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  • Le Maroc acculé par la stratégie algérienne de lutte contre le trafic de drogues (document confidentiel)

    Le Maroc tente de rejoindre l’Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS) en vue de contrecarrer ce qu’il a appelé « nouvelle stratégie algérienne de dénigrer le Maroc, en tant que « Etat-narcotrafiquant qui inonde l’Algérie par le cannabis ».

    Dans une lettre envoyée au Ministère marocain des affaires étrangères, Azzeddine Farhane, directeur des Nations Unies et des Organisatios internationales fait part de « la campagne diplomatique lancée par ce Département le 8 janvier 2014 en vue de la promotion de la candidature du Professeur Toufiq Jallal à l’OICS, a permis de recueillir, à ce jour, 30 appuis confirmés par notre diplomatique des 54 Etats votants, membres actuels de l’ECOSOC ».

    Farhane ajoute que « l’impératif de la présence d’un expert marocain pour influer sur la rédaction et l’élaboration du rapport annuel de l’OICS, afin de mettre en valeur les efforts consentis par notre pays pour lutter contre la drogue, ainsi que la promotion des projets de développement alternatif dans les régions concernées par la culture du cannabis ».

    Source : Maroc Leaks, 2 fév 2020

    Tags : Algérie, Maroc, stupéfiants, drogue, cannabis, OICS, ONU, Organe International de Contrôle des Stupéfiants, haschich, Kif,

  • Algeria wants to improve monitoring of household appliance efficiency

    On 8th December, 2019, Algeria’s energy efficiency agency APRUE (Agence Nationale pour la Promotion et la Rationalisation de l’Utilisation de l’Energie) organized a seminar in Algiers on the efficiency of household appliances. Algerian household…

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    Tags : Algeria, energy, household appliance,

  • Maroc : L’AMCI, l’arme pour corrompre les pays africains

    L’AGENCE MAROCAINE DE COOPERATION INTERNATIONALE (AMCI)

    L’Agence Marocaine de Coopération Internationale constitue l’instrument principal du Ministère des Affaires Étrangères pour la mise en oeuvre de toutes les actions diplomatiques visant le renforcement des relations avec les pays d’Afrique et depuis ces dernières années des Caraïbes.

    L’Agence est placée sous l’autorité du Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération . Elle met en place et exécute toutes les décisions qui lui sont notifiées par autorité ministérielle.

    Les actions de l’Agence se doivent de refléter la stratégie diplomatique et les priorités arrêtées par Monsieur le Ministre.

    A cet effet il serait souhaitable que Monsieur le Ministre puisse disposer de l’état des lieux de toutes les actions en cours ou en projet de l’Agence et du tableau détaillé des quotas de bourses par pays bénéficiaire pour permettre élaboration d’un plan d’action prenant en considération les priorités diplomatiques fixées par Monsieur le Ministre.

    Haute considération

    Tagma

    Source : Boîte mail de Ouali Tagma, directeur du Département Afrique au ministère des affaires étrangères (actuellement ambassadeur du Maroc à Abuja)

    Source : Maroc Leaks, 1 fév 2020

    Tags : Maroc, Afrique, Agence Marocaine de Cooperation Internationale, AMCI,

  • Le Rôle de l’Algérie au Sahel, selon une note confidentielle de la diplomatie marocaine

    L’Algérie s’appuie souvent sur les structures de l’Union africaine pour faire passer sa pensée à l’égard des questions africaines notamment celles relatives à la paix et à la sécurité. Elle alimente une vision hégémonique dans la région par la création de groupements et coalisions, visant à empêcher le Maroc de jouer son rôle au service de la Sécurité et du Développement au Sahel.

    A cet effet, l’Algérie fait partie du Comité d’Etat-Major Opérationnel Conjoint. Il s’agit d’une structure militaire d’état-major créée le 21 avril 2010. Elle est basée à Tamanrasset et regroupe des forces armées de plusieurs pays du Sahel sous l’égide de l’Algérie pour « mener des opérations de localisation et de destruction des groupes terroristes ». S’y sont associés le Mali, le Niger et la Mauritanie. Ce Comité reste une Coquille vide, du fait que les pays du Sahel sont dépourvus d’une forte armée, d’autant plus que la constitution algérienne interdit l’Armée d’intervenir en dehors du territoire du pays.

    Alger abrite également le siège de l’Unité de fusion et de liaison. Créée le 6 avril 2010, cette structure coordonne l’action de lutte contre le terrorisme et mène une propagande contre ses méfaits. La création de l’UFL est une application des recommandations des ministres des Affaires étrangères en mars 2010 des sept pays concernés par la question terroriste dans le Sahel. Il s’agit de l’Algérie, de la Mauritanie, du Niger, du Burkina Faso, de la Libye, du Mali et du Tchad. Cette unité a pour mission de collecter, de traiter et de diffuser des renseignements sur l’activité terroriste. Le Nigeria a adhéré à l’instance en novembre 2011.

    L’Algérie est membre du Processus de Nouakchott, qui a été initié par la Commission de l’Union africaine en 17 mars 2013 et a pour objectif de renforcer l’échange d’information, la sécurité aux frontières ainsi que le renforcement des capacités des services de sécurité et de renseignement dans la région sahélo-saharienne.  Onze pays sont partie prenante de ce Processus: l’Algérie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, et le Tchad.

    L’Algérie entretient de bonnes relations avec les pays du Sahel. Elle a tenu le 18 mars avec le Tchad la 3ème commission mixte et a conclu avec ce pays sept accords de coopération.

    Quant à ses relations avec le Mali, l’Algérie ne cesse de se chercher des moyens pour écarter le Maroc de la médiation dans la crise malienne. De ce fait, elle soutient Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, qui annoncé d’Alger la création de la Coalition du Peuple pour l’Azawad (CPA). Cette personnalité ….

    Sur le Plan religieux, l’Algérie cherche à concurrencer le Maroc en instrumentalisant certaines personnalités religieuses algériennes, notamment adoptant la Tijania, à savoir M. Khalaoui Cheikh Mousa, qui a récemment effectué une visite à Darfour, oû il a été accueilli à bras ouvert par les autorités religieuses soudanaises. Il se veut une coopération bilatérale avec les pays du Sahel

    Source : note confidentielle de la diplomatie marocaine

    Tags : Maroc, Algérie, Sahel, Mali, Tchad, Niger, Mauritanie,

  • Algérie-Libye : Espérances nouvelles

    Claire, constante et ferme, la position de l’Algérie sur la crise libyenne ne souffre aucune ombre. Elle préconise son règlement par la voie politique et pacifique à travers un dialogue inclusif entre toutes les factions libyennes, loin du fracas des armes et des ingérences étrangères auxquels les récents et dangereux développements de la situation ont failli les mener irrémédiablement, si ce n’était la réaction vigoureuse des adversaires de la solution radicale.

    Réactivant sa diplomatie non seulement pour écarter les dangereuses dérives d’un affrontement fratricide notamment sur ses voisins immédiats, mais également et surtout pour faire prévaloir la raison sur la passion et les intérêts étroits, l’Algérie a participé à la conférence internationale sur la Libye à Berlin où le président Tebboune a insisté sur l’impératif d’un cessez-le-feu entre les deux parties belligérantes, d’imposer un embargo sur les armes et d’œuvrer à la reprise du dialogue sous l’égide des Nations unies.

    Elle a, quelques jours plus tard, organisé sur son sol la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye afin d’accompagner les Libyens dans la redynamisation du processus de règlement politique de la crise à travers un dialogue inclusif.

    L’offensive diplomatique algérienne ne s’est pas arrêtée en si bon chemin et travaille à démailler le jeu des puissances étrangères, principale pierre d’achoppement dans la cristallisation d’une solution pacifique.

    «L’Algérie continuera de jouer un rôle moteur dans la résolution le plus rapidement possible de la crise en Libye», a déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, à Brazzaville à l’occasion du 8e sommet du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye.

    L’Algérie a, en effet, toujours œuvré pour une implication plus grande de l’UA dans le traitement du dossier libyen. De son côté, le Premier ministre Abdelaziz Djerad à déclaré à l’ouverture des travaux du CHN de l’UA qu’«il n’est pas logique de marginaliser l’Afrique dans une question qui touche un Etat membre de l’UA et qui connaît une guerre fratricide».

    La stratégie algérienne, dont l’objectif est d’éloigner les affres de la guerre et préserver l’unité et la souveraineté de la Libye, est aussi limpide que sa position, dorénavant mieux appréciée par les différents acteurs.

    «Les gens nous écoutent maintenant, beaucoup mieux qu’avant», a ainsi constaté Boukadoum pour mieux souligner les espérances nouvelles pour une solution pacifique.

    Horizons, 31 jan 2020

    Tags : Algérie, Libye, Tripoli, Haftar, GNA, MAghreb,

  • Maroc : Offensive contre « l’activisme pernicieux de l’AMDH » (document confidentiel)

    Objet : Projet de l’AMDH d’adresser des rapports aux rapporteurs onusiens chargés des droits humains, pour dénoncer l’offensive menée contre cette association

    En réaction à l’offensive menée contre l’activisme pernicieux de l’AMDH, les dirigeants de cette association comptent élaborer des rapports détaillés destinés aux rapporteurs onusiens chargées des questions liées aux droits de l’homme, pour protester contre ce qu’ils appellent « le harcèlement et les restrictions imposées par les pouvoir publics à l’association et à ses activistes ».

    Dans ce cadre, Tayeb Madmad et Omar Arbib (membres du BC/AMDH) se déploient pour l’élaboration pour l’élaboration d’un rapport voulu concentré et accablant les pouvoirs publics sur le registre humanitaire, mettant au devant le refus des autorités de remettre les récépissés de dépôt légal de dossiers de création pi de renouvellement de sections de l’AMDH, la non autorisation d’exploitation des salles publiques pour la tenue de rencontres, l’interdiction des campements estivaux, les prélèvements sur les salaires des responsables et des activistes de l’association, ayant été délégués pour a représenter à des colloques et des séminaires nationaux et internationaux, ainsi que la campagne de « répression et les procès iniques » intentés contre les activistes de l’AMDH.

    Pour sa parto, Ahmed El Hajj (président de l’AMDH) s’affaore à élaborer un deuxième rapport sur les cas des présumés enlèvement des activistes Abdelali Jaouate, Oussama Housn et Ouafae Charaf, ainsi que ceux de Mouad Belghouat, dit « El Haked », del’ex-étudiant « Kaïdi » à Fès Nostafa Meziany, décédé récemment des suites d’une grèce de la faim illimitée et de l’activiste du « mouvement 20 février » à Tanger Said Ziani (CIN K.149115), interpellé par les services de police de cette ville pour détention et commercialisation de chira.

    Tags : Maroc, droits de l’homme, AMDH, répression, rapporteurs spéciaux,

  • Maroc : La ville aux «mille dirhams (100 euros) pour une nuit» (reportage néerlandais)

    Rapport
    Au Maroc pour les boissons et les femmes
    Tourisme sexuel – Officiellement, la prostitution est interdite au Maroc, et les Européens sont à peine en contact avec ce monde. Mais les riches touristes de la région du Golfe peuvent obtenir tout ce qui est impensable dans leur propre pays à Tanger et Marrakech.

    Samira (34 ans) est assise avec un ami au bar panoramique du chic Hotel Cesar. Ils boivent une bière et mangent une salade marocaine. Avec une vue sur le boulevard de Tanger, ils profitent apparemment d’une soirée parmi les clients de l’hôtel. Si vous regardez de plus près, vous verrez qu’ils recherchent constamment un contact visuel avec des invités masculins, principalement des Marocains riches et des touristes d’Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats – et un seul Européen. Ils essaient de séduire les hommes pour leur acheter un verre. Pour ensuite éventuellement avoir des relations sexuelles en échange d’argent.

    “Je suis originaire de Rabat, mais il y a beaucoup plus de vie à Tanger”, raconte la marocaine Samira dans un mélange de français et d’anglais. Elle dit que les touristes viennent de Tanger de partout. Les Saoudiens paient le meilleur, dit-elle avec un sourire. Mais cela ne les fait pas aimer. “Ils traitent souvent les femmes marocaines sans respect.” Et puis elle prend le contrôle: “D’où venez-vous?” Les Pays-Bas? Quels sont vos plans pour ce soir? ”

    Samira est l’une des quelque cinquante mille femmes marocaines qui gagnent leur argent dans les bars, les hôtels ou les clubs. Souvent loin du domicile parental, où personne ne les connaît. Selon une étude du ministère marocain de la santé, la grande majorité des prostituées sont célibataires, divorcées ou veuves; ils ont souvent des enfants ou leurs parents. Certains travaillent presque tous les soirs, d’autres uniquement lorsque de l’argent est nécessaire rapidement.

    Que la prostitution soit répandue au Maroc est un secret public. Au Moyen-Orient, le pays est connu comme «la Thaïlande de l’Afrique du Nord». Chaque année, environ soixante-dix mille visiteurs viennent d’Arabie saoudite. Selon un rapport de la Ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits de l’homme, la moitié des touristes des pays du Golfe viendraient au Maroc pour des relations sexuelles.

    “Mariages d’agrément” à court terme

    Rarement ou jamais rien n’en sort. Cela ne se produit qu’en cas de nuisance, comme début janvier, lorsque la police de Tanger dans le quartier de Malabata a démantelé un réseau de prostitution et arrêté onze personnes, dont des propriétaires de villa, un gardien de sécurité, des prostituées et quatre clients saoudiens.

    En vertu du droit pénal marocain, les relations sexuelles en dehors du mariage sont punissables – l’année dernière, plus de 3000 Marocains étaient jugés pour adultère – mais le régime autorise la prostitution à fermer les yeux. En septembre 2018, un célèbre chanteur des Emirats Arabes Unis, Eida Al Menhali, a été retrouvé suite aux plaintes des voisins dans sa villa louée à Marrakech avec un groupe de compatriotes, deux Saoudiens, un Indien, un Omanais et plus d’une trentaine de prostituées marocaines. Au procès, sept mois plus tard, les femmes et quelques recruteurs ont été condamnés à des peines de prison avec sursis et à des amendes. Les “hôtes” sont devenus libres.

    Tout comme le commerce illégal de haschisch et d’alcool, la prostitution génère beaucoup d’argent pour le Maroc. “Officiellement, la prostitution dans un pays musulman comme le Maroc est évidemment interdite, religieusement et légalement”, explique Abdessamad Dialmy (71 ans), célèbre chercheur en “sexualité et identité” à l’Université Mohammed V de Rabat, et l’un des rares qui donne ouvertement son avis sur ce sujet. “Mais l’avantage économique est si grand que les autorités le tolèrent dans la pratique, également comme moyen de lutter contre la pauvreté. Si la prostitution disparaissait, il y aurait vraiment une crise à certains endroits. ”

    Tant que le paiement est effectué, les autorités marocaines sont donc heureuses de fermer les yeux sur les “mariages d’agrément” de courte durée. “Rien n’empêche les visiteurs des États du Golfe”, explique Dialmy. “Villas, voitures, femmes: elles peuvent tout obtenir et les abus sont couverts.”

    La sous-classe marocaine en profite en partie. Il n’est pas rare que des femmes marocaines d’Arabie saoudite soient structurellement maintenues avec des transferts via Western Union. En plus des prostituées et de leurs familles, les proxénètes, les employés d’hôtel, les porteurs, les chauffeurs de taxi et les agents corrompus en bénéficient également.

    Bling Bling Luxury Club

    Le nord de Tanger et le sud de Marrakech sont les points chauds en matière de tourisme sexuel en provenance des États du Golfe. Les Européens associent beaucoup moins souvent le Maroc à l’alcool et aux femmes et visitent le pays pour la nature, la culture ou la plage. Le monde de la prostitution reste largement caché aux ignorants allemands, anglais ou néerlandais. Les Saoudiens, les Qatarees et les Koweïtiens savent que dans les villes marocaines presque tout est possible dans leur propre pays. A l’inverse, les Marocains n’ont pas à compter sur un accueil généreux: le Maroc n’est même pas sur la liste des 49 pays dont les habitants peuvent désormais obtenir un visa touristique pour l’Arabie saoudite.

    La vieille ville de Tanger, avec sa médina, un dédale de ruelles et de boutiques, attire de nombreux excursionnistes espagnols, passagers de bateaux de croisière ou touristes d’Europe et des États-Unis. Les innombrables restaurants servent du thé à la menthe, qu’ils appellent souriant “whisky marocain”. Vous pouvez dormir dans une maison d’hôtes pour quelques dizaines. Il n’y a pas grand chose à faire ici, à Tanger des cartes postales, les prostituées le savent. Ils gagnent leur argent à quelques kilomètres dans la nouvelle partie moderne de la ville.

    Le long d’un gigantesque boulevard, des hôtels et des clubs de luxe poussent comme des champignons, en partie financés par des millions d’Etats du Golfe. Des choses avec des noms comme Space, Bling Bling Luxury Club, 555 et Borsalino ne prennent vie qu’après minuit, alors que le centre historique est depuis longtemps devenu calme. C’est le nouveau domaine de la mafia de la drogue, des marocains riches et des touristes du Moyen-Orient.

    Dans l’espace, les hommes traînent dans une pièce sombre et enfumée avec des bouteilles de bière au bar ou s’assoient avec un verre de whisky à des tables spécialement réservées. Des dizaines de femmes habillées de façon provocante se promènent, dansent sur une musique agitée comme un roc et essaient d’établir un contact visuel. Les Saoudiens peuvent approcher les femmes ici dans leur propre langue et boire de l’alcool de manière anonyme. L’industrie de la restauration de Tanger est impatiente de les voir arriver, mais tout et tout le monde est dans l’ombre de l’invité le plus populaire: le roi Salman Bin Abdulaziz.

    Lorsque le roi d’Arabie saoudite est en ville, Tanger se transforme en «petit Riyad». Salman Bin Abdulaziz, 84 ans, a quitté le palais de son père, le roi Abdullah, dans les montagnes près de Tanger pour ce qu’il était et a construit un gigantesque complexe sur la plage de Jbila juste à l’extérieur de Tanger il y a quelques années. Autour du méga palais se trouve un mur d’un kilomètre et demi rempli de caméras. À l’été 2017, avec un entourage d’environ mille hommes, le roi aurait célébré une fête si grande qu’environ 85 millions ont été dépensés en un mois – ce qui représente 1,5% du revenu total du Maroc grâce au tourisme.

    Le Néerlandais Rifain Khalid Chamrouki se souvient encore que les yachts coûteux d’un des princes saoudiens étaient dans le port de Tanger il y a trois ans. “Ce n’était vraiment plus normal. Partout dans la ville, les Saoudiens étaient dans de grosses Mercedes grasses. Le bar de l’hôtel Cesar était plein de prostituées de tout le pays. L’un après l’autre, c’était comme si c’était la chose la plus normale au monde. Les Saoudiens jetaient de gros pourboires, le personnel ne s’en préoccupait que d’eux. En tant que Rifain, je me sentais inférieur. Tout le monde me regardait. ”

    Salman Bin Abdulaziz ne s’est pas présenté à Tanger au cours des deux derniers étés. Les relations entre les maisons royales du Maroc et de l’Arabie saoudite se sont refroidies. Le refus du Maroc de soutenir un blocus saoudien du Qatar pourrait avoir coûté des millions d’hospitalité à Tanger. L’Arabie saoudite a ensuite a enfoncé le clou en donnant son vote pour l’organisation de la Coupe du monde en 2026 non pas au Maroc, mais à la candidature conjointe des États-Unis, du Canada et du Mexique.

    Beaucoup aimé

    Marrakech, haut lieu de l’industrie du sexe marocaine, ne dépend pas du roi d’Arabie saoudite. Divers documentaristes ont montré dans le passé comment les pédophiles de la célèbre place Jamaa el Fna recherchent des mineurs. Parfois, les garçons se proposent aux côtés des conteurs et des charmeurs de serpents. Chercheur Dialmy: “Ce sont bien sûr les pires victimes du système. Presque personne ne s’occupe d’eux. Ils font partie des exclus de la société depuis leur plus jeune âge. »

    La ville aux «mille dirhams (100 euros) pour une nuit» a également été le théâtre du film 2015 Much Loved du cinéaste marocain Nabil Ayouch, basé sur des conversations avec des centaines de femmes et de filles du monde de la prostitution.

    Basé sur quatre personnages féminins, Ayouch montre un monde de drogues, de boissons et de sexe. L’histoire concerne en grande partie un groupe d’hommes saoudiens qui se comportent comme des animaux. Ils boivent du whisky, fument le narguilé et laissent les prostituées marocaines faire ce qu’elles veulent. Tout semble légal. Même avec la maltraitance des prostituées, les Saoudiens sont libres.

    Couples célibataires

    Des prostituées “de luxe” attendent des clients dans de nombreux endroits de Marrakech. Du petit bar de l’Imperial Holiday Hotel dans le quartier de Gueliz au prestigieux W-Club, de la terrasse du Starbucks au cher 555. Dans tous les cas, le sexe payant doit être tourné vers une villa ou un appartement. Pratiquement aucun hôtel n’accepte les «couples non mariés», presque tous obligent les hommes et les femmes à prendre leur propre chambre. Habituellement, il suffit alors d’arrêter le portier dans sa main pour pouvoir être ensemble.

    Les riches touristes sexuels des États du Golfe louent généralement l’une des innombrables villas de luxe dans le sud de Marrakech et, comme dans Much Loved, font livrer des femmes à leur domicile. Amal, 32 ans, se reconnaît dans le rôle de la protagoniste Loubna Abidar, qui avait auparavant fui le Maroc. Elle est née en tant que fille d’un homme d’affaires prospère, mais a grandi dans la pauvreté avec sa mère après le départ du père. Quand la belle Amal avait dix-huit ans, un Indien de Londres a proposé une solution. Le riche musulman aimait tellement la jeune marocaine qu’il lui donnait 10 000 dirhams (environ 1 000 euros) par mois pour vivre. En retour, il venait à Marrakech une fois par mois pour faire l’amour.

    Non sans tristesse, Amal se souvient de la relation de longue date avec cet homme qu’elle avait appris à aimer. En même temps, il était clair qu’ils ne pourraient jamais construire un avenir ensemble. “Ma vie avec lui était très bien organisée”, explique-t-elle dans un bar d’hôtel à Gueliz où des hommes regardent le football et des femmes s’assoient au bar. “J’avais mon propre appartement et je n’avais rien d’autre à faire. Quand il est venu à Marrakech, nous avons dormi dans une villa et le soir nous sommes allés dans les meilleurs clubs où seuls les riches musulmans venaient. Malheureusement, cela a pris fin brutalement il y a cinq ans. Son père semblait soudainement avoir quelque chose contre le Maroc. Je ne l’ai jamais revu. ”

    Amal a essayé de construire sa propre vie et a récemment commencé à travailler comme serveuse et animatrice dans un restaurant où les hommes se réunissent pour manger et boire. Elle a renoncé à la prostitution. Même pour un Saoudien avec un sac d’argent, elle ne se contenterait plus de changer, dit-elle. “Je ne fais du sexe que si je suis entièrement d’accord avec cela. Ensuite, j’ai besoin de mieux connaître quelqu’un ou d’avoir vraiment besoin d’argent. Je vis seul, j’ai une voiture et je peux m’entretenir. Je suis tellement contente. Mais j’aimerais me marier, porter un foulard et vivre ma vie de musulman dévot. Je n’ai besoin que d’un homme avec un peu d’argent. ”

    nrc.nl, 31 jan 2020

    Tags : Maroc, Marrakech, tourisme sexuel, prostitution, Arabie Saoudite, drogue, alcool,

  • Mauritania to investigate former president over alleged abuse of power

    The vice-Speaker of the Mauritanian National Assembly, Hamadi Ould Meimou, has announced the setting up of a parliamentary commission to look into the management of the country’s former president, Mohamed Ould Abdel Aziz (2009 – 2019)…

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    Tags : Mauritania, Mohamed Ould Abdelaziz,

  • Tunisia: Post-Election Poll Shows Bump in Optimism but Continued Distrust of Government

    The International Republican Institute’s (IRI) Center for Insights in Survey Research (CISR) nationwide poll of Tunisia reveals a relative increase in optimism for the country’s future and improved faith in the democratic process. However, the survey also reveals persistent distrust of the government’s management of the economy and response to corruption. This is …

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    Tags : Tunisia, democracy, economy, corruption,

  • The impact of the obstetrical risk insurance scheme in Mauritania on maternal healthcare utilization: a propensity score matching analysis

    In Mauritania, obstetrical risk insurance (ORI) has been progressively implemented at the health district level since 2002 and was available in 25% of public healthcare facilities in 2015. The ORI scheme is based on pre-payment scheme principles…

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    Tags : Mauritania, obstetrical risk insurance, health,