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  • Algérie : Emploi, quelle stratégie?

    Si l’Algérie a réalisé de nombreuses avancées sur les plans économique et social, il n’en demeure pas moins que la crise actuelle a eu un impact négatif sur l’emploi. Quelle stratégie de l’emploi pour faire face au défi de taille que constitue le chômage ? Sans doute, pour le gouvernement actuel, il s’agit d’un des plus importants défis à relever.

    Le marché du travail est soumis à des déséquilibres et des pressions croissants, sur fond de montée de l’activité sous des statuts précaires, d’ascension du secteur informel ainsi que d’accroissement du chômage avec comme corollaire la montée de la pauvreté.

    Même si les disparités selon le genre sont structurelles et antérieures à la crise, les jeunes et les femmes sont les premières victimes de cette fragilisation. Des centaines de milliers de jeunes et de femmes ne sont actuellement ni au travail, ni à l’école, ni en formation mais également de jeunes entrepreneurs en herbe, sont en attente de véritables débouchés.

    Aussi, le dossier de l’emploi est au cœur des problèmes économiques nécessitant une prise en charge rapide et efficace, notamment en matière de formation pour des jeunes peu qualifiés et de soutien aux jeunes entrepreneurs à la recherche de débouchés économiques.

    La formation permettra de renforcer les compétences des jeunes à la recherche d’emploi dans un environnement favorable. Le secteur privé et les autorités publiques sont appelés, aujourd’hui plus que jamais, d’impartir aux jeunes les compétences et les informations dont ils ont besoin pour accéder à ces débouchés et maximiser les opportunités. Il s’agit surtout de stimuler la création d’emplois dans un environnement entrepreneurial et soutenir les possibilités de création d’entreprises par des jeunes dans les filières à fort potentiel.

    D’après les spécialistes, les politiques macro-économiques à venir, vont modifier profondément les structures de l’économie algérienne. Les mutations toucheront le marché du travail et, au sein de celui-ci, le rôle et la place des femmes et des jeunes. Année économiquement difficile, 2020 le sera véritablement, notamment sur le marché du travail.

    Seule une diversification accrue de l’économie par des investissements importants, notamment dans le secteur du BTPH, permettront de pallier le problème du chômage. De tous temps, les chiffres décevants de l’emploi, traduisent en réalité une très faible diversification de l’économie.

    Le sous-emploi et la faible participation des femmes et des jeunes au marché du travail, traduisent aussi la gravité de la situation. A vrai dire, la reprise économique devrait d’abord se traduire par des créations d’emplois.

    Jeunesse d’Algérie

    Tags : Algérie, jeunesse, emploi, travail,

  • Ouverture lundi à Pau du sommet du G5 Sahel

    Le président de la Commission européenne Charles Michel, le président de la Commission de l’UA (Union africaine) Moussa Faki Mahamat ainsi que le secrétaire général de l’ONU Antonio Gutteres seront également présents pour participer aux discussions.
    Lassaad Ben Ahmed | 12.01.2020
    AA / France / Fawzia Azzouz
    Le président français Emmanuel Macron réunira lundi à Pau (sud-ouest), les dirigeants des pays du G5 Sahel pour évoquer la coopération sécuritaire dans la région, à un moment où la présence française dans le Sahel africain est très contestée.
    Le sommet regroupera le Président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, le Président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le Président de la République du Niger, Mahamadou Issoufou, le Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani et le Président de la République du Tchad, Idriss Déby Itno.
    Tags : Sahel, G-5, France, Barkhane, 
  • Comment Mohammed VI a fait du Maroc sa machine à cash

    Surnommé le roi des pauvres, lors de son accession au pouvoir, grâce à ses nouveaux conseillers Mohammed VI a mis au point une véritable machine à cash, faisant main basse sur tous les marchés du pays grâce à sa holding royale. Plus riche que l’émir du Qatar, le roi du maroc règne sur un pays qui pointe à la 126ème place mondiale du point de vue du développement humain, dont il a fait sa pompe à finances. Dans «le Roi prédateur», les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent démontent le mécanisme de ce business royal.

    Plus riche que l’émir du Qatar, les ressources naturelles que lui offre son sous-sol sont infiniment moindres que celles de l’émir, tout juste quelques « espoirs pétroliers » et des mines d’or. Sa fortune personnelle a pourtant doublé en 5 ans. Le budget de fonctionnement du « Palais » est deux fois supérieur à celui de l’Elysée alors que le PNB du pays est plus de 25 fois plus faible à celui de la France.

    Il s’est relativement bien sorti, en comparaison de ses « confrères », des bouleversements politiques qui ont frappé le monde arabe. Mohamed VI, que l’on surnomme « M6 », ne connaît pas la crise financière. En revanche, il règne sur un pays classé 126ème (sur 177) du point de vue du développement humain. Plus de 5 millions d’habitants du royaume vivent avec moins de 1 euro par jour et son taux de pauvreté dépasse les 18% !

    Les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent ont consacré leur dernière enquête à ce « Roi prédateur », tant il a fait de son royaume sa holding personnelle. Le livre fait l’impasse, on pourra le regretter, sur le bilan politique de Sa Majesté, pour faire le point sur son bilan financier. Globalement très positif ! En moins de dix ans de règne M6 s’est livré, selon les auteurs à « une sorte de holp-up à l’encontre de l’économie de son pays ». Un véritable coup d’état économique, que son père Hassan II, connu pour son autoritarisme, qui était aussi un habile politique et un homme d’affaires averti n’avait pas su ou pu réaliser.

    Les auteurs décrivent un véritable « village Potemkine qui dissimulerait les prédations royales ». Car le bas-peuple doit tout ignorer du niveau de fortune du roi: le numéro de Forbes qui révélait son niveau de fortune (1,8 milliards d’euros) a été interdit sur le territoire marocain.

    LE TGV MAROCAIN PAYÉ PAR LES CONTRIBUABLES FRANÇAIS !

    Mis en cause lors des manifestations à travers ses collaborateurs les plus proches, M6 a senti le vent de l’opinion tourner. Et c’est pour mieux asseoir son règne qu’il a su concéder certaines réformes, très relatives. Le « makhzen » qui désigne l’appareil d’état a été réformé mais il est toujours en place et demeure une « une mine à ciel ouvert, un monde où le sens de l’intérêt général et l’intérêt national n’existe pas ».

    Le souverain perçoit un salaire royal mensuel de 40.000 dollars, auquel s’ajoute 2,5 millions d’euros par an pour la famille proche, et 31 millions d’euros de subventions répartis selon son bon vouloir : « une somme dont l’usage échappe naturellement à tout contrôle, mais on sait qu’au temps d’Hassan II, elle servait de caisse noire pour s’assurer les faveurs de certaines personnalités politiques, marocaines ou étrangères et récompenser pour sa fidélité l’étrange tribu française des « amis du Maroc », composée de journalistes, d’académiciens d’avocats et d’anciens responsables des services de renseignements…». Ces hôtes le lui rendent bien. Hassan II qui voulait intervenir à la télé française se fera inviter –à sa demande- à l’émission « 7 sur 7 » sur un simple coup fil à Bouygues…

    Passons sur ses innombrables voitures de luxe, ses jets, ses tableaux, son festival royal subventionné par le royaume, ses « frais » vestimentaires qui s’élèvent à 2 millions d’euros par an, les immenses palais rénovés ou édifiés par son père pour des centaines de millions de dollars où il ne passait parfois que quelques heures.

    A l’absolutisme politique teinté de terreur d’Hassan II a ainsi succédé, avec Mohammed VI, un système de confiscation organisé et légalisé. Où plutôt même au dessus des lois. Tout ce qu’il dépense dispendieusement ou « donne » au peuple lors de ses déplacements sort des poches de l’Etat et tout ce que dépense Sa Majesté est payé par le peuple à travers l’impôt. L’Etat subventionne même les entreprises du roi. Chaque jour le peuple enrichit Sa Majesté. Un système gagnant-gagnant à sens unique.

    Autre exemple avec le « TGV marocain», marché remporté par la France, en compensation du fiasco sur le Rafale, considéré comme un caprice royal que l’Agence Française pour le Développement a financé à 50%. Ainsi, le TGV marocain aura coûté 1 milliard aux contribuables français !

    UNE PUISSANCE POLITIQUE QUI FAIT MAIN BASSE SUR LE DOMAINE ÉCONOMIQUE

    A mesure, que la génération Mohammed VI s’affirme au pouvoir, écartant, les conseillers d’Hassan II, naît la « Monarchie des copains et coquins» où la compétence ne se révèle pas toujours un critère déterminant pour accéder aux entrailles du royaume.

    Quand la holding royale (ONA) bat de l’aile, plusieurs dirigeants se succèderont à sa tête. Les nouveaux conseillers du roi, le duo Mahidi-Bouhemou concocte la stratégie des « champions nationaux » : des entreprises en situation de monopole ou quasi-monopole dont le roi est actionnaire. L’épreuve de force est engagée avec les anciens partenaires, Axa, Danone et Auchan etc. Chacun revendra ses parts royales ou quittera le Maroc, laissant le Roi régner sur les marchés de l’assurance, les télécoms, l’agro-alimentaire, l’immobilier, l’énergie et la distribution. Ce dernier représente aujourd’hui 25% du chiffre d’affaires de l’ONA. Le Maroc devient la machine à cash du roi : « Une pieuvre royale » envisagée « comme le moyen d’asseoir une puissance politique qui, absolutisme monarchique oblige, s’exprimait jusque dans le domaine économique » écrivent les auteurs.

    Ce n’est rien à côté du racket social auquel se livrera M6 avec la Caisse de dépôt et de gestion qui gère les retraites de millions de Marocains. Par quelques entourloupes financières détaillée dans le livre, le Roi a fait une OPA sur l’institution qui participe désormais au financement des projets royaux.

    Prédations , pressions, intrigues, courtisaneries, excès, corruption délits d’initiés présumés, les exemples sont légion.

    Le nouveau roi a mis au point un régime aux conditions très avantageuses pour la couronne : une forte capacité à mâter le peuple pour éviter toute révolte et un royaume entièrement tourné vers le développement de la fortune royale. Une monarchie « néo-féodale » dont M6 profite chaque jour.

    Marianne.net, 7 mars 2012

    Pour lire les commentaires d’Abdelmalek Alaoui sur “Le roi prédateur”, cliquez ici 

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Makhzen, le roi prédateur, Catherine Graciet, Eric Laurent,

  • Al Sarraj et Haftar à Mouscou pour signer l’accord du cessez-le-feu

    Le ministère russe confirme que la Libye Sarraj et Haftar auront des entretiens lundi à Moscou

    Le principal sujet à l’ordre du jour des pourparlers est le règlement en Libye, la coopération en Syrie et les développements au Moyen-Orient.

    MOSCOU, 13 janvier. / TASS /. Les deux personnalités politiques clés de la Libye – le Premier ministre du gouvernement d’accord national (GNA) Fayez al-Sarraj et le commandant de l’armée nationale libyenne (LNA) Khalifa Haftar participeront à des pourparlers tenus sous les auspices des autorités russe et turque des affaires étrangères et de la défense Les ministères à Moscou lundi, a déclaré lundi au ministère russe des Affaires étrangères TASS.

    “Dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative des présidents russe et turc annoncée à l’issue d’un sommet à Istanbul, des contacts inter-libyens se tiendront aujourd’hui à Moscou sous les auspices des ministres russe et turc des Affaires étrangères et de la Défense”, a souligné l’agence diplomatique. “Ces contacts devraient être suivis par Sarraj, Haftar et des représentants d’autres partis libyens.”

    La capitale russe devrait accueillir des négociations entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le ministre de la Défense Sergei Shoigu avec leurs homologues turcs Mevlut Cavusoglu et Hulusi Akar. Le principal sujet à l’ordre du jour des pourparlers est le règlement en Libye, la coopération en Syrie et les développements au Moyen-Orient dans un contexte de détérioration autour de l’Iran.

    Dimanche soir, le portail d’information Akhbar Libya 24 a annoncé que Sarraj et Haftar devraient se rendre à Moscou lundi. Comme annoncé par le président du Haut Conseil d’État libyen Khalid al-Mishri, le GNA et le LNA signeront un accord de cessez-le-feu dans la capitale russe. Al-Mishri a ajouté qu’il se rendrait à Moscou aux côtés de Sarraj. Le président de la Chambre des représentants libyenne, Aguila Saleh Issa, se rend également à Moscou.

    TASS

    Tags : Libye, Al Sarraj, Haftar, Turquie, Russie,

  • “Le roi prédateur”, analysé par Abdelmalek Alaoui

    SYNTHESE

    Les deux livres événement « Le Roi Prédateur », dans une moindre mesure « Paris Marrakech : Luxe, Pouvoir et Réseaux » ont eu un retentissement considérable notamment du côté des médias hispanophones. Pour un certain nombre d’observateurs avertis, cette occurrence s’explique par un « acharnement » d’une partie de la presse espagnole à l’encontre du Maroc, jugée par ces mêmes observateurs comme étant Pro-Polisario.

    A titre d’exemple, la publication d’un article sur le sujet par le quotidien El Pais a eu un écho pour le moins conséquent : 2676 partages sur Facebook, 549 Tweets, et 800 commentaires sur le site web du journal. A noter que la tonalité de ces commentaires a été globalement positive, la majorité d’entre eux étant favorables au Roi Mohammed VI. Cela dit, nombreux sont ceux qui pensent que la censure d’El Pais au Maroc aurait grandement contribué à en accroitre la visibilité, notamment sur le Web.

    Du côté des médias francophones, les thématiques dominantes ont principalement concerné l’« éventuel » impact généré par la sortie du livre « Le Roi prédateur », ainsi que le contenu de celui-ci en mettant en avant certains passages « clé » de l’ouvrage et en pointant de l’index l’entourage du souverain impliqué dans la gestion de ses affaires. La censure du livre au Maroc a également été un sujet très médiatisé et relayé sur le net.

    « Le Roi prédateur » a eu un moindre retentissement dans les médias arabophones. Ces derniers se sont montrés plus critiques en s’attaquant aux raisons qui auraient motivé les auteurs de l’ouvrage.

    PRESSE NATIONALE

    Al Massae :

    Mustapha Al khalfi ministre de communication, autorise la distribution du dernier numéro du journal « le monde » malgré la publication de ce dernier d’un article qui revient sur le livre « le roi prédateur ». Le ministère a justifié sa décision par « le professionnalisme » avec lequel le journal a traité le sujet.

    Assabah :

    Le journaliste Ignacio Cembrero vient de publier un article sur le livre « le Roi prédateur ». Ce journaliste ne manque aucune occasion pour critiquer le royaume chérifien.

    Liberté :

    La fortune personnelle du roi du Maroc a quintuplé en dix ans. Le magazine Forbes le classe désormais parmi les personnalités les plus riches du monde.

    Le Soir Echos :

    Le Maroc interdit le numéro du dimanche du quotidien espagnol el Païs pour publication de quelques extraits, du nouveau livre « Le Roi Prédateur », jugé « diffamatoire et sans preuves ».

    PRESSE INTERNATIONALE

    L’Express :

    Dans une interview accordée au magazine « l’Express », Eric Laurent, co-auteur du livre « le Roi prédateur » précise que le livre était à l’origine une enquête sur l’état des lieux de la monarchie marocaine à l’heure du printemps arabe.

    Le Monde :

    Page après page, les auteurs du « Roi Prédateur » décrivent un souverain allié de la France devenu “le premier banquier, le premier assureur, le premier agriculteur” de son pays, et un homme d’affaires de premier plan dans “l’agroalimentaire, l’immobilier, la grande distribution, l’énergie, les
    télécoms”…

    RFI :

    Le quotidien «El Pais» est interdit au Maroc à cause d’un article contenant des extraits inédits d’une prochaine publication d’un livre sur le roi Mohammed VI.

    Le Matin DZ :

    “L’absolutisme royal de Hassan II était résolument politique et visait à assurer la pérennité de la monarchie marocaine. L’absolutisme de Mohammed VI s’exerce, lui, dans le domaine de l’économie et ne s’accompagne d’aucune stratégie politique pour assurer l’avenir de la dynastie qu’il incarne”, estiment Catherine Graciet et Eric Laurent.

    Al Qods :

    Une grande polémique est suscitée par la sortie d’un livre qui remet en question la fortune du Roi. Les autorités marocaines considèrent que l’interdiction des publications étrangères sur son territoire est sans lien avec la liberté d’expression.

    Le quotidien rapporte que le journaliste Ismail Ouali doute de l’étrange coïncidence entre la parution du livre « Le Roi prédateur » et la publication de la liste des bénéficiaires des agréments de transport par le ministère de tutelle. Le journaliste accuse de ce fait le gouvernement de vouloir détourner l’attention des citoyens.

    Echos du Web

    Web francophone :
    Le roi prédateur, un livre qui fera trembler le trône Présentation du livre et résumé de l’éditeur
    voxmaroc.blog.lemonde.fr 10/02/12

    « Le roi prédateur » : un brûlot contre Mohammed VI
    Objectif du livre : lever le voile sur le rôle que jouent les sociétés appartenant à Mohammed VI dans l’économie marocaine
    mgb.minutebuzz.com 24/02/12

    Le Roi prédateur : un nouveau livre visant le roi du Maroc
    Annonce de parution
    rifonline.net 24/02/12

    Le Roi prédateur, une enquête sur la fortune de Mohammed VI, sortira en France le 1er mars prochain
    Annonce d’un nouveau livre : Zoom sur Mounir Majidi
    maghrebemergent.info 24/02/12

    El Pais : Nouvelle censure pour « diffamations » à l’encontre du roi
    « Il s’agit de la deuxième fois que le journal est censuré en seulement dix jours. Ignacio Cembrero, journaliste d’El Pais spécialiste du Maroc, ne comprend pas ces censures. »
    yabiladi.com 28/02/12

    “Le roi prédateur”, un livre accusateur contre Mohammed VI
    Annonce d’un nouveau livre : un livre à charge contre Mohammed VI.
    rtbf.be 28/02/12

    L’Union Internationale des Editeurs (UIE) demande au Maroc d’autoriser la distribution de “Le Roi Prédateur”
    La page diffuse le communiqué de l’UIE
    mamfakinch.com 01/03/12

    L’UIE condamne la censure du “Roi prédateur” au Maroc
    «L’UIE condamne cet acte de censure et demande aux autorités marocaines de respecter leurs obligations internationales en matière de liberté d’expression en autorisant la distribution du livre au Maroc», indique l’organisation dans un communiqué.
    livreshebdo.fr 01/03/12

    Maroc : Que le Roi Mohammed 6 accepte les critiques !
    « Ce livre est certes fort critique du roi du Maroc et de sa cour, mais il est écrit de bonne foi et est le fruit d’un travail d’enquête exceptionnel. À défaut, si la distribution du livre venait à être interdite, l’UIE considérerait que le Maroc contreviendrait à ses obligations internationales en matière de liberté d’expression et de liberté de publier, notamment au titre des articles 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. »
    actualitte.com 01/03/12

    Maroc : Le roi prédateur des pauvres « Un livre bien documenter explique comment fonctionne la tyrannie marocaine présenté comme un régime modéré et moderne, qui est en fait un régime royaliste qui est en train de mettre son propre peuple à genou. »
    bellaciao.org 03/03/12

    “Le Roi prédateur”, pour qui roule Eric Laurent ?
    Derrière la publication de ce livre :
    Processus de désengagement de la Société Nationale d’Investissement (SNI).
    L’ouverture de nombreux secteurs aux investisseurs étrangers, notamment du Golfe.
    Bladi.net 03/03/12

    « Le Roi Prédateur », une enquête sur la fortune colossale du Roi Mohamed VI
    Présentation du livre / censure/ UIE
    Elwazir.org 04/03/12

    L’UIE demande au Maroc d’autoriser “Le Roi Prédateur”
    « L’Union internationale des Editeurs (UIE), qui accuse le Maroc de “prendre à contre-pied” le vent de liberté qui souffle sur le monde arabe.»
    Bladi.net 05/03/12

    Analyse des commentaires

    Reportage : le Roi prédateur (El Pais)

    Le journal espagnol mis en exergue les passages les plus critiques de l’ouvrage en insistant sur le fait que les deux journalistes français allaient montrer au monde le vrai visage du Roi Mohammed VI. Sur la toile, l’article d’El Pais a été partagé 2676 sur Facebook et 549 sur Twitter, totalisant environ 800 commentaires sur le site du quotidien, dont la majorité est postée par des marocains qui défendent le Roi, accusant le journal espagnol d’être un pro-Polisario.

    Le Maroc interdit El pais à cause d’un article sur l’ouvrage « le roi prédateur »

    Hespress revient sur la censure du journal El pais par le ministère de la communication, précisant qu’environ 30 quotidiens et magazines étrangers ayant abordé ledit ouvrage ont été interdits au Maroc. Cet article a été relayé 101 sur le net suscitant la réaction de 79 internautes dont 51 % d’entre eux expriment leur mécontentement vis-à-vis du quotidien espagnol « anti-Maroc qui ne cesse pas de porter atteinte à l’image du pays, ajoutant qu’il y a fort à parier que le Polisario soit derrière cet article». A l’inverse, 45% critiquent les mesures de censure prises par le gouvernement, pensant que « la liberté d’expression reste un droit fondamental » et qu’elle est non respectée par le pouvoir marocain.

    Œil sur les réseaux sociaux

    Constats :

    -Absence d’un Hachtag français spécifique au livre « Le Roi Prédateur », le seul Hachtag arabe utilisé est : # ‫المفترس‬ _ ‫الملك‬ utilisé par @abdelfadili

    -Hachtag utilisés : #MohamedVI #Maroc #Morocco #Marruecos

    -Comptes liés au sujet (les plus tagués) : @icembrero @el_pais @lemondefr

    Thèmes dominants

    -Les annonces de parution (liens vers les articles de presse et le web)

    -La censure (particulièrement des tweets étrangers)

    Le plus twitté : les bonnes feuilles par Vox Maroc

    Compte actif : @abdelfadiliGroupe ouvert : « le roi predateur »

  • Farid Chaoui invite à penser le hirak dans le temps long

    Réflexion autour des réformes

    Dans le monde politique, il y a les activistes. Ceux qui participent à une marche le matin, à une assemblée générale dans l’après-midi, trouvent le temps de signer une pétition entre les deux, et se déchaînent sur les réseaux sociaux le soir.

    Il y a ensuite ceux qui sont dans des organisations politiques. Leur activité est rythmée par celle de leur parti, auquel ils consacrent une partie de leur temps, selon leurs moyens, leurs responsabilités et leurs disponibilités.

    Et il y a une troisième catégorie, ceux qui tentent de comprendre l’évolution de leur temps, de décoder les évènements et de leur donner une orientation sur le long terme. Farid Chaoui fait indéniablement partie de cette catégorie. Leur souci n’est pas d’écumer les plateaux de télévision, ni de squatter les tribunes ou de monopoliser le débat. Ils essaient de créer des opportunités pour lancer des débats sur les grands thèmes politiques et de société de leur temps, et de rappeler les grands enjeux que le pays doit affronter. Ils s’inscrivent résolument dans le temps long, et refusent d’être entrainés dans l’immédiateté.

    La réflexion de Farid Chaoui relève de ce souci permanent de ne pas plier aux modes du moment. Sa contribution sur le hirak porte clairement cette marque. Il revient sur de grands mouvements sociaux qui ont marqué l’époque contemporaine, comme l’opposition à la guerre du Vietnam aux Etats-Unis dans les années 1960 e 1970, ou mai 1968. Il relève que ces mouvements, malgré leur ampleur exceptionnelle, n’ont pas débouché sur des bouleversements politiques ou institutionnels immédiats, mais qu’ils ont durablement marqué l’évolution des sociétés sur des décennies.

    Il rapporte cette réflexion au hirak, ce formidable mouvement populaire né en Algérie le 22 février 2019, et qui se poursuit encore avec la promesse de boucler une année dans un mois et demi. La vocation du hirak n’est pas de prendre le pouvoir en Algérie, mais d’opérer une sorte de reformatage de la vie politique sur le long terme. C’est dans la durée que ce mouvement portera ses fruits, en ouvrant des perspectives pour une nouvelle vision de la vie politique et institutionnelle, de la gouvernance et de l’organisation des rapports sociaux. C’est un texte qui mérite d’être lu et diffusé.

    Abed Charef

    La Nation, 5 jan 2020

    Tags : Algérie, Hirak, réforme,

  • Maroc : Nées le jour du mariage de Lalla Salma, des milliers de filles portent son prénom

    Le jour de son mariage, le roi du Maroc a organisé à ses frais, le mariage de milliers de couples marocains. Ces couples gardent le souvenir de leurs noces synchronisés avec un événement royal de grande importance.

    Mais il y a aussi les filles qui sont nées ce 22 mars 2002. Elles se comptent par milliers, elles ont aujourd’hui 17 ans et elles portent le prénom de Salma. Leurs mères leur ont donné ce prénom en guise de respect et considération envers celle qui est devenue la première dame du Maroc et la première épouse du souverain marocain à s’afficher en public et à mener des activités de la royauté moderne. C’est aussi une façon de leur souhaiter la même chance que celle de la princesse marocaine.

    Il y a lieu d’imaginer le déception de ces jeunes filles en sachant que celle qui porte leur prénom a disparu de la scène d’une manière pour le moins bizarre. Personne ne l’a vue ni entendue depuis ce fameux jour de décembre 2017 où elle s’est présentée avec une nouvelle coiffure au Musée Mohammed VI d’Art Moderne. Celles parmi elles qui sont superstitieuses vont probablement chercher à changer de prénom par crainte de subir le même sort que Lalla Salma.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma, mariage royal, divorce, disparition,

  • La crise libyenne dévoile la réalité du Maroc, un tigre en papier

    Les cartes du jeu ont été dévoilées par la crise libyenne. La communauté internationale attendait la fin du feuilleton de l’élection présidentielle en Algérie afin que celle-ci puisse prendre en charge le processus des négociations en Libye.

    Face aux avertissements d’Alger, les velléités guerrières d’Erdogan ont fait marche arrière. Les chefs de la diplomatie des parties intéressées et concernées par la situation à tripoli ont fait un véritable ballet à la capitale algérienne. Un ballet qui ne laisse aucun doute : l’Algérie est une puissance incontournable dans la région.

    Entre-temps, le Maroc aboie pour se faire entendre, se faire une place pour trouver un cavalier en vue de participer à ce ballet auquel il n’a pas été inventé. Le grand Maroc s’est avéré un tigre en papier. Alors, il multiplie les déclarations et les communiqués dans l’espoir de se faire inviter à un moment où Rabat se trouve en conflit avec tout son voisinage, son allié la France perd de plus en plus de terrain en Afrique et le pays se trouve assis sur une poudrière à cause de la crise financière et le poids de la dette.

    En vue de calmer sa population, le pouvoir marocain se tournera contre les sahraouis. La répression des sahraouis est le sport national favori au Maroc. Aucun parti ne s’y oppose ne n’y condamne. Même l’AMDH et Annahj Addimocrati se taisent pour ne pas incommoder le Makhzen dans sa politique saharienne.

    Tags : Maroc, Algérie, France, Libye,

  • L’Algérie, un rempart contre un scénario-catastrophe

    Le ballet diplomatique centré sur le règlement de la crise libyenne se poursuit jeudi à Alger avec l’arrivée des chefs de la diplomatie égyptienne et italienne, Sameh Choukri et Luigi Di Maio.

    En début d’après-midi, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu le ministre égyptien porteur d’un message du président Abdel Fattah Al Sissi.

    Sameh Choukri devrait avoir un tête à tête avec son homologue algérien, Sabri Boukadoum autour des derniers développements survenus sur la scène libyenne.Peu auparavant, Sabri Boukadoum a eu des discussions avec le ministre italien, Luigi Di Maio.

    La crise libyenne, la coordination avec Rome est « très bonne », a déclaré M. Boukadoum à l’issue de ses discussions avec M. Di Maio, tout en insistant sur un retour à la table des négociations avec « le soutien de la communauté internationale notamment celui des pays de la région ».

    “Tout le monde est d’accord pour un cessez-le-feu en Libye”, a indiqué de son côté Luigi Di Maio. Alger multiplie depuis quelques jours les initiatives diplomatiques pour parvenir à un cessez-le-feu en Libye en crise, alors que la bataille pour la prise de la capitale libyenne Tripoli s’intensifie entre les deux camps rivaux, le Gouvernement d’Union nationale (GNA) et les troupes du général à la retraite Khalifa Haftar.

    Soucieuse de rester à « équidistance » des deux camps, Alger a rejeté toute ingérence étrangère en Libye et a exhorté toutes « les parties libyennes à retourner rapidement à la table des négociations ».

    Lundi, en recevant le chef du GNA, Fayez El Serraj, le président Abdelmadjid Tebboune a eu à réitérer « l’attachement de l’Algérie à préserver la région de toute ingérence étrangère » au moment où la Turquie a décidé de déployer des troupes en Libye « en soutien » au GNA dans la bataille de Tripoli.

    F.Z

    La Tribune des Lecteurs, 10 jan 2020

    Tags : Algérie, Libye, Haftar, Tripoli,

  • Mauritanie : La banque Bouamatou ouvre deux nouveaux sièges à Nouadhibou

    La Générale Banque de Mauritanie (GBM), propriété de l’homme d’affaires vivant en exil depuis des années, Mohamed Ould Bouamatou, a ouvert deux nouveaux sièges dans la capitale économique Nouadhibou.

    La Directrice Générale de la GBM Leila Bouamatou, fille de l’homme d’affaires Ould Bouamatou, a évoqué à l’occasion de la cérémonie d’inauguration desdits sièges, ce qu’elle a appelé « les dures, injustes et arbitraires mesures de tout genre» imposées à son institution , après les performances considérables réalisées par la banque avant 2012, lorsque la GBM a obtenu 30% des marchés du secteur halieutique au niveau de Nouadhibou.

    L’inauguration en question s’est déroulée en présence des staffs des deux nouveaux sièges de la banque au niveau de la capitale économique, des autorités administratives et municipales, des élus et des acteurs économiques des secteurs publics et privés.

    Le ministre des pêches et de l’économie maritime avait adressé quelques semaines auparavant, une lettre au Directeur Général de la Société Mauritanienne de Commercialisation du Poisson (CMSP), l’informant de la levée du département de l’embargo de traiter avec la GBM.

    Le ministre indique dans ledit courrier, avoir reçu, au cours d’une visite de travail et d’information effectuée à Nouadhibou, des plaintes d’acteurs du secteur de la pêche, relatives à ce qu’ils appellent des préjudices subis, consécutifs, selon leurs témoignages, à la décision de la SMCP leur interdisant de traiter avec la banque de Bouamatou.

    Centre Essahraa

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