Category: Maroc

  • Maroc : L’état de santé de Mohamed VI en question

    L’absence prolongée du roi du Maroc pose à nouveau la question sur son état de santé. À la mi-juin dernière, Mohamed VI a subi une lourde opération chirurgicale au cœur. Depuis lors, hormis une vidéo montrant les images supposées êtres celles du roi en villégiature marine, sur les côtes de Ceuta, « Sa Majesté » a raté tous les rendez-vous officiels, dont les prérogatives royales lui confèrent pourtant d’être présent.

    C’est le cas par exemple de la rentrée parlementaire marocaine, ouverte le 9 octobre dernier. À l’occasion, le roi a brillé par son absence sous prétexte de la crise sanitaire qui l’aurait contraint à procéder par visioconférence à l’ouverture de la session du parlement. Or, il ne s’agit là que d’une énième absence d’une longue série qui tient en haleine le peuple marocain.

    Ses sujets, pour mieux dire, auxquels le roi n’accorde d’intérêt que lorsqu’il s’agit d’imposer un plan d’austérité, pour ne rappeler que son discours du mois d’août passé, le dernier d’ailleurs depuis son éclipse prolongée.

    Le pire, c’est qu’à cette seule, l’état de santé dégradé du roi peut expliquer, le pouvoir sécuritaire incarné par le Makhzen a doublé de répression contre le peuple. Il n’y a qu’à considérer la gestion sécuritaire à outrance de la crise sanitaire, caractérisé par le prolongement de l’état d’urgence dans le pays, pour comprendre la débandade dans la gestion des affaires politiques.

    Une hégémonie du Makhzen qui fait que le ministre de l’Intérieur règne en maitre absolu, à tel titre que les décisions du gouvernement s’agissant de la crise sanitaire sont remises en cause. Un état de fait, accentué faut-il le relever de l’absence du roi et dont le « vide royal » a laissé place à des frictions et des tensions à l’intérieur de l’appareil du pouvoir marocain.

    Donc, à vouloir cacher la maladie du roi, le pouvoir alaouite fait face à ses propres contradictions quant au prétexte farfelu de crise sanitaire. Par exemple, comment prétendre ne pas ouvrir la session du parlement alors que les écoles sont autorisées à reprendre les cours ? C’est dire la panique dans laquelle s’est retrouvé l’entourage du roi qui, à son absence prolongée qui attise l’inquiétude des Marocains quant à une situation sociale explosive, s’ajoute la crise sanitaire du Covid-19, dont les cas se comptent par milliers au quotidien.

    Farouk Bellili

    Le Courrier d’Algérie, 17 oct 2020

    Tags : Maroc, Mohammed VI, coronavirus, covid 19,

  • Emprisonné et torturé au Maroc, Ali Aarrass raconte son calvaire

    Premier interview d’Ali Aarrass : « Je suis hanté par l’injustice que j’ai subie » (par Baudouin Loos, Le Soir)

    Condamné à 12 ans de prison au Maroc pour des faits de terrorisme qu’il a toujours niés, Ali Aarrass s’exprime pour la première fois depuis son retour en Belgique cet été.

    Ali Aaarrass est libre. Depuis le 2 avril. Et après 12 ans de prison en Espagne puis surtout au Maroc où il a été condamné pour « terrorisme ». Une sombre affaire. Et des méthodes d’instruction réduites à la torture. Qui a bouleversé la vie de ce Belge d’origine marocaine qui n’avait jamais vécu au Maroc. Le voilà désormais revenu auprès des siens à Bruxelles en quête d’une nouvelle vie. Il nous a reçus dans le petit appartement qu’il loue avec sa femme.

    Quel sentiment dominant gardez-vous après les épreuves vécues 12 ans durant ?

    L’injustice ! Depuis le premier jour de mon arrestation en Espagne le 1er avril 2008, et cela chaque jour, même depuis ma libération début avril cette année, je suis hanté par ce sentiment d’injustice. Je le vis au quotidien. Je souhaite par-dessus tout que justice me soit rendue. Torture, maltraitance, détention arbitraire : et pour quels crimes ? Des accusations de terrorisme jamais prouvées. Les traces de cette injustice ne s’effacent pas, elles laissent des séquelles tant psychiques que physiques.

    Lors de votre arrestation à Melilla en 2008, vous avez compris ce qu’il se passait ?

    J’ignorais pourquoi on m’arrêtait. Je n’ai pas eu accès aux informations, la police espagnole ne m’a rien dit. Une fois transféré à Madrid, à l’Audience nationale, j’ai vu plus clair : des accusations de trafics d’armes venaient du Maroc, pays qui voulait que je sois extradé sans tarder. J’ai évidemment nié les accusations et refusé d’être extradé. Amnesty International est déjà intervenu en ma faveur à l’époque. J’ai ensuite dû faire environ 45 jours de préventive à l’isolement total dans des conditions déplorables. Les juges espagnols ont alors décidé que je resterais en prison pendant l’instruction en raison, disaient-ils, des craintes que je prenne la fuite. Je suis resté emprisonné en Espagne deux ans et huit mois. Pourtant, après 20 mois, le juge Balthazar Garzon, qui instruisait mon dossier, a rendu une ordonnance de non-lieu ! J’ai fait trois grèves de la faim pour protester.

    Comment se fait-il que vous ayez été extradé malgré ce non-lieu en Espagne ?

    Je savais que ma non-libération était liée aux efforts du Maroc en vue de m’extrader. Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, organisme de l’ONU, est même intervenu pour tenter d’empêcher l’extradition, mais ils ne voulaient pas me lâcher. Mon avocat m’a dit que c’était le gouvernement espagnol, dominé par le PSOE (socialiste, NDLR), qui avait pris mon cas entre ses mains. À quoi servait donc la justice espagnole ? En tout cas, j’ai été extradé le 14 décembre 2010 sans d’ailleurs que ma famille ou mes avocats soient avertis autrement qu’a posteriori par la presse.

    Durant votre séjour carcéral en Espagne, avez-vous fait appel à la Belgique ?

    Oui, j’ai averti l’ambassade belge à Madrid dès mon arrivée dans la capitale espagnole et demandé son aide. Ils ont répondu qu’ils allaient venir me rendre visite en prison. Je les ai attendus en vain : ils sont arrivés le 15 décembre 2010, au lendemain de mon extradition ! Ma sœur Farida, qui déployait déjà maints efforts pour m’aider, sollicitait sans arrêt à Bruxelles les Affaires étrangères et à Madrid l’ambassade belge, sans résultat. Le diplomate chargé de mon cas à Bruxelles, Théo Dierickx, lui a même affirmé pour la rassurer que le Maroc ne torturait pas, il était dans un déni total de la réalité.

    Car c’est bien la torture qui vous attendait au Maroc…

    J’en étais à mon 24e jour de grève de la faim, ils ont dû me réanimer et me porter dans l’avion de la RAM (compagnie marocaine, NDLR). De Casablanca, on m’a transféré directement au centre d’interrogatoire de Temara, où j’ai été torturé pendant dix jours. Je sentais que j’étais condamné à l’avance quoi que je dise. Les tortionnaires frappaient d’abord, posaient des questions ensuite. Ils ont voulu me faire signer des aveux rédigés en arabe, langue que je ne lis pas, j’ai d’abord refusé puis, à force d’être frappé, j’ai fini par céder.

    La torture s’est arrêtée donc au dixième jour ?

    Ils avaient fini leur sale boulot. J’étais incapable d’encore marcher. À Rabat, ensuite, je n’ai pas vu le procureur. J’ai vu un juge d’instruction qui semblait avoir l’habitude puisqu’il n’a pas voulu prendre ma déposition sur les tortures endurées. J’ai alors été mis en prison sans le moindre contact, du 26 décembre jusqu’en février. Je n’oublierai jamais mon arrivée à la prison de « Salé 2 » : les matons se sont acharnés sur moi comme pour me dire « tu es entre nos mains ». Mon calvaire continuait. Ils m’ont totalement déshabillé et ont pris des photos de mes hématomes datant de mon passage à Temara, semblant vouloir garder une preuve que ce n’était pas eux qui m’avaient torturé. Mais les mauvais traitements n’ont pas arrêté. J’ai fait sept grèves de la faim, dont une de 72 jours. C’était ma seule défense, je me sentais impuissant et au moins cela freinait un peu les mauvais traitements. J’espérais que ces grèves soient connues à l’extérieur et y suis arrivé. Parfois on pouvait donner un bref coup de téléphone, parfois c’était un autre détenu qui faisait passer l’info ou même un maton trop bavard.

    Comment avez-vous pris contact avec le monde extérieur ?

    Le premier contact a été un avocat envoyé par ma famille. Je me méfiais de lui ! Il a dû revenir trois fois avant que j’accepte de lui parler, il était porteur d’une lettre de Farida. J’ai attendu 5 mois avant de pouvoir parler au téléphone à ma sœur. Des premiers mois difficiles. Dans cette prison flambant neuve construite pour les « terroristes », il n’y avait pas encore de douches. J’ai passé cinq mois sans pouvoir me laver, même pas les dents ! En 2016, j’ai été transféré à Tiflet, encore à l’isolement, une seule cellule sur 38 occupée à mon étage, la mienne. Ils voulaient m’éloigner car je ne pouvais me taire à propos des maltraitances infligées aux autres détenus et à moi-même.

    Mais comment tenir sans craquer dans ces conditions ?

    Je voulais résister. J’ai toujours été habité par la conviction très forte que je ne pouvais laisser faire ces humiliations et ces injustices. Je n’aurais pas pu me taire.

    Vous avez été jugé deux fois, condamné d’abord à 15 puis à 12 ans de prison…

    Oui, sur la seule base de mes « aveux ». Ils ont essayé de me compromettre avec Abdelkader Belliraj (un autre Belgo-Marocain également emprisonné au Maroc, NDLR), mais ils ont refusé une confrontation demandée par ma défense. Une enquête de l’ONU a ensuite confirmé que j’avais été torturé avant de signer mes aveux.

    Le Maroc vous a fait purger votre peine jusqu’au dernier jour. Le 2 avril, vous êtes libéré mais coincé là-bas par le coronavirus et la fermeture des frontières…

    Oui, j’ai eu la chance d’être hébergé pendant trois mois dans une famille belge à Rabat. J’ai pu prendre un avion le 15 juillet seulement. Avant que cet avion décolle, j’ai eu du mal à y croire, j’étais angoissé, malgré que j’avais un billet en main. Il y a eu plusieurs contrôles le jour même, des motards et voitures de la police autour de notre voiture vers l’aéroport. À la douane, je n’avais qu’un sac à dos mais ils ont prétendu qu’il était trop lourd et j’ai dû laisser les livres que j’emportais. Le consul belge a juste fait le service minimum en me remettant le document nécessaire prouvant que j’avais un domicile en Belgique, celui de ma mère.

    Une fois en Belgique via l’aéroport de Paris, c’était le soulagement… Comment vous sentez-vous ?

    À Paris, j’ai eu mon premier frisson de joie et mon premier vrai sourire, quand j’ai retrouvé Farida. Et son comité pour ma libération m’a bien fêté à Bruxelles. C’était très émouvant. Depuis, je suis en train de passer une longue série d’examens médicaux. J’ai 58 ans et je suis marqué. J’ai du mal à reprendre ma place, je me sens comme décalé et encore coupé du monde. La technologie moderne me dépasse. Heureusement que ma famille et mes amis me soutiennent même si le Covid complique les choses. J’ai pu m’installer avec ma femme dans cet appartement. J’ai dû m’inscrire au CPAS, ce que je n’avais jamais fait de ma vie. Cet organisme m’aide bien pour les factures médicales. J’espère pouvoir retravailler. Avec mes avocats, nous avons un projet d’expertise faite par des médecins français et américains selon le Protocole d’Istanbul (ensemble de directives internationales pour les investigations et la documentation de la torture, NDLR). Cela va nous coûter cher et nous cherchons de l’aide. Nous comptons poursuivre l’Espagne pour l’extradition illégale que j’ai subie. L’idée est éventuellement d’aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme.

    Source : Freeali, 16 oct 2020

    Tags : Maroc, Belgique, Ali Aarrass, terrorisme, torture, droits de l’homme,

  • Terrorisme : La France et la Belgique protègent le véritable commanditeur du terrorisme en Europe


    Lors des attentats commis en Belgique en 2015, la commune de Molenbeek a été pointée du doigt et qualifiée de tous les mots par la presse française: “siège social du djihadisme européen”, “plaque tournante des réseaux djihadistes”, “berceau des terroristes”, etc. On dirait que cette presse tente de dissimuler une vérité frappante : L’origine marocaine de l’écrasante majorité des auteurs des attentats terroristes qui ont frappé la France et la Belgique en 2015 et l’Espagne en 2004 et 2017.

    Selon l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM), 632 foreign terrorist fighters (FTF) qui ont rallié les rangs de Daech au Proche Orient provenaient de la Belgique dont les personnes belges d’origine marocaine sont sensiblement surreprésentées, puisque celles-ci couvriraient environ 80 % de l’effectif total. Cette « spécificité marocaine », étant donné sa proportion stupéfiante, a logiquement déclenché une vague d’interrogations que les autorités des deux pays ont essayé de faire passer en silence. En vue de couvrir leur protégé, autant Paris que Bruxelles ont préféré avancer l’argument des représailles de Daech contre ces pays en raison de leurs participation dans la force de l’OTAN mobilisée contre l’organisation terroriste en Irak et en Syrie.

    En réponse aux attaques de Bruxelles, le gouvernement belge a demandé le déploiement à la commune de Molenbeek d’agents du renseignement du Maroc, le plus grand fournisseur de FTF et unique nationalité d’origine des terroristes se trouvant derrière les massacres du Bataclan, de Charlie Hebdo et de Bruxelles.

    Pourtant, la sécurité belge sont conscients des agissements des services de renseignements marocains en Belgique, notamment depuis l’arrestation en 2008 du citoyen belgo-marocain Adelkader Belliraj, un collaborateur des services de police belges à qui le Makhzen a voulu coller l’étiquette de terroriste dans le but de s’imposer comme interlocuteur indispensable dans la lutte anti-terroriste et encaisser, ainsi, les dividendes de ce statut en matière de coopération économique et de reconnaissance de son occupation du territoire du Sahara Occidental si riche en ressources naturelles.

    Ali Aarrass, une autre victime des conspirations des autorités marocaines, vient d’arriver en Belgique. Il a passé 12 ans dans les prisons marocaines malgré qu’il a été innocenté par un juge espagnol. Espérons que les autorités belges saisiront l’occasion pour réviser leurs positions par rapport à un Etat dont les activités terroristes ne sont plus un secret pour personne.

    Tags : France, Belgique, Maroc, terrorisme, terroristes, Bataclan, Charlie Hebdo, Molenbeek, Sahara Occidental,

  • Maroc : Guerre du Rif, guerre chimique et de la civilisation contre la barbarie

    Les investigations et les affirmations sur l’emploi d’armes chimiques en Syrie ont amené As’ad AbuKhali, alias Angry Arab, à s’interroger sur l’emploi de telles armes pendant la guerre du Rif dans les années 1920. Angry Arab avait en effet entendu parler d’une telle utilisation d’armes chimiques, mais manquait d’éléments à ce sujet.

    Un de ses lecteurs, sans doute Marocain, a bien voulu combler cette lacune et apporter des précisions très intéressantes ainsi qu’un renvoi à un travail universitaire sur cette question.

    Comme beaucoup d’entre nous, Angry Arab était en effet perplexe voire outré par la posture moralisatrice de gouvernements occidentaux qui restent pour l’instant les plus grands utilisateurs d’armes chimiques comme on a pu le constater entre autres à Gaza en 2008 – 2009 et au Vietnam dans les années 1960-1970.

    Ce post est en passant l’occasion de rappeler le rôle considérable dans l’histoire du nationalisme maghrébin et algérien de l’émir Mohamed ben Abdelkrim El Khattabi, dit Abdelkrim, le fondateur de la république du Rif en 1922. Ce même Abdelkrim qui animera bien des années plus tard le Comité de Libération du Maghreb Arabe au Caire qui sera le lieu de convergence des nationalistes Nord-Africains.

    Sur la guerre chimique dans le Rif marocain

    Angry Arab, 1er octobre 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

    De Mohamed: «J’ai lu avec intérêt votre post sur l’utilisation d’armes chimiques par l’Espagne dans le Rif marocain (région berbérophone marocaine bordée par la Méditerranée) pendant la guerre du Rif de 1921 à 1926. C’est quelque chose d’important parce que le bombardement aérien à l’arme chimique de populations civiles dans le Rif marcoain a été le premier dans l’histoire.

    Comme vous le savez, les gaz toxiques avaient été utilisés auparavant à Ypres en Belgique pendant la première guerre mondiale et en Irak (1919) quand l’infâme Winston Churchill avait déclaré «Je ne comprends pas la sensiblerie par rapport à l’utilisation du gaz contre des tribus non civilisées» Mais dans ces utilisations précédentes, c’étaient des bombardements d’artillerie, pas d’aviation. L’Espagne n’a pas encore reconnu ce fait historique qui a été établi par l’historien Britannique Sebastian Balfour dans son livre ‘Etreinte mortelle: le Maroc et la route vers le guerre civile espagnole’ (chapitre V) et par l’historienne Espagnole Maria Rosa de Madariaga dans plusieurs ouvrages traitant de l’histoire du colonialisme espagnol dans la Maroc du nord (voir par exemple son long article ici). De fait, une pétition lancée par le parti catalan de la «Gauche Républicaine» pour soulever cette question au parlement avait été rejetée par la commission constitutionnelle du parlement en 2007.

    Les premiers types de gaz employés dans le Rif furent le phosgène, le sisphogène et la chloropicrine qui avaient été fournis aux Espagnols par la France. Mais par la suite, la guerre chimique connut une escalade (en particulier à cause des défaites répétées contre le mouvement de résistance) avec l’utilisation de gaz moutarde fourni indirectement par l’Allemagne via le chimiste Hugo Stoltzenberg.

    Les Allemands fournirent du gaz moutarde aux Espagnols tout en les aidant à établir des sites de production du gaz. La seule étude à ce jour sur cet épisode particulier reste le livre de Rudibert Kunz et Rolf-Dieter Muller (1990), ‘Giftgas gegen Abd el Krim: Deutschland, Spanien und der Gaskrieg in Spanisch-Marokko, 1922-1927’.
    Des câbles diplomatiques montrent que la France comme la Grande Bretagne connaissaient et soutenaient l’utilisation de gaz moutarde par l’Espagne pendant la guerre (du Rif).

    Quant à la position du régime marocain [par rapport à ces évènements], ses motivations ne sont pas aussi simples que ce qu’en dit votre lecteur de Berlin. La principale raison qui fait que ce sujet est tabou au Maroc est que l’ensemble de l’épisode historique de la résistance dans le nord du Maroc est tabou. Particulièrement sensible est l’appellation de «République du Rif» pour désigner l’entité politique qui est née de la guerre de libération du Rif, appellation qui reflétait la conception par le dirigeant du mouvement d’un Etat moderne inspiré essentiellement par l’idéologie réformiste islamique (Abduh, Kawakibi) et par l’Etat turc de style ataturkien ‘Abdelkrim était fasciné par l’expérience d’Ataturk).

    Sans oublier que sous le protectorat protectorat, Français et Espagnols étaient supposés agir pour protéger le roi. En outre, certains soutiennent que le régime s’abstient de soulever cette question parce qu’il a lui-même employé du napalm dans sa brutale répression de la rébellion du Rif (désobéissance civile en réalité) pendant l’hiver 1958-1959.

    Ces allégations restent cependant encore difficiles à prouver ou à étayer. La campagne (de l’hiver 1958-1959) avait été conduite par le prince héritier Hassan (qui deviendra Hassan II) et son bras droit, le général Oufkir (le même général qui avait pris la tête d’un coup d’état manqué en 1972).

    Plus triste, le récent travestissement politique et journalistique de ce sujet le banalisent franchement au lieu de refléter une intention sérieuse d’affronter un chapitre important de l’histoire du Maroc. La question du gazage de la population civile rifaine est évoqué seulement à des fins politiques, particulièrement dans les moments de tension diplomatique entre le Maroc et l’Espagne. Dans cette démarche, le régime marocain est épaulé par de nombreux acteurs dans la presse politique et du côté des ONG. Même les membres d’une ONG dont la conférence avait été annulée en 2001 (un groupe de poseurs pseudo-gauchistes) sont maintenant sur la ligne du régime. La plupart d’entre eux sont devenus membres du PAM (Parti de l’Authenticité et de la Modernité), un parti lancé il y a quelques années par un haut responsable du ministère de l’intérieur ami du roi. De fait, on appelle ce parti «le parti de l’ami du roi».» En fin de compte, beaucoup ici sont convaincus que le taux de prévalence du cancer incroyablement élevé dans le Rif (le plus élevé du Maroc) est dû à l’utilisation de gaz moutarde dans les années 1920. Il est certain que ce gaz cause le cancer chez des victimes qui y sont exposées directement à des doses suffisantes, mais aucune étude scientifique n’a encore établi de lien entre le gaz moutarde et les descendants des victimes.

    Source : Mounadil Al Djazaïri

    Tags : Maroc, Rif. Hirak, Abdelkrim El Khattabi, guerre chimique,

  • Le Maroc, le dindon de la farce d’Aix-les-Bains

    La Françafrique..la France à Fric !

    Le Maroc ne fait pas exception ,les accords d’Aix-les-Bains sur la prétendue indépendance n’étaient qu’une farce ou le dindon de cette farce était le peuple marocain

    Ces accords consistaient à donner aux prétendus nationalistes Fassi une part du gâteau ainsi qu’une illusoire gestion politique.

    En réalité la France s’est taillé la part du lion contre la promesse faite à la Monarchie de veiller à sa perennité et sa securité contre l’opposition des indépendistes et nationalistes sincères représentés par l’UNFP de Ben Barka et le Parti Communiste marocain futur PPS et surtout contre l’Armée de Libération.

    Voilà pourquoi la France et la Monarchie étaient complices dans l’assassinat et la disparition de Mehdi Ben Barka et les assassinats des dirigeants de l’Armée de Liberation, avec l’aide de mercenaires comme Oufkir ou Dlimi.


    Tags : Maroc, Aix-les-Bains, colonisation, protectorat, accords,

  • La guerre au Mali: Un remake de la conquête de l’Algérie

    Belhaouari BENKHEDDA

    Comme dit l’adage, il faut connaître le passé pour comprendre le présent et deviner l’avenir. Lors de l’intervention militaire française au Mali, le président français a déclaré : «La France ne restera pas plus longtemps que nécessaire au Mali.»
    Cette déclaration ressemble à celle qui a été faite par Charles X à la veille de la conquête de l’Algérie. En fait, il y a beaucoup de points communs entre la guerre menée au Mali en 2013 et la guerre menée contre l’Algérie en 1830.

    La conquête de l’Algérie

    Ce n’est pas pour un coup d’éventail qu’on mobilise 104 navires de guerre et 535 navires de commerce.

    Balzac disait :

    «Il y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où sont les véritables causes des événements? »

    L’une des principales causes de la prise d’Alger est l’existence du trésor du dey, un trésor évalué entre 200 et 500 millions de francs. Suite au coup d’éventail en 1827, Alger a été soumise à un blocus maritime imposé par la France. Ce blocus a duré trois ans.

    Avant le lancement de l’assaut, les envahisseurs ont adressé cette proclamation aux Algériens :

    «Nous, les Français, vos amis, partons pour Alger. Nous allons en chasser les Turcs, vos tyrans… Nous ne conquérons pas la ville pour en devenir les maîtres. Nous le jurons par notre sang… Soyez unis à nous, soyez dignes de notre protection et vous régnerez comme autrefois dans votre pays, maîtres indépendants de votre patrie… Les Français agiront avec vous comme ils agissaient, il y a trente ans, avec vos frères bien aimés les Egyptiens. Nous nous engageons à respecter vos trésors, vos propriétés et votre sainte religion… Venez à nous, vous nous ferez plaisir et votre amitié sera avantageuse… Nous vivrons en paix pour votre bonheur et pour le nôtre.» (voir le livre de Michel Habar Histoire d’un parjure-paru aux Editions Anep en 2007).

    Pour faire main basse sur le trésor de la Régence d’Alger, l’armée française a utilisé le rapport d’espionnage établi en 1808 par le colonel Boutin à la demande de Napoléon. Préoccupé par les Russes, Napoléon a alors remis son projet de guerre en Algérie.

    En examinant de plus près les circonstances de la conquête française de l’Algérie, il s’avère que les principaux acteurs responsables du plus grand hold-up du XIXe siècle sont :

    1) Les Bacri, riches commerçants, chefs de la communauté juive d’Algérie et banquiers des deys qui ont gouverné Alger. Les Bacri ont appauvri la population pendant le blocus maritime, entre 1827 et 1830, afin de susciter le mécontentement et des émeutes, ils ont également collaboré avec les Français après le débarquement.

    2) Les Rothschild, chefs de la communauté juive de France et banquiers des rois de France. Ils ont financé l’expédition militaire et mobilisé les lobbies européens sous leur influence pour réussir le crime parfait.

    3) Talleyrand, un politicien hors norme. Il a été ministre français des Affaires étrangères entre 1814 et 1815. Appuyé par les Rothschild, il a organisé l’entente entre la France et l’Angleterre.

    4) Duval, consul de France. Il a été nommé par Talleyrand auquel il n’osait jamais dire non.

    5) Bourmont, général de l’armée française. Il a mené l’opération militaire à la demande de Charles X. (voir le livre de Mahrez Afroun Les Rothschild, Bacri et Talleyrand paru aux Editions Houma en 2011). Après la prise d’Alger, les commissions ont été prélevées, la majeure partie du trésor s’est volatilisée. Officiellement, une enquête a été ouverte. Mais elle n’a débouché sur rien. Dans cette affaire criminelle, les lobbies ont joué un rôle très important. Le roi voulait renflouer les caisses de l’Etat, assouvir l’avidité de la bourgeoisie, avoir les moyens de corrompre ses opposants et manipuler l’opinion publique en faisant de la gestion de la guerre menée contre l’Algérie la principale préoccupation de l’Etat. Rien ne pouvait être fait sans l’entente avec l’Angleterre qui contrôlait le détroit de Gibraltar. Les Anglais ont exigé une alliance contre la barbarie au nom de la suprématie des valeurs occidentales et l’instauration d’un commerce libre. La propagande a joué un rôle déterminant dans la conquête de l’Algérie. Talleyrand a financé le journal de d’opposition Le National fondé en 1830.

    Cette affaire criminelle laisse perplexes les historiens les plus perspicaces. Beaucoup d’éléments ont disparu. Le consul Duval, protagoniste de l’incident de l’éventail, est mort dans des circonstances troubles peu après son retour en France en 1827.

    Le bilan de la conquête de l’Algérie a été très lourd. Les Algériens ont subi l’un des génocides les plus horribles de l’histoire. La population algérienne est passée de 10 millions d’habitants en 1830, selon Hamdane Khodja cité par Michel Habar dans son livre, à moins de 2 millions 500 000 habitants en 1871.

    La guerre au Mali

    La France débourse-t-elle au Mali 400 000 euros par jour pour empêcher l’islamisation de la région ? L’intervention française, baptisée «Opération Serval», du nom d’un félin africain, a-t-elle été lancée pour défendre la démocratie au Mali, ou s’agit-il de relancer une politique coloniale française dans la région ? Les enjeux économiques au Mali sont très importants. Le potentiel de ce pays africain en hydrocarbures est énorme. En 2012, un gigantesque gisement de gaz a été découvert à Bourakèbougou, une localité située à 60 km de Bamako.

    Le Mali possède aussi des bassins de schiste riches en matières organiques et des gisements d’uranium. Les richesses du sous-sol malien sont encore inexplorées. Ce n’est pas étonnant que les groupes énergétiques convoitent les richesses de ce pays, l’avenir de l’économie malienne appartient à ceux qui ont un calcul économique et politique précis. Il est désormais difficile de faire croire aux gens que les compagnies françaises d’hydrocarbures et les groupes industriels français spécialisés dans les métiers du nucléaire ne convoitent pas le marché malien, d’autant que le Qatar, qui finance les intégristes au Mali, est l’associé du groupe nucléaire français AREVA.

    Pour Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE française, «le Qatar finance partout et généreusement tous les acteurs politico-militaires salafistes, c’est le cas du groupe Ansar Dine». Concernant AREVA, ce groupe industriel est déjà implanté au Niger, son chiffre d’affaires est plus important que le PIB de l’économie nigérienne. Selon le site d’information mecanopolis.org, «il y a quelques mois, l’ambassadeur de France au Mali, Christian Rouyer, a déclaré qu’AREVA sera le futur exploitant de la mine d’uranium à Faléa».

    Il faut reconnaître que le peuple français ne tirera aucun profit de la guerre au Mali, cette guerre va bénéficier exclusivement aux multinationales. Nous avons vu ce qui s’était passé dans d’autres pays. Suite à l’intervention militaire des Etats-Unis en Irak, les multinationales ont fait fortune, alors que la dette publique américaine a explosé. Un confrère a fait remarquer que François Hollande s’est imposé comme un leader parce qu’il a déclenché une guerre. Effectivement, François Hollande avait besoin de cette guerre pour faire respecter ses décisions. Il avait surtout besoin de cette guerre pour appliquer sa réforme économique.

    Rappelons le principe de la stratégie du choc : il faut créer une situation choquante et chaotique afin de dévoiler les réformes économiques qu’on veut imposer. Actuellement, le gouvernement français est dans l’incapacité de régler les problèmes économiques de la France. Le terrorisme au Mali ne représente pas de danger réel pour la société française, le vrai problème des Français est le chômage. Récemment, le journal Le Parisien a mené une enquête sur les chômeurs invisibles dans les statistiques officielles. Le journal parle de 9 millions de chômeurs, ce qui correspond à 30% de la population active. François Hollande avait besoin de cette guerre pour annoncer aux Français la fin du CDI (contrat de travail à durée indéterminée). En effet, le gouvernement français doit flexibiliser le marché du travail. La pression des multinationales et des lobbies à Bruxelles est grandissante, ils exigent la libéralisation du travail, une libéralisation qui ne peut se faire sans la fin du CDI.

    Le gouvernement français s’apprête à annoncer cette nouvelle aux citoyens français avant le printemps. Pendant ce temps, les Etats-Unis veulent absolument empêcher que l’Afrique devienne un partenaire de la Chine, raison pour laquelle ils soutiennent la France dans sa démarche au Mali. Les Etats-Unis ont toujours laissé l’Afrique à leurs alliés européens, leurs investissements au continent noir ne sont pas vraiment importants. Mais face au recul de l’influence de leurs alliés et la progression de nouveaux acteurs, les Américains ont créé Africom, un système miliaire prêt à intervenir n’importe où en Afrique pour contrer les ressources stratégiques et stopper la progression de la Chine. L’Algérie partage 1 376 km de frontières avec le Mali. L’évolution de la situation au Mali est inquiétante. Les parties en conflit, obsédées par leurs objectifs, risquent de commettre des erreurs. De plus, les multinationales rêvent de relier les mines et les bassins pétroliers maliens au marché européen en passant par l’Algérie. Craindre le pire n’est donc pas une exagération. Face au danger qui nous menace aujourd’hui, nous devons absolument être unis. Soyons unis pour que vive l’Algérie.

    Belhaouari BENKHEDDA, universitaire

    Source : Le souffle c’est ma vie

    Tags : Algérie, Mali, France, Barkhane, françafrique, colonisation, colonialisme, Franc CFA, FCFA,

  • Maroc : photos de Lalla Hasna au Brésil

    Au Maroc, une femme ne peut se baigner en public, ni porter un maillot de bain à la plage. Si elle le fait, risque de se faire traiter de “qahba” (pute).

    Lalla Hasna, la soeur du roi Mohammed VI en est consciente. C’est la raison pour laquelle elle a choisi d’aller loin en vue de jouir de la liberté de porter un bikini et se baigner en toute liberté. Pour cela, elle a dû se rendre au Brésil. Mais, même à l’autre bout du monde, la princesse marocaine n’a pass échappé aux paparazzis. Voici ses photos à la Mer de Rio de Janeiro où elle a séjourné pour suivre les festivités du célèbre Carnaval brésilien.

    Les photos n’ont pas été bien accueillies au Maroc, où la société est plutôt conservatrice et le roi est considéré comme le “Commandeur des Croyants” et premier défenseur de la religion islamique qui interdit d’exhiber son corps.

    Tags : Maroc, Lalla Hasna, Mohammed VI, Islam, Commandneur des Croyants, Carnaval, Rio de Janeiro, bikini, maillot de bain,

  • Ceuta : Il rentre au Maroc à la nage avec son fils de 7 ans

    Selon le site Ceuta TV, un citoyen marocain, piégé à Ceuta depuis mars par la fermeture de la frontière, a nagé de Benzú à Belliones, portant son fils de 7 ans dans sa traversée. Un effort énorme et dangereux pour cet homme, qui a réussi avec succès son entreprisevisant à regagner son pays natal.

    En raison de la fermeture de la frontière suite à l’épidémie de coronavirus au Maroc, l’homme s’est retrouvé coincé à Ceuta. Les raisons pour lesquelles il n’a pas pu être rapatrié par le couloir humanitaire qui a été ouvert à travers la frontière de Tarajal la semaine dernière sont inconnues.

    Dans le but de rentrer chez lui, il s’est aventuré samedi dans la mer depuis la plage de Benzú, portant son fils, un garçon de 7 ans. Ce dernier portait un gilet de sauvetage.

    La traversé à nage a fini avec succès et les deux ont réussi à atteindre la zone marocaine en toute sécurité, où ils ont été mis en quarantaine.

    Ce n’est pas le premier cas qui se produit pendant cette pandémie, avec plusieurs Marocains essayant de rentrer dans leur pays par la plage de Benzú, ou Tarajal, vers la ville de Castillejos.

    Tags : Espagne, Ceuta, Melilla, coronavirus, covid 19,

  • Le roi Salmane, boude-t-il le Maroc?

    Selon le site Mondafrique, le roi Salmane d’Arabie Saoudite ne s’est pas rendu à Tanger cet été “en raison des très mauvaises relations entre son pays et le Maroc”. Pour la deuxième année, le souverain saoudien, boude ses vacances à Tanger, une ville qui s’était habitué à ses visites et ses dépenses faramineuses.

    Dans un article signé Nicolas Beau, le site Mondafrique que les relations entre le Maroc et le royaume des Al Saoud ne sont plus aussi chaleureuses qu’auparavant, ce qui a poussé le prince héritier Mohamed Ben Salmane a empêcher son père de se rendre dans son luxueux palais de Tanger.

    Lorsque le roi Salmane se rendait à cette ville du nord du Maroc, il était accompgné d’une impressionnante cour composée de près de 1000 personnes dont la présence fait beaucoup de bien à l’économie et la population de la ville. Elle occupait au moins 800 chambres d’hôtels et permettait aux entrerpises de louer près de 200 voitures de luxe et de mobiliser des centaines d’emplois en plus des sociétés de restauration, livraisons, services, gardes du corps, jardiniers,etc.

    Le journal israélien Haaretz affirme que le roi Salmane bin Abdelaziz Al Saoud a déboursé en un mois pas moins de 100 millions de dollars lors de son séjour très médiatisé dans la ville du détroit. D’après la même source, ce voyage à lui seul pourrait représenter 1,5% des revenus annuels du royaume provenant du tourisme étranger.

    Avant 2015, le roi Salmane passait ses vacances d’été dans sa résidence de Vallauris, su sud de la France, où il avait fait privatiser la plage publique de la Mirandole et qu’il a dû quitter après avoir reçu un accueil mouvementé suite à la polémique suscitée par la décision d’interdire au public l’accès au littoral voisin de la villa royale de Golfe-Juan.

    Tags : Maroc, Tanger, Roi Salmane, Al Saoud, MBS,



  • Maroc : L’OCP engage FleishmanHillard dans le combat commercial

    FleishmanHillard a accepté de représenter le groupe OCP, le géant des engrais phosphatés détenu à 94% par le gouvernement marocain, alors qu’il cherche à repousser les droits compensateurs imposés par le département américain du commerce.

    Tampa’s Mosaic Co. a déposé une pétition auprès du département du commerce en juin, affirmant que les exportations de l’OCP vers les États-Unis sont injustement subventionnées par le Maroc, mettant en péril l’avenir de ses mines et de ses installations de production et de l’emploi de 3500 travailleurs en Floride et en Louisiane.

    Dans sa «lettre d’entente» avec l’OCP, FH décrit un programme de communication en deux phases à compter du 6 octobre concernant les litiges et les enquêtes en matière de droits compensateurs.

    La phase de planification et de préparation de la phase 1 d’un mois, qui a un plafond budgétaire de 100 000 $, couvre la collecte d’informations, l’analyse des médias sociaux traditionnels / américains, l’identification / recommandations des parties prenantes, l’analyse des informations (par exemple, les messages qui communiquent le mieux les positions / objectifs d’OCP) , personnalisation des matériaux et planification numérique.

    L’activation et la campagne d’engagement de la phase 2 devraient durer cinq mois et ne pas dépasser 250.000 de dollars américains.

    Cela comprend la sensibilisation externe, les médias gagnés, l’engagement des parties prenantes / de la base / de grasstops, le développement de microsites, la base en ligne, des points de contact sur le terrain (par exemple, recruter et mobiliser des professionnels locaux et nationaux compétents qui peuvent communiquer avec, informer et mettre à jour les médias , décideurs politiques bipartis, législateurs, dirigeants et représentants des agences gouvernementales) et amplification numérique payée.

    Les vice-présidents principaux de la FH, Anthony Zagora et Bailey Witt, travaillent sur le compte OCP avec le vice-président Tayler Tchoukaleff et Spencer Girouard.

    Omnicom est propriétaire de FH.

    Cornerstone Government Affairs travaille également pour l’OCP dans le cadre d’un contrat d’un an de 300.000 $ qui est entré en vigueur le 1er octobre.

    Source : ODwyers, 14 oct 2020

    Tags : Maroc, OCP, phosphates, Etats-Unis, USA, engrais, dumping, concurrence déloyale,