Tag: Sahara Occidental

  • Pour Driss Basri, « l’indépendance du Sahara est une question de temps »

    Ali Lmrabet (Journaliste indépendant marocain)
    Pour Driss Basri, « l’indépendance du Sahara est une question de temps »

    Abdelhamid Benhamla

    Ali Lmrabet, le journaliste marocain, qui se trouve actuellement chez lui au Maroc, est passé à Alger, avant l’Aïd, après avoir interviewé le Président sahraoui, pour le quotidien espagnol El Mundo. Le journaliste, dont les hebdomadaires Demain et Doumane avaient été fermés par les autorités marocaines, va déposer, au courant de cette semaine, un dossier pour la mise sur le marché marocain d’un nouvel hebdomadaire politico-satirique qui s’appellera Après-demain. Cette appellation, suggérée par son ami Plantu, le caricaturiste du quotidien français Le Monde, consacrera une autre phase dans sa lutte « pour une réelle démocratie au Maroc ». Ali Lmrabet avait tenu, avant cette interview, à apporter une précision sur la couverture de sa rencontre avec la presse algérienne, à la veille de l’Aïd. Il réitère sa position sur la question sahraouie et tient à faire éviter l’amalgame entre son opposition à la politique du royaume et à son attachement à son pays, le Maroc.

    Vous venez d’interviewer le Président sahraoui pour le quotidien El Mundo. Comment était ce premier contact ?

    Très bien. Je l’ai mis à l’aise et il en a fait de même. Il n’a esquivé aucune question et il ne m’a même pas demandé de lire l’interview avant sa parution. J’ai beaucoup apprécié. Je lui ai demandé de rencontrer les prisonniers marocains et il avait accepté, non sans insistance de ma part. J’ai demandé à tous les Sahraouis que j’ai rencontrés de faire un geste humanitaire et de les libérer. Les Sahraouis me disent que le Maroc nous a massacrés et je leur ai dit qu’il n’y a pas que vous. Je leur ai donné l’exemple des émeutes de la faim où la police et l’armée tiraient à bout portant sur les manifestants, sans distinction. J’observe, en tout cas, que les prisonniers marocains ne peuvent pas être une monnaie d’échange parce que le gouvernement marocain les a abandonnés.

    Voulez-vous nous rappeler vos démêlés avec la justice marocaine ?

    La première affaire importante a eu lieu en 2001, lorsque j’avais révélé que le palais royal de Skhirat, près de Rabat, pourrait être vendu. J’avais pour cela des documents prouvant les négociations qui allaient être entamées, en dehors du Maroc, avec de richissimes personnes venant d’un pays du Golfe. L’accusation était l’atteinte à la sacralité d’une résidence royale. Lors du procès, le procureur du roi, un jeune formé à Strasbourg, se lève de son siège et tire une grosse pierre qui était sous l’estrade. Il reprend sa place et la montre à l’assistance, en prenant un ton très sérieux et avec un arabe châtié, il dit : regardez cette pierre, si on la laisse comme ça, c’est une pierre, si on la met dans une mosquée ou dans une résidence royale, elle acquiert la sacralité. C’était en 2001, ce n’est pas de la préhistoire. A la fin de cette parodie de justice, j’ai été condamné à quatre mois de prison ferme et à la fermeture de mon journal.

    Vous avez été en prison pour cela ?

    Non, je n’avais pas fait de prison pour cette affaire bien que je m’y attendais un peu puisque je n’avais pas fait appel.

    Pourquoi ?

    J’avais des voies de recours que je n’avais pas utilisées, alors c’est le procureur lui-même qui avait fait appel. J’ai appris par la suite que le pouvoir ne voulait pas m’emprisonner mais juste me faire peur. Par la suite, il y a eu des menaces de mort, le fisc, la sécurité sociale, les écoutes téléphoniques… Bref, toute la panoplie.

    Pourquoi avez-vous fait de la prison alors ?

    Il y avait plusieurs procès, mais c’est un article qui m’a valu une accusation d’outrage au roi, d’atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc et d’atteinte à la monarchie. La totale. En première instance, j’ai eu pour quatre ans et l’équivalent de 3000 euros d’amende ; et en appel, j’en ai eu pour trois ans. J’ai passé, en tout, sept mois et demi en prison. C’était une expérience très riche pour moi parce que j’avais découvert le miroir obscur de la société. Les prisonniers d’opinion sont normalement emprisonnés ensemble, mais pour moi, j’ai « bénéficié » d’une exception, j’étais avec les prisonniers de droit commun.

    Vous aviez fait une grève de la faim qui a été très médiatisée, en Algérie et en Europe…

    J’en ai fait deux, la première a duré 55 jours et la deuxième 32 jours. Je dois dire une vérité que j’ai constatée dans cette affaire : le soutien des journalistes algériens a été largement plus important que celui des journalistes marocains.

    Après 7 mois et demi, vous avez bénéficié d’une grâce royale…

    Je ne l’avais pas demandée. Ce sont les pressions des médias, de l’opinion publique régionale et internationale et l’intervention personnelle du Secrétaire d’Etat américain, Collin Powel, qui aurait menacé le Maroc de ne pas signer l’accord de libre-échange. J’avais appris cela dans un article du Financial Time.

    Le gouvernement marocain refuse encore d’admettre le principe de l’autodétermination du peuple sahraoui…

    L’autodétermination du peuple sahraoui est une position que Hassan II avait exprimée en 1981, à Nairobi. Cette position a été dénoncée, en son temps, par le premier secrétaire de l’USFP, Abderrahim Bouabid, que le roi a assigné, pour cette raison, en résidence surveillée, pendant un an au sud du Maroc. Ce n’est donc pas une approche nouvelle, ni une position imposée par une quelconque partie et encore moins l’Algérie ou James Baker.

    Quelle analyse faites-vous des dernières sorties de Driss Basri ?

    Driss Basri m’a dit, en aparté, après son éviction, que ce qui gênait le pouvoir marocain dans le plan Baker, c’est le retour des réfugiés. Ils seront, dit-il, d’une manière ou d’une autre, sous tutelle des Nations unies et, en cas de troubles, la police et l’armée ne peuvent sévir parce que la région focalisera les regards de toute la communauté internationale. Il y avait réellement des risques de « dérives » qui pouvaient précipiter des décisions contraires aux intérêts du Maroc appelé, en plus, à démilitariser la zone. Driss Basri est conscient que le Front Polisario est très bien structuré et très bien politisé. Sans répression, il fera ce qu’il voudra, une fois que sa direction pénètre les territoires. Sa revendication plaide pour lui ; il demande la terre de son peuple pour y édifier son Etat. Ce n’est pas une mince affaire.

    Mais Driss Basri déclare avoir toujours soutenu le plan Baker…

    Oui, parce que, en son temps, disait-il, c’était gérable ; mais plus maintenant. Il m’a dit que les jeux sont faits ; l’indépendance du Sahara est une question de temps ; elle est inévitable. Ce ne sont pas les Sahraouis de service qui vont changer la donne ; ils sont exploités, comme d’ailleurs les transfuges du Polisario, jusqu’à l’usure. Moi, je souhaite très sincèrement que le Sahara soit marocain mais c’est aux Sahraouis d’en décider.

    Des projets ?

    Oui, je termine deux livres et je lance, au Maroc, un nouvel hebdomadaire politico-satirique qui remplacera Demain. Je vais l’appeler Après-demain. Et par honnêteté intellectuelle, je vous dis que ce n’est pas mon idée mais celle de Plantu, le caricaturiste du quotidien français Le Monde. Il était venu me voir en prison et comme la visite lui a été refusée, alors il m’a laissé un de ses livres qu’il avait pris le soin de dédicacer, en me suggérant cette idée.

    El Watan, 20 nov 2004

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Driss Basri, Front Polisario, Ali Lmrabet,

  • Compte-rendu de la rencontre mauritano-sahraouie à Bir Mogreïn

    La rencontre entre la délégation mauritanienne et son homologue sahraouie a eu lieu à Bir Mogreïn. Du côté sahraoui, présidé par le secrétaire général du ministère de la sécurité et la documentation, accompagné du président de la Haute Cour de Justice, le coordinateur du Bataillon de Réserve et un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur. Du côté mauritanien, il y avait le Wali de Tiris Zemmour, M. Isselomou Ould Sayed, des responsables de quelques institutions sécuritaires, le gouverneur et le maire de Bir Mogreïn.

    La réunion a eu lieu à la demande des autorités sahraouies qui ont pris la parole en premier pour exprimer leur regret suite aux événements de la banlieue de Bir Mogreïn et l’agression dont a été victime un citoyen mauritanien de la part d’orpailleurs sahraouis. Les autorités sahraouies ont condamné cet acte étrange à l’éthique des sahraouis et aux relations séculaires qui les lient à leurs frères mauritaniens et ont promis que les coupables auront la punitions qu’ils méritent.

    De son côté, la délégation mauritanienne a réïtéré que ce genre d’incidents ne peut pas répercuter sur les relations de fraternité qui lient les deux peuple et a demandé de dépasser l’incident au nom de l’intérêt général.

    La partie mauritanienne a sollicité à la délégation sahraouie de rendre le véhicule Toyota Hilux à son propriétaire, le mauritanien Cheikh Ould Ahmed Cheikh dont l’immatriculation est 6144AX00 et qui a été enlevé par un citoyen sahraoui lors des derniers événements ayant eu lieu à la région des prospections proche de Bir Mogreïn. Les membres de la délégation sahraouie ont exprimé leur étonnement du fait qu’ils n’étaient pas au courant du fait et s’est engagé à rechercher la voiture en vue de la rendre à son propriétaire via les autorités mauritaniennes.

    Cette réunion bilatérale a contribué à tourner la page de ces événements et préparé le terrain pour la reprise des activités de prospection dans la zone citée.

    Source : Zouérate Média, 26 oct 2020

    Tags : Mauritanie, Sahara Occidental, orpailleurs, prospection, Bir Mogreïn, Tiris Zemmour,

  • Le Maroc quémande l’aide de la Mauritanie pour la réouverture d’El Gargarat

    L’ambassadeur du Maroc á Nouakchott a été reçu lundi par le chef de la diplomatie mauritanienne, M. Ismaël Ould Cheikh Ahmed, a rapporté l’agence mauritanienne de presse AMI.

    “La rencontre a porté sur les relations privilégiées entre la Mauritanie et le Maroc et sur les moyens de les renforcer dans l’intérêt des deux peuples frères”, indique-t-on.

    Mais c’est derrière “un certain nombre de questions régionales et internationales d’intérêt commun ont également été abordées” que se trouve la véritable raison de cette rencontre qui, selon nos sources, a été sollicité par l’ambassadeur marocain dans l’espoir de voir dénouer la crise d’El Gargarat qui a mis fin à l’impunité marocaine dans la région et risque d’asséner un coup mortel à une économie marocaine déjà meurtrie par la pandémie du covid 19.

    D’après les mêmes sources, le Maroc implore la Mauritanie d’intervenir auprès des autorités sahraouies afin qu’elles mettent fin à la fermeture de la brèche illégale d’El Gargarat qui permettait au Makhzen d’écouler ses produits, y compris le cannabis et la cocaïne, vers le Sahel et l’Afrique en général.

    Pour rappel, le passage illicite d’El Gargarat est fermé depuis 7 jours par des manifestants sahraouis déterminés à poursuivre leur action coûte que coûte.

    Tags : Maroc, Mauritanie, Sahara Occidental, Front Polisario, cannabis, cocaïne, El Guergarate,

  • Défait au Sahara Occidental, le Maroc s’accroche à la guerre médiatique contre l’Algérie

    CETTE CAMPAGNE TROUVE PRÉTEXTE DANS LE CONFINEMENT VOLONTAIRE DU PRÉSIDENT TEBBOUNE : Intox et mensonges contre l’Algérie

    L’édification de l’Algérie nouvelle dérange, au plus haut point, certaines officines qui ont sonné le clairon, à coups de fake-news et de désinformation, contre le pays et semer le doute dans l’esprit du peuple. L’état de santé du président de la République n’est qu’un alibi pour le Makhzen et ses affiliés pour sortir la grosse artillerie du mensonge et reprendre leur travail de casse contre notre pays.

    Pourtant, le tweet du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, rassurant le peuple sur son état de santé, et les comptes rendus de ses activités depuis le début de son confinement volontaire sur conseil de ses médecins, sont là pour prouver qu’il se porte à merveille et qu’il n’y a aucun motif d’inquiétude quant à ses capacités de remplir ses charges et missions de chef suprême des Forces armées, de Premier magistrat du pays et de chef de l’État. Quel crédit donner aux rumeurs colportées sur son état de santé quand on sait que les services de la présidence n’ont pas hésité à rendre public un communiqué, informant l’opinion publique que sur conseil de ses médecins, il s’est imposé un confinement volontaire. Quoi de plus normal, des présidents de certains États, des Premiers ministres, des chefs de gouvernements et des hommes politiques, ont contracté la Covid 19, et cela n’avait dérangé personne. Même le président du plus puissant pays au monde, Donald Trump, avait été victime de la pandémie, mais cela ne l’a pas empêché de gérer les affaires courantes de son pays et de préparer la campagne pour sa réélection. Les cercles qui se cachent derrière la campagne de désinformation engagée depuis l’entrée du président de la République en confinement volontaire sont connus et leurs desseins sont clairs : entraver le processus de changement actuellement en cours dans le pays, isoler l’Algérie en jetant le trouble dans l’esprit de ses partenaires étrangers et gêner son action diplomatique sur le plan régional et mondial.

    Des chefs d’Etat qui sont contraints de prendre un congé de quelques jours pour des soins ou pour du repos, c’est courant dans le monde et cela ne dérange outre-mesure le fonctionnement des institutions. Mais quand il s’agit de l’Algérie, c’est l’hallali, c’est le branle-bas de combat, c’est le bruit de bottes. Cela prouve que ce qui se passe dans notre pays dérange plusieurs parties et plusieurs cercles à leur tête les relais de l’oligarchie et le Makhzen qui s’agitent et actionnent leur machine de désinformation à chaque occasion pour s’attaquer à l’Algérie.

    Les dernières installations de certains consulats de pays africains dans la capitale sahraouie occupée Layoune, présentées par Rabat comme « un franc succès » diplomatique, ont été suivies d’une vague de protestations à travers le monde. Et ce qui avait été présenté comme une étape franchie vers « la reconnaissance de fait de la marocanité » des territoires sahraouis occupés s’est retourné contre la diplomatie marocaine et les lobbies du Makhzen et ses relais. La campagne de désinformation qui cible l’Algérie s’inscrit dans ce cadre, celui de maintenir le voisin de l’Est dans une position de défensive et rien d’autre. Le président de la République s’est imposé un confinement sanitaire de quelques jours. Il suit les affaires du pays et il gère au quotidien les affaires de la République. Il a rassuré le peuple sur son état de santé, que veulent-ils de plus…
    Slimane Ben

    Le Courrier d’Algérie, 27 oct 2020

    Tags : Algérie, Maroc, Sahara Occidental, El Gargarat, Makhzen, propagande, intoxication, désinformation,

  • Tchad : Muhammad Diallo répond à Amine Abba Siddick

    A l’occasion de sa visite au Maroc, le ministre tchadien des affaires étrangères, Amine Abba Diallo, a traité la RASD, l’Etat sahraoui, de “pseudo-Etat”. Une réponse cinglante lui vient d’Ali Muhammad Diallo, le secrétaire général et fondateur du parti anti-colonialiste et progressiste M.N.R.T. Voici le texte intégrale de cette réponse:

    Si le présumé Amine Abba Siddick prétend considérer la RASD de “pseudo-Etat” nous lui indiquons ainsi qu’aux autres illuminés:

    – Le Maroc et le Tchad demeurent deux sous-Etats bananiers asservis dans les faits par l’ignoble système colonialo-maçonnique de la Françafrique.

    – Le jour très lointain où ils deviendront des véritables nations souveraines, leur rapprochment aura au moins un sens…

    Tags : Tchad, Sahara Occidental, RASD, Amine Abba Siddick, Front Polisario, Maroc,

  • Sahara Occidental : El Guergarate dans la presse Mauritanienne

    Dans une dépêche, l’agence Al Akhbar rappelle que le passage d’El Guergarate est fermée depuis 5 jours “anticipant ainsi la publication le 29 de ce mois, du rapport du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question du Sahara occidental”.

    Al Akhbar indique que “cette fermeture a fortement affecté les légumes sur les marchés mauritaniens, qui dépendent principalement des matières en provenance du Maroc. Ce qui a entraîné une hausse de leurs prix”, mais qu’elle a mobilisé les mauritaniens sur les réseaux sociaux dont les voix appellent le gouvernement mauritanien à investir dans le domaine de l’agriculture afin d’en assurer les besoins du pays.

    De son côté, l’agence Anbaa indique que, jusqu’à présent, c’est le silence radio de la part des autorités mauritaniennes sur la fermeture d’El Guergarate “qui approvisionne les marchés du pays en denrées alimentaires de base, et la menace de la reprise de la guerre du Polisario avec le Maroc. “En cas de guerre, la frontière nord de la Mauritanie sera son principal théâtre”.

    Pour Alanbaa, les autorités mauritaniennes peuvent “ouvrir une voie de communication avec le Front Polisario pour désamorcer la nouvelle crise, qui nuira grandement à l’économie mauritanienne, laquelle fait face aux conséquences de la pandémie du coronavirus”.

    “Selon les observateurs, la réaction de la diplomatie mauritanienne doit être immédiate, afin que la situation ne glisse pas dans les frictions ou dans la confrontation directe, car on ne sait pas combien de temps le Maroc maintiendra la politique de retenue”, ajoute la même source.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, El Guergarate, ONU, MINURSO, Mauritanie, marchandises,

  • Maroc – Sahara Occidental: Radi Ellili met à nu le mythe de “De Tanger à Lagouira”

    L’activiste sahraoui Mohamed Radi Ellili a déclaré dans une vidéo posté ce matin sur Facebook que la fermeture de la brèche illégale de El guergarate a mis à nu le mythe de “De Tanger à Lagouira” utilisée par les marocains pour réaffirmer leurs ambitions expansionnistes et cacher la vérité sur la localité de La Güera qui se trouve sous l’administration des autorités mauritanniennes.

    Après avoir montré des vidéos et des images des marchandises pourries à bord des camions qui ont fait demi-tour du poste d’El Guergarate fermé par les sahraouis, Ellili a mis en exergue les mensonges qui entourent ces fameux slogans qui visent à duper l’opinion publique marocaine en lui présentant une image on ne peut plus trompeuse et lointaine de la réalité sur le contrôle de la situation au Sahara Occidental par le Maroc. Parmi ces slogans : “Le Maroc, de Tanger jusqu’à Lagouira”, “Le Maroc se trouve dans son Sahara et le Sahara dans son Maroc”, “l’intégrité territoriale”, etc.

    Selon M. Ellili, incapable d’agir autrement, le Maroc n’a pas trouvé d’autre réponse à donner pour la consommation de son opinion publique interne que la farce de l’ouverture de nouveaux consulats africains dans les villes sahraouis. “Vous pouvez ouvrir tous les consulats que vous voulez, mais vous ne pouvez rien faire pour empêcher le pourrissement de vos légumes et fruits à El Guergarate”, martèle-t-il.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, El Guergarate,

  • Maroc : Nasser Bourita ou le visage de la défaite retentissante

    En vue de plaire à ses sujets endoctrinés par des décennies de propagande noire sur le Sahara Occidental, le Makhzen aime se bomber le torse et exhiber ses muscles de silicone. Mais à El Guergarate, il a été mis devant la réalité des faits : Le Maroc est un tigre de papier incapable de réagir face à une poignée de civils sahraouis qui ont été capables de quelque chose d’inimaginables : fermer le passage aux milliers de camions marocains qui transportent les produits marocains destinés à l’Afrique.

    Suite à cette victoire historique remportée par le peuple sahraoui, le ministre marocain des affaires étrangères Nasser Bourita s’est prononcé sur la question et il l’a fait d’une manière pitoyable. Les lèvres tremblaient et les insultes sortaient telles des éclairs.

    Incapable de contrôler ses impulsions, Bourita est tombé dans la pire des vulgarités, sortant les mots des fonds des cloaques d’un Makhzen blessé dans son orgueil et dans son arrogance légendaire qui l’a conduit à l’impasse du Sahara Occidental.

    Profondément frustré, Bourita cherche désespérément un argument à présenter à son opinion publique nationale habituée à consommer des plats de la mythomanie du roi et ses acolytes. Une opinion publique déçue par l’incapacité de ses autorités à prendre des mesures visant à rouvrir la brèche illégale d’El Guergarate.

    Tel un chien battu par son maître, Bourita avait la queue entre les jambes au même temps qu’il aboyait encore et encore. L’épopée d’El Guergarate l’a mis dans une situation embarrassante, lui qui ne cesse de se présenter comme le héros des prétendus succès de la diplomatie marocaine dans le dossier sahraoui.

    Hors de lui, Bourita est sorti des préceptes de la diplomatie en qualifiant le Front Polisario de “bandits” et de “coupeur de routes”. Des insultes adressés à ceux avec qui il sera obligé de s’asseoir dans quelques mois pour négocier une solution basée sur leurs droits légitimes à l’autodétermination et à l’indépendance.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, El Guergarate, Nasser Bourita,

  • ONU : Le faux message d’Antonio Guterres

    A l’occasion du 75ème anniversaire des Nations Unies, son secrétaire général a envoyé un message il rappelle les grandes lignes d’action de l’organisation mondiale. Un message qui affiche, sans aucune ambigüité, la politique des deux poids deux messures qui caractérise son action au Sahara Occidental, où il n’hésite pas à afficher son allégeance auz diktats de la France sur ce conflit.

    Il a parlé de dignité humaine, des droits de l’homme, de droit international… des sacrés qui, en vue de contenter ses maîtres de Paris, il a allégrement ignorés lorsqu’il s’agit du Sahara Occidental, où un peuple est martyrisé au nom de la géopolitique et les intérêts économiques d’une puissance colonialiste qui n’hésite pas à faire recours au terrorisme pour défendre ses intérêts.

    Il a appelé à “mettre fin aux souffrances humaines de la pauvreté, des inégalités, de la faim et de la haine – et lutter contre la discrimination fondée sur la race, la religion, le sexe ou toute autre distinction”, alors qu’il se tait sur les violations des droits de l’homme quotidiennes commises par le Maroc dans le territoire sahraoui.

    Au Sahara Occidental, la France veut prolonger le statu quo. Guterres y veille au point de conduire la situation au pourrissement. A El Guergarat, il paye le prix de son attitude. Les sahraouis l’ont mis devant le fait accompli.

    Quelle que soit l’image de Guterres au monde, pour les sahraouis, il incarne la trahison aux principes qu’il prétend défendre et s’est accomodé du costume de fidèle serviteur de la France.

    Tags : Sahara Occidental, ONU, MINURSO, Nations Unies, Front Polisario, Maroc, Antonio Guterres,

  • Maroc : La nouvelle gifle de Donald Trump

    Après chaque élection présidentielle, il est devenu coutume que le roi du Maroc sollicite l’audience du nouveau locataire de l’Ellysée et la Maison Blanche. Pour deux raisons: d’un côté sonder la position du nouveau président par rapport au conflit du Sahara Occidental et de l’autre, présenter son allégeance et réaffirmer sa fidélité à son allié.

    Cependant, Mohammed VI n’a pas réussi à se faire accueillir par Donald Trump en raison de son soutien financier à la campagne électorale de Hillary Clinton. Dans ce but, le roi du Maroc a passé une semaine à La Havane pendant que ses contacts américains essayaient de lui décrocher une rencontre avec le président américain.

    Le deuxième camouffler de Trump est liée à la rumeur répandue par les services secrets maroco-israéliens invitant le président américain à reconnaître la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental en échange de l’établissement de relations officielles entre Rabat et Tel Aviv.

    Après sa tournée au Moyen Orient, le sous-secrétaire américain aux Affaires du Proche-Orient, David Schenker a organisé une conférence de presse où il a déclaré avoir rencontré, au Maroc, le ministre des Affaires étrangères Bourita “pour discuter des possibilités d’accroître la coopération en matière d’économie et de sécurité et de promouvoir davantage le partenariat stratégique entre les États-Unis et le Maroc”. Parmi les questions posées par les journalistes présents, une tournait autour de la “la possibilité que les États-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental si le Maroc décidait de normaliser les relations avec Israël. Est-ce quelque chose qui est sur la table actuellement?”.

    Schenker a déclaré qu’il ne va “parler du genre de discussions diplomatiques avec ces pays, mais ce n’est pas une question qui est sur la table en ce moment. Je sais donc qu’il y a eu, à ce sujet, plusieurs rapports plus tôt cette année, l’an dernier, mais ce n’est pas quelque chose qui est actuellement sur la table”.

    Ainsi, le diplomate américain a pulvérisé le rêve marocain de voir Donald Trump reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le territoire du Sahara Occidental en échange des relations officielles avec l’Etat hébreu.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, Etats-Unis, Israël, normalisation,