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  • Analyse du Mouvement du 20 février au Maroc

    « Mouvement du 20 février » Premier essai pour un encadrement idéologique et politique
    L’apparition du mouvement du 20 février est le résultat objectif des développements de la lutte des classes dans notre pays. Ce mouvement est le produit des contradictions de classe qui régissent le développement de la société marocaine à l’instant présent, et ce sont deux principaux facteurs qui ont contribués de façon directe à l’émergence de cet instant historique :
    L’intensité des contradictions de classe entre le peuple et la coalition de classe dominante après l’offensive de celle-ci contre les classes laborieuses au niveau économique, politique, et idéologique, d’une part ; et la résistance populaire caractérisé par son amplitude de classe et géographique pendant cette dernière décennie d’autre part. Cette même attaque est le reflet de la crise des régimes néo colonialistes, et parmi eux le régime établi au Maroc. Cette même crise n’est que le résultat direct de la crise suffocante où s’embourbe l’impérialisme international.
    La forte influence des deux glorieux soulèvements du peuple tunisien et égyptien produite sur la conscience des militant(e)s et l’ensemble des masses, ce qui a aidé au développement d’une humeur (disposition) militante avancée a contribué de façon directe au lancement de cette dynamique combative au Maroc.
    Ce mouvement 20 février comme mouvement émergé du cœur des contradictions de classe dans notre pays et comme résultat d’un certain niveau d’aiguisement des contradictions de classe, ce mouvement est transpercé objectivement par les intérêts de toute les classes qui subissent la domination de la coalition de classe dominante formée essentiellement par la bourgeoisie bureaucratique et compradore et les propriétaires fonciers.
    Si nous nous basons sur la réalité concrète de ce jeune mouvement, nous pouvons montrer la forme et le contenu de la présence de ces classes au sein du mouvement à condition de se conformer à la méthode de l’analyse scientifique. D’ailleurs la tâche assumée par cet article est d’essayer de montrer les formes et le contenu de la présence de ces classes au sein du Mouvement 20 février.
    Vu les développements et les regroupements au sein du mouvement 20 février, nous pouvons observer la présence de la bourgeoisie « monopolistique », cette bourgeoisie qui s’est développée à la marge de la bourgeoisie compradore et bureaucratique, elle a une expansion économique dans divers domaines, tel que l’immobilier, la confection, l’industrie agro-alimentaire… Le développement économique de cette classe s’est heurté aux intérêts de la bourgeoisie compradore et bureaucratique puisque cette dernière domine l’appareil de l’Etat et le secteur « publique » qui l’exploite, non seulement pour l’accumulation de son capital, mais aussi pour affaiblir ses concurrents. Ce qui a crée de nombreuses difficultés pour cette classe qui scandent les slogans de la bourgeoisie libérale comme « la concurrence loyale », et « non au cumul de la richesse et du pouvoir », « laisser faire, laisser passer » dans une offensive directe contre tous ce que représente les institutions économiques de « la famille royale » et ses proches. Cette classe, qui représente la bourgeoisie libérale au sein du mouvement, est une classe présente et active dans le mouvement du 20 février, elle lutte pour ses intérêts et répandent son idéologie et sa culture. La revendication « d’une monarchie parlementaire » est son slogan politique officiel au sein du mouvement ; et c’est ce slogan qui représente pour elle l’horizon du mouvement et son but final.
    Quant aux porte paroles et représentants de cette classe au sein du mouvement du 20 février sont quelques groupes financés directement par quelques grands capitalistes comme Miloud Chaabi, Karim Tazi, Samir Abdelmoula, Ayouch…et aussi l’USFP et quelques courants au sein du PSU (Parti Socialiste Unifié) et le parti d’avant-garde.
    Tags : maroc, Mouvement 20 février, lutte, despotisme, corruption, nepotisme, Hirak, Rif,
  • L’emprise marocaine sur la Tijâniyya en Afrique

    Le soufisme est cette quête en Islam d’une spiritualité pure connue pour sa tolérance. Le Maroc, terre de brassages et de passages a une longue tradition soufie. Afin de mieux la connaître, nous vous donnons rendez-vous chaque semaine pour en exploiter quelques facettes.

    Fondée en 1781 à Abû-Samghûn près de ‘Ayn-Mâdî par Ahmed Tijani, la confrérieTijâniyya a connu sa plus grande expansion après la mort de son fondateur. Ce dernier s’est installé définitivement à Fès en 1798 jusqu’à sa mort en 1815. Si la fondation a eu lieu dans une région frontalière entre le Maroc et l’Algérie, l’implantation de cette confrérie allait se matérialiser avec la fondation de la première zâwiyya tijânîe à Fès en 1801.

    C’est à partir de là que cette confrérie a pu s’implanter en Algérie et surtout à Ayn-Madî, que le fondateur avait quitté pour Fès sous les pressions des gouverneurs turcs et d’une bonne partie des habitants de cette localité, en Tunisie et en Afrique subsaharienne.
    Aujourd’hui, les adeptes de la Tijâniyya en Afrique de l’Ouest constituent une majorité au sein des adeptes de la Tijâniyya dans le monde musulman. Le Sénégal a lui seul compte des millions d’adeptes partagés entre deux obédiences : la Tijâniyya Niassène qui a son foyer et son lieu de pèlerinage à Kaolack et la Tijâniyya héritière d’El Hâjj Malick Sy (m. 1922) et son pèlerinage de Tivaouane en plein pays wolof.

    Ces deux obédiences restent attachées à la zâwiyya de Fès et ce malgré les concurrences et les divisions qui les secouent. L’introduction de la Tijâniyya en Afrique de l’Ouest s’est faite par le biais des Tijânîs marocains, mauritaniens et surtout de ses figures emblématiques M. al-Hâfed (m. 1830), le peul al-Hâjj ‘Umar (m. 1864) et les Marocains Akansûss ; Tayeb Sufyânî et A. Skîrej (m. 1944). La Tijâniyya s’est bien implantée en Afrique entre 1830 et 1880, mais c’est surtout à l’époque coloniale que son implantation a connu son essor.
    La Tijâniyya s’est bien implantée en Afrique entre 1830 et 1880, mais c’est surtout à l’époque coloniale que son implantation a connu son essor.

    Notre point de vue est qu’au départ, vers 1896, il y a eu un projet des autorités coloniales françaises de fonder une tarîqa tijâniyya en Afrique de l’Ouest, rattachée à la Tijâniyyyaalgérienne, pour contrer l’influence de la Tijâniyya ‘umarienne dans la région de Nioro (au Maliactuel), et limiter l’influence de la Tijâniyya marocaine, à une époque où le Maroc était encore indépendant. Ce projet colonial peut paraître étrange. Mais la documentation disponible montre pourtant qu’il a existé.

    L. Rinn avait constaté en 1884 que la Tijâniyya pourrait constituer un ordre confrérique “national ” qui serait en mesure de rendre divers services à l’administration coloniale et de réduire la marge de manœuvre des autres confréries dites anti-française. De leur côté,Deppont et Coppolani parlent du projet de faire intervenir la Tijâniyya dans l’entreprise de rattachement de l’Afrique de l’Ouest à l’Algérie. C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre les divers envois, sur ordre de l’administration française, de lettres et de personnages des zâwiyas algériennes vers ces contrées.

    Après quatre années de recherches sur les failles, les différences et l’influence spirituelle et politique de toutes les zâwiyas tijânîes au Maghreb et en Afrique de l’Ouest, le projet d’envoi d’émissaires au Sénégal et au Soudan avait pris une certaine consistance. Mais la logique coloniale s’est heurtée à la stratégie du colonisé. De ce fait, le gouverneur de l’Algérieet les commandants de subdivisions se sont trouvés dans une situation délicate.

    En effet, les renseignements donnés par sîdî al-Bashîr (m.1911) de ‘Ayn-Mâdî niaient tout rapport permanent entre la zâwiya de Fès et celles de l’Afrique de l’Ouest et espérait ainsi prendre en charge la mission envisagée par les autorités coloniales. Les autorités françaises n’avaient pas compris que le chef de ‘Ayn-Mâdî n’était pas le chef d’un ordre centralisé et qu’il était ignorant des affaires de la Tijâniyya.

    D’autre part, dans la zâwiya de Guemmâr sîdî Muhammed La‘rûssî qui n’avait pas raté l’occasion de montrer son savoir, supérieur à celui de sîdî al-Bashîr de ‘Ayn-Mâdî, et d’afficher nettement sa volonté de servir le projet français, donnait, contrairement à sîdî al-Bashîr, des renseignements concrets sur les rapports réels entre la zâwiya de Fès et l’Afrique de l’Ouest : “L’action des Tidjanis marocains s’exerce surtout au Sénégal et auSoudan français occidental où les khouans de l’ordre sont bien plus nombreux que dans l’oued Guir et au Souf”.

    Mais le chef de Guemmâr n’avait pu donner satisfaction en ce qui concernait ses rapports avec les Tijânîs ouest-africains, qu’il ignorait complètement. Le jeu de La’rûssî était de nier toute relation avec les Tijânîs de ces régions pour signifier aux autorités qu’il y avait là une mission à tenter et qui pourrait lui revenir.

    Les contradictions entre les déclarations du chef de ‘Ayn-Mâdî et celles de Guemmâr allaient nourrir un doute chez les autorités françaises qui avaient une troisième source de renseignements. En effet, les ministres et les gouverneurs des colonies en Afrique affirmaient l’absence de toute influence de la Tijâniyya algérienne en Afrique de l’Ouest contrairement à la zâwiyya de Fès dont la présence était reconnue.

    BIO
    Jillali El Adnani, né en 1966 à Tiflet, docteur en histoire de l’Université de Provence, Aix-En-Provence, est chercheur-associé à l’Iremam d’Aix-en-Provence et ancien fellow au Wissencshaftslolleg de Berlin. Il est l’auteur de La Tijâniyya, 1781-1881, les origines d’une confrérie religieuse au Maroc aux éditions Marsam.

    Quelle suite donner au projet après quatre années d’investigations ? Etait-il possible que l’administration coloniale suscite l’envoi d’un émissaire lié à ‘Ayn-Mâdî alors que sîdî al-Bashîrignorait quels étaient les Tijânîs influents et même les noms des Tijânîs au Sénégal et auSoudan français ?

    Il avait aussi fallu l’intervention du gouverneur de l’A.O.F pour se renseigner et établir une liste de muqaddems tijânîs, qui pourraient être contactés par les chefs des zâwiyas de ‘Ayn-Mâdîet de Guemmâr. Comment les zâwiyyas algériennes pourraient-elles mener un projet visant à déstabiliser l’emprise de la zâwiya de Fès en Afrique de l’Ouest et à changer le visage de la Tijâniyya ‘umarienne anti-française et liée à la Tijâniyya marocaine ?

    De nos jours, le régime et le ministre des affaires islamiques algérien ignorent que la confrérie tijâniyya n’est pas un ordre qui marche d’un seul pas, que la direction spirituelle est éclatée entre les différentes zâwiyyas. On oublie que la longue fréquentation du pouvoir colonial par la confrérie s’est traduite par une désaffection progressive des fidèles et un affaissement de sa puissance. La Tijâniyya a toujours réalisé ses succès loin des espaces dominés par des pouvoirs politiques centralisés. La cohabitation entre le politique et le religieux dans le cadre d’une action assistée ne peut qu’affaiblir davantage la Tijâniyya.

    Quel avenir pour la Tijâniyya marocaine ?

    Les sources coloniales nous permettent de dire que les descendants d’Ahmed Tijânî qui ont quitté le Maroc vers 1820 n’ont pas bénéficié de faveurs et de cadeaux de la part des intendants ou des Tijânîs marocains. Ce sont les Tijânîs algériens, y compris les descendants, qui ont envoyé des sommes d’argent pour la restauration ou l’agrandissement de la zâwiyya deFès.

    Il est à signaler que les rapports n’étaient jamais continus et que l’initiative venait toujours des Tijânîs algériens, qui étaient poussés par l’administration coloniale. Le rapprochement entre la Tijâniyya marocaine et algérienne était donc très lié au projet de la conquête du Maroc. C’est grâce à la famille al-‘Abdellâwî et A. Skirej que ces relations ont été revitalisées.

    Actuellement, la politique du pouvoir algérien est d’attirer les tijânîs africains vers les zâwiyas de ‘Ayn-Mâdî et de Kourdane. Des émissaires sont très actifs au Sénégal et dans d’autres pays pour tenter de détourner les pèlerins vers l’Algérie. Nous avons constitué un dossier de presse traitant des rapports de la Tijâniyya marocaine et sénégalaise et où certains journalistes sénégalais publiant dans le journal «Le soleil», «Walfadjri», «L’info» et autres tentent de traiter des convoitises algériennes entre 1990 et 2000. Le grand khalife Abdoul Aziz Sy Junior inspiré de la réalité sénégalaise et internationale parle de projet de création d’un haut conseil de la Tijâniyya sur inspiration du Roi défunt Hassan II.

    A la question du journaliste qui reprend la remarque de l’ambassadeur d’Algérie à Dakaraffirmant que la plupart des adeptes tijânîs ignorent le patrimoine de la Tijâniyya dans le sud algérien, Abdoul Aziz Sy Junior répond : «Je ne pense pas que ce soit le cas. Nous n’ignorons pas le fait que le fondateur de la Tarika (confrérie), en l’occurrence Ahmed Tidiane (ainsi), a vu le jour à Aïn Mahdi en Algérie. Nous savons également qu’il a fait l’essentiel de son ascension spirituelle et acquis l’ensemble de ses titres mystiques à Fès, au Maroc»( Journal, L’Info, N° 217, Jeudi 1er juillet 1999.)

    La détention par la zâwiyya de Fès de la sépulture du fondateur compte beaucoup pour la Tijâniyya marocaine et sénégalaise.

    Il faut dire que les Tijânîs sénégalais entretiennent des rapports de visites restreintes et de ziaras consistant en cadeaux et dons comme le rappelle Abdoul Aziz Sy Junior dans son interview. La détention par la zâwiyya de Fès de la sépulture du fondateur compte beaucoup pour la Tijâniyya marocaine et sénégalaise. Il faut reconnaître que les rapports spirituels, notamment au niveau des diplômes sont dominés par l’apport des Tijânîs marocains. Il suffit de mesurer la présence et l’influence de la personne d’A. Skirej dans les carrières religieuses et spirituelles des Tijânîs sénégalais pour se rendre compte des limites d’une stratégie économique et financière dans le détournement du pèlerinage sénégalais vers un autre lieu que la ville deFès.

    Qu’il s’agisse de la politique musulmane française ou de la politique chérifienne ou encore de celle du gouvernement algérien, le pèlerinage des Sénégalais dans ses rapports avec le tombeau d’Ahmed Tijânî et de la confrérie Tijâniyya est devenu un enjeu politique et économique. La politique algérienne menée en ce moment vise à contourner et à surclasser l’influence marocaine.

    Cette évolution tient au fait que le pèlerinage de Fès ne se résume pas à l’accomplissement de rites religieux mais recèle aussi une signification et une portée qui dépassent le domaine de la religion. En effet, le tracé de ce pèlerinage dessine les contours d’une emprise spirituelle et politique marocaine sur l’espace qui va du Sahara via la Mauritanie jusqu’au Sénégal et certains pays ouest-africains.

    On remarquera aussi que l’avenir du pèlerinage de Fès et de cette emprise spirituelle marocaine tient plutôt de ses assises historiques solides et des bonnes relations entre le Maroc et leSénégal et certains pays ouest-africains. Il faut dire que le Bulletin Officiel du Maroc, annonçait le 28 juin 1957, déjà, l’ouverture prochaine d’un consulat du Maroc à Dakar. Cette annonce a constitué un point noir pour le ministre de la France d’Outre-mer et le haut commissaire de la république en Afrique occidentale française qui ont lié ce projet avec les répercussions des revendications marocaines sur le Sahara par Feu Mohammed V et Allal el Fassi ainsi que d’autre personnages comme le leader de l’Istiqlal dans la région du Souss Abbès El Kabbaj.

    Faut-il rappeler que les stratégies marocaines n’avaient pas souvent bien mis en place une dynamique tijânîe pour se maintenir ou s’implanter davantage dans les pays africains et sauvegarder le réseau Rabat-Nouakchott-Dakar et ses ramifications dans le Tchad, leDarfour et le Nord du Nigeria? Je ne veux pas parler des missionnaires marocains ayant parcouru le Soudan ou encore le Nigeria mais je me demande est-ce que ces deux pays rentrent dans la stratégie marocaine pour revivifier et consolider les liens avec certains pays africains ?

    On pourrait conclure avec cette anecdote du saint tijani sénégalais Cheikh Ibrahim Niassequi a accompagné le Président Jaâfar Noumeiri dans son avion à Khartoum. A l’arrivée,Noumeiri remarquait qu’il y avait des centaines de milliers de soudanais pour l’accuellir. A sa descente d’avion, il se rendit compte que c’étaient les sympathisants et fidèles tijanis venus accueillir leur idole le tijani Ibrahim Niasse.

    Le Soir Echos, 26 août 2011

    Source

    Tags : Maroc, Algérie, Mauritanie, Tijaniya, soufisme, religion, Afrique de l?ouest,

  • Le Maroc impose le visa aux mauritaniens et prétend être un pays frère

    L’énergumène qui se trouve à la tête de la diplomatie marocaine, le mythomane Nasser Bourita vient de déclarer que le roi du Maroc souhaite que les relations maroco-mauritaniennes ne soient pas juste ordinaires, mais deviennent exceptionnelles.

    Cette déclaration aurait pu être considérée comme sincère s’il n’y avait pas une réalité très amère. Dans toutes les régions du Maghreb, du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, le Maroc est le seul pays qui impose le visa aux ressortissants mauritaniens. Une réalité qui pulvérise tous les arguments marocains et les remet au rang de déclarations mensongères et hypocrites.

    L’un des symboles des plus importants et des plus objectifs, dans la qualification de bonnes relations diplomatiques entre les États, est sans aucun doute la libre circulation des personnes et le démantèlement des entraves qui s’y rattachent, notamment l’exigence de visa. Or, c’est là où le bas blesse quand vient le temps de qualifier les relations mauritano-marocaine. Le mauritanien n’a pas besoin de visa pour se rendre dans tous les voisins, notamment l’Algérie, la Tunisie, le Niger, le Sénégal, le Mali et la Libye, excepté le Maroc!

    L’ancien président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz a refusé de renouveler les titres de séjours aux cadres marocains qui géraient la société Mauritel que le Maroc utilisait pour espionner toute la République et recueillir des informations à utiliser dans sa politique de chantage contre la Mauritanie en vue de lui imposer ses thèses sur le conflit du Sahara Occidental.

    Tags : Maroc, Mauritanie, Sahara Occidental, Front Polisario, visa,

  • Le Maroc allié de l’Union Européenne contre la migration africaine

    C’est avec une grande amertume que l’Observatoire Ouest Africain des Migrations a appris la restriction de voyage à l’endroit des Maliens, des Guinéens et des Congolais désirant se rendre au Maroc. Loin de paraître comme une expérimentation, comme présenté par le royaume chérifien, cette mesure est un véritable retour en arrière vue qu’elle enlève aux citoyens de ces pays la possibilité qu’ils avaient jusqu’alors de voyager sans visa vers le Maroc. A quelques semaines de la tenue à Marrakech, au Maroc, de la Conférence Internationale d’adoption du Pacte Mondial sur la Migration, la décision marocaine choque profondément car elle va à l’encontre de la volonté réaffirmée par l’Union Africaine d’aller vers la libre circulation des Africains sur leur continent.

    Le rêve d’un espace Schengen africain, où les citoyens peuvent circuler sans aucun visa ni exigence d’autorisation de voyage, semble remise en cause par le Royaume du Maroc pourtant présenté comme le ‘’Leader’’ en matière de migration par l’Union Africaine. Après son retour dans le giron africain, en janvier 2017, le Maroc s’était vu confier la responsabilité, par ses pairs africains, de proposer les grandes lignes d’une politique migratoire pour l’Union Africaine. Sur la lancée de sa reconquête du continent, Le royaume marocain avait alors manifesté sa candidature pour intégrer la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui prône une libre circulation pour les citoyens de sa communauté. Les lueurs d’espoirs envoyées ainsi par le Maroc semblent définitivement enterrées face aux pressions de l’Union Européenne qui ne cesse de renforcer le rôle des pays d’Afrique du Nord et du Sahel comme gendarmes de sa politique contre l’immigration des Africains.

    Cette décision marocaine, contraire aux intérêts africains, ne peut être comprise que dans sa perspective de plaire aux institutions européennes. En effet, l’Union Européenne vient d’ouvrir une série de négociations avec certains pays d’Afrique pour exiger qu’ils rapatrient leurs citoyens « sans papiers » résidant en Europe sous peine de voir restreindre l’obtention de visa Schengen pour leurs nationaux désirant voyager légalement vers les pays européens. Le Maroc ne semble miraculeusement pas menacé par ce chantage de l’Union Européenne malgré des événements récents qui ont vu des citoyens marocains tenter de gagner illégalement l’Europe. Il apparaît plus que jamais nécessaire que la société civile africaine, dans son ensemble, lève la voix contre les diktats de l’Union Européenne qui, sous couvert de l’aide au développement, affaiblissent l’intégration africaine et empêchent les Africains de voyager sans visa au même titre que les citoyens de l’Union Européenne. L’Observatoire Ouest Africain des Migrations lance donc un appel à tous les citoyens des pays africains afin d’interpeller leurs Etats pour ne pas accepter des mesures qui fragilisent nos droits à la mobilité sur notre sol africain et qui détruisent notre volonté de vivre une véritable fraternité comme fils et filles d’un même continent.

    Fait à Lomé le 02 novembre 2018

    Pour l’Observatoire Ouest Africain des Migrations

    Le Secrétaire Permanent

    Samir ABI

    Afrique en lutte

    Tags : Maroc, migration, Afrique de l’Ouest, subsahariens, gendarme de l’Europe,

  • Maroc: tous les militants arrêtés, interrogés et condamnés «pour offense au roi»

    Depuis début décembre, au moins dix militants ont été arrêtés, interrogés et condamnés à une peine de six mois à quatre ans pour “délit” contre le roi du Maroc, des responsables gouvernementaux ou des institutions publiques. Leur faute est qu’ils ont franchi la “ligne rouge” qui sépare rigidement les opinions autorisées de celles à punir.

    Voici quelques-unes de leurs histoires:

    Le 1er décembre, la police de Settat a arrêté le blogueur Mohammed Sekkaki, connu sous le nom de Moul El Kaskita, qui avait publié une vidéo sur YouTube quatre jours plus tôt dans lequel il critiquait le roi et protestait contre une nouvelle taxe sur les utilisateurs de la chaîne. Il a été condamné à quatre ans de prison et à une amende équivalente à environ 4000 euros pour “offense” au roi et aux responsables gouvernementaux. Le processus d’appel est en cours.

    Le 5 décembre à Rabat, Omar Ben Boudouh, un influenceur et YouTuber connu sous le nom de Moul El Hanout, a été arrêté pour avoir “offensé” des responsables gouvernementaux et des institutions publiques et “incité à la haine”, accusations jugées sans fondement par Amnesty International. Le 7 janvier, il a été condamné à trois ans de prison.

    Un autre influenceur et YouTuber, Youssef Moujahid, a été arrêté le 18 décembre et a été inculpé des mêmes peines et de trois ans de prison. Le processus d’appel est en cours.

    Le 17 décembre, le tribunal de Meknès a condamné Ayoub Mahfoud, un étudiant de 18 ans, à trois ans de prison et à une amende équivalente à 500 euros, à nouveau pour “délit” contre des fonctionnaires et des institutions publiques. Le 16 janvier, il a été mis en liberté provisoire dans l’attente de la procédure d’appel, prévue pour le 30 mars.

    Le militante Rachid Sidi Baba s’est retrouvée en prison le 24 décembre, “coupable” d’avoir publié une vidéo sur YouTube dans laquelle il exprimait sa frustration face à l’exploitation des terres par des investisseurs étrangers sans aucun retour économique pour les communautés locales. Il a été condamné à six mois de prison et à une amende de 500 euros. En appel, le 13 février, la peine a été réduite à deux mois et demi.

    Le journaliste Omar Radi a été arrêté le 26 décembre après avoir critiqué la confirmation en appel des condamnations prononcées contre plusieurs membres du mouvement de protestation contre Hirak El-Rif sur Twitter. Cinq jours plus tard, il a été libéré sous caution en attendant son procès, qui aura lieu le 5 mars.

    Le 29 décembre, c’est au tour du rappeur Hamza Sabbaar, arrêté à Laayoune. Trois jours plus tard, il a été condamné à trois ans de prison pour une chanson de rap publiée sur YouTube, dans laquelle il a critiqué la détérioration de la situation socio-économique du pays. Le 16 janvier, en appel, la peine a été réduite à huit mois.

    2020 a commencé comme l’année précédente s’était terminée. Le 9 janvier, un tribunal de Khenifra a condamné Abdelali Bahmad, dit Ghassan Bouda, à deux ans de prison et à une amende de 1000 euros pour “offense” à la monarchie et ses symboles. Preuve contre lui: quatre publications sur Facebook dans lesquelles il a exprimé son soutien au mouvement Hirak El-Rif.

    Il Fatto Quotidiano, 17 fév 2020

    Tags : Maroc, répression, réseaux sociaux, Facebook, Twitter, Youtube,

  • Morocco, Mauritania Discuss in Nouakchott Means to Strengthen Bilateral Cooperation

    Minister of Foreign Affairs, African Cooperation and Moroccans abroad, Nasser Bourita, held talks Wednesday in Nouakchott with Mauritanian Prime Minister, Ismail Bedde Cheikh Sidiya, and Minister of Foreign Affairs, Cooperation and…

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    Tags : Mauritania, Morocco, cooperation, 

  • Maroc : Mohammed VI et ses sujets, les pestiférés du Maghreb

    Le Maroc est le seul pays du monde à être en conflit avec tous ses voisins. Aveuglés par la haine incrustée par le Makhzen dans leur veines, les citoyens marocains, y compris les pseudo-démocrates de la pseudo-gauche, sont incapables de voir cette réalité.

    Au Nord, avec l’Espagne, au sud avec le Sahara Occidental et la Mauritanie, à l’Est avec l’Algérie, toutes ses frontières sont en feu. En parfait disciple, Mohammed VI mène l’agenda de déstabilisation de la France en Afrique en vue de casser les derniers bastions de la résistance contre la Françafrique : l’Algérie et la RASD.

    De leur part, les citoyens marocains se trouvent à la tête du crime organisé. La vente du haschich, c’est les marocains. La cocaïne, c’est les marocains. LE TERRORISME, C’EST LES MAROCAINS. La DGED marocaine manipule les sujets du roi du Maroc à sa guise. Non sans raison, le président français ne veut plus des imames marocains, ce sont eux qui se trouvent derrière la plupart des attentats terroristes en Europe. Tous ont été recrutés par les services secrets marocains et infiltré les services de renseignements européens en vue de mieux planifier leurs opérations de déstabilisation.

    Maintenant, que le royaume se trouve acculé à cause de son occupation illégale du territoire sahraoui, le roi a demandé aux mosquées de diffuser son SOS destiné à la communauté marocaine résidente en Europe.

    Selon une vidéo largement relayée par les réseaux sociaux, le roi Mohammed VI demande aux marocains de se mobiliser en vue de défendre la « cause sacrée » du Maroc. C’est dire qu’il faut s’attendre à de nouveaux attentats terroristes dont les auteurs seront les pestiférés du Maghreb.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Europe, terrorisme, DGED, imames, violence,

  • Algeria: One year after the Hirak, alarming situation of freedom of expression and right to assembly

    Director of ARTICLE 19 Middle East and North Africa, Saloua Ghazouani Oueslati said: “The Algerian authorities continue to violate rights and liberties that are guaranteed in the constitution, as well as the international commitments that…

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    Tags : Algeria, Hirak, protests,

  • Maroc : Voilà pourquoi Zefzafi et Ahmajik ont entamé une grève de la faim

    Le Makhze est en train de tuer les leaders rifains à petit feu. L’état de santé des prisonniers politiques Nasser Zefzafi et Nabil Ahamjik est inquiétant, d’autant plus qu’ils entament une grève de faim pour une durée indéterminée, pour les revendications suivantes :

    1. Bénéficier de soins médicaux urgents (Zefzafi souffre d’une sévère allergie associée aux saignements nasaux et Nabil Ahamjik d’atroces maux de tête et d’allergie);

    2. Elargir le droit de communiquer avec leurs familles par téléphone; sur trois jours par semaine au lieu de 15 minutes sur 2 jours par semaine.

    3. Droit de visite pour les proches;

    5. La permission de recevoir des livres, des journaux et des revues sans présélection de la part de l’administration ;

    6. Bénéficier du droit de sortie à l’air libre, surtout que leur allergie a atteint un degré alarmant;

    7. Rassembler tous les détenus politiques du Hirak dans le pénitencier de Selouan et la libération immédiate de tous les détenus politiques.

    8. Ils exigent que tous les détenus du mouvement rifain et dispersés dans diverses prisons soient regroupés à la prison de Selouane, car c’est l’établissement pénitentiaire le plus proche de leurs familles

    9. Ils exigent une amélioration du tarifs pratiqués dans l’épicerie de la prison et la levée d’interdiction sur la pâtisserie locale d’Al Hoceima ( Millefeuille, Boyo, galettes …)

    10. Ils exigent de bénéficier de la promenade le plus longtemps dans la journée (fermer les portes en permanence est difficile de profiter de l’air, ce qui affecte leur santé et les expose à des allergies).

    11. Ils exigent d’améliorer l’alimentation et la nutrition des prisonniers et diversifier les repas qui leur sont servis.

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, Nasser Zefzafi, Nabil Ahmajik,