Blog

  • Algérie : Les véritables enjeux

    Les capitales européennes et les médias à leur solde font dans une campagne de diabolisation destinée à induire en erreur le peuple algérien, les jeunes en particulier en menant une ” soft war ” contre l’Algérie qui persiste à demeurer indépendante et souverain dans sa politique interne et externe. La politique étrangère de l’Algérie repose sur des principes constants inspirés de l’histoire de sa glorieuse Révolution de Novembre 54, notamment le respect de la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures. Cet engagement historique est vu d’un mauvais œil par la rive nord de la Méditerranée. L’Algérie est depuis longtemps l’enjeu d’énormes pressions intolérables, notamment de l’Europe. Les arcanes de cette stratégie destructive ciblant un Etat souverain tout particulièrement, sont certes, de plus en plus mystérieux. Mais au-delà des mœurs obscures venant de l’Europe, c’est bel et bien à un nouveau chapitre de déstabilisation auquel l’on vient d’assister à travers la résolution du Parlement européen sur la situation en Algérie avec la complicité de parties internes vivant en Algérie et ailleurs en Europe.

    Il est opportun de rappeler que la France, devenue au fil des années la principale instigatrice de la déstabilisation des Etats arabes et africains, le chef d’orchestre des coups d’Etat, pour des raisons évidentes de garder son ” héritage colonial ” et pour des raisons aussi évidentes : la rivalité traditionnelle qui l’oppose à la Chine et la Russie dans ces deux régions mais aussi à l’Iran, s’est formé au sein des capitales européennes un bloc agressivement pro-colonial pour tenter de contrer les Etats et les gouvernements indépendants souverains et le nom de l’Algérie n’échappe pas à la cette longue liste. L’Algérie ne cesse de se développer et inquiète beaucoup… ses voisins immédiats et une partie des occidentaux. Les considérations stratégiques, l’évolution du pays, le poids qu’il représente dans la région font paniquer grand monde, l’Europe en particulier qui redoute de ces données essentielles et craint pour ses intérêts. Qu’il s’agisse du Parlement européen et singulièrement de la France alliés d’Israël et du Maroc colonisateur du Sahara occidental, dont les adversités à l’encontre de l’Algérie rejoignent, celles des Etats pétroliers du Golfe, le moment est de dire que quelle que soit la violence de la Résolution du Parlement européen, cette fausse symétrie est irrecevable.

    En tout cas, l’enjeu des récents événements au Mali, l’aggravation de la situation en Libye et la violation de l’Accord de cessez-le feu par le Maroc au Sahara occidental sont d’abord et surtout l’échec de l’Union européenne menée par la France. Une France qui dans ses pratiques répressive médiévales et de complots contre les Etats souverains quelle fomente depuis des décennies tient toujours à son esprit colonial et inscrit dans son agenda la déstabilisation de l’Algérie avec la complicité de laquais qui sont à la solde des ennemis de la Patrie.

    La collusion entre la France et le Parlement européen, voire avec l’Union européenne elle-même dans un continent qui se bat dans une arriération socio-économique profonde est une autre preuve visant les convoitises des richesses de nombre d’Etats où l’Europe se chercherait la relance de son économie. Une autre preuve de ce vouloir est l’apport du soutien de la France à la colonisation du Sahara occidental par le Maroc, territoire sous occupation depuis plus de quatre décennies et qui dispose de richesses naturelles qui intéressent l’Europe. Dans ces conditions on comprend mieux pourquoi le Parlement européen se fait l’artisan zélé de cette campagne anti-algérienne laquelle sous la direction de la France pourrait entre autres choses en assumer toute la responsabilité, toutes les conséquences.

    Cependant, malgré toutes ces tensions d’ ” urgences “, malgré une pression constante sur l’Etat algérien pour ” oublier ” le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, malgré les pressions exercées pour que l’Algérie se rapproche de l’Etat hébreu : l’Unité nationale est, aujourd’hui plus que jamais enracinée dans les esprits et l’âme des Algériens qui restent vigilants à tout imprévu.
    B. C.

    Source : Lemaghrebdz.com

  • Algérie : Les Chouhadas nous regardent

    La quasi totalité de ce que compte la scène nationale en partis politiques, d’organisation et personnalités ont clairement remis le Parlement européen et sa résolution à leur place. «Campagne tendancieuse », «ingérence dans nos affaires internes», les voix multiples et diverses ont surtout souligné les intentions malsaines d’un occident acquis à la cause sioniste d’«écarter l’Algérie en tant qu’Etat influent dans l’équation géopolitique et en tant que partie et partenaire économique, politique et sécuritaire dans la gestion de l’avenir de la région», disent les voix algériennes. 

    Le timing choisi par les lobbies malfaisants pour s’acharner sur l’Algérie éclaire leurs objectifs et mettent la lumière sur un plan machiavélique qui n’a d’autre but que de semer le chaos dans le pays. «Certaines parties étrangères, avec à leur tête l’ennemi traditionnel qui veut détourner l’attention sur ce qui se passe dans son pays, à savoir le mouvement de protestation des gilets jaunes qui sont exposés aux formes les plus odieuses de répression et de violation des droits de l’Homme», rappelle-t-on. 
    Cela exprime la conscience de la classe politique et intellectuelle algérienne sur les tenants et les aboutissants d’une manigance occidentale qui, en plus de vouloir duper son opinion publique, applique un agenda destructeur imaginé par les officines mondialistes décidées à «polir» toute l’humanité et la mettre à son image. Mais, tout le monde en Algérie sait que le pays du million et demi de martyrs demeurera «fidèle à ses principes inspirés de son histoire civilisationnelle et de sa lutte, des sacrifices de son peuple pour la liberté, la dignité et la souveraineté, a toujours soutenu les peuples opprimés conformément à ses valeurs et ses engagements internationaux». 
    Dans ce propos que reprennent tous les intervenants sur la scène publique, il y a le Sahara occidental qui, ces derniers jours, s’enflamme et les Palestinien sacrifiés par des roitelets sur l’autel du profit et de l’allégeance à une mondialisation qui les détruira tôt ou tard.
    La portée internationale de cette agression politique ne fait pas de doute. Et cette conviction est largement partagée par le peuple algérien. Si les stades d’Algérie recevaient leurs publics. On aurait entendu «Palestine Echouhada» scandée par des dizaines de milliers de voix jeunes et décidés à ne pas céder à la pression occidentale. Et ce sont ces jeunes –là qui sauveront l’Algérie.
    Par Nabil.G
    Ouest Tribune, 2 déc 2020
  • Sahara Occidental : El fin de la guerra con el fin de la ocupación (Bachir Mustafa)

    Sáhara Occidental. Mustafa Sayed: »La guerra de liberación nacional se reanudó para expulsar al ocupante y no se detendrá hasta que ponga fin a su ocupación”

    “Marruecos es el único responsable de la situación actual, tras su violación del alto al fuego el pasado 13 de noviembre en la zona de El Guerguerat, y hasta el momento las Naciones Unidas no han tomado en serio, ni han mostrado compromiso, con la implementación de su plan de paz».
    El miembro del Secretariado Nacional del frente POLISARIO y Ministro de la Presidencia Encargado de Asuntos Políticos, Sr. Bachir Mustafa Sayed, declaró que “la fecha del 13 de noviembre de 2020 constituyó un punto de inflexión total en la lucha nacional saharaui, que fue plasmado en las operaciones del Ejército de Liberación Popular Saharaui y la movilización general de los saharauis en apoyo a la decisión del Frente POLISARIO de reanudar la lucha armada”, enfatizando que “la nueva lógica de guerra tiene todas las razones de éxito y se ve reforzada por la experiencia pasada de nuestra respuesta de buena fe con los esfuerzos internacionales de paz”.
    En declaraciones hechas a la Agencia de Prensa Saharaui (SPS), el responsable saharaui dijo que “la guerra de liberación nacional vuelve por la brecha ilegal de del El Guerguerat y la violación marroquí del alto al fuego, así como debido a la indiferencia de la ONU, pese a los indicios de una guerra inminente”.
    El alto responsable saharaui señaló que “la decisión del Frente POLISARIO de poner fin al alto fuego firmado con Marruecos no fue una sorpresa, ya que fue antecedida por varios indicios y advertencias hechas a las Naciones Unidas, incluida la decisión tomada por el último congreso del Frente POLISARIO sobre la no participación en ningún proceso político futuro que no tenga como base las decisiones de la legalidad internacional sobre el Sahara Occidental y un cambio de postura de la comunidad internacional hacia las violaciones y obstáculos impuestos por la parte marroquí a la misión del Consejo de Seguridad de la ONU”.
    “Marruecos es el único responsable de la situación actual, tras su violación del alto al fuego el pasado 13 de noviembre en la zona de El Guerguerat, y hasta el momento las Naciones Unidas no han tomado en serio, ni han mostrado compromiso, con la implementación de su plan de paz. Por ello, consideramos que cualquier implicación futura en la solución pacífica del conflicto será bajo la nueva lógica de guerra saharaui, basada en el principio de entrar en negociaciones mientras continúe la guerra de liberación, y con la única condición de poner fin de la ocupación marroquí para que haya una tregua”.
  • La guerre est ouverte au Sahara occidental

    Par Mohamed K.

    La guerre au Sahara occidental semble s’inscrire dans la durée. Déclarée zone de guerre et l’annonce de la fin du cessez-le-feu, le territoire sahraoui et toute les régions limitrophes vivent dans une tension extrême. Les combats font rage sur au moins trois positions le long du mur des sables, qui sépare le territoire sahraoui occupé par le Maroc et les zones contrôlées par l’armée sahraouie.

    Dans la région de Guerguerat, à l’extrême sud, non loin de la ville La Guerra, on a observé une forte concentration de troupes royales. En face, les unités avancées du Polisario se tiennent sur le qui-vive. Cette région est considérée comme l’une des plus dangereuses, en raison d’une forte densité de mines implantées par les marocains durant les années quatre-vingts, bien avant l’accord du cessez-le-feu et juste après le retrait des forces mauritaniennes des zones qu’elles occupaient en vertu de l’accord de partage de Madrid en 1975. Depuis le début de l’agression marocaine sur des populations civiles sahraouies qui campaient dans cette zone tampon, Nouakchott a décidé de renforcer le contrôle à ses frontières.

    Des troupes ont été envoyées sur place, des barrages et des check points ont été dressés sur les voies qui mènent vers Nouadhibou, principal port et poumon économique de la Mauritanie. Selon des informations relayées par des sites spécialisés, l’espace aérien du Sahara occidental sera certainement fermé au trafic, en raison d’une forte menace. Des compagnies aériennes sont résolues à changer de couloirs dans leurs dessertes entre des aéroports européens et ceux de l’Afrique de l’ouest, notamment sénégalais, gambiens, guinéens et cap-verdiens.

    Alors que Rabat a imposé le black-out total sur les informations militaires et notamment les annonces sur des décès de militaires, voire de blessés évacués vers des hôpitaux au nord, le Front Polisario continue de diffuser des communiqués sur l’évolution de la guerre. Ainsi, pour le dix-huitième jour consécutif, les cantonnements de l’armée marocaine sont régulièrement ciblés par des tirs intenses. Les forces d’occupation, acculées et sur la défensive, maintiennent difficilement leurs positions.

    La défense sahraouie a souligné, dans son communiqué n18 que “les unités avancées de l’Armée de libération ont bombardé à deux reprises ce lundi des sites dans le secteur de Smara, et ont visé la zone de Ross Sbti dans la région de Mahbes”. Des unités de l’armée de libération sahraouie ont mené des bombardements contre la zone de Kalb Enous dans le secteur de Awsard.

    Sur le plan politique, des observateurs s’étonnent du silence alarmant des Nations-Unies, qui continuent de refuser de prendre des résolutions claires et nettes sur la question et prendre des sanctions après les récentes violations marocaines de l’accord de cessez-le-feu de 1991.

    La journaliste Gabrielle Lefèvre, spécialiste de la question sahraouie a expliqué, dans un article intitulé “Sahara Occidental : les armes ou la diplomatie ?”, publié dans le site d’information, “Entre Les Lignes”, que la route de Guerguerat ainsi créée permet de faire passer vers la Mauritanie et le reste de l’Afrique les camions chargés des ressources pillées en territoires occupés. Déjà lorsqu’en mars 2001 l’armée marocaine a tenté de construire une route goudronnée à travers la zone tampon d’El-Guerguerat vers la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie, l’ONU avertit le Maroc que “la construction envisagée posait des problèmes délicats et que certaines des activités entreprises pourraient contrevenir l’accord de cessez-le-feu”, rappelle la journaliste. L’ONU n’a alors soulevé aucune question concernant le “trafic commercial ou civil” dans la région. Gabrielle Lefèvre a également déploré dans son article, le fait que “le Maroc a tout fait pour empêcher ce processus d’autodétermination, annexant par la force la plus grande partie du territoire sahraoui, érigeant un mur totalement miné, réduisant la population sahraouie à un statut de réfugiée dans son propre territoire et en Algérie qui accueille et soutient depuis des décennies des milliers de Sahraouis aidés par l’assistance internationale”. Pendant ces années, le commerce des ressources ainsi spoliées “a contribué à l’économie marocaine exclusivement (et notamment à la fortune personnelle du roi)”, à la grande satisfaction de pays européens, a-t-elle poursuivi.

    Le Jeune Indépendant, 1 déc 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Foreign fighters a ‘serious crisis’ in Libya, UN mission chief tells high stakes political forum

    Seventy-five people from across the social and political spectrum of Libyan society are taking part in the forum, aimed at establishing a transitional body that will govern the country in the lead-up to elections next year. “You may believe that these foreigners are here as your guests, but they are now occupying your house. This is a blatant violation of the arms embargo”, said Ms. Williams…

    Read more from the source : UN News

     

     

     

    Tags : Libya, foreign fighters, UNSMIL,

  • Sahara Occidental : La société civile norvégienne demande au gouvernement de soutenir les Sahraouis au Conseil de sécurité de l’ONU


    53 organisations de la société civile norvégienne ont envoyé aujourd’hui une lettre conjointe au ministre norvégien des Affaires étrangères demandant au gouvernement norvégien de soutenir les droits du peuple sahraoui alors que la Norvège doit siéger au Conseil de sécurité de l’ONU à partir du 1er janvier.

    En Norvège, la guerre a de nouveau éclaté au Sahara occidental, un territoire traité par l’ONU comme la dernière question de décolonistion en Afrique. Le peuple du Sahara occidental s’est vu promettre un référencum, qui n’a pas encore été mis en œuvre. Le 1er janvier 2021, la Norvège occupera l’un des sièges à la table du Conseil de sécurité de l’ONU, et une large coalition dans une lettre a demandé aujourd’hui au ministre norvégien des affaires étrangères, Ine Marie Eriksen Søriede, d’utiliser les deux années à venir pour défendre les droits du peuple sahraoui.

    Amog les 53 signataires sont les dirigeants des neuf partis politiques de la jeunesse, ainsi que des groupes de défense des droits de l’homme, des syndicats et des groupes religieux.

    La lettre demande au gouvernement de défendre activement le droit à l’autodétermination et les droits humains du peuple sahraoui.

    «Il existe un consensus multipartite en Norvège sur le fait que le droit incontestable du peuple sahraoui à l’autodétermination doit être respecté et que la Norvège ne reconnaît pas l’annexion du territoire par le Maroc. Maintenant que la Norvège revient au Conseil de sécurité de l’ONU, les organisations soussignées appellent le gouvernement norvégien à adopter une position tout aussi affirmée et claire basée sur le droit international, comme ce fut le cas lorsque la Norvège a siégé la dernière fois au conseil », écrivent les organisations .

    Voir la lettre entière ci-dessous.

    Les organisations demandent également l’arrêt des exportations de gaz de Norvège vers le territoire occupé, une pratique à laquelle le ministère lui-même exhorte. La semaine dernière, un autre navire de transport de gaz est arrivé au Sahara Occidental occupé avec du gaz de Kårstø, en Norvège. C’est la troisième fois qu’un navire quitte la Norvège avec du gaz pour les intérêts marocains dans le territoire.

    Au Ministre des affaires étrangères, Mme Ine Marie Eriksen Søreide
    ministère des Affaires étrangères

    Oslo, le 1er décembre 2020

    Lettre ouverte: Soutenez le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination

    Les organisations soussignées sont profondément préoccupées par la situation non résolue et aggravée au Sahara occidental. Compte tenu de l’entrée de la Norvège au Conseil de sécurité des Nations Unies, nous souhaitons par cette lettre appeler le Gouvernement à défendre activement le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    Le peuple sahraoui a le droit de décider du statut futur de son pays. Le Sahara occidental est considéré par l’ONU comme la dernière question coloniale non résolue en Afrique, et les revendications du Maroc sur le territoire ont été rejetées par la Cour internationale de justice de La Haye. Pendant trois décennies, l’opération de l’ONU pour un référendum a été stationnée sur le territoire, sans mener à bien le référendum promis.

    Le Maroc n’a jusqu’à présent pas contribué de manière constructive au processus de paix de l’ONU. Il n’y a pas aujourd’hui de pourparlers de paix, après que les envoyés spéciaux proposés ont été rejetés par le Maroc. Au cours des dernières années, Rabat a refusé d’entamer des pourparlers bilatéraux avec l’autre partie au conflit, a expulsé le personnel de l’ONU et a rejeté la possibilité pour la mission de maintien de la paix de l’ONU de rendre compte de la situation des droits de l’homme. Dans le même temps, le Maroc refuse toute solution conforme au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    L’allié le plus proche du Maroc au Conseil de sécurité des Nations Unies, la France, a en pratique paralysé le Conseil de sécurité des Nations Unies pour faire progresser la résolution pacifique des conflits au Sahara occidental. Le peuple sahraoui est déplacé ou réprimé dans son propre pays.

    Le secrétaire général de l’ONU avait déjà exprimé en 2001 son inquiétude à l’égard du Maroc, qui était sur le point de rompre le cessez-le-feu par la construction d’un poste frontalier sud du Sahara occidental à la Mauritanie. L’exportation de ressources naturelles par le Maroc via le passage frontalier sud a été un élément clé de la tension croissante entre les parties, qui a finalement abouti à une reprise du conflit armé en novembre 2020. Parallèlement, une escalade des arrestations et du harcèlement a lieu contre Des Sahraouis dans le territoire occupé, sans que l’opération onusienne puisse faire rapport, et sans que les rapporteurs spéciaux des Nations Unies aient accès. Le Maroc continue de garder des prisonniers politiques sahraouis.

    Le Maroc est un partenaire important de la Norvège et de l’Europe. Cependant, cela ne doit pas se faire aux dépens du peuple du Sahara occidental et des principes importants du droit international. Il est positif que la Norvège partage l’avis de la Cour de justice de l’UE selon lequel le consentement exprimé du peuple sahraoui est une condition préalable au commerce avec le territoire et que le gouvernement norvégien Pension Fund Global a exclu les entreprises qui exercent des activités sur le territoire en violation des la loi internationale. En 2020, cependant, il est arrivé à trois reprises que du gaz de la mer du Nord ait été exporté de Kårstø pour être utilisé au Sahara occidental, contrairement aux conseils commerciaux du ministère. Nous recommandons au gouvernement de veiller à ce que les exportations de Kårstø vers le Sahara occidental n’aient pas lieu.

    La dernière fois que la Norvège a siégé au Conseil de sécurité de l’ONU, le ministre norvégien des Affaires étrangères de l’époque, Jan Petersen, s’est assuré qu’une lettre était envoyée aux entreprises norvégiennes ayant des intérêts sur le territoire. «La Norvège soutient pleinement le processus de négociation en cours sous les auspices du Conseil de sécurité de l’ONU en vue de trouver une solution politique à la question de la souveraineté, et évitera d’agir publiquement d’une manière qui peut être considérée comme préjugeant d’un résultat particulier du processus de négociation de l’ONU. ou une reconnaissance de l’occupation », a souligné le ministère aux entreprises de l’époque.

    Il existe un consensus multipartite en Norvège sur le fait que le droit incontestable du peuple sahraoui à l’autodétermination doit être respecté et que la Norvège ne reconnaît pas l’annexion du territoire par le Maroc. Maintenant que la Norvège revient au Conseil de sécurité de l’ONU, les organisations soussignées demandent au gouvernement norvégien d’adopter une position tout aussi affirmée et claire, basée sur le droit international, comme ce fut le cas lorsque la Norvège a siégé la dernière fois au conseil.

    La Norvège doit défendre un ordre mondial fondé sur l’état de droit. Même notre propre sécurité en dépend.

    Les organisations soussignées demandent au gouvernement:

    – Assumer un rôle de premier plan dans la défense des droits de l’homme au Sahara occidental en demandant au Maroc de libérer les prisonniers des droits de l’homme actuellement incarcérés à tort;
    -Prendre des initiatives au Conseil de sécurité de l’ONU pour une surveillance permanente des droits de l’homme au Sahara Occidental et que le territoire soit ouvert aux rapporteurs spéciaux de l’ONU;

    – Rejeter les efforts des alliés du Maroc au Conseil de sécurité de l’ONU pour imposer une solution au conflit qui ne soit pas fondée sur le droit à l’autodétermination;
    -De suivre le bon exemple de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Jan Petersen, en informant activeme nt les entreprises norvégiennes ayant des intérêts au Sahara Occidental sur les conseils commerciaux norvégiens, et demander à tous les exportateurs de gaz norvégien de s’abstenir de vendre à des intérêts marocains dans le territoire occupé;
    – Maintenir la position claire selon laquelle la Norvège ne reconnaît pas l’occupation du territoire par le Maroc.

    Nos associations demandent au Gouvernement d’expliquer quelles initiatives seront prises pour défendre les droits de l’homme et le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

    Nous serons heureux de vous fournir de plus amples informations si nécessaire. Une réponse peut être transmise aux 53 associations soussignées via le Comité norvégien de soutien pour le Sahara occidental, à info@vest-sahara.no.

    Une copie de cette lettre a été envoyée au Comité permanent des affaires étrangères du Parlement norvégien.

    Cordialement,

    Centre jeunesse, chef, Torleik Svelle
    Jeunesse démocrate chrétienne, leader, Edel-Marie Haukland
    Jeunes conservateurs norvégiens, chef, Ola Svenneby
    Red Youth, leader, Alberta Tennøe Bekkhus
    Jeunesse socialiste, leader, Synnøve Kronen Snyen
    La jeunesse du Parti du progrès, président, Andreas Simon Brännström
    La Ligue de la jeunesse ouvrière, dirigeante, Astrid Willa Eide Hoem
    Jeunes Verts de Norvège, porte-parole, Hulda Holtvedt
    Jeunes libéraux de Norvège, chef, Sondre Hansmark

    Changemaker, leader, Embla Regine Mathisen
    Conseil des relations œcuméniques et internationales de l’Église de Norvège, directeur international, Berit Hagen Agøy
    Étudiants conservateurs, chef, Andreas Oftedal
    Jeunesse européenne, président, Knut André Sande
    Forum pour l’environnement et le développement, directrice, Kathrine Sund-Henriksen
    Étudiants FO, animatrice, Iris Jansdottir Nordberg
    Industry Energy Youth, responsable, Charlotte Sæbjørnsen
    Industry Energy, leader, Frode Alfheim
    Commission internationale de juristes – Norvège, directrice, June Solbrække
    Legal Advice For Women (JURK), directeur, Bjørk Gudmundsdottir Jonassen
    Mental Health and Human Rights Info, directrice exécutive, Elisabeth Ng Langdal

    Union nationale des étudiants de Norvège, leader, Andreas Trohjell
    Fédération des étudiants chrétiens de Norvège, secrétaire générale, Aurora Marie Nome

    Norwegian Church Aid, secrétaire général, Dagfinn Høybråten
    Conseil norvégien pour l’Afrique, directeur, Aurora Nereid
    Association humaniste norvégienne, secrétaire général, Trond Enger
    Norwegian Humanist Youth, leader, Øistein Sommerfeldt Lysne
    Association norvégienne pour la paix, présidente, Irene Elise Hamborg
    Norwegian People’s Aid, secrétaire générale, Henriette Killi Westhrin
    Jeunesse rurale norvégienne, responsable, Inger Johanne Brandsrud
    Union norvégienne des gens de mer, chef, Johnny Hansen
    Forum social norvégien, présidente, Oda Sofie Heien Larsen
    Fonds d’assistance internationale pour les étudiants et universitaires norvégiens, dirigeante, Sunniva Folgen Høiskar
    Syndicat norvégien des travailleurs généraux, dirigeante, Anita Johansen
    Syndicat norvégien des employés municipaux et généraux – Jeunesse, leader, Mats Monsen

    Syndicat norvégien des employés municipaux et généraux, président, Mette Nord

    Syndicat norvégien des éducateurs sociaux et des travailleurs sociaux (FO), leader, Mimmi Kvisvik

    Operation Day’s Work, responsable, Sunniva Maria Roligheten
    Presse, leader, Lea Mariero
    Re: Act, chef, Sofie Patzke

    Solidarity Youth of Norwegian People’s Aid, responsable, Thea Tveter Lysvik
    Stephen Alliance International, secrétaire général, Edward Charles Brown
    Le syndicat des électriciens et des informaticiens, dirigeant, Jan Olav Andersen

    Association norvégienne des jeunes aveugles et malvoyants, président, Kristoffer Lium

    Le Syndicat norvégien de la fonction publique (NTL), président, Kjersti Barsok

    Le Syndicat norvégien des travailleurs de l’alimentation et des secteurs connexes Jeunesse, dirigeante, Masja Krogh

    Le Comité norvégien de soutien pour le Sahara occidental, directeur, Erik Hagen

    La Fondation Rafto, directeur exécutif, Jostein Hole Kobbeltvedt
    La Fédération unie des syndicats, président, Jørn Eggum
    Le YWCA-YMCA, directeur, Fredrik Glad-Gjernes
    Syndicat des employés du commerce et des bureaux, leader, Christopher Beckham

    Association des Nations Unies de Norvège, Secrétaire générale, Anne Cathrine da Silva

    Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, dirigeante, Liss Schanke
    Jeunes contre l’UE, Leader, Frankie Solberg Rød

    Source : Comité de soutien au Sahara Occidental, 1 déc 2020

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc, Western Sahara,

  • Sahara Occidental : Quand le Maroc était contraint de reconnaître la RASD

    Fier de ses relations avec la France et l’Union Européenne, le Maroc a quitté l’OUA pour protester contre sa reconnaissance de la République Arabe Sahraouie Démocratique.

    Irrité par le soutien constant de l’Union Africaine au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, il demande à la France de mobiliser ses pays satellites en vue d’amener l’organisation panafricaine à expulser la RASD.

    Après avoir essuyé un échec retentissant dans leur entreprise, ses alliés de la Françafrique lui conseillent de s’adhérer à l’UA pour mieux mener leur plan depuis l’intérieur de l’organisation. Seul bémol, le Maroc doit reconnaître la Charte de l’Union Africaine dont la RASD est membre fondateur. C’est ainsi qu’il a été contraint de reconnaître l’Etat sahraoui. En témoigne le décret royal que Mohamed VI a personnellement signé, officialisé de son sceau, portant explicitement la mention République Srabe Sahraouie Démocratique.

    Donc, le Maroc reconnaît officiellement un Etat africain qui a droit a signer des traités de défense commune avec l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigeria, les trois puissances du continent africain. Le Makhzen n’a qu’à bien se tenir parce que la tournure des événements révèle la création de nouvelles alliances qui risquent de secouer le trône de Sa Majesté.

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc,

  • Sahara Occidental : “Le Maroc a violé le cessez-le-feu pour spolier davantage les ressources sahraouies”

    LA JOURNALISTE GABRIELLE LEFÈVRE EST FORMELLE : Le Maroc a violé le cessez-le-feu pour spolier davantage les ressources sahraouies

    La journaliste a expliqué, dans un article intitulé « Sahara occidental : les armes ou la diplomatie ? », que la route ainsi créée permet de faire passer, vers la Mauritanie et l’Ouest de l’Afrique, les camions chargés des ressources pillées en territoires occupés sahraouis. Le 13 novembre, l’armée marocaine a tiré sur des civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement devant une brèche illégale dans le « mur » érigé par le Maroc pour enclaver les territoires sahraouis. « Cette brèche permet la circulation de camions à El-Guerguerat au Sud-Ouest du Sahara occidental, dans la zone tampon prévue par l’accord de cessez-le-feu de 1991 entre le Maroc et le Front Polisario sous l’égide de l’ONU », a rappelé la journaliste basée à Bruxelles.

    Déjà lorsqu’en mars 2001, l’armée marocaine a tenté de construire une route goudronnée à travers la zone tampon d’El-Guerguerat vers la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie, l’ONU avertit le Maroc que « la construction envisagée posait des problèmes délicats et que certaines des activités entreprises pourraient contrevenir l’accord de cessez-le-feu », rappelle la journaliste. L’ONU n’a alors soulevé aucune question concernant le « trafic commercial ou civil » dans la région. Gabrielle Lefèvre a également déploré, dans son article, le fait que « le Maroc a tout fait pour empêcher ce processus d’autodétermination d’aller à son terme , annexant par la force la plus grande partie du territoire sahraoui, érigeant un mur totalement miné, réduisant la population sahraouie à un statut de réfugiée dans son propre territoire et en Algérie qui accueille et soutient depuis des décennies des milliers de Sahraouis aidés par l’assistance internationale ».

    Pendant ces années, le commerce des ressources ainsi spoliées « a contribué à l’économie marocaine exclusivement (et notamment à la fortune personnelle du roi) », à la grande satisfaction de pays européens, a-t-elle poursuivi. Citant la France, qui, en premier sert ses intérêts économiques et militaires au Maroc-, Mme Lefèvre a également évoqué l’Espagne. Ce pays qui était la puissance colonisatrice du Sahara occidental, « a laissé le Maroc s’en emparer illégalement mais il reste légalement la puissance responsable du sort de son ancienne colonie ». Elle a rappelé à cet effet, que les intérêts économiques espagnols « priment là aussi sur le droit », et les intérêts politiques aussi « car l’Espagne entend bien garder sa souveraineté en territoire marocain, de Ceuta et Melilla, vestiges de l’empire colonial et points de passage terrestre entre le Maroc et l’Europe », et que ceci constituait un autre point de discorde entre les deux pays, « et peut-être un élément du chantage exercé par le Maroc sur l’Espagne ».

    La journaliste a appelé dans son article, l’Union européenne (UE) « qui prétend sans cesse défendre les valeurs onusiennes et le droit international », d’ »exercer une pression décisive » sur le Maroc, afin de rétablir la légalité internationale. « Elle en a le pouvoir », estime-t-elle, « encore faut-il qu’elle en ait la volonté politique », évoquant « son immense faiblesse » face aux violations meurtrières du droit international par Israël à l’encontre du peuple palestinien, « lui aussi occupé illégalement, lui aussi exploité et brimé, bombardé, séquestré ».

    Citant l’exemple de la Syrie et de l’Afghanistan, -attaqués par les États-Unis et des pays européens pour protéger des intérêts purement économiques-, Mme Lefèvre, estime que « notre monde décimé par une pandémie grave, à l’économie mondiale déstabilisée par cette catastrophe sanitaire », ne peut autoriser des conflits armés dont souffrent des populations civiles prises en otage.
    Mokhtar Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 2 déc 2020

    SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara



  • Le port d’Alger est-il menacé?

    Les Émirats Israël Unis considèrent désormais comme étant une « menace » les Algériens tout comme les Iraniens, les Libanais, les Irakiens… entre autres, leur interdisant toute entrée sur le sol émirati qui s’ouvre grand sur les sionistes.

    Cela veut dire que l’Accord d’Abraham qui se veut le cadre d’une coalition militaire anti-Iran pour cause de plus de 40 ans de bataille contre Israël voit aussi à travers l’Algérie un « ennemi à abattre ». D’où d’ailleurs les agissements du régime émirati en Libye tout au long du printemps et de l’été aux côtés d’Israël et ce, dans le strict objectif de déstabiliser les frontières algériennes ou encore cette décision éclair d’ouvrir un consulat au Sahara-Occidental qui a allumé la mèche du conflit Maroc-Polisario.
    Mais pour qui l’Algérie est-elle une « menace » ? Souvenons-nous de la visite à Alger de Donald Rumsfeld, alors Secrétaire d’État à la défense en février 2006, en émissaire du Président Bush, s’inquiétant du programme de modernisation de la marine de guerre algérienne et de sa capacité future à contrôler le trafic maritime israélien, particulièrement dense au large des côtes méditerranéennes, tant les sionistes sont extrêmement dépendants de leurs approvisionnements par la mer.
    Le souci n’est pas né de rien alors qu’en 1973 les forces antiaériennes et anti-maritimes algériennes montraient déjà leurs capacités techniques à atteindre des objectifs de haute altitude et au large des côtes égyptiennes obligeants navires et cargos aériens américains appliqués en ravitaillements soutenus de Tel-Aviv, à se tenir à bonne distance de l’espace aérien et maritime du Caire.
    Résultat de la visite de Donald Rumsfeld en 2006 : la signature en 2008 d’une joint-venture entre EPAL (Entreprise Portuaire d’Alger) et DWP (Dubai World Port) aux fins de gérer les ports d’Alger et de Djendjen et qui a toujours cours.
    Les Algériens devront en comprendre mieux aujourd’hui la finalité cachée. Ce combat d’Israël contre l’Algérie, s’il se dissimulait hier derrière des coopérations dites « gagnantes-gagnantes » avec le partenaire émirati en missions commandées, se transforme aujourd’hui en mode ouvert, la guerre marocaine au Sahara en étant la preuve.
    Mais les Émirats Israël unis en resteront-ils là ? Les bombardements incessants de Tripoli par les forces aériennes émiraties, le financement par Abou Dhabi des armes qui coulent à flots en Libye, puis le Sahara prouvent que non. Ces agissements procèdent de la même stratégie que celle appliquée au Liban, au Yémen, contre l’Irak et contre l’Iran….. les ports algériens sont en danger… Après les incidents de forêt, rien ne dit que le scénario beyrouthin ne se verrait pas son pendant en Algérie. 
  • Le Maroc s’en prend à l’Algérie pour cacher sa déroute militaire au Sahara Occidental

    IL ATTAQUE L’ALGÉRIE ET SON PRÉSIDENT POUR CACHER SA DÉROUTE MILITAIRE ET LE DÉSARROI DU PEUPLE MAROCAIN : Diversion révolue du Makhzen !

    Le dernier communiqué de la présidence de la République sur l’état de santé du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est une grosse claque infligée au makhzen marocain, ses soutiens sionistes et ses relais dans le monde. En effet, nos voisins de l’Ouest qui versent dans une véritable œuvre de déstabilisation de notre pays via une large campagne de désinformation sont déroutés par la teneur du dernier message sur la santé du président de la République, annoncé bientôt de retour au pays.
    Quelle parade va emprunter le makhzen pour rebondir, lui qui a fait du mensonge une arme et qui vient d’être désarçonné par la réalité. Les attaques qui se sont exacerbées depuis la maladie de M. Tebboune sont en réalité un épais nuage de fumée pour faire diversion et cacher au peuple marocain les difficultés qui l’attendent quand il s’agira d’engager le débat sur la succession pour le trône et sur les pertes que subissent, au quotidien, les forces marocaines d’occupation au Sahara occidental. Le makhzen ne semble reculer devant rien, et pour verser sa haine sur l’Algérie il n’hésite pas à recourir à l’arsenal de la guerre médiatique et de désinformation. Utilisant des cabinets et autre agences proches des milieux sionistes, qui excellent dans la manipulation de l’image et du son pour confectionner des fake-news qui ciblent l’Algérie et son peuple, ces mensonges sont fabriqués en quantité industrielle pour faire vrai. « Plus la couleuvre est grosse et plus le faux passera mieux », semble être la devise des concepteurs des dernières attaques contre notre pays. Il ne recule devant rien. D’ailleurs, en parallèle à cette guerre de désinformation, des sites algériens sont piratés, voire bloqués pour certains, ce qui laisse supposer que le Maroc ne règle pas seulement ses problèmes avec l’Algérie, mais semble affairé à cacher une dure réalité que vit le royaume, dont l’économie est fortement impactée par la pandémie, par la crise économique que vit l’Europe, par les pertes enregistrées par son armée au Sahara occidental et par la guerre de succession qui fait rage dans la famille royale.
    Un épais écran de fumée pour faire diversion
    Les attaques de makhzen contre notre pays sont en réalité une façon pour lui de faire diversion et pousser les sujets de sa majesté à détourner leur regard des difficultés qu’ils vivent et à venir. La désinformation orchestrée par les cellules de la propagande marocaine s’est exacerbée ces derniers temps avec l’appui avéré de certains cercles sionistes connus dans la région. Il serait naïf de croire qu’elle a débuté depuis l’annonce de la maladie du président de la République. Elle a débuté depuis des années et ne semble pas près de connaitre un répit tant qu’elle profite au palais royal et au Makhzen. Le parlement marocain qui est traversée par des courants connus pour leur haine viscérale contre l’Algérie, s’apprête à voter une loi qui permettra aux subsahariens d’accéder à la nationalité marocaine. Cela permettra aux forces royales de disposer d’une chair à canon à bas prix, qu’il mobilisera dans sa guerre contre le peuple sahraoui. C’est une réminiscence du temps des colonies que le Maroc a pris à son compte, pour gonfler les effectifs de sa soldatesque dont les rangs connaissent des défections en cascade. Et si durant la période coloniale les jeunes conscrits avaient crapahuté en Indochine et en Europe pour battre le nazisme, ce n’était pas de gaieté de cœur. Ils étaient obligés par la puissance coloniale de combattre pour le drapeau français.
    Le Maroc s’apprête lui aussi à composer un corps expéditionnaire composé de légionnaires subsahariens recrutés pour échapper à la faim et au dénuement. C’est une véritable armée de mercenaires qui est en train de se mettre en place au Maroc et qui pourrait servir dans la guerre qu’il mène contre le peuple sahraoui et accessoirement servir les intérêts d’Israël, servir au Sahel pour protéger les intérêts des grosses multinationales et même ailleurs là où les intérêts des soutiens du palais se font sentir.
    Une sale guerre qui a montré ses limites
    Le makhzen est appelé à donner des explications concernant la mort suspecte du consul général de France à Rabat découvert mort dans une chambre d’hôtel et sa relation supposée avec la reine, volontairement effacée de l’entourage de la famille royale depuis des années. Il doit expliquer le volume des pertes que ses forces d’occupation subissent au quotidien au Sahara occidental. Il doit trouver la parade pour parer aux éventuelles fermetures de plusieurs usines d’investisseurs européens séduits par les avantages que leur offrait le pays, mais qu’il ne peut plus aujourd’hui assumer. Il doit trouver l’astuce, constitutionnelle, pour régler la guerre de succession à M6 qui fait rage dans tout le sérail du palais et dans la famille royale. Il doit défendre sa position dans le dossier du Sahara occidental et surtout justifier son coup de force à Guerguerat. Et il doit en plus trouver comment faire avaler la pilule de la normalisation avec l’état hébreu au peuple marocain.
    Ce sont autant de défis qu’il se devait de relever, mais auxquels il tente de se soustraire en faisant diversion en s’attaquant à son voisin de l’Est. Une tactique usitée mais qui a toujours montré ses limites, puisque les difficultés que vit le peuple marocain reviendront comme un boomerang frapper à la face les concepteurs de cette sale guerre dans laquelle il s’est empêtré.
    Slimane Ben
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara