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  • Mauritanie : Campagne d’abattage des chiens errants à Nouakchott

    Selon le site Ezzahra, la municipalité de Nouakchott mène campagne contre les chiens errants après qu’une jeune fille ait été tuée sur le coup à cause de chiens.

    La mère de la jeune fille avait demandé aux autorités de respecter leurs engagements d’éliminer les chiens en liberté, avant que la municipalité n’ait vidé la mission de Zeina, qui s’est terminée après que la municipalité a retiré le corps du chien à la famille de la victime, affirmant que ce chien en particulier était responsable du meurtre de la jeune fille, selon les enquêtes de la municipalité.

    Des tirs sporadiques pendant deux jours consécutifs ont déclenché la panique parmi les habitants du district de Tafraq Zin, avant qu’il ne devienne clair que c’était la campagne de la municipalité pour tuer les chiens errants.

    Tags : Mauritanie, Nouakchott, chiens errants,

  • Le soutien des USA au Maroc entrave l’adoption d’une solution basée sur la légalité (journaliste péruvien)

    Le 21 mai 2024, el Sr Ricardo Sanchez Serra venait de publier deux intéressantes articles sur le Maroc et son lobbying aux Etats-Unis sur le Sahara Occidental, dans deux quotidiens péruviens, La Primera et La Razon. Deux articles qui semblent avoir suscité la préoccupation de l’ambassadrice marocaine à Lima, Oumama Aouad que le journaliste free-lance péruvien d’ingérence dans les affaires internes de son pays.

    Le premier article, intitulé «Etats-Unis, Front Polisario et Sahara Occidental: La vérité »

    Etalé sur deux pages et alimenté de plusieurs photos, l’article publié par La Primera sous le titre de «Etats-Unis, Front Polisario et Sahara Occidental: La vérité » met en exergue l’idée selon laquelle le soutien des Etats-Unis au Maroc concernant le dossier du Sahara Occidental, entrave l’adoption d’une solution en faveur au Polisario.

    Dans cette optique, Sanchez Serra rappelle que « durant la guerre froide tant les Etats-Unis que l’URSS exigeaient l’appui inconditionnel et total à leur décisions politiques, ce que le mouvement de libération du peuple sahraoui « Polisario» qui combattait la colonisation espagnole et ensuite marocaine, a refusé de faire. Il a payé très cher cette audace ».

    En se basant sur la publication de « Foreign Policy» parue en février 2014, Serra a indiqué que « le Maroc a dépensé, aux États-Unis, 20 millions de dollars entre 2007 et 2013 pour maintenir son lobbying et ses relations publiques à Washington ».

    Il a ainsi affirmé que « les millions du Maroc semblent avoir été utilisés efficacement, puisque les États-Unis n’ont jamais exercé de pression sur le Royaume pour aller de l’avant dans sa promesse de tenir un référendum sur l’autodétermination au Sahara Occidental ».

    Selon lui, « la politique étrangère des États-Unis comme celle de la France et de l’Espagne, est fondée sur « la realpolitik » par laquelle les principes sont abandonnées au profit des intérêts pratiques, indépendamment de l’éthique, des valeurs et du droit international ».

    Dans ce sens, le journaliste a ajouté que « c’est également le cas sahraoui où les préjugés ont prévalu grâce aux lobbyistes marocains et leur millionnaire propagande, qui accusent le Sahara Occidental d’être un état instable, non viable, sans ressources avec une population minoritaire ».

    Par ailleurs, il signale que «le Secrétaire Général de l’ONU, a exhorté, sans succès, le Conseil de Sécurité, à la nécessité d’assurer une surveillance indépendante, impartiale et constante de la situation des droits de l’homme dans le Sahara Occidental et dans les camps des réfugiés de Tindouf».

    Serra a ajouté que «cela a incité la réaction du Roi du Maroc, qui a pratiquement menacé l’ONU de lui retirer ce dossier, en l’avertissant de la nécessité d’éviter les approches partielles sur le Sahara occidental ».

    L’ancien président du comité de solidarité saharaui-péruvien a publié, le même jour, un deuxième article dans le quotidien péruvien La Razon, sous le titre «La torture et la bestialité de l’Homme ».

    Ledit article reprend le rapport critique publié, à l’époque, sur le Maroc par l’association «Amnesty International» sur les pratiques de la torture et les violations quotidiennes des droits de l’homme dans l’ancienne colonie espagnole.

    Cet article est illustré d’une photo reprise du site péruvien de l’association « Amnesty International» qui représente un homme ligoté et recouvert du drapeau marocain.

    Ainsi, rappelant que le Maroc figure parmi les 5 pays sur lesquels s’est centré le dernier rapport de (AI) dans le cadre de sa campagne « Stop Torture », le journaliste a révélé que selon cette source «dans le territoire du Sahara occidental, occupé par le Maroc, la torture et les mauvais traitements pratiqués dans les postes de police et les centres de détention restent souvent impunis ».

    Il a ajouté que «le Maroc est condamné par toutes les organisations des droits de l’Homme dans le monde, cependant, le Conseil de Sécurité de l’ONU, a évité de doter les Casques Bleus de la MlNURSO des prérogatives de défense des droits de l’Homme et ce malgré les recommandations du Secrétaire Général Ban Ki­moon. »

    Tags : Sahara occidental, Maroc, Front Polisario, Pérou, Etats-Unis, lobbying, autodétermination,

  • Parlement européen: Lancement d’un nouvel Intergroupe « Paix pour le peuple sahraoui »

    Dans le nouveau remaniement effectué par le président Brahim Ghali, l’ancien représentant du Front Polisario à Paris, Oubbi Bouchraya, a été muté à Bruxelles, secondé par Mih Omar qui exerçait en Italie.

    La première mission du nouveau représentant sahraoui auprès des institutions européennes a été l’installation du nouveau intergroupe parlementaire « Paix pour le peuple sahraoui » que le diplomate sahraoui a qualifié de « événement important » dans la marche du peuple sahraoui vers l’accomplissement de ses objectifs, à savoir la réalisation de son droit à l’autodétermination et à l’indépendance.

    A cette occasion, Bouchraya a souligné que cet intergroupe est tenu de responsabiliser l’Europe de ses actes concernant le territoire et la population du Sahara Occidental et de suivre le rythme de sa juste lutte dans le contexte du soutien à l’action diplomatique menée par le Front Polisario, le gouvernement sahraoui et le peuple sahraoui en général”.

    Dans une déclaration faite peu après la constitution de cet Intergroupe, qui est présidé par par le député du Parti social-démocrate allemand, Joachim Schuster, Oubbi Boucharay a chargé contre l’Union Européenne que, selon lui, est devenue « une partie du problème au lieu de contribuer aux efforts déployés pour parvenir à une solution finale conforme à la légitimité et au droit internationaux tel que stipulé dans les résolutions pertinentes des Nations unies et du Conseil de sécurité”.

    L’ancien ambassadeur de la République Arabe Sahraouie Démocratique à Abuja a rappelé que malgré le refus du Conseil de Sécurité de faire pression sur le Maroc en vue de l’amener à organiser le référendum d’autodétermination a préconisé par les Nations Unies et le « rôle négatif de certaines parties », une allusion à la France, l’année 2021 s’annonce prometteuse du fait qu’elle verra la nomination d’un nouvel envoyé onusien pour le Sahara Occidental ainsi que les décisions de jusutice de la Cour européenne de Justice.

    L’intergroupe européen “Paix pour le peuple sahraoui” a été annoncé officiellement jeudi à Strasbourg, un bloc de plus d’une centaine de députés de divers partis politiques de tous les pays de l’Union européenne  (UE) dans le but de soutenir le peuple sahraoui dans sa lutte légitime pour la liberté et l’indépendance.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Intergroupe Paix pour le peuple sahraoui, Union Européenne, Parlement européen, PE, UE,

  • Mauritania : US Embassy organizes a meeting with a group of journalists

    The Embassy of the United States of America, Today morning, organized a meeting with a group of journalists during which a public relations officer in the American Special Forces Colonel Andrew Kolk talked about the presence of …

    Read more from the source : Alwiam

     

     

     

    Tags : Mauritania, press, USA,

  • L’Aston Martin, voiture préférée de Mohammed VI, vendue au Maroc

    Au Maroc, la marque Aston Martin défraye la chronique pour la deuxième fois en annonçant l’ouverture d’une succursale au royaume hachémite.

    La première fois c’était en 2009 lorsque la voiture Aston Martin de Mohammed VI est tombée en panne. En vue de la réparer, le roi du Maroc n’a pas lésiné sur les moyens en vue de réparer sa voiture de luxe. Il l’a fait embarquer à bord d’un C-130, avion cargo des forces aériennes marocaines.

    En faisant ainsi, il était loin de deviner que la presse britannique allait le dénoncer. En effet, dès son arrivée à l’aéroport de Cranfield, la voiture a été embarquée sur le camion approprié pour être acheminée vers les ateliers mécaniques de la compagnie constructrice au village Newport Pagnell. Quelqu’un a prévenu le journal The Sun qui était au rendez-vous et a pris en photo la délicate voiture du souverain marocain.

    Ainsi, les marocains ont découvert le penchant de leur roi pour le luxe, mais aussi pour les dépenses faramineuses au détriment du bien-être des citoyens marocains qui évoluent quotidiennement dans des conditions assez précaires.

    Mohammed VI ayant une Aston Martin, les marocains vont se bousculer pour en avoir une. La marque pourrait de bonnes affaires au Maroc.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Aston Martin, voitures de luxe, concessionnaire,

  • Maroc : CV d’Omar Hilale, l’ami intime d’Anders Kompass

    Pour les responsables marocains 2012 et 2013 ont été des années charnières dans leur diplomatie vis-à-vis du dossier du Sahara Occidental.

    En 2012, le Maroc a osé désavouer l’émissaire onusien Christopher Ross. Grâce à la protection de la France, il n’a pas payé les frais de son imposture.

    En 2013, la délégation américaine à New York présente un brouillon de résolution proposant l’élargissement du mandat de la MINURSO en vue de couvrir la surveillance des droits de l’homme. Mohammed VI appelle Ban Ki-moon et menace de quitter le processus de paix et de retourner à la guerre. Les français lui conseillent de céder aux exigences marocaines.

    Les autorités marocaines concluent que leur politique de « fermeté » est payante, mais attribuent leurs échecs à leur représentant de l’époque : Mohamed Loulichki. Il est immédiatement remplacé par l’ambassadeur du Maroc à Genève, Omar Hilale. Son choix n’est pas anodin. En lisant ses rapports envoyés depuis la capitale suisse, on dirait qu’à lui seul a réussi à sauver le Maroc de ses mésaventures au Sahara Occidental. Des rapports bourrés de mensonges. Même son ami intime, Anders Kompass, dans des déclarations faites à la presse anglophone a reconnu que les rapports d’Omar Hilale étaient « exagérés ». Qu’importe ! Pour le Makhzen, c’est le ton grossier et mythomane du diplomate marocain qui intéresse. Il répond aux critères de « fermeté » grâce à son caractère violent et grossier. Dans un de ses rapports, il a qualifié Ross de “vieil alcoolique”.

    Suite à sa politique de “fermeté”, synonyme de tcharmil, le crime quotidien au Maroc, ce dernier se trouve en conflit avec tous ses voisins. Même avec son allié, la France, les relations semblent en froid. Les gamins de Rabat récolte le fruit de leur méfaits.

    Dans la documentation marocaine, nous avons trouvé son CV. Le voici :

    Tags : Maroc, Omar Hilale, Anders Kompass,

  • Algerians mark a year of protests with fresh demonstrations

    Thousands of Algerians have rallied in the capital, Algiers, to commemorate one year since the beginning of a protest movement demanding the departure of an ailing leader and sweeping reforms, including an overhaul of the ruling elite…

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    Tags : Algeria, human rights, protests, Hirak,

  • Tunisie, vers un gouvernement d’union nationale ou quasiment

    Le Premier ministre tunisien désigné par le président Saïed, Elyes Fakhfakh, n’est pas encore à un jour près du délai imparti pour former un gouvernement. N’empêche, il ne dispose pas de beaucoup de temps pour ce faire, la date limite étant fixée pour le 20 du mois courant. Or sa tâche ne consiste pas seulement à faire tenir ensemble des membres venus de partis rivaux, mais encore à leur faire obtenir la confiance de l’Assemblée. Ce qui, compte tenu du morcellement de cette chambre, est le principal obstacle à passer, celui-là même du reste sur lequel son prédécesseur, Habib Jamli, avait buté.

    A première vue, il lui suffirait de s’y prendre autrement que lui pour réussir. Jamli avait restreint à quatre le nombre des partis devant composer la nécessaire coalition gouvernementale ? Il n’aurait pour sa part qu’à élargir le spectre des parties prenantes pour qu’à l’heure de vérité, c’est-à-dire au moment du vote de confiance, le rapport de force du strict point de vue de l’arithmétique lui soit favorable.

    Contrairement à son prédécesseur, ni lui ni les partis dans leur diversité n’ont le droit à l’erreur, du moment qu’on ne voit aucun d’eux réclamer la tenue de nouvelles élections législatives. Son échec, si échec il y a, pourrait même rejaillir sur celui qui l’a désigné, c’est-à-dire sur le président Saïed en personne. Ce qui ne pouvait pas advenir avec Jamli, qui lui était l’homme d’Ennahda.

    Reste que dans cette hypothèse, ce n’est quand même pas lui qui serait obligé de demander aux électeurs de lui renouveler leur confiance mais la classe politique dans sa totalité, même si lui-même n’en sortirait pas grandi. Fakhfakh n’a donc pas le choix, ce n’est pas à un gouvernement de coalition qu’il doit tendre ou prétendre, mais à un gouvernement d’union nationale, ou quasiment, puisqu’il est un ou deux partis à qui n’agréent pas la perspective de devoir gouverner avec Ennahda. Car, en effet, avec Jamli comme avec Fakhfakh, c’est Ennahda qui se trouve au cœur de l’exécutif en formation, quand bien même elle ne détiendrait pas le plus grand nombre de postes ministériels, ni même les plus importants.

    Qalb Tounes, par exemple, le deuxième parti par le nombre de députés, ne veut pas gouverner avec elle, sans doute par crainte de perdre son âme. Mais supposons que Fakhfakh compose son équipe, et que celle-ci soit approuvée par une confortable majorité de députés. De qui relèverait-elle en premier lieu, est-ce de celui qui a choisi son chef, en l’occurrence le président de la République, ou du parti disposant à l’Assemblée du plus grand nombre de députés, c’est-à-dire d’Ennahda ?

    On peut se poser la question différemment : à qui appartiendrait le programme qu’elle voudrait mettre en œuvre, au président ou à Ennahda ? Logiquement, un président qui a le pouvoir de désigner un Premier ministre doit avoir celui de le renvoyer. Ce n’est pas ce que stipule la Constitution tunisienne.

    Le gouvernement Fakhfakh, dont des médias croient déjà connaître l’exacte composition, ressemblera à certains égards à celui qui n’a pas pu sortir de ses limbes, celui dont le chef avait été choisi par Ennahda. Là où celle-ci avait échoué, faute d’une majorité à l’Assemblée, elle pourrait bien le réussir, pour avoir soutenu la candidature de Saïed au deuxième tour de la présidentielle.

    Le Jour d’Algérie, 13 fév 2020

    Tags : Tunisie, Ennahdha, Qalb Tounes, Kaïes Saïed, Fakhfakh,

  • L’Algérie fait du nettoyage, et le Maroc ?

    La corruption est phénomène endémique dont aucun pays du monde n’est à l’abri, Mais au dénommé Tiers Monde elle arrive à des niveaux scandaleux.

    C’est le cas des pays arabes où elle a été érigée en système de gouvernance dont elle est devenue l’un des outils du pouvoir pour assurer sa pérennité.

    C’est un phénomène qui a pris une telle ampleur qu’on dirait qu’il est impossible de mettre fin à ce fléau qui ronge l’état et la société de l’intérieur. Cependant, l’Algérie vient de prouver le contraire. Elle mène une véritable campagne contre tous ceux qui se sont enrichis au détriment de la nation et du peuple. Seul Abdelaziz Bouteflika a été épargné pour des raisons de santé. Pour le reste, ils ont fait connaissance avec les cellules des prisons du pays. Les arrestations des plus grands barons continuent, un véritable nettoyage de la scène politique sous le leadership d’un homme qui a été éloigné par l’équipe de Bouteflika en raison de sa volonté de combattre le fléau de la corruption.

    Le roi du Maroc, aurait-il le courage d’emboîter l’Algérie en vue de bâtir un nouveau lendemain dépourvu de voleurs, escrocs et avares ? Rien n’est moins sûr puisque la monarchie est bâtie sur ce système de clientélisme, opportunisme et spoliation des richesses du pays. Mohammed VI a pris le soin de monopoliser l’économie du pays en vue de l’utiliser pour renforcer son pouvoir et et distribuer les pourboires aux plus fidèles. tout un système qui s’est mis en place depuis des décennies et qui sclérose profondément le pays, sur tous les plans. De scandaleuses et nombreuses affaires, qui défraient les chroniques, rythment le quotidien des marocains. En dépit, ils ne peuvent s’empêcher de regarder au voisin de l’Est qu’il qualifie de tous les mots. Pourtant, la preuve est là que le voisin de l’Est est capable de prouesses dont les marocains n’osent même rêver et ce n’est sûrement pas leur haine qui va arrêter le processus d’assainissement de La Mecque des Révolutionnaires. Quelles que soient les conspirations de La Mecque des Pédophiles français. L’élite algérienne vient de prouver sa supériorité par rapport aux baise-main de l’Ouest.

    Tags : Maroc, Algérie, corruption,

  • Algérie-UE: La zone de libre-échange attendra

    par M. Aziza

      L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) à Alger, John O’Rourke, a laissé entendre que la création de la zone de libre-échange entre l’UE et l’Algérie à travers un démantèlement total des tarifs douaniers, qui devait initialement avoir lieu à l’horizon 2017 et qui a été repoussée jusqu’à septembre 2020, risque d’être reportée encore fois.

    En réponse aux questions des journalistes, en marge d’une rencontre avec la presse algérienne, organisée par la Délégation de l’Union européenne en Algérie, l’ambassadeur M. John O’Rourke, a affirmé que «sauf dans le cas où une décision serait prise, je crois que la zone de libre-échange telle que prévue, ne sera pas mise en place pour ce mois de septembre». Et de préciser qu’«en ce moment, il n’y aucun plan pour la mettre en œuvre, elle ne sera pas en place d’ailleurs en septembre, puisque en ce moment, l’Algérie applique des droits de douanes qui sont toujours en vigueur, il n’y a, à ma connaissance, aucune nouveauté dans ce sens dans la Loi finances 2020, vis-à-vis de ce dossier».

    Mais, dit-il, «nous sommes toujours demandeurs de consultations dans ce sens avec les autorités algériennes». «L’UE est très attentive à ce que décidera le gouvernement algérien quant à l’application effective de l’Accord d’association avec l’Union européenne à l’échéance 2020».

    Interrogé, encore une fois, sur le déséquilibre des échanges commerciaux entre l’Algérie et l’UE, l’ambassadeur de l’UE a reconnu qu’effectivement l’Accord d’association a prévu des échanges commerciaux qui devaient être accompagnés par des investissements étrangers, ce qui n’était pas le cas. Et de souligner : «il est vrai que les investissements n’étaient pas à la hauteur des attentes de l’Accord d’association». Mais, dit-il, il y a aussi le problème du climat des affaires qui est non seulement posé par les entreprises étrangères mais aussi par les entreprises nationales. «Nous sommes toujours prêts à discuter, ceci dit, l’essentiel relève de la législation et la réglementation algérienne». L’ambassadeur ferme la parenthèse en affirmant que «pour le moment ni l’UE, ni la partie algérienne n’ont demandé à modifier l’Accord d’association puisque cet accord a déjà offert beaucoup de possibilités». Il suffit, estime-t-il, de tirer profit dudit accord. Il a précisé que l’UE en Algérie, compte des centaines d’exemples d’échanges, de partages de savoir et de valeurs entres hommes et femmes, des deux rives de la Méditerranée. Entre associations, institutions, acteurs de la société civile, artistes, artisans et étudiants. Sur la question de la possibilité de récupérer des fonds d’argent transférés illicitement à l’étranger, notamment dans des pays européens, l’ambassadeur de l’UE en Algérie a affirmé que le processus de restitution de ces fonds mal acquis «est très complexe» en citant le cas de la Tunisie après 2011.

    Le ministre-conseiller, chef de la section politique, information et presse à la Délégation de l’Union européenne en Algérie, Stéphane Mechati a affirmé que dans le domaine de la délinquance financière, le crime de blanchiment, financement du terrorisme, fraude fiscale, il y a un sous-comité à l’Union européenne qui s’occupe de cette tâche, dans le cadre la coopération judiciaire. Cette coopération précise-t-il est «basée sur l’assistance technique que nous sommes disposés à transmettre à travers des programmes aux autorités judiciaires de ce pays et d’autres».

    Il explique que dans le domaine de rapatriement des fonds transférés illicitement, il faut un haut degré d’expertise et de formation, c’est pourquoi l’Union Européenne propose des formations à travers ses programmes régionaux pour que le système d’investigation policière et du système judiciaire soient performants. M. Mechati a affirmé, par ailleurs, que l’UE a délivré 384.000 visas aux Algériens. Il s’est dit optimiste pour le renforcement de la coopération entre les deux pays, pour le l’année 2020, en précisant que «nous sommes très attentifs à écouter ce que souhaite l’Algérie pour booster le niveau de partenariat entre l’UE et l’Algérie».

    Par ailleurs, John O’Rourke a mis en exergue le rôle de l’Algérie dans le règlement de la situation en Libye, soulignant notamment «l’habilité et la détermination avec laquelle agit Alger diplomatiquement, en vue de trouver une issue à la crise» dans ce pays. «Nous voyons l’habilité et la détermination avec laquelle agit l’Algérie, diplomatiquement, pour trouver une issue à la crise en Libye et éviter une escalade», a déclaré M. O’Rouke. Abordant, à la même occasion, la position de l’UE par rapport à la situation en Libye, M. O’Rourke a indiqué que «l’UE se rallie derrière la position des Nations-Unies», qui œuvrent pour une solution pacifique et diplomatique. Interrogé, par ailleurs, sur la position de l’UE en ce qui concerne le conflit au Sahara Occidental, l’ambassadeur O’Rourke a souligné que l’UE soutient le processus onusien et les résolutions des Nations unies. «La position de l’Union européenne est tout à fait claire à ce sujet», a-t-il ajouté dans le même contexte.

    Le Quotidien d’Oran, 14 fév 2020

    Tags : Algérie, Union Européenne, UE, libre échange, zone de libre échange, commerce,