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Entre les deux gĂ©ants du Maghreb, les lourds contentieux provenant de la colonisation et de la dĂ©colonisation ont rapidement pris une tournure militaire. Aujourdâhui, dos Ă dos, Alger et Rabat durcissent leur politique de dĂ©fense : le Maroc crĂ©e une nouvelle zone militaire, la zone « est », Ă sa frontiĂšre avec lâAlgĂ©rie, tandis que les nouveaux accords pour lâacquisition dâĂ©quipement militaire ne cessent de renforcer les arsenaux respectifs.
La question des frontiĂšres est lâĂ©lĂ©ment dĂ©cisif qui va marquer soixante ans dâopposition marquĂ©s par des accĂšs de violence directe ou par proxy (le Front Polisario). Elle influence profondĂ©ment lâĂ©laboration des politiques de dĂ©fense des deux pays. La France coloniale porte une grande responsabilitĂ© dans la genĂšse de ce diffĂ©rend. Le contentieux des frontiĂšres fut le marqueur indĂ©passable de la querelle. Il trouve ses racines dans le dĂ©coupage desdites frontiĂšres par la France, Ă chaque fois au bĂ©nĂ©fice de lâAlgĂ©rie (alors trois dĂ©partements français (1). Par ailleurs, le partage du Maroc en zones dâinfluence hispano-françaises, Ă la suite de la confĂ©rence dâAlgĂ©siras du 7 avril 1906 et du traitĂ© de FĂšs du 30 mars 1912, va contraindre le pouvoir chĂ©rifien Ă rĂ©cupĂ©rer son territoire morceau par morceau (« en kit » comme dira Hassan II un jour (2) : le nord espagnol, la zone franche de Tanger, Ifni et le cap Juby et enfin Ă exiger la restitution du Sahara espagnol quâil ne rĂ©cupĂ©rera quâen 1975, dans un coup de force face Ă un pouvoir franquiste Ă©puisĂ©. Cette restitution tardive favorisa lâĂ©mergence dâun acteur local, le Front Polisario, qui refusa lâannexion marocaine et rĂ©clama la tenue dâun rĂ©fĂ©rendum dâautodĂ©termination. Le Maroc refusa et chassa le mouvement indĂ©pendantiste qui prit les armes. LâAlgĂ©rie, aprĂšs une hĂ©sitation initiale, prit fait et cause pour le Front Polisario et les affrontements se multipliĂšrent. Les deux armĂ©es se heurteront dâailleurs, en 1976, Ă Amgala, dans une bataille en deux temps. Mais la prudence prĂ©valut et, pour Ă©viter une guerre sans merci, les deux pays ne sâaffrontĂšrent plus que par Polisario interposĂ©.
Une lente structuration des politiques de défense
Au dĂ©but de la pĂ©riode postcoloniale, les deux Ătats se soucient peu des conditions juridiques et politiques de lâexercice de la dĂ©fense nationale. Des deux cĂŽtĂ©s, lâĂ©lĂ©ment principal est lâincarnation. Les deux chefs dâĂtat assument dans leur personne la souverainetĂ© nationale et sont les garants de sa protection. CĂŽtĂ© marocain, la simple appellation « forces armĂ©es royales » (FAR) de lâarmĂ©e dĂ©montre le caractĂšre propriĂ©taire, nĂ©o-patrimonial, assumĂ© de ce corps. En AlgĂ©rie, lâArmĂ©e de libĂ©ration nationale (ALN) devient lâArmĂ©e nationale populaire (ANP) mais demeure sous le contrĂŽle exclusif du prĂ©sident Houari BoumĂ©diĂšne aprĂšs sa prise de pouvoir en 1965, qui assume aussi la fonction de ministre de la DĂ©fense.
La politique de défense algérienne : grands principes et schéma directeur
La politique de dĂ©fense algĂ©rienne, depuis lâindĂ©pendance, sâappuie sur de grands principes thĂ©oriques. Sur le plan interne, le soldat est lâhĂ©ritier du moujahid de lâALN et du fellagha de la rĂ©sistance intĂ©rieure. Le maintien de la conscription, qui fit lâobjet de grands dĂ©bats Ă lâorĂ©e des annĂ©es 2000, est vĂ©cu par le pouvoir comme un Ă©lĂ©ment symbolique majeur, et ce, mĂȘme si la professionnalisation de lâarmĂ©e a Ă©tĂ© largement engagĂ©e. La terrible guerre civile algĂ©rienne (1991-2002) dĂ©montra, en ses premiĂšres annĂ©es, lâincapacitĂ© des conscrits Ă tenir lâarriĂšre-pays et surtout Ă combattre Ă armes Ă©gales avec les jihadistes des Groupements islamiques armĂ©s (GIA) et de lâArmĂ©e islamique du salut (AIS). Aujourdâhui, le quadrillage efficace du pays (en dehors de quelques endroits reculĂ©s) est une rĂ©alitĂ©.
Sur le plan des frontiĂšres extĂ©rieures, lâAlgĂ©rie a toujours assurĂ© une surveillance Ă©troite de la zone contiguĂ« avec la Libye, toujours inquiĂšte des sautes dâhumeur du bouillant colonel Mouammar Kadhafi. Avec la Tunisie, aprĂšs des annĂ©es de gel, une coopĂ©ration rĂ©ciproque sâĂ©tablit avec un droit de suite dans le cadre de la lutte contre les maquis antiterroristes. Au sud, lâAPN assure le contrĂŽle des maquis et de la guĂ©rilla jihadiste repoussĂ©e sur les franges maliennes pendant la guerre civile. Ă lâouest, la dĂ©fense de la frontiĂšre ouest avec le Maroc est Ă©videmment la prioritĂ©, mĂȘme si lâaction militaire potentielle contre le royaume chĂ©rifien est dĂ©volue aux forces combattantes de la RĂ©publique arabe sahraouie dĂ©mocratique (RASD), Ă©pigone Ă©tatique du Front Polisario, proclamĂ©e en 1976, et dont la population est en exil Ă Tindouf depuis cette date.
Les capacitĂ©s de lâAlgĂ©rie Ă projeter ses forces avaient Ă©tĂ© entravĂ©es dĂšs lâorigine par le refus initial de ses constitutionnalistes dâautoriser les interventions extĂ©rieures (ce principe fit lâobjet dâune exception pendant les guerres israĂ©lo-arabes.) Cette autocensure Ă©tait liĂ©e au traumatisme initial de sa propre guerre dâindĂ©pendance et voulait Ă©viter que le pays ne sâengageĂąt dans des « aventures » coloniales ou impĂ©rialistes. LâAlgĂ©rie ne prit pas moins part Ă quelques opĂ©rations des Nations Unies, mais sans commune mesure avec lâactivisme du Maroc dans ce domaine. La politique de dĂ©fense algĂ©rienne est fortement marquĂ©e par la guerre dâindĂ©pendance. Le renvoi perpĂ©tuel aux « martyrs » (chahid) comme mĂ©moire et exemplaritĂ© en est lâillustration. La derniĂšre rĂ©vision de la Constitution (en 2020, aprĂšs lâĂšre Bouteflika) donne les principes suivants : « Digne hĂ©ritiĂšre de lâArmĂ©e de LibĂ©ration Nationale, lâArmĂ©e Nationale Populaire assume ses missions constitutionnelles avec un engagement exemplaire ainsi quâune disponibilitĂ© hĂ©roĂŻque au sacrifice, [âŠ]. Le peuple algĂ©rien nourrit une fiertĂ© et une reconnaissance lĂ©gitimes Ă lâendroit de son ArmĂ©e Nationale Populaire, pour la prĂ©servation du pays contre toute menace extĂ©rieure, et pour sa contribution essentielle Ă la protection des citoyens, des institutions et des biens, contre le flĂ©au du terrorisme, [âŠ]. »
LâĂtat veille Ă la professionnalisation et Ă la modernisation de lâANP, de sorte quâelle dispose des capacitĂ©s requises pour la sauvegarde de lâindĂ©pendance nationale, de la dĂ©fense de la souverainetĂ© nationale, de lâunitĂ© et de lâintĂ©gritĂ© territoriale du pays, ainsi que de la protection de son espace terrestre, aĂ©rien et maritime (3).
La mission de lâANP est prioritairement dĂ©diĂ©e Ă la dĂ©fense du pays, mais cette derniĂšre mouture constitutionnelle nâinterdit plus Ă cette force militaire dâintervenir au-delĂ de la frontiĂšre.
MĂȘme si le texte est plus explicite sur le maintien de la paix, câest aussi la possibilitĂ© dâun droit de suite qui est ainsi libĂ©rĂ©.
Algérie : un regard de plus en plus sudiste
Au dĂ©but, le jeune Ătat algĂ©rien sâest peu prĂ©occupĂ© des rĂ©gions sahariennes. DĂšs 1963, avec la guerre des sables opposant lâAlgĂ©rie et le Maroc, lâouest fut la prĂ©occupation principale. Au fil du temps, un colonel, Mouammar Kadhafi â de plus en plus imprĂ©visible â, la nĂ©cessitĂ© de dĂ©truire les convois de jihadistes remontant les armes des vieux dĂ©pĂŽts tchadiens, et les infiltrations dans ces zones moins dĂ©fendues, conduisirent les responsables militaires Ă investir sur la dĂ©fense du sud. Trois nouvelles rĂ©gions militaires furent alors créées : Ouargla, Tamanrasset, Illizi.
Le renforcement de la frontiĂšre sud se poursuivit car lâeffectif Ă©tait notoirement insuffisant : « Seule 10 % de lâarmĂ©e algĂ©rienne est positionnĂ©e dans la zone saharienne (la moitiĂ© Ă©tant positionnĂ©e Ă la frontiĂšre avec le Maroc) (4). » Mais ce dĂ©sintĂ©rĂȘt est en cours de correction active depuis 2012 (5). Vis-Ă -vis des voisins, un embryon de coopĂ©ration existe : un « comitĂ© dâĂ©tat-major opĂ©rationnel conjoint » (CEMOC) avec la Mauritanie, le Mali et le Niger, mais il nâa donnĂ© que peu de rĂ©sultats depuis sa crĂ©ation en 2010. La nouvelle stratĂ©gie algĂ©rienne a Ă©tĂ© conçue pour tenter de rĂ©pondre plus efficacement Ă la fluiditĂ© et Ă la rapiditĂ© des groupes jihadistes (6).
En rĂ©sumĂ©, la politique de dĂ©fense algĂ©rienne sâaccroche toujours Ă ses fondamentaux (esprit moujahid, dĂ©fense nationale du territoire contre toutes les menaces, obsession marocaine) mais elle tente Ă©galement de sâadapter Ă un environnement fluctuant et plus conflictuel. La guerre en Libye, pour abattre Kadhafi, a traumatisĂ© lâexĂ©cutif et la haute hiĂ©rarchie militaire. Les attaques venues des jihadistes du Sahel aussi. Sur le plan multilatĂ©ral, lâAlgĂ©rie a perdu la prééminence absolue en matiĂšre de sĂ©curitĂ© quâelle avait Ă lâUnion africaine. Le Maroc est revenu dans lâorganisation. La RASD est affaiblie. La chute du clan Bouteflika, la mort du puissant chef dâĂ©tat-major Ahmed GaĂŻd Salah, et la reconstitution dâun nouveau pouvoir, ont entraĂźnĂ© un repliement sur les fondamentaux de dĂ©fense traditionnels. Parmi ceux-ci, le Sahara occidental revient en premiĂšre ligne.
Le Maroc : présent sur deux fronts ?
Depuis le rĂ©fĂ©rendum constitutionnel du 7 juillet 1962, le Maroc est une monarchie constitutionnelle. Les quatre autres constitutions ne modifieront pas ce principe. Cependant, si la souverainetĂ© revient au peuple, le monarque est le cĆur Ă partir duquel convergent tous les pouvoirs et notamment celui de conduire les armĂ©es. Comme nous le disions, « le Roi est la figure centrale et absolue du dispositif de dĂ©fense. On peut mĂȘme dire, avec Abdelwahab Maalmi, que le Roi, pris en tant quâorgane de lâĂtat, est le âvĂ©ritable producteur de sensâ » (7).
Les coups dâĂtat de 1971-1972, dans lesquels lâarmĂ©e a Ă©tĂ© impliquĂ©e Ă tous les niveaux, entraĂźnent un raidissement du pouvoir et conduisent Ă une purge profonde puis Ă une centralisation accrue avec tous les pouvoirs dans les mains royales. Si le dispositif sâest en partie dĂ©centralisĂ©, Ă partir de la deuxiĂšme moitiĂ© de la guerre du Sahara, pour pouvoir rĂ©pondre Ă la mobilitĂ© de lâadversaire, le Palais exerce cependant un contrĂŽle Ă©troit sur la haute hiĂ©rarchie.
Dans la derniĂšre constitution du 1er juillet 2010, le roi demeure lâĂ©lĂ©ment central, Ă la fois politique et symbolique, des principes et de lâorganisation de la dĂ©fense. Le prĂ©ambule prĂ©cise quâen tant quâ« Ătat musulman souverain, attachĂ© Ă son unitĂ© nationale et Ă son intĂ©gritĂ© territoriale, le Royaume du Maroc entend prĂ©server, dans sa plĂ©nitude et sa diversitĂ©, son identitĂ© nationale une et indivisible ». Lâarticle 42, qui dĂ©taille les pouvoirs et les compĂ©tences royales, stipule que le monarque est « le Garant de lâindĂ©pendance du pays et de lâintĂ©gritĂ© territoriale du Royaume dans ses frontiĂšres authentiques ». Lâarticle 53, quant Ă lui, prĂ©cise que le roi est le « Chef SuprĂȘme et Chef dâĂtat-major GĂ©nĂ©ral des Forces ArmĂ©es Royales ». Comme le note Brahim Saydi, « la politique de dĂ©fense marocaine a toujours Ă©tĂ© dĂ©finie en fonction de son combat pour lâintĂ©gritĂ© territoriale du pays et des menaces que reprĂ©sentent ses voisins. La principale composante de cette menace est associĂ©e Ă lâAlgĂ©rie [âŠ]. Les relations hispano-marocaines constituent le deuxiĂšme Ă©lĂ©ment de cette perception de la menace » (8)
Les notions dâindivisibilitĂ© et dâauthenticitĂ© des frontiĂšres font rĂ©fĂ©rence, bien Ă©videmment, au Sahara occidental mais aussi aux prĂ©sides, ces possessions espagnoles au nord que sont les villes de Ceuta et Melilla, les Ăźlots LeĂŻla/Perejil et les Ăźles Chaffarines. La rĂ©cupĂ©ration de ces petits territoires demeure un Ă©lĂ©ment central du rĂ©cit nationaliste marocain â lui-mĂȘme contestĂ© par lâEspagne, qui fait valoir une antĂ©rioritĂ© historique sur ces terres africaines (9). Cette prĂ©occupation nâest pas totalement anecdotique, et le Maroc poursuit lâEspagne sur le terrain des instruments internationaux de dĂ©colonisation. Elle utilise aussi dĂ©sormais lâarme des migrants. Ă deux reprises, en 2021 et en mars 2022, elle a laissĂ© 8.000 puis 1.200 migrants prendre dâassaut les barbelĂ©s des deux villes, et par la mer. Les dĂ©fenses furent saturĂ©es. Mais la vĂ©ritable affaire demeure celle de lâopposition avec lâAlgĂ©rie et la question du Sahara occidental. Depuis le succĂšs de la stratĂ©gie des murs Ă partir de 1981, le Maroc contrĂŽle lâessentiel du territoire contestĂ©, renvoyant la RASD aux confins de la Mauritanie et de lâAlgĂ©rie. Le dispositif de dĂ©fense sâest perfectionnĂ© et lâinvestissement financier pour le dĂ©veloppement du territoire a Ă©tĂ© considĂ©rable, mais rien nâest rĂ©glĂ© sur le fond. Le rĂ©fĂ©rendum dâautodĂ©termination prĂ©vu par les plans Baker nâa jamais pu se tenir et les deux camps se renvoient depuis la responsabilitĂ© de lâĂ©chec (10).
Pendant presque vingt ans, la situation du territoire est restĂ©e figĂ©e. Le rĂ©fĂ©rendum sâest enlisĂ© alors que des crises politiques chez les Sahraouis limitaient leur capacitĂ© dâaction. La guerre civile algĂ©rienne nâarrangea rien car le pouvoir algĂ©rien se replia sur la survie. Depuis quelques annĂ©es, le rĂ©armement algĂ©rien, rendu possible par la remontĂ©e du prix des hydrocarbures et lâĂ©limination de la menace intĂ©rieure, a permis de relancer lâintĂ©rĂȘt pour la cause de la RASD. La question sahraouie est devenue un enjeu de politique interne en AlgĂ©rie. LâarmĂ©e en a fait aussi une cause sacrĂ©e.
Conclusion : une paix armée ?
La pĂ©riode Bouteflika a Ă©tĂ© celle dâun rĂ©armement massif de lâAlgĂ©rie, devenue la deuxiĂšme armĂ©e dâAfrique (11). Des achats dâarmements colossaux Ă la Russie ont fait progresser ses capacitĂ©s militaires dans tous les domaines. En face, le Maroc â ne pouvant pas sâaligner au niveau financier â joue la carte de la qualitĂ© et sâapprovisionne, surtout aux Ătats-Unis, en matĂ©riel de trĂšs haute technologie. Les nombreuses coopĂ©rations de ce pays visent Ă©galement Ă mettre les armĂ©es Ă la pointe de la technologie. Dans cet environnement militarisĂ©, il nây a pas dâouverture de paix prĂ©visible. Le nouveau gouvernement algĂ©rien sâest engouffrĂ© dans le dossier sahraoui pour renforcer, si besoin Ă©tait, sa lĂ©gitimitĂ© en revenant aux fondamentaux et le Maroc a lancĂ© une offensive diplomatique tous azimuts pour bĂ©tonner sa position politique. Au milieu, des accrochages commencent Ă se produire, impliquant dâun cĂŽtĂ© la RASD et de lâautre les forces marocaines. La volatilitĂ© de la situation stratĂ©gique mondiale et, dans lâaffaire ukrainienne, la rĂ©habilitation de lâusage de la guerre par la Russie comme rĂšglement des contentieux peuvent faciliter la libĂ©ration de volontĂ©s jusquâalors contenues par un environnement international juridique et politique positif. Le face-Ă face-va donc continuerâŠ
Jean-François Daguzan
Notes
(1) Voir, entre autres, Michel Foucher, Fronts et frontiÚres : un tour du monde géopolitique, Paris, Fayard, 1991, p. 207-211.
(2) Hassan II & Ăric Laurant, La mĂ©moire dâun Roi : entretiens avec Ăric Laurent, Paris, Plon, 1993.
(3) « Algérie : Constitution de 1996 (version consolidée du 30 décembre 2020) », DigithÚque MJP (https://mjp.univ-perp.fr/constit/ dz2020.htm).
(4) Jean-Pierre Dufau, « Rapport autorisant lâapprobation de lâaccord de coopĂ©ration dans le domaine de la dĂ©fense entre le gouvernement de la RĂ©publique française et le gouvernement de la RĂ©publique algĂ©rienne dĂ©mocratique et populaire », AssemblĂ©e nationale, 7 novembre 2012 (https://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r0343.asp).
(5) Voir Salim Chena, « LâAlgĂ©rie : de la puissance idĂ©ologique Ă lâhĂ©gĂ©monie sĂ©curitaire », in Mansouria Mokhefi & Alain Antil, Le Maghreb et son Sud : vers des liens renouvelĂ©s, IFRI, CNRS Ă©ditions, Paris, 2012, p. 19-37 (https:// books.openedition.org/editionscnrs/22836?lang=fr).
(6) Abdennour Benantar, « SĂ©curitĂ© aux frontiĂšres : portĂ©e et limites de la stratĂ©gie algĂ©rienne », LâannĂ©e du Maghreb, 14, juin 2016, p. 147-163 (https://journals.openedition.org/anneemaghreb/2712?lang=ar).
(7) Jean-François Daguzan, Le dernier rempart ? : forces armées et politiques de défense au Maghreb, Publisud-FMES-FED, Paris, 1998, p. 138.
(8) Brahim Saidy, « La politique de dĂ©fense marocaine : articulation de lâinterne et de lâexterne », Maghreb-Machrek, n°202, hiver 2009-2010, p. 124 (https://www.cairn.info/revue-maghreb-machrek-2009-4-page-115. htm).
(9) Leila ou Perejil (persil) selon que lâon parle du Maroc ou dâEspagne. Pour la dimension historique et politique, voir Yves Zurlo, Ceuta et Melilla : histoire, reprĂ©sentations et devenir de deux enclaves espagnoles, LâHarmattan, Paris, 2005.
(10) Du nom de lâancien secrĂ©taire dâĂtat amĂ©ricain, James Baker III, chargĂ© de la mĂ©diation par lâONU. Voir Lucile Martin, « Le dossier du Sahara occidental », Les Cahiers de lâOrient, 2011/2, n°102, p. 43-57 (https://www. cairn.info/revue-les-cahiers-de-l-orient-2011-2-page-43.htm).
(11) « Le Maroc 55e  puissance militaire au rang mondial », Challenge, 21 janvier 2022 (https://www.challenge.ma/le-maroc-55eme-puissancemilitaire-au-rang-mondial-231143/)
Source : Diplomatie SciencesPo
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