Tag: Marocleaks

  • Maroc : Samira Sitail, Directrice de l’Information de 2M, virée

    En octobre 2014, un hacker qui sévissait sous le pseudo de @chris_coleman24 a fait irruption sur la toile avec la publication de milliers de documents confidentiels de la diplomatie et des services secrets marocains.

    Alléguant vouloir « déstabiliser le Maroc », Chris Coleman a visé quelques personnages en particulier. La première fut Mbarka Bouaida, probablement à cause de ses origines sahraouies.

    A l’époque, Mme Bouaida venait d’être nommée ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères. Poussée par la naïveté, elle croyait pouvoir, à elle seule, bousculer la balance du conflit du Sahara Occidental en faveur du Maroc. Elle s’est donnée à fond contre ses compatriotes au point de négliger sa famille. Une lettre adressée à son époux dévoile des problèmes conjugaux en raison des absences constantes à l’étranger pour prêcher la prétendue marocanité du Sahara Occidental. La publication de cette lettre a dû être mortelle pour la ministre. Elle y parlait des problèmes de son mari avec l’alcool.

    L’autre personnalité visée était le chef de la diplomatie à l’époque Salahedinne Mezouar qui a été ridiculisée par son initiative d’aller quémander chez son homologue français Laurent Fabius une intervention auprès de l’administration française du travail pour que sa fille puisse avoir le permis de travail qui lui permettra d’être engagée par la société McKinsey.

    De nombreux mails prouvent le lien de Samira Sitaïl, la directrice de l’information de la chaîne de télévision 2M avec Mourad El Rhoul, le chef de -cabinet de Yassine Mansouri, le directeur de la DGED, les services de renseignements extérieurs.

    Dans un article consacré à ce sujet, Ahmed Benchemsi, fondateur du magazine Tel Quel et fonctionnaire à Human Rights Watch, a qualifié Mme Sitaïl, « informatrice zélée des services de renseignement –à en croire plusieurs mails révélés par le hacker » Coleman. Pour lui, elle « ne semble pas spécialement sur un siège éjectable » à cause de « l’absence de culture de reddition des comptes est telle que, même grillés, les « honorables correspondants »… restent en poste, à l’indifférence amusée du public ».

    Ironie du sort, aujourd’hui Samira Sitaïl a été éjectée pour sauver la chaîne d’une faillite sûre. En espérant assainir ses comptes, 2M est devenue payante à l’étranger. Bien sûr, au détriment des poches de la communauté marocaine en Europe.

    Tags : Maroc, marocleaks, Samira Sitaïl, 2M, chris coleman, hacker, DGED, Mourad El Rhoul,

  • Le hacker Chris Coleman ou quand la France se vengeait du Maroc

    Le Makhzen a trop confiance en ses moyens de chantage : le terrorisme, la migration et le trafic de haschich. Il a voulu mesurer sa force à celle de son maître, la France, et jouer aux espions avec le pays qui a inventé la françafrique et qui a fait tomber des dizaines de régimes africains. Apparemment, l’Elysée n’a pas pardonné cette arrogance de la part d’un esclave dont le sort dépend exclusivement de la bienveillance de Paris.

    Les gaulois ont voulu agir là où il fait trop mal : le dossier du Sahara Occidental dont l’occupation est décisive pour les plans hégémoniques marocains dans la région.

    Du jour au lendemain, des documents confidentiels de la diplomatie marocaine ont été jetés sur la place publique. Un mystérieux hacker qui semble connaître tous les détails du conflit du Sahara Occidental invite les internautes marocains à s’amuser avec la vie privée d’une ministre d’origine sahraouie : Mbarka Bouaida. Des photos de son mariage jusqu’au problème de son mari avec l’alcool. Chris Coleman avait une animosité particulière envers la petite-fille d’Ali Bouaida, premier consul marocain à Nouadhibou.

    Il n’a pas eu de pitié non plus de Mme Assia Bensalah Alaoui, ambassadrice itinérante de Mohammed VI et mère d’Abdelmalek Alaoui, directeur de la boîte de veille et conseil Global Partners Intelligence qui a été qualifiée par Coleman de « arrière boutique de la DGED ».

    Le hacker Chris Coleman a gagné le pseudonyme de « Snowden Marocain ». Ses révélations ont fait sensation sur le web. Il vise, notamment, des responsables de la diplomatie marocaine et la Dged (les services de contre-espionnage marocain). Il révèle, documents à l’appui, les pratiques machiavéliques du Makhzen. Du trafic d’influence jusqu’à la complaisance avec Israël, rien n’arrête le royaume pour nuire à l’Algérie et continuer son processus de colonisation du Sahara occidental.

    «Chris_Coleman24» nous révèle par exemple, dans un document publié, la collaboration marocaine avec l’entité sioniste. Il publie des échanges d’e-mails entre des responsables marocains et israéliens sur une demande de survol de l’espace aérien marocain. Chose qui a naturellement été acceptée et cela afin de permettre à l’Etat sioniste d’espionner l’ennemi commun qui est… l’Algérie. Chose que confirme le Makhzen dans un tweet avec un faux compte. «Le Maroc doit collaborer avec Satan si nécessaire pour garantir ses intérêts supérieurs et neutraliser ses ennemis de l’Est», est-il posté par ce compte du Makhzen.

    Le WikiLeaks marocain révèle également la coopération existant entre la Dged (Direction générale des études et de la documentation) et les services secrets israéliens. Une délégation du Mossad serait venue au Maroc sur invitation de la Dged. En guise de preuve, Coleman a publié deux copies de passeports israéliens. Pour appuyer ces propos sur les liens intimes liant le Maroc et Israël, Chris Coleman, révèle l’information qui fait état d’un dépôt de plainte du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu contre tous les pays arabes…sauf le Maroc!

    Le trafic d’influence mené par le Maroc pour acheter des soutiens dans sa colonisation du Sahara occidental est également mis à nu. Tout en faisant part des états de crispation entre Rabat et l’ONU (et l’envoyé personnel de Ban Ki-moon, le médiateur de ce conflit, Christopher Ross), voire même de certaines tensions avec l’administration Obama, Coleman sort des correspondances bancaires et des fac-similés de pièces d’identités qui démontrent ce trafic d’influence.

    Certaines correspondances montrent que des responsables marocains ont soudoyé des diplomates et des journalistes étrangers, dont des Français, pour qu’ils défendent avec vigueur la position de Rabat concernant la question du Sahara occidental. La Dged a même monté de faux sites Internet d’information algériens.

    Il est aussi mis en lumière le financement du lobby pro-marocain aux Etats-Unis et en France. Ce compte tweeter démontre aussi comment le Maroc pille les ressources naturelles du peuple sahraoui et précise que le Makhzen livre gracieusement des phosphates à plusieurs pays de la Caraïbe et du Pacifique en échange d’un soutien sur le dossier du Sahara occidental.

    Les malversations du ministre des Affaires étrangères marocains sont montrées noir sur blanc. Le secrétaire général du Rassemblement national des indépendants a «engagé la société McKinsey pour réaliser une étude destinée à relancer l’économie marocaine». Le cabinet de conseil américain emploie, selon Coleman, la fille du responsable de la diplomatie marocaine, ce qui permettrait «des versements de commission» pour une étude qui «coûtera certainement aux contribuables marocains des millions de dollars».

    Des virements à gogo entre des membres du clan Alaoui révèlenet l’écart existant entre les niveaux de vie de l’élite makhzénienne et le citoyen lambda. Tout comme les relais marocains à l’étranger, notamment en France. Un bâtonnier français exerçant à Paris est présenté comme l’avocat «particulier» du Makhzen. Il s’occuperait de toute la sale besogne du royaume… Les Marocains n’ont pas réagi officiellement à ces graves révélations, mis à part leur chef de la diplomatie qui est tombé dans son délire habituel, accusant Alger d’être à l’origine de ces fuites.

    Acculé jusqu’à ses derniers retranchements, le Makhzen tente d’attaquer Coleman sur son propre terrain c’est-à-dire la Toile en créant de faux comptes qui l’accusent de distiller de faux documents. Il tente de toucher à sa crédibilité. Toutefois, «Chris_Coleman24» a intelligemment prouvé la véracité de ces documents en publiant la base de données du personnel du ministère des Affaires étrangères. La liste de tous les fonctionnaires de ce ministère, diplomates, agents techniques et employés, etc., avec leurs noms, prénoms, date de naissance, état civil, nombre d’enfants, matricules, numéros de la carte d’identité nationale et date de recrutement, ont été rendus publics. Même des fonctionnaires, dont des ambassadeurs, partis en retraite, sont signalés. Une manière donc de narguer le Makhzen et de lui montrer qu’il n’est qu’un nain par rapport à ce que les services secrets français peuvent lui faire subir.

    Immédiatement après l’apparition du hacker Chris Coleman, le roi du Maroc s’est empressé de se présenter auprès du président François Hollande pour demander des excuses et « rétablir la coopération judiciaire » avec Paris.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Chris Coleman, Marocleaks, diplomatie, corruption, lobbying,

  • L’article de presse qui a coûté 20.000 dollars au Maroc

    Inutile de dire que les journalistes étrangers manipulés par le Makhzen sont gâtés au Maroc.  Les billets aller-retour sont aux frais de la DGED. Ils sont logés dans de luxuex hôtels où ils reçoivent des visites de jolies adolescentes payés pour le service. Ils sont même conviés aux trophées de gold organisés dans les palais de Mohammed VI.

    Parmi eux, le journaliste américain Richard Miniter, un blogeur qu’Ahmed Charaï a présenté comme un “grand journaliste d’investigation”.

    Dans un mail (voir image ci-joint), Miniter demande à Ahmed Charaï de ne pas oublier son « cadeau ». « S’il vous plaît, n’oubliez pas d’apporter mon cadeau (20 000 $) », dit-il. Et pour dire qu’il a bien mérité ce paiement, il a jouté : « J’ai reçu de nombreux appels de plusieurs membres du personnel du Congrès au sujet de l’article. J’espère que votre roi était très heureux et qu’il me donnera une distinction ».

    Voici une dépêche de la MAP sur l’article pour lequel Miniter a touché un chèque de 20.000 dollars:

    Les dirigeants du Polisario sont dans un déni de la réalité qui rappelle les derniers jours de l’Allemagne de l’est (Richard Miniter)

    Washington, 13 jan (MAP) – Les dirigeants du Polisario sont dans un “un déni de la réalité qui rappelle les derniers jours de l’Allemagne de l’est, dont les hauts fonctionnaires s’obstinaient à ne pas regarder la télévision ouest-allemande, ni à parler à leurs familles qui vivaient dans la prospérité de l’autre côté du mur de Berlin”, relève le journaliste d’investigation US, Richard Miniter.

    “Les dirigeants du Polisario sont bien les seuls personnes dans les camps de Tindouf qui ne parlent pas au téléphone avec leurs familles au Maroc”, note le journaliste dans un reportage sur les camps publié dans la version francophone du magazine US Foreign Policy, intitulé “La guerre la plus inutile”.

    Miniter cite, entre autres exemples, le cas du “représentant” des séparatistes à Washington, qui lui avait confié “avec tristesse qu’il n’avait pas vu son père depuis des décennies et qu’il ne lui sera pas possible de le faire étant donné que ce dernier est décédé dans un hôpital ultramoderne au Maroc”, ajoutant que ce dirigeant séparatiste “sait qu’une visite au Maroc lui couterait son travail”.

    +Tindouf: un environnement où l’absence de pouvoir légitime fait le lit à l’anarchie+

    Le journaliste US, qui a dernièrement séjourné pendant une semaine dans les camps de Tindouf, décrit un environnement “livré à l’anarchie, dans lequel les dirigeants des séparatistes n’arrivent pas à assurer un semblant d’ordre, situation exacerbée par un manque d’infrastructures et par l’absence d’un pouvoir légitime”.

    Miniter souligne, dans ce cadre, qu’une simple visite dans les camps de Tindouf démystifie les revendications à une “autodétermination nationale” des dirigeants des séparatistes, expliquant que la caste dirigeante du polisario, y compris son chef Mohamed Abdelaziz, “a un intérêt économique à vouloir faire perpétuer le statu-quo, au détriment même des populations qui, elles, croupissent dans les camps”.

    “Si la guerre se termine à la faveur de la solution d’autonomie régionale, comme le propose le Maroc, les sommes d’argent conséquentes détournées des aides internationales (…) cesseront du jour au lendemain”, explique encore l’auteur de l’article , en soutenant que l’Algérie, qui offre un abri sur son territoire au polisario, “a aussi un intérêt à faire perdurer le conflit du Sahara”, dans sa quête “d’un semblant de leadership au Maghreb”.

    “Il y a fort à parier que l’argent, la politique et la crédulité sont pour beaucoup dans la perpétuation d’un conflit inutile”, conclut Richard Miniter, également auteur de plusieurs ouvrages à succès sur la politique étrangère américaine.(MAP).

    Tags : Maroc, Lobbying, Richard Miniter, Etats-Unis, Front Polisario, Sahara Occidental,

  • Un Wikileaks version marocaine sème le trouble… et le doute

    Un compte Twitter publie depuis début octobre des centaines de documents de la diplomatie marocaine et de responsables du royaume, présentés comme secrets. Mais l’authenticité de certains d’entre eux pose question.

    Depuis plusieurs mois, un Wikileaks version marocaine sème le trouble en ligne : anonymement et quasi-quotidiennement des documents classés secret sont diffusés sur Internet. Il s’agit entre autres d’ordres de virement et de correspondances confidentielles, internes au gouvernement, qui se veulent compromettants pour le royaume chérifien et sa diplomatie.

    C’est début octobre que le compte @chris_coleman24 a en effet fait fuiter sur Twitter et sur plusieurs plateformes de stockage des centaines de documents, dont certains datant de plusieurs années, qui mettent en cause des membres de la famille royale, des ministres, dont celui des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar (accusé de trafic d’influence), des diplomates, des sociétés privées, les services de renseignements marocains de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), tout en accusant de corruption des journalistes locaux et étrangers.

    Ainsi le ou les hackers qui se cachent derrière le pseudonyme @chris_coleman24 tirent sur tout et tout le monde, avec la volonté affichée de nuire à la diplomatie marocaine.

    Le Sahara occidental au cœur de l’affaire

    Militantisme politique ou vengeance personnelle ? On l’ignore pour le moment. Toujours est-il qu’un dossier intéresse fortement @chris_coleman24, celui du contentieux sur le Sahara occidental. Un territoire pour lequel le Maroc est en conflit avec le Front Polisario, le mouvement qui revendique, avec le soutien d’Alger, l’indépendance de l’ancienne colonie espagnole depuis 1975.

    En effet, la majorité des câbles publiés par ce compte anonyme, abonné à de nombreux comptes Twitter se référant au Sahara occidental, traite de ce dossier hautement stratégique pour le Royaume. Et font notamment état de crispations entre Rabat et l’ONU (et l’envoyé personnel de Ban Ki Moon, le médiateur de ce conflit, Christopher Ross), voire même de certaines tensions avec l’administration Obama.

    Certaines correspondances laissent entendre que des responsables marocains auraient soudoyé des diplomates et des journalistes étrangers, dont des Français, pour qu’ils défendent avec vigueur la position de Rabat concernant la question du Sahara.

    Silence radio

    Ce déballage ciblé a poussé la ministre déléguée aux Affaires étrangères, Mbarka Bouaida, la seule jusqu’ici à avoir officiellement réagi, à accuser des “éléments pro Polisario” d’être derrière ce compte, avec la complicité de l’Algérie.

    L’authenticité de certains documents pose toutefois question, tout comme le silence assourdissant des responsables marocains sur cette affaire, qui porte d’une certaine façon atteinte à la crédibilité de la diplomatie marocaine, ne serait-ce que d’un point de vue de la sécurisation de ses données confidentielles.

    Si Rabat veut éviter de faire des vagues en médiatisant ce “Marocleaks”, nul doute que les services secrets marocains cherchent activement à mettre la main sur @chris_coleman24. En attendant, c’est lui qui mène la danse.

    Instiller le doute

    Fin octobre, le journaliste Jean-Marc Manach, spécialisé dans les questions de libertés et de vie privée, co-fondateur des Big Brother Awards, a mené une enquête fouillée sur cette affaire. Dans un article publié sur le site arretsurimages.net, il conclut que “l’analyse des centaines de documents mis en ligne par ce mystérieux corbeau, (…), révèle que cette opération, selon les meilleures règles du genre, mêle savamment documents authentiques et documents manipulés”.

    Par conséquent, Jean-Marc Manach juge la comparaison avec les lanceurs d’alerte tels que Wikileaks inappropriée. Interrogé par le journaliste sur les raisons de son opération, le hacker a en effet répondu sur le réseau social : “déstabiliser le Maroc”. “C’est aussi à cela que l’on distingue un lanceur d’alertes d’un barbouze. Le premier veut faire éclater la vérité. Le second est, sinon en service commandé, tout du moins disposé à manipuler la vérité, voire à créer de fausses preuves, et instiller le doute”, avait conclut Jean-Marc Manach.

    Pour ce qui est d’instiller le doute, y compris sur ses propres desseins, la mission semble accomplie pour @chris_coleman24, même si aucune révélation fracassante n’est encore venue ébranler le Palais.

    France24, 8 déc 2014

    Tags : Maroc, Marocleaks, hacker, chris coleman, documents confidentiels,

  • Quand le Maroc découvre que le Sénégal ne reconnaît pas sa prétendue souveraineté sur le Sahara Occidental

    13 nov 09

    Note d’alerte

    Compte-rendu de la réunion du conseil des ministres sénégalais

    Le conseil des ministres sénégalais s’est réuni le 12 novembre sous la présidence de Mr Abdullay Wade. Dans le compte-rendu publié sur le site officiel du gouvernement, on peut lire le paragraphe suivant :

    « Madame le Ministre de l’Agriculture a informé le Conseil qu’une sévère résurgence du criquet pèlerin s’est développée dans l’ouest de la Mauritanie, à partir d’une reproduction qui a eu lieu durant l’été. Elle a rassuré le Conseil en affirmant que pour le moment, il n y a pas de menaces pour les pays limitrophes, sauf pour le sud du Maroc et le Sahara occidental où des ailés, venant des zones infestées pourraient disparaître. »

    Observation et alerte

    • On peut relever l’utilisation, dans un cadre officiel sénégalais, de l’appellation « Sahara occidental ».

    • A travers l’utilisation de l’expression « le sud du Maroc et le Sahara occidental », le gouvernement sénégalais donne au « Sahara occidental » les caractéristiques d’un pays souverain en le mettant à un même niveau que le Maroc.

    Note d’alerte

    13 nov 09

    Compte-rendu de la réunion du conseil des ministres sénégalais

    Le conseil des ministres sénégalais s’est réuni le 12 novembre sous la présidence de Mr Abdullay Wade. Dans le compte-rendu publié sur le site officiel du gouvernement, on peut lire le paragraphe suivant :
    « Madame le Ministre de l’Agriculture a informé le Conseil qu’une sévère résurgence du criquet pèlerin s’est développée dans l’ouest de la Mauritanie, à partir d’une reproduction qui a eu lieu durant l’été. Elle a rassuré le Conseil en affirmant que pour le moment, il n y a pas de menaces pour les pays limitrophes, sauf pour le sud du Maroc et le Sahara occidental où des ailés, venant des zones infestées pourraient disparaître. »

    Observation et alerte

    • On peut relever l’utilisation, dans un cadre officiel sénégalais, de l’appellation « Sahara occidental ».

    • A travers l’utilisation de l’expression « le sud du Maroc et le Sahara occidental », le gouvernement sénégalais donne au « Sahara occidental » les caractéristiques d’un pays souverain en le mettant à un même niveau que le Maroc.

    Tags : Marocleaks, Maroc, Sénégal, Sahara Occidental,

  • Manœuvres marocaines au Mali

    Manœuvres marocaines au Mali

    Voici des messages interchangés entre un ministre des affaires étrangères et l’ambassadeur directeur de l’agence marocaine de coopération internationale, le bras financier du lobbying du Maroc en Afrique et en Amérique Latine.

    Texte intégral des courriers confidentiels marocains :

    Pour toi seul à lire et avis.

    ———- Forwarded message ———-

    From: SiMohamed METHQAL <mohamed.methqal@gmail.com></mohamed.methqal@gmail.com>

    Date: Thu, 30 Jan 2014 13:30:25 +0000

    Subject: Maroc-Mali Fwd: HAUTE IMPORTANCE

    To: SALAHEDDINE MEZOUAR <smezouar@maec.gov.ma></smezouar@maec.gov.ma>

    Pour info, dans le cadre de la tournée africaine royale.

    Lire ce qui suit.

    J’ai eu Monsieur BA hier au phone pour faire un point sur le forum économique Maroc/Mali, l’idée étant de le faire coïncider avec la visite de SM a Bamako.

    Il s agit d’une bonne opportunité pour :

    1/ rayonner sur la région et dire que le Maroc s implique pour développer l’économie de la région

    2/ se positionner comme le premier pays avec lequel le Mali organise un forum économique.

    Mais il faut une réponse avant lundi car les délais sont serrés !

    Ce forum était prévu en Mars.

    Le budget transmis est de 83 mio FCFA soit environ 126 000 euro. Nous pourrions négocier avec eux pour dire la partie marocaine paye 50% et la partie malienne 50%. Le financement marocain peut être envisageable via AMCI (Agence Marocaine de Coopération Internationale, ndlr) + 3 grands groupes marocains OCP, AWB, CGEM.

    Le projet du forum est bien, programme, participants de la partie malienne. il s agit d’une mobilisation de haut niveau. les secteurs porteurs, …

    Pour rappel:

    Je vous avais déjà parle de ce forum a la suite de ma rencontre avec Monsieur BA en décembre.

    J’avais reçu Monsieur BA sur demande de M.Tagma en Décembre qui est promoteur d’un forum économique Mali / Maroc.

    Monsieur BA (consultant auparavant, a travaille avec Macky Sall pour sa campagne électorale, il est aujourd’hui conseiller chez président IBK).

    Il est très connu en Afrique pour la qualité de son travail et a une bonne réputation (j’ai fait mon enquête chez les amis consultants en Afrique).

    La réputation de Monsieur BA est de meilleure que celle du promoteur ayant organise le forum FOGECA à Dakar.

    Son frère Hassan BA est conseiller chez Mostafa Terrab à OCP.
    ________________________________________
    From: alhouseyny BA [bapolycom@gmail.com]
    Sent: Thursday, January 30, 2014 8:50 AM

    To: Mohamed Methqal

    Subject: Fwd: budget logo

    bonjour mr meqtal. Comme convenu je vous envoi ci joint un budget estimatif du forum. par ailleurs a la suite de notre conversation hier j ai tenu réunion avec 3 personnes importantes: son excellence mr Toumani Djime Diallo SG de la Présidence de la république/ MR Moustapha Ben Barka ministre de la promotion des investissements et du secteur prive et avec Mr Mamadou Sidibe président du conseil national du patronat du Mali.nous sommes d accord sur la chose suivante: si
    avant samedi il est confirme formellement la tenue du forum avec l’événement diplomatique annonce, du cote malien l’état et le secteur prive vont ensemble se mobiliser intensément pour son succès d autant plus que les termes de références et le format existent, et les salles réserves. il restera du cote marocain une même motivation et mobilisation: cgem et gouvernement. pour le budget la monnaie est en franc cfa et surtout nous ne demandons pas l extraordinaire simplement

    ce qui est possible et raisonnable car pour nous le plus important est la tenue et réussite de cet événement.

    ———- Forwarded message ———-
    From: Casimir Sangala

    <casimirsangala19@gmail.com<mailto:casimirsangala19@gmail.com>></casimirsangala19@gmail.com<mailto:casimirsangala19@gmail.com>

    Date: 2014-01-22

    Subject: budget logo

    To: alhouseyny ba <bapolycom@gmail.com<mailto:bapolycom@gmail.com>></bapolycom@gmail.com<mailto:bapolycom@gmail.com>

    Casimir SANGALA
    Juriste et communicant

    Tags : Maroc, Mali, AMCI, lobbying, Casimir SANGALA, Alhouseyni, 

  • Lobby du Maroc aux USA : Samantha Ravich

    Le Dr Samantha Ravich est actuellement coprésidente de la Commission nationale d’examen des programmes de recherche et de développement de la communauté du renseignement des États-Unis. En plus de son travail au sein de la Commission, Ravich consulte à la fois l’industrie privée et les gouvernements fédéral et des États sur la sécurité internationale, les risques financiers et politiques. Elle est également conseillère principale du groupe Chertoff. De 2009 à 2011, Ravich a été vice-président principal d’IPS, une société de logiciels et d’analyse issue de Los Alamos Labs et basée à McLean, en Virginie.

    Ravich était conseiller adjoint à la sécurité nationale du vice-président Cheney et a servi à la Maison Blanche pendant 5 ans et demi au cours de la période 2001-2008. Ravich était le représentant du vice-président au Comité des députés au sein du gouvernement américain sur les affaires asiatiques et du Moyen-Orient ainsi que sur la lutte contre le terrorisme et la contre-prolifération. Au cours de son mandat à l’OVP, elle a également travaillé sur le marché libre et la promotion de la démocratie, à la tête d’un certain nombre d’initiatives à l’échelle du gouvernement.

    Au cours d’une interruption de la Maison Blanche, Ravich a servi pendant deux ans en tant que vice-président du groupe de réflexion The Long Term Strategy Project, basé à Cambridge, MA, qui a été créé pour évaluer les menaces et les opportunités de sécurité auxquelles les États-Unis sont confrontés au cours des deux prochaines décennies . De 1999 à 2001, Mme Ravich a été chercheur principal au Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington, DC, où elle a travaillé pour le sénateur Sam Nunn à l’élaboration de la Nuclear Threat Initiative. De 1996 à 1999, Ravich a géré le portefeuille de la sécurité internationale en Asie et au Moyen-Orient pour la Smith Richardson Foundation. Elle a commencé sa carrière en tant qu’analyste financier pour KOAR, une société d’investissement et de développement immobilier basée à Los Angeles.

    Ravich a obtenu son doctorat. en analyse des politiques de la RAND Graduate School et son ESB / MCP de la Wharton School / University of Pennsylvania. En 2000, Cambridge University Press a publié le livre de Ravich, «Marketization and Democracy: East Asian Experiences», qui est utilisé comme manuel de base dans les cours internationaux d’économie, de science politique et d’études asiatiques dans tout le pays.

    Elle est membre du Council on Foreign Relations et a été CFR International Affairs Fellow. Ravich siège au conseil de la Pardee RAND Graduate School, au comité de sélection du programme Hitachi Japan CFR International Fellows et au conseil consultatif du National Counterterrorism Center au sein du bureau du directeur du renseignement national.

    Tags : Maroc, Marocleaks, Samantha Ravich, lobbying, Etats-Unis, USA,

  • Maroc : Accointances d’Amina Bouayache avec la DGED

    Pour ceux qui ont encore des doutes sur les relations d’Amina Bouayach avec le Makhzen, voici un document confidentiel du hacker Chris Coleman qui le prouve.

    Le nom de la présidente du Conseil National des droits de l’homme est utilisé pour véhiculer la propagande du régime. Dans ce cas, pour publier un article sur le site Slate.fr, un média dont les actions sont partagés par Rabat.

    Abdelmalek Alaoui, directeur à l’époque de la boîte de consultation et lobbying Global Partners Intelligence a rédigé un article sous le titre de “Projet des Médias au Maroc : projet de censure ?” et le soumet, pour approbation, au directeur du cabinet du chef de la DGED, Mourad El Rhoul. Avec l’option de changer le texte “si remarques éventuelles”.
    Lire la suite depuis la source
    Tags : Maroc, Marocleaks, Amina Bouayach, CNDH, DGED, Mourad El Rhoul, Yassine Mansouri,
    @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; background: transparent } p.western { font-family: “Calibri”, serif; font-size: 11pt; so-language: fr-FR } p.cjk { font-family: “Times New Roman”; font-size: 11pt; so-language: fr-FR } p.ctl { font-family: “Calibri”; font-size: 11pt; so-language: ar-SA } @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; background: transparent } p.western { font-family: “Calibri”, serif; font-size: 11pt; so-language: fr-FR } p.cjk { font-family: “Times New Roman”; font-size: 11pt; so-language: fr-FR } p.ctl { font-family: “Calibri”; font-size: 11pt; so-language: ar-SA }

  • Maroc Leaks révèle comment la banque « Attijariwafa » blanchit l’argent de la drogue et finance le terrorisme

    Par Hakim Megati

    Les sous et les dessous du Makhzen commencent décidément à monter en surface et à être balancés sur la place publique.

    Le site MarocLeaks vient de révéler un nouveau scandale suite à la découverte par la police marseillaise, dans le sud-est de la France, d’un vaste réseau de blanchiment de la drogue produite au Maroc et vendue à travers le monde.

    Et c’est Attijariwafa Bank, connue pour être la banque du roi Mohamed VI qui est prise en flagrant délit de dissimulation des fonds engrangés par le trafic de cannabis.

    De fait, l’implication «personnelle» du monarque dans ces «activités criminelles», est clairement établie selon MarocLeaks.

    Tout a commencé quand, en juin 2015, des douaniers français découvrent dans une bourgade du Vaucluse, la somme rondelette de 300 000 euros en espèces à l’intérieur d’un véhicule.

    L’affaire est confiée à des enquêteurs de Marseille, membres d’une section spécialisée dans la délinquance financière. En coopération avec leurs confrères de plusieurs pays d’Europe, un travail de fourmi permet de remonter la filière aux ramifications importantes et dont le quartier général se situerait au «sommet de l’Etat marocain».

    On y apprend ainsi, de la bouche de Xavier Tarabeux, qui représente le ministère public, cité par l’AFP, qu’une somme faramineuse de 400 millions d’euros a été blanchie durant ces quatre dernières années (2005-2019) et qu’une partie aurait transité par la France où Attijariwafa Bank possède plusieurs agences.

    Bien qu’une bonne partie de la presse française, copieusement arrosée par le makhzen ait évoqué une «Hawala (système traditionnel de paiement informel dans la culture arabe), les experts du domaine, eux, pointent la banque marocaine Attijariwafa Bank qui couvre un important flux financier, notamment en Afrique de l’Ouest qu’elle inonde de sa résine de cannabis.

    MarocLeaks précise en effet que les brigades anti terroristes ont repéré, dès l’année 2012, les «mécanismes frauduleux du financement de groupes terroristes proches du Makhzen tel le Mujao dont les mercenaires ont tenté d’infiltrer les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf en même temps qu’ils ont investi le nord du Mali avant de disparaître dans la nature»…

    En clair, la responsabilité du Makhzen dans le blanchiment de l’argent de la drogue et, pire encore, du financement des groupes armés terroristes pour travailler son agenda diplomatique (dans le dossier du Sahara occidental) n’est plus une simple vue de l’esprit.

    Mais MarocLeaks s’attend à ce que le Makhzen sorte son chéquier pour offrir de gros sous pour s’acheter des responsables européens chargés de l’enquête, en les dissuadant de révéler les dessous de cette dangereuse affaire d’Etat.

    Ceci, au moment où un coup de filet est lancé en France, en Belgique et aux Pays-Bas, où des dizaines de personnes liés aux narcotrafiquants sont arrêtés.

    Algérie1, 31 déc 2019

    Tags : Maroc, Marocleaks, Attijari wafabank, Hawala, blanchiment,