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  • Algérie : Les hommes d’affaires enfoncent Saïd Bouteflika

    Son nom est cité dans plusieurs dossiers : Les hommes d’affaires enfoncent Saïd Bouteflika

    Le nom de Saïd Bouteflika est revenu de manière récurrente lors de plusieurs auditions auxquelles ont été soumis les hommes d’affaires incarcérés dans le cadre de la lutte anti-corruption. Des sources concordantes indiquent que le frère-conseiller de l’ancien président de la République a été une nouvelle fois cité dans le dossier Tahkout.

    Abla Chérif – Alger (Le Soir) – Il s’agit d’un dossier très lourd dans lequel 149 personnes ont été d’ailleurs auditionnées ,et plus de douze mandats de dépôt prononcés à l’encontre de Mahieddine Tahkout et ses trois frères, mais aussi des fonctionnaires, directeurs d’entreprises de transport, et cadres de sociétés publiques.

    Les principaux accusés, les frères Tahkout, ont tenté de se défendre comme ils le pouvaient, nous dit-on, mais en citant toutefois l’intervention faite par Saïd Bouteflika dans certaines situations, dont les détails seront connus lors du procès à venir. Aucune date n’a été encore retenue à ce propos, apprend-on de la même manière, mais l’instruction de l’affaire a tiré à sa fin il y a un peu plus de quinze jours.

    Durant ce processus, le nom de Ahmed Ouyahia est également apparu de manière très évidente, sur la base de témoignages qui risquent de l’accabler une nouvelle fois. L’ancien frère-conseiller de Abdelaziz Bouteflika a, d’autre part, été cité dans les déclarations faites par Tahkout (durant les enquêtes dont il a fait l’objet), au sujet du financement occulte de la campagne électorale pour le cinquième mandat. «L’invitation» de contribuer au financement de cette campagne venait de Saïd Bouteflika, et c’est également lui qui semblait gérer cette opération par hommes de confiance interposés. L’un d’entre eux s’est avéré être Ali Haddad, lequel n’a, cependant, pas hésité à évoquer publiquement le rôle joué par le frère de Bouteflika durant cette période.

    Face au juge, l’ancien patron de l’ETRHB avait livré des détails sur la manière dont avait débuté la collecte destinée au financement du cinquième mandat. «Il m’avait demandé de garder l’argent à mon niveau, car la période était très sensible», avait, alors, déclaré Ali Haddad.

    D’autres hommes d’affaires jugés durant le procès de l’automobile ont enfoncé, à leur tour, Saïd Bouteflika en déclarant que l’ordre de contribuer au financièrement de la campagne électorale venait de lui, mais en révélant également qu’il était informé des privilèges qui leur ont été octroyés.
    D’autres hommes d’affaires, dont l’instruction demeure toujours en cours (les frères Eulmi et Benhammadi en font partie), ont fait, eux aussi, des déclarations similaires.

    «Toutes les pistes, tous les témoignages mènent à Saïd Bouteflika», commentent des avocats constitués pour la défense des prévenus incarcérés pour obtention d’avantages. «La logique voudrait que de nouvelles instructions soient ouvertes à l’encontre de l’ancien frère-conseiller de Abdelaziz Bouteflika, car toutes les cartes se jouaient à son niveau. Il était le véritable détenteur du pouvoir et c’est de lui qu’émanaient toutes les instructions en faveur des hommes d’affaires.»

    Interrogés sur le sujet, les avocats de Saïd Bouteflika nous ont affirmé qu’ils n’avaient été informés d’aucune ouverture d’instruction dans le cadre de nouvelles affaires. «Il ne serait pas étonnant qu’une nouvelle affaire survienne. On entend son nom cité par plusieurs prévenus», soutiennent, par contre, ces derniers.

    Durant le procès de l’automobile, Saïd Bouteflika avait été amené au tribunal de Sidi-M’hamed à la demande du juge qui avait interrompu l’audience en attendant son arrivée. Face au juge, celui-ci avait refusé de répondre aux questions qui lui étaient posées. Vêtu de la tenue carcérale attribuée aux détenus après leur condamnation, il a gardé le silence jusqu’au bout.

    Les avocats chargés de la défense des deux anciens Premiers ministres, Ouyahia et Sellal, et des hommes d’affaires qui comparaissaient durant ce procès, ont considéré ce geste comme une «entrave au bon fonctionnement de la justice». «Les prévenus, ont-ils déclaré, ont le droit de garder le silence durant leur procès, c’est aussi un moyen de défense. Mais lorsqu’ils comparaissent en qualité de témoins, et c’était le cas de Saïd Bouteflika, ils sont obligés de répondre aux questions qui leur sont posées, auquel cas ce geste est considéré comme étant une manière d’empêcher la justice d’effectuer son travail». Aucune suite n’avait été donnée à cet évènement. En sera-t-il de même dans les autres dossiers ?

    A. C.

    Tags : Algérie, Hirak, corruption, Saïd Bouteflika, Ouyahia, Sellal,

  • Des vieilles dames européennes vont au Maroc chercher du sexe payant. Le tourisme sexuel gay est aussi commun.

    Alors que beaucoup sont en vacances sur la plage ou dans la piscine et ont la possibilité de se détendre, des centaines de grands-mères européennes ont réservé leur tournée érotique pour ces dates avec de jeunes corps marocains et sportifs.

    Que se passe-t-il lorsque les femmes, en particulier les femmes âgées, vont chercher des hommes et payer pour le sexe? La montée du tourisme sexuel féminin est une question difficile à aborder et qui suscite de nombreux rebondissements. Ce que l’on n’ose pas faire en France se passe désormais au Maroc.

    Au Maroc, la clientèle est en majorité composée de femmes, et ce type de voyage se pratique discrètement. Les relations commencent par une conversation simple et à partir de là, elles progressent en fonction de l’affinité et du traitement. Des voyageurs échangent leurs bonnes adresses, parlent des tarifs exigés, des hôtels consentants, des codes sociaux et de tous les renseignements utiles à la planification d’un voyage à des fins sexuelles.

    De nombreux courants féministes considèrent la prostitution comme un prolongement de la violence patriarcale, nient que ce type de tourisme conduise à la prostitution de la part des hommes et préfèrent l’appeler “échange”.

    Source : Lgbtculture

    Tags : Maroc, prostitution, vieilles dames, dames âgées,

  • Morocco’s Sovereignty over Natural Resources in Saharan provinces

    When I first learned about the capture of the NM Cherry Blossom vessel in Port Elizabeth, I was at home in Japan, away from Morocco and South Africa. I was not interested in this news, simply because, after more than twenty years…

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    Tags : Western Sahara, Morocco, Cherry Blossom,

  • Fractured Tunisian Parliament Moves Toward Agreement on PM

    For a country with a large share of unemployed workers, Tunisia has found it unusually difficult to fill a top post that of a prime minister capable of forming a government that can pass muster with its fractured parliament. This past week, it may have found the man. At 48, former finance minister and presidential candidate Elyes Fakhfakh is a youngish, if not a new face…

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    Tags : Tunisia, Parliament, government,

  • La prostitution au Maroc finançait-elle Daech ?

    Le plus vieux métier du monde a encore de beaux jours devant lui. On n’a plus le «bousbir» (célèbre quartier de maisons closes) d’antan, cette antre de la prostitution légalisée du temps du Protectorat installée dans l’ancienne médina de Casablanca, où les soldats français, et autres marocains en mal de plaisir, venaient se divertir, mais le commerce du sexe fleurit toujours dans toutes les villes du pays.

    «Durant les années 1970, raconte ce témoin sexagénaire, il n’existait pas de quartier où il n’y avait pas une maison close, sous la houlette d’une entremetteuse, pour accueillir les clients à longueur de journée. La passe ne coûtait pas plus de dix dirhams, et les jeunes y venaient vivre leur première expérience sexuelle. Les hôtels avaient aussi leur lot de prostituées, jeunes, belles et moins belles, l’entremetteuse les présentait au client, qui faisait son choix. On y proposait même des garçons». La loi interdisait, comme d’ailleurs de nos jours, la prostitution, mais, comme à l’époque, elle était pratiquée à grande échelle, pauvreté et précarité obligent. Mais pas seulement.

    La nouveauté en effet en ce début de XXIe siècle est que le plus vieux métier du monde devient un business lucratif et une voie facile et rapide d’enrichissement, pour celles et ceux qui offrent leur corps comme marchandise, sur un marché de plus en plus demandeur. Ceci dit, la pratique de la prostitution comme on le sait est condamnée par les mœurs, abhorrée par la religion, interdite par la loi. Cela va de l’article 497 à l’article 504 du code pénal. Les peines d’emprisonnement vont de deux à dix ans et les amendes de 5 000 DH à un million de dirhams.

    La prostituée et le client sont punis selon les dispositions de l’article 490 du code pénal, qui stipule que «toute relation sexuelle extraconjugale entre un homme et une femme est considérée comme prostitution et punie d’une peine d’emprisonnement ferme allant d’un mois à un an». Si une des personnes est mariée, c’est l’article 491 qui est appliqué et qui «punit d’une peine d’emprisonnement ferme d’un an à deux ans tout conjoint impliqué dans une affaire d’adultère». La poursuite est annulée si la conjointe annule la plainte. D’un autre côté il n’existe pas d’étude sur le sujet pour éclairer nos lanternes d’une manière scientifique, ni de statistiques officielles pour estimer le nombre de ces vendeurs de sexe.

    «A défaut de ces statistiques officielles, nous ne disposons que de monographies préparées par nos étudiants sur le sujet, et elles montrent, toutes, que la prostitution est pratiquée partout au Maroc. Nouveauté : elle a changé de forme. La précarité et la pauvreté constituent toujours la cause principale, mais les choses ont évolué ces dernières années avec une société de consommation qui crée de plus en plus de frustrations», remarque Jamal Khalil, sociologue (voir entretien).

    Le phénomène touche désormais toutes les catégories sociales, milieu estudiantin compris, et la misère n’en est plus le principal moteur. Les quelques fines études sur le sujet dont on dispose sont le produit d’associations de lutte contre le sida, car, elles savent que le principal facteur de propagation de cette maladie est la prostitution, et les enquêtes qu’elles mènent sur ce milieu sont riches d’enseignements. L’une d’elles, menée en 2008 par l’Organisation panafricaine de lutte contre le sida (OPALS), a révélé des réalités insoutenables. D’abord le jeune âge des prostituées : sur un échantillon de 500 travailleuses du sexe ayant fait l’objet de cette enquête, 32,6% ont eu leur premier rapport sexuel entre 6 et 15 ans (peut-on parler de rapport sexuel à cet âge ?), 59,4% ont été payées pour la première fois entre l’âge de 9 et 15 ans, et 90% des interrogées déclarent avoir intégré le monde de la prostitution avant l’âge de 20 ans. Ensuite, sur la manière dont des enfants sont exploités sexuellement : 13% de l’échantillon, ajoute l’enquête, sont des petites filles vierges qui proposent sodomie, fellation ou encore «coups de pinceaux» à la va-vite.

    La prostitution au Maroc finance-t-elle Daech ?

    L’enquête de l’OPALS a touché la catégorie démunie de la population qui vend son corps pour gagner sa vie. On la trouve dans toutes les villes du Maroc, c’est la plus courante. «La grande majorité des prostituées ne l’est pas devenue par choix, ni par goût de luxe. Elles y ont échoué après une longue dérive et n’ont que leur corps comme source de revenus», coécrivent les deux sociologues, Soumia Naâmane et Chakib Guessous dans leur livre Grossesses de la honte (Ed. Afrique Orient, 2011). Mais, selon la catégorie sociale des vendeuses de sexe et de leurs clients, cette prostitution peut être «bon marché», comme elle peut être de luxe.

    Commençons par la première, la prostitution dite «bon marché» : Casablanca, Boulevard Mohammed V. Les travaux du tramway ont eu un impact négatif sur les commerces de cette artère principale du centre-ville. Mais, s’il y a une activité qui n’a pas été touchée par ce remue-ménage, c’est bien la prostitution. Sur l’artère principale mais également dans les ruelles adjacentes, vers Mers Sultan, le centre-ville historique et ses multiples cafés sont les endroits du business de la chair. «A la terrasse des cafés, une clientèle normale vient s’attabler. Pour le reste et à l’étage, ce sont des lieux de marchandage pour des passes», explique Rachid, serveur dans une crémerie de Mers Sultan. Dans cet univers, le prix d’une passe est de 100 DH et les ébats se déroulent en majorité dans des appartement à proximité du café. Dans chaque quartier, c’est une entremetteuse qui assure le bon fonctionnement de ce système et qui se fait payer également pour la transaction sexuelle. «C’est 60 DH pour moi et 60 DH pour l’entremetteuse», avoue, Hanane, 30 ans, qui vend sa chair depuis déjà plusieurs années.

    Mais, d’où viennent ces femmes qui se prostituent pour moins de 100 DH la passe ? Qui les a poussées à devenir des professionnelles de la prostitution ? En fait, on trouve de tout dans ce marché de la chair. Notamment des quadragénaires, voire des quinquagénaires, qui travaillaient, plus jeunes, dans des bars, mais que la flétrissure de l’âge a fait dégringoler au bas de l’échelle. Une marchandise usée, à prix bas. On y retrouve également des mères célibataires, des filles violées et abandonnées par leurs familles… «Moi, je travaillais dans une usine de textile à Lissasfa pour 1 200 DH par mois. Mais je devais coucher impérativement avec le chef pour garder mon boulot. Coucher pour coucher, autant le faire pour de l’argent», explique Hanane, qui habite encore le même quartier. Les prostituées qui exercent au centre-ville vivent en général dans les quartiers périphériques de Casablanca, souvent à plusieurs sous un même toit. Elles choisissent également de vivre dans les zones surpeuplées, une façon de se noyer dans la masse et passer inaperçues.

    Au centre de Casablanca, tout près du Marché central, nous avons rencontré Najiba, la quarantaine, affublée d’une djellaba. Elle y vient chaque jour chercher du «travail» : «Si c’est pour le ménage, c’est tant mieux. Mais si c’est pour une passe, je ne dis jamais non», lance-t-elle. Elle est de mèche avec une entremetteuse du quartier qui lui assure le gîte pour la passe. Cette dernière «arrose» les policiers et ces derniers ferment les yeux. Najiba, mère célibataire, deux enfants, vit avec cinq autres femmes dans une même maison à Sidi Elkhadir, à Sidi Maârouf. «Nous avons toutes des enfants. On doit payer 300 DH pour la propriétaire, 300 DH pour la personne qui nous garde les enfants. Il faut nourrir ces enfants, leur acheter des vêtements, les envoyer à l’école… Vous comprenez pourquoi je vends mon corps à 100 DH la passe», avoue Najiba, dépitée. Le lieu de la passe ? Chez l’entremetteuse, chez le client, ou encore dans certaines salles de cinéma. Les séances de l’après-midi servent à accueillir les ébats sexuels de ceux qui ne peuvent se payer une chambre chez l’entremetteuse. Une bonne partie des salles de cinéma, du moins celles encore ouvertes, sont concernées par ce business. D’ailleurs, il n’est pas rare de trouver à proximité de ces salles des femmes reconnaissables à leurs regards aguichants et à leur démarche provocante.

    «La passe varie selon la tête du client et la nature de la prestation. Une salle de cinéma, c’est pas ce qu’il y a de plus confortable», explique le serveur d’un café à proximité d’une salle de cinéma au centre-ville.

    Les filles de joie, on les trouve aussi, la nuit, du côté du boulevard d’Anfa, à l’affût de clients potentiels. Le racolage bat son plein : des voitures s’arrêtent et disparaissent dans le noir à la recherche d’une «planque» où pratiquer, si ce n’est dans les voitures mêmes, ou dans les taxis en contrepartie d’un pécule pour le chauffeur. Parmi ces prostituées, quelques-unes sont des SDF. Là, l’ambiances est glauque, et, parfois, elles se contentent de montants dérisoires pour une passe (15 ou 20 DH), pour se procurer de quoi s’acheter de la drogue, ou leur bouteille de vin. Il leur arrive d’être brutalement agressées et poursuivies par la police.

    D’autres, un peu plus «préservées», se placent près des hôtels longeant le boulevard d’Anfa où elles se querellent constamment pour un meilleur emplacement. Ce même type de prostitution est répandu dans les quartiers populaires. A Sidi Bernoussi extension, là où de nouveaux immeubles poussent chaque jour, des prostituées vivant dans les bidonvilles avoisinants se rabattent sur les maçons et autres ouvriers des chantiers; la passe va de 20 à 50 DH et l’acte est consommé sur le chantier même.

    Direction Tanger. La ville du détroit, la nuit tombée, vit au rythme de visiteurs venus goûter aux délices d’une chair, pas trop chère, assez attirante, abondante à satiété. Lieu : un hôtel trois étoiles, sur la corniche, face à la mer. Les passes y sont quotidiennes, dans un cadre plus feutré, plus confortable. A proximité : une discothèque. Une clientèle masculine diversifiée : nationaux, Espagnols, Français, Hollandais, MRE, ressortissants de pays du Golfe. De l’alcool à profusion, on s’amuse. La clientèle féminine : des prostituées, de 18 à 30 ans, venues en majorité d’autres villes (Fès, Meknès, Taounate, Azrou, Sefrou, Asilah, Larache…), pour être plus discrètes et pour rencontrer des clients plus généreux. Chacune a son histoire.

    Là encore, c’est la misère qui pousse la fille à vendre son corps, mais ce n’est pas la seule raison. Il y a même des filles qui ont fait des études, certaines ayant des diplômes universitaires. Siham et Malika, deux sœurs, 30 et 22 ans, viennent de Sefrou. La première a une licence en langues, sa cadette a laissé tomber les études au niveau du collège. «Je me suis mariée à 16 ans avec un homme que je n’aimais pas, mes parents me l’ont imposé. Ça n’a pas duré plus de deux ans, j’ai eu avec cet homme une fille, elle a maintenant 12 ans. J’ai repris mes études après le divorce, mais une fois diplômée, pas de travail», se désole Siham. La suite coule de source : de Fès, elle met le cap sur Tanger, pour vendre son corps et gagner de l’argent.

    «Ici, les clients sont généreux, et on passe inaperçues. On ne se plaint pas, nos corps sont encore jeunes et séduisants pour attirer une bonne clientèle, ce qui nous a permis de louer un appartement pas loin de cet hôtel à 3 500 DH le mois», reprend Siham. Malika, la cadette, était elle aussi, mariée, mais à un Saoudien. Pas pour longtemps. Juste ce qu’il fallait à ce dernier pour profiter d’une chair fraîche, et pour elle de se faire offrir quelques bijoux. Elle ne parle pas, écoute sa sœur raconter leur histoire, sans broncher. L’ambiance s’échauffe dans la boîte. Par grappes, les filles sont réunies en cercles autour de tables, en train de boire, et d’attendre un signe du client. La discothèque n’est qu’un lieu de rencontres, et la soirée qui dure jusqu’à trois heures du matin est égrenée par des passes dans l’hôtel d’à côté, ou dans d’autres. La passe coûte de 400 à 1 000 dirhams, c’est en fonction de l’heure de la nuit à laquelle elle a lieu, et selon sa durée. La moisson journalière de la fille peut atteindre jusqu’à 1 500 DH par jour, mais il y a des jours où elle ne gagne pas le moindre sou.

    «Les filles ont des charges liées à leur activité, raconte un client habitué du lieu. Les intermédiaires sont nombreux, et pour continuer à fréquenter cette boîte elle se doit de s’acquitter des pourboires au serveur, à la préposée au vestiaire, au videur, au chauffeur de taxi et au réceptionniste de l’hôtel. A chacun d’eux elle donne entre 50 et 100 DH. Mais les clients mettent souvent la main à la poche pour les aider. Ici, les filles préfèrent l’hôtel à l’appartement, elles se méfient de clients agressifs et brutaux, elles y sont plus à l’aise. Il faut ajouter à ces charges la dîme de la police quand la fille est arrêtée lors d’une rafle, c’est pourquoi elles préfèrent ne jamais s’afficher dans la rue avec un client, mais que ce dernier les rejoint à l’hôtel». La prostitution de ce niveau bat son plein dans toutes les grandes villes. La clientèle est souvent constituée de cadres de sociétés, de fonctionnaires, de commerçants plus ou moins fortunés, et d’étrangers qui font miroiter leurs devises en échange de jeunes filles à peine pubères. Elle se pratique dans des hôtels moyenne gamme, ou dans des appartements appartenant à des entremetteuses.

    Cette prostitution finance également Daech.

    La prostitution au Maroc finance-t-elle Daech ?
    Le président du Centre marocain d’études stratégiques (CMES) a fait une inattendue révélation à un site d’information de l’armée américaine : Daech s’intéresserait aux prostituées marocaines. En effet, Mohamed Benhammou, professeur à l’université Mohammed V – Souissi de Rabat, expert international sur les questions de sécurité et de terrorisme et président du Centre marocain d’études stratégiques – CMES, a révélé que le groupe terroriste en Syrie et Irak, Daech, a commencé à recruter des prostituées au Maroc.

    Faisant sa révélation au site Magharebia, web-média d’information, édité par le commandement de l’armée américaine en Afrique, l’US Africom, le Pr Benhammou a déclaré qu’il existe une dimension nouvelle concernant le voyage des femmes marocaines vers la Syrie et l’Irak, pour aller rejoindre Daech. Cette dimension est liée aux réseaux de prostitution dont l’attention s’est tournée vers la région lorsque la guerre a éclaté en Syrie.

    Mohamed Benhammou a expliqué que le CMES, le Think Tank qu’il préside, avait il y a trois ans, publié un rapport sur le crime transnational dans lequel, il relevait d’intenses activités des réseaux mondiaux de prostitution, impliquant des femmes marocaines, vers la Turquie et la Jordanie et ce en parallèle avec l’émergence en Syrie et en Irak du groupe Daech.

    Selon Benhammou, Daech et les réseaux de prostitution travaillant pour lui, exploitent le désir des filles marocaines d’immigrer en Europe et les attirent vers la Turquie, où de nombreuses jeunes filles ainsi trompées, se sont retrouvées otages de ces réseaux, qui vendaient leurs corps aux combattants de Syrie. Une fois à Istanbul, en Turquie, ou en Syrie, les candidates à l’immigration clandestine ne maîtrisent plus leur sort. Les réseaux de prostitution leur confisquent leurs passeports. Et puis, ils les exploitent sur place dans la prostitution, généralement pour le compte de leurs clients, originaires notamment du Golfe. Elles sont donc prises dans le piège. Elles ont en commun plusieurs caractéristiques: belles, jeunes, analphabètes et originaires pour leur majorité de petites localités et de patelins. Ce qui voulait dire qu’elles ont été triées méticuleusement. Elles sont issues de familles modestes, de familles à problèmes ou divorcées. Elles font des allers-retours Casa-Istanbul, sachant qu’elles sont discrètes. On peut meme assister à certaines disputes entre deux prostituées au sujet d’un client régulier. Elles se sont habituées à leur nouveau “métier”, très rentable. Elles percevaient chacune jusqu’à 15.000 dollars par mois. Ce qui les pousse à se professionnaliser, ayant parfois le consentement et la bénédiction de leurs parents ou de leurs proches. Quand on a commencé à parler de l’appel à “Jihad An-Nikah” en Syrie, et avec la présence importante de femmes dans ces zones de guerre, il existe un lien entre les réseaux de prostitution, d’un côté, et les réseaux de criminalité transnationale et les réseaux terroristes, de l’autre. Au Vietnam, les prostitués tiraient des renseignements de l’armée française puis de l’armée américaine. Certaines prostituées sont exploitées par ces groupes terroristes comme Daech. Sur le plan sexuel, les membres de Daech font croire aux prostituées qu’elles servent la bonne cause et que c’est un moyen de se repentir. Bien plus que cela, ils leur proposent le double de ce qu’elles touchaient en les persuadant qu’elles peuvent tirer profit de leurs relations sexuelles, en devenant émissaires entre leurs réseaux ou en devenant des agents de renseignement auprès des camps adverses ou des Etats ciblés. Ces prostitués sont originaires du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie, mais aussi de l’Afrique subsaharienne et de l’Europe. La plupart d’entre elles sont arabes. C’est ce qu’on appelle les “putes de guerre”, l’appellation existe dans les livres qui relatent l’histoire de la prostitution et de la guerre. En tout cas, il ne faut pas faire la séparation entre terrorisme et criminalité transnationale. La différence, s’il y en a vraiment, réside dans l’objectif de chaque groupe. Pour le premier, il est idéologique. Pour les seconds, il est matériel. En dehors de cette différence, les criminels usent de tous les moyens de renseignement pour atteindre leur objectif. Il y a une interconnexion entre les deux.

    Mohamed Benhammou en a dit :

    ‘‘Daech a profité de cette situation pour rallier les réseaux de prostitution et recruter des femmes pour le groupe dans le cadre du jihad annikah’’.

    Le président du CMES a ajouté :

    “Daech propose aux prostituées un ensemble d’incitations financières et morales, comme un salaire mensuel, une chance de se repentir, de sortir du cercle de l’illégalité et d’effacer leur passé en s’adonnant au jihad, ainsi qu’une possibilité de continuer à exercer leur profession sous le prétexte du mariage avec les combattants du groupe”.

    Mohamed Benhammou conclut :

    “C’est ainsi qu’est né le jihad annikah, par le biais d’une alliance entre Daech et les réseaux de prostitution mondiaux. Ce groupe terroriste cherche à offrir à ses combattants stabilité émotionnelle et calme, tandis que les réseaux de prostitution et les trafiquants d’êtres humains veulent de l’argent.”

    A noter que selon le site de l’armée US, Magharebia, le phénomène des femmes marocaines voyageant vers la Syrie et l’Irak a pris ces derniers mois une dimension alarmante, le nombre de ces femmes étant estimé entre 300 et 500.

    Source : Decryptnews, 18 fév 2016

    Tags : Maroc, prostitution, Daech, terrorisme, Syrie,

  • Maroc: le roi, les bijoux volés et l’exil de sa femme informatienne

    Tags : Maroc, Mohammed VI, fortune du roi, Lalla Salma, bijoux,

    Vingt-cinq personnes jugées (dont un garde du corps et quelques bijoutiers) pour vol dans le palais de Marrakech. Le mystère de l’absence de la princesse Lalla Salma


    Parmi les bijoux volés, il y a aussi l’horloge du scandale: une Patek Philippe incrustée de 893 diamants de 1,2 million d’euros, avec laquelle il n’était apparu en public qu’une seule fois, en 2018, provoquant un grand scandale sous son règne, celui qui a succédé au père Hassan il y a vingt ans en se présentant comme “le roi des pauvres”. Mohammed VI, monarque absolu du Maroc, s’est fait voler des millions d’euros en bijoux, montres et or: 25 suspects comparaîtront devant le tribunal de Rabat la semaine prochaine, dont un chambellan de la famille royale, des bijoutiers, un gardien du corps et de certaines filiales d’un groupe criminel dans la capitale. Pour le reste du procès, on sait très peu de choses: l’identité des suspects, mais aussi les biens volés précis et la date du vol, restent enveloppés de mystère: un vol au Palais Royal n’est pas une chose courante et soulève des doutes sur la sécurité du famille royale.


    Exil


    De plus, presque tout ce qui se passe dans les murs du palais royal de Rabat est enveloppé de secret. Qu’est-il arrivé, par exemple, à la princesse consort Lalla Salma, qui n’est apparue en public depuis décembre 2017, aux côtés de Mohammed, qu’à deux reprises, en avril et en octobre dernier? Au cours de ses deux années d’exil médiatique, les conjectures se sont multipliées: une enquête du Figaro en avril dernier parlait «d’exil dans un lieu secret», au Maroc, en Grèce ou aux États-Unis, mais quelques jours après ses cheveux du rouge avait été repéré, en liberté, à Marrakech. La presse marocaine a eu tendance à ignorer sa disparition sous les projecteurs, mais pour les médias internationaux un divorce est en cours ou déjà consommé, et Lalla, diplômée en génie informatique, souvent qualifiée de “féministe” et moins résignée que les femmes qui apparaissent normalement aux côtés la famille royale se battrait avec Mohammed pour accueillir des enfants.

    Les six cents vraies machines

    Le vol des bijoux du roi, traité avec beaucoup de prudence par la presse nationale, rallume la richesse extraordinaire de Mohammed VI, cinquième homme le plus riche d’Afrique. Le magazine Forbes lui attribue un patrimoine sans fin: un château en France, douze palais dans son pays natal, six cents machines. Dans un pays dévoré par les inégalités, où le salaire moyen est de 200 euros, cette richesse – et ses fréquents voyages à l’étranger – ont fait l’objet de nombreuses critiques de la part du roi. Naturellement, il a toujours exprimé à voix basse: un rappeur, Gnawi, a été lourdement condamné à une amende pour une chanson qui aurait pu paraître moins qu’enthousiaste à propos de Mohammed. Et le youtubeur Mohamed Sekkaki a été arrêté à Noël et encourt quatre ans de prison pour l’avoir critiqué et qualifié les Marocains d ‘”ânes”.

    Source : Corriere della Sera

    #Maroc #MohammedVI #Lalla_Salma

  • Algérie : Dialogue et refondation de l’Etat

    Tout est pratiquement à refaire pour rattraper la double décennie de gabegie et de dilapidation des ressources nationales, toute vouée à l’enrichissement illimité de la poignée de prédateurs et provoquant un séisme social et économique d’une rare intensité.

    Le désastre est incommensurable. Il a aggravé la lourde facture du terrorisme estimée à 20 milliards de dollars en destruction des infrastructures économiques et socio-éducatives.

    Il a aussi contribué à approfondir la fracture irrémédiable entre la caste des corrompus et le peuple privé de son droit au développement, au discrédit des institutions nationales et la poussée fiévreuse de l’algéro-pessimisme, brandi en arme de déstabilisation par les faiseurs de chaos. Tout est donc à refaire pour remettre en ordre l’Etat national menacé dans ses fondements historiques, institutionnels et unitaires.

    En toute urgence, le dialogue national inclusif s’impose pour restaurer la confiance, loin de toute discrimination et marginalisation. La main tendue au hirak «béni» et le cycle de rencontres avec les personnalités influentes, des responsables de partis politiques et des médias s’inscrivent dans cette démarche consensuelle pour concrétiser la volonté de «changement radical des fondements de notre démocratie et de l’édification d’une démocratie réelle», a affirmé le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de la rencontre avec des directeurs de journaux et de chaînes de télévision.

    «Il est de mon devoir de le faire pour briser la glace entre les Algériens», a-t-il souligné, «prêt» à rencontrer l’ancien président de la République, Liamine Zeroual, que des «circonstances particulières» l’ont empêché de faire le déplacement à Alger.

    Cette convergence se traduit concrètement dans les consultations entreprises avec toutes les personnalités influentes, «qu’elles soient du hirak ou non», sollicitées pour donner leur avis sur l’élaboration de la nouvelle Constitution confiée au comité d’experts dirigé par Ahmed Laraba.

    «Cette Constitution marquera le début de l’étape fondamentale», a déclaré le président de la République. Elle sera soumise à l’appréciation de toutes les catégories de la société, avant son adoption par les deux chambres du Parlement et son passage par la voie référendaire sous la supervision de l’Autorité nationale indépendante des élections. Elle constitue l’acte de naissance de la nouvelle République.

    Horizons, 25 jan 2020

    Tags : Algérie, Hirak, tebboune, Liamine Zeroual,

  • Libya's oil output falls almost 80% since Jan. 18 port blockade: NOC

    Dubai — Libya’s oil production has fallen by almost 80% since forces loyal to self-styled General Khalifa Haftar of the Libyan National Army imposed a blockade on the OPEC producer’s five key ports, prompting state-run National Oil Corp. to declare force majeure on exports from the terminals…

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    Tags : Libya, oil, production, 

  • Lâayoune : Bangui vend son âme au diable contre le paiement de ses arriérés de contributions à l’Onu par Rabat

    L’Algérie en colère contre la Centrafrique et le Sao-Tomé-Et-Principe

    L’Algérie a dénoncé jeudi les décisions « unilatérales des gouvernements de la République centrafricaine et de Sao Tomé-et-Principe d’ouvrir des représentations consulaires à Lâayoune, ville occupée du Sahara Occidental ».

    Dans un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, relayé par l’agence APS, Alger a qualifié ces décisions de «nouvelle violation des normes du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies».

    « Ces décisions qui ne peuvent en aucun cas avoir un quelconque effet sur le statut juridique du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, représentent une nouvelle violation des normes du droit international, des décisions et des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée générale des Nations », ajoute le communiqué.

    Pour Alger, ces décisions « transgressent aussi les fondements même des relations entre les pays africains tenus de se conformer en toutes circonstances aux règles et principes de l’Union africaine, lesquels impliquent un devoir d’unité et de solidarité entre les pays fondateurs de l’Union ». Et de dénoncer des mesures qui ne « concourent pas, enfin, à favoriser l’interaction requise entre les pays africains et risquent de compromettre sérieusement leur marche résolue vers la réalisation des objectifs qu’ils se sont assignés et qu’ils ont consignés dans l’acte constitutif de l’Union ».

    La raison de cette ouverture de consulat à Lâayoune par la Centrafrique se justifie par la suspension de droit de vote du pays à l’ONU. Pour mémoire, le Maroc préside la Commission et le Fonds de consolidation de la paix de l’ONU pour la RCA. Un petit geste avait été demandé par les autorités centrafricaines au Royaume du Maroc pour payer les contributions à ‘ONU.

    A rappeler que ce n’est pas la première fois que l’Algérie réagit à l’ouverture, par des pays africains, de consulats au Sahara. A Bangui, le gouvernement n’a pas souhaité réagir au communiqué du gouvernement algérien.

    Vianney Ingasso

    Le Tsunami.net, 25 jan 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, consulats,

  • Maroc : « Lalla Salma, une sorte de Meghan Markle maghrébine » (journal italien)

    Sous le titre de « le Maroc des mystères : qu’est-il arrivé à la cour de Mohammed VI », se demande le journal Dagospia.com en quête de réponse sur le sort de la princesse Lalla Salma qu’il qualifie de « sorte de Meghan Markle maghrébine ».

    Pour le média italien, les scandales du palais se multiplient. Le dernier en date, une histoire de vol de bijoux appartenant au roi du Maroc. « Les bijoux du roi dont une montre Patek Philippe qui coûte 1,2 millions, incrusté de 893 diamants », précise-t-il. « La date du vol n’est pas précisée, la liste des biens volés n’est pas précisée: la presse nationale en parle peu et ce qui se passe au palais – dans les 12 palais du roi Mohammed, cinquième homme le plus riche d’Afrique – reste au palais », a-t-il ajouté.

    Pour le média italien, « il arrive souvent qu’un mystère en rouvre un autre: et ainsi, alerté dès le début du procès des voleurs de la cour – 25 accusés, dont une dame et divers bijoutiers – la presse internationale a repris la question de la princesse consort Lalla Salma, qui n’a pas été vue en public depuis décembre 2017 ».

    D’après Dagospia, le site Afrik.com, «rapporte des rumeurs dans l’entourage du roi sur le “chaos” dans lequel l’absence de Lalla aurait précipité le ménage du palais. Et précisément parmi les «connaissances équivoques» que le roi fréquente en son absence, il y aurait à chercher les «taupes» qui ouvraient la porte aux vulgaires voleurs de rue ».

    Pour lui, « la richesse de Mohammed, roi d’un pays pauvre, les soupçons sur la fin de son mariage, ses voyages fréquents à l’étranger ne font pas bon ménage à l’image du “roi des pauvres” qu’il veut véhiculer auprès de ses sujets ».

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma, diamants, bijoux, Pattek Philippe, montres, palais royal,