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  • Voilà pourquoi la Guinée Bissau a ouvert un consulat au Sahara Occidental

    Le 23 juillet 2014 président de l’Assemblée Populaire de Guinée-Bissau sollicite, à travers sa lettre à son homologue marocain un soutien financier de la Chambre des Représentants, d’au moins 600 millions de FCFA (soit 916.000 euros), et pour couvrir une partie des besoins en budget de fonctionnement et de remise en marche des services de son institution, qui s’élèvent à 2 milliards 500 millions de FCFA (soit 3186793 euros).

    Le responsable guinéen précise que son pays a besoin d’une “assistance permanente et un soutien financier”.

    Quatre ans plus tard, en mai 2018 plus précisément, cette même assemblée a reçu 90 voitures offertes par le roi du Maroc pour acheter la volonté des députés de cette république bananière africaine ne sont pas suffisantes pour satisfaire tout le monde. En effet, il y a 90 véhicules “4×4” alors qu’ils comptent 102 députés guinéens. Ce qui a laissé place à une bagarre entre parlementaires. Evidemment, certains ne voulaient pas rater leur part du gâteau. Même ceux de l’opposition.

    C’est ainsi que le Maroc a réussi à le soutient de certains pays africains, en stimulant la corruption et l’esprit de mercenariat. Certains de ces pays ont procédé dernièrement à l’ouverture d’un consulat dans un pays où ils n’ont aucun résidant, le Sahara Occidental. Le Maroc a payé leur contribution à l’ONU, ils venaient tous d’être dépourvus du droit de vote en raison du manquement au paiement de leurs dûs.

     

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Guinée Bissau, Côte d’Ivoire, République Centrafricaine, Comores,

  • Libye : le Maroc exclu du dossier après des années de lobbying

    Alors que Rabat cherchait à se positionner comme acteur incontournable dans le dossier libyen, il vient d’en être totalement exclu. Un échec pour la diplomatie marocaine, qui voit l’Algérie lui ravir sa position

    Malgré d’intenses efforts de lobbying, Rabat a été écarté des négociations dans la crise libyenne. Son exclusion de la conférence de Berlin, qui s’est tenue le 19 janvier, n’a pas manqué de provoquer l’indignation de la diplomatie marocaine.

    « Le Royaume du Maroc a toujours été à l’avant-garde des efforts internationaux pour la résolution de la crise libyenne », s’est étonné, dans un communiqué du 18 janvier, le ministère des Affaires étrangères, non sans exprimer son « profond étonnement quant à son exclusion ».

    Rabat ne comprend pas non plus, souligne le communiqué de Nasser Bourita, « ni les critères ni les motivations qui ont présidé au choix des pays participant à cette réunion », taclant au passage l’Allemagne : « Le pays hôte de cette conférence, qui est loin de la région et des complexités de la crise libyenne, ne saurait la transformer en instrument de promotion de ses intérêts nationaux. »

    La colère du Maroc est si vive qu’Emmanuel Macron a dû, le même jour, appeler Mohammed VI pour éteindre l’incendie. « Le rôle important du Royaume du Maroc et ses efforts reconnus, depuis de longues années, en vue de la résolution de la crise dans ce pays maghrébin ont été soulignés. Ces efforts ont, notamment, produit l’accord de Skhirat, entériné par le Conseil de sécurité [de l’ONU] et soutenu par la communauté internationale », a rappelé un communiqué du cabinet royal le 18 janvier au sujet de la discussion.

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    Tags : Maroc, Algérie, Libye, Sahel, Tripoli,

  • Maroc : Samira Sitail, Directrice de l’Information de 2M, virée

    En octobre 2014, un hacker qui sévissait sous le pseudo de @chris_coleman24 a fait irruption sur la toile avec la publication de milliers de documents confidentiels de la diplomatie et des services secrets marocains.

    Alléguant vouloir « déstabiliser le Maroc », Chris Coleman a visé quelques personnages en particulier. La première fut Mbarka Bouaida, probablement à cause de ses origines sahraouies.

    A l’époque, Mme Bouaida venait d’être nommée ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères. Poussée par la naïveté, elle croyait pouvoir, à elle seule, bousculer la balance du conflit du Sahara Occidental en faveur du Maroc. Elle s’est donnée à fond contre ses compatriotes au point de négliger sa famille. Une lettre adressée à son époux dévoile des problèmes conjugaux en raison des absences constantes à l’étranger pour prêcher la prétendue marocanité du Sahara Occidental. La publication de cette lettre a dû être mortelle pour la ministre. Elle y parlait des problèmes de son mari avec l’alcool.

    L’autre personnalité visée était le chef de la diplomatie à l’époque Salahedinne Mezouar qui a été ridiculisée par son initiative d’aller quémander chez son homologue français Laurent Fabius une intervention auprès de l’administration française du travail pour que sa fille puisse avoir le permis de travail qui lui permettra d’être engagée par la société McKinsey.

    De nombreux mails prouvent le lien de Samira Sitaïl, la directrice de l’information de la chaîne de télévision 2M avec Mourad El Rhoul, le chef de -cabinet de Yassine Mansouri, le directeur de la DGED, les services de renseignements extérieurs.

    Dans un article consacré à ce sujet, Ahmed Benchemsi, fondateur du magazine Tel Quel et fonctionnaire à Human Rights Watch, a qualifié Mme Sitaïl, « informatrice zélée des services de renseignement –à en croire plusieurs mails révélés par le hacker » Coleman. Pour lui, elle « ne semble pas spécialement sur un siège éjectable » à cause de « l’absence de culture de reddition des comptes est telle que, même grillés, les « honorables correspondants »… restent en poste, à l’indifférence amusée du public ».

    Ironie du sort, aujourd’hui Samira Sitaïl a été éjectée pour sauver la chaîne d’une faillite sûre. En espérant assainir ses comptes, 2M est devenue payante à l’étranger. Bien sûr, au détriment des poches de la communauté marocaine en Europe.

    Tags : Maroc, marocleaks, Samira Sitaïl, 2M, chris coleman, hacker, DGED, Mourad El Rhoul,

  • Morocco’s infrastructural investment gap is hitting rural areas hardest

    As Africa’s sixth-largest economy, with a GDP per capita of just over $3,000, Morocco is certainly no economic minnow. Although growth has slowed of late, it measured a healthy 2.95 percent across 2018 and inflation remains low. But there is still work to do – particularly in terms of the country’s infrastructural development. According to the Global Infrastructure Hub (GI Hub), in the years leading up to 2040, Morocco is set to face an infrastructural investment gap of $37bn.

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    Tags : Morocco, economy, finance, infrastructural investment,

  • Morocco: Report highlights inequities caused by increased privatisation of education

    New research commissioned by Education International warns against the rampant privatisation of Moroccan schools, stressing that it has not improved learning outcomes, but has created a ‘multi-speed’ society. Entitled Privatisation of Education in Morocco – A Multi-Speed…

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    Tags : Morocco, education, education privatisation,

  • Maroc : Le prince Hicham Alaoui s’affiche avec sa mère à l’occasion de la présentation de son doctorat

    A l’occasion de la présentation de sa thèse de doctorat « Islam et laïcité, le pacte démocratique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord » à l’Université d’Harvard, Hicham Alaoui a profité pour s’afficher avec sa mère la Princesse Lamia Solh avec un texte dédicacé.

    « Après le débat de ma thèse à l’Université d’Oxford le 28 janvier, la première chose que j’ai faite a été de me faire photographier avec ma mère la princesse Lamia Solh qui a cultive dans mon esprit l’amour de la connaissance et la science depuis mon enfance », a-t-il écrit.

    « C’est à elle que le dédie ce travail académique et à toute ma famille, grands et petits et à tous les fans de la connaissance et l’investigation scientifique », ajoute Hicham Alaoui  qui a rappelé que sa tante Ouleya Solh a aussi étudié à la même université.

    Selon lui, sa thèse actuelle est une étude qui tente de « concilier politique et religion ».

    Pour rappel, Hicham Alaoui est le cousin germain du roi du Maroc Mohammed VI et petit-fils du premier roi du Maroc indépendant. Il est interdit d’entrée aux palais royaux du souverain en raison de sa position en faveur de l’établissement d’une monarchie parlementaire dans laquelle le roi règne sans gouverner.

    Les autoproclamés opposants au Makhzen mène une campagne de dénigrement contre Hicham Alaoui télécommandée par le palais royal en vue de contenir son influence. En vain ! Son dernier poste sur Facebook a récolté en quelques heures plus de 12.000 « likes ». Il est le seul marocain qui peut aspirer à un tel score grâce à l’efficacité de son travail dans la défense de la voie démocratique au Maroc. Une popularité dont son jaloux les pseudo-démocrates marocains toujours prêts à dégainer sur tout ce qui bouge. A l’instar de leur Makhzen, ils portent la violence dans leur ADN.

    Tags : Maroc, monarchie alaouite, Mohammed VI Hicham Alaoui, prince rouge,

  • Morocco: Silencing the Last Dissenting Voices

    They are not political figures, professional journalists or activists, but mostly just ordinary Moroccans: young secondary school students, aspiring singers, shopkeepers or among the unemployed. All are young, some in their teens. What they have in common is that they generally…

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    Tags : Morocco, repression, 

  • Maroc : premier cas de coronavirus dans un restaurant chinois à Fès (vidéo)

    Selon une vidéo diffusée par le journaliste Mohamed Erradi Ellili, un premier cas du coronavirus a été détecté dans un restaurant chinois à Fès. Un des employés chinois du restaurant qui vient de rentrer de la Chine est décédé suite à sa contamination par le coronavirus.

    Dans la vidéo, vous pouvez voir les images du restaurant concerné ainsi que les sons de l’ambulance qui arrive sur le lieu pour évacuer la victime et prendre les mesures nécessaires. On voit aussi des citoyens qui passent avec un masque sur le visage.

    Entre vents et marées, les autorités de la ville ont reçu l’ordre de la discrétion pour éviter de semer une ambiance de panique qui pourrait avoir des répercussions néfastes sur l’économie, notamment le secteur du tourisme, principale source des finances de l’État.

    Faute de moyens matériels, une épidémie de coronavirus serait fatal pour l’Etat marocain dont les indicateurs économiques ne tombent pas du rouge.

    Tags : Maroc, coronavirus, épidémie, restaurant chinois, Fès,

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=8e2ah6DCoIk&w=560&h=315]
  • France must reckon with its dark history in Algeria. It’s not too late.

    It took France more than half a century to start owning up to its collaboration in the Holocaust during World War II. In 1995, President Jacques Chirac formally admitted that his fellow countrymen had willingly helped to round up Jews before sending them to be murdered in Nazi concentration camps. President Emmanuel Macron recalled Chirac’s apology during…

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    Tags : Algeria France, Memory, colonization,

  • Gouvernance et pouvoirs politique et militaire: De grands défis sur la table

    par Ghania Oukazi

    La visite effectuée hier par le président de la République au siège du ministère de la Défense nationale augure d’un redéploiement stratégique des forces armées, de leurs responsables et de leurs missions, en particulier celles des services du renseignement.

    La montée aux Tagarins, au siège du MDN, hier, de Abdelmadjid Tebboune intervient au moment où la crise libyenne s’impose à l’Algérie pour la (re)placer comme pays pivot de la région dans son règlement «politique et pacifique». Ces qualificatifs diplomatiquement corrects ne l’empêchent pas d’avoir les yeux braqués sur les grandes difficultés auxquelles elle doit faire face pour préserver la paix, la sécurité et la stabilité de ses vastes territoires. Ses 1.000 km de frontières avec la Libye la mettent sur la première ligne du front le plus enflammé. L’armée nationale qui s’est depuis 2011, après les bombardements atlantistes sur la Libye suivis de l’assassinat du leader de la Jamahiriya, le colonel Maâmar Kadhafi qui selon des hauts responsables militaires algériens «savait bien protéger ses immensités désertiques mitoyennes aux nôtres», connaît parfaitement les enjeux géostratégiques qui lui sont imposés et les moyens humains et matériels qu’ils exigent. Son déploiement tout au long des frontières des quatre coins du pays lui permet de mesurer les pressions qui rythment la guerre que des pays occidentaux et arabes entretiennent en Libye en sachant pertinemment qu’elle crache obligatoirement des conséquences effrayantes sur les pays du voisinage.

    Les forces armées nationales ont été équipées ces dernières années par des matériels sophistiqués «de dernière génération», dit-on, de contrôle, de surveillance et de protection des frontières et de l’ensemble des territoires. Les lourds contrats d’armement conclus entre 1999 et les années 2000 avaient d’ailleurs provoqué de venimeux commentaires d’officines régionales et internationales qui ont toujours cherché à opposer l’Algérie à son voisin de l’Ouest.

    «L’armée a ce qu’il faut pour protéger le pays»

    Le recentrage des rôles et missions des pays voisins sur impulsion des pays qui ont participé à la conférence de Berlin pour la paix en Libye conforte l’Algérie dans ses approches militaires et sécuritaires et sa persistance à vouloir une solution politique à la crise libyenne et au Mali. Sa lutte contre le terrorisme dans les années 90 lui a permis d’acquérir une expérience «sécuritaire» rare à travers le monde. Des observateurs pensent cependant que les Occidentaux veulent occuper l’Algérie par le conflit libyen et pourquoi pas la pousser à conclure de nouveaux contrats d’armement. Les spécialistes du domaine militaire affirment que «l’armée a ce qu’il lui faut pour protéger le pays». L’Algérie sait aussi que les pays occidentaux qui interviennent militairement en Libye veulent aussi la narguer parce qu’elle a toujours refusé de le faire malgré leur insistance. Son refus de faire sortir son armée au-delà de ses frontières pour nettoyer la Libye ou le Mali lui est comptabilisé comme «faute».

    Le président de la République, chef suprême des armées, a certainement abordé hier ces questions que la conjoncture pose au pays et l’oblige à leur trouver des réponses qui ne lui font pas perdre de vue ses intérêts nationaux, régionaux et, au-delà, géopolitiques.

    Sa rencontre avec le chef d’état-major par intérim de l’ANP ainsi que les hauts responsables militaires répond certainement à des raisons évidentes d’une mise à jour de l’ensemble des corps d’armée conformément aux exigences de l’heure. Le statut d’intérimaire du général major Saïd Chengriha à la tête de l’état-major de l’ANP devrait en principe être changé soit par sa confirmation au poste ou son remplacement par un de ses collègues. Sa nomination par le président de la République comme tel laisse penser qu’il a refusé certaines missions en premier celle de siéger dans le gouvernement en tant que vice-ministre de la Défense et d’autre d’essence purement politique que son prédécesseur avait pris à bras-le-corps jusqu’à son dernier souffle.

    Un gouvernement technique et de grands dossiers

    La restructuration des services du renseignement s’impose d’elle-même au regard des nombreuses situations de confrontation et parfois d’affrontements qui jaillissent ici et là au plan national et aux frontières. L’on rappelle que Bouteflika alors président de la République les avaient ramenés à son niveau au palais d’El Mouradia et le général major Gaïd Salah les a repris près de lui au niveau des Tagarins. En tant que chef suprême des armées, Tebboune devra leur redonner la place qu’il leur faut dans le puzzle sécuritaire. Il faut noter que bien qu’intérimaire, le général major Chengriha a dès son installation fait part de sa volonté d’imposer un contrôle des finances de tous les corps d’armée. Il est vrai qu’il n’y a aucune raison d’éviter de le faire tant le budget de la Défense est colossal mais surtout pour un pays dont l’économie est en crise et les finances se raréfient.

    Le gouvernement de Abdelaziz Djerad pourrait d’ailleurs en souffrir en raison de la maigreur des budgets sectoriels, excepté la cognotte pour faire manger le peuple. Bardés de diplômes qu’il est tout autant qu’une grande partie des ministres, le 1er ministre et son gouvernement sont des techniciens qui doivent faire face à des situations qui exigent d’eux une parfaite maîtrise des lourds dossiers qui plombent le pays.

    Pourtant, traînant des ministères budgétivores, le gouvernement Djerad aura du mal à rééquilibrer les caisses du Trésor public tout en ménageant la paix sociale. «Il faut un gouvernement qui prend le taureau par les cornes», soutiennent des analystes. Il faut qu’il décide de politiques publiques audacieuses. Mais de technicien, Djerad ne peut devenir politique encore moins ses ministres, surtout ceux qui se sont retrouvés à départager la gestion d’un même portefeuille entre deux autres «acolytes». Une telle configuration du premier gouvernement de Tebboune laisse perplexe quand on sait que la machine financière est bloquée et que de nombreux secteurs économiques sont en panne. Pis, les blocages sournois restent les mêmes et les officines et les réseaux de l’Etat profond intacts. Les mêmes depuis que le pillage des ressources financières s’est imposé comme règle de gouvernance particulièrement après la chute de Chadli Bendjedid. Règle dictée par ceux qui ont placé leurs intérêts économiques au-dessus de l’Algérie notamment dans les années 90, où l’Etat militaire-DRS aux ramifications politiques, économiques, sociales familiales, régionalistes, clientélistes, tribales et de brigandage, disposait d’un droit de vie ou de mort sur tout le monde.

    Le temps de remettre le pays au travail

    C’est dans cette période que les terroristes se faisaient appeler «l’Etat de la nuit (daoulet el lil) et que les lourds crédits bancaires ont été attribués sans aucune garantie ni aucune promesse de remboursement. «D’ailleurs, à ce jour, ils ne l’ont pas été parce qu’ils ont profité à ceux qui semaient la terreur et la voyoucratie par la manipulation, le chantage et la menace», affirment d’anciens hauts responsables. L’informel s’est installé comme mode de gestion économique dont les bénéfices aussi lourds soient-ils échappent à ce jour à l’Etat. Des milliers de containers de marchandises de tout gabarit ont été ramenés de pays étrangers et déclarés aux ports à un minable franc. Des zones commerciales d’électroménagers de non-droit ont été créées dans certaines régions du territoire national où les services des impôts ou de contrôle étaient interdits d’entrer.

    Les fausses facturations de marchandises et matériels importés sont devenues les seuls documents que les importateurs détenaient sans craindre de se faire taper sur les doigts par l’autorité de l’Etat.

    La mise en place d’un système de contrôle des changes pervers a permis la création d’oligarchies tout aussi perverses dont les plus importantes ont résisté à toutes les lois grâce à leurs accointances avec l’Etat profond incarné par le DRS dans toute son ampleur.

    L’histoire du rond à béton et des métaux ferreux et non ferreux -pour ne citer que cela- avait défié la chronique à l’époque tout autant que «la maffia politico-financière» du lait, du sucre, des médicaments, des équipements médicaux, de la tomate concentrée, le tout soutenu par une ouverture impitoyable du marché algérien à toutes les importations possibles et imaginables.

    Le président Tebboune n’a pas encore vu le plan de travail du gouvernement Djerad. Pourtant, il doit vite remettre le pays au travail. Il sait que c’est possible avec 60 milliards de dollars qu’il a en caisse, l’existence de grandes infrastructures, écoles, universités, hôpitaux et autres logements et villes nouvelles et la bonne foi de nombreux cadres en fonction.

    Les exigences de la Nouvelle République

    Le président de la République se doit de lancer rapidement des réformes profondes mais qui ne s’étalent pas dans le temps et responsabiliser les cadres de l’Etat en décentralisant les pouvoirs d’initiative, de gestion et de décision. Il doit en effet savoir qu’une révision de la Constitution quelle qu’en soit sa teneur ne règlera pas les problèmes engendrés par l’absence de confiance entre les gouvernants et les gouvernés et le règne de l’impunité qui ont miné le pays jusque dans ses profondeurs sociales. L’appel aux bons gestionnaires de la chose publique doit supplanter les mauvais choix des hommes. Après un peu plus d’un mois à la tête de l’Etat, Tebboune semble d’ailleurs être à la recherche de la bonne formule de nomination d’hommes sur qui il peut compter. Ses décisions de faire remplacer de hauts cadres de l’Etat par des responsables à titre intérimaire le laisse en tout cas penser. Les échos en provenance du palais d’El Mouradia laissent apparaître des tâtonnements dans ce sens. Rompu qu’il est aux arcanes de l’Etat et du système en place, il a dû se rendre compte que son image a quelque peu était brouillée par de «fausses manipulations» de la communication et l’exclusion de ceux qui ont l’habitude de la parfaire et de l’affiner. Les erreurs de casting et de goût qui ont émaillé ses premières sorties médiatiques prêtent à confusion. Il sait pourtant que bien projetée, son image renvoie l’assurance et la fiabilité de sa personne auprès des populations. A moins que les techniques employées le sont pour le contraindre à s’occuper du détail et ne pas regarder vers les choses importantes dont le poids pèse lourdement sur sa détermination à faire de son mandat présidentiel une véritable étape de construction de la Nouvelle République qu’il défend.

    Le Quotidien d’Oran, 29 jan 2020

    Tags : Algérie, Libye, Tripoli,