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  • Sahel : l’exception mauritanienne

    par Isselkou Ahmed Izidbih

    Le vocable « Sahel » signifie « rivage » en langue arabe, en référence à la bordure méridionale de la « mer de sable » qu’est le Sahara. Il s’agit d’une bande géographique qui s’étend des côtes atlantiques mauritaniennes à l’Ouest aux côtes érythréennes sur la mer rouge à l’Est, soit environ 7000 km, et dont la profondeur variable sépare les dunes vives du Sahara et la savane subsaharienne.

    C’est une région de transition par excellence, jadis majoritairement peuplée de nomades. La religion musulmane y est omniprésente, aux côtés du christianisme et de divers autres rites religieux locaux.

    1. Des racines de la crise au Sahel

    Les spécialistes évoquent différentes causes à l’origine de la profonde crise que traverse le Sahel, dont les effets désastreux du réchauffement climatique sur le mode de vie traditionnelle des populations sahéliennes. En effet, l’élevage extensif du bétail, la culture de subsistance et le commerce sont simultanément et négativement impactés par le déclin du cumul pluviométrique annuel, le caractère erratique des précipitations et leur conséquence et une accélération de la désertification. Cette réduction drastique des ressources économiques est accompagnée d’une explosion démographique qui fera passer la population des seuls pays du G5-Sahel d’environ 83 millions (2019) à 196 millions en 2050. Le stress environnemental est perceptible dans la tension accrue entre des éleveurs tentés de descendre toujours davantage en direction du Sud à la recherche de nouveaux pâturages pour leurs troupeaux, et des cultivateurs confrontés à une telle pression doublée d’un déclin des quantités d’eau disponibles et de l’érosion des sols. Ainsi, une sorte de « sahélisation » dynamique engloutit, chaque année, des zones de la savane subsaharienne autrefois impropres à la pratique de l’élevage extensif, exacerbant à l’extrême une rivalité entre éleveurs et cultivateurs, prégnante dans la région, comme c’est le cas en ce moment au niveau la zone du Luptako-Gourma dite “zone des trois frontières”, un territoire de 370 000 km2, aux confins du Burkina Faso, du Mali et du Niger, véritable ventre mou sécuritaire du Sahel.

    Parmi les causes de la crise au Sahel, l’on peut également citer les tensions politico-ethniques latentes, notamment au Nord du Mali remontant au début des années soixante, les répercussions des événements politiques survenus en Algérie au cours des années quatre-vingt-dix, et plus récemment la crise en Libye. L’effondrement de l’Etat central libyen, en 2011, a non seulement créé un vide géopolitique propice à toutes sortes d’exploitations préjudiciables à la sécurité régionale et mondiale, mais il a aussi été à l’origine de la dissémination des arsenaux libyens à travers le Sahel, des arsenaux réputés les plus colossaux d’Afrique. Des groupes, précédemment enrôlés dans l’armée régulière libyenne, ont pu rejoindre, avec armes et bagages, leur pays d’origine, notamment le Nord du Mali, bouleversant les rapports de force sur le terrain en faveur d’une rébellion historique ou d’un groupe terroriste préexistants, et fragilisant ainsi (davantage) la souveraineté territoriale de certains Etats de la région.

    Le trafic de drogue en direction des marchés lucratifs du Nord, constitue, lui aussi, un élément causal de la présente crise au Sahel, car les (auto)routes traditionnelles qu’empruntait ce produit étant à présent hermétiquement closes, les réseaux de narcotrafiquants ont décidé d’en établir de nouvelles qui passent par des zones de « moindre résistance » sécuritaire, idéalement le Sahel, puis la Libye, ensuite l’Europe méditerranéenne et le Proche-Orient. Une forme de connivence s’est progressivement instaurée entre, d’une part, les réseaux de trafiquants et de nombreux groupes établis au Sahel. Les enjeux financiers sont désormais irrésistibles pour un chef local ou un simple éleveur nomade sahélien, car les droits perçus en contrepartie de la sécurisation du transit d’une tonne de résine de cannabis, peuvent égaler ou dépasser les fruits cumulés de toute une vie de labeur. D’éleveurs sobres et résilients, certains habitants du Sahel se sont transformés en une armée de redoutables passeurs de cargaisons de stupéfiants, de preneurs d’otages, de contrebandiers de cigarettes prohibées ou de trafiquants d’armes et d’immigrants illégaux.

    Il convient de noter qu’à chaque payement de rançon pour libérer un otage au Sahel, les membres de ce véritable écosystème crapuleux acquièrent des moyens logistiques supplémentaires leur permettant d’accroître leur rayon d’action pour perpétrer de nouveaux kidnappings et autres actes violents, comme le prouvent les tragiques événements du 13 mars 2016, au Grand Bassam, en Côte d’Ivoire ; raison pour laquelle, la Mauritanie a constamment été contre le payement de rançons pour la libération d’otages au Sahel, et ce en dépit de la grande sensibilité de cette question d’un point de vue strictement humanitaire et sur le plan politique, particulièrement au sein des opinions publiques occidentales.

    Contrairement à une thèse assez répandue, la dimension religieuse dans la crise au Sahel, n’a pas toute la prépondérance que d’aucuns veulent lui attribuer, pour une raison somme toute évidente: tous les habitants du foyer historique de la crise au Sahel, le Nord du Mali, sont musulmans sunnites, de rite malékite ; on peut ainsi considérer qu’un prosélytisme offensif pouvait se choisir meilleure location à travers la planète, autre qu’une région islamisée depuis une dizaine de siècles, car, selon le dicton local, nul besoin “d’apporter des pierres à la montagne”.

    En Mauritanie, l’expression « activité mafieuse à but lucratif, menée sous un habillage islamique » servait de définition aux agissements d’AQMI au Sahel. Il est cependant vrai que des acteurs étrangers ont eu le temps et les moyens de prêcher des thèses religieuses radicales, sans rencontrer de résistance doctrinale à laquelle on pouvait s’attendre, sans doute en raison de la misère économique ambiante et du niveau de ressentiment de populations livrées à elles-mêmes ( pas d’école, ni de dispensaire ou poste de sécurité), à l’endroit de certains pouvoirs publics locaux.

    Face aux redoutables tactiques de guérilla dans un espace géographique et social qui s’y prête idéalement, grâce notamment à l’usage de motocyclettes et de pickups armés, certains pouvoirs politiques et militaires désemparés, recourent à la mobilisation de « milices d’autodéfense » suivant les lignes de fracture tribales et ethniques ; une stratégie d’apprenti sorcier qui jette de l’huile sur le feu et donne parfois à la crise sécuritaire au Sahel, des allures de guerre civile larvée.

    La Mauritanie, le premier pays du G5-Sahel, à subir les attaques meurtrières du terrorisme.

    Une série d’attaques terroristes contre la Mauritanie fut perpétrée entre 2005 et 2011, citons-en:

    * le 4 juin 2005, l’attaque de Lemgheyty, par le GSPC( Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) près des frontières avec l’Algérie et le Mali, eut pour bilan la mort de 15 soldats mauritaniens et de neuf terroristes

    * le 24 décembre 2007, quatre touristes français sont sauvagement assassinés par des terroristes d’AQMI ( Al-Qaeda au Maghreb Islamique, nouvelle dénomination du GSPC), près de la ville d’Aleg

    * le 27 décembre 2007, l’attaque contre un objectif militaire à Elghallaouya fut à l’origine de la mort de quatre soldats mauritaniens

    * le 14 septembre 2008, 12 soldats mauritaniens sont tués lors d’une embuscade tendue par AQMI à Tourine, près de la ville minière de Zouérate

    * le 25 août 2010, un véhicule bourré d’explosif refusa d’obéir aux tirs de sommation de la caserne de Néma, à l’extrême sud-est mauritanien, et explosa à l’entrée de la caserne, sans faire de victimes, autre que ces occupants

    * du 17 au 19 septembre 2010 et pour contrer une attaque imminente contre cette même garnison de Néma, l’armée mauritanienne engagea une opération terrestre à Hassi Sidi puis à Ras-el-maa, au Mali

    * le 29 novembre 2010, trois travailleurs humanitaires espagnols furent victimes d’un rapt, « pour le compte » d’AQMI, sur la route Nouakchott-Nouadhibou

    * les 29 janvier et 2 février 2011, un double attentat visant le Ministère de la défense nationale et l’ambassade de France à Nouakchott, fut déjoué in extremis, aux portes de Nouakchott, après que deux véhicules bourrés d’explosifs (1,5 tonne chacun) ont été neutralisés par les forces armées mauritaniennes

    * en juin-juillet 2011, l’armée mauritanienne lança, avec succès, une opération militaire d’envergure ayant duré une quinzaine de jours, contre une importante base d’AQMI dans la forêt malienne de Wagadou, près de la frontière entre les deux pays

    * Le 20 décembre 2011, le gendarme Ely Ould Mokhtar est enlevé par un commando d’AQMI à Adel Bagrou, environ 1400 km de Nouakchott, à quelques encablures de la frontière malienne

    * Durant cette même période, une autre demi-dizaine d’incidents sécuritaires divers, impliquant AQMI ou ses « proxies », fut également enregistrée au niveau des axes routiers et dans certaines localités excentrées du pays (Cheggatt, Tamchekett …).

    Au vu de ce qui précède, l’on peut relever que la Mauritanie fut le premier pays du G5-Sahel, à avoir subi de plein fouet les attaques meurtrières du terrorisme venu du Nord, et ce dès 2005, prenant au dépourvu des forces armées nationales sous-entraînées et sous-équipées pour affronter ce nouveau type de défi sécuritaire, spécialement entre 2005 et 2010. À titre d’illustration, des témoignages crédibles font état, à l’époque, de difficultés logistiques quasi insurmontables pour les forces armées mauritaniennes pour apprendre en temps réel les graves exactions dont étaient victimes de petites garnisons isolées dans l’extrême Nord-Est du pays, sous les coups de boutoir d’un GSPC et de ses complices, maîtres du terrain. Pour acheminer les premiers secours ou renforts, lors de certaines de ces agressions, l’armée mauritanienne a, parfois, recouru à de vulnérables moyens de transport de marchandises, empruntés à des hommes d’affaires du pays. Mais comme le prouvent les échecs des opérations de février 2011, contre le ministère de la Défense nationale et l’ambassade de France à Nouakchott, contre la garnison militaire de Néma en août 2011, et la réussite exemplaire de l’audacieuse frappe préventive contre la base de Wagadou au Mali, l’armée mauritanienne a non seulement réussi, à partir de 2010, à contrecarrer les menées terroristes sur son territoire, mais aussi à porter des coups décisifs à l’ennemi, y compris au niveau de ses bases réputées inexpugnables, en profondeur du territoire malien.

    De la sécurité nationale à la sécurité régionale

    Lorsque la Mauritanie a réussi le tour de force de sécuriser, dans la durée, son territoire, en boutant dehors les bandes terroristes et en dissuadant les auteurs d’incursions contrebandières hostiles venues du Nord et de l’Est de s’aventurer dans ses « zones militaires interdites », elle a acquis l’autorité et la légitimité de parler au sujet de la sécurité sous-régionale, sur les scènes africaine et internationale, en adoption de la sagesse ivoirienne : « quand la case de ton voisin brûle, hâtes-toi à l’aider à éteindre le feu de peur que celui-ci ne s’attaque à la tienne ».

    Une dimension diplomatique venait ainsi étoffer l’approche mauritanienne en matière de paix et de sécurité. Ce fut donc tout logiquement que la première conférence de la « Mission de l’UA pour le Mali et le Sahel » fut lancée à Nouakchott , le 17 mars 2013, avec la participation de onze pays sahélo-sahariens et de partenaires internationaux, marquant la naissance du Processus de Nouakchott, en déclinaison de l’« Architecture africaine de paix et de sécurité », au niveau du Sahel.

    Cette conférence s’est tenue, deux mois après le lancement, le 11 janvier 2013, de l’opération militaire française Serval, sans laquelle les groupes armés au Mali, renforcés par les soutiens fraîchement arrivés de Libye, auraient « somalisé » non seulement ce pays frère, mais bien au-delà, en profondeur de l’Afrique occidentale…

    En vertu de la Résolution 2100 du Conseil de sécurité de l’ONU, en date du 25 avril 2013, la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation au Mali, plus connue sous l’acronyme MINUSMA, fut mise sur pied. Les règles d’engagement de cette mission de paix, fruits de tractations intenses, principalement entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, n’ont pas paru répondre aux attentes des dirigeants de la région ; d’ailleurs un rapport ultérieur sur l’évaluation de l’efficacité de cette mission, la qualifierait de « la plus meurtrière » de toutes les missions similaires. C’est dans ce contexte, foisonnant d’initiatives et d’appréhensions, spécialement côté sahélien, qu’il convient d’inscrire la création, le 16 février 2014, du G5 Sahel, à la faveur d’un sommet des dirigeants du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, à Nouakchott. En plus des réserves déjà évoquées au sujet de la mission de la MINUSMA, ces dirigeants mettaient en avant le nécessaire couplage de la dimension sécurité avec celle de développement, pour accroître les chances d’une résolution, à moyen terme, de la crise économico-environnementale, en grande partie à l’origine, à leurs yeux, de la crise que traverse le Sahel.

    Doté d’un secrétariat permanent basé à Nouakchott, le G5 Sahel a désormais plusieurs initiatives politiques, militaires et économiques à son actif, la plus importante étant, sans doute, la création, le 2 juillet 2017, à Bamako, d’une Force conjointe (FC-G5 Sahel) des cinq États membres, à raison de 1000 soldats par pays, pour combattre, ensemble, le terrorisme, le crime organisé transnational et la traite des êtres humains, avec un droit de poursuite de 50 km à l’intérieur des frontières du pays voisin.

    L’opérationnalisation de cette force régionale, en trois « fuseaux » (Est [Tchad-Niger], Centre [Burkina Faso-Niger-Mali] et Ouest [Mali-Mauritanie]), a connu bien des retards, pour des raisons politiques et logistiques, car certains membres permanents du Conseil de sécurité ne voyaient pas d’un bon œil l’inscription d’une telle force sous le Chapitre VII de la charte de l’ONU, une exigence fermement et unanimement défendue par les dirigeants des cinq pays membres du G5 Sahel. Le 20 juin 2017, à l’initiative de la France, le Conseil de sécurité « accueillit favorablement » la nouvelle force, sans apporter de solution définitive à son mode de financement.

    En résumé, le Conseil a, en l’espèce, donné son « autorisation », sans donner de « mandat ». En dépit d’actions concluantes sur le terrain, cette force régionale tarde à monter en puissance en raison justement des deux considérations tantôt évoquées: l’ambiguïté de son statut du point de vue onusien et l’absence de visibilité quant à la question de son financement. Pourtant, une fois prise en compte dans le cadre de la nécessaire synergie opérationnelle entre les différentes forces présentes au Sahel, cette force régionale pourrait surprendre bien des détracteurs sur la scène internationale. Dans cette dynamique sous-régionale en faveur de la paix et de la sécurité, la Mauritanie, comme nous l’avons vu, a joué et joue encore pleinement son rôle de pays « pourvoyeur » de bonnes pratiques.

    La région du Sahel souvent présentée par les médias internationaux sous l’angle quasi exclusif de la menace sécuritaire ou marginalement du pourcentage élevé ( environ 80%) de ses ressortissants dans la composition des migrants clandestins en direction de l’Europe méridionale, représente en réalité l’un des horizons énergétiques les plus prometteurs de la planète, renferme des ressources minières colossales, dispose d’un marché intégré conséquent et d’un dividende démographique enviable.

    Dans sa nouvelle diplomatie globale post-Brexit, le Royaume Uni, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et puissance scientifique, industrielle et financière incontestée, dispose, en la Mauritanie, d’un allié stratégique sûr aux portes du Sahel, et bien au-delà au Maghreb et en Afrique subsaharienne. Le Président de la République, SEM Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a récemment rappelé cet extraordinaire potentiel de coopération mauritano-britannique, lors d’une intervention dans le cadre du « Sommet de l’Investissement R.U.-Afrique », tenu à Londres, le 20 janvier 2020.

    Mauritania Malouma

    Tags : Mauritanie, Sahel, G-5, terrorisme, djihadisme, Mali, Burkina Faso, Niger,

  • Italie : Suicide d’un père de 3 enfants originaire du Maroc

    Un homme de 52 ans, père de trois enfants et séparé de longue date de sa femme, est décédé dans la province de Milan en se suicidant en se pendant à une poutre.

    Une histoire dramatique vient de la province de Milan, où un homme de 52 ans s’est suicidé en se pendant à une poutre dans la maison où il vivait.

    L’homme, qui travaillait pour une coopérative qui s’occupe du transport des personnes handicapées, s’est suicidé dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 février. L’homme de 52 ans, originaire du Maroc, mais depuis des années en Italie, était père de trois enfants, dont deux mineurs, et s’était séparé de sa femme. Selon ce qui ressort des enquêtes sur les carabiniers, rapporte la rédaction d’Il Giorno, l’incident aurait une “dépression suite à la séparation” en arrière-plan.

    Milan, père de trois enfants, se suicide: “Le fait de ne pas pouvoir payer la nourriture lui a fait se sentir digne”

    Un homme de 52 ans, originaire du Maroc, mais depuis des années en Italie, s’est suicidé dans la province de Milan en se pendant à une poutre dans sa maison. L’homme travaillait dans une coopérative qui s’occupe du transport des personnes handicapées. Séparé de sa femme pendant des mois, il semble qu’il ne pouvait plus subvenir aux besoins de ses trois enfants, dont deux mineurs. L’histoire dramatique, comme le rapporte Il Giorno, pourrait avoir une “dépression suite à la séparation” en arrière-plan, une circonstance qui a émergé des premières découvertes des carabiniers qui ont traité l’incident.

    Ernesto Emanuele, président de l’association Papà Separati Milano, a évoqué la tragédie en expliquant: «Il y a un mois – rapporte Il Giorno – il s’est tourné vers notre association pour lui demander conseil et aide car sa femme l’avait dénoncé pour n’avoir pas contribué à son entretien. et les enfants. Le modeste salaire lui suffisait pour ne payer que le loyer et un peu plus. Nous demandons à la politique combien de temps il nous reste à attendre pour avoir une loi qui tienne compte de la réalité dans laquelle vivent de trop nombreux pères aliénés ».

    Une amie de 52 ans qui a également écrit de la poésie en plus du travail qu’elle a fait à la coopérative a confirmé les difficultés de l’homme. “Le fait – rapporte Il Giorno – de ne pas pouvoir payer la pension alimentaire des enfants et de ne pas pouvoir contribuer aux dépenses l’a fait se sentir sans dignité”. «Il a écrit de beaux poèmes – poursuit la femme – et il avait aussi gagné des prix et nous aimerions les collectionner dans un essai. Trop souvent, les pères séparés sont laissés seuls, surtout lorsqu’ils n’ont pas de réseau de soutien. »

    Source : yeslife, 19 fév 2020

    (Traduction automatique de l’italien)

    Tags : Maroc, divorce, suicide, Italie,

  • APA: Situation en septembre 2011

    SITUATION et PERSPECTIVES
    DE L’AGENCE APA

    L’Agence de Presse Africaine est aujourd’hui dans une phase de croissance après le regain de confiance du personnel, suite à son redressement en phase finale, et la promotion de ses produits et services sur le marché. C’est pourquoi elle est confrontée actuellement au financement de sa croissance qui devrait lui permettre à termes de s’autofinancer. Ce résultat a été possible grâce aux sacrifices de tout le monde et au concours du conseil d’administration. Nous remercions ses membres pour leur confiance et tâcherons de la mériter. Cependant, pour mieux remplir notre mission et arriver à rentabiliser APA, nous demandons solennellement au CA, d’éponger les dettes dues au personnel à cause des blocages que cette situation entraine dans la gestion des ressources humaines et dans les décisions d’investissements pourtant indispensables à la bonne marche de toute entreprise. En effet, pour avoir les coudées franches et une liberté de gestion rigoureuse nécessitant des choix pouvant impliquer des investissements lourds que d’aucuns ne pourraient comprendre pour nous avoir plusieurs fois relancés pour rentrer dans leur fonds, nous souhaiterions, comme promis au mois de Juin, un effort de votre part pour la résolution définitive de ce lourd héritage qui nous empêche de décoller véritablement. Pour rappel et pour une meilleure compréhension de la situation, nous développons dans ce qui suit la situation de l’Agence.

    Créée en 2006, L’Agence de Presse Africaine, après une croissance rapide durant les premiers mois de son existence due à l’expérience, la compétence et à l’engagement de son équipe autour d’une même mission et des mêmes objectifs, a connu des problèmes de gestion qui ont abouti à un changement des responsables, dont le DG, et à la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante chapotée par un Directeur Général Adjoint sous la supervision d’un DG.

    La nouvelle équipe en concertation avec tout le personnel à travers leur responsable a adopté les résultats des travaux du comité de crise créé pour diagnostiquer et proposer des solutions de résolution de problème.

    Vu la situation financière alarmante de l’agence, la nouvelle équipe s’est fixée comme premier défi le redressement de l’agence de presse africaine avec l’aide d’hommes de confiance compétents. Ce redressement, effectué dans le cadre d’un dialogue, s’est traduit par des mesures dont les principales sont les suivantes :

    • L’arrêt du contrat du prestataire de services de nettoiement et du contrat de location du deuxième local, qui était inutile et sous le nom de l’ex DG

    • L’optimisation du téléphone, en centralisant et réduisant les appels vers les cellulaires, et de certaines dépenses (transport, couverture, déplacement,…)

    • La régularisation de certains contrats qui a abouti aux départs de deux (2) journalistes, cinq (5) traducteurs, quatre (4) éditeurs externes et un réaménagement de la rédaction.

    • La réduction du budget du réseau en redéfinissant le prix des piges

    • La réduction des salaires des cadres avec leur accord pour pouvoir autofinancer ces activités en échange d’une promesse de paiement des arriérés

    • Le nivèlement des salaires par catégorie

    • La délocalisation du siège dans un lieu apprécié de tous, plus accessible et plus visible

    • Le recrutement d’une équipe marketing (en période d’essai) qui s’occupe également du recouvrement, de la facturation et de la prospection de clients

    • Réorganisation de l’organigramme et redéfinition des postes

    • Le recrutement d’un journaliste anglophone (à l’essai) et la location des services d’un journaliste francophone

    • La relance de l’activité de télévision qui s’est matérialisée par des prestations de service de transport de signal et des reportages au Sénégal et dans la sous région

    • La relance de l’activité commerciale qui s’est soldée par la reconquête de marchés perdus et l’obtention de nouveaux marchés se traduisant par des gains qui ont été réinvestis dans les activités de l’agence.

    • Le recrutement d’une assistante de direction

    • La collaboration avec des stagiaires dans tous les domaines pour compléter les équipes

    • Promotion de l’agence financée par le CA et prospection du marché par des rencontres

    • Le paiement d’une partie des arriérés par le CA

    Le succès de ces mesures, qui a valu à APA des économies, a été obtenu en tenant compte des avis et des intérêts des uns et des autres sans complaisance. Comme résultats, la performance de l’agence a été améliorée ; des contrats sont noués et d’autres sont en négociations. Une stratégie a été mise en œuvre sur deux ans pour revitaliser l’agence, la rentabiliser afin de couvrir 100% des charges et voire même faire des bénéfices. Cette stratégie vise tout le marché africain mais elle a déjà commencée à porter ses fruits dans l’étroit marché sénégalais. Les besoins immédiats de l’agence ont été satisfaits grâce aux recettes obtenues, le budget étant totalement épuisé par les charges fixes (salaires, locations, eau, électricité…).

    Dans cette lancée, les objectifs à court termes, dont certains sont en cours de réalisation, sont principalement :

    • Mise en place de la télévision en vue d’émettre par satellitaire, pour un début, un journal par jour et d’autres programmes en collaboration avec l’URTNA et l’ASBU…

    • Refonte du site et intégration de nouveaux services TIC dont le SMS qui sera déployé à Dakar puis à Bamako.

    • Organisation rationnelle et humaine du travail : Productivité : Evaluation journalière de la production individuelle des journalistes, du personnel du siège et du réseau

    • Eventuelle ouverture imminente du bureau de cote d’Ivoire qui présente une réelle opportunité pour la télévision avec la fin de la guerre.

    • Acquisition d’un Système intégré de gestions de produits multimédia, des équipements qui l’abritera et mise en place d’infrastructures adéquates (LS, ADSL fixe)

    • Acquisition et renouvellement des équipements informatiques, photo et vidéo complémentaires

    • Acquisition d’une ligne Internet ADSL fixe ou LS

    • Diversification des produits : Magazine…

    • Production diversifiée, quantitative, qualitative et Extension zone de couverture : Afrique du Nord, Afrique du Sud, Afrique de l’Est et Afrique du Centrale aussi bien pour les News que pour la Photo

    • Renforcement des équipes Marketing, Photo, News (Sport), Technique

    • Etablissement de partenariats stratégiques et financiers à long termes

    A ce stade, les recettes prévisionnelles ont été évaluées et des objectifs mesurables fixés aux unités ou aux employés pour rentabiliser les activités et couvrir une bonne partie voire la totalité des charges de l’Agence de Presse Africaine.

    La réalisation de ces objectifs fera de APA la première agence de référence en Afrique et l’une des premières au monde.

    Nous comptons sur le soutien et l’adhésion du Conseil d’Administration pour la réussite de ce projet africain.

    FIN DU DOCUMENT

    AGENCE DE PRESSE AFRICAINE

    OUVERTURE DU BUREAU DE COTE D’IVOIRE

    L’Agence de Presse Africaine (APA) qui a son siège à Dakar, au Sénégal, sollicite le CA pour son appui dans son projet d’ouverture d’un bureau en Côte d’Ivoire. Le choix de la Côte d’Ivoire relève d’une évidence, du fait de la place centrale qu’occupe ce pays dans la croissance économique de la zone Ouest africaine.

    L’économie, essentiellement axée sur la production de café et de cacao, a fait de la Côte d’Ivoire un pays phare dans la sous-région ouest-africaine. Elle est le centre des activités commerciales en Afrique Occidentale d’où la part du commerce extérieur dans le PIB du pays est de 90%.

    Malgré la crise vécue ces dernières années, La Côte d’Ivoire reste toutefois un poids économique important pour la sous-région ouest africaine : elle représente 39 % de la masse monétaire et contribue pour près de 40 % au PIB de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

    Vu la place prépondérante qu’occupe ce pays dans l’économie régionale (40 % du PIB de l’UEMOA), ses contre performances économiques enregistrées pendant la guerre ont affecté négativement la production et le commerce régional, en particulier dans les pays voisins que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et la Guinée. Ceux-ci dépendent de son infrastructure de transport pour l’import-export et des fonds transférés par leur diaspora respective installée en Côte d’ Ivoire.

    Ses infrastructures sont relativement plus développées que celles des autres pays de l’Afrique de l’Ouest, malgré une crise qui en a empêché l’entretien régulier ou l’extension.

    Face au défi du développement économique, la Côte d’Ivoire s’est engagée à faire du secteur privé le moteur de sa croissance dans les années à venir. Ainsi, les autorités ont récemment mis en place d’importantes mesures d’allègement fiscal pour créer les conditions d’une relance durable du secteur privé. Cependant le secteur privé juge ces mesures surtout celles relatives à la fiscalité insuffisantes pour un bon climat des affaires favorable à l’investissement.

    Avec la stabilisation de la situation politique qui influe grandement sur les investissements étrangers en baisse voire en gel, l’on peut espérer une reprise de l’activité économique et de la place de la Cote d’Ivoire dans la sous région.

    En effet, les avantages qu’offrent la cote d’Ivoire à travers son port autonome considéré comme le plus important d’Afrique de l’ouest et le deuxième d’Afrique, après le port de Durban en Afrique du Sud, ses aéroports internationaux et régionaux, ses réseaux de télécommunication caractérisés par d’importantes innovations technologiques et, nonobstant la crise, constituent un marché local en pleine expansion , avec le développement du mobile comme locomotive, font qu’elle constitue une place de choix pour les entreprises qui veulent s’implanter et se développer en Afrique de l’Ouest.

    APA voudrait profiter de cette période marquée par le retour des entreprises multinationales qui avaient quitté à cause de la guerre et par la reprise des activités économiques pour développer ses activités et les rentabiliser avec une équipe restreinte comme l’avait fait la PANA avant la guerre, qui possédait un bureau autonome participant à la couverture des charges du siège.

    INVESTISSEMENTS NECESSAIRES

    BUDGET D’UN SEMESTRE DE FONCTIONNEMENT

    Investissements
    Portables

    2

    500000

    1000000

    Portable MAC

    1

    900000

    900000

    Mobilier

    2500000

    Bureaux + table de réunion
    Télévision

    1

    500000

    500000

    Avance Location

    3500000

    3500000

    Autres

    800000

    800000

    9200000

    Charges récurrentes
    Chef Bureau Pigiste

    400000

    400000

    Salaire +transport
    Marketing

    250000

    250000

    Assistante

    250000

    250000

    Cameraman

    200000

    200000

    Monteur

    200000

    200000

    JRI

    500000

    500000

    Consommables

    50000

    50000

    Eau – Téléphone- Electricité

    800000

    800000

    Location

    1

    700000

    700000

    transport

    250000

    250000

    Tous les employés
    Autres

    500000

    500000

    Budget Mensuel

    4 100 000

    Budget de démarrage

    13 300 000

    Budget pour six mois

    33 800 000

    Budget de Démarrage inclus

    Ce budget a été établi en relation avec un responsable de Fraternité Matin prêt à travailler avec APA. Les ressources humaines sont déjà disponibles.

    Ce projet n’inclus pas le matériel vidéo nécessaire pour le bon fonctionnement de a TV.

    FIN DE DOCUMENT

    Tags : Agence Presse Africaine, APA, DGED, Côte d’Ivoire, Sénégal, presse, Lobbying,

  • L’Ambassade de Côte d’Ivoire au Maroc confirme son allégeance aux thèses marocaines

    AMBASSADE DE COTE D’IVOIRE
    AU MAROC

    URGENT

    7, Avenue OULED Saïd Souissi – Rabat – BP 192

    Tel: 0537 65 57 70/053765

    5793

    Fax: 0537 65 56 37 / 80

    TM/AMBCI/R/200/13

    Rabat, le 21 mai 2013

    L’Ambassade de la République de Côte d’Ivoire à Rabat présente ses compliments au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc et a l’honneur de lui faire connaître la position exprimée par les autorités ivoiriennes compétentes sur le projet d’inscription, à l’ordre du jour du prochain Comité Exécutif de l’Union Africaine, d’un point relatif à la question du Sahara Marocain.

    Le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire estime inopportune la démarche qui consisterait à inscrire à l’ordre du jour du Comité Exécutif, une question qui divise l’Afrique surtout au moment où le continent s’apprête à célébrer le cinquantenaire de cette Organisation.

    Le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire réitère son soutien constant au Royaume du Maroc dans les efforts et initiatives qu’il déploie pour le règlement de cette question sous les auspices des Nations Unies.

    A cet égard, la Côte d’Ivoire se tiendra aux côté des pays africains partageant les mêmes valeurs de paix, de solidarité et de concorde pour condamner l’inscription de cette question au menu des échanges du Conseil des Ministres de l’Union Africaine.

    L’Ambassade de la République de Côte d’Ivoire à Rabat remercie le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc de son aimable collaboration et saisit cette occasion pour lui renouveler les assurances de sa haute considération.

    MINISTERE DEiAFFAIRES ETRANGERES
    ET DE LA COOPERATION DU ROYAUME
    DU MAROC
    RABAT

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Côte d’Ivoire, Union Africaine,

  • Algérie : Importation des véhicules de moins de 3 ans : Ce qu’il faut savoir

    Par Amirouche El Hadi

    M.Ferhat Ait Ali, le ministre de l’Industrie et des Mines, a livré quelques détails et précisions sur la question des importations des véhicules de moins de 3 ans, mais aussi sur sa stratégie pour le développement de l’Industrie nationale.

    S’agissant des autorisations d’importation de véhicules d’occasion, le ministre de l’Industrie affirme que cette décision entrera en vigueur dans les mois à venir. Selon ce dernier, sur le plan juridique, « tout est fin prêt pour entamer les procédures dans les mois à venir.

    Aujourd’hui nous sommes face à des problèmes techniques liés au financement de l’opération et à la qualité du carburant utilisé en Algérie et qui ne répond pas aux normes européennes en la matière », explique- t-il. Pour ce qui est de la relance du renouvellement du tissu industriel national en accordant une importance capitale au développement des petites et moyennes entreprises, le ministère de l’Industrie a affirmé, dans ce sens, qu’il déploiera toute l’énergie nécessaire pour lancer et soutenir l’action de transformation du tissu industriel national afin d’assurer un développement durable du pays. Parmi les mesures qui seront prises, le ministre de l’Industrie, Ferhat Ait Ali Braham, cite « la révision de la politique de l’octroi des crédits, afin d’en faire bénéficier en premier lieu la petite et moyenne entreprise ».

    Il annonce dans ce sens une rupture avec les anciennes pratiques et politiques adoptées par ses prédécesseurs à la tête du secteur. Des politiques qui ont conduit des « hommes d’affaires » et d’anciens hauts responsables de l’Etat devant les tribunaux pour dilapidation des deniers publics.

    « La majorité des crédits octroyés dans le passé n’a pas servi à élever le PIB ou la plus-value, mais a, par contre, servi à enrichir certaines personnes », souligne le ministre. Des sommes faramineuses chiffrées en milliards de dinars sont parties en fumée, un tissu industriel vétuste et un train de croissance qui n’arrive toujours pas à quitter son quai, comme l’indiquait le taux d’apport du secteur de l’industrie au PIB qui a stagné pendant des décennies au niveau des 5%.

    « Des fois, des crédits en millions de dinars sont octroyés à une quinzaine d’opérateurs, tout en laissant les petites et moyennes entreprises pâtir d’un refus de crédit pour des petits montants, d’où la nécessité de revoir cette politique », a-t-il martelé. Autrement dit, il exprime sa volonté d’en finir avec les pratiques anciennes et revient avec un discours ambitieux en mettant en évidence sa nouvelle approche, permettant selon lui de faire redémarrer la machine économique.

    Il dévoile une stratégie basée, explique-t-il, sur le financement microéconomique, en donnant aux petite et moyenne entreprises la place qu’elles méritent pour créer une nouvelle dynamique économique. Certes, la décision, en elle-même est louable, mais la volonté seule, est-elle suffisante pour la relance d’une machine économique en panne depuis des décennies?

    Si la volonté d’aller vers un nouveau système économique est exprimée, les mécanismes financiers à mettre en place pour la réalisation des objectifs tracés sur le terrain, demeurent la principale entrave à laquelle fera face le département de l’industrie. Un problème auquel s’ajoute le système financier et bancaire national qui n’arrive toujours pas à répondre aux aspirations des acteurs économiques.

    Enfin, le problème a été déjà soulevé par le Premier ministre Abdelaziz Djerad, lors de ses précédentes sorties, qui a déjà annoncé des réformes profondes dans les secteurs concernés.

    La Tribune des lecteurs, 19 fév 2020

    tags : Algérie, véhicules, voitures, voitures d’occasion, importation, douanes,

  • Algérie : Un mouvement unique au secours de l’Etat national

    Le hirak boucle sa première année

    Demain, le mouvement populaire communément appelé hirak aura bouclé une année d’existence. Ce mouvement «unique» dans le monde de l’avis même des spécialistes, de par son caractère pacifique a pu mettre fin à une dérive autocratique et mettre le cap sur une nouvelle gouvernance en adéquation avec l’évolution de la société, sauvant l’Etat national d’un effondrement.

    Par S. A. Mohamed

    De par sa longévité et l’attachement à son caractère pacifique, ce mouvement, inédit depuis l’indépendance de l’Algérie, s’érige, à l’instar de la guerre de Libération nationale, en modèle de référence dans le monde. Il aspire à donner un nouveau statut à la notion de citoyenneté, impliqué dans la gestion des affaires publiques et déterminé à prendre son destin en main.

    Le 22 février 2019, des dizaines de milliers de citoyens, toutes tranches d’âges et catégories professionnelles confondues, manifestent dans toutes les villes du pays pour s’opposer au projet du 5ème mandat du président Abdelaziz Bouteflika, dénoncer la corruption menaçant les fondements de l’Etat et réclamer un changement radical de la gouvernance. Sous la pression du hirak, l’élection présidentielle qui devait se tenir le 18 avril, est reportée.

    Après la démission de Bouteflika, le 2 avril, une deuxième date, le 4 juillet, est fixée, mais le scrutin n’a pas lieu, faute de candidats. Suite à ces deux reports, le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, convoque le corps électoral pour l’élection présidentielle devant se tenir le 12 décembre. Le Parlement adopte deux projets de loi pour encadrer cette consultation : le premier relatif à la création d’une Autorité indépendante permanente chargée des élections et le second amendant la loi organique relative au régime électoral.

    Le commandement de l’Armée nationale populaire (ANP) assure qu’il accompagnera l’élan populaire pacifique et veillera à réunir les conditions de la présidentielle, affirmant que cette élection constitue l’option «la plus sûre et la moins coûteuse» pour le pays. Le commandement de l’ANP apporte également son soutien à la justice dans la lutte contre la corruption.

    De hauts responsables politiques, dont deux anciens Premiers ministres – une première depuis l’indépendance du pays – et des hommes d’affaires sont jugés et condamnés, notamment pour des faits d’abus de fonction, indus privilèges, corruption et blanchiment d’argent. Elu le 12 décembre à la présidence de la République, Abdelmadjid Tebboune proclame, lors de sa première prise de parole, «tendre la main» au hirak, rappelant l’avoir, à maintes reprises, qualifié de «béni».

    Le nouveau chef de l’Etat appelle, dans ce sens, à un «dialogue sérieux au service de l’Algérie» pour construire la «nouvelle République». Au cours de sa participation au Sommet de l’Union africaine, tenu le 9 février à Addis Abeba, le président Tebboune avait tenu à rendre hommage au hirak, en soulignant qu’il constitue une «énergie salvatrice» pour l’Algérie, «résolument décidée à changer son système de gouvernance et à construire un Etat garantissant la justice sociale et la suprématie de la loi».

    Lors de la présentation du Plan d’action du gouvernement à l’Assemblée populaire nationale, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a brossé un tableau sans complaisance du mode de gouvernance ayant prévalu ces dernières années, dénonçant «une gestion catastrophique de l’Etat ainsi que des pratiques autoritaires ayant mené au pillage et à la dilapidation des richesses du pays et à la destruction systématique de ses institutions et de son économie dans le but à accaparer ses biens».

    Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amar Belhimer, a, de son côté, exprimé mardi son soutien à l’appel du hirak à consacrer le 22 février comme journée nationale. Des observateurs voient dans le maintien de la mobilisation populaire un gage que le processus de changement ne déviera pas de son objectif.

    Les Débats, 20 fév 2020

    Tags : Algérie, Hirak, Abdelmajid Tebboune,

  • Déclaration de presse de Mr Oubbi Bouchraya, membre du Secrétariat National du F.Polisario chargé de l’Europe et l’Union Européenne

    Dans sa réponse à une question parlementaire et au nom de la Commission Européenne datée ce 18 fév 2020, Mr. Josep Borrell, chef de file de la diplomatie européenne et vice-président de la Commission, persiste et signe dans ses efforts d’offrir au Maroc ce qui n¡’appartient qu’à Dieu et à César ! Tout en rappelant le soutien de l’UE aux efforts de l’ONU pour régler la question du Sahara Occidental. Le chef de la diplomatie européenne termine sa réponse par un nouveau dérapage en affirmant que « l’accès et les conditions d’entrée dans un territoire non autonome tel que le Sahara Occidental sont déterminées par les autorités administrantes du territoire ». Ce paragraphe contient deux affirmations erronées, contraires au droit international et européen et trahit les obligations de l’UE en matière des droits de l’homme.

    1. Ancien ministre espagnol, Monsieur Borrell connaît pourtant le sujet et le droit tant international qu’européen. C’est l’Espagne, selon l’ONU, qui demeure toujours la puissance administrante du Sahara Occidental avec une responsabilité particulière quant à la décolonisation du territoire et l’autodétermination de son peuple. Le Maroc n’a autre statut qu’une puissance militaire occupante du territoire longtemps affirmé par l’G de l’ONU et réaffirmé récemment par les arrêts de la CJUE en 2016 et 2018. Le Maroc ne peut même pas prétendre au statut d’une puissance administrante de facto, prétention contredite par l’avocat de la Cour de Justice européenne en janvier 2018, rappelant qu’une telle notion n’existe pas dans le droit international. Le Maroc occupe le Sahara Occidental et son statut est celui d’une puissance d’occupation, devant respecter la Ivème Convention de Genève.

    2. Avec ces déclarations, Mr Borrell encourage de fit l’expulsion des citoyens, élus et journalistes, dont de nombreux Européens et Espagnols, chassés régulièrement du Sahara Occidental par les autorités marocaines au nom de possibles contacts avec des Sahraouis qui osent exprimer publiquement leur volonté de s’autodéterminer. Droit reconnu par l’ONU depuis plus de 60 ans et toujours interdit d’expression publique sous occupation marocaine.

    3. Mr. Borrell contredit les décisions prises par l’Union Européenne avec les « accords d’extension », c’est justement parce que le Maroc n’a aucune statut, et surtout pas celui de puissance administrante, lui permettant d’exploiter les ressources du territoire du Sahara Occidental.

    La volonté partout affirmée d’œuvrer en faveur de la paix et suivant les règles du droit international, devrait plutôt inviter son Haut Représentant à modérer ses choquantes amitiés marocaines et l’engager à formuler pour l’UE une position équilibrée qui lui donne les moyens de peser pour le règlement politique du conflit du Sahara Occidental aux résolutions de l’ONU et en suivant l’esprit des différentes arrêts et recommandations de la CJUE en ce domaine.

    Bruxelles, le 20 février 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Josep Borrell, Union Européenne, territoire non autonome, puissance administrante, 

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  • Marocleaks : Le Maroc et l’Afrique Subsaharienne

    I. L’attachement indéfectible du Maroc à son africanité :

    • Fidèle à son appartenance africaine et ayant en vue ses liens spirituels et ses intérêts stratégiques, le Maroc s’attache à la consolidation de ses liens avec les pays subsahariens en les plaçant au cœur de l’agenda diplomatique national.

    • L’action diplomatique marocaine s’est assigné comme objectif stratégique de hisser la coopération avec les pays africains au niveau d’un véritable partenariat agissant et solidaire.

    • Sa Majesté le Roi Mohammed VI a concrétisé cette orientation à travers les nombreuses visites qu’il a effectuées, à partir de 2000, dans plusieurs pays africains, dans l’esprit de consacrer les valeurs de solidarité et de fraternité et de faire en sorte que le continent africain compte sur les ressources propres considérables qu’il recèle.

    • Eu égard au rayonnement du Maroc et à la place éminente dont il jouit dans l’espace africain, le Maroc cherche à accompagner cette orientation, par le développement de ses relations bilatérales avec les pays subsahariens, par une contribution efficace aux actions de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) ou encore par le renforcement des relations avec les organisations sous régionales africaines, en particulier avec les organisations d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale.

    • Dans le même esprit, le Maroc œuvre pour relancer les activités de la Conférence des Etats africains riverains de l’Atlantique, Organisation régionale dont le Maroc a tenu à abriter le siège à Rabat, et à lui permettre de jouer pleinement le rôle qui lui revient en tant qu’instrument au service des relations du Maroc avec les pays africains.

    • L’être humain étant au centre de toute stratégie de développement, la formation constitue une composante importante dans les programmes de coopération du Maroc avec les pays africains. Pour ce faire, l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI) est activement mise à contribution. Près de 10000 étudiants africains, venant d’une quarantaine de pays, dont 90% sont boursiers du gouvernement marocain, poursuivent leurs études universitaires techniques et professionnelles du pays.

    • Plusieurs accords de coopération ont été conclus avec les pays de l’Afrique Subsaharienne, dans les domaines du développement économique, technique, social, culturel, humain et autres.

    • le Maroc ne ménage aucun effort pour contribuer à la consolidation de la paix et de la sécurité dans le continent africain. Il a toujours manifesté son soutien aux initiatives onusiennes pour le rétablissement de la stabilité en Afrique et n’a jamais hésité à mettre des contingents militaires à la disposition des opérations de maintien de la paix, notamment en Côte d’Ivoire et dans la République Démocratique du Congo.

    II. La diplomatie économique, levier du rayonnement du Maroc dans l’Afrique subsaharienne :

    • Le Maroc est un partenaire incontournable qui pèse lourd sur l’échiquier africain. Depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a connu une transformation de ses structures politiques qui lui ont permis de mettre sur orbite, un pays économiquement en émergence qui est devenu depuis 2002, la cinquième puissance économique en Afrique.

    • Dépourvu de pétrole et de gaz, le Maroc est devenu, grâce à sa politique volontariste de renforcement de la coopération économique et commerciale afro-africaine, le deuxième investisseur en Afrique après l’Afrique du Sud, avec un volume des investissements d’environ 2 milliards de dollars pendant les 6 dernières années.

    • L’internationalisation du secteur bancaire marocain en Afrique est un modèle réussi des possibilités de partenariat régional. Cette expansion dans le domaine financier constitue un atout essentiel pour élargir la coopération du Maroc avec ses pays frères dans des domaines aussi variés que les télécommunications, les infrastructures, le logement, les mines ou la formation, et également l’ouvrir sur de nouveaux secteurs d’avenir, avec la présence de l’entreprise marocaine dans plus de 25 pays africains.

    • L’intérêt du Maroc pour les pays d’Afrique s’est concrétisé par l’adoption d’une stratégie envers les pays les moins avancés (PMA) du Continent dans le cadre de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE). En effet, lors de la conférence du Caire du sommet Europe-Afrique en 2000, le Maroc a procédé à l’annulation de la dette des pays africains les moins avancés et a exonéré leurs produits des droits de douane à l’entrée du marché national.

    • En plus des aides urgentes, le Maroc accorde environ 300 millions de dollars par an à ses amis africains au titre de l’aide publique au développement (APD), soit 10% de la totalité de ses échanges avec l’Afrique.

    III. Les actions multilatérales du Maroc au service de la solidarité africaine :

    • Les liens du Maroc avec son espace africain sont aussi tissés à travers la coopération et la solidarité au sein des organisations internationales et régionales, le Maroc, membre non permanent du Conseil de Sécurité, représentant l’Afrique pour la période 2012-1013, s’emploie à défendre les causes africaines.

    • Par ailleurs, le Maroc a porté et défendu les préoccupations des pays africains devant plusieurs fora internationaux, tels que le Groupe des 77 + la Chine, l’OMC, le Mouvement des Non-alignés, les Conférences Ministérielles des Pays Moins avancés, les Conférences africaines pour le Développement Humain.

    • Dans l’objectif de renforcer ses liens avec l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique Centrale et le Sahel, le Maroc joue un rôle de premier lieu au sein de la CEN-SAD et s’est engagé dans une politique ambitieuse de rapprochement avec plusieurs autres organisations régionales africaines telles que l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et la CEDEAO.

    • Sur le plan des processus de coopération entre l’Afrique et plusieurs regroupements régionaux ou économies puissantes du monde, le Maroc s’est engagé résolument à défendre les intérêts de l’Afrique et à y participer activement : Afrique-UE, Afrique-Amérique du Sud (ASA), Afrique-Asie, Afrique-France, Afrique-Japon, Afrique-Chine, Afrique-Turquie, Afrique-Inde.

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    Tags : Marocleaks, Maroc, Afrique Subsaharienne, CEDEAO, CEN-SAD, UEMOA,

  • Mauritanian Anti-Slavery and Iranian Women Rights Activist Presented Awards

    GENEVA (IDN) – Biram Dah Abeid, a descendant of former slaves who has been called “the Nelson Mandela of Mauritania”, and Shaparak Shajarizadeh, a prominent Iranian women’s rights activist have been honoured for their courage to fight …

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    Tags : Mauritania, slavery,

  • Maroc : 8ème anniversaire du mouvement du 20 février

    Maroc : 8ème anniversaire du mouvement du 20 février

    Au Maroc, le Mouvement du 20 février fête aujourd’hui son 8ème anniversaire de sa création. Fer de lance de la protestation marocaine, lors des dénommés printemps arabes, il a été depuis affaibli par le sang et le feu des forces de l’ordre.

    Ce jour, cinq jours ont été brûlés dans une banque à Al Hoceima.

    La situation actuelle

    Malgré son affaiblissement sous les coups des matraques, le mouvement est loin d’être « mort » et son esprit plane partout dans les manifestations de protestation contre les injustices au Maroc.

    Aujourd’hui, les marocains se mobilisent contre l’oubli de ceux qui se sont sacrifiés pour maintenir le flambeau de la libération des jougs de la colonisation monarchique alaouite. Ils veulent leur rendre hommage et poursuivre les initiatives courageuses d’hommes et de femmes, d’ouvriers et de chômeurs, de jeunes et de moins jeunes, d’élèves et d’étudiants qui ont promis de renverser la situation en faveur de la population la plus démunie.

    Si, lors de la naissance du Mouvement 20F, le roi du Maroc était épargné, désormais ce n’est plus le cas. Le peuple a découvert qu’il n’est pas étranger à toute cette vague de répression qui s’abat contre lui. Les réseaux sociaux sont devenus les canaux favoris d’expression de la jeunesse marocaine qui en a fait leur arme principale de lutte contre le despotisme, la corruption et le népotisme.

    Une monarchie héritée du colonialisme

    Le Maroc est soulevé par une vague de fond pour appeler à une transformation de la société marocaine, pour exiger de vrais changements démocratiques. Partout au Maroc, même dans les petites villes, se sont créés des comités à l’origine des manifestations. Le mouvement du 20 février a été lancé par des jeunes citoyens, des militants de base, des gens du petit peuple, criant leur colère contre la situation économique, sociale et politique. Ils ont été soutenus par la société civile et des forces démocratiques qui se sont senties obligées de suivre, parfois même à contre-cœur…

    Les forces de l’ordre ont réprimé violemment certaines manifestations et ont déjà fait des morts. Il faut savoir que parmi les personnes arrêtées, certaines ont été condamnées à des peines allant jusqu’à dix ans de prison. Dans ce contexte, le mouvement du 20 février, issu de la société, porté par des jeunes, fait preuve d’une grande détermination. Par ces manifestations, les jeunes ont franchi une première étape, celle de vaincre la peur et de rendre légitimes leurs revendications…

    Une monarchie maître d’œuvre des crimes commis contre notre peuple

    Au Maroc, le roi est le représentant de Dieu sur terre et s’érige en commandeur des croyants. Dans sa constitution qu’il octroie à ses sujets, sa personne, sa parole ainsi que sa famille et ses biens sont sacrés. Ils ne peuvent faire l’objet d’aucune discussion, encore moins de critique ou d’opposition. Il s’octroie tous les pouvoirs et il est au dessus des lois. Il est le chef suprême des armées et le président de tous les conseils de l’État. C’est lui qui nomme le 1er ministre et désigne les ministres. Il peut révoquer SON gouvernement, dissoudre SON parlement et instaurer l’état d’exception quand bon lui semble. Bref, il est le monarque ABSOLU… Cette monarchie a construit un Etat militaro-policier à l’image et en héritage de l’État colonial, avec l’aide et le soutien de l’impérialisme français et américain.

    Le mouvement du 20 février

    Depuis le début du siècle dernier jusqu’à nos jours, voici des dates clés pour résumer cette histoire criminelle et ces années de plomb. En collaboration avec l’armée coloniale française et espagnole (1 million et demi de soldats et pas moins de 20 généraux et colonels), la révolution de l’un des pionniers de la lutte armée de libération nationale, le héros de la guerre du Rif et le premier président de la première république démocratique de l’histoire de notre pays, Abdel Krim El Khatt Abi (1920-1924), a été écrasée. Ensuite, ont été matées dans le sang, toujours avec l’aide de la même armée coloniale, les diverses rébellions des tribus (1930-1950). Répression sanglante de la révolte du Rif de 1958-59. Hassan II transformera cette région en un laboratoire de culture, de transformation et de trafic international du cannabis (kif).

    Répression sanglante des révoltes et soulèvements de notre peuple en 1965 à Casablanca, Oouled Khalifat, en 1981, 84, et 90 et tout au long de la dernière décennie( Sfrou, Sid Ifni, Tanger…)..) C’est aussi la création du mouvement marxiste-léniniste Ela Aman (En Avant)
    Des centaines de liquidations physiques et disparitions forcées, de passages à l’arme de civils et militaires, de milliers d’arrestations, de morts sous la torture et dans des bagnes secrets, de procès inéquitables où la justice à l’ordre a distribué des siècles de prisons et des dizaines de peines de mort…

    Pour répondre aux manifestations du 20 février, le roi a lâché un peu de lest le soir du 9 mars : baisse des carburants et aliments de base, promesse d’embaucher 4000 chômeurs diplômés, révision de la constitution vers une monarchie parlementaire. Ces « avancées » ont été saluées par les USA, l’Europe, la France. Mais les citoyens, et non les sujets, n’y ont pas trouvé de réponses satisfaisantes à leurs revendications.

    C’est pourquoi la lutte continue, les points cruciaux mis en avant par les manifestants du 20 février sont :

    1) Une constitution démocratique élaborée par une assemblée constituante incarnant la volonté du
    peuple.

    2) La démission du gouvernement, la dissolution des deux Chambres.

    3) Une justice indépendante, la séparation des pouvoirs.

    4) Le jugement des responsables de la torture et des crimes contre les Marocains.

    5) La lutte effective contre la corruption et la récupération des richesses volées aux peuples.

    6) La libération de tous les prisonniers politiques.

    7) La reconnaissance de la langue amazighe comme langue officielle au côté de l’arabe.

    Tags : Maroc, Mouvement 20 Février, printemps arabe, Makhzen, Rif, Hirak,