Tag: Sahara Occidental

  • Un journaliste français relève “deux mensonges” dans le discours du roi du Maroc

    Selon le journaliste français Christophe Guguen, “on peut relever deux mensonges plutôt flagrants dans ce discours royal, qui portent sur le soutien de la communauté internationale et qui visent à enjoliver la situation auprès de l’opinion publique marocaine”.

    Dans un commentaire sur le discours du roi du Maroc a l’occasion du 45ème anniersaire de la Marche Verte, M. Guguen a écrit que “le Roi affirme que le conseil de sécurité de l’ONU soutient le plan d’autonomie comme “l’unique option” pour régler le conflit. C’est faux. Et c’est bien le problème du Maroc depuis 2007 : Paris & Washington n’ont pas réussi à imposer ce langage dans les résolutions du conseil”.

    “Aujourd’hui, parmi les membres permanents du conseil de sécurité, seule la France se prononce tjrs ouvertement en faveur du plan d’autonomie comme base des négociations. Washington n’en pense pas moins mais se contente de parler d’une «approche potentielle» pour régler le conflit”, a-t-il ajouté.

    Guguen conclue que “le Roi affirme aussi que les partenariats éco signés par le Maroc incluent le territoire contesté comme «partie intégrante» du royaume, «sans exception ni réserve». C’est faux en ce qui concerne l’UE, son principal partenaire”.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, Mohammed VI,

  • Les tambours de guerre sonnent au Sahara Occidental

    Le Secrétariat National, plus haute autorité du Front Polisario vient de déclarer l’état d’alerte rouge et appelle la population sahraouie à la vigilance et à la préparation à toute eventualité.

    Dans un communiqué sanctionnant sa réunion exceptionnelle, le Secretariat National a appellé “le peuple sahraoui et toutes les institutions du Mouvement et de l’État à s’armer des plus hauts niveaux de vigilance et de préparation en vue de faire face à toutes les eventualités sous la direction du Front Populaire pour la libération de Saguia El Hamra et Rio de Oro et sa vaillante armée”.

    Ce communiqué coïncide avec les menaces proférées par le roi du Maroc. A l’occasion du 45ème anniversaire de la Marche Verte, Mohammed VI a menacé d’agir avec la “plus grande fermeté” contre la fermeture du passage d’El Guerguerate.

    D’autre part, des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux font état de mouvements de contingents militaires marocains en direction d’El Guerguerate.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, El Guerguerate,

  • Sahara Occidental : La MINURSO embarrassée par les plaques de ses véhicules

    Dans une vidéo devenue virale, des officiers de la MINURSO son acculés par des manifestants sahraouis dans la zone d’El Guegarate.

    Dans cette vidéo, un des manifestants montre la plaque d’une voiture de la MINURSO où est écrit “Maroc”. “Pour que vous voyez que la MINURSO est complice du Maroc”. Ensuite, on voit les officiers en train d’enlever les plaques d’une de leurs voitures. Leur attitude est une reconnaissance de l’illégalité de ces plaques.
    Ainsi, les preuves s’accumulent contre la complicité de la MINURSO dans la réaffirmation de l’ocupation du Sahara Occidental. Après avoir décliné sa mission principale, l’organisation du référendum d’autodétermination, la mission onusienne poursuit son agenda visant ‘a imposer l’annexion illégale de ce territoire par le Maroc.
    Un hélicoptère survole tous les jours le campement où les activistes sahraouis sont installés en quête d’indices qui pourraient être utilisés pour accuser le Front Polisario d’être impliqué derrière l’iniciative populaire de la fermeture de la brèche illégale d’El Guergarate.
    Tags : Sahara Occidental,

  • Le Maroc rattrapé par un scandale de corruption en Afrique

    QUAND LE COLONIALISME ET LA CORRUPTION FONT BON MÉNAGE : Le Maroc rattrapé par un scandale de corruption en Afrique

    C’est au moment où des appels de responsables et de personnalités politiques et des membres d’associations de soutien à la lutte du peuple sahraoui s’intensifient pour l’application du droit international au Sahara occidental, par la tenue, dans les plus brefs délais, du référendum d’autodétermination, que les scandales éclatent sur les manœuvres et le recours, par Rabat et ses soutiens, dont l’entité sioniste, à la corruption pour le retarder et également décrocher des déclarations ici et là en faveur de la colonisation marocaine au Sahara occidental.

    Encore une fois, le ministère des Affaires étrangères du Royaume chérifien est sous les projecteurs non seulement des médias africains et étrangers, sur une affaire de corruption, mais de la justice d’un pays membre de l’Union africaine (UA) pour avoir corrompu l’ex- chef de la diplomatie du Lesotho, Lesogo Makgothi pour que celui-ci déclare, en décembre dernier, que son pays a « décidé de suspendre toutes les décisions et déclarations antérieures sur le Sahara occidental ».

    C’est par la publication d’informations de sources gouvernementales, par le journal Lesotho Times, affirmant que « Makgothi est soupçonné d’avoir reçu des pots-de-vin de la part du gouvernement marocain pour changer unilatéralement la position inébranlable du Lesotho en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination » que le Maroc est embourbé pour la énième fois dans un scandale de corruption. C’est en présence du chef de la diplomatie du royaume chérifien, Nasser Bourita, que son ex-collègue du Lesotho, Lesogo Makgothi, invité, à Rabat, avait tenu des propos en contradiction avec la politique étrangère du Lesotho, soutenant la légalité internationale au Sahara occidental, avant qu’il ne soit limogé à son retour pour avoir tenu ces déclarations. Et c’est par des pratiques de corruption, auxquelles a souvent recours Rabat, en Afrique et ailleurs, que cet ex-responsable du Lesotho a été généreusement invité, par le Royaume chérifien, pour prononcer des déclarations ne reflétant nullement la politique étrangère de son pays sur la question sahraouie.

    Une épée dans l’eau, puisque la réaction du gouvernement du Lesotho ne s’est pas fait trop attendre et a porté sur deux points essentiels, qui n’ont pas manqué d’être des messages forts à l’adresse des manoeuvres du Maroc jusqu’à user de la corruption pour faire accepter son système colonial au Sahara occidental, alors qu’aucun pays, parmi ses soutiens inconditionnels, dont La France, ne lui reconnaissent la souveraineté sur les territoires du peuple sahraoui. Décembre dernier, pour tirer au clair la déviation de l’ex-MAE du Lesotho, le ministre des Communications, des Sciences et de la Technologie, porte-parole officiel du gouvernement, M. Thesele Maseribane, a déclaré que « le Lesotho n’avait pas changé sa position de principe sur la question du Sahara occidental, basée sur le droit à l’autodétermination » a-t-il affirmé. Indiquant que « le gouvernement quadripartite du Lesotho condamne et rejette tout préjudice aux principes fondamentaux de la politique étrangère de ce pays »; le porte-parole officiel du gouvernement du Lesotho, M. Thesele Maseribane, a rappelé avec pertinence que son pays est « connu pour ses positions contre le colonialisme, la discrimination raciale et l’occupation », affirmant que «toute déclaration faite par des personnes à titre individuel prétendant qu’elle puisse changer la position pour faire des compromis sur cette question, est nulle et non avenue » a soutenu Maseribane.

    L’argent sale derrière des déclarations en faveur de l’occupation marocaine au Sahara Occidental

    Le secrétaire principal du ministère des Affaires étrangères du Lesotho, Tanki Mothae a déclaré, en effet, que « la position de M. Makgothi était en contradiction avec celle de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et de l’Union africaine (UA) » qui soutiennent, a-t-il rappelé, «le droit du peuple du Sahara Occidental à l’autodétermination ». Se réjouissant de voir que son pays est revenu au concert des États et des peuples à travers le monde, soutenant l’application du droit international, dans le conflit opposant le Maroc au seul et unique représentant légitime du peuple sahraoui dans son combat pour la liberté et l’indépendance. l’actuelle ministre des Affaires étrangères, Matepo Ramakoae, a réaffirmé, rapporte la même source « le soutien du Lesotho au droit à l’indépendance du Sahara occidental ».

    Il est à rappeler que la dérive de l’ex-ministre des affaires étrangères, Makgothi avait soulevé un tollé dans le pays, notamment par la mobilisation soutenue des organisations locales contre la volte –face de Makgothi, ce qui a amené le gouvernement à réagir, en décembre dernier, par une déclaration réaffirmant le droit du Sahara occidental à l’indépendance, portant ainsi non seulement un blâme contre celui qui s’est emballé par l’offre financière du Royaume chérifien mais aussi à l’encontre du Maroc. L’ex- chef de la diplomatie du Lesotho, Makgothi poursuivi pour « corruption » avec d’autres fonctionnaires du ministère, selon le même journal, d’après des sources gouvernementales, est soupçonné notamment d’avoir reçu des « récompenses monétaires pour avoir annoncé une soi-disant neutralité de son pays concernant la question sahraouie ».

    Un procès qui verra sans nul doute, mettre au grand jour, encore une fois, le rôle corrupteur de la monarchie marocaine, pour se satisfaire de déclarations ici et là, en faveur de son occupation du Sahara occidental, laquelle posture n’impacte nullement sur la nature et le caractère fondamental du conflit opposant Rabat au Front Polisario, sur le Sahara occidental, territoire soumis à l’achèvement du processus de décolonisation, par l’expression libre, selon la résolution onusienne 1514, du peuple sahraoui à l’autodétermination. Le même journal a rapporté les propos du secrétaire principal du ministère des Affaires étrangères du Lesotho , Tanki Mothae sur les raisons ayant amené, en décembre dernier, l’ex-chef de la diplomatie de ce pays, Lesogo Makgothi a prendre « tout d’un coup » la décision de tenir des déclarations en opposition à la posture du Lesotho sur la dernière question de décolonisation en Afrique. Tanki Mothae a confirmé que certains membres du personnel de son ministère avaient été appelés à être interrogés sur la corruption par le Maroc de « certains responsables » du Lesotho, dont Lesogo Makgothi. Affirmant « oui, ils (les fonctionnaires du ministère des affaires étrangères : NDLR)) ont été convoqués pour expliquer à la police comment certaines choses se sont déroulées à l’époque » pour mettre en lumière, ce qui a amené l’ex- MAE, Makgothi « à modifier la position du Lesotho sur la question du conflit du Sahara occidental, qui est surprenante » a-t-il dit.

    Poursuivant, il indique que l’enquête de la police vise à décortiquer cette affaire de corruption, qui trouve ses racines à Rabat, en vue « de savoir exactement pourquoi cette position « de Lesogo Makgothi :Ndlr) a été prise tout d’un coup » a soutenu Tanki Mothae. Juin dernier, la cheffe de la diplomatie du Lesotho, Matsepo Ramakoae a réitéré, dans une déclaration vidéo, la position historique du Lesotho à l’égard de la question de décolonisation du Sahara occidental, après les « dérives » de son prédécesseur à ce poste Lesego Makgothi. Déclarant « regretable que le territoire du Sahara occidental demeure la dernière colonie en Afrique » laquelle situation « est déplorable et va à l’encontre des principes de la Charte des Nations unies ». La ministre a réaffirmé que le conflit du Sahara occidental est « une question de décolonisation qui reste à achever sur la base de l’exercice par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance » a-t-elle affirmé.
    Karima Bennour

    Source : Le Courrier d’Algérie, 7 nov 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, Lesotho,

  • Lesotho : Ancien MAE soupçonné de corruption par le Maroc

    La police enquête sur les allégations selon lesquelles l’ancien ministre des Affaires étrangères et des Relations internationales, Lesego Makgothi, a été corrompu par le gouvernement marocain pour abandonner le soutien de longue date du Lesotho au droit du Sahara occidental à l’indépendance, a rapporté mercredi Lesotho Times.

    M. Makgothi a servi dans l’administration précédente de Thomas Thabane, qui a été succédée par l’actuel gouvernement dirigé par Moeketsi Majoro en mai de cette année.
    Lesotho Times, qui cite des sources gouvernementales, dévoile qu’il “était soupçonné d’avoir reçu des pots-de-vin pour changer unilatéralement la position du Lesotho en une «neutralité constructive» sur la question de la lutte de plusieurs décennies du Sahara occidental pour l’indépendance”.
    L’information selon laquelle le Lesotho ne soutenait plus le droit du Sahara occidental à l’indépendance a poussé des ONG locales à organiser des manifestations contre les déclarations de M. Makgothi, ce qui a incité le gouvernement à publier une déclaration réaffirmant le droit à l’indépendance du Sahara occidental le même mois. Mais, M. Makgothi s’est rendu au Maroc en décembre dernier et a de nouveau annoncé que le Lesotho se tenait à une position de neutralité sur la question.
    En mai de cette année, Machesetsa Mofomobe, alors vice-ministre de l’Intérieur et chef adjoint du Parti national basotho (BNP), a allégué que M. Makgothi faisait partie d’un groupes de soutien de la Première Dame de l’époque, Maesaiah Thabane, qui ont été soudoyés pour s’assurer que le Lesotho abandonne son soutien à l’indépendance du Sahara occidental. Il n’a cependant pas dit qui avait payé «Maesaiah en « dollars américains » pour avoir poussé à la neutralité. M. Mofomobe est maintenant vice-ministre des Affaires étrangères et des Relations internationales dans le gouvernement actuel.
    Plus tôt cette année, M. Makgothi a nié les allégations selon lesquelles lui-même ou quiconque aurait été soudoyé pour faire pression pour une position neutre sur la question qui oppoose le Maroc aux sahraouis. 
    Lesotho Times confirme, de sources gouvernementales, que la police enquêtait actuellement sur M. Makgothi et d’autres fonctionnaires du ministère sur les allégations de corruption. «La police enquête sur l’ancien ministre Makgothi sur des allégations selon lesquelles il aurait reçu des récompenses financières pour avoir annoncé une position de neutralité dans l’affaire Maroc-Sahara occidental.
    «La police a déjà interrogé trois hauts fonctionnaires du ministère. Entre autres choses, la police voulait que les trois fassent la lumière sur les arrangements de voyage de M. Makgothi au Maroc où il a annoncé la neutralité du Lesotho. »
    Une autre source a déclaré que la police avait également posé des questions sur la prétendue propriété de M. Makgothi d’une ferme dans la province de l’État libre. «La police a demandé si les trois responsables du ministère étaient au courant des allégations selon lesquelles Makgothi avait reçu de l’argent pour avoir adopté une position neutre sur le Sahara occidental. Ils voulaient savoir si Makgothi utilisait une partie de cet argent pour acheter une ferme dans la province de Free State », a déclaré la source.
    Le Colonel Mothae a confirmé que certains membres du personnel de son ministère avaient été appelés à être interrogés à ce sujet. Il n’a cependant pas voulu dire si M. Makgothi en faisait partie.
    «Oui, ils (les fonctionnaires du ministère) ont été convoqués pour expliquer à la police comment certaines choses se sont déroulées à l’époque. La position (modifiée) du Lesotho sur la question Maroc-Sahara occidental est surprenante. On m’a dit que la police aimerait savoir exactement pourquoi cette position a été soudainement prise.
    « Il est possible que la police soupçonnait d’autres choses que je ne voudrais pas divulguer parce que je ne faisais pas partie de ceux qui ont été interrogés », a déclaré le colonel Mothae.
    Le colonel Rtd Mothae a critiqué mardi la position de neutralité proclamée par M. Makgothi, affirmant qu’elle compromettait l’intégrité du Lesotho au niveau international.
    Il a déclaré que la position de M. Makgothi était en contradiction avec celle de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et de l’Union africaine (UA) qui soutiennent le droit du Sahara occidental à l’autodétermination, ajoutant que les choses sont rentrés dans l’ordre depuis que l’actuel ministre des Affaires étrangères, Matšepo Ramakoae, avait réaffirmé le soutien du Lesotho au droit à l’indépendance du Sahara occidental.
    «Nous avons une politique très solide en ce qui concerne la question du Maroc avec le Sahara occidental. La position du Lesotho est toujours alignée sur celle de l’Union africaine, de la SADC et de bien d’autres qui disent que le Maroc devrait accorder l’indépendance du Sahara occidental. Nous avons toujours maintenu cette position, mais il y a eu un désalignement l’année dernière et, tout à coup, une déclaration a changé la position de principe du Lesotho. Cela a ébranlé nos relations avec l’UA, la SADC et de nombreux autres pays qui se demandaient ce qui nous était arrivé. C’était très décevant à l’époque car nous avons changé de position et de poteau de but comme si nous ne savions pas où nous en étions. C’était embarrassant mais le (actuel) ministre des Affaires étrangères Ramakoae s’est occupé de cette question et cela a montré que le Lesotho prend ses relations (internationales) au sérieux. Nous sommes heureux que nous soyons revenus à la normale sur la scène internationale et que nous jouions notre rôle comme nous devrions le faire », a déclaré hier le Col Mothae”, conclue la source.
  • Mauritanie : Un homme d'affaire parle des répercussions de la fermeture de El "Guerguerat" sur le secteur de la pêche

    L’homme d’affaires mauritanien Lemrabet Ould Mohamed Habib a déclaré que la fermeture du passage de El Guerguerate a eu des effets multidimensionnels, notamment économiques et sociaux au niveau de la ville.

    Dans un entretien accordé à l’agence Al-Akhbar, Ould Mohamed Habib a précisé que la fermeture a provoqué deux crises, la première étant celle des exportations de poisson à destination de l’Europe, et la seconde la crise des importations de boîtes en plastique, de gaz réfrigérant et de cartons à destination de Nouadhibou.
    Selon lui, 85% du poisson congelé ainsi que la plus grande partie du poisson frais passaient par El Guerguerate. La seule voie qui restait était le transport aérien, mais celui-ci est très cher.
    L’investisseur dans le domaine de la pêche a estimé que la fermeture du passage a provoqué une crise qui s’aggravera si elle n’est pas résolue avant la reprise des activités de pêche traditionnelles et industrielles, soulignant la nécessité et l’importance dudit passage et le nécessité de l’analyser sous plusieurs angles, et qu’une nouvelle approche nationale devrait être adoptée pour encourager la fabrication de produits de première nécessité à Nouadhibou.
    Les acteurs économiques et l’Etat doivent être conscients que quiconque ne produit pas ce qu’il consomme, son indépendance restera incomplète, et chacun doit tirer des leçons de ce qui s’est passé maintenant, a-t-il affirmé.
    L’investisseur a appelé le gouvernement à encourager l’industrialisation et à créer une dynamique pour la production locale et l’industrie afin de mettre fin aux importations, soulignant la nécessité de créer des infrastructures et des services de base d’électricité et d’eau pour aider dans la transition vers les industries manufacturières et encourager ceux qui le font moyennant des exonérations fiscales et fournir des conditions appropriées, a-t-il conclu.
    Tags : Mauritanie, Sahara Occidental, Maroc, El Guergarate, production, autosuffisance,
  • ONU : soulignée l’urgence de la nomination d’un Envoyé Personnel pour le Sahara Occidental

    Les délégués demandent instamment la nomination rapide d’un Envoyé personnel pour le Sahara occidental, alors que la Quatrième Commission poursuit le débat général conjoint

    Les délégués ont appelé aujourd’hui à des discussions inclusives et à la nomination rapide d’un nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général pour faire avancer le processus de paix au Sahara occidental, alors que la Quatrième Commission (questions politiques spéciales et décolonisation) poursuivait son débat général conjoint sur un éventail de sujets.

    Le représentant de la Namibie s’est déclaré préoccupé par l’absence de détermination ferme de la part de certains États Membres de mettre l’accent nécessaire sur le respect et la pleine application des résolutions du Conseil de sécurité au Sahara occidental. Les tentatives de l’État occupant de proposer une solution unilatérale, sans le consentement exprès du peuple touché du Sahara occidental, ne manqueront pas d’entraîner un conflit prolongé et le refus continu du peuple sahraoui d’exercer ses droits inaliénables à l’autodétermination, il averti.

    Dans le même ordre d’idées, le représentant de l’Algérie a souligné que le règlement de la question du Sahara occidental devait impliquer les populations sur le terrain, avertissant que toute autre approche irait à l’encontre du Conseil de sécurité et annulerait les efforts internationaux de décolonisation du territoire. Notant que le processus de paix est au point mort depuis la démission de l’ancien Envoyé personnel, il a déclaré que l’inertie plane sur le travail des Nations Unies au Sahara occidental, mettant en péril la mise en œuvre du processus de paix. Il a ensuite souligné que le peuple sahraoui perd patience et a appelé le Secrétaire général à nommer un nouvel Envoyé spécial dès que possible. De plus, les discussions de paix doivent impliquer un climat de confiance entre le Front populaire de libération de Saguia el-Hamra et Rio de Oro (Front Polisario) et le gouvernement du Maroc, a-t-il ajouté.

    Le représentant de la Namibie, s’associant au Mouvement des pays non alignés, s’est déclaré préoccupé par le fait que certains États Membres n’avaient pas la ferme volonté de mettre l’accent sur le respect et l’application intégrale des résolutions du Conseil de sécurité sur le cas du Sahara Occidental. Les tentatives de l’État occupant de proposer une solution unilatérale, sans le consentement exprès du peuple concerné du Sahara occidental, ne manqueront pas d’entraîner un conflit prolongé et le refus continu du peuple sahraoui d’exercer ses droits inaliénables à l’autodétermination, il souligné. Passant à la question de l’archipel des Chagos, il a déclaré que la Namibie accordait une grande importance aux travaux de la Cour internationale de Justice et avait le plus grand respect pour ses avis consultatifs et ses arrêts. Quant aux Territoires palestiniens, il a noté que la population a été gravement touchée par la pandémie COVID-19. Il a poursuivi en se déclarant préoccupé par les mesures de plus en plus partiales prises par le Gouvernement israélien, appelant dans ce contexte les États Membres à rallier un soutien et une action collective pour soutenir l’exercice par le peuple palestinien de son droit inaliénable à l’autodétermination.

    Le représentant de l’Algérie a souligné que l’ONU devait assumer sa responsabilité de protéger le statut juridique des territoires non autonomes, de consolider les efforts et de multiplier les initiatives pour achever le processus de décolonisation. Le statut du Sahara occidental a été confirmé par de nombreuses résolutions des Nations Unies qui reconnaissent le droit légitime de son peuple à l’autodétermination, a-t-il déclaré, soulignant que la Cour internationale de justice et la Cour de justice de l’Union européenne ont confirmé cette position en reconnaissant la nature distincte du Sahara occidental. Soulignant qu’un règlement du conflit doit impliquer les populations sur le terrain, il a averti que toute autre approche irait à l’encontre du Conseil de sécurité et anéantirait les efforts de la communauté internationale pour décoloniser le territoire.

    Il a ajouté que le processus de paix était au point mort depuis la démission de l’Envoyé personnel du Secrétaire général. L’inertie plane sur le travail des Nations Unies au Sahara occidental et met en péril la mise en œuvre de la conférence de paix, a-t-il dit, avertissant que le peuple sahraoui perd patience. Appelant à la nomination d’un nouvel Envoyé personnel dès que possible, il a déclaré que les discussions de paix doivent impliquer la création de la confiance entre le Polisario et le Gouvernement marocain. L’Union africaine a également un rôle important à jouer, a-t-il ajouté. L’Algérie a toujours agi en tant que facilitateur de la paix dans la région, soutenant les efforts du Secrétaire général pour trouver une solution au conflit, a-t-il déclaré, ajoutant que le gouvernement de son pays avait contribué en tant qu’acteur humanitaire en aidant les réfugiés sahraouis et en coopérant avec les organisations des Nations Unies. pour fournir une assistance.

    UN press release, 3 nov 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU,

  • Sahara Occidental : Dans quelle direction les développements vont-ils à Guerguerat?

     Par Said Zarwal*

    À la suite de l’adoption de la résolution 2548 du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental, la partie sahraouie a annoncé son rejet implicite du contenu de la résolution, tandis que l’occupation marocaine s’en félicitait. Cette évolution coïncide avec les événements internationaux et régionaux qui ont un impact direct sur la question du Sahara Occidental. Tout le monde commence à s’interroger sur l’avenir du statut à Guerguerat et son influence sur la question du Sahara occidental. Je pense que la réponse à cette question devrait tenir compte des possibilités et développements suivants:

    – Si le blocage du passage de Guerguerat continue d’entraîner la suspension des exportations des entreprises marocaines et européennes, les forces d’occupation marocaines pourraient mener une tentative d’occupation de la zone comme cela s’est produit en 2016.

    – Voter “ oui ” au référendum algérien signifie que l’armée algérienne a la base constitutionnelle pour intervenir au-delà des frontières de son pays, y compris le Sahara occidental, et c’est un fait nouveau qui pourrait dissuader le Maroc de se retirer en lançant une nouvelle aventure militaire au Sahara occidental.

    – La question de Guerguerat pourrait être la base de toute négociation future au cas où le Maroc accepterait de participer aux négociations sans poser la condition que la partie sahraouie se retire de Guerguerat dans un premier temps en échange d’un retour au plan de règlement onusien.

    – Tout retrait de la zone de Guerguerat en échange de fausses promesses du Maroc, revient à répéter le même scénario de siège de la zone de Zag qui s’est terminé par le retrait de Rabat de ses obligations.

    – Le Maroc tentera de profiter de ses relations avec l’Espagne pour faire pression sur le POLISARIO, d’autant plus que les hommes d’affaires espagnols sont touchés par le blocage de Guerguerat.

    – Au cas où la Mauritanie ne trouverait pas d’alternative pour compenser sa pénurie alimentaire, elle pourrait reconsidérer son traitement de la question de Guerguerat.

    – Le puissant lobby marocain en Mauritanie pourrait agir dans le cadre des pressions exercées sur les cercles de décision à Nouakchott pour qu’ils soumettent une protestation officielle contre ce qu’on pourrait appeler «le siège de la Mauritanie et nuire à sa sécurité alimentaire».

    – La victoire de Trump aux élections présidentielles américaines pourrait conduire à une accélération des étapes de normalisation entre Rabat et Israël en échange de la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur les territoires sahraouis occupés, sans inclure les territoires libérés, ce qui peut impliquer une reconnaissance américaine de la souveraineté sahraouie sur ces zones libérées.

    – Quelles que soient les tendances de la politique internationale et régionale, la partie sahraouie devrait s’efforcer d’éviter le retrait de la zone de Guerguerat sous des slogans et des justifications qui ne sont plus convaincants pour les masses populaires, comme ce fut le cas avec la question du redéploiement.

    – En cas de pression externe accrue sur la question de Guerguerat, il ne faut pas se retirer sans obtenir des résultats tangibles, notamment:

    • La libération des prisonniers politiques sahraouis.

    • Obliger la partie marocaine à éviter d’exporter les richesses sahraouies par le passage de Guerguerat.

    • Changer la réglementation des transactions douanières à Guerguerat en ajoutant un poste de contrôle sahraoui et en garantissant des revenus au Trésor public, comme le font le Maroc et la Mauritanie.

    • Urbanisation des territoires libérés s’étendant des frontières algériennes à la région de Lagouira.

    • Exiger de la partie mauritanienne de reconsidérer l’autorité de facto qu’elle impose à la ville de Lagouira.

    * Rédacteur en chef de Futuro Sahara)

    Source : Futuro Sahara, 3 nov 2020 (traduction non officielle)

  • ONU : soulignée l’urgence de la nomination d’un Envoyé Personnel pour le Sahara Occidental

     Les délégués demandent instamment la nomination rapide d’un Envoyé personnel pour le Sahara occidental, alors que la Quatrième Commission poursuit le débat général conjoint

    Les délégués ont appelé aujourd’hui à des discussions inclusives et à la nomination rapide d’un nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général pour faire avancer le processus de paix au Sahara occidental, alors que la Quatrième Commission (questions politiques spéciales et décolonisation) poursuivait son débat général conjoint sur un éventail de sujets.

    Le représentant de la Namibie s’est déclaré préoccupé par l’absence de détermination ferme de la part de certains États Membres de mettre l’accent nécessaire sur le respect et la pleine application des résolutions du Conseil de sécurité au Sahara occidental. Les tentatives de l’État occupant de proposer une solution unilatérale, sans le consentement exprès du peuple touché du Sahara occidental, ne manqueront pas d’entraîner un conflit prolongé et le refus continu du peuple sahraoui d’exercer ses droits inaliénables à l’autodétermination, il averti.

    Dans le même ordre d’idées, le représentant de l’Algérie a souligné que le règlement de la question du Sahara occidental devait impliquer les populations sur le terrain, avertissant que toute autre approche irait à l’encontre du Conseil de sécurité et annulerait les efforts internationaux de décolonisation du territoire. Notant que le processus de paix est au point mort depuis la démission de l’ancien Envoyé personnel, il a déclaré que l’inertie plane sur le travail des Nations Unies au Sahara occidental, mettant en péril la mise en œuvre du processus de paix. Il a ensuite souligné que le peuple sahraoui perd patience et a appelé le Secrétaire général à nommer un nouvel Envoyé spécial dès que possible. De plus, les discussions de paix doivent impliquer un climat de confiance entre le Front populaire de libération de Saguia el-Hamra et Rio de Oro (Front Polisario) et le gouvernement du Maroc, a-t-il ajouté.

    Le représentant de la Namibie, s’associant au Mouvement des pays non alignés, s’est déclaré préoccupé par le fait que certains États Membres n’avaient pas la ferme volonté de mettre l’accent sur le respect et l’application intégrale des résolutions du Conseil de sécurité sur le cas du Sahara Occidental. Les tentatives de l’État occupant de proposer une solution unilatérale, sans le consentement exprès du peuple concerné du Sahara occidental, ne manqueront pas d’entraîner un conflit prolongé et le refus continu du peuple sahraoui d’exercer ses droits inaliénables à l’autodétermination, il souligné. Passant à la question de l’archipel des Chagos, il a déclaré que la Namibie accordait une grande importance aux travaux de la Cour internationale de Justice et avait le plus grand respect pour ses avis consultatifs et ses arrêts. Quant aux Territoires palestiniens, il a noté que la population a été gravement touchée par la pandémie COVID-19. Il a poursuivi en se déclarant préoccupé par les mesures de plus en plus partiales prises par le Gouvernement israélien, appelant dans ce contexte les États Membres à rallier un soutien et une action collective pour soutenir l’exercice par le peuple palestinien de son droit inaliénable à l’autodétermination.

    Le représentant de l’Algérie a souligné que l’ONU devait assumer sa responsabilité de protéger le statut juridique des territoires non autonomes, de consolider les efforts et de multiplier les initiatives pour achever le processus de décolonisation. Le statut du Sahara occidental a été confirmé par de nombreuses résolutions des Nations Unies qui reconnaissent le droit légitime de son peuple à l’autodétermination, a-t-il déclaré, soulignant que la Cour internationale de justice et la Cour de justice de l’Union européenne ont confirmé cette position en reconnaissant la nature distincte du Sahara occidental. Soulignant qu’un règlement du conflit doit impliquer les populations sur le terrain, il a averti que toute autre approche irait à l’encontre du Conseil de sécurité et anéantirait les efforts de la communauté internationale pour décoloniser le territoire.

    Il a ajouté que le processus de paix était au point mort depuis la démission de l’Envoyé personnel du Secrétaire général. L’inertie plane sur le travail des Nations Unies au Sahara occidental et met en péril la mise en œuvre de la conférence de paix, a-t-il dit, avertissant que le peuple sahraoui perd patience. Appelant à la nomination d’un nouvel Envoyé personnel dès que possible, il a déclaré que les discussions de paix doivent impliquer la création de la confiance entre le Polisario et le Gouvernement marocain. L’Union africaine a également un rôle important à jouer, a-t-il ajouté. L’Algérie a toujours agi en tant que facilitateur de la paix dans la région, soutenant les efforts du Secrétaire général pour trouver une solution au conflit, a-t-il déclaré, ajoutant que le gouvernement de son pays avait contribué en tant qu’acteur humanitaire en aidant les réfugiés sahraouis et en coopérant avec les organisations des Nations Unies. pour fournir une assistance.

    UN press release, 3 nov 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU,

  • Mauritanie : L'ambassadeur d'Espagne reçu par le ministre des Pêches

    Le ministre mauritanien des Pêches et de l’Economie maritime, M. Abdel Aziz Ould Dahi a reçu mardi l’ambassadeur d’Espagne en Mauritanie, Jesus Santos Aguado, a rapporté l’agence officielle de presse mauritanienne AMI.

    Le ministre mauritanien était accompagné du secrétaire générale du ministère des Pêches et de l’économie maritime, Mme El Alya Mint Menkouss, du directeur général de l’exploitation de la ressource maritime, M. Sidi Ali Ould Sidi Boubacar, du directeur de la programmation et de la coopération, M. Mohamed Ould Ali Ould Birham et du commandant des garde-côtes mauritaniens, le colonel Mohamedou Ould Abderrahmane.

    Selon AMI, les sujets abordés par les deux étaient  parties ont discuté la coopération bilatérale dans les domaines du développement de la pêche en Mauritanie, de l’appui à la société mauritanienne de distribution du poisson et aux garde-côtes mauritaniens, en plus de la lutte contre la migration illégale.

    L’entretien a eu lieu à un moment où les conséquences de la fermeture de El Guergarate sont plausibles. A Nouadhibou, le secteur d’embllage du poisson surgelé est paralysé par le manque du carton importé du Maroc. Le poisson mauritanien exporté vers l’Espagne a aussi été secoué par cette fermeture. 

    Au lieu de débarquer à Nouadhibou, les bateaux de pêche européens opérant en Mauritanie ont été obligés de changer de cap vers Dakhla comme plan de sortie pour contourner le barrage organisé par les sahraouis.

    Selon Western Sahara Ressources Watch, “il existe des exportations terrestres à grande échelle de produits de la pêche des entreprises marocaines et internationales basées au Sahara Occidental occupé via le port de Nouadhibou en Mauritanie” tout comme “un trafic allant dans l’autre sens, de l’industrie mauritanienne, sur le transport terrestre par camion vers le marché européen via le Sahara Occidental occupé”. 

    “Les Sahraouis ont bloqué la semaine dernière la route entre les territoires occupés et la Mauritanie, en signe de protestation contre les violations persistantes du droit international par le Maroc, à travers le pillage des ressources du territoire”, indique l’ONG qui rappelle qu’un cas “similaire s’est produit en avril 2019, lorsqu’un barrage routier sahraoui a interrompu le commerce à travers le territoire illégalement occupé. L’industrie de la pêche espagnole en Mauritanie a ensuite fait pression sur la Commission européenne pour qu’elle modifie l’accord de pêche UE-Mauritanie afin d’inclure une possibilité de débarquer des captures mauritaniennes “au Maroc”. “Selon un rapport de presse, le commissaire aux pêches a promis de prendre de telles mesures une fois que le ministre espagnol de la pêche lui aurait fait part des conséquences de l’arrêt du trafic sur le territoire”, ajoute-t-elle.

    Pour WSRW, l’utilisation du territoire occupé du Sahara Occidental pour le transbordement de poisson, quelle que soit sa provenance, est illégal.

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