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  • Mauritanie : Economie- Bouamatou réhabilité

    Le premier Ministre, Isamel Ould Beda Ould Cheikh Sidiya, a remis vendredi soir une distinction à l’homme d’affaires mauritanien, Mohamed Ould Bouamattou, pour ses efforts d’investissement dans le pays.

    La distinction a été remise, en son nom, à l’homme d’affaires Aziz Ould El Mami dans le cadre d’une cérémonie grandiose qui a réuni tous les hommes d’affaires mauritaniens. Cette cérémonie officielle présidée par le premier Ministre mauritanien a été précédé par le retrait d’une plainte introduite contre lui par des Ongs manipulées par l’ancien régime.

    Déjà décoré pour ses services rendus à la Nation, en 2010, l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamattou, vivant depuis 2013 en exil, a opposé une farouche résistance à l’ancien président Mohamed Ould Abdelaziz qui n’avait pas ménagé l’instrumentalisation des institutions de la Justice et de l’Etat en général pour lui porter préjudice. Cela n’avait pas découragé l’homme d’affaires à continuer son combat contre le régime au péril de ses biens.

    Le régime de Mohamed Ould Abdelaziz n’avait ménagé ni les moyens de l’Etat, ni ses relations à l’extérieur dans son harcèlement de l’homme d’affaires qui lui était opposé.

    Malgré cette réhabilitation de l’ancien patron des patrons en Mauritanie, Mohamed Ould Bouamattou ne devrait revenir au pays qu’après l’annulation des poursuites judiciaires contre lui et un ensemble d’autres mauritaniens dont notamment Mohamed Ould Debagh et Limam Chaafi.

    Une autre poursuite au nom de l’Etat contre l’homme d’affaires via Interpol avait été rejetée par cette dernière pour ses motivations politiques flagrantes.

    Depuis son élection, le nouveau président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani s’est engagé dans une nouvelle dynamique de consensus politique pour régler les problèmes du pays et pour la mise en place d’un Etat de droit garantissant aux mauritaniens une réelle liberté.

    Un nouveau climat propice qui, rappelle-t-on, a déjà vu le retour au bercail, il y a quelques jours, de Ahmed Baba Ould Aziz, un autre homme d’affaires qui a eu maille à partir avec le régime Ould Abdelaziz.

    Source : L’Authentique, 28 déc 2019

    Tags : Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz, Mohamed Ould Bouamatou, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani,

  • Tunisie / Commémoration de la révolution dans un climat de morosité: la démocratie, c’est dur

    Pendant 8 ans, on avait commémoré la révolution du 14 janvier 2011 sur fond de désenchantement face à une crise multiforme qui ne fait que s’aggraver Ce sera malheureusement le cas cette année aussi.

    A mesure que les années passent, on prend de plus en plus conscience du prix à payer pour passer de la dictature à la démocratie. On s’aperçoit que celle-ci n’est pas la panacée.

    Au surplus, cette liberté que nous chérissons tant ne se décrète pas. Elle nécessite un long apprentissage, une nouvelle mentalité, des sacrifices et surtout elle n’a pas que des avantages, puisq’elle peut devenir une véritable malédiction si on en abuse.

    C’est ce à quoi Churchill voulait attirer notre attention quand il a défini la démocratie comme le pire de systèmes à l’exception de tous les autres.

    La démocratie, c’est la maîtrise de soi, c’est la rationalité, c’est la modération, c’est la tolérance, c’est le rejet de la violence, c’est le patriotisme, c’est toute une culture que nous n’avons pas encore. Ce qui ne veut pas dire qu’elle est hors de notre portée.

    Au contraire, de par notre histoire, notre homogénéité, notre tempérament pacifique qui privilégie les solutions pacifiques et les compromis, nous sommes peut-être le peuple arabe le mieux qualifié pour y accéder. Il suffit de faire les efforts qu’elle requiert.

    Leaders, 13 jan 2020

    Tags: Tunisie, printemps arabe, démocratie,

  • Algérie : Les partis se repositionnent

    FLN, RND, MSP… L’heure des repositionnements

    C’est l’heure des repositionnements chez nombre de partis, ceux de l’ex-allégeance notamment mais également chez ceux ayant longtemps évolué à la périphérie, ceci à la faveur de la nouvelle donne politique induite par l’élection du président de la République et la poursuite d’un mouvement populaire décidé à faire le grand ménage dans les mœurs en usage jusqu’ici.

    M. Kebci – Alger (Le Soir) – Exercice plus que délicat que celui auquel nombre de partis sont contraints par la force d’une nouvelle donne politique induite par la déferlante citoyenne du 22 février dernier qui impose, désormais, de nouvelles pratiques et mœurs politiques autres que celles ayant prévalu jusqu’ici.

    Un exercice à valeur de véritable pari pour, notamment, les partis de l’ex-allégeance, le duo FLN-RND en tête, cible privilégiée des millions de manifestants qui, depuis le 22 février écoulé et sans discontinuité, réclament leur mise au placard.

    Un duo qui s’efforce, une fois la grosse tempête passée, à la faveur surtout du déroulement, dans les conditions que l’on sait, de l’élection présidentielle du 12 décembre dernier, de sortir progressivement la tête de l’eau. Surtout que les deux partis qui ont de tout temps servi de façade partisane au pouvoir en place vivent de similaires situations avec pratiquement l’adoption de mêmes feuilles de route pour s’en sortir.

    D’ex-secrétaires généraux et nombre de cadres en détention provisoire et condamnés pour certains, pour des affaires de corruption, des secrétaires généraux intérimaires floués, ayant complètement perdu la boussole lors du dernier scrutin présidentiel et faisant face à des frondes de leurs bases militantes.

    Et face à ces tableaux de bord clignotant au rouge, les directions intérimaires du FLN et du RND adoptent le même antidote, soit mettre le cap sur des congrès à l’effet de conférer la légitimité à leurs directions avec la perspective chez le second de changer même de dénomination pour, en quelque sorte, se mettre à l’air du temps empreint de «dégagisme». Mais avant, on a pris le minutieux soin de signifier leur disponibilité à travailler avec le nouveau président de la République dans l’intérêt de l’Algérie et de son peuple, de saluer la composante du nouveau gouvernement, le dialogue inclusif auquel il appelle tout comme la mise sur pied d’un comité d’experts constitutionnalistes chargé d’élaborer des propositions en prévision d’une révision profonde de la Constitution. Manière à ces deux partis de se replacer et de se repositionner en vue des prochaines échéances politiques, élections législatives et locales probablement.

    Ceci dit, au sein des deux autres membres de l’ex-allégeance, le TAJ et le MPA dont les premiers responsables sont également en détention provisoire pour des affaires de corruption, le coma semble encore se prolonger. Ceci même si au sein du premier parti, on tente de se contenter du minimum requis avec des communiqués laconiques signés du président intérimaire du parti et dans lesquels il manifeste son soutien au nouveau Président et à toute sa démarche.

    Et dans le camp de l’opposition, certains partis, notamment ceux émargeant dans la mouvance verte, commencent à opérer un virage à 180 degrés, entamant un repositionnement en douceur.

    C’est le cas, notamment, du MSP qui, après avoir boudé à contre-cœur l’élection présidentielle du 12 décembre dernier, s’éloigne de plus en plus du mouvement populaire du 22 février qu’il a fait semblant d’accompagner jusqu’ici et dont la poursuite semble aller à contresens de sa volonté de renouer avec sa philosophie et sa doctrine entriste. D’où l’opération de charme que son président a entamée envers le président de la République. Dans une conférence de presse animée samedi dernier, Abderezzak Makri a déclaré que la fraude électorale exercée par la «Issaba» durant des années a empêché son parti d’atteindre le pouvoir. «Notre parti a subi l’injustice», a-t-il fait savoir, estimant que le défunt «Mahfoud Nahnah y était parvenu lors de l’élection de 1995, mais les résultats du scrutin avaient été falsifiés». Et au président du MSP de déclarer dans la foulée «œuvrer avec sérieux et efficacité à formuler des propositions sur l’amendement de la Constitution».
    «En vue de donner sa véritable valeur aux élections législatives, le gouvernement doit être issu de la majorité parlementaire.

    Si les Algériens sont d’accord pour un régime semi-parlementaire ou semi-présidentiel, le MSP ne s’y opposera pas», a estimé Makri, affirmant que «le gouvernement doit représenter la majorité plébiscitée par le peuple».

    M. K.

    Le Soir d’Algérie, 14 jan 2020

    Tags : Algérie, Hirak, partis, RCD, FFS, FLN, MSP, Constitution,

  • Algérie – Libye : Inverser la courbe

    Alors qu’en Libye on était à deux cheveux d’entrer dans la phase finale de la confrontation entre les belligérants de cette guerre qui n’en finit pas, et que des puissances étrangères préparaient déjà leur stratégie pour faire entrer leurs troupes sur les champs de la guerre, voilà que l’Algérie reprend l’initiative et engage un large mouvement de consultation qui a permis la visite du président du GNA, du ministre italien des Affaires étrangères, de celui de l’Egypte mais aussi de la Turquie, pour voir enfin les voix de la paix et du dialogue se repositionner dans cet échiquier des plus compliqués.

    Et presque naturellement, un axe Alger-Berlin s’est mis en place où la chancelière Merkel a pris langue immédiatement avec le président Tebboune pour pousser vers un cessez-le feu, en attendant de mettre en pratique les meilleurs moyens de relancer un vrai dialogue entre les parties en conflit en Libye.

    Ce nouveau souffle imprégné par les deux Capitales, allait reculer les tambours de la guerre et permettre de pousser au plus loin l’option du dialogue. Une option qui a pris plus d’épaisseur avec l’appel des présidents russe et turc pour taire les armes. Un appel qui, enfin, allait être accepté hier, aussi bien par les groupes fidèles à As-Serraj que ceux fidèles au maréchal Hafter.

    Ce retour de l’Algérie sur le dossier libyen, a encouragé les autres groupes qui travaillent sur une solution négociée au conflit à bouger plus et reprendre l’initiative. Et c’est ce qui s’est concrétisé avec la visite du ministre congolais des Affaires étrangères, émissaire du président congolais, Denis Sassou N’Guesso, président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, porteur d’un message du président Denis Sassou N’Guesso pour l’organisation d’un sommet des chefs d’Etat membres de ce Comité à un sommet.

    Ainsi, en Afrique et en Europe on croit possible de reprendre le chemin du dialogue, tel que toujours préconisé par l’Algérie et on voit ici et là que l’opportunité est cette fois bien réelle, notamment avec le retour remarqué d’Alger sur la scène internationale et le rôle central qu’elle peut jouer grâce à son poids politique et diplomatique pour inverser cette courbe guerrière qui s’est installée dangereusement ces derniers mois.

    Par Abdelmadjid Blidi

    Ouest Tribune, 12 jan 2020

    Tags : Algérie, Libye, Russie, Turquie, Haftar, Sarraj, Tripoli,

  • Maroc – Pays Bas : Lilian Marijnissen écrit sur le Rif et les prisonniers politiques rifains

    2020-01-09

    Après sa visite à Arif, Lilian Marijnissen, chef du parti du Parti socialiste, a écrit ce qui suit sur sa page Facebook:

    Ils ont pris des années de prison pour avoir participé à une manifestation pour de bons soins, un travail équitable et contre la corruption. Ou bien pour avoir distribué un “j’aime” sur Facebook. Aux Pays-Bas, cela est impensable, mais dans la région du Rif au Maroc, de nombreuses personnes sont touchées. Ces derniers jours, je me rendais dans le nord du Maroc avec mon collègue Sadet Karabulut pour en savoir plus sur les manifestations et la répression des populations de la région du Rif.

    Ce qui a commencé avec la mort d’un marchand de poisson innocent à Al Hoceima en octobre 2016, est devenu un énorme mouvement de protestation, le mouvement Hirak. Ce mouvement lutte pour une bonne éducation, pour le travail de tous, contre la corruption et pour un hôpital pour les nombreux cancéreux de la région. Il y en a beaucoup à cause de l’histoire de la guerre avec des armes chimiques dans la région. Des choses qui sont normales pour nous, mais qui manquent dans le Rif. La région est négligée et désavantagée depuis des décennies. En raison de la grande pauvreté, il y a peu de perspectives pour les jeunes. La moitié des gens ne peuvent pas aller à l’école. Beaucoup de gens se sont éloignés pour construire une vie ailleurs. Le roi du Maroc, avec un petit groupe de personnes, a beaucoup de pouvoir dans le pays. Toutes les formes de protestation sont supprimées. Il y a beaucoup de corruption et c’est principalement un petit groupe de personnes qui en profite.

    Depuis le début des manifestations en 2016, des centaines de personnes ont été arrêtées et détenues. Ce sont des prisonniers politiques. Les personnes qui ont été emprisonnées, purement et simplement parce qu’elles ne sont pas d’accord avec le gouvernement. Ils ont été libérés de leur lit au milieu de la nuit et souvent enlevés avec violence. Sans pouvoir dire au revoir à leur famille. Ils ont ensuite été contraints d’avouer sous la torture quelque chose qu’ils n’avaient pas fait du tout et ont disparu en prison. Nous avons entendu des organisations de défense des droits humains et des personnes détenues que les processus n’étaient pas équitables.

    L’un de ces prisonniers politiques est Nasser Zafzafi. Il est considéré comme l’un des leaders des manifestations et a été condamné à vingt ans de prison. À Al Hoceima, nous avons rencontré ses parents. C’était très impressionnant. Ils nous ont parlé de Nasser. À propos de la lutte qu’il mène pour une vie meilleure pour les habitants du Rif. Pour qu’ils n’aient pas à s’éloigner, mais qu’ils puissent construire un avenir. Ils ont également expliqué que malgré toute la misère et le manque quotidien de leur fils, ils resteront fidèles aux exigences sociales du mouvement. Parce que pour eux, et pour tous ces autres, c’est la seule chance d’avoir une vie meilleure au Maroc.

    Qu’est-ce qui peut aider les gens là-bas dans leur lutte? Pression d’autres pays sur le Maroc. C’est pourquoi nous continuerons d’exhorter le gouvernement à appeler le Maroc à libérer les prisonniers politiques.

    Source

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, Pays Bas, Parti Socialiste,

  • Fin du scénario « éco-colonislialiste » : Desertec déserte l’Afrique

    «Une nation dont le peuple est incapable de concevoir l’avenir est condamnée à périr.»
    Miyamoto Musashi, un samouraï du XVIe siècle:
    Un scoop s’il en est! Desertec qui devait amener les lumières à la région Mena (Afrique du Nord,Moyen-Orient) a décidé de jeter l’éponge en abandonnant ce projet pharaonique qualifié pour certains d’un retour du colonialisme sous couvert d’éco-économie avec ce fameux slogan trompeur winn-winn. Nous allons dans ce qui suit expliquer ce qui a conduit ce consortium à arrêter l’aventure de l’électricité saharienne sans que des signes avant-coureurs ne soient apparus, si ce n’est peut-être le retrait de la multinationale Siemens du groupe en novembre dernier.
    Qu’est-ce que Desertec? (Desertec International Initiative)
    C’est une initiative au départ typiquement allemande qui avait pour objectif de couvrir les besoins de ce pays à l’horizon 2050. Ces besoins remontaient dans la stratégie initiale à 15% que l’Allemagne se devait d’importer de deux sources possibles: soit de la Finlande à partir de l’électricité d’origine hydraulique, soit à partir du «Sud» à partir du renouvelable (solaire et éolien) du Sahara. Le scénario DP 2050, suppose un bouleversement du mix énergétique actuel des pays concernés.
    L’Europe, pour sa part, s’etait fixé comme objectif, une part de 20% des énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2020, dans le cadre du paquet énergie-climat.
    Desertec représente la vision d’un approvisionnement énergétique durable dans les déserts du monde entier. DII compte toujours des partisans, dont le conglomérat allemand RWE, qui souhaite étendre son secteur de l’énergie renouvelable. Au Maroc, le pays maghrébin qui soutient le plus Desertec, RWE négocie actuellement avec des partenaires afin de créer une coalition, la première étape d’un projet de construction de centrales photovoltaïques et d’éoliennes de 50 MW dans le royaume.(1)
    Le Royaume du Maroc bénéficiaire de l’expertise de Desertec

    Il y a trois semaines nous avons pris connaissance de la Déclaration Paul Van So P-DG de DII sur le lancement de la construction d’une centrale solaire à Ouarzazate: «Nous sommes ravis d’assister au lancement de la construction de la première usine de 160 MW de l’énergie solaire… Cet événement marque un jalon important non seulement dans le développement du plan solaire marocain ambitieux, mais aussi dans sa transition du concept à la réalité, le développement d’actifs de production d’énergie renouvelable à l’échelle des services publics dans la région Mena» Dans ce cadre une étude de stratégie énergétique prévoit que d’ici 2050, la demande marocaine en électricité domestique pourrait atteindre 130 t Wh. En plus d’une forte dépendance aux énergies fossiles, le Royaume importe 20% de sa consommation d’électricité. Selon l’étude de DII, les différents projets vont créer une croissance interne et de nouveaux postes d’emploi.
  • Qui est la nièce du roi du Maroc citée dans l’affaire Lamine Diack ?

    L’ancien président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF), Lamine Diack, sera jugé ce lundi devant le tribunal de Paris avec son fils et quatre personnes soupçonnées d’être impliquées dans un système de corruption dédié à la protection des athlètes russes dopés, un scandale qui a explosé en 2015.

    Le Sénégalais de 86 ans a été président de l’IAAF (maintenant appelé World Athletics), pendant 16 ans jusqu’à ce qu’il soit remplacé par le britannique Lord Coe en août 2015. Trois mois après son départ de l’IAAF, des rumeurs de sa participation présumée à une conspiration pour enterrer les tests de dopage avec des résultats positifs des athlètes russes en échange d’argent.

    Son arrestation a eu un impact sur l’IAAF, nuisant gravement à la crédibilité de l’athlétisme. En outre, en janvier 2016, un rapport de l’Agence mondiale antidopage a conclu que Diack était responsable de l’organisation et de l’autorisation du complot et de la corruption qui ont eu lieu à l’IAAF.

    Les procureurs français allèguent également que Diack, ancien maire de Dakar au Sénégal, a utilisé une partie des paiements acheminés via la base de l’IAAF à Monaco pour financer des campagnes politiques dans son pays d’origine.

    Il a désormais rendez-vous avec les juges de la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris à 12h30 pour répondre des crimes dont il est accusé. Diack encourt jusqu’à dix ans de prison et une lourde amende, mais il n’est pas le seul accusé.

    L’ancien assistant juridique de Diack, Habib Cisse, accusé de complicité de corruption et l’ancien chef du dopage Gabriel Dolle (corruption) pour ses rôles dans le complot présumé, comparaîtront également devant le tribunal.

    Le fils de Diack, Papa Massata Diack, sera également jugé, mais en son absence. En 2016, l’athlétisme a été interdit à vie et est maintenant accusé d’avoir joué un rôle central dans le complot présumé de corruption, de blanchiment d’argent, de dissimulation et d’abus de confiance.

    L’ancien chef russe de l’athlétisme et trésorier de l’IAAF, Valentin Balakhnichev, devra également témoigner des accusations de corruption et de blanchiment d’argent et de l’entraîneur russe de demi-fond Alexei Melnikov pour corruption. Les deux seront jugés par contumace. A l’instar de Diack, les cinq accusés nient les chefs d’accusation.

    Selon des informations rapportées par France TV Info, « on a retrouvé au bras d’une nièce du roi du Maroc » un des bijoux que Papa Massata avait coutume d’acheter « notamment chez trois boutiques de luxe » à Paris. Il s’agit probablement de Lalla Soukeina connue pour son goût pour les cadeaux de luxe. Elle en a reçu un à Bruxelles, où selon le journal dh.be, « Philippe Latteur, un Bruxellois ayant gagné de l’argent dans le commerce informatique, fait la rencontre d’une magnifique jeune femme dont il est tombé éperdument amoureux ».

    Selon la même source, « il ignore alors que la si jolie jeune femme qu’il croise à Agdal, un quartier branché de Rabat, n’est autre que la princesse Lalla Soukaïna, nièce du roi Mohammed VI » à qui il a offert une « bague de fiançailles ». « Après s’être imaginé qu’il pouvait courtiser la perle du Maroc, il cherche à récupérer sa bague de fiançailles », ajoute le média belge.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Soukayna, Philippe Latteur, Association internationale des fédérations d’athlétisme, IAAF, Lamine Diack, Papa Massata Diack,

  • Maroc : La société civile ignore les rifains et les sahraouis dans le dossier des droits de l’homme

    Une question envahit les esprits des activistes marocains. Si Omar Radi avait été rifain, aurait-il eu droit à cet élan se solidarité et cette mobilisation menée par la société civile marocaine ? Rien n’est moins sûr.

    Les marocains, qu’ils soient de gauche, de droite, du centre ou de Jupiter, sont unanimes sur la volonté d’anéantir les sahraouis et les rifains à cause de leur courage et détermination à défendre leur liberté. Ils ont incapables de voir la réalité en face : Le Maroc n’est rien sans la protection de la France. Malgré cette protection et le soutien inconditionnel de la première puissance du monde, les Etats-Unis, les terroristes marocains ont échoué à mater l’esprit de résistance de ce grand peuple propriétaire légitime des immenses ressources naturelles du Sahara occidental qui font baver le Makhzen et ses maîtres impérialistes.

    La lutte du peuple sahraoui a poussé le pouvoir marocain à se prostituer à un prix chimérique auprès des puissances internationales. Cette vérité ne la verront jamais ces sujets que les autorités marocaines manipulent à leur guise en vue de semer la terreur en Europe. La réalité que veut que le Maroc est le premier fournisseur d’une drogue qui finance le terrorisme au Sahel et le premier fournisseur de terroristes et de prostituées dans le vieux continent.

    Encore une fois, les marocains n’ont pas raté l’occasion leur haine et animosité envers les sahraouis. Même une association aussi respectable que l’AMDH a opté pour ignorer les braves combattants de la liberté et la dignité. Dans ce sens, elle emboîte les pas de son créateur, la prétendue gauche radicale marocaine représentée par Annahj Addimocrati, un parti microscopique qui n’a aucune représentation au Parlement marocain et que le pouvoir utilise pour projeter une image d’ouverture à l’extérieur. L’AMDH et Annahj Addimocrati ne font exception dans le schéma politique marocain. La haine du sahraoui est un sport national très bien instrumentalisée par la clique de Mohammed VI. Il paraît que les rifains ont été mis dans le même panier que les sahraouis. Le Makhzen a réussi à monter les marocains contre le Rif. Les prisonniers rifains risquent de moisir dans leurs cellules sans que les marocains expriment la moindre pitié pour leur sort.

    Seule dans sa cellule isolée, Nasser Zefzafi est convaincu que la prétendu société civile marocaine ne bougera pas un petit doigt pour sa libération. Une société civile qui représente une copie authentifiée de la violence et le terrorisme d’Etat qui sévit au Maroc. Non sans raison, les marocains ont semé la zizanie en Europe.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, AMDH, Annadj addimocrati, La Voie Démocratique, droits de l’homme, Sahara occidental, Rif, Hirak, rifains, Nasser Zefzafi,

  • Algérie : Grand succès de la diplomatie algérienne

    Après les forces de Khalifa Haftar, le Gouvernement d’union nationale libyen (GNA), reconnu par l’ONU, a annoncé hier qu’il accepte le cessez-le-feu auquel ont appelé plusieurs pays, ouvrant la voie à un retour au calme en Libye, après un risque de guerre aux conséquences catastrophiques.

    Le Gouvernement d’union nationale (GNA), a accepté dimanche l’appel àun cessez-le-feu en Libye, lancé par Moscou et Ankara, quelques heures après l’annonce par le maréchal Khalifa Haftar,de la cessation des hostilités. En réponseà l’appel mercredi des présidents turc, Recep Tayyip Erdogan, et russe, Vladimir Poutine, le chef du GNA, Fayez al-Sarraj, a annoncé dans un communiqué “un cessez-le-feu à partir du (dimanche) 12 janvier à 00H00”, soulignant le “droit légitime” de ses forces de “riposter à toute attaque ou agression, qui pourrait provenir de l’autre camp”.

    Dans la soirée de samedi, les forces de Khalifa Haftar avaient annoncé un cessez-le-feu, à partir de dimanche 00H00 (22H00 GMT), en réponse à l’appel lancé mercredi, par Moscou et Ankara. Mais, les forces de Haftar, basées à Benghazi dans l’Est libyen, ont prévenu que ce cessez-le- feu, dans un bref communiqué, que la “riposte sera sévère en cas de violation de la trêve par le camp adverse”, en allusion aux forces du Gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli. Avant l’annonce du maréchal Haftar, le président Russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel, s’étaient rencontrés samedi à Moscou.

    “Je compte vraiment sur le fait que dans quelques heures, (…) comme nous l’avons demandé avec le président turc, (Recep Tayyip) Erdogan, les parties au conflit libyen cesseront le feu”, avait déclaré M. Poutine, à l’issue de la rencontre. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, et son homologue russe Vladimir Poutine, ont appelé mercredi à Istanbul, à l’instauration de ce cessez-le-feu et samedi, la Turquie a demandé à la Russie, de convaincre le général Haftar de le respecter.

    L’Algérie salue le cessez-le-feu

    Par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, l’Algérie salue la décision de cessez-le-feu déclarée en Libye par les forces du maréchal Khalifa Haftar, et approuvée par le Gouvernement d’union nationale. L’Algérie appelle ainsi les différentes parties libyennes, à respecter le cessez-le-feu et de revenir rapidement au processus de dialogue national inclusif, pour arriver à une solution politique et pacifique, qui prenne en compte l’intérêt supérieur de la Libye et de son peuple, a indiqué le communiqué de la diplomatie algérienne. Le communiqué, signé par le porte-parole du MAE Abdelaziz Benali Chérif, rappelle la position constante de l’Algérie, appelant à une solution politique et pacifique, par le biais d’un dialogue entre Libyens. L’Algérie poursuivra ses efforts pour arriver à une solution politique et pacifique, garantissant l’unité du peuple libyen et sa souveraineté, précise-t-on.

    Poursuite des efforts de médiation de l’Algérie

    L’Algérie poursuit de son côté, ses efforts de médiation dans la crise libyenne, notamment sur le front africain, et multiplie les consultations avec les pays de l’Union africaine, autant qu’avec les pays européens, dont l’Italie. Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avait reçu samedi à Alger, le ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération, Jean-Claude Gakosso. Un communiqué de la présidence de la République indique en effet, que le président Abdelmadjid Tebboune a reçu le ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération, Jean-Claude Gakosso. Celui-ci, précise t-on de même source, lui a remis un message du Président congolais, en sa qualité de président du Comité de haut niveau de l’Union africaine (UA), sur la Libye. Ce message est “une invitation adressée au président de la République, pour assister à la réunion que

    le Comité compte tenir le 25 janvier courant”, précise le communiqué. ’’L’audience a été l’occasion d’évaluer la situation en Libye, ce pays frère, et l’échange de vues sur les voies à même de mettre fin aux hostilités et aux ingérences étrangères, et de dynamiser le processus des négociations entre les parties libyennes, ainsi que le rôle de l’UA dans la relance du processus de paix dans ce pays frère, loin de toute ingérence étrangère”, ajoute la même source.

    Soucieuse de rester à “équidistance” des deux camps, Alger a rejeté toute ingérence étrangère en Libye, et a exhorté toutes “les parties libyennes à retourner rapidement à la table des négociations”. Lundi dernier, en recevant le chef du GNA, Fayez El Serraj, le président Abdelmadjid Tebboune avait rappelé “l’attachement de l’Algérie à préserver la région de toute ingérence étrangère”, au moment où la Turquie a décidé de déployer des troupes en Libye, “en soutien” au GNA dans la bataille de Tripoli. Au terme de cet entretien, l’Algérie a appelé la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité, à “prendre ses responsabilités” et à “imposer un cessez-le-feu”. L’appel d’Alger a été suivi mercredi, par la Turquie et la Russie, dont les deux dirigeants,

    Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine, ont appelé à Istanbul, à un cessez-le-feu à partir de ce dimanche 12 janvier à minuit, en Libye. Avec l’Italie par ailleurs, l’Algérie enregistre “une convergence de vues sur la nécessité d’intensifier les efforts pour un cessez-le-feu immédiat”, explique un communiqué de la présidence de la République. Cessez-le-feu est un prélude, estime t-on à Alger, “à la reprise du dialogue entre les parties libyennes belligérantes, à même de trouver une solution politique qui garantit l’unité du peuple libyen et l’intégrité territoriale de la Libye, et préserve la souveraineté nationale, loin de toute pression et ingérence étrangère.” Enfin, la Chancelière allemande, en visite en Russie pour la première fois depuis le printemps 2018, a dit espérer pouvoir bientôt lancer “les invitationspour une conférence à Berlin sous nl’égide de l’ONU”, afin que la Libye puisse redevenir un pays “souverain et pacifié

    Par : LAKHDARI BRAHIM

    Le Midi Libre, 13 jan 2020

    Tags : Algérie, Libye, Russie, Turquie, Haftar, Sarraj, Tripoli,

  • Tunisie : Fausse polémique au sujet du vol présidentiel pour se rendre au Sultanat d’Oman

    La polémique s’est emparé des réseaux sociaux. Son principal sujet ? Les frais de la participation du président tunisien Kaïes Saïed aux obsèques du Sultan d’Oman auxquels il s’est rendu en avion particulier à l’instar de la majorité des Chefs d’Etats venus dire un dernier adieu au Sultan d’État pacifique et stable.

    Selon des observateurs, dans tous les pays du monde les frais de transport du chef d’État sont payés par l’Etat-même. Par conséquent, le leader tunisien n’a rien à se reprocher, puisqu’il n’a fait qu’emboîter le pas aux autres dirigeants de la planète.

    Tags : Tunisie, Kaïes Saïed, polémique, transport, Sultanat d’Oman, vol présidentiel,