Category: Algérie

  • Algérie: L’offensive de 1955 a favorisé l’indépendance du Maroc

    Tags : Maroc, Algérie, guerre de libération, FLN, Révolution du 1er Novembre,

    Président Bouteflika: l’offensive du 20 août 1955 a favorisé une solution politique entre les gouvernements français et marocain

    SKIKDA, 20 août 2014 (APS) – Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a souligné mercredi que l’offensive du 20 août 1955 a favorisé l’apparition des prémices d’une solution politique entre les gouvernements français et marocain mettant fin à l’exil du Roi du Maroc Mohammed V et sa famille à Madagascar.

    Dans un message adressé à l’occasion de la journée nationale du Moudjahid, lu en son nom par le conseiller auprès de la présidence de la République, Mohamed Ali Boughazi, le président Bouteflika a rappelé l’impact “profond” des opérations d’envergure menées par le martyr Zighoud Youcef dans le Nord Constantinois à l’intérieur et à l’extérieur du pays “en brisant l’étau imposé par les forces coloniales aux régions des Aurès et de la Kabylie laissant apparaître les prémices d’une solution politique entre le gouvernement français et le Royaume du Maroc, mettant fin à l’exil du Roi du Maroc et sa famille à Madagascar”.

    “La date du 20 août, gage de fraternité et de solidarité entre les peuples marocain et algérien et date commune aux deux peuples, illustre la communauté de destin en toutes circonstances et nous appelle à ne pas faire cas des futilités des jours ordinaires, qui tentent de nous faire oublier cet idéal et nous amènent à confondre entre les constantes et les variables”, a ajouté le chef de l’Etat.

    “L’expérience en matière de militantisme acquise par les pionniers du mouvement national et la solidarité des Algériens avec les résistants en Tunisie et au Maroc, a généré inévitablement une prise de conscience quant à une impérieuse libération qui a englobé, de par sa profondeur et sa dimension, l’ensemble de la région maghrébine”, a souligné le Président Bouteflika.

    Le chef de l’Etat a en outre indiqué que “le choix de la date de l’offensive du 20 août 1955 portait en lui une expression de solidarité particulièrement avec le peuple marocain frère à l’occasion du 2e anniversaire de l’exil du Roi Moudjahid Mohammed V, puisse Dieu lui accorder Sa Miséricorde”.

    “Ainsi, le 20 août 1955, les unités de l’Armée de libération nationale (ALN) lanceront une offensive dans la région du Nord Constantinois qui allait démentir, de manière irréfutable, toutes les allégations qui semaient le doute autour des capacités de la révolution et de l’indépendance de ses décisions”, a ajouté le Président Bouteflika.

    “De par les acquis réalisés en faveur de la révolution au double plan national et international, l’offensive a répercuté le sentiment de doute et de suspicion dans les rangs de l’ennemi dont la confiance a été vivement ébranlée. Il s’en est alors allé renforcer sa machine de répression en mobilisant toutes ses capacités militaires, politiques et de propagande, en intensifiant sa présence sur le terrain, feignant une victoire imminente sur ceux qu’il qualifiait de hors-la-loi”, a rappelé le chef de l’Etat. (APS)

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    Les offensives du 20 août 1955 ont renforcé la détermination des Algériens à étreindre la révolution

    SKIKDA, 20 août 2014 (APS) – Le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Saïd Abadou, a indiqué, mercredi à Skikda, que les victoires de terrain réalisées par les offensives du 20 août 1955 ont renforcé la détermination des Algériens à rejoindre la glorieuse Révolution de novembre.

    Dans une allocution prononcée à l’occasion des festivités officielles commémorant la Journée nationale du moudjahid, en présence d’une délégation d’anciens résistants et anciens membres de l’Armée de libération du Maroc, M.Abadou a souligné que ces évènements ont constitué un “tournant décisif pour la révolution armée”, suivis une année après, jour pour jour, par la tenue du Congrès de la Soummam qui a “renforcé le processus révolutionnaire et réaffirmé l’objectif de l’indépendance.”

    Le SG de l’ONM a rappelé le combat commun des peuples algérien et marocain qui favorise leur rapprochement, avant de lancer un appel aux peuples du monde pour soutenir le peuple palestinien victime de l’agression barbare israélienne.

    De son côté, le président de la délégation marocaine, Mustapha El Ketiri, a mis l’accent sur la mémoire historique commune aux deux peuples voisins qui, a-t-il noté, fonde “un nouvel éveil ressourcé dans ce militantisme commun et dans les principes nobles du combat des aïeuls”.

    Cette mémoire commune “doit être entretenue et transmise aux générations futures pour renforcer chez eux l’esprit nationaliste et l’esprit de l’Union maghrébine”, a estimé M. El Ketiri dans son intervention prononcée en présence du ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, du conseiller à la présidence de la République Mohamed Ali Boughazi, et des SG de l’ONM, de l’Organisation des enfants de chouhada et de l’Association nationale des grands invalides de la guerre de libération nationale, ainsi que de plusieurs moudjahidine et citoyens.

    Le président de la délégation marocaine a également invité les chercheurs et écrivains à échanger leur savoir sur l’histoire de ce combat commun à l’Algérie et au Maroc et l’enrichir par des travaux de recherche.

    La délégation ministérielle s’est rendue au cimetière des martyrs de la commune de Ramdane Djamel où elle s’est recueillie à la mémoire des chouhada, avant de se rendre sur le site historique élevé au stade “20 août 1955” où est conservé un bulldozer qui avait été utilisé pour ensevelir les victimes des massacres perpétrés le 20 août 1955 par les forces de l’occupation.

    Devant la stèle commémorative érigée sur la place des chouhada, au centre-ville de Skikda, la délégation a assisté à la levée du drapeau et écouté l’hymne national avant de déposer une gerbe de fleurs au carré des martyrs.(APS)

    #Algérie #Maroc #FLN #Guerre_de_libération #Révolution_1er_novembre

  • Entre l’Algérie et le Maroc : un face-à-face militaire ?

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, frontières, armée,

    Entre les deux géants du Maghreb, les lourds contentieux provenant de la colonisation et de la décolonisation ont rapidement pris une tournure militaire. Aujourd’hui, dos à dos, Alger et Rabat durcissent leur politique de défense : le Maroc crée une nouvelle zone militaire, la zone « est », à sa frontière avec l’Algérie, tandis que les nouveaux accords pour l’acquisition d’équipement militaire ne cessent de renforcer les arsenaux respectifs.

    La question des frontières est l’élément décisif qui va marquer soixante ans d’opposition marqués par des accès de violence directe ou par proxy (le Front Polisario). Elle influence profondément l’élaboration des politiques de défense des deux pays. La France coloniale porte une grande responsabilité dans la genèse de ce différend. Le contentieux des frontières fut le marqueur indépassable de la querelle. Il trouve ses racines dans le découpage desdites frontières par la France, à chaque fois au bénéfice de l’Algérie (alors trois départements français (1). Par ailleurs, le partage du Maroc en zones d’influence hispano-françaises, à la suite de la conférence d’Algésiras du 7 avril 1906 et du traité de Fès du 30 mars 1912, va contraindre le pouvoir chérifien à récupérer son territoire morceau par morceau (« en kit » comme dira Hassan II un jour (2) : le nord espagnol, la zone franche de Tanger, Ifni et le cap Juby et enfin à exiger la restitution du Sahara espagnol qu’il ne récupérera qu’en 1975, dans un coup de force face à un pouvoir franquiste épuisé. Cette restitution tardive favorisa l’émergence d’un acteur local, le Front Polisario, qui refusa l’annexion marocaine et réclama la tenue d’un référendum d’autodétermination. Le Maroc refusa et chassa le mouvement indépendantiste qui prit les armes. L’Algérie, après une hésitation initiale, prit fait et cause pour le Front Polisario et les affrontements se multiplièrent. Les deux armées se heurteront d’ailleurs, en 1976, à Amgala, dans une bataille en deux temps. Mais la prudence prévalut et, pour éviter une guerre sans merci, les deux pays ne s’affrontèrent plus que par Polisario interposé.

    Une lente structuration des politiques de défense

    Au début de la période postcoloniale, les deux États se soucient peu des conditions juridiques et politiques de l’exercice de la défense nationale. Des deux côtés, l’élément principal est l’incarnation. Les deux chefs d’État assument dans leur personne la souveraineté nationale et sont les garants de sa protection. Côté marocain, la simple appellation « forces armées royales » (FAR) de l’armée démontre le caractère propriétaire, néo-patrimonial, assumé de ce corps. En Algérie, l’Armée de libération nationale (ALN) devient l’Armée nationale populaire (ANP) mais demeure sous le contrôle exclusif du président Houari Boumédiène après sa prise de pouvoir en 1965, qui assume aussi la fonction de ministre de la Défense.

    La politique de défense algérienne : grands principes et schéma directeur

    La politique de défense algérienne, depuis l’indépendance, s’appuie sur de grands principes théoriques. Sur le plan interne, le soldat est l’héritier du moujahid de l’ALN et du fellagha de la résistance intérieure. Le maintien de la conscription, qui fit l’objet de grands débats à l’orée des années 2000, est vécu par le pouvoir comme un élément symbolique majeur, et ce, même si la professionnalisation de l’armée a été largement engagée. La terrible guerre civile algérienne (1991-2002) démontra, en ses premières années, l’incapacité des conscrits à tenir l’arrière-pays et surtout à combattre à armes égales avec les jihadistes des Groupements islamiques armés (GIA) et de l’Armée islamique du salut (AIS). Aujourd’hui, le quadrillage efficace du pays (en dehors de quelques endroits reculés) est une réalité.

    Sur le plan des frontières extérieures, l’Algérie a toujours assuré une surveillance étroite de la zone contiguë avec la Libye, toujours inquiète des sautes d’humeur du bouillant colonel Mouammar Kadhafi. Avec la Tunisie, après des années de gel, une coopération réciproque s’établit avec un droit de suite dans le cadre de la lutte contre les maquis antiterroristes. Au sud, l’APN assure le contrôle des maquis et de la guérilla jihadiste repoussée sur les franges maliennes pendant la guerre civile. À l’ouest, la défense de la frontière ouest avec le Maroc est évidemment la priorité, même si l’action militaire potentielle contre le royaume chérifien est dévolue aux forces combattantes de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), épigone étatique du Front Polisario, proclamée en 1976, et dont la population est en exil à Tindouf depuis cette date.

    Les capacités de l’Algérie à projeter ses forces avaient été entravées dès l’origine par le refus initial de ses constitutionnalistes d’autoriser les interventions extérieures (ce principe fit l’objet d’une exception pendant les guerres israélo-arabes.) Cette autocensure était liée au traumatisme initial de sa propre guerre d’indépendance et voulait éviter que le pays ne s’engageât dans des « aventures » coloniales ou impérialistes. L’Algérie ne prit pas moins part à quelques opérations des Nations Unies, mais sans commune mesure avec l’activisme du Maroc dans ce domaine. La politique de défense algérienne est fortement marquée par la guerre d’indépendance. Le renvoi perpétuel aux « martyrs » (chahid) comme mémoire et exemplarité en est l’illustration. La dernière révision de la Constitution (en 2020, après l’ère Bouteflika) donne les principes suivants : « Digne héritière de l’Armée de Libération Nationale, l’Armée Nationale Populaire assume ses missions constitutionnelles avec un engagement exemplaire ainsi qu’une disponibilité héroïque au sacrifice, […]. Le peuple algérien nourrit une fierté et une reconnaissance légitimes à l’endroit de son Armée Nationale Populaire, pour la préservation du pays contre toute menace extérieure, et pour sa contribution essentielle à la protection des citoyens, des institutions et des biens, contre le fléau du terrorisme, […]. »

    L’État veille à la professionnalisation et à la modernisation de l’ANP, de sorte qu’elle dispose des capacités requises pour la sauvegarde de l’indépendance nationale, de la défense de la souveraineté nationale, de l’unité et de l’intégrité territoriale du pays, ainsi que de la protection de son espace terrestre, aérien et maritime (3).

    La mission de l’ANP est prioritairement dédiée à la défense du pays, mais cette dernière mouture constitutionnelle n’interdit plus à cette force militaire d’intervenir au-delà de la frontière.

    Même si le texte est plus explicite sur le maintien de la paix, c’est aussi la possibilité d’un droit de suite qui est ainsi libéré.

    Algérie : un regard de plus en plus sudiste

    Au début, le jeune État algérien s’est peu préoccupé des régions sahariennes. Dès 1963, avec la guerre des sables opposant l’Algérie et le Maroc, l’ouest fut la préoccupation principale. Au fil du temps, un colonel, Mouammar  Kadhafi —  de plus en plus imprévisible  —, la nécessité de détruire les convois de jihadistes remontant les armes des vieux dépôts tchadiens, et les infiltrations dans ces zones moins défendues, conduisirent les responsables militaires à investir sur la défense du sud. Trois nouvelles régions militaires furent alors créées  : Ouargla, Tamanrasset, Illizi.

    Le renforcement de la frontière sud se poursuivit car l’effectif était notoirement insuffisant : « Seule 10 % de l’armée algérienne est positionnée dans la zone saharienne (la moitié étant positionnée à la frontière avec le Maroc) (4). » Mais ce désintérêt est en cours de correction active depuis  2012  (5). Vis-à-vis des voisins, un embryon de coopération existe : un «  comité d’état-major opérationnel conjoint » (CEMOC) avec la Mauritanie, le Mali et le Niger, mais il n’a donné que peu de résultats depuis sa création en 2010. La nouvelle stratégie algérienne a été conçue pour tenter de répondre plus efficacement à la fluidité et à la rapidité des groupes jihadistes (6).

    En résumé, la politique de défense algérienne s’accroche toujours à ses fondamentaux (esprit moujahid, défense nationale du territoire contre toutes les menaces, obsession marocaine) mais elle tente également de s’adapter à un environnement fluctuant et plus conflictuel. La guerre en Libye, pour abattre Kadhafi, a traumatisé l’exécutif et la haute hiérarchie militaire. Les attaques venues des jihadistes du Sahel aussi. Sur le plan multilatéral, l’Algérie a perdu la prééminence absolue en matière de sécurité qu’elle avait à l’Union africaine. Le Maroc est revenu dans l’organisation. La RASD est affaiblie. La chute du clan Bouteflika, la mort du puissant chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah, et la reconstitution d’un nouveau pouvoir, ont entraîné un repliement sur les fondamentaux de défense traditionnels. Parmi ceux-ci, le Sahara occidental revient en première ligne.

    Le Maroc : présent sur deux fronts ?

    Depuis le référendum constitutionnel du 7 juillet 1962, le Maroc est une monarchie constitutionnelle. Les quatre autres constitutions ne modifieront pas ce principe. Cependant, si la souveraineté revient au peuple, le monarque est le cœur à partir duquel convergent tous les pouvoirs et notamment celui de conduire les armées. Comme nous le disions, « le Roi est la figure centrale et absolue du dispositif de défense. On peut même dire, avec Abdelwahab  Maalmi, que le Roi, pris en tant qu’organe de l’État, est le “véritable producteur de sens” » (7).

    Les coups d’État de 1971-1972, dans lesquels l’armée a été impliquée à tous les niveaux, entraînent un raidissement du pouvoir et conduisent à une purge profonde puis à une centralisation accrue avec tous les pouvoirs dans les mains royales. Si le dispositif s’est en partie décentralisé, à partir de la deuxième moitié de la guerre du Sahara, pour pouvoir répondre à la mobilité de l’adversaire, le Palais exerce cependant un contrôle étroit sur la haute hiérarchie.

    Dans la dernière constitution du 1er juillet 2010, le roi demeure l’élément central, à la fois politique et symbolique, des principes et de l’organisation de la défense. Le préambule précise qu’en tant qu’« État musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible  ». L’article  42, qui détaille les pouvoirs et les compétences royales, stipule que le monarque est « le Garant de l’indépendance du pays et de l’intégrité territoriale du Royaume dans ses frontières authentiques ». L’article 53, quant à lui, précise que le roi est le « Chef Suprême et Chef d’État-major Général des Forces Armées Royales ». Comme le note Brahim Saydi, « la politique de défense marocaine a toujours été définie en fonction de son combat pour l’intégrité territoriale du pays et des menaces que représentent ses voisins. La principale composante de cette menace est associée à l’Algérie […]. Les relations hispano-marocaines constituent le deuxième élément de cette perception de la menace » (8)

    Les notions d’indivisibilité et d’authenticité des frontières font référence, bien évidemment, au Sahara occidental mais aussi aux présides, ces possessions espagnoles au nord que sont les villes de Ceuta et Melilla, les îlots Leïla/Perejil et les îles Chaffarines. La récupération de ces petits territoires demeure un élément central du récit nationaliste marocain — lui-même contesté par l’Espagne, qui fait valoir une antériorité historique sur ces terres africaines (9). Cette préoccupation n’est pas totalement anecdotique, et le Maroc poursuit l’Espagne sur le terrain des instruments internationaux de décolonisation. Elle utilise aussi désormais l’arme des migrants. À deux reprises, en 2021 et en mars 2022, elle a laissé 8.000 puis 1.200 migrants prendre d’assaut les barbelés des deux villes, et par la mer. Les défenses furent saturées. Mais la véritable affaire demeure celle de l’opposition avec l’Algérie et la question du Sahara occidental. Depuis le succès de la stratégie des murs à partir de 1981, le Maroc contrôle l’essentiel du territoire contesté, renvoyant la RASD aux confins de la Mauritanie et de l’Algérie. Le dispositif de défense s’est perfectionné et l’investissement financier pour le développement du territoire a été considérable, mais rien n’est réglé sur le fond. Le référendum d’autodétermination prévu par les plans Baker n’a jamais pu se tenir et les deux camps se renvoient depuis la responsabilité de l’échec (10).

    Pendant presque vingt ans, la situation du territoire est restée figée. Le référendum s’est enlisé alors que des crises politiques chez les Sahraouis limitaient leur capacité d’action. La guerre civile algérienne n’arrangea rien car le pouvoir algérien se replia sur la survie. Depuis quelques années, le réarmement algérien, rendu possible par la remontée du prix des hydrocarbures et l’élimination de la menace intérieure, a permis de relancer l’intérêt pour la cause de la RASD. La question sahraouie est devenue un enjeu de politique interne en Algérie. L’armée en a fait aussi une cause sacrée.

    Conclusion : une paix armée ?

    La période Bouteflika a été celle d’un réarmement massif de l’Algérie, devenue la deuxième armée d’Afrique (11). Des achats d’armements colossaux à la Russie ont fait progresser ses capacités militaires dans tous les domaines. En face, le Maroc — ne pouvant pas s’aligner au niveau financier — joue la carte de la qualité et s’approvisionne, surtout aux États-Unis, en matériel de très haute technologie. Les nombreuses coopérations de ce pays visent également à mettre les armées à la pointe de la technologie. Dans cet environnement militarisé, il n’y a pas d’ouverture de paix prévisible. Le nouveau gouvernement algérien s’est engouffré dans le dossier sahraoui pour renforcer, si besoin était, sa légitimité en revenant aux fondamentaux et le Maroc a lancé une offensive diplomatique tous azimuts pour bétonner sa position politique. Au milieu, des accrochages commencent à se produire, impliquant d’un côté la RASD et de l’autre les forces marocaines. La volatilité de la situation stratégique mondiale et, dans l’affaire ukrainienne, la réhabilitation de l’usage de la guerre par la Russie comme règlement des contentieux peuvent faciliter la libération de volontés jusqu’alors contenues par un environnement international juridique et politique positif. Le face-à face-va donc continuer…

    Jean-François Daguzan

    Notes

    (1) Voir, entre autres, Michel Foucher, Fronts et frontières : un tour du monde géopolitique, Paris, Fayard, 1991, p. 207-211.

    (2) Hassan II & Éric Laurant, La mémoire d’un Roi : entretiens avec Éric Laurent, Paris, Plon, 1993.

    (3) «  Algérie  : Constitution de  1996 (version consolidée du 30 décembre 2020) », Digithèque MJP (https://mjp.univ-perp.fr/constit/ dz2020.htm).

    (4) Jean-Pierre Dufau, « Rapport autorisant l’approbation de l’accord de coopération dans le domaine de la défense entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire  », Assemblée nationale, 7  novembre  2012 (https://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r0343.asp).

    (5) Voir Salim Chena, « L’Algérie : de la puissance idéologique à l’hégémonie sécuritaire », in Mansouria Mokhefi & Alain Antil, Le Maghreb et son Sud : vers des liens renouvelés, IFRI, CNRS éditions, Paris, 2012, p. 19-37 (https:// books.openedition.org/editionscnrs/22836?lang=fr).

    (6) Abdennour Benantar, « Sécurité aux frontières : portée et limites de la stratégie algérienne », L’année du Maghreb, 14, juin 2016, p. 147-163 (https://journals.openedition.org/anneemaghreb/2712?lang=ar).

    (7) Jean-François  Daguzan, Le dernier rempart  ?  : forces armées et politiques de défense au Maghreb, Publisud-FMES-FED, Paris, 1998, p. 138.

    (8) Brahim Saidy, « La politique de défense marocaine : articulation de l’interne et de l’externe  », Maghreb-Machrek, n°202, hiver  2009-2010, p. 124 (https://www.cairn.info/revue-maghreb-machrek-2009-4-page-115. htm).

    (9) Leila ou Perejil (persil) selon que l’on parle du Maroc ou d’Espagne. Pour la dimension historique et politique, voir Yves Zurlo, Ceuta et Melilla : histoire, représentations et devenir de deux enclaves espagnoles, L’Harmattan, Paris, 2005.

    (10) Du nom de l’ancien secrétaire d’État américain, James Baker III, chargé de la médiation par l’ONU. Voir Lucile  Martin, «  Le dossier du Sahara occidental », Les Cahiers de l’Orient, 2011/2, n°102, p. 43-57 (https://www. cairn.info/revue-les-cahiers-de-l-orient-2011-2-page-43.htm).

    (11) «  Le Maroc 55e   puissance militaire au rang mondial  », Challenge, 21 janvier 2022 (https://www.challenge.ma/le-maroc-55eme-puissancemilitaire-au-rang-mondial-231143/)

    Source : Diplomatie SciencesPo

    #Maroc #Algérie #Sahara_Occidental #Frontières

  • Le Maroc mène campagne contre les manoeuvres militaires Algéro-Russes

    Maroc, Algérie, Russie, Israël, exercices militaires,

    Le Makhzen et ses alliés sionistes sont en train de mener une campagne insidieuse contre l’Algérie et sa coopération avec la Russie. Certains cercles occidentaux alliés du Makhzen tentent ainsi de faire pression sur l’Algérie pour la dissuader de développer sa coopération avec la Russie.

    Déjà bien établie, la coopération militaire algéro-russe n’a eu de cesse d’aller en se développant. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les manoeuvres militaires conjointes qui auront lieu, à partir d’aujourd’hui mercredi, dans la région de Bechar, dans le sud-ouest algérien. Dénommé «Desert Shield – 2022», il s’agit d’un exercice anti-terroriste conjoint entre les armées des deux pays qui se déroulera sur le terrain d’entraînement de Hammaguir dans la commune d’Abadla relevant de la wilaya de Bechar. Selon l’agence de presse russe Sputnik « près de 200 soldats, pour moitié algériens, pour moitié russes, entameront les exercices antiterroristes Bouclier du désert ». Il y a quelques mois, des responsables militaires russes ont indiqué que cet exercice aura pour thèmes principaux la détection et la destruction des groupes terroristes dans le désert. Pour ce faire, environ 80 soldats des unités de fusiliers motorisés stationnés dans le Caucase du Nord, et environ 80 soldats algériens seront impliqués.

    Ce n’est pas la première fois que les deux armées mènent un exercice militaire conjoint puisque en 2021 des exercices conjoints ont eu lieu sur le terrain d’entraînement de Tarskoïe en Ossétie du Nord, ou environ 200 militaires des deux pays y ont participé. A l’occasion, le général d’armée Saïd Chengriha, Chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) avait salué la « participation distinguée » des membres de la formation militaire des forces terrestres. Il avait souligné que cette participation reflète « incontestablement » la réputation dont jouit l’ANP au niveau international.

    Pour l’exercice de ces jours ci rappelons que la porteparole du ministère russe des Affaires étrangères avait précédemment souligné que «ces manoeuvres conjointes programmées du 16 au 28 novembre ne visaient aucun pays tiers.» « Ces exercices de lutte contre le terrorisme sont planifiés et mené dans le cadre du programme de coopération militaire avec l’Algérie», avait en effet fait savoir Maria Zakharova. Une coopération militaire ample entre les deux pays et qui ne date pas d’aujourd’hui. «Tout récemment le Général d’Armée, Saïd Chanegriha, Chef d’état-Major de l’Armée nationale populaire (ANP) a reçu, à Alger, le directeur du Service fédéral de la Coopération militaire et technique de la Fédération de Russie, Chougaev Dimitri Evguenievitch,» indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

    «Cette rencontre a permis aux deux parties de passer en revue l’état de la coopération militaire bilatérale et les voies de sa diversification aux domaines d’intérêt commun», a indiqué un communiqué du MDN. En somme, l’exercice entre dans le cadre de la coopération entre les deux pays. Pourtant cet exercice est vu d’un mauvais oeil par certaines parties étrangères puisque des voix se sont en effet élevées ces derniers jours pour mettre en doute les objectifs réels de ces manoeuvres militaires. à ce titre, le Makhzen et ses alliés sionistes sont en train de mener une campagne insidieuse contre l’Algérie et sa coopération avec la Russie.

    Ce dernier pays, la guerre d’Ukraine aidant, n’est plus en odeur de sainteté en occident et tous ses faits et gestes sont scrutés à la loupe. Dans la presse occidentale en général, et française en particulier, l’on s’interroge même sur le lieu de ces manoeuvres non loin de la frontière avec le Maroc. «C’est taquin de la part des Algériens d’avoir choisi Béchar », commente donc un haut gradé d’un pays méditerranéen, même si la porte-parole des Affaires étrangères russes souligne que ces manoeuvres conjointes « ne visent aucun pays tiers ». Cela est consigné dans un article du journal français JDD dont l’intitulé est révélateur de cette animiste contre l’Algérie : Que font les armées algérienne et russe à la frontière marocaine ? Le même article note aussi que « ce sera la première fois que des soldats des deux pays s’entraîneront ensemble sur le sol algérien ». Il est aussi rappelé, comme pour mieux enfoncer le clou et chargé l’Algérie, que Bechar n’est pas loin du territoire du Sahara occidental. En tout cas, certains cercles occidentaux alliés du Makhzen tentent ainsi de faire pression sur l’Algérie pour la dissuader de développer sa coopération avec la Russie.

    Par : KAMAL HAMED

    Le Midi Libre, 16/11/2022

    #Maroc #Algérie #Russie #Exercices_militaires

  • Les sous-marins, un point clé de la puissance algérienne

    Tags : Espagne, France, armée, marine, sous-marins, Maroc, Algérie, Israël, Egypte, OTAN,

    Une approche rapide et simple, mais non moins vraie, pour définir les capacités d’un sous-marin est qu’il s’agit d’unités de combat d’une grande puissance offensive et stratégique dont le principal avantage par rapport aux navires de surface est qu’ils sont difficiles à détecter et à détruire lorsqu’ils naviguent à grande profondeur.

    C’est précisément leur discrétion et leur furtivité qui font des sous-marins la principale arme de dissuasion après les armes nucléaires, au point qu’aucune opération navale n’est menée sans tenir compte de la présence de sous-marins dans la zone. D’un autre point de vue, le simple fait de soupçonner la présence d’un éventuel sous-marin sur le théâtre des opérations limite la capacité de mouvement d’une flotte entière, d’où son pouvoir de dissuasion.

    L’année prochaine marquera le 20e anniversaire du conflit de Perejil. Un détail de cette époque, qui est peut-être passé inaperçu, est l’écrasante puissance navale mobilisée par l’Espagne, alors que le Maroc n’a pas mobilisé ses fleurons. Très probablement parce que l’Espagne a maintenu le sous-marin Tramontana à un endroit indéterminé du détroit de Gibraltar. D’autre part, l’Espagne aurait-elle mobilisé un tel nombre de navires si le Maroc avait eu une force sous-marine ?

    La guerre de 2011 en Libye a mobilisé une force navale de l’OTAN pour assurer la couverture des attaques terrestres depuis la Méditerranée, le blocus naval des principaux ports et les opérations de renseignement. Rien de tout cela n’a eu lieu avant que l’Alliance ne s’assure que la Libye n’exploite aucun des sous-marins qu’elle était censée exploiter.


    Ces deux exemples mettent en évidence le pouvoir furtif et dissuasif des sous-marins.

    En plus de leur indétectabilité, ils ont une grande puissance offensive. Il est tout simplement terrifiant de penser qu’une seule torpille lourde tirée depuis les profondeurs qui abritent un sous-marin est suffisante pour couler un navire de surface, alors qu’il est extrêmement difficile de le faire avec un seul missile lancé depuis les airs ou depuis une autre unité de surface.

    Avec ce qui a été dit jusqu’à présent et en tenant compte des capacités présentées, nous pouvons préciser un peu plus clairement les missions d’un sous-marin d’attaque :

    – Recherche et attaque.

    – Projection de forces sur terre.

    – Missions de reconnaissance, de renseignement et de surveillance.

    – La guerre des mines.

    – Soutien de la force.

    – Garantir la liberté d’action des forces de surface.

    – L’intelligence.

    – Poste de reconnaissance et d’information avancé destiné à soutenir une force navale.

    – Infiltration du rivage ennemi et couverture des commandos.

    L’un des points à prendre en compte selon la Strategic Defence Review et en relation avec les forces navales est de maintenir la capacité d’opérer sur des théâtres d’opérations éloignés, en mettant l’accent sur la projection navale sur terre. En d’autres termes, la prévalence de l’action côtière et du soutien à la force navale. Actions de couverture traditionnellement associées aux sous-marins.

    Lire la suite depuis la source (Maroc-leaks)

    #Espagne #Armée #Armes #Maroc #Algérie #Marine #Sous-marins



  • Maroc-Algérie: La corde raide de Macron

    France, Emmanuel Macron, Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Pegasus,

    Aux prises avec une crise énergétique chez lui, et en perte de vitesse sur le continent africain, les choix diplomatiques de Macron au Maghreb semblent réduits à deux options : équilibre invraisemblable ou allégeance risquée.

    Construire des ponts avec Alger sans brûler ceux établis avec Rabat est devenu la mission diplomatique du président français Emmanuel Macron impossible.

    Depuis sa première victoire électorale en 2017, les relations avec les deux ennemis nord-africains ont jeté une ombre sur la diplomatie de Macron dans la région, les plaies ouvertes coloniales , les intérêts économiques et les ego des politiciens jouant un rôle clé dans la formation de cette relation tripartite controversée.

    Aujourd’hui, aux prises avec une crise nationale du gaz chez lui et en perte de vitesse sur le continent africain, les choix diplomatiques de Macron au Maghreb restent limités.

    “Pour saisir la diplomatie marocaine, nous devons être conscients que les relations individuelles informelles du roi sont souvent plus importantes que les relations entre les institutions formelles”, a expliqué l’analyste sociopolitique basé en France Wassim Ouameur dans une interview avec The New Arab.

    “Les relations avec les deux ennemis maghrébins ont jeté une ombre sur la diplomatie de Macron dans la région”

    En effet, l’apogée des relations franco-marocaines se situe sous le mandat de Jacques Chirac sous la tristement célèbre « diplomatie Mamounia » , méthode de relations diplomatiques informelles et personnelles.

    Cette diplomatie unique en son genre est morte sous l’administration socialiste de François Hollande et Macron a montré peu d’intérêt à la faire revivre.

    “Macron et Mohamed VI ont montré une certaine froideur dans leur relation”, a ajouté Ouameur.

    Leurs relations avaient cependant commencé sur une bonne note en 2017. Macron nouvellement élu a rompu la tradition présidentielle de longue date consistant à commencer le mandat par une visite officielle en Algérie. Il s’est plutôt rendu à Rabat et a séjourné au palais du roi dans le cadre de ce que les médias ont qualifié de “visite amicale”.

    Depuis lors, Macron s’est rendu à plusieurs reprises au Maroc, principalement pour inaugurer des projets parrainés par la France dans le royaume d’Afrique du Nord.

    Bien que spéculatifs, les premiers signes de froideur ont commencé à apparaître juste après le scandale Pegasus .

    En 2021, le quotidien Le Monde a déclaré que les téléphones portables du président français Emmanuel Macron et de quinze membres du gouvernement français pourraient avoir été parmi les cibles potentielles en 2019 de la surveillance par des logiciels espions du groupe NSO basé en Israël. Le roi du Maroc faisait également partie des cibles.

    Selon le journal français, le client était un service de sécurité marocain non identifié. Macron a déclaré avoir demandé des éclaircissements au Maroc et à Israël. Rabat a nié toutes les allégations.

    Depuis, la communication entre les deux dirigeants, Macron et Mohammed VI, se serait interrompue, malgré leur proximité géographique.

    Ces deux dernières années, le roi du Maroc a passé quelque temps dans sa résidence du 7e arrondissement de Paris, à deux pas de l’Élysée, selon le magazine panafricain Jeune Africain .

    En août, Macron s’est rendu en Algérie pour tenter de soigner les blessures de l’époque coloniale qu’il avait rouvertes avec ses déclarations en 2021, lorsqu’il a rejeté l’histoire de l’Algérie et déclaré que le passé du pays “avait été réécrit pour semer la haine contre la France”.

    Dans une vidéo avec ses partisans au début de l’été, le dirigeant français a déclaré qu’une visite au Maroc pourrait avoir lieu en octobre.

    Mais avec le mois qui touche à sa fin, Macron n’a pas encore tenu sa promesse.

    “Macron essaiera très probablement de s’en tenir à la neutralité sur le différend [du Sahara occidental] – une option peu plausible car les deux pays poussent leurs alliés à choisir leur camp dans le conflit géopolitique”

    Au lieu de cela, la Première ministre française Elisabeth Borne, accompagnée de quinze ministres, s’est rendue à Alger en septembre pour “raccommoder l’amitié”, affirmant que “le gaz n’est pas sur la table”.

    Abdessalam Jaldi, spécialiste marocain des relations internationales, soutient que les relations franco-algériennes ne se réduisent pas à la question du gaz, même si Paris s’efforce clairement d’obtenir un accord énergétique avec le pays.

    « Il est important de comprendre que pour des raisons historiques (les 132 ans de colonisation française de l’Algérie), démographiques (le poids de la diaspora algérienne et des pieds-noirs en France), et géographiques (les 1 200 km d’espace maritime algérien directement bordant la côte méditerranéenne française), l’Algérie occupera longtemps, aux yeux de la France, une place de première importance que ni le Maroc ni la Tunisie ne pourront remplacer », a déclaré Abdessalled Jlaidi, politologue marocain, au New Arab.

    Néanmoins, la ruée diplomatique française est bel et bien stimulée par la colère sociale qui secoue la France face aux pénuries de gaz après l’arrêt de son partenariat avec la Russie lors de l’invasion de l’Ukraine.

    “Les troubles sociaux intérieurs français concernant l’achat de l’énergie et les prix du carburant vont encore hâter le gouvernement français à conclure un accord avec l’Algérie”, affirme l’analyste sociopolitique Wassim Ouameur.

    Chez lui, Macron fait face à un mécontentement face aux pénuries dans les stations-service, ainsi qu’à des grèves et à une opposition féroce au Parlement, qui pourrait tenter de faire tomber son gouvernement ce mois-ci à cause d’un projet de loi budgétaire contesté.

    Bénéficiant d’une réserve de gaz de 4 504 milliards de mètres cubes, l’Algérie a le pouvoir stratégique de négocier des accords et des amitiés à ses propres conditions alors que les puissances mondiales ont soif d’approvisionnement en gaz au milieu de la crise énergétique mondiale.

    Ouameur s’attend à ce que le différend sur le Sahara occidental soit au cœur de ces termes, alors que Rabat et Alger poursuivent des stratagèmes tactiques pour se mater dans le différend qui dure depuis une décennie.

    « Mais à quel prix [l’Algérie acceptera-t-elle d’approvisionner la France en gaz] ? La reconnaissance de la RASD sahraouie [État autoproclamé revendiquant l’autorité sur le territoire contesté du Sahara Occidental] ? Probablement pas, cela aurait des conséquences irréversibles avec le Maroc », a ajouté Ouameur.

    L’expert basé en France affirme que Macron essaiera très probablement de s’en tenir à la neutralité dans le différend – une option peu plausible car les deux pays poussent leurs alliés à choisir leur camp dans le conflit géopolitique.

    « Construire des ponts avec Alger sans brûler ceux établis avec Rabat est devenu la mission diplomatique du président français Emmanuel Macron impossible »

    Laisser Rabat hors des visites officielles françaises dans la région a fait douter que Paris ait déjà fait son choix entre des partenaires maghrébins.

    Aujourd’hui, Paris et Rabat n’ont pas d’envoyés diplomatiques officiels, et les journaux appartenant à l’État et influencés par l’État publient des articles anti-France. La dernière décision de Rabat de remplacer le français par l’anglais comme première langue étrangère dans les écoles a été largement interprétée comme enterrant le dernier souvenir de son ancien colonisateur.

    Mais Paris est de loin le principal investisseur étranger, le principal partenaire commercial et le principal créancier de Rabat.

    Ouameur soutient qu’il est peu probable que l’adoption d’une position “nette” sur la discorde nord-africaine se produise, du moins pendant le mandat de Macron.

    “Le président français se considère comme une sorte d’”élu” qui saura résoudre ce que personne n’a pu résoudre avant lui, qu’il s’agisse de problèmes internes ou externes”, a déclaré Ouameur.

    “La France va essayer de jouer les équilibristes, la vraie question est de savoir si le Maroc ou l’Algérie vont, cette fois, accepter cette attitude”, a ajouté Ouameur.

    Basma El Atti est la correspondante de The New Arab au Maroc.

    The New Arab, 24/10/2022

    #France #Maroc #Algérie #Sahara_Occidental #Pegasus #Visas


  • Israël dispose de 300 agents au Maroc pour espionner l’Algérie

    Maroc, Algérie, Israël, espionnage, G4S, Amos Yadlin,

    Pour les besoins de l’espionnage de l’Algérie, Israël dispose d’environ 300 espions au Maroc, a révélé cette semaine, l’ancien patron des services de renseignement militaires de l’Etat hébreux, le général Amos Yadlin à la 7e chaîne de télévision israélienne.

    Plusieurs marocains feraient même partie des espions israéliens en poste au Royaume, selon la même source.

    Leur mission principale est d’infiltrer les milieux politiques, économiques, culturels et sociaux du pays. Les agents israéliens basés au Maroc, sont également chargés d’espionner l’Algérie depuis le Royaume.

    Selon le général israélien, ces espions sont capables de déstabiliser un pays si le besoin s’en faisait ressentir, ou de provoquer des conflits tribaux ou confessionnels, l’objectif étant de maintenir ces pays

    ——————————

    Le général israélien Amous Yadlin révèle comment des agents du Mossad espionnent l’Algérie à partir du Maroc

    Les derniers aveux de l’ancien chef des renseignements militaires israéliens, le général Amous Yadlin, ont de quoi inquiéter. Non que ce général à la retraite, qui dirige actuellement l’Institut de cherche de la sécurité nationale, ait reconnu avoir pu placer ses agents d’infiltration et de manipulation dans 11 pays arabes, mais parce qu’il a pu recruter de nombreux «collaborateurs locaux» dans ces mêmes pays. Autrement dit, les «Semeurs de la terreur» du Mossad ont réussi à trouver suffisamment de «traîtres» pour mener à bien leurs opérations subversives aussi bien en Egypte qu’en Libye, en Tunisie, au Soudan, au Yémen, au Liban, en Syrie et en Irak. Le Mossad a également, comme le confirme Amous Yadlin sur la chaîne 7 de l’Etat hébreu, placé ses agents dans le royaume chérifien pour tenter d’atteindre l’Algérie, un pays qui lui reste inaccessible.

    Ce général israélien affirme que le Mossad dispose dans les pays sus-cités de plus de 3 000 mercenaires, lesquels ont joué, ajoute-t-il, un «rôle capital» dans la déstabilisation de la Tunisie, de la Libye et de l’Egypte, et dans ce qui se passe actuellement en Syrie. Sa présence renforcée au Maroc, près de 300 hommes (entre agents et collabos marocains), cible en premier lieu l’Algérie, bien que le général Yadlin a parlé seulement des actions passées, mais jamais d’«opérations ou projets» de ce service de renseignement connu pour ses coups perfides partout dans le monde. Mais jamais sans des complicités internes, soit au niveau de certains Etats quand ses actions sont dirigées contre un autre pays, soit en infiltrant le système politique et économique du pays qu’il veut abattre.

    La collaboration entre le Mossad et le Maroc ne date pas d’aujourd’hui. Des voix, notamment celles d’animateurs d’ONG marocaines, ont déjà dénoncé les facilitations accordées par le royaume à Israël afin qu’il installe ses agents par le biais de sociétés de sécurité privées et pouvoir ainsi mener des actions contre des pays de la région. L’Algérie, qui n’a jamais voulu normaliser ses relations avec l’Etat hébreu qui colonise toujours la Palestine, est en tête de ces pays. Parmi ces sociétés de sécurité, il y a «G4S» dont la mission principale est la constitution d’organisations terroristes à l’image du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest). Officiellement une entreprise de droit privé, «G4S» agit en réalité pour le compte des services de renseignement israéliens.

    Bien entendu, le Maroc cache son jeu et continue à espérer, malgré tout, que l’Algérie rouvre ses frontières. Il n’hésite pourtant pas à rapprocher les positions de l’ennemi de notre sol. Heureusement que les services de sécurité algériens redoublent de vigilance… Car s’il y a bien actuellement un pays au Maghreb qui est ciblé par Israël, c’est bien l’Algérie.
    Sonia B.

    Algérie patriotique, 06/10/2013

    #Maroc #Algérie #Israël #Espionnage #G4S

  • ما هي المشاكل بين الجزائر والمغرب ؟

    المغرب الجزائر الصحراء الغربية 

    ما هي المشاكل بين الجزائر والمغرب ؟ لماذا لن يتم استعادة العلاقات مع المغرب ؟ ولماذا لا تقبل الجزائر أي وساطة مع المغرب ؟

    في 24 أغسطس 2021، اتخذت الجزائر قرارًا تاريخيًا بقطع علاقاتها الدبلوماسية مع المغرب، الذي واصل القيام بأعمال عدائية وغير ودية وخبيثة ضد بلدنا منذ استقلال الجزائر.

    في هذا المقال لن نتطرق للخيانات المغربية العديدة والممتدة عبر الازمنة و كذلك التي طالت الجزائر قبل الاستقلال (-اختطاف طائرة جبهة التحرير الوطني – خيانة الأمير عبد القادر – قصف مآوي المجاهدين الجزائريين من قاعدة مراكش الجوية – مشاركة المغاربة في مجازر سطيف، قالمة وخراطة عام 1945. الخ)، لأن الموضوع يستحق عدة مقالات ولأن الأفعال الكيدية عديدة، ولا يتسع المجال لذكرها، ومنذ وصول السلالة العلوية عام 1666 في سلطنة مراكش وفاس وهو الاسم الحقيقي للمملكة، قبل أن يقرر الحسن الثاني تغيير اسمها الرسمي بالاستيلاء دون وجه حق، عام1957(بينما كانت الجزائر تحارب الاستدمار الفرنسي) على اسم منطقة شمال إفريقيا: “المغرب” والذي يشمل كل من تونس و ليبيا والجزائر وموريتانيا والصحراء الغربية وسلطنة فاس ومراكش.

    1ــ بماذا تتهم الجزائر المغرب؟
    للإجابة على هذا السؤال ودون الخوض فى الخيانات المغربية العديدة قبل استقلال الجزائر، فإن الوثيقة الأكثر اكتمالا للإجابة على هذا السؤال هي بلا شك تصريح وزير الشؤون الخارجية والجالية الوطنية بالخارج، السيد رمطان لعمامرة، عندما أعلن قطع العلاقات الدبلوماسية مع المغرب، في أوت 2021. فيما يلي القائمة غير الشاملة للعناصر التي تسمم العلاقات بين الجزائر والمغرب:

    أ‌) الافكار التوسعية :
    ربما تكون المشكلة الرئيسية التي نواجهها مع المغرب هي سياسته التوسعية التي تصورها علال الفاسي (حزب الاستقلال) في نظرية المغرب الكبير: وهو مفهوم طورته الحكومة المغربية في الخمسينيات والستينيات من القرن الماضي بدعم من مختبرات SDEC الاسم السابق لـ DGSE ( المخابرات الخارجية الفرنسية). وفقًا لهذه النظرية البعيدة المنال، والتي لا تستند إلى أي حقيقة تاريخية، فإن المغرب يطالب بالصحراء الغربية وموريتانيا وجزء من الصحراء الجزائرية (غربًا) وجزءًا من مالي (شمال غرب).

    لقد كانت عواقب تلك الأفكار التوسعية وخيمة على المنطقة، و قد بدأت بحرب الرمال عام 1963، لما هاجم المغرب الجزائر للاستيلاء على أراض جزائرية ، مغتنما فرصة ضعف الجيش الجزائري الذي ما فتئ يخرج من حرب التحرير الوطنية والتي استنزفته 7سنوات ونصف. تحت ذريعة “استعادة” الأراضي ولو كانت فعلا أراضيه لماذا انتظر حتى حررها الجزائريون بدفع ملايين الشهداء قربانا لها؟ ألم تكن لديه الشجاعة الكافية لتحريرها من فرنسا؟ ام انه طبع الخساسة المتجذر فيه؟ ( لقد فعل نفس الشيء مع الصحراء الغربية انتظر بعد أن حررها الصحراويون من اسبانيا ليستولي عليها بكل مكر وخداع بخديعة القرن سماها المسيرة الخضراء)

    الحقيقة التاريخية تكمن في أن حدود ما يسمى بالمغرب لم تتعدى وادي نون جنوبا ووادي ملوية شرقا. كما يوضح الدكتور محمد دومير ذلك بالتفصيل في الفيديو أدناه والذي أطالب منكم مشاهدته:

    ومن النتائج الكارثية التي ترتبت على هذه السياسة التوسعية والتي تعد أخطر بكثير من حرب الرمال: هي تلقين الشعب المغربي لهذه النظرية التي تقوم على الأكاذيب التاريخية للمملكة المغربية. ونضرب مثالا لتلك الاطماع التوسعية، ما يلقنه المخزن لشعبه في المقررات الرسمية والكتب المدرسية، حيث نجد خرائط جغرافية مزورة يتضح فيها جليا جزء كبير من الأراضي الجزائرية تقريبا الثلث قد ضُمَّت بهتانا وزورا إلى أراضي المغرب !!وعندما نلقي نظرة على الدستور المغربي، يمكننا أن نرى في الفصل 42 إشارة إلى الحدود الحقّة للمملكة المغربية!

    ومن البديهي أن تنتج هذه السياسة التوسعية المحتالة، أجيال من المغاربة مفعمين بالأباطيل والأكاذيب المخزنية، جعلتهم يؤمنون إيمانا راسخا بأن الجزائر بلد معاد يحتل الأراضي المغربية بشكل غير قانوني. عكس الحقيقة تماما لأن المملكة المغربية هي من تحتل أراض شاسعة من الاراضي الجزائرية! لهذا السبب بالتحديد، نرى جحافل من المغاربة على الشبكات الاجتماعية تهاجم كل ما هو جزائري، معتقدين بصدق أنهم يدافعون عن بلادهم.

    رغم أن الدراسة الموضوعية للتاريخ تظهر أن المغرب نجح بشكل كبير في توسيع أراضيه بفضل فرنسا:

    – لأن فرنسا هي من وحدت المغرب ، لولا الجنرال ليوتي ، لما كان لسلطان المغرب أن ينجح في إخضاع القبائل البربرية التي رفضت مبايعته.
    – وفرنسا أيضًا هي التي كافأت المغرب بإهدائه 80 ألف كيلومتر مربع من الأراضي الجزائرية شرق واد ملوية عام 1845 شكرًا للسلطان عبد الرحمن لخيانته للأمير عبد القادر (راجع معاهدة لالة مغنية لعام 1845).

    وعلى عكس الدعاية المغربية الرسمية ، إن الحدود التاريخية للمملكة لم تتجاوز وادي نون في الجنوب ، وهذا باعتراف سلاطين المغرب أنفسهم، الخريطة أسفل تبين الحدود المختلفة لسلطنة فاس ومراكش منذ 10 قرون.

    ب‌) الصحراء الغربية:

    منذ احتلال المغرب لهذه المنطقة باستعمال الخبث و المكر وحيلة “المسيرة الخضراء” سيئة السمعة ، أدت مسألة الصحراء الغربية إلى تسميم العلاقات مع المغرب الذي يستنكر دعم الجزائر المستمر للشعب الصحراوي واستضافة مخيمات اللاجئين الصحراويين على أراضيه.

    رغم أن هؤلاء المدنيين الصحراويين العزل، استجاروا بالجزائر هربًا من بطش الحسن الثاني ومحاولة إبادتهم إبادة جماعية، باستخدام أسلحة محظورة ضدهم.

    إن سياسة المغرب التوسعية تجعل من المسألة الصحراوية مسألة أمن قومي جزائري، فهي تكبح الأطماع التوسعية ولا تسمح للمغرب بتطبيق سياسة الأمر الواقع في المنطقة.

    كما تنتقد بلادنا المغرب بسبب العراقيل التي يضعها والسياسات التي يمارسها لمنع استفتاء تقرير المصير للشعب الصحراوي، وهوسه برغبة ضم الجزائر إلى الصراع، في محاولة يائسة لإضفاء الطابع الإقليمي عليه رغم كونه صراع ثنائي يتلخص في مسألة إنهاء الاستعمار المغربي لأراضي الجمهورية العربية الصحراوية.

    ج) الاتهامات الباطلة عقب اعتداءات مراكش 1994:
    في 24 أوت 1994 (و هو للتذكير اليوم الذي اختير من طرف الدبلوماسية الجزائرية لقطع العلاقات الدبلوماسية مع المغرب: رمز لا يستهان به)، هز هجوم إرهابي عاصمة السياحة المغربية. أسفر عن مقتل إسبانيين وإصابة امرأة فرنسية في تبادل لإطلاق النار داخل قصر أطلس أسني في مراكش بحي جيليز. سارع المغرب (القاعدة الخلفية للارهاب وحاميهم ومدعمهم بالقصور والمال والسلاح و الدعم المعنوي والاعلامي) باتهام الجزائر و تحميلها المسؤولية عن هجوم مراكش وقام بفرض التأشيرات للجزائريين. فتلخص جواب الجزائر في قرارين:- فرض التأشيرة على المغاربة و-غلق الحدود التي لا تزال مغلقة حتى يومنا هذا. وبغض النظر عن الاتهامات الباطلة، فإن ما لم تحتمله الجزائر والذي يتعارض مع الخطب السلسة لملك المغرب هو أن الرعايا الجزائريين عوملوا بوحشية غير مسبوقة من قبل أجهزة الأمن المغربية: فقد جرت مطاردة حقيقية في جميع أنحاء المغرب للجزائريين، تم الإبلاغ عن العديد من أعمال السرقة كذبا وزورا والتنمر والإذلال (منهم أصحاب أعمال و ملاك اراض شاسعة و مصانع، رُحِلُوا من المملكة الى الجزائر تعسفا، بملابس النوم).

    ما حدث في 1994 صدم الكثير من الجزائريين، بمن فيهم خادمكم وكاتب المقال. ذلك اليوم أقسمت على نفسي ألا تطأ قدماي المغرب أبدًا ، لقد وفيت بهذا الوعد لأنني منذ 1994 لم أذهب إلى المغرب.

    و الى يومنا هذا، لم يعترف المغرب بخطئه ، لأن التحقيقات أظهرت أن الجزائر لم تكن لها يد في تلك التفجيرات و ليس لها أية مسؤولية فيما حدث. لكن عنجهية و غطرسة المملكة المغربية منعتها من تقديم أي اعتذار للجزائريين.


    د) دعم الإرهاب في التسعينيات والى اليوم:

    خلال العشرية الدموية، دعم النظام المغربي بنشاط جحافل الإرهابيين البربرية من خلال تقديم المغرب كقاعدة خلفية لهم، والمشاركة بنشاط في إدخال الأسلحة إلى الأراضي الجزائرية. و لمن يشكك في الامر هناك شهادة تقشعر لها الأبدان للزعيم الإرهابي لعيادة: يروي من خلالها كيف حاول ملك المغرب جعله عميلا مغربيا و أمور أخرى يندى لها الجبين.

    إن الجزائر لم تنس هذا العمل العدواني بمثابة اعلان حربي.

    كما أن الجزائريين لم ولن ينسوا صخب الحسن الثاني الذي صرخ بفخر من فوق أسطح المنازل أن الجزائر هي مختبر المغرب: اعتراف مباشر بتورطه في المأساة الوطنية.


    هـ) دعم المغرب لحركتي ماك و رشاد الارهابيتين:

    لا يخفي المغرب دعمه المالي واللوجستي والسياسي لمنظمتين إرهابيتين تهددان الأمن الوطني الجزائري.

    يسافر أعضاء “رشاد” و “MAK” بانتظام إلى المغرب، وهناك أيضا أدلة على التمويل المباشر لهاتين المنظمتين الإرهابيتين. أخيرًا ، نذكر القشة التي قصمت ظهر البعير كانت على صلة بـ MAK: في 15 يوليو 2021 ، أثناء تدخل عمر هلال في اجتماع افتراضي لحركة عدم الانحياز ، انتقد الجزائر لوقوفها كمدافع قوي عن حق الشعوب في تقرير مصيرها ، وإنكار هذا الحق نفسه لما أسماه بشعب القبائل، مدعيا انه أحد أقدم الشعوب في إفريقيا، والذي حسب تراهاته عانى أطول احتلال أجنبي، رغم أنه لا وجود لشعب القبائل وانما هي فئة من الشعب الجزائري لم تكن يوما منفصلة عن الشعب الجزائري ولا عن دولتها الجزائر مثلها مثل كل فئات المجتمع الجزائري من قبائل و شاوية و عرب و طوارق و بني مزاب عكس تماما الشعب الصحراوي الذي لم يكن يوما مغربيا وهو الى يومنا يحارب من أجل تحرير أرضه و بناء جمهوريته المستقلة. و شعب الريف الذي كانت له دولة مستقلة بحدودها و عَلَمها و عملتها و نشيدها الوطني و زعمائها و شعبها.

    و) حملات الكراهية ضد الجزائر في وسائل الإعلام والشبكات الاجتماعية:


    توبخ الجزائر المملكة على الحملة الإعلامية التي ينظمها النظام المغربي والموجهة ضد الجزائر. و خير دليل على هذه الحملة المسعورة اذهبوا إلى أي قناة على Youtube للتليفزيون الجزائري أو صحيفة جزائرية لترى مقدار التعليقات البغيضة من المغاربة ضد الشعب والدولة الجزائرية.

    لقد كان للنداء الأخير الذي وجهه ملك المغرب لوقف الأعمال العدائية تأثير فوري على هذه التعليقات المبتذلة وغير المحترمة ، وهو دليل آخر على أن هذه الظاهرة تنظمها وترعاها الدولة المغربية و تأتمر بأوامرها.

    ز) المخدرات:

    الجزائر، مثلها مثل كل جيران المغرب، تتلقى أطنانا من المخدرات كل عام. هذا الاتجار بالمخدرات، الذي يسيطر عليه القصر الملكي المغربي، يمول بنشاط بقايا الإرهاب ويسبب مشاكل إدمان خطيرة بين الشباب.

    إن المغرب يشن حرب مخدرات حقيقية ضد الجزائر. رغم جهود الدولة الجزائرية، لا تزال كميات كبيرة من المخدرات تتسرب عبر الفجوات.

    ح) سرقة التراث الجزائري بتواطؤ عشيرة أزولاي وفرنسا:

    منذ وصول السيدة أزولاي على رأس اليونسكو ، تسارعت سرقة العصابات المنظمة للتراث الجزائري، ووصلت إلى مستوى صناعي تقريبًا.

    هذا السطو الممنهج، هو جزء من استراتيجية فرنسية مغربية، لإفراغ الجزائر من ثقافتها و الاستحواذ عليها، من أجل الترويج للدعاية الاستعمارية الجديدة التي تدعي أن الجزائر هي من صنع فرنسا وأنها لم تكن موجودة من قبل 1962!

    كما نلاحظ أن المنظمات العنصرية التي يمولها المغرب مثل حركة “Moorish” تستخدم بالضبط نفس عناصر اللغة مثل اليمين المتطرف الفرنسي

    ط) التطبيع مع الكيان الصهيوني:

    النقطة الأخيرة في قائمتنا غير الشاملة كانت بالنسبة لي العنصر الذي سرّع في اتخاذ القرار، فمن غير المقبول أن يأتي المغرب بالعدو الصهيوني على حدود الجزائر، الدولة التي تدافع بشدة عن القضية الفلسطينية. حتى لو كان هذا التطبيع هو فقط خروج للعلن لتعاون عمره أكثر من 60 عامًا، فإن الرمزية السياسية كانت قوية جدًا بحيث لا يمكننا عدم التفاعل بقوة وحزم معها.

    2ــ لماذا لا تعود العلاقات مع المغرب؟

    لقد شجع التطبيع مع الكيان الصهيوني المغرب، على الاستعلاء واعتبار نفسه محصنا ولا يمكن المساس به، انه صار يعد نفسه فوق القانون الدولي، كما هو الحال بالنسبة لحليفه الكيان الصهيوني، الذي له سجل مطلق في عدم احترام قرارات الأمم المتحدة.

    كانت القضية الرئيسية لتطبيع المغرب مع الكيان الصهيوني هي الصحراء الغربية، والهدف هو الاستفادة من نفس الإفلات من العقاب الذي يتمتع به الكيان الصهيوني على مستوى الأمم المتحدة وحشد أكبر عدد ممكن من البلدان لصالح قضيته الاستعمارية.

    والدليل على صحة اقوالنا قصفه بدم بارد لمواطنين جزائريين عزل و كذلك المجزرة المروعة في حق العشرات و هناك مصادر تقول المئات من الأفارقة على مرأى و مسمع كاميرات العالم و منظماته الدولية التي يبدو انها اصابها الصم والبكم والعمي.

    على الرغم من الخطب المضللة لملك المغرب، فإننا لا نلمس أية نية له لمراجعة خططه الدنيئة في محاربة بلدنا، فهم يواصلون ممارسة نفس افكار واطماع السياسة التوسعية ويُفَّعِلون كل اللوبيات التي يدفعون لها بسخاء و يدفعونها للإضرار بمصالح الجزائر.

    3ــ لماذا لا تقبل الجزائر أي وساطة مع المغرب؟

    لقد جربت الجزائر بالفعل وساطة مع المغرب: في عام 1988، لعب فيع الملك فهد بن عبد العزيز دور الوسيط. سمحت هذه الوساطة للمغرب بالحصول على عقد غاز استراتيجي مع الجزائر (GME: Gazoduc Maghreb-Europe) وأدت إلى إعادة فتح الحدود في عام 1989. واستمر هذا التراخي مع المغرب 5 سنوات قبل أن تغلق الجزائر الحدود. إن الجزائر عام 2022 ليست تلك التي كانت عام 1988: لقد ساهمت الظروف الاقتصادية الصعبة في أواخر الثمانينيات في انجاح الضغط السعودي والفرنسي على الرئيس الراحل الشاذلي بن جديد.

    لقد علمنا التاريخ أن هذه الصفقة كانت خطأ فادحًا بالنسبة للجزائر، التي لا تنوي ارتكاب نفس الأخطاء مرة أخرى مع بلد فعل كل شيء رغم كل الخيرات التي أغدقته الجزائر بها، لضمان اعتباره كما اعتبرَنا هو دائمًا: بلدًا عدوًا!

    4ــ الخلاصة:
    ومن الواضح أن المغرب لم يكن أبدا صادقا في علاقته بالجزائر، بل قوض بصورة منهجية جميع المحاولات الجزائرية لتهيئة مناخ من الثقة المتبادلة وحسن الجوار والتعاون. (راجع ملف غارا جبيلات حيث اقترحت الجزائر على المغرب تعاونًا اقتصاديًا مفيدًا للشعبين أو خط أنابيب GME الذي سمح للمغرب بأن يكون لديه صناعة غير موجودة قبل وصول GME). ويتحمل القادة المغاربة مسؤولية ثقيلة في توالي الأزمات بين البلدين. إن الموقف المغربي يجعل شعوب المنطقة تعيش في جو ني سوء التفاهم والمواجهة. وهذا الموقف يعرض للخطر حاضر ومستقبل شعوب منطقتنا. ترفض الجزائر الاستمرار في قبول ما هو غير مقبول كما كان الحال عندما اغتصبت جحافل برية مغربية من الشباب الملكي منطقة القنصلية العامة الجزائرية في الدار البيضاء، بتدنيس العلم الوطني في 1 نوفمبر 2013.

    لقد أدركت الجزائر استحالة التعايش مع نظام المخزن، الذي يحتاج هيكليًا إلى جزائر ضعيفة، وهو ما لن تسمح الجزائر به. لذلك من الواضح أننا نتجه، للأسف، نحو مواجهة عسكرية حتمية.

    المصدر : Algerian Patriots

    المغرب #الجزائر#



  • Que reproche l’Algérie au Maroc ?

    Maroc, Algérie, Guerre des Sables, Sahara Occidental,

    Que reproche l’Algérie au Maroc ? Pourquoi les relations avec le Maroc ne seront pas rétablies ? Et pourquoi l’Algérie n’acceptera aucune médiation avec le Maroc ?

    Le 24 août 2021, l’Algérie a pris une décision historique en rompant ses relations diplomatiques avec le Maroc qui n’a cessé de mener des actions hostiles, inamicales et malveillantes à l’encontre de notre pays et ce, depuis l’indépendance de l’Algérie.

    Dans cet article nous ne traiterons pas des trahisons marocaines avant notre indépendance (détournement de l’avion du FLN, trahison de l’émir Abdekader, bombardement des maquis algériens à partir de la base aérienne de Marrakech, participation des Goumiers marocains dans les masacres de Setif en 1945, etc.), car le sujet mérite plusieurs articles tant les actions malveillantes sont nombreuses depuis l’arrivée de la dynastie Alaouite en 1666 au sultanat de Marrakech et Fès : le vrai nom du Maroc avant que Hassan II ne décide de changer le nom officiel du Maroc en 1957 pour s’attriber le nom d’Al-Maghrib (1) (en langue arabe).

    1) Que reproche l’Algérie au Maroc ?

    Pour répondre à cette question et sans revenir aux trahisons marocaines avant l’indépendance de l’Algérie, le document le plus complet pour répondre à cette question est sans doute la déclaration de Ramtane Lamamra lorsqu’il a annoncé la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc, en août 2021.

    Ci-dessous la liste non-exhaustive des éléments qui empoisonne les relations entre l’Algérie et le Maroc :

    A) Expansionnisme :
    Le principal problème que nous avons avec le Maroc est probablement sa politique expansionniste qui a été conceptualisé par Allal El Fassi (El Istiqlal) dans la théorie du Grand Maroc : concept développé par le gouvernement marocain dans les années 1950 et 1960 sous l’impulsion des laboratoires de la SDEC (ancien nom de la DGSE – services de renseignements extérieurs français). Selon cette théorie farfelue qui ne repose sur aucun fait historique, le Maroc revendique le Sahara occidental, la Mauritanie, une partie du Sahara algérien (ouest), et une partie du Mali (nord-ouest).

    Les conséquences de cette politique expansionniste ont été désastreuses sur la région : cela a commencé avec la guerre des sables en 1963 (2) où le Maroc a agressé l’Algérie pour « récupérer » des territoires qu’il n’a pas eu le courage de réclamer à la France. La réalité est que les frontières du Maroc n’ont jamais dépassé Oued Noun au sud et Oued Melouya à l’ouest. Le docteur Mohamed Doumir a expliqué cela en détail dans la vidéo ci-dessous que je vous conseille de consulter :

    Une autre conséquence de cette politique expansionniste qui est peut-être plus grave que la guerre des sables : il s’agir de l’endoctrinement du peuple marocain avec cette théorie qui repose sur des contre-vérités historiques. On retrouve par exemple dans les manuels scolaires marocains des cartes géographiques où on peut voir le tiers du territoire algérien attribué au Maroc, lorsqu’on consulte aussi la constitution marocaine, on peut voir dans l’article 42 une référence aux frontières « authentiques » du royaume du Maroc. Tous les corolaires de cette politique expansionniste ont créé plusieurs générations de marocains qui croient dur comme fer que l’Algérie est un pays ennemi qui occupe illégalement des territoires marocains. C’est précisément pour cette raison qu’on peut voir des hordes de marocains sur les réseaux sociaux et qui attaquent tout ce qui algérien, croyant sincèrement qu’ils défendent leur pays.

    L’étude objective de l’histoire montre que le Maroc a réussi à étendre significativement son territoire, grâce à la France :

    – C’est la France qui a unifié le Maroc, sans Lyautey le sultan du Maroc n’aurait jamais réussi à soumettre les tribus berbères qui refusaient de faire allégeance au sultan ;
    – C’est également la France qui a offert au Maroc 80,000 km² de territoires algériens à l’est d’Oued Melouya en 1845 pour remercier le sultan Abderrahmane d’avoir trahi l’émir Abdelkader (cf. Traité de Lala Maghnia de 1845).

    Contrairement à la propagande officielle marocaine, les frontières historiques n’ont jamais dépassé Oued Noun au sud, et ce avec l’aveu des sultans du Maroc, ci-dessous les différentes frontières du sultanat de Fès et Marrakech depuis 10 siècles.

    B) Sahara Occidental :

    Depuis l’annexion du Maroc de ce territoire par la tristement célèbre « marche verte », la question du Sahara Occidental empoisonne les relations avec le Maroc. Le Maroc reprochant à l’Algérie son soutien indéfectible au peuple sahraoui et le fait d’abriter des camps de réfugiés sahraouis sur son territoire (les populations sahraouies sont arrivés en Algérie en fuyant la tentative de génocide (3) opérée par Hassan II qui a utilisé des armes prohibées contre des populations civils).

    La politique expansionniste du Maroc fait de la question sahraouie une question de sécurité nationale pour l’Algérie qui ne peut pas permettre au Maroc d’appliquer la politique du fait-accompli.

    Notre pays reproche au Maroc les blocages qu’ils opèrent pour empêcher le référendum d’auto-détermination du peuple sahraoui, et l’obsession marocaine de vouloir inclure l’Algérie comme une partie prenante du conflit, dans une tentative désespérée de régionaliser le conflit, qui reste une question de décolonisation.

    C) Fausses accusations suite aux attentats de Marrakech en 1994 :

    Le 24 août 1994 (jour choisi par la diplomatie algérienne pour rompre les relations diplomatiques avec le Maroc : tout un symbole), un attentat terroriste ébranle la capitale du tourisme marocain. Deux espagnols sont tués et une Française a été blessée dans une fusillade à l’intérieur du palace Atlas Asni de Marrakech, dans le quartier Gueliz. Le Maroc va très vite injustement accuser l’Algérie d’être responsable de l’attentat de Marrakech et instaure des visas pour les Algériens. L’Algérie riposte en imposant le visa pour les Marocains et ferme la frontière qui demeure fermée à ce jour.

    Au-delà des fausses accusations, ce que l’Algérie n’a pas toléré et qui vient contredire les discours mielleux du roi du Maroc, c’est que les ressortissants algériens ont été traité avec une sauvagerie inouïe par les services de sécurité marocaine : une véritable chasse à l’homme s’est installée partout au Maroc pour traquer les algériens, plusieurs faits de vol, de brimades et d’humiliations ont été reportés.

    Ce qui s’est passé en 1994 a choqué beaucoup d’algérien y compris votre serviteur : c’est ce jour-là que je me suis juré de ne jamais mettre les pieds au Maroc, j’ai tenu cette promesse car depuis 1994, je ne me suis pas rendu au Maroc. A ce jour, le Maroc n’a pas reconnu son erreur, car les investigations ont montré que l’Algérie n’était pas responsable et aucunes excuses n’ont été présentées aux algériens.

    D) Soutien du terrorisme dans les années 90 :

    Pendant la décennie noire, le régime marocain a soutenu activement les hordes terroristes barbares en leur offrant le Maroc comme base arrière, et en participant activement à l’introduction d’armes en territoire algérien. Le temoignage du chef terroriste Layayda est assez glaçant : Layada raconte comment le roi du Maroc a essayé de faire de lui un agent marocain (4).

    L’Algérie n’a pas oublié cet acte de guerre. L’Algérie n’a pas également oublié les fanfaronnades de Hassan II qui crier fièrement sur tous les toits que l’Algérie était le laboratoire du Maroc : un aveu direct de son implication dans la tragédie nationale.

    E) Soutien aux groupes terroristes MAK et Rachad :

    Le Maroc ne cache pas son soutien financier, logistique et politique à deux organisations terroristes qui menacent la sécurité nationale algérienne. Les membres de Rachad et du MAK se rendent régulièrement au Maroc, il y a également des preuves de financement direct de ces deux organisations terroristes. Enfin, rappelons nous que la goutte qui a fait débordé le vase côté Algérien était en rapport avec le MAK : le 15 juillet 2021, Omar Hilale en intervenant dans réunion virtuelle du mouvement des non-alignés, avait reproché à l’Algérie de s’ériger en fervent défenseur du droit à l’autodétermination, et de refuser ce même droit au peuple kabyle, l’un des peuples les plus anciens d’Afrique, qui subit la plus longue occupation étrangère.

    F) Campagnes haineuses contre l’Algérie dans les médias et les réseaux sociaux :

    L’Algérie reproche au Maroc les campagne médiatique organisée par le régime marocain et dirigée contre l’Algérie. Pour illustrer mon propos : il suffit d’aller sur n’importe quelle chaine Youtube d’une télévision algérienne ou d’un journal algérien pour voir la quantité de commentaires haineux de marocains à l’endroit du peuple et l’Etat algérien. Le récent appel du roi du Maroc pour cesser les hostilités, a eu un effet immédiat sur ces commentaires vulguaires et irrespecteux, une preuve de plus qye ce phénomène est organisé et sponsorisé par l’Etat marocain.

    G) Drogue :

    L’Algérie comme tous les voisins du Maroc reçoit chaque année des tonnes de drogue. Ce trafic de drogue contrôle par le palais royal marocain, finance activement les résidus du terrorisme et cause de graves problèmes d’addiction chez les jeunes. Le Maroc mène une vraie guerre de la drogue contre l’Algérie. En dépit des efforts de l’Etat algérien, des quantités importantes de drogue passe toujours entre les mailles du filet.

    H) Normalisation avec l’entité sioniste :

    Le dernier point de notre liste non-exhaustive a été pour moi l’élément qui a accéléré la décision, il est inacceptable pour l’Algérie pays qui défend avec ferveur la cause palestinienne d’avoir l’ennemi sioniste à nos frontières. Même si cette normalisation n’est qu’un coming-out d’une coopération vieille de plus de 60 ans, la symbolique politique était trop forte pour ne pas réagir de manière forte et énergique.
    2) Pourquoi les relations avec le Maroc ne seront pas rétablies ?
    La normalisation avec l’entité sioniste a enhardi le Maroc qui se pense intouchable et au-dessus du droit international comme c’est le cas pour l’entité sioniste qui a le record absolu des résolutions des Nations Unies non respectées. Le principal enjeux de la normalisation du Maroc avec l’entité sioniste était le Sahara Occidental, le but étant de bénéficier de la même impunité que l’entité sioniste au niveau des Nations-Unies et de rallier un maximum de pays à sa cause colonialiste.

    En dépit des discours trompeurs du roi du Maroc, le Maroc n’a pas l’intention de revoir ses plans hégémoniques et belliqueux à l’endroit de note pays, ils continent à pratiquer la même politique expansionniste et à activer tous les lobbys qu’ils payent grassement pour porter atteinte aux intérêts de l’Algérie.

    3) Pourquoi l’Algérie n’acceptera aucune médiation avec le Maroc ?
    L’Algérie a déjà expérimenté la médiation avec le Maroc : en 1988, le Roi Fahd Ibn Abdelaziz d’Arabie Saoudite avait joué le rôle de médiateur. Cette médiation a permis au Maroc d’obtenir un contrat gazier stratégique avec l’Algérie (GME : Gazoduc Maghreb-Europe) et a entrainé la réouverture des frontières en 1989. Cette détente avec le Maroc a duré 5 ans avant que l’Algérie ne referme les frontières. L’Algérie de 2022 n’est pas celle de 1988 : les conditions économiques difficiles de la fin des années 80 ont contribué au succès des pressions saoudiennes et françaises sur Chadli Bendjedid. L’histoire nous a appris que ce deal a été une erreur monumentale pour l’Algérie qui ne compte pas refaire les mêmes erreurs avec un pays qui a tout fait pour que le considère comme il nous a toujours considéré : c’est-à-dire un pays ENNEMI !

    (1) Al-Maghrib : en 1957, Hassan II a décidé de changer le nom officiel en arabe de son pays pour s’attribuer le nom d’Al-Maghrib qui est le nom historique de la région nord-africaine, dans le but hégémonique de s’approprier l’ensemble de l’histoire, le patrimoine et la culture de l’Afrique du Nord en cohérence avec la théorie expansionniste du grand Maroc d’Allal El Fassi

    (2) https://odysee.com/@AlgerianPatriots:7/video-14-guerre-des-sables-1963-alg%C3%A9rie:6

    (3) https://odysee.com/@AlgerianPatriots:7/video-59-g%C3%A9nocide-sahara-occidental:d

    (4) Soutien du Maroc pour le GIA pendant les années 90 (Hassan II a hébergé Layayda dans le palais royal de Salé – aveux complet de l’intéressé) : https://odysee.com/@AlgerianPatriots:7/video-933-%D8%AF%D8%B9%D9%85-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%AE%D8%B1%D8%A8:6

    Algerian patriots, 02/08/2022

    #Maroc #Algérie #Guerre_des_sables #Sahara_occidental

  • Discours du roi du Maroc : Sincérité ou opportunisme?

    Maroc, Algérie, Mohammed VI, discours, Fête du Trône,

    By Djamel SAADI

    À l’occasion de la fête du trône, le souverain marocain Mohamed VI a fait son traditionnel discours et dans le contenu de ce discours il a évoqué les relations entre les deux pays. Une évocation qui étonne car ces derniers temps la tension n’a cessé de monter entre les deux pays. Pour le monarque une telle tension est le fruit d’une manipulation étrangère qui veut nuire aux deux pays et que le Maroc n’a jamais voulu du mal à l’Algérie toujours considérée, selon lui, comme un pays frère.

    Il faut noter que ce n’est pas la première fois que Mohamed VI utilise la douche écossaise. Pour rappel à l’occasion d’évènements nationaux de l’Algérie, le roi adresse un message d’amitié à l’Algérie. Il n’a donc pas failli à ses habitudes sauf que son gouvernement n’est pas dans la même longueur d’onde et souvent les déclarations du premier ministre, du ministre des affaires étrangères ou du représentant permanent du Maroc aux nations unies contredisent très clairement les propos tenus par le souverain lors de ses discours ou messages quand il parle de l’Algérie.

    Néanmoins ce dernier discours du trône détonne par son contenu car il fait une sorte d’appel du pied à l’Algérie et à ses dirigeants. Certes Alger ne se précipitera pas dans sa réponse et attendra un signe révélateur d’une bonne volonté du roi. Quel sera ce signe, on ne le sait pas encore comme on ne sait pas s’il y a une suite à ce message d’apaisement. Les Algériens échaudés attendent de voir, tout dépendra donc des marocains et surtout qu’entend par là le roi en parlant de manipulations ou d’influence étrangère. Or nous savons bien que l’Algérie a toujours gardé son calme au plus fort des déclarations belliqueuses et intempestives des membres du gouvernement marocain et des médias à sa solde.

    On ne voit pas quel pays jetterait de l’huile sur le feu. Aucun n’y a intérêt et cette hypothèse ne tient pas la route à moins que le roi ne vise pas un pays mais des cercles politiques existant aussi bien dans son propre pays qu’en Algérie. Mais alors qu’attend-il pour les identifier et mettre un terme à leurs agissements. Nous savons tous que les services de renseignement marocains sont efficaces tout comme le sont les nôtres sinon plus. Là également il y a mystère. Alors pourquoi le roi fait un appel du pied à son voisin et pourquoi le fait-il maintenant ? Est-ce que c’est la situation économique et sociale qui prévaut depuis quelque temps au Maroc où la rue manifeste chaque jour à cause de la précarité qui s’est abattue sur le pays qui subit une inflation double de la nôtre et dont les besoins en énergie fournie abondamment et à bas prix auparavant par l’Algérie explosent littéralement. Est-ce l’intérêt économique qui pousse aujourd’hui le Maroc à revoir sa copie algérienne ? Il y a aussi une autre raison et celle-là est à prendre avec des pincettes mais elle est néanmoins plausible. Tout le monde sait que Mohamed VI souffre d’un cancer. Il a subi plusieurs interventions mais le mal est toujours là. Étant avant tout musulman et se proclamant Émir des croyants il ne voudrait pas quitter ce monde en ne demandant pas pardon comme le fait tout musulman croyant. Il sait que nul autre de ceux qui l‘ont précédé sur le trône n’est allé aussi loin dans la dégradation des relations entre les deux pays. Veut-il se racheter moralement et spirituellement, l’avenir nous le dira.

    Djamel SAADI

    Aujourd’hui l’entreprise, 01/08/2022

    #Maroc #Algérie #Mohammed_VI #Discours_du_roi

  • Le discours du roi du Maroc dans la presse algérienne

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    Pénalisé par l’Algérie, Mohamed VI fait appel à son dernier recours – L’Algérie cèdera-t-elle?

    Les relations entre les deux pays n’ont jamais vraiment été au beau fixe. Durant l’année écoulée, ces relations se sont considérablement dégradées. En effet, plusieurs événements s’immiscent dans la diplomatie entre les deux pays frontaliers.

    Exactement un an après, le roi du Maroc réitère son discours de l’an dernier. Une énième tentative pour tenter de rappeler l’Algérie sur la table des négociations. Lors de sa prise de parole ce 30 juillet, le roi Mohamed VI, a joué de l’émotionnel pour tenter désespérément de séduire l’opinion publique algérienne mais aussi marocaine.

    Dans ce numéro d’aujourd’hui, on vous décortique la portée des tensions entre les deux pays, et la réponse à l’appel du souverain du Maroc.

    Début du conflit

    Depuis leurs acquisitions d’indépendance respectives, une tension a toujours existé. Principalement, il s’agit du Sahara occidental, occupé à 80 % par le Maroc au détriment des indépendantistes.

    Plus récemment, toujours sur la question des frontières, c’est la déclaration d’un représentant marocain à l’ONU qui a suscité la réaction de l’État algérien en déclarant son soutien au mouvement séparatiste Kabyle d’Algérie.

    Enfin, c’est la normalisation des relations entre Rabat et Tel Aviv, qui a poussé l’Algérie à cesser toute relation avec son voisin.


    En effet, soutient de la Palestine, Alger voit dans cette relation une énième provocation et une tentative d’apporter le conflit Israelo-Palestinien au coeur du Maghreb. De plus, ce dernier, Tel Aviv, a conclu un accord d’armement avec le Maroc, ce qui menace directement Alger.

    La réponse d’Alger

    Difficile de croire que le discours tenu par le roi du Maroc à l’occasion de l’anniversaire de son accession au trône, puisse changer quelque chose.

    Le gouvernement Algérien entend maintenir ses sanctions, privant Rabat de gaz, de marchandise et même de l’espace aérien Algérien. Ce discours sonne plutôt comme un appel à l’aide en plein désert du sahara, sans vouloir faire un mauvais jeu de mot.

    Maghreb Emergent

    Mohamed VI évoque l’Algérie dans son discours: Quand le Makhzen veut se donner le beau rôle

    par A. Zerzouri

    Dans un climat social tendu, marqué par les manifestations des marocains contre la dégradation des conditions de leur vie quotidienne et le rapprochement de plus en plus poussé particulièrement sur le plan militaire du royaume avec Israël, le roi Mohamed VI a concentré son discours traditionnel prononcé à l’occasion de son accession au trône sur les relations avec l’Algérie.

    Ce n’est pas une nouveauté, puisque l’année passée, pour la même occasion, Mohamed VI avait consacré 40 % de son discours à l’Algérie, usant d’un ton apaisant et conciliant à l’égard de son voisin. “La main tendue” du souverain a été donc réitéré, le 30 juillet 2022, presque dans le même style employé en 2021. “Nous aspirons à œuvrer avec la présidence algérienne pour que le Maroc et l’Algérie puissent travailler, main dans la main, à l’établissement de relations normales entre deux peuples frères”, a encore soutenu Mohamed VI dans un discours radiotélévisé à la nation, samedi 30 juillet. “Je souligne une fois de plus que les frontières qui séparent le peuple marocain et le peuple algérien frères ne seront jamais des barrières empêchant leur interaction et leur entente”, a-t-il souligné, en exhortant les Marocains à “préserver l’esprit de fraternité, de solidarité et de bon voisinage à l’égard de nos frères algériens”. Il s’est engagé dans le même sillage à “trouver une issue à la situation actuelle et à favoriser le rapprochement et la compréhension entre les deux peuples”. Non sans évoquer ces parties qui ont fait de l’invective contre l’Algérie un sport national, et que Mohamed VI désigne comme des «individus irresponsables qui s’évertuent à semer la zizanie entre les deux peuples frères». Affirmant dans ce sillage que « les allégations selon lesquelles les Marocains insulteraient l’Algérie et les Algériens », «sont totalement insensées et sincèrement consternantes ». Pourtant, les premiers à offenser l’Algérie sont les plus hauts diplomates marocains eux-mêmes, qui ne manquent jamais l’occasion de verser leur venin contre l’Algérie à travers les tribunes de représentations diplomatiques internationales, notamment onusiennes. Et Mohamed VI lui-même qui ouvre les portes de son royaume aux israéliens, entretenant une coopération militaire très poussée avec l’Etat hébreu, dont les sentiments à l’égard de l’Algérie ne sont pas des plus amicaux. N’est pas dans le tort ce diplomate algérien qui, au lendemain du discours de Mohamed VI en juillet 2021, avait avisé que le discours est destiné à la consommation extérieur, pour montrer à l’opinion international que le Maroc est gentil et que le méchant c’est la partie algérienne, qui ne veut pas prendre cette « main tendue » du roi du Maroc, alors que dans les faits réels, tout est actionné pour nuire aux intérêts de l’Algérie. On peut, ainsi, s’interroger sur l’évolution de la situation dans les relations entre les deux pays durant cet espace d’une année, le temps écoulé entre la première et la seconde « main tendue ». Mohamed VI a-t-il réellement fait le moindre pas dans le sens de l’apaisement des relations avec l’Algérie ? On aura beau chercher, on ne trouvera rien d’apaisant. Par contre, sur le plan des hostilités, rien n’a cessé. Preuve en est le développement accru et rapide des relations avec l’Etat hébreu, notamment sur le plan de la coopération militaire, ainsi que les provocations qui visent l’Algérie, qui n’ont marqué aucun répit tout au long de cet intervalle de temps, notamment de la part du représentant du Maroc à l’ONU, qui pousse à chaque fois le représentant algérien à le recadrer. Des paroles, Mohamed VI serait encouragé dans le réel de passer aux actes pour traduire le fond de pensée de son discours.

    Pour rappel, bien qu’on présente le dossier du Sahara occidental comme principal contentieux entre les deux pays voisins, l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques en août 2021 dans le sillage de « la dérive » du royaume à l’encontre de l’Algérie, consistant en la distribution aux membres d’une conférence des pays non-alignés par le représentant du Maroc à l’ONU, en juillet 2021, d’un document exprimant un soutien marocain à l’autodétermination du « peuple kabyle ». Immédiatement après cette attaque contre l’unité du peuple algérien, l’ambassadeur algérien a été rappelé pour « consultations », en attendant des clarifications à ce sujet de la part du Maroc. Mohamed VI n’a jamais donné suite à cette attente, scellant de fait la rupture des relations diplomatiques.

    Le Quotidien d’Oran

    Le roi du Maroc supplie l’Algérie et évite d’évoquer la normalisation des relations avec les sionistes

    DIA-01 août 2022: En panne d’arguments, le roi du Maroc Mohamed VI a longuement supplié l’Algérie pour rétablir les relations diplomatiques entre les deux pays, tentant ainsi de jouer sur les sentiments du peuple marocain. Mohamed VI a adopté le discours prôné par l’Algérie, à savoir que les deux peuples sont frères du fait qu’ils appartiennent à une même région, parlent la même langue et sont liés par la même religion.

    Dans son allocution à l’occasion de la fête du Trône, le roi du Maroc s’est inspiré du discours des autorités algériennes lesquelles ont toujours fait la part des choses entre les peuples frères des deux pays et les positions politiques du royaume. Quand l’Algérie avait décidé de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc, les plus hautes autorités algériennes n’ont pas manqué de souligner que cela a été fait avec un pincement au cœur en raison des liens profonds et fraternels entre les deux peuples.

    Toutefois, le contexte politique a amené l’Algérie à rompre ses relations avec le Maroc, pays ayant normalisé ses relations avec l’entité sioniste. Une ligne rouge que l’Algérie n’a pas tolérée, ce qui l’a amené à prendre des mesures correctives contre le Maroc.

    Aujourd’hui, les Marocains se rendent compte des retombées négatives et calamiteuses de la normalisation des relations avec l’entité sioniste. A cause de cette normalisation, les Marocains sont privés du gaz algérien et d’autres avantages que les autorités algériennes toléraient pour des raisons purement humanitaires, notamment pour les populations habitant les zones frontalières.

    Dans son discours, Mohamed VI a tenté de tromper son peuple, lequel en a marre des mensonges des autorités marocaines, lesquelles ont normalisé les relations diplomatiques avec l’entité sioniste au détriment des relations fraternelles avec leur voisin de l’Est, l’Algérie qui a toujours aidé le Maroc et les Marocains. En somme, le discours ne fera pas taire la rue qui grogne au Maroc à cause la misère noire dont souffre le peuple frère marocain !

    Amir Hani

    DIA-Algérie

    Algérie: Pas de commentaire sur le discours de Mohammed VI.

    Algerie Maroc: Une source proche du dossier des relations avec le Maroc a déclaré, lundi, dans la première réponse concernant la position de l’Algérie sur le discours du roi du Maroc Mohammed VI, que « rien ne s’est passé ».

    Dans une question sur la position de l’Algérie sur le récent discours du monarque marocain, une source proche du dossier s’est contentée d’un commentaire sec : « Nous ne pouvons commenter un non-événement ».

    Il est à noter que les autorités algériennes, et même les médias et la rue, ont complètement ignoré le sujet du nouveau discours, et aucune réponse officielle n’a été émise à son sujet.

    Algérie Focus

    #Maroc #Algérie #Discours_du roi_Mohammed_VI