Category: Sahara Occidental

  • Sahara Occidental : La fausse charité de la France

    PUSL / Jornal Tornado .- Cette semaine, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a reçu une contribution initiale de 400 000 € (452 000 $) du gouvernement français (UE) pour soutenir les enfants sahraouis réfugiés dans les camps en Algérie.

    La contribution française soutiendra le programme d’alimentation scolaire du PAM pour environ 40 000 enfants dans les écoles et les crèches. Cela permettra à chaque enfant de recevoir une collation en milieu de matinée (biscuits nutritifs et lait) dès la réouverture des écoles.

    Selon les déclarations d’Imad Khanfar, représentant du PAM et directeur en Algérie, cette aide «Elle sera fondamentale pour l’avenir de ces enfants…. Le PAM est très reconnaissant au peuple et au gouvernement français pour leur soutien à notre programme d’alimentation scolaire. .. ”.

    La France sera donc chargée de donner à 40 000 enfants un paquet de lait et de biscuits cinq fois par semaine. Faut-il être ravi? Non.

    La France est largement responsable du fait que ces enfants, leurs parents et grands-parents vivent dans des camps de réfugiés et dépendent de l’aide alimentaire.

    Les 400 000 euros divisés par 40 000 enfants donnent 10 euros par enfant, ce qui représente pour une année d’éducation de base, d’une durée minimale de 200 jours, 0.05 euro par jour. Cinq centimes par jour ne suffisent pas pour acheter du lait et des biscuits, n’importe où dans le monde. Selon le PAM, le coût par collation pour enfant est de 0,25 euro. Sur la base de ces données, la contribution caritative française s’élève à 40 collations par enfant.

    40 collations à une échelle où de l’autre côté, 45 ans d’occupation et de survie dans les camps de réfugiés, 29 ans d’obstruction de la France au Conseil de sécurité et 16 ans de guerre où la France a soutenu logistiquement l’occupant marocain.

    Si l’on met dans cet équilibre les 400 000 euros de collations et le prix d’un seul des multiples avions français qui ont été utilisés pendant la guerre pour bombarder les Sahraouis, et dont le coût était d’environ 8 millions d’euros[1], on constate l’extrême hypocrisie de la «charité».

    Pendant la guerre, la France a participé activement à plusieurs reprises depuis Nouakchott jusqu’au retrait de la Mauritanie du territoire sahraoui, mais a soutenu le Maroc avec la logistique et le financement pendant les 16 années de conflit armé entre le Front Polisario et le Maroc jusqu’au cessez-le-feu en 1991.

    Dès les premiers moments, le Maroc a reçu un fort soutien des États-Unis et de la France dans l’occupation du Sahara occidental et dans le génocide du peuple sahraoui.

    Aujourd’hui encore, le soutien militaire à l’occupation marocaine se poursuit, comme le montrent «DISCLOSE» et ses partenaires de recherche (LighthouseReports, en collaboration avec Disclose et avec le soutien d’Arte, Mediapart, Radio France et Bellingcat) qui ont analysé des vidéos, des images de satellite et rapportages lors d’une enquête et ont découvert que des avions et des navires de guerre vendus par des entreprises françaises au Maroc étaient récemment impliqués dans l’occupation marocaine du Sahara occidental (vidéo: https://youtu.be/omrwv419fE8)

    Mais aussi au niveau diplomatique, la France est le fervent défenseur du Maroc. Au Conseil de sécurité des Nations Unies, dont la France est membre permanent, son action a consisté à entraver activement tout processus qui pourrait conduire à la tenue du référendum sur l’autodétermination du Sahara occidental qui a été la prémisse de la signature du cessez-le-feu en 1991, entre les parties.

    La France menace chaque année par l’utilisation du veto au Conseil de sécurité (CS), afin d’empêcher l’inclusion d’une composante de protection des droits de l’homme dans le mandat de la Mission des Nations unies pour le Sahara occidental. Ainsi, la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) non seulement ne remplit pas son mandat principal, mais elle est pratiquement la seule mission de paix des Nations Unies sans composante des droits de l’homme.

    Le veto n’a été utilisé par aucun des 5 pays (membres permanents du Conseil de sécurité ayant droit de veto) pour voter sur la question du Sahara occidental.

    Ce que la France a exercé, est un “veto technique” lors des discussions privées sur les projets de résolution du SC. De cette façon, la France n’a jamais été contrainte de voter comme dans les autres votes et entend donc conserver son image de pays démocratique et de valeurs humanitaires. Par ailleurs, aucun autre des 5 pays n’est allé jusqu’à utiliser un vote négatif pour combattre la France sur cette question.

    Un exemple clair de l’ingérence française est la proposition (PlanBaker II) présentée en 2003 par l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations, James Baker, qui serait acceptée comme une solution acceptable au conflit, mais la France menaçait de nouveau avec le veto et Le Maroc a clairement rejeté le plan.

    L’hypocrisie de la France va un tel point jusqu’à ce qu’on peut lire sur le portail de sa Mission permanente auprès des Nations Unies à New York:

    «Le gouvernement français n’utilise plus son veto dans des situations d’atrocités de masse.

    Lors de la 70e Assemblée générale des Nations Unies, le président François Hollande a annoncé que la France s’était engagée à ne jamais utiliser son veto en cas d’atrocités massives: [pouvoir] en cas d’atrocités de masse. Comment accepter que l’ONU, même aujourd’hui, puisse rester paralysée alors que le pire se produit? Dans ce cas également, prenons un exemple. Je m’engage ici à ce que la France n’utilise jamais son droit de veto en cas d’atrocités massives “.

    La France veut réglementer l’utilisation du veto au Conseil de sécurité

    Comme suggéré par le Président en 2013, la réglementation du recours au veto serait composée des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) s’engageant volontairement et collectivement à ne pas recourir au veto en cas de situation observe des atrocités de masse, comme dans le cas des crimes génocidaires, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre à grande échelle. »

    Une déclaration très française, avec toute la terminologie correcte et apparemment très concernée par les droits de l’homme. Nous ne pourrions pas oublier que la France est une partie active et soutient les régimes qui commettent des génocides et des crimes de guerre et que dans le cas du Sahara occidental occupé, où les crimes ci-dessus ont été commis et sont commis quotidiennement, la France est le parrain du Maroc.

    Au niveau de l’Union européenne, la France soutient une fois encore sans vergogne le Maroc, le dernier scandale étant celui de l’eurodéputée libérale française Patricia Lalonde, chargée de négocier l’accord du Parlement européen pour inclure le Sahara occidental dans l’accord sur le commerce des produits agricoles et de la pêche entre UE et Maroc, l’eurodéputée libérale française, Patricia Lalonde, qui a dû démissionner de son poste de rapporteur en raison d’un conflit d’intérêts à cause de ses liens avec Rabat, après la dénonciation de sa mauvaise conduite.

    L’ancienne députée française Patricia Lalonde du groupe de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe et l’Union des Démocrates et Indépendants (France) était membre de la commission du commerce international et de la délégation à l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée, elle aussi membre suppléant de la commission des affaires étrangères, M. Gilles Pargneaux du groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen et au Parti socialiste français, il est aussi membre de la délégation à l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée et membre suppléant de la commission des affaires étrangères et de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et Union du Maghreb arabe.

    Tous les deux avaient des positions clés pour défendre les intérêts du Maroc en ce qui concerne les accords et partenariats avec ce pays et le mépris des jugements rendus par la Cour de justice de l’Union européenne sur la non-inclusion du Sahara occidental et de ses produits et ressources.

    L’affaire a été dénoncée par Philippe Lambert, coprésident du groupe des Verts / ALE au Parlement européen, qui a écrit le 27 novembre 2018 une lettre à Antonio Tajani, président du Parlement européen, dénonçant trois eurodéputés et un eurodéputé actifs dans la défense de des intérêts marocains, sans avoir informé le Parlement de leurs conflits d’intérêts et a demandé que l’affaire soit renvoyée au Comité consultatif du Code de conduite.

    Lalonde était membre du conseil d’administration de la Fondation Euro MedA, une fondation directement liée à la direction marocaine, dont M. Gilles Pargneaux était le président et Co-fondateur. Les deux défendaient activement et illégalement les intérêts marocains contre le peuple sahraoui au sein de l’UE.

    L’Union européenne vient également d’annoncer un don de 5,3 millions d’euros au PAM

    (https://fr.wfp.org/communiques-de-presse/lunion-europeenne-soutient-laide-alimentaire-du-pam-dans-les-camps-de) pour l’aide aux camps de réfugiés sahraouis. Rappelons que l’UE n’a attribué au Maroc que pour lutter contre la pandémie de COVID 19, 450 millions d’euros, soit 50 fois plus que la valeur annuelle attribuée au cours des deux dernières années à la survie de centaines de milliers de Sahraouis dans les camps de réfugiés.

    À ce montant s’ajoutent les bénéfices de plusieurs millions de dollars que les membres de l’UE tirent de l’exploitation illégale des ressources du Sahara occidental. Le soutien financier au Maroc dans le cadre de l’accord / partenariat de proximité au cours des deux dernières décennies a été scandaleux et sans aucun contrôle d’application, comme l’ont dénoncé plusieurs députés.

    La France est impliquée dans l’exploitation illégale des ressources du Sahara occidental, avec la présence de plusieurs sociétés. Parmi lesquelles, dans le domaine de l’agriculteur, l’entreprise «AZURA»,dans le secteur pétrolier «TOTAL», plusieurs sociétés dans le domaine des énergies renouvelables, dans le secteur des services on trouve les grands groupes bancaires BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, la compagnie d’assurance Axa Assurance, la compagnie aérienne Transavia et l’agence de voyages UCPA.

    Les trois banques ont des filiales – BMCI, Crédit du Maroc et Société Générale Maroc – ainsi qu’AXA Assurance avec sa filiale marocaine à 100% AXA Assurance Maroc, toutes présentes dans les territoires occupés.

    Lors d’une vidéoconférence du 25 avril dernier organisée par l’ONG suédoise Solidarity Rising, le Prof. Yahia H. Zoubir[2] a rappelé qu’en 2007, la proposition d’un plan d’autonomie par le Maroc au lieu de tenir un référendum, était une idée de l’ancien président français Giscard d’Estaing. «En fait, le Maroc n’a jamais eu l’intention d’honorer la tenue du référendum convenu entre le Front Polisario et le Maroc sous les auspices de l’ONU et de l’Union africaine car ils savent que le résultat ne leur serait pas favorable. Le Maroc n’a pas non plus expliqué en quoi consisterait le plan d’autonomie, bien qu’il ait été interrogé à plusieurs reprises lors des négociations entre les parties. Quand je parle d ‘«israélisation» du conflit, je veux dire que le Maroc, comme Israël, veut imposer une situation de facto, en utilisant l’introduction de colons, et plus de colons, la construction de bâtiments et d’infrastructures, la marginalisation de la population sahraouie, la marginalisation de la population sahraouie et les conditions qui rendent difficile une solution, afin d’amener la communauté internationale à accepter l’occupation sinon formellement, informellement. Rien de tout cela ne serait possible sans le soutien de la France.

    Si nous regardons l’Union africaine, la récente entrée du Maroc dans cette organisation et le rôle de la France sur le continent, nous continuons de voir des leçons étroites et complémentaires entre les deux pays. Le Maroc est entré dans l’Union africaine avec le soutien de la plupart des pays africains francophones, anciennes colonies françaises qui sont restées sous le joug du Franco CFA et donc dans une dépendance économico-politique quasi totale de la France. En décembre 2019, Macron a annoncé la fin du CFA et une nouvelle monnaie appelée ECO en raison de la lutte intense au sein des pays contre le contrôle français et des critiques sévères dont elle était la cible au niveau international et surtout en Italie en relation avec la crise des réfugiés.

    Le Maroc bénéficie ainsi du soutien des pays africains francophones et d’autres pays à économie détruite en échange de promesses de soutien économique, mais il est également devenu le facilitateur de la France au sein de l’UA.

    Ces manœuvres se sont manifestées au cours des deux dernières années et, récemment, avec l’ouverture de consulats illégaux, en provenance de pays africains sans citoyen, dans les territoires occupés du Sahara occidental, sont devenus encore plus évidents.Au niveau militaire, l’interaction et le soutien Maroc / France sur le continent africain sont bien connus. En fait, les politiques militaires de Macron dans cette région du globe vont de pair avec le Maroc, qui est également partenaire de l’OTAN.

    Mais pourquoi la France est-elle si attachée à la monarchie marocaine, un pays d’Afrique du Nord sans ressources naturelles pertinentes, à l’exception de celles qu’elle vole au Sahara occidental, avec des problèmes sociaux et des révoltes croissants?

    En plus de la relation historique et de la nostalgie française, et environ 45 000 français vivant au Maroc, un nombre très faible et même insignifiant par rapport aux données de 2016, (https://www.statista.com/statistics/953695/number-expats-by-geographical-area-france/#statisticContainer) , où la majorité des expatriés français vivaient dans l’Union européenne. La deuxième zone géographique la plus populaire pour les Français vivant à l’étranger était l’Amérique du Nord, avec plus de 259 000 citoyens français basés là-bas. Rien qu’au Portugal, 17 245 ressortissants français vivent actuellement selon les données du SEF. Cependant, en France, la communauté marocaine est déjà de 18,4% du nombre total d’émigrants avec 755 400 immigrants légaux, on estime que ce nombre est beaucoup plus élevé.

    Ce sont donc les facteurs économiques, mais surtout les facteurs géopolitiques qui font du Maroc le filleul de la France. Une entrée en Afrique, un continent de plus en plus lié économiquement à la Chine et où la France est dans une phase de déclin, et aussi un pont pour certains pays arabes.

    Sur le plan économique, nous pouvons mentionner le fait que la France est le plus grand investisseur direct avec 70% des investissements au Maroc et le deuxième partenaire économique du Maroc, l’Espagne étant le premier.

    On peut en conclure que l’un des principaux facteurs pour que le Maroc poursuive l’occupation du territoire sahraoui en toute impunité est le soutien de la France, qui préfère ignorer le droit international et ainsi passer outre le jeu du pouvoir politique sur la légalité. Cette contradiction entre la loi et le pouvoir politique et le soutien extérieur est un obstacle à la résolution du conflit au Sahara occidental. L’occupant est soutenu sans vergogne par les principaux acteurs politiques du monde, à savoir la France et les États-Unis, mais aussi par l’Espagne, qui a joué un rôle honteux dans ce processus. Avec la France et les États-Unis, membres permanents du CS ONU, et l’Espagne dans le groupe des «amis du Sahara occidental des Nations Unies», toute solution respectueuse du droit international semble avoir été exclue à l’avance.

    Comme le dit Zoubir, «ils présentent les victimes comme des délinquants», cependant, le peuple sahraoui n’abandonne pas sa lutte pour l’indépendance, qui se déroule actuellement au niveau diplomatique, mais le point de rupture de cette piste se rapproche chaque minute.

    L’équilibre de la «charité» est une preuve de l’hypocrisie internationale.

    _________________

    [1]1976. Au cours des mois de janvier et février, l’invasion militaire marocaine et mauritanienne a provoqué la fuite massive de la population civile sahraouie, établie dans les camps de réfugiés de Tindouf, en Algérie. L’aviation marocaine a bombardé les champs sahraouis à Um-Draiga, Tifariti, Amgala, El Maltani, Guelta-Zemur avec du Napalm et du Phosphore blanc et en 1977 les avions Jaguar de l’armée française ont fait une incursion au Sahara occidental via la Mauritanie en attaquant les Sahraouis dans l’opération “Lamantin”.

    [2] Yahia H. Zoubir est professeur principal d’études internationales et directeur de la recherche en géopolitique à la KEDGE Business School, France, et actuellement chercheur invité au Brookings Doha Centre. Avant de rejoindre KEDGE en 2005, il a enseigné dans plusieurs universités aux États-Unis et a été professeur invité dans plusieurs universités en Chine, en Europe, aux États-Unis, en Inde, en Indonésie, en Corée du Sud et au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

    Source : Por un Sahara libre, 1 mai 2020

    Tags : Sahara Occidental, France, aide humanitaire,

  • L’Union européenne soutient l’aide alimentaire du PAM dans les camps de réfugiés en Algérie

    ALGER – Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a salué une contribution de 5,3 millions d’euros (6 millions de dollars) de l’Union européenne (UE) pour soutenir les familles de réfugiés sahraouis dans les camps en Algérie, lutter contre la faim et assurer leur sécurité alimentaire.
    « Alors que nous entrons dans une pandémie mondiale sans précédent, le PAM souhaite remercier l’UE pour son soutien continu aux familles de réfugiés sahraouis », a déclaré le représentant du PAM et directeur de pays en Algérie, Imed Khanfir. « La plupart des réfugiés sahraouis dépendent de l’aide de la communauté internationale, et les familles ont plus que jamais besoin de notre soutien. Ce don en temps opportun permet au PAM de se procurer et de prépositionner les quantités requises de nourriture variée pour répondre à la crise du COVID-19. »

    Cette dernière contribution de l’Union européenne permettra de couvrir les besoins alimentaires de base de milliers d’hommes, de femmes, de filles et de garçons dans les camps de réfugiés de Tindouf au cours des prochains mois. Le PAM fournit à chaque réfugié une ration alimentaire mensuelle comprenant des céréales (riz, orge et farine de blé), des légumes secs, de l’huile végétale, du sucre et des aliments composés enrichis.

    « L’Union européenne est aux côtés des réfugiés sahraouis qui sont en exil depuis 44 ans et ne doivent pas être oubliés. Notre soutien au PAM est vital car il fournit à de milliers de réfugiés les plus vulnérables leur apport calorique quotidien requis », a déclaré Patrick Barbier, chef des opérations européennes de protection civile et d’aide humanitaire (ECHO) à Alger. « La prévention de la dénutrition, en particulier chez les jeunes enfants et les mères, exige des efforts et un soutien continu. »

    La Commission européenne, par l’intermédiaire d’ECHO, est le plus grand bailleur de fonds du PAM en faveur des réfugiés sahraouis en Algérie. En 2020, l’aide humanitaire de l’UE a couvert plus de 30% des besoins de financement du PAM pour cette opération.

    Depuis 1975, les réfugiés sahraouis vivent dans des conditions difficiles dans le désert du Sahara, dans le sud-ouest de l’Algérie. Hébergées dans cinq camps de réfugiés près de la ville algérienne de Tindouf, les familles de réfugiés dépendent principalement de l’assistance du PAM pour leurs besoins alimentaires. Les possibilités d’emploi et de subsistance sont limitées.

    Le PAM soutient des réfugiés du Sahara occidental en Algérie depuis 1986. Les opérations du PAM en Algérie sont menées et surveillées en collaboration avec des organisations nationales et internationales pour garantir que l’aide alimentaire parvienne aux personnes auxquelles elle est destinée.

    Source : PAM, 29 avr 2020

    Tags : Sahara Occidental, PAM, réfugiés sahraouis, Tindouf, aide humanitaire, Union Européenne, UE,

  • Muchos guerrilleros saharauis seguían el programa “El loco de la colina” de Jesús Quintero

    Enero de 1984, durante las batallas de Amgala, en Wad Gaddar Talhu, estaba con seis amigos y compañeros de armas, combatientes del Ejército Popular Sáharaui. Teníamos una radio con la que sintonizabamos R.N.E. para escuchar el programa Vuelo 605, cita con Angel Alvarez. 
    Al empezar el programa comenzaba el té y afloran los recuerdos de otra época y las canciones se convertían en personas distantes o que ya no están. Alguno salia en la oscuridad con el pretexto de mear, quería desahogarse y tomar aire y limpiarse esas lágrimas que no podia contener. 
    Los días anteriores habían sido muy duros,de intensas batallas contra el ejército marroquí con poderoso arsenal bélico ofrecido por sus aliados occidentales, sabíamos que nosotros también teníamos grandes aliados occidentales que no tenían armas bélicas pero nos ofrecían sus desnudas manos,su tiempo y su solidaridad para resistir al genocidio. 
    Después de terminar el té y nuestro maravilloso programa de la radio, nos pusimos a preparar la cena,por la noche no podíamos encender hogueras por los continuos ataques de la aviación marroquí. A la media noche, después de cenar, nos reunimos otra vez alrededor de unas brazas para hacer el té y escuchar a Jesús Quintero y su programa El Loco de la Colina. 
    Hace unos días recibí la visita de dos amigos de ese grupo, tres ya no están, quedaron a lo largo del camino hacia la libertad, estuvieron presentes en nuestra conversación, nunca está ausente quien en nuestro corazón está presente.
    Ahmed Mohamed Fadel
    Fuente : Facebook
    Tags : Sahara Occidental, Frente Polisario, Marruecos, Jesús Quintero, El loco de la colina,
  • Efemérides : El plan de paz de la ONU cumple 29 años en el Sáhara Occidental

    En un día como hoy, pero 29 años antes, la ONU aprobó un plan para la descolonización del Sahara Occidental que incluye el envío de cascos azules para supervisar el referéndum por el que el pueblo saharaui decidirá su futuro.
    En efecto, ese día del 29 de abril de 1991 la ONU aprobó la Resolución 690 aceptando el referendum de autodeterminación de la República Árabe Saharaui Democrática y creando la Misión de Naciones Unidas para el Referéndum del Sahara Occidental (MINURSO). Quid de ese plan de paz y de la MINURSO ?
    El referéndum se ha arrojado en al baul de los recuerdos mientras España, Francia y Estados Unidos, que, junto a Rusia y Reino Unido, forman parte del mal llamdo Grupo de Amigos del Sáhara Occidental, mantienen el status quo en espera de poder conturnar el derecho del pueblo saharaui a la autodeterminación, al mismo tiempo que asumen, vergonzosamente, el papel de principales valedores de la ocupación ilegal y de las violaciones casi diarias de los derechos humanos contra el pueblo saharaui.
    En cuanto a la MINURSO, al igual que su vehículo de la foto, sigue atrapada en las arenas del desierto saharaui sin poder avanzar en la misión por la que se ha creado y soportando las humillaciones de las autoridades de ocupación marroquíes.
    Tags : Sahara Occidental, Marruecos, Frente Polisario, ONU, MINURSO, plan de paz, autodeterminación, 
  • El informe de la CIA que llevó Kissinger a proponer la idea de la marcha verde

    El 3 de octubre de 1975, el Secretario de Estado americano, Henry Kissinger recibió un informe de la CIA en el que analizaba la situación en la antigua colonia española.
    Bajo el título de «La invasión marroquí del Sáhara español», el informe hacía un detallado balance de la potencia de los ejércitos español y marroquí y analizaba las consecuencias de una guerra hispano-marroquí en la cual veía como claro ganador a España: «Madrid podría reunir suficientes fuerzas de su propio Ejército para derrotar una invasión marroquí».
    Este informe condujo Kissinger a ingeniar una salida para salvar a sus dos aliados de una guerra segura y consolidar su situación política interna deteriorada por la muerte del General Franco y la fuerte oposición que amenazaba la estabilidad de la monarquía marroquí.
    Según dicho informe, frente a los «12.000-15.000» soldados marroquíes apostados en la frontera sur para una hipotética invasión militar que finalmente no se produjo, España contaba en la zona con 16.000 efectivos de Tierra y Aire así como una fuerza adicional de 20.000 soldados en las Islas Canarias.
    A ello habría que añadir una capacidad adicional española con 51 carros de combate y 35 vehículos blindados, así como 60 caza-bombarderos inmediatamente disponibles. Además dos escuadrones de cazas F-5 y cuatro escuadrones de Mirage III y F-4C de reserva en España.
    Según la CIA, una de las preocupaciones de los marroquíes ante una inminente guerra era una posible intervención militar argelina en apoyo del Frente Polisario en un momento en el que aún se esperaba la decisión de la corte del proceso descolonizador del Sáhara Occidental en el seno del Comité de Naciones Unidas.
    Sin embargo, a juicio de la CIA, Marruecos jugaría una última carta para internacionalizar el conflicto con el mundo árabe y disuadir así a Argel de entrar en una guerra para favorecer la independencia del Sáhara Occidental a favor del Frente Polisario: «Según informes, Marruecos está organizando una presencia simbólica en Rabat de tropas de Siria, Egipto, la OLP [Organización para la Liberación de Palestina] y posiblemente de Arabia Saudí para disuadir psicológicamente a Argelia de una intervención militar. Sin embargo, no tenemos evidencia de que tropas árabes hayan llegado aún a Marruecos, aunque pequeños contingentes podrían hacerlo rápidamente. Dudamos que la mayoría de países orientales árabes se involucren en un potencial conflicto interárabe excepto para tener algún papel mediador, aunque la OLP puede ser la excepción».
    En un documento de cuatro páginas y firmado por el entonces director William Colby, la CIA analiza cuáles serían las demandas de España y Marruecos a Washington.
    «Madrid pediría a Washington su apoyo […] El Gobierno español esperaría que la cooperación de defensa entre España y EE.UU. justificaría al menos un apoyo diplomático, particularmente si los marroquíes, contrariamente a las garantías iniciales, emplean armas fabricadas en EE.UU. en el ataque», reporta la CIA en el punto seis del documento.
    Por otro lado, «una posición de estricta neutralidad es probable que sea demandada como mínimo por parte del Rey Hassán II si no queremos que las relaciones bilaterales se vean seriamente afectadas».
    El documento, dado a conocer por la CIA antes de la salida de Barack Obama de la Casa Blanca, también analiza las repercusiones internas de una guerra potencial entre Marruecos y España para los respectivos regímenes. «Si Marruecos pierde esta apuesta podría conducir a la caída del actual Gobierno en Rabat. Por otro lado, un conflicto duradero y con grandes bajas por el lado español podría podría provocar una crisis política interna en Madrid».
    En el informe la CIA se asume que la supervivencia de la monarquía alauita de Hassán II podría depender de su éxito, si finalmente decide llevar a cabo ese enfrentamiento. «Hasta la fecha la mayoría de los marroquíes han apoyado la posición de Hassan respecto al Sáhara español, pero si una apuesta militar fracasa podría asumir serios problemas y ser vulnerable a un golpe de Estado».
    En el lado de España, «inicialmente, un conflicto armado con Marruecos uniría a la mayoría de los españoles y serviría al régimen para distraer a la opinión pública de los problemas internos. Si la lucha se encona, sin embargo, la guerra podría convertirse en un asunto que dividiría a los españoles. La división también aparecería en los militares -hasta ahora el elemento más estable de la sociedad española- que eventualmente estaría en desacuerdo sobre las ganancias de involucrarse en la lucha de un territorio que el propio gobierno ya ha anunciado su intención de abandonarlo».
    Tags : Sahara Occidental, Frente Polisario, Marruecos, Estados Unidos, marcha verde, Juan Carlos, transición, Henry Kissinger,
  • Fatimetu Mahfud, nueva representante saharaui en Italia: « Más decidida que nunca a continuar nuestra lucha »

    Desde Roma, Mourad R. – En sustitución al incansable Omar Mih, nombrado a principios de año como representante adjunto en Europa y la Unión Europea, Fatimetu Mahfud es desde hace unas semanas la representante de la RASD en Italia.
    Militante apasionada y activista prendad desde su infancia de justicia y libertad, es el arquetipo de la mujer saharaui, valiente y cultivada, que surca desde hace años la Península para explicar y explicar las ideas fundacionales y los contornos de la lucha de sus compatriotas por el derecho a disponer libremente de su futuro y su apego al derecho inalienable a la autodeterminación y por la independencia total de los territorios ocupados del Sáhara Occidental.
    Luciendo orgullosamente los colores de su pueblo, recorre los estudios de televisión italianos con facilidad y elegancia, en un esfuerzo explicativo continuo, con el fin de sensibilizar la opinión pública en este país amigo sobre la fuerte opresión que los saharauis, mujeres y hombres, sufren por parte del ocupante marroquí y cuya única aspiración es reconquistar pacíficamente su dignidad, su libertad e independencia.
    Fatimetu Mahfud es también la primera mujer en ocupar este puesto; estudios avanzados en psicología en La Habana y una maestría en lenguas y letras extranjeras moldearon, de alguna manera, su personalidad. Habla con soltura cinco idiomas y después de un paso por Ginebra en la Representación ante las Naciones Unidas, hela aquí impulsada al frente del escenario, en un país que conoce bien y que siempre ha sido, a través de su red de asociaciones, municipios y regiones solidario con el pueblo saharaui.
    Con este fin, y a pesar de las limitaciones del confinamiento, acordó elaborar un breve « inventario » en beneficio de nuestros lectores, celebrando, en particular, el reciente llamamiento lanzado en Bolonia por la Red italiana a favor del pueblo saharaui, en este período de la pandemia de Covid-19, pidiendo a las autoridades italianas que brinden más ayuda médica de emergencia para hacer frente al aislamiento casi total de las ciudades saharauis ocupadas.
    Asimismo, insistió, « tras la decisión de suspender el programa 2020 « Pequeños embajadores para la paz », un programa patrocinado por organizaciones italianas que acogen a jóvenes escolares saharauis durante las vacaciones de verano, era necesario subrayar para beneficio de nuestros amigos italianos la importancia de apoyar el programa alternativo propuesto por el Ministerio de Juventud Saharaui y así ofrecer a los niños una opción de sustitución ».
    Finalmente, Fatimetu Mahfud, nos dice que la decisión del Presidente de la República Saharaui y Secretario General del Frente Polisario, Brahim Ghali, de otorgarle la nacionalidad saharaui a la activista Marisa Rodano, en reconocimiento a su largo periplo en apoyo de la lucha del pueblo saharaui por su autodeterminación e independencia fue recibido con gran emoción y gratitud por todas las asociaciones italianas en solidaridad con la causa saharaui, que reconocen el inmenso aporte de esta gran dama.
    M. R.
    Fuente : Algérie Patriotique, 24 abril 2020
    Tags : Sahara Occidental, Frente Polisario, Fatimetu Mahfud, Italia,
  • Manuel Rodríguez Paseiro: el gallego que fundó la capital del Sahara por 500 pesetas

    La ciudad de El Aiún, capital del Sahara, la fundó un gallego, Manuel Rodriguez Paseiro, y costó 500 pesetas. El ‘Caíd Manolo’, como era conocido, fue un personaje popular entre las tribus nómadas saharauis, incluidos los tuaregs.

    Manuel Rodriguez Paseiro, mecánico de profesión y natural de La Coruña, llegó al Sahara como soldado de reemplazo en los años 30 destinado al Destacamento Militar de Cabo Juby (actual Tarfaya). En aquellos días, los españoles no podían salir fuera de de aquel cuartel aislado en medio del desierto debido a las facciones rebeldes que pululaban por la zona.

    Entre los saharauis

    Sin embargo, al soldado Manolo no le gustaba estar siempre recluido en el cuartel y tenía una diversión; una diversión peligrosa que podía costarle caro: salir del cuartel vestido de saharaui y alternar con los lugareños. Gracias a su tez morena y a su don de lenguas – aprendió rápidamente la hassanía (dialecto derivado del árabe) – pudo pasar inadvertido entre los nativos.

    Mujeriego, indisciplinado y juerguista

    Pero Manolo era muy juerguista y mujeriego, y una noche estando con una mujer saharaui, esta, al descubrir su miembro viril no circuncidado como era la costumbre musulmana, comenzó a gritar: “¡Un cristiano, un cristiano!”. Los gritos alertaron a los miembros de una tribu nómada local que lo apresaron y lo llevaron ante su líder, el Caíd Salah, que le acuso de ser un espía y le amenazó con cortarle la cabeza y mandársela al coronel español que mandaba el cuartel de Cabo Juby. Manolo suplicó al Caíd Salah y le confesó que se había escapado del cuartel sin permiso. Finalmente el líder tribal anuló su sentencia y poco a poco comenzaron a entablar amistad.

    Un buen día se presentaron ante el fuerte militar el Caíd Salah y miembros de la tribu preguntando por el ‘Caíd Manolo’. El cuerpo de guardia, estupefacto, no sabían quien podía ser ese ‘Caíd Manolo”, pero pronto se percataron y avisaron al soldado Manolo que, arrestado, estaba en la cocina del cuartel pelando patatas. Meses atrás había sido ascendido a sargento pero su constante indisciplina le causaron su degradación.

    Una nueva ciudad en el desierto

    La gran amistad y popularidad que tenía con los saharuis y especialmente con el Caíd Salah llamó la atención del Coronel del Destacamento Militar de Cabo Juby, que le mandó llamar para que le hablara de su amistad con el Caíd y de cómo podía hacer para que estas tribus fueran aliadas de los españoles.

    Manolo le respondió que lo que más desean es tener una ciudad ya que desde que la mítica ciudad santa de Smara desapareció bajo las arenas del desierto no tenían ninguna ciudad. No es que les gustase disponer de una ciudad para vivir, ya que ellos eran nómadas, pero sí un lugar donde reunirse para comerciar, negociar, celebrar fiestas o consensuar matrimonios.

    La construcción de El Aiún

    El coronel, siguiendo los consejos del soldado, ordenó a este que buscase un lugar con agua para construir un zoco alrededor. Manolo se puso manos a la obra y acompañado del hijo del Caíd Salah, Mohamed, y de su fiel compañero de aventuras, el tuareg Mulay, buscaron agua hasta encontrar el viejo cauce de La Sequía El Hamra, un lugar perfecto para excavar un pozo. Cuando lo terminaron, se decretó una norma: todo aquel que quisiera darle de beber al ganado deberá traer piedras y dedicar una día completo a construir la ciudad. Manolo ponía de su bolsillo el té y el azucar (los saharauis tenían la costumbre de reunirse por la noche en el campamento para beber té y hablar durante horas).

    Cuando se terminó de construir el zoco, asistió a su inauguración el Capitán General de Canarias que le preguntó a Manolo: ¿Cuánto a costado todo esto? Manuel Rodríguez Paseiro le dio un papel y le respondió: “por el té y el azucar de la construcción de la ciudad de El Aiún, 500 pesetas”.

    En busca de la ciudad santa de Smara

    Pero no fue solo la fundación de El Aiún la única proeza de este gallego. Años más tarde, el ‘Caíd Manolo’ iba por el desierto cuando se tropezó con un moribundo. Le preguntó qué hacía allí, tan lejos de todo, y el hombre le indicó que estaba buscando la ciudad santa de Smara. Manolo lo cuidó durante unos días e intentó disuadirle de su empeño en vano. Visto que no conseguía que cambiase de opinión le regaló su mejor camello, agua y alimentos para que continuara su busqueda.

    Tiempo después ese hombre apareció en Agadir asegurando que había encontrado la ciudad de santa Smara y que había escrito un poema que había guardado en una botella en el interior de la mezquita. A los pocos meses murió y todos le tomaron por loco.

    Sin embargo, Manolo sí dio credibilidad a aquel hombre al que auxilió tiempo atrás y se limitó a preguntar en qué zona había dicho que se encontraba la ciudad. Acompañado por sus fieles Mohamed Salah y el tuareg Mulay exploró la región hasta encontrar la mezquita y la botella con el poema en su interior de Videchauge, que era el nombre del viajero francés.

    Smara es en la actualidad la segunda ciudad más importante del Sahara después de su capital, El Aiún, donde la huella de Manuel Rodríguez Paseiro ha desaparecido completamente.

    Fuente 

     
    Tags : Sahara Occidental, El Aaiún, Caid Manolo, Manuel Rodríguez Paseiro,
  • Sáhara Occidental: la cuestión de los derechos humanos es un punto sensible para el gobierno español

    En el marco de la visita de trabajo del Ministro marroquí de Asuntos Exteriores a Madrid el 24 de octubre de 2013, su homólogo español, José Manuel García Margallo, ofreció un almuerzo de trabajo.

    Según una nota confidencial de la diplomacia marroquí, las dos partes abordaron « cuestiones multilaterales y la situación regional y examinaron los diversos asuntos relativos a las relaciones bilaterales, en particular la cooperación económica y energética, así como la cooperación transfronteriza de la UE y la firma del Acuerdo de Pesca, que es de una evidente importancia para ambos países”.
    “Con respecto al tema del Sahara, añade la nota, la parte española enfatizó que el tema de los derechos humanos y la extensión del mandato de la MINURSO sigue siendo un punto sensible para el Gobierno, dada la presión ejercida por la sociedad civil y las fuerzas políticas, así como los medios de comunicación y la opinión pública para influir en la posición oficial de España dentro del Grupo de Amigos y los Estados Unidos podrían proponer nuevamente la extensión ”.

    Tags : Sahara Occidental, Frente Polisario, Marruecos, derechos humanos, MINURSO,

  • Los salvapatrias saharauis

    El Coronavirus está haciendo estragos en la mente de algunos. Es cierto que en tiempos de crisis afloran los ingeniosos, pero también salen a la palestra los oportunistas. Intentar confundir la velocidad con el tocino, es justamente una señal intrínseca de esos que se autoproclaman defensores de la verdad y el derecho. Hace unos días me llegó una carta abierta dirigida al mismísimo Presidente de Argelia, donde los abajofirmantes, y con mucho descaro, solicitaban una inminente intervención de socorro a las autoridades argelinas para salvar la vida de los refugiados saharauis, a consecuencia del Coronavirus.

    De esta forma, evidenciaban su ninguneo al Polisario y a la RASD, al nombrar una serie de necesidades fruto de la inacción o abandono del Polisario a sus conciudadanos, según ellos.

    Las autoridades saharauis son la única voz autorizada para solicitar en el nombre del pueblo saharaui aquello que se necesite en esta crisis, sea del tipo que sea. Y también es cierto que cualquier iniciativa es bienvenida, pero siempre canalizada por las vías competentes, y no a través de llamamientos paralelos que solo hacen daño y generan confusión, y desde luego, son flaco favor a la causa, y caldo de cultivo a los medios de comunicación del enemigo (que por cierto, lo ha sido, y no para menos).
    Es también reprochable, que después del eco de la carta, el propio embajador saharaui en Argel, Abdelkader Taleb Omar, se apresurase desahogándose en una retahíla de elogios a Argelia por su solidaridad con el pueblo saharaui, dejando entender que en caso de necesidad, ese país amigo estará en la primera línea, como en otras tantas crisis. Mal y tarde, si realmente es un mensaje indirecta a la iniciativa de la carta abierta.
    Manejar una crisis tan compleja requiere de un plan de acción a corto y medio plazo, y no necesariamente emular a tu entorno. Los campamentos saharauis tienen una excepcionalidad que requiere de decisiones de hilo fino.
    Si confinas a la población, que básicamente vive de la ayuda humanitaria, y de iniciativas microeconómicas, que han mermado con el confinamiento, y más cuando se bloquea el cordón umbilical con la ciudad argelina de Tinduf, tienes que hacer un esfuerzo sobrehumano para cubrir lo básico, y no encomendarse a la ayuda divina, e intentar consolar a la gente convenciéndoles que quedarse en casa es lo mejor, sin ofrecer alternativas locales y eficaces.
    Y desde luego no surten efectos vacuos discursos, al estilo del Presidente Brahim Gali, ni de farragosos comités y declaraciones, sino con hechos concretos, contando con iniciativas y escuchando a la población, acotando la posibilidad de que esta crisis engendre algo mucho peor.
    En definitiva, hacer partícipes a todos en cómo salir de esta epidemia, pero dentro de nuestro realidad y nuestras circunstancias particulares, porque si algo nos ha distinguido como pueblo, es la unión y la plena confianza en nuestras instituciones, que tanto nos han costado crear y fortalecer, para que en una crisis (que no deja de ser pasajera, por muy grave que sea), los oportunistas lancen arengas del sálvese quien pueda, e intenten crear confusión de que el hecho de ser refugiados, a la primera de cambio, nuestro Estado nos ha abandonado, y que menos que vengan a socorrernos allende los mares. Refugiados somos, pero también ciudadanos de un país hecho a sí mismo, cosido con la experiencia de crisis peores. Absténganse los especuladores y salvapatrias de pacotillas.
    Salamu Hamudi
    Fuente : Facebook 

    Tags : Sahara Occidental, saharaui, coronavirus, Argelia, trolls, desinformación,

  • Sahara Occidental : La gerontocracia cuestionada por sus propios compinches

    Ayer fueron Hach Ahmed y Ualad Musa. Hoy es Alien Habib Kentaui quien protesta por esta situación producida por una casta gerontocrática que se ha apoderado de la causa saharaui haciéndo de ella una propiedad privada.

    A causa de su edad, van desapareciendo y con ellos desaparecen los conocimientos y el secreto de más de 45 años de gestión de expedientes neurálgicos tales como las negociaciones con Marruecos bajo el auspicio de las Naciones Unidas.

    Aunque fueron amamantados por esta vieja nomenclatura, elevaron sus voces con la esperanza de ver un cambio en la organización. Probablemente, algunos están guiados por objetivos meramente personales, no obstante, expresan un deseo popular ampliamente expresado por un pueblo sediento de reforma en el interés de la causa. Una protesta que está ganando terreno contra el poder de una casta que ha hecho del destino de los saharauis un privilegio personal. Un poder que está convencido de que tiene el monopolio del patriotismo y que utiliza esta cobertura para imponerse hasta que la tumba lo arrebate de este mundo. Como buenos dictadores, incuban la convicción de que son los guardianes del templo de la causa. Si ellos desaparecen, la causa desaparecerá con ellos.Su ilegitimidad, no les importa. Para ello, no vacilan en utilizar los métodos del enemigo que no dejan de criticar : corrupción, clientelismo, nepotismo… Para llegar a sus fines, todas las vías tienen luz verde.

    El fracaso de su política se refleja en aquellos que han designado como representantes del pueblo saharaui en el mundo. Unos representantes ridiculizados por la capacidad y el activismo de Ubi Bucharaya, un joven que con sólo dos años de actividad en Europa dejó su huella plasmada hasta el punto de que el enemigo le teme y le respeta. Unos representantes que se acuerdan de sacar la pluma sólo para alabar a sus benefactores cuando fallecen por vejez. Que la guerra se libre en el campo mediático les importa un comino. Su mentalidad es el fruto de las prácticas que les llevaron a ejercer unos puestos de responsabilidad del que no son dignos.

    En vísperas del último congreso, pidieron a Mhamed Jadad que les haga una evaluación de la situación. Lo hizo en una grabación que fue revelada por la web Addamir. Ahora que ya no está con ellos, qué harán? Están desorientados y la opinión pública se pregunta quién le sucederá a la cabeza de la diplomacia saharaui. Corre el rumor de que será Abdelkader Taleb Omar. La respuesta la tiene un mitómano que lleva 40 años dirigiendo la diplomacia saharaui.