pour théâtre le sommet arabe d’Alger.

    A cet événement, l’apprenti ministre des AE marocain, qui est décrié pour ses comportements irresponsables s’est encore une fois distingué pour avoir tenté de jouer les trouble-fête à ce sommet, où il a usé de moult subterfuges afin de créer l’incident diplomatique et justifier son retrait avec fracas. Acculé dans ses derniers retranchements, Nasser Bourita a eu cependant recours au mensonge éhonté pour sauver la face : inventer une prétendue invitation du président de la République Abdelmadjid Tebboune à effectuer une visite au Maroc.

    La réponse de l’Algérie au Maroc

    La réponse d’Alger ne tardera pas. «Ce sujet est trop sérieux pour en faire l’objet d’une propagande mensongère», indique, en effet, une dépêche de l’APS, ajoutant «en fait, cette manœuvre grossière et peu élégante, qui ne trompe personne, n’est qu’une justification maladroite de la dérobade de dernière minute du roi Mohamed VI».

    S’ensuivra alors l’explication selon laquelle «la confirmation de la participation du monarque marocain au Sommet arabe d’Alger a été notifiée par note verbale adressée au ministère des Affaires étrangères algérien et elle a été confirmée par le canal de la Ligue arabe».

    La même source poursuit : «La partie marocaine avait introduit des demandes de survol et d’atterrissage pour 10 aéronefs devant transporter le roi, le prince héritier ainsi que le reste de la délégation royale, selon cette même note verbale.»

    «Ce scénario écrit à l’avance, d’une dérobade programmée, s’est confirmé dès l’arrivée du ministre marocain à l’aéroport d’Alger lorsqu’il a commencé à se plaindre du « peu d’égard » qui lui aurait été réservé alors que le même traitement protocolaire a été accordé à tous ses homologues arabes», a écrit l’APS.

    La longue série de provocations marocaines

    Pour mieux mettre la lumière sur ses tenants et aboutissants, la même source a retracé une longue série de provocations à l’actif du «ministre contrefacteur», à commencer, par le fait d’«avoir passé le plus clair de son temps à arpenter les couloirs du sommet à la recherche d’un quelconque journaliste désœuvré pour lui servir ses balivernes au lieu de participer, de manière constructive, avec ses pairs».

    Autre fait, «le ministre marocain s’est adonné à son jeu puéril favori, en essayant de convaincre le secrétaire général de la ligue arabe de la présence d’un représentant du Front Polisario parmi les participants au sommet», rappelle la même source qui souligne que «face à une telle énormité qui a fait rire, sous cape, de nombreux participants, ce même ministre a fini par reconnaître, la queue basse, que sa fine équipe s’était trompée».

    «C’est dire dans quel état d’esprit « hautement constructif » s’est inscrit l’apport de la délégation marocaine qui a participé aux travaux du sommet d’Alger», commente la même source.

    Egalement, «ce comportement irresponsable, dont est coutumier le diplomate en chef marocain, explique les turpitudes et les errements de la diplomatie marocaine qui ne cesse de collectionner les revers, dont le dernier est l’éclatante réélection du candidat algérien, Larbi Djacta, pour un second mandat, à la tête de la Commission de la fonction publique internationale face à un rival marocain étrillé sur un score sans appel de 121 voix contre 64».

    Une diplomatie «erratique et médiocre» de Bourita
    «Les pressions et les intimidations de l’ambassadeur du Maroc à New York qui démarchait désespérément les délégations étrangères ont été vaines et la diplomatie internationale vient d’infliger une nouvelle défaite cuisante au Maroc», souligne encore l’APS.

    « Cette brillante victoire algérienne consacre le retour en force de la diplomatie algérienne sous le leadership avisé du Président Abdelmadjid Tebboune et le naufrage de Bourita et la diplomatie marocaine qui s’est empêtrée dans un « bourbier », comme l’écrit le magazine politique américain Foreign Policy qui a publié une analyse sur la crise que traverse la diplomatie au Maroc ».

    Lire aussi: Maroc, Egypte, Libye…les vérités de Lamamra sur Al Hadath (vidéo)
    Ainsi, selon Samia Errazzouki, journaliste marocaine et doctorante à l’université de Californie, Rabat ne jouit plus du soutien indéfectible de Washington.

    «Malgré la volte-face de Washington sur le Sahara occidental, l’ancien chouchou des cercles politiques américains est plus isolé que jamais», note l’universitaire qui estime que le responsable de ce marasme serait le chef de la diplomatie Nasser Bourita.

    Dans le même article du Foreign Policy, qui décrit Bourita comme un «bureaucrate junior», un ancien diplomate marocain, intervenant sous le couvert de l’anonymat par crainte de représailles, comme le souligne le magazine, affirme qu’ »il existe un consensus général parmi les diplomates anciens et actuels sur le fait que l’état de la diplomatie marocaine a atteint son point le plus bas depuis l’indépendance ».

    Il a décrit la diplomatie marocaine actuelle en deux mots : erratique et médiocre. En d’autres mots, Bourita n’a pas l’étoffe pour jouer dans la cour des grands.

    Par Amar R.

    L’Algérie aujourd’hui, 06/11/2022

    #Maroc #Algérie

  • Les 7 péchés capitaux de Rabat durant le Sommet d’Alger

    Tags : Algérie, Maroc, Sommet arabe, Ligue Arabe,

    Malgré un soutien « monarchique » adopté à son profit par les autres monarchies du Golfe, le Maroc n’a pas pu, ou n’a pas su, mettre à profit le déroulement sur deux longues journées du Sommet d’Alger pour remettre les pieds dans l’étrier et rentrer allègrement dans les rangs de la « famille arabe ».

    La présence du roi Mohamed VI avait été entretenue dans des desseins de propagande politique jusqu’à la dernière seconde. Puis, s’appuyant sur des motifs invraisemblables, Rabat annonçait la non-venue du monarque. Ce qui devait faire tilt avait fait flop. C’était le premier revers public.

    Pourtant, il y a d’abord le fait que la partie marocaine avait introduit des demandes de survol et d’atterrissage pour 10 aéronefs devant transporter le roi, le prince héritier ainsi que le reste de la délégation royale, selon cette même note verbale. Alger lui avait accordé toutes les facilités imaginables.

    Chronique d’une dérobade programmée, l’absence du monarque alaouite s’est confirmée dès l’arrivée du ministre marocain à l’aéroport d’Alger lorsqu’il a commencé à se plaindre du « peu d’égard » qui lui aurait été réservé alors que le même traitement protocolaire a été accordé à tous ses homologues arabes.

    Un autre grand revers était le « sujets des sujets », la Palestine. Sur elle était concentrées toutes les attentions arabes. S’il y avait un sujet-phare qui pouvait rassembler ou dissembler c’était bien celui d’El Qods. Le Maroc, président de la Fondation du même nom, devait, le premier, brandir le drapeau palestinien et s’en réclamer comme le porte-voix et le porte-drapeau.

    Évidemment, ce ne fut pas le cas. Pour les raisons que l’on sait, qu’on résumera sous le nom de « normalisation », le Maroc s’était lui-même mis dans l’embarras et ne pouvait pas en parler en séance plénière, alors que ses mains étaient encore chaudes des serrements des poignées israélites.

    Bourita, qui devait être utile en plénière et faire dans la construction positive, a passé son temps à arpenter les couloirs du sommet à la recherche de journalistes pour lui servir ses plats préférés. Dans deux entretiens avec des chaines de télévisions moyen-orientales, il a émit des critiques hors contexte, alors que le sommet entamait à peine ses ébauches. Il aurait pourtant gagné à participer, de manière constructive, avec ses pairs, à la discussion sur les défis cruciaux auxquels est confronté le monde arabe face à un nouvel ordre mondial en gestation.

    Après avoir longtemps cherché et demandé à ses « alliés » s’il y avait bien un représentant du Polisario dans la salle, le ministre marocain a essayé de fourvoyer dans de fausses pistes le Secrétaire général de la Ligue arabe en lui soufflant l’information invraisemblable de la présence d’un représentant du Front Polisario parmi les participants au Sommet.

    Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unis, António Guterres, tout autant que le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Abou El-Gheith, étaient au courant qu’aucun membre du Polisario n’avait été invité. La manœuvre ayant tournée court, Bourita partit trouver autre chose de plus coriace.

    Alors que le Sommet n’a pas encore pris fin, Bourita parlait déjà d’une invitation du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au Maroc. Déclaration mal venue qui remettait en cause les intentions avec lesquelles était venu le chef de la diplomatie marocaine. Le sujet était trop sérieux pour être mis sur la place publique avec cette insoutenable légèreté.

    L’Express, 06/11/2022

    #Maroc #Algérie #Ligue_arabe

  • Israël présent au Sommet arabe d’Alger ?

    Tags : Israël, Ligue Arabe, Sommet Arabe, Algérie, Maroc, Nasser Bourita,

    Les manœuvres de Bourita démasquées : Israël présent au Sommet arabe d’Alger ?

    Par Layla Al-Attar

    Le sommet arabe qui s’est déroulé à Alger le 1er et 2 novembre à Alger, centré sur la cause palestinienne et la crise alimentaire qui frappe le monde arabe, n’a nullement était affecté par l’absence de certains chefs d’Etats des pays du Golfe qui ont choisi la normalisation comme leur principale option diplomatique.

    Pour sa part, le roi Mohamed VI, le roi makhzenien non seulement présent sur la liste des absents a choisi par le biais de son ministre des Affaires étrangères, Nacer Bourita, de jouer aux éléments perturbateurs. Le show de Bourita a commencé par la carte géographique du monde arabe présentée par la chaine AL24, avant de critiquer le protocole algérien l’accusant de marginaliser la délégation marocaine.

    A ce titre rappelons, que la présence du représentant du Makhzen a été submergée par l’infox de la présence du Roi au sommet, à l’annulation de la participation du monarque, aux fuites organisées par un membre de la délégation marocaine lors de la réunion préparatoire des ministres des Affaires étrangères. Une réunion à huit clos et censée être confidentielle.

    Bourita a même usé de son imagination en invitant au détour d’une interview, le président Tebboune à se rendre à Rabat. Une invitation qui coïncide d’ailleurs avec la victoire de Benyamin Netanyahu aux élections israéliennes ! Malaise où immaturité diplomatique ? Les deux sans doute.

    Bourita, le principal artisan, non pas du Zelidj, mais de l’accord de normalisation entre Israël et le Maroc a tenu a représenté l’agenda israélien oubliant par ailleurs les intérêts de son propre peuple, qui rappelons le, refuse à l’heure actuelle de bénir cette connivence.

    Sous le fez porté par Bourita y avait-il une Kipa ? Bien plus que ça, nous avons eu l’impression que c’est le porte-parole d’Israël lui-même qui été présent au sommet arabe. Première mission : détourner l’ordre du jour du sommet centré sur la cause palestinienne, pour porter ses accusations contre l’Iran. A l’entendre parler, on se dit qu’il a appris par cœur les déclarations de l’ambassadrice israélienne en Egypte Amira Oran lors du Sommet du Neguev à Sde Boker, le 28 mars 2022. «Nous partageons les mêmes intérêts, nous devons relever les mêmes défis et faire face aux mêmes menaces – l’Iran très certainement, mais nous parlons aussi d’autres choses», a-t-elle déclaré.

    Bourita s’est-il habitué aux Kibboutz ? A-t-il oublié qu’il était face à des pays qui ont payés un prix lourd pour la souveraineté de leurs pays, pour leurs indépendances ? Quoi qu’il en soit monsieur Bourita, nous a bien fait rappelé le raisonnement israélien comme le décrit si bien l’orientaliste Daniel Pipes en janvier 2011 dans un article publié par le Jerusalem Post. «Ce que Franklin D. Roosevelt aurait dit d’un dictateur d’Amérique latine – “C’est un bâtard mais c’est notre bâtard” – s’applique à de nombreux hommes forts arabes». Désormais Bourita s’est bien classé, non pas avec les dirigeants qui sont venus au sommet d’Alger défendre les intérêts de la région en hommes forts et conscients des enjeux actuels, mais comme un véritable bastard au service des israéliens !

    Le Jeune Indépendant, 05/11/2022

    #Algérie #Maroc #Ligue_arabe #Sommet_arabe #Israël