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  • Gérard Fauré confirme qu’un ancien ministre français s’est fait poisser au Maroc dans une partouze avec des petits garçons

    Le prince de la cocaïne, Gérard Fauré, revient en force sur la scène médiatique. D’après ses propres mots, il veut vider ses entrailles, « vomir » tout ce qu’il sait sur les pratiques perverses des élites françaises.

    Suite au succès retentissant de son premier livre, « Le dealer du tout Paris » , il vient de publier « Le prince de la coke ». Si dans le premier il raconte son enfance au Maroc, comment il est devenu délinquant en Espagne, ses braquages de banques… dans le dernier il apporte de nouveaux détails sur les réseaux pédophiles juste au moment où la justice prépare le procès de Gabriel Matzneff, l’écrivain dont les ouvrages contiennent de nombreuses histoires de relations sexuelles avec des mineurs.

    Pour lui, toute l’élite parisienne est corrompue et le prétendue philosophe et penseur BHL est « le Jeffrey Epstein français ». A cela s’ajoute s’ajoute les policiers et douaniers qui protègent les réseaux mafieux moyennant des belles sommes d’argent.

    Dans son nouveau livre, il revient sur des faits déjà connus du public français, tel que l’histoire de Frédéric Mittérand et son tourisme sexuel et il confirme les propos de Luc Ferry, le ministre de l’Education nationale, à propos d’un « ancien ministre » français qui « s’est fait poisser » à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons ». Il fait allusion aux accusations dont Jack Lang a fait l’objet et qui ont déclenché une enquête judiciaire sans résultat.

    Le Maroc est citée dans tous les scandales sexuels : Jeffery Epstein, Pierre Bergé, Yves Saint-Laurent, Gérard Fauré…. Non sans raison, il a décroche le titre de « La Thaïlande d’Afrique du Nord ».

    Tags : Maroc, tourisme sexuel, pédophilie, cocaïne, élite française, Gérard Fauré, Jack Lang, Luc Ferry, Jeffery Epstein, Pierre, Bergé, Yves Saint-Laurent, Bernard Henry Lévy, BHL,

  • Algérie : Chassé-croisé diplomatique à Alger

    Depuis l’élection du président Tebboune – Alger suscite l’intérêt des capitales du monde depuis l’élection de Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays. Les visites officielles de présidents et de diplomates renseignent sur un retour en force de l’Algérie sur la scène internationale afin de défendre ses intérêts, peser de son poids et protéger ses frontières.

    Par Massi Salami

    Jeudi, le président de la République a reçu le ministre grec des Affaires étrangères, Nicos Dendias. «Au début de l’audience, le président de la République a reçu une invitation du Premier ministre grec, M. Kyriakos Mitsotakis, pour effectuer une visite officielle en Grèce, qu’il a acceptée. La date de cette visite sera fixée ultérieurement avec l’accord des deux parties».

    Aussi, M. Tebboune, a reçu le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens à l’extérieur, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed qui lui a remis un message écrit de la part du président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

    «L’audience a donné lieu à un échange sur la nécessité de consolider la coordination et la concertation concernant les questions maghrébines, d’élargir les domaines de la coopération bilatérale, notamment la formation professionnelle, l’énergie, les échanges commerciaux et de renforcer le transport terrestre, à la faveur du parachèvement de la route reliant les villes de Zouérat et Tindouf».

    Lors de cette audience, le président Tebboune a reçu une invitation officielle de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani pour une visite en Mauritanie.

    «A son tour, le président Tebboune a invité officiellement son homologue mauritanien pour une visite en Algérie à une date qui sera convenue par voie diplomatique», a conclu un communiqué de la Présidence de la République.

    Le président a également reçu, au début du mois en cours, le président tunisien pour sa première visite à l’étranger, qu’il avait promis d’effectuer en Algérie.

    Abdelmadjid Tebboune et Kaïs Saïed ont eu des entretiens sur les voies et moyens de coopération entre les deux pays frères, et ont évoqué les situations internationale et régionale, particulièrement en Libye et en Palestine occupée. A l’occasion de cette visite, les liens solides qui lient les deux pays et la concordance des vues ont été réaffirmés.

    Juste à son retour d’Allemagne, où il a pris part à la Conférence internationale sur la Libye, à l’invitation de la chancelière Angela Merkel, le président de la République a reçu à Alger, le président turque, Recep Tayyip Erdogan.

    Cette visite d’amitié et de travail a vu les deux parties se pencher sur des sujets stratégiques, tel que le partenariat économique mais surtout sécuritaire. Alger a exprimé son refus de toute intervention étrangère en Libye, ce à quoi le président turc a adhéré ouvertement.

    En marge du sommet ordinaire de l’Union africaine, la semaine dernière en Ethiopie, le président Tebboune a eu une forte activité. Il s’est entretenu, entre autres, avec ses homologues malien, zimbabwéen, sud-africain et égyptien.

    L’Algérie qui veut bien se faire entendre, a organisé une réunion des pays voisins de la Libye. Une démarche à travers laquelle la diplomatie algérienne voulait reprendre en main le cours des choses et ne plus rester en spectateur. A la fin de cette réunion, le président de la République a reçu les ministres des Affaires étrangères malien et tchadien ainsi que l’ambassadeur de la République d’Egypte en Algérie, Aymen Macharfa, et des représentants des ministères des Affaires étrangères du Niger et du Soudan qui avaient pris part à cette réunion. L’Algérie, qui est confrontée à une situation géopolitique explosive, notamment à ses frontières, a des arguments qu’elle veut faire valoir.

    Les Débats, 16 fév 2020

    Tags : Algérie, Andelmajid Tebboune, Libye, Mauritanie, Turquie,

  • Alger, carrefour diplomatique de la paix

    Le ballet diplomatique suscité par l’initiative d’Alger pour le règlement de la crise libyenne a incontestablement produit une plus grande visibilité de l’Algérie sur la scène politique régionale et internationale, longtemps absente pour des raisons inhérentes à la situation interne induite par la chute de l’ancien régime. Les références phares de ce regain d’activité diplomatique sont les escales de la Conférence de Berlin le 19 janvier dernier, et la récente réunion annuelle de l’Union africaine (UA) d’Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.

    Par deux fois, le Président Abdelmadjid Tebboune a eu à prononcer des allocutions dans lesquelles il a réaffirmé – en sa qualité de nouveau Président élu – les principes qui régissent les relations de l’Algérie dans le concert des nations, dont la permanence de ses engagements pour la paix à travers le dialogue et le règlement pacifique des différends.

    Devant ses pairs africains, il a annoncé la création d’une Agence algérienne pour la coopération africaine et internationale, une initiative qui va dans le sens des préoccupations de développement inscrites à l’ordre du jour du 33ème Sommet de l’UA. Car s’il faut bien faire taire les armes, encore faut-il que les effets soient l’amélioration des conditions socioéconomiques des populations africaines, durement affectées par la pauvreté qui pousse à l’exode massif transfrontalier. Un décret à paraître dans le Journal Officiel sera promulgué prochainement.

    Cette agence des modèles de coopération inter-États existe, mais son actualisation s’impose. Par ailleurs, en échos au discours de Abdelmadjid Tebboune, le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, vient de nommer un envoyé spécial pour le Sahara Occidental. Il s’agit de l’ancien ministre slovaque des Affaires étrangères, Miroslav Lajkac, appelé à succéder à Horst Kohler, après des mois de vacance du poste. Le volet économique a ainsi fait l’objet, jeudi dernier, de discussions élargies aux deux délégations, au ministère des Affaires étrangères, entre les ministres algérien Sabri Boukadoum et mauritanien Ismail Ould Cheikh Ahmed, qui a été auparavant reçu par le chef de l’État.

    A une question du Soir d’Algérie, invitant l’envoyé spécial mauritanien à livrer son sentiment sur le niveau des relations économiques algéro-mauritaniennes, il a insisté sur leur excellence ainsi que l’importance stratégique des rapports qu’entretiennent les deux pays. A titre d’exemple, il rappellera la tenue récemment à Nouakchott de la Foire consacrée aux produits algériens qui fut, selon ses dires, un franc succès. Prix et qualité ont été les arguments qui ont suscité un grand engouement des consommateurs mauritaniens.

    Une grande caravane, partie d’Algérie, a acheminé ces produits sur le marché mauritanien, voire même au Sénégal, nous dit Ould Cheikh Ahmed qui a profité de l’occasion pour annoncer la construction d’une ligne de chemin de fer qui reliera le Sud algérien à Nouadhibou, deuxième grande ville de Mauritanie.

    Dans le point de presse tenu conjointement avec son homologue algérien, il a abordé d’autres questions de politique régionale, notamment la crise libyenne, au sujet de laquelle il soulignera une convergence de vues avec les positions de l’Algérie ,et que son pays soutiendra les démarches dans tout le processus de règlement.

    Sabri Boukadoum, qui nous a confié qu’il retrouve en la personne de Smail Ould Cheikh Ahmed un vieux compagnon de sa présence à l’Onu, a eu aussi à revenir sur le problème libyen et sa dernière visite à Benghazi appelée à être suivie, dans les prochains jours, par une escale à Tripoli, capitale du Gouvernement d’union nationale. Il en a profité pour rendre compte de la complexité libyenne de la crise et notamment du fait du rôle des divers acteurs, dont les tribus. C’est d’ailleurs un point essentiel abordé par le chef de la diplomatie grec, Nico Dendia, à l’occasion de sa visite de travail à Alger où il a été reçu à la présidence, compte tenu de ses démêlés avec la Turquie à propos de Chypre, qui se dit concernée par les événements qui ont lieu en Méditerranée orientale. Le maréchal Khalifa Haftar a rendu visite à ce pays à la veille de la tenue de la Conférence de Berlin le 19 janvier dernier. Le ministre des Affaires étrangères grec, qui abordera aussi la question de la relance des échanges économiques avec l’Algérie, n’a pas manqué de noter la convergence de vues sur la question de la Libye avec pour maître mot, le dialogue.

    Ainsi, l’offensive diplomatique enclenchée avec l’implication directe dans la recherche d’une solution au conflit libyen et la sécurité au Sahel, marque des points, preuve s’il en est, qu’Alger est en passe de devenir La Mecque des bonnes volontés…

    Brahim Taouchichet

    Le Soir d’Algérie, 15 fév 2020

    Tags : Algérie, Libye, Maghreb, Afrique du Nord, diplomatie,

  • Quelques éléments à exploiter dans les réponses au questionnaire de l’Envoyé personnel

    Quelques éléments à exploiter dans les réponses au questionnaire de l’Envoyé personnel 

    Commentaires et observations sur le travail de l’Envoyé personnel : 

    La lettre de nomination de l’Envoyé Personnel pour le Sahara, M. Christopher Ross, datée du 06 janvier 2009, a précisé son mandat consistant à travailler avec les parties et les Etats voisins, sur la base de la résolution 1813 et des résolutions précédentes du Conseil de sécurité, en prenant compte des progrès réalisés jusqu’à présent en vue de parvenir à une solution politique, négociée, définitive et mutuellement acceptable ; 

    Depuis lors, le Maroc a toujours affirmé que l’Envoyé personnel doit poursuivre son action sur la base de ce qui a été fait par les Nations Unies et son prédécesseur, les acquis réalisés durant ces dernières années (4 rounds de négociations et 9 réunions informelles) et la dynamique enclenchée par l’initiative marocaine d’autonomie en tant que solution consensuelle à la question du Sahara ; 

    Sur cette base, toutes les parties sont appelées à s’engager dans des négociations sérieuses et substantielles qui prennent en compte les efforts déployés par le Maroc, selon une approche réaliste et de compromis comme conditions sine qua none pour le succès des négociations; 

    S’agissant du travail de l’Envoyé personnel, le Maroc estime que ce dernier a un rôle de facilitateur et doit de s’en tenir aux principes de la médiation : impartialité, neutralité et respect du mandat ; 

    Il doit également œuvrer à créer un lien entre les paramètres définis dans les résolutions du Conseil de sécurité, le déroulement des négociations et l’objectif final qui est la progression vers une solution politique négociée ; 

    Pour se faire, il est crucial de ne pas dissocier la question du statut final des autres aspects de la négociation ; 

    Le but de la médiation : 

    La médiation de l’Envoyé personnel s’opère dans le cadre d’une mission bien définie visant à faciliter la progression vers une solution politique, négociée et mutuellement acceptable sur la base des paramètres définis par les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité depuis 2007, à savoir : 

    – la prééminence de l’initiative marocaine ; 

    – le réalisme et l’esprit de compromis ; 

    – le maintien du momentum sur la base des développements survenus depuis 2006 ; et 

    – la coopération des Etats de la région pour progresser vers la solution politique de compromis ; 

    – Les efforts de l’EP doivent, par conséquent, cadrer avec l’esprit et la lettre des résolutions du Conseil; 

    – La question du Sahara marocain fait l’unanimité parmi le peuple marocain, qui considère que c’est une question d’intégrité territoriale et d’unité nationale. Le Maroc considère le Sahara, en tant que partie intégrante de son territoire ; 

    – L’initiative marocaine d’autonomie représente une solution de compromis (ni intégration ni indépendance), une solution gagnant-gagnant, dite de troisième voie, puisqu’elle garantit aux populations du Sahara de gérer démocratiquement leurs affaires, par le biais de pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, exclusifs ; 

    – Le Maroc a fait sa part de chemin, c’est aux autres parties de faire de même. 

    Les parties : 

    Pour le Maroc, l’implication de l’Algérie dans le différend sur le Sahara, ne souffre d’aucune ambiguïté. Cette implication a pris des formes multiples et variées: engagement militaire, appui financier et logistique, mobilisation et encadrement diplomatiques, financements de campagnes de dénigrements contre le Maroc, manquements au droit international humanitaire. 

    L’Algérie a parrainé la création, en 1976, d’une pseudo “république” et l’a abrité sur son territoire. Profitant du contexte particulier de la guerre froide , Alger s’est mobilisé énergiquement pour amener certains pays à reconnaître cette entité fictive ne disposant d’aucun attribut d’un Etat souverain ; 

    D’autre part, les communications faites officiellement par l’Algérie aux Nations unies montrent bien que ce pays se présente, tantôt comme ”partie concernée”, tantôt comme ”acteur important” ou encore comme ”partie prenante” dans le règlement de ce différend ; 

    C’est la raison pour laquelle, le secrétaire général des Nations unies et son Envoyé personnel, M. James Baker, se sont directement adressés à l’Algérie pour l’inviter instamment à ”participer, en tant que partie, à ces consultations (sur le projet d’accord-cadre) et à négocier, sous les auspices de l’Envoyé personnel, toutes les modifications qu’elle souhaiterait apporter au projet de document pour qu’il soit acceptable” 

    M. James Baker, dans un entretien, en date du 19 août 2004, a identifié l’Algérie comme “partie” au différend sur le Sahara et, en tant que telle, à l’associer à tous les efforts et initiatives de règlement. 

    L’implication de l’Algérie est à nouveau confirmée par l’ancien Envoyé personnel du Secrétaire Général, M. Peter Van Walsum, dans la présentation faite le 18 janvier 2006, au Conseil de Sécurité, et dans laquelle, il a souligné la nécessité impérieuse d’engager l’Algérie dans des négociations pour sortir de l’impasse actuelle ; 

    Pour le Maroc, l’Algérie est partie au différend régional sur le Sahara, et doit, à ce titre, s’investir, de manière sérieuse et constructive, dans la recherche de la solution politique à ce différend régional, d’ailleurs le Conseil de sécurité a lancé un appel direct et spécifié aux Etats voisins pour s’impliquer plus résolument, en vue de mettre fin à l’impasse actuelle et avancer vers une solution politique définitive. 

    Contenu de l’Accord futur : 

    Pour le Maroc, une solution politique négociée exige des parties de faire preuve de flexibilité et d’esprit de réalisme et de compromis. Le Conseil de sécurité ne s’est pas trompé en définissant clairement les paramètres de cette solution dans l’ensemble des résolutions adoptées depuis 2008 sur la question du Sahara ; 

    Le Maroc a proposé en 2007, après un processus de consultations internes et internationales, une large autonomie pour le Sahara, dans le respect de sa souveraineté et son intégrité territoriale ; 

    Cette initiative d’autonomie, demeure ouverte à la négociation, constitue le cadre idoine de solution pour ce différend régional ; 

    Les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité depuis 2007 ont consacré de façon explicite la prééminence et l’asymétrie de la proposition d’autonomie marocaine qui jouit d’un large appui au sein de la Communauté internationale ; 

    Ces résolutions ont appelé la prise en compte des développements survenus depuis 2006, les efforts sérieux et crédibles déployés par le Maroc dans l’élaboration, la promotion et la soumission aux Nations Unies de son initiative d’autonomie ; 

    L’initiative marocaine est conforme à la légalité internationale et aux arrangements, buts et principes énoncés dans la charte de l’ONU, satisfait à l’exigence de l’autodétermination et répond aux différents appels du Conseil pour progresser vers la solution politique réaliste et de compromis. 

    Autodétermination : 

    Le processus de négociations en cours se déroule dans le cadre de la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité. En effet, le Conseil de sécurité exerce ses prérogatives, depuis 1990, conformément au chapitre VI et aux articles 12 et 24 de la Charte des Nations Unies. 

    De ce fait, la résolution du différend devrait prendre en compte les paramètres établis par le Conseil de sécurité à savoir : 

    Une solution politique négociée et mutuellement acceptable ; 

    L’accord des parties ; 

    La conformité de la solution avec le principe d’autodétermination. 

    Le droit à l’autodétermination laisse aux Nations Unies une certaine latitude quant aux formes et aux procédés selon lesquels ce droit doit être mis en œuvre. Le référentiel onusien ne saurait être réduit à la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU comme le prétendent l’Algérie et le Polisario. Les résolutions 1541 et 2625 ont élargi l’exercice du droit à l’autodétermination vers d’autres formes d’expression tels que la libre-association et l’intégration ou tout autre statut ; 

    Ceci se reflète également sur le mode d’expression du principe d’autodétermination dont la pratique des Nations Unies attestent non seulement de la diversité des modalités d’application du principe mais aussi de la subsidiarité du recours au référendum à options multiples en faveur de la négociation et du sens du compromis qui en découle. En effet : 

    En droit international, il n’est pas établi que le référendum soit le seul moyen par lequel des populations peuvent exercer le droit à l’autodétermination ; 

    Le mécanisme du référendum n’est mentionné ni dans la charte des Nations Unies, ni dans les résolutions de référence du droit à l’autodétermination (1514, 1541, 2625) ni dans les récentes résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale sur le Sahara ; 

    L’exercice du droit à l’autodétermination par le référendum représente un mode opératoire minoritaire dans la pratique onusienne ; 

    Le référendum a été testé dans le cas du Sahara et a été déclaré inapplicable par les Nations Unies. 

    Il existe une pratique dominante en matière d’autodétermination qui, loin d’être uniforme a eu à traiter depuis 1962, de la situation de 64 Territoires Non Autonomes (TNA). L’examen de ces cas a montré que le règlement de 14 des TNA s’est opéré au moyen de négociations entre puissances administrantes et les institutions locales reconnues comme interlocuteur et représentant la volonté populaire. 

    Phases et séquences : 

    La question du statut final est indissociable des autres thématiques de la négociation ; 

    Le projet d’autonomie marocain, suite aux négociations, sera soumis à une libre consultation référendaire des populations concernées (paragraphe 27 de la proposition marocaine d’autonomie) ; 

    Ce référendum constitue, conformément à la légalité internationale, à la Charte des Nations Unies et aux résolutions de l’Assemblée Générale et du Conseil de Sécurité, le libre exercice, par ces populations, de leur droit à l’autodétermination. 

    Garanties nécessaires : 

    L’initiative marocaine d’autonomie offre des garanties substantielles puisque les articles 30, 31 et 32 stipulent : 

    « Le Royaume du Maroc prendra toutes les mesures nécessaires afin d’assurer aux personnes qui seront rapatriées une réinsertion complète au sein de la collectivité nationale, dans des conditions garantissant leur dignité, leur sécurité et la protection de leurs biens ; 

    A cette fin, le Royaume adoptera notamment une amnistie générale excluant toutes poursuites, arrestation, détention, emprisonnement ou intimidation de quelque nature que ce soit, fondées sur des faits objet de l’amnistie ; 

    A la suite de l’accord des parties sur le projet d’autonomie, un Conseil transitoire composé de leurs représentants apportera son concours au rapatriement, aux opérations de désarmement, démobilisation et réinsertion des éléments armés se trouvant à l’extérieur du territoire ainsi qu’à tout autre action visant l’approbation et la mise en œuvre du statut, y compris les opérations électorales ». 

    Messages aux autres parties : 

    Le Royaume du Maroc est persuadé plus que jamais que la solution du différend sur le Sahara ne peut être que le fruit d’une négociation ; 

    Le Maroc lance un appel aux autres parties pour qu’elles saisissent cette occasion d’écrire une nouvelle page dans l’histoire de la région ; 

    Il est prêt à s’engager dans une négociation sérieuse et constructive sur la base du réalisme et de l’esprit de compromis fondements cardinaux de l’initiative marocaine d’autonomie ; 

    Le Maroc demeure profondément convaincu qu’il n’y aura pas d’issue à ce différend sans une implication pleine et entière de l’Algérie. L’Algérie qui exprime des positions tranchées et sur la nature et les modalités de la solution, ne peut rester à l’écart de ce processus ; 

    La non résolution de ce différend a un coût humanitaire pour les familles séparées, un coût économique pour tous les pays de la région et un coût politique en termes de normalisation des relations entre le Maroc et l’Algérie et de l’intégration maghrébine ; 

    Le Maroc est prêt et déterminé à assumer ses responsabilités, aux autres parties de faire de même pour parvenir à la solution politique négociée et mutuellement acceptable tant attendue par la communauté internationale.

  • L’ONU souligne les défis du processus post-électoral en Guinée-Bissau

    Devant le Conseil de sécurité, la Représentante spéciale de l’ONU, Rosine Sori-Coulibaly a regretté vendredi la « profonde méfiance » des hommes politiques bissau-guinéens, les divisions au sein du pouvoir exécutif et les changements d’alliances politiques au sein du parlement.

    « En conséquence, le processus juridique relatif au résultat des élections n’a pas encore été résolu, afin de permettre le tout premier transfert pacifique de pouvoir à un chef d’État démocratiquement élu dans le pays », a déclaré Mme Sori-Coulibaly.

    « Cependant, étant donné la profonde méfiance entre les deux camps politiques, les divisions au sein de l’exécutif et les alliances politiques changeantes au sein du Parlement, la prestation de serment du futur président ne permettra probablement pas d’apporter la stabilité », a-t-elle ajouté.

    La cheffe du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau, UNIOGBIS, a rappelé que le résultat du premier et du second tour des élections présidentielles, tenues le 24 novembre et le 29 décembre 2019, a été porté devant les tribunaux après que le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), a contesté la victoire attribuée au candidat adverse, Umaro Sissoco Embaló.

    Le recours adressé à la Cour suprême de justice demande l’annulation du moyen pour des raisons de légalité et de crédibilité.

    La Commission électorale nationale a confirmé le résultat, mais la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a demandé que les données électorales nationales soient vérifiées pour mettre fin à la situation post-électorale.

    Pourla Représentante de la Guinée-Bissau, il faut un engagement continu du Conseil de sécurité et de la communauté internationale.

    « Le peuple de Guinée-Bissau mérite une clôture claire et positive de ce processus afin qu’il puisse voir la lumière de l’espoir pour l’avenir de ses enfants », a fait valoir Maria Antonieta Pinto Lopes D’Ava, la chargée d’affaires de la mission permanente de la Guinée-Bissau aux Nations Unies. « Nous sommes convaincus que seules des élections libres, équitables et transparentes nous permettront de renforcer l’État de droit démocratique dans notre pays, où la volonté souveraine du peuple peut prévaloir », a-t-elle ajouté.

    L’appel de la CEDEAO

    Devant les Quinze, Kalla Ankourao, Ministre des affaires étrangères et de la coopération du Niger, pays qui préside en 2020 la CEDEAO, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, a déploré l’impasse politique née après les présidentielles.

    « L’impasse politique née après les récentes présidentielles, suscite de plus en plus d’inquiétude », a-t-il déclaré.

    « Désormais un éventuel scénario catastrophe n’est pas à écarter totalement », a-t-il ajouté.

    Pour autant, le chef de la diplomatie nigérienne estime que « la crise bissau-guinéenne revêt une forme institutionnelle plus que violente ». La constitution et la loi électorale en vigueur comportent les germes de malentendus chroniques faisant place à toutes les interprétations partisanes, a-t-il fait remarquer.

    Kalla Ankourao a aussi noté que le Président de la République a fini son mandat légal depuis plus de sept mois et il n’est là que par la volonté de la CEDEAO qui l’a maintenu pour éviter un vide institutionnel.

    Le Ministre a également montré du doigt l’activité de trafic et de stupéfiants, qui constitue l’un des principaux facteurs de déstabilisation des institutions.

    Aussi, en vue d’éviter une nouvelle crise politique à ce pays, le Niger réitère l’appel de la CEDEAO demandant aux différents organes et institutions impliqués dans le processus électoral de contribuer à la normalisation politique et institutionnelle du pays, en finalisant au plus tard le 15 février 2020 leurs travaux.

    « Je lance un appel pressant à ce Conseil, pour que nous œuvrons ensemble afin que la Guinée-Bissau ne retombe pas dans l’instabilité et ne devienne une base arrière des terroristes sévissant au Sahel », a-t-il conclu.

    ONU Info

    Tags : Guinée Bissau, CEDEAO, Rosine Sori-Coulibaly, Umaro Sissoco Embaló, PAIGC,

  • Amateurisme

    François Hollande, à deux ans des prochaines élections présidentielles françaises, continue sa bataille médiatique contre son ancien ministre de l’Économie, devenu depuis président de la République française, Emmanuel Macron.

    Le succès totalement imprévisible du jeune novice en politique a en effet pris de court celui qui malgré des sondages très pessimistes sur ses chances de réélection, envisageait de se présenter une fois encore au suffrage universel en 2017. Depuis une année, après avoir resurgi dans les médias à la faveur de la mobilisation des «gilets jaunes», l’ancien président ne manque jamais une occasion de critiquer l’action du gouvernement et implicitement son ex-ministre.

    Cette semaine, Hollande a profité d’une déclaration de Macron sur l’«ancien monde» et le renouvellement historique de l’échiquier politique français pour appuyer avec insistance sur l’inexpérience du gouvernement en place ainsi que des différents élus de La République En Marche.

    Si François Hollande «ne sait pas» si c’était sa «personne qui était visée», l’ancien président socialiste a tenu à répondre à Emmanuel Macron. «L’amateurisme, cela peut-être une qualité : le sport, le fait de se donner aux autres, de faire en sorte que nous puissions tous être unis…

    D’une certaine façon, c’est bien, a d’abord souligné François Hollande. Mais il y a quand même un certain nombre de domaines où on veut des professionnels, où c’est quand même mieux de savoir qu’il y a des garanties».

    François Hollande a poursuivi, rappelant les fondamentaux : «C’est quand même préférable de savoir de quoi on parle, de savoir ce que représentent les Français et savoir qui ils sont». Avant de conclure, lapidaire : «Ça s’appelle le respect».

    Il a aussi estimé que le régime actuel pouvait «quelques fois être loin des Français» avec des décisions prises «sans les avoir consultés, sans les avoir écoutés». «On ne peut pas non plus accepter que notre démocratie se réduise à des images qu’on a vues depuis deux ans : des violences dans la rue, contre les personnes, contre les biens, a-t-il déploré. Ça, c’est un échec grave de la démocratie quand la colère ne peut pas trouver son expression autrement que par la violence».

    Ainsi, François Hollande intensifie sa campagne contre le président en fonction et semble se positionner pour une possible candidature en 2022. Néanmoins, pour qu’une candidature de sa part fasse sens, il devra non seulement se munir d’un programme attractif pour les Français mais surtout réussir à les convaincre qu’un éventuel nouveau mandat à l’Élysée serait effectivement dans leur intérêt.

    Or, aujourd’hui, comme durant la majorité de son quinquennat, Hollande ne brille pas par sa popularité et seulement 3 % des Français le considèrent comme un présidentiable crédible. Un chiffre qui ne semble toutefois pas atteindre le moral de l’ex-chef d’État qui continue tranquillement sa guéguerre avec le clan Macron, en attendant le moment, s’il se présente, de se lancer dans la course à la présidentielle.

    Le Jour d’Algérie, 16 fév 2020

    Tags : France, Emmanuel Macron, François Hollande, gilets jaunes,

  • Maroc : L’étrange silence de la famille de Lalla Salma

    Beaucoup trop de silence au tour du mystère de la princesse Lalla Salma :

    – Le silence assourdissant du palais sur le divorce du couple royal.

    – Le silence de la presse marocaine.

    – Le silence des pseudo-démocrates marocains résidents à l’étranger

    – Le silence des rois, princes, princesses, ducs et duchesses du monde entier qui ont eu l’occasion de la côtoyer. Parmi eux, nombreux sont ceux qui ont loué son charisme, sa beauté et son élégance.

    – Le silence de son père, professeur à l’école normal supérieure de Fès.

    – Le silence de sa grand-mère maternelle (Hajja Fatma Abdellaoui Maane). C’est elle qui l’a élevée après le décès de sa mère Naïma Bensouda alors qu’elle n’avait que 3 ans.

    – Le silence de ses 4 sœurs dont 3 issues du second mariage de son père. L’une d’elle est médecin.

    Pour rappel, la « princesse fantôme », a été vue pour la dernière fois en décembre 2017. Au Maroc, les rumeurs sur sa disparition font rage. Enfermée dans un palais de Mohammed VI ? Poignardée par Lalla Hasna, sœur du Roi ? Personne ne peut répondre à ces questions. Au pays de Mohammed VI, ils se cachent derrière le silence, ce qui fait craindre le pire.

    Le roi du Maroc a menacé la presse française en raison de ses publications sur ce mystère, mais il n’apporte aucune preuve qui corrobore ses dires sur sa vie privée. Une sortie d’un membre de sa famille aiderait à atténuer les soupçons sur son sort.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma,

  • Morocco: Improving the international competitiveness of the textile and clothing sector (GTEX)

    The Morocco project has been developed within the framework of the GTEX MENATEX programme and is fully aligned to the programme’s approach and strategy. It will focus on capacity building of the private sector with a main focus on the clothing sector. Technical assistance…

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    Tags : Morocco, textile, clothing,

  • Vers la construction d’une voie ferrée entre l’Algérie et la Mauritanie ?

    Selon le Quotidien de Nouakchott, le Ministre mauritanien des Affaires Etrangères, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a déclaré que la coopération entre la Mauritanie et l’Algérie est « prometteuse ».

    Lors de sa visite à Alger, le chef de la diplomatie mauritanienne a mentionné la possibilité de la construction d’une voie ferrée entre les deux pays, ajoute la même source.

    La version arabophone du média mauritanien a indiqué que Ould Ckeikh Ahmed a déclaré que les deux pays se sont engagés à renforcer le transport terrestre entre eux en finissant les travaux de la route qui lie Zouérate à Tindouf.

    Ainsi, un an après l’ouverture du poste frontalier terrestre entre la Mauritanie et l’Algérie, l’on parle d’une voie ferrée dont l’objectif serait doper les échanges commerciaux et la circulations des personnes et des bien entre les deux pays.

    Tags : Algérie, Mauritanie, voie ferrée, Zouérate, Tindouf,