Tag: Marocleaks

  • Maroc Leaks : C&I touchait 120.000€ par an pour espionner l’Algérie

    Maroc, Marocleaks, C&I, Communication&Institution, lobbying, Algérie, #Maroc, #Algérie,

    « COMMUNICATION&INSTITUTION »

    Olivier Le Picard et Gaëtan De Royer sont les responsables de la société de conseil en lobbying « COMMUNICATION &INSTITUTION », sise au 105 Boulevard Haussmann 75008 Paris, Cette société sert, depuis plusieurs années, de couverture aux activités de la DGED marocaine en France, activités dirigées contre l’Algérie et le Polisario, sous forme de campagnes médiatiques hostiles.

    Des documents récupérés dans une des boites mails, utilisées par Mourad El ghoul, Chef de cabinet du tortionnaire Yassine Mansouri, ont permis d’apprendre que les responsables de cette société travaillent depuis 2005 directement avec la DGED – le bureau marocain de renseignement extérieur – sous les clauses d’un contrat appelé « Programme de communication institutionnel en France pour le Royaume du Maroc ». (Voir contrat ci-dessous)

    “Monitoring sur l’Algérie” est le nom de code donné par la societé de lobbying “Communication & Institution” au travail visant à déformer l’image de l’Algérie et du Front Polisario et édulcorer celle du Maroc en France et ailleurs.

    Ils facturent aussi le « monitoring presse (alertes, commandes de vidéo et pages de textes), les « frais correspondant au sondage réalisé par TNS Sofres », la « revue de presse quotidienne » et la « mission assistance conseil », toute une panoplie de services pour lesquels ils touchent des sommes faramineuses.

    Les deux lascars recevaient des directives de Mourad El Ghoul, ainsi que de Mohamed Bellahrach, Laarbi Boucharaa, Youness Idrissi et Salem Mrani.

    A l’instar de tous les français qui faisaient du lobbying pour Mohammed VI, ils étaient récompensés aussi avec des « luxueux » tours dans les villes touristiques du Maroc où ils pouvaient, en toute liberté, s’adonner aux pratiques interdites à l’Hexagone (tourisme sexuel, pédophilie, adultère, etc).

    Ils étaient aussi invités à participer aux festivités du trône, aux rendez-vous sportifs tels que les trophées de Golf Hassan II ainsi qu’aux festivals de cinéma de Marrakech où ils étaient dans les hôtels les plus huppés du royaume.


    Budget 2010

    Programme de communication institutionnelle en France pour le Royaume du Maroc

    Le présent budget est établi sur la base des précédents budgets annuels et des missions définies par le Royaume du Maroc. Il comprend des honoraires pour les missions de conseil et d’accompagnement, ainsi que des frais liés au développement du programme en France (hors billets d’avion et logement au Maroc).

    1. Mission « Maroc »

    1.1. Assistance conseil :
    • mise à disposition d’une équipe de consultants sous la direction de MM. Olivier Le Picard et Gaëtan de Royer ;
    • contribution à l’élaboration de la stratégie de communication institutionnelle ; adaptation de la stratégie en fonction du contexte français (rédaction de notes / conseils) ;

    • études thématiques ponctuelles (analyse de perception de sujets liés à l’actualité politique et économique du Royaume auprès des prescripteurs et relais d’opinion ; évolution de cette perception dans le temps) ;
    • identification des circuits de propagation de l’information (rumeurs, polémiques,…) ;
    • construction d’argumentaires ;
    • entretien d’un réseau de contacts (leaders d’opinion, ONG, journalistes, universitaires et think tanks,…) alimentation de ce réseau en informations (plan de contacts à l’occasion de déplacements à Paris de personnalités marocaines,…) ;
    • communication de crise (polémiques intérieures ; événements exceptionnels…) ;
    • réunions de coordination à Paris et à Rabat.

    1.2. Monitoring « Maroc »

    • identification des sujets d’intérêt des médias concernant le Maroc ;
    • analyse de la forme et de l’ampleur de la couverture médiatique liée à l’actualité marocaine (synthèses hebdomadaires et alertes quotidiennes) ;
    • examen des éléments de perception / Royaume du Maroc ;
    • suivi des rumeurs, pour alertes et suivi.

    1.3. Opérations exceptionnelles :

    • organisation d’opérations de communication dans le cadre du programme, selon les besoins du Royaume du Maroc et/ou en cas de crise (voyage de presse, édition,…) ;

    TOTAL HONORAIRES ANNUELS « MAROC »

    1.1. Honoraires / Assistance conseil……………………………………..90 000 €
    1.2. Honoraires / Monitoring.…………………………..………………. 90 000 €
    Total « Maroc »………………………………………………………………. 180.000 €

    1.3. Budget provisionnel annexe, en fonction de l’actualité
    (réserve opérationnelle) ……………………………………………………………30.000 €

    Les frais spécifiques (déplacements au Maroc, hébergement, etc.) ou relevant d’opérations exceptionnelles (sondage, location de salle pour rencontres avec la presse, travaux d’impression, frais de surveillance en cas de circonstances exceptionnelles…) sont refacturés sur justificatifs à l’euro près, après acceptation préalable de devis par le responsable du budget.

    2. Mission de surveillance « Algérie »

    2.1. Monitoring « Algérie »

    • identification des sujets d’intérêt des médias concernant l’Algérie ;
    • analyse de la forme et de l’ampleur de la couverture médiatique liée à l’actualité algérienne (synthèses hebdomadaires et alertes quotidiennes) ;
    • examen des éléments de perception / République algérienne ;
    • comparaison des données obtenues entre le Maroc et l’Algérie ;
    • identification des circuits de propagation de l’information ;
    • études thématiques ponctuelles ;
    • suivi des rumeurs, pour alertes et suivi.

    TOTAL HONORAIRES ANNUELS « SURVEILLANCE ALGERIE »

    Total « surveillance Algérie »………………………………………120.000 €

    3. RECAPITULATIF ANNUEL (Honoraires + Frais)

    Honoraires « Maroc »…(assistance conseil et monitoring)………………………………………………………………… 180 000 €

    Honoraires « surveillance Algérie »………………………………120.000 €
    Frais courants forfaitaires………….……………………………………30.000 €
    Total réglé en quatre virements trimestriels de 85.000 € ……330.000 €

    + Budget provisionnel annexe, en fonction de l’actualité
    (réserve opérationnelle) …………………………………………………30.000 €



  • Maroc Leaks : C&I touchait 120.000€ par an pour espionner l’Algérie

    « COMMUNICATION&INSTITUTION »

    Olivier Le Picard et Gaëtan De Royer sont les responsables de la société de conseil en lobbying « COMMUNICATION &INSTITUTION », sise au 105 Boulevard Haussmann 75008 Paris, Cette société sert, depuis plusieurs années, de couverture aux activités de la DGED marocaine en France, activités dirigées contre l’Algérie et le Polisario, sous forme de campagnes médiatiques hostiles.

    Des documents récupérés dans une des boites mails, utilisées par Mourad El ghoul, Chef de cabinet du tortionnaire Yassine Mansouri, ont permis d’apprendre que les responsables de cette société travaillent depuis 2005 directement avec la DGED – le bureau marocain de renseignement extérieur – sous les clauses d’un contrat appelé « Programme de communication institutionnel en France pour le Royaume du Maroc ». (Voir contrat ci-dessous)

    “Monitoring sur l’Algérie” est le nom de code donné par la societé de lobbying “Communication & Institution” au travail visant à déformer l’image de l’Algérie et du Front Polisario et édulcorer celle du Maroc en France et ailleurs.

    Ils facturent aussi le « monitoring presse (alertes, commandes de vidéo et pages de textes), les « frais correspondant au sondage réalisé par TNS Sofres », la « revue de presse quotidienne » et la « mission assistance conseil », toute une panoplie de services pour lesquels ils touchent des sommes faramineuses.

    Les deux lascars recevaient des directives de Mourad El Ghoul, ainsi que de Mohamed Bellahrach, Laarbi Boucharaa, Youness Idrissi et Salem Mrani.

    A l’instar de tous les français qui faisaient du lobbying pour Mohammed VI, ils étaient récompensés aussi avec des « luxueux » tours dans les villes touristiques du Maroc où ils pouvaient, en toute liberté, s’adonner aux pratiques interdites à l’Hexagone (tourisme sexuel, pédophilie, adultère, etc).

    Ils étaient aussi invités à participer aux festivités du trône, aux rendez-vous sportifs tels que les trophées de Golf Hassan II ainsi qu’aux festivals de cinéma de Marrakech où ils étaient dans les hôtels les plus huppés du royaume.


    Budget 2010

    Programme de communication institutionnelle en France pour le Royaume du Maroc

    Le présent budget est établi sur la base des précédents budgets annuels et des missions définies par le Royaume du Maroc. Il comprend des honoraires pour les missions de conseil et d’accompagnement, ainsi que des frais liés au développement du programme en France (hors billets d’avion et logement au Maroc).

    1. Mission « Maroc »

    1.1. Assistance conseil :
    • mise à disposition d’une équipe de consultants sous la direction de MM. Olivier Le Picard et Gaëtan de Royer ;
    • contribution à l’élaboration de la stratégie de communication institutionnelle ; adaptation de la stratégie en fonction du contexte français (rédaction de notes / conseils) ;

    • études thématiques ponctuelles (analyse de perception de sujets liés à l’actualité politique et économique du Royaume auprès des prescripteurs et relais d’opinion ; évolution de cette perception dans le temps) ;
    • identification des circuits de propagation de l’information (rumeurs, polémiques,…) ;
    • construction d’argumentaires ;
    • entretien d’un réseau de contacts (leaders d’opinion, ONG, journalistes, universitaires et think tanks,…) alimentation de ce réseau en informations (plan de contacts à l’occasion de déplacements à Paris de personnalités marocaines,…) ;
    • communication de crise (polémiques intérieures ; événements exceptionnels…) ;
    • réunions de coordination à Paris et à Rabat.

    1.2. Monitoring « Maroc »

    • identification des sujets d’intérêt des médias concernant le Maroc ;
    • analyse de la forme et de l’ampleur de la couverture médiatique liée à l’actualité marocaine (synthèses hebdomadaires et alertes quotidiennes) ;
    • examen des éléments de perception / Royaume du Maroc ;
    • suivi des rumeurs, pour alertes et suivi.

    1.3. Opérations exceptionnelles :

    • organisation d’opérations de communication dans le cadre du programme, selon les besoins du Royaume du Maroc et/ou en cas de crise (voyage de presse, édition,…) ;

    TOTAL HONORAIRES ANNUELS « MAROC »

    1.1. Honoraires / Assistance conseil……………………………………..90 000 €
    1.2. Honoraires / Monitoring.…………………………..………………. 90 000 €
    Total « Maroc »………………………………………………………………. 180.000 €

    1.3. Budget provisionnel annexe, en fonction de l’actualité
    (réserve opérationnelle) ……………………………………………………………30.000 €

    Les frais spécifiques (déplacements au Maroc, hébergement, etc.) ou relevant d’opérations exceptionnelles (sondage, location de salle pour rencontres avec la presse, travaux d’impression, frais de surveillance en cas de circonstances exceptionnelles…) sont refacturés sur justificatifs à l’euro près, après acceptation préalable de devis par le responsable du budget.

    2. Mission de surveillance « Algérie »

    2.1. Monitoring « Algérie »

    • identification des sujets d’intérêt des médias concernant l’Algérie ;
    • analyse de la forme et de l’ampleur de la couverture médiatique liée à l’actualité algérienne (synthèses hebdomadaires et alertes quotidiennes) ;
    • examen des éléments de perception / République algérienne ;
    • comparaison des données obtenues entre le Maroc et l’Algérie ;
    • identification des circuits de propagation de l’information ;
    • études thématiques ponctuelles ;
    • suivi des rumeurs, pour alertes et suivi.

    TOTAL HONORAIRES ANNUELS « SURVEILLANCE ALGERIE »

    Total « surveillance Algérie »………………………………………120.000 €

    3. RECAPITULATIF ANNUEL (Honoraires + Frais)

    Honoraires « Maroc »…(assistance conseil et monitoring)………………………………………………………………… 180 000 €

    Honoraires « surveillance Algérie »………………………………120.000 €
    Frais courants forfaitaires………….……………………………………30.000 €
    Total réglé en quatre virements trimestriels de 85.000 € ……330.000 €

    + Budget provisionnel annexe, en fonction de l’actualité
    (réserve opérationnelle) …………………………………………………30.000 €



  • Maroc-leaks : les sulfureuses lettres de Mourad El Ghoul et Nadia Jalfi

    — En date de : Mar 22.7.08, molva canal
    a écrit :

    De: molva canal

    Objet: salutations
    À: nadiajalfi@yahoo.fr
    Date: Mardi 22 Juillet 2008, 15h16
    Salut, j’espère que tu vas bien. Donne-moi de tes nouvelles! Appelle-moi ! Comment vont tes filles, ta maman, la balsamique aïeule  ? A plus.

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –


    —– Message d’origine —-
    De : Nadia Jalfi
    À : molva canal

    Envoyé le : Mardi, 22 Juillet 2008, 14h01mn
    30s
    Objet : Re : salutations

    La balsamique est complètement paumée, ma mère va très bien, la présence des filles lui fait un bien fou, moi je fais une cure de sommeil et de outlets en Virginie. J’ai satisfait tes tocs mais en apportant des petites variantes, tees shirts imprimes et plus colores. je ne t’imagine pas une seconde en péripatéticienne surtout rue de la Pompe, Goasguen a interdit le racolage dans le 16eme. Tu me
    balades comme toujours. Désolée pour les filles, et Reine elle a été kidnappée par un gang? elle a
    disparu dans le Bronx?

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    — En date de : Mar 22.7.08, molva canal
    a écrit :

    De: molva canal
    Objet: Re : Re : salutations
    À: nadiajalfi@yahoo.fr
    Date: Mardi 22 Juillet 2008, 16h22

    Aafrita. je suis vraiment content de te lire. Ecris-moi plus longuement, tout à l’heure et, surtout, je
    veux entendre ta voix.

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    —– Message d’origine —-
    De : Nadia Jalfi
    À : molva canal
    Envoyé le : Mardi, 22 Juillet 2008, 15h06mn 33s
    Objet : Re : Re : salutations

    Qsq je fais de Stella?
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    — En date de : Mar 22.7.08, molva canal
    a écrit :

    De: molva canal
    Objet: Re : Re : Re : salutations
    À: nadiajalfi@yahoo.fr
    Date: Mardi 22 Juillet 2008, 18h00

    Je te dis de m’écrire une missive à rallonge et tu me réponds que fais de Stella ? Elle peut attendre, elle est congé actuellement  et les femmes que tu veux lui faire rencontrer pareillement. C’est un monde.

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    —– Message d’origine —-
    De : Nadia Jalfi
    À : molva canal
    Envoyé le : Mardi, 22 Juillet 2008, 19h28mn 04s
    Objet : Re : Re : Re : salutations

    Oui c est un monde, tu peux le dire! Correcto fait la fête a Temara pendant que Reine se perd dans Manhattan et que l’ex cruche s’éclate a DC. Correcto est amoral, antisocial et décadent, son empire prend l eau. Sympa la visite au congres, j ai vu ton copain Mel et ta copine Nancy, ils te transmettent leur bon souvenir.

    Tu n es pas déprimé, tu dois te renouveler et tout ira bien. C est l’été, la saison s’y prête.

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    — En date de : Mer 23.7.08, molva canal
    a écrit :

    De: molva canal
    Objet: Re : Re : Re : Re : salutations
    À: nadiajalfi@yahoo.fr
    Date: Mercredi 23 Juillet 2008, 12h37

    Tu as mangé un hamburger enragé ou quoi ? Correcto ne fait pas la fête, contrairement à ce que pense Cruella. Correcto est, au contraire, en repli spirituel. Correcto fait son autocritique et se rend compte qu’il n’a pas eu un comportement adéquat avec Cruella et il le regrette. Mais il va réparer à son retour. N’est-il pas Correcto ? Il s’agit d’un Save Our Soul.

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    —– Message d’origine —-
    De : Nadia Jalfi
    À : molva canal
    Envoyé le : Mercredi, 23 Juillet 2008, 14h25mn 48s
    Objet : Re : Re : Re : Re : salutations

    Cruella n a jamais fait mal a Correcto, JAMAIS. Correcto ne sait pas ce qu il veut, il avance, recule, marque le pas et Cruella rit, Cruella pleure, Cruella se perd.

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    — En date de : Mer 23.7.08, molva canal a écrit :

    De: molva canal
    Objet: Re : Re : Re : Re : Re : salutations
    À: nadiajalfi@yahoo.fr
    Date: Mercredi 23 Juillet 2008, 18h53

    Salut,

    Correcto a fait son mea culpa. Il se bat, non, il se flagelle, la coulpe car il est conscient du fait qu’il
    n’a pas bien agi. Mais Cruella est connue pour sa clémence et son amour du prochain et lui pardonnera ses égarements !

    Au plaisir de te lire, dans l’attente de te revoir.

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    De : Nadia Jalfi
    Sujet : Re: Re : Re : Re : salutations
    Pour molva canal

    Point de pardon sans explication. POURQUOI?











    — En date de : Mer 23.7.08, molva canal molva_canal@yahoo.fr a écrit :

    De: molva canal molva_canal@yahoo.fr
    Objet: Re : Re : Re : Re : Re : Re : salutations
    À: nadiajalfi@yahoo.fr
    Date: Mercredi 23 Juillet 2008, 19h55
    Tu comptes vraiment pour Correcto ou Cruello. Il s’en rend compte maintenant le bougre !

    —– Message d’origine —-
    De : Nadia Jalfi nadiajalfi@yahoo.fr
    À : molva canal molva_canal@yahoo.fr
    Envoyé le : Mercredi, 24 Juillet 2008,
    Objet : Re : Re : Re : Re : Re : salutations

    Un peu court comme explication. Le bougre avance toujours masque.

    P.S. : La date de ce courrier correspond à celle du début de la relation sentimentale de Nadia Jalfi avec Gustavo de Arístegui alors porte-parole des Affaires étrangères du Groupe populaire au Congrès des députés espagno. En octobre 2010 célébreront leur mariage.

    Le 13 décembre 2015, De Arístegui démissionne de son poste d’ambassadeur de l’Espagne en Inde suite à une affaire de corruption.

    Tags : Maroc, Marocleaks, DGED, Mourad El Ghoul, Nadia Jalfi,

  • L’affaire «Marocleaks», connaissez-vous ?

    L’affaire «Marocleaks», connaissez-vous ? Il s’agit seulement du cas (dénoncé le 1er décembre 2014 et donc poursuivi pour diffamation – par le site d’informations en ligne français «Arrêt sur images» ; site qui avait repris et analysé des informations diffusées par un «corbeau marocain» ) de journalistes français très, très proches du pouvoir marocain : José Garçon (de «Libération», que les Algériens connaissent très bien, tout particulièrement pour ses positions anti-régime durant la décennie noire), Mireille Duteil (ancienne du «Point»… et collaboratrice de «l’Observateur du Maroc», que les Algériens des années 80 connaissaient très bien et,elle aussi, toujours bien accueillie… d’autant qu’elle est ou était l’épouse d’un haut fonctionnaire français ), Dominique Lagarde («L’Express») et Vincent Hervouet («Lci»)… Ils auraient été «achetés» pour produire des articles favorables au Maroc, soutenant la colonisation du Sahara Occidental.

    Il est certain que le lobbyisme déployé, depuis toujours, par le Maroc est «infatigable et tentateur»… et payant, en tout cas auprès de bien des journaux et de journalistes (et d’hommes politiques) français, entre autres.

    Le 3 octobre 2014, le compte Twitter de celui qu’on présente comme le «Snowden» marocain révèle des documents présentés comme confidentiels, visant notamment des responsables de la diplomatie marocaine et la DGED (Direction générale des études et de la documentation), les services de renseignement marocains, notamment sur le dossier sensible du Sahara occidental.

    Si dans un premier temps, le gouvernement marocain s’est contenté, du bout des lèvres, de démentir ce flux d’informations en provenance d’un compte dont le propriétaire reste encore inconnu, il est passé à la contre-offensive, ce jeudi, en accusant, comme à son habitude, l’Algérie d’être derrière cette «campagne enragée».

    Ainsi, et hormis la ministre déléguée aux Affaires étrangères, M’barka Bouaïda, qui a accusé des «éléments pro-Polisario» d’être derrière la divulgation de ces centaines de documents de la diplomatie marocaine et aussi des courriels où apparaissent des think tanks, des sociétés de relations publiques, des journalistes, marocains et étrangers, et des collaborateurs de la DGED, avec l’appui de l’Algérie, aucune partie officielle marocaine n’avait réagi. Il n’y a eu, par ailleurs, aucun démenti de l’authenticité des câbles.

    Salaheddine Mezouar, le chef de la diplomatie marocaine à l’époque, a été cité par ces révélations. Il y est accusé de «trafic d’influence», car il aurait «engagé la société McKinsey pour réaliser une étude destinée à relancer l’économie marocaine». Le cabinet de conseil américain emploie, selon Coleman, la fille du responsable de la diplomatie marocaine, ce qui permettrait «des versements de commissions».

    Tags : Maroc, Makhzen, wikileaks marocain, marocleaks, chris coleman, diplomatie marocaine, lobbying,

  • Maroc leaks révèle comment la banque « attijariwafa » blanchit l’argent de la drogue et finance le terrorisme

    Les sous et les dessous du Makhzen commencent décidément à monter en surface et à être balancés sur la place publique.

    Le site MarocLeaks vient de révéler un nouveau scandale suite à la découverte par la police marseillaise, dans le sud-est de la France, d’un vaste réseau de blanchiment de la drogue produite au Maroc et vendue à travers le monde

    Et c’est Attijariwafa Bank, connue pour être la banque du roi Mohamed VI qui est prise en flagrant délit de dissimulation des fonds engrangés par le trafic de cannabis.

    De fait, l’implication «personnelle» du monarque dans ces «activités criminelles», est clairement établie selon MarocLeaks.

    Tout a commencé quand, en juin 2015, des douaniers français découvrent dans une bourgade du Vaucluse, la somme rondelette de 300 000 euros en espèces à l’intérieur d’un véhicule

    L’affaire est confiée à des enquêteurs de Marseille, membres d’une section spécialisée dans la délinquance financière.

    En coopération avec leurs confrères de plusieurs pays d’Europe, un travail de fourmi permet de remonter la filière aux ramifications importantes et dont le quartier général se situerait au «sommet de l’Etat marocain».

    On y apprend ainsi, de la bouche de Xavier Tarabeux, qui représente le ministère public, cité par l’AFP, qu’une somme faramineuse de 400 millions d’euros a été blanchie durant ces quatre dernières années (2005-2019) et qu’une partie aurait transité par la France où Attijariwafa Bank possède plusieurs agences

    Bien qu’une bonne partie de la presse française, copieusement arrosée par le makhzen ait évoqué une «Hawala (système traditionnel de paiement informel dans la culture arabe), les experts du domaine, eux, pointent la banque marocaine Attijariwafa Bank qui couvre un important flux financier, notamment en Afrique de l’Ouest qu’elle inonde de sa résine de cannabis.

    MarocLeaks précise en effet que les brigades anti terroristes ont repéré, dès l’année 2012, les «mécanismes frauduleux du financement de groupes terroristes proches du Makhzen tel le Mujao dont les mercenaires ont tenté d’infiltrer les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf en même temps qu’ils ont investi le nord du Mali avant de disparaître dans la nature»…En clair, la responsabilité du Makhzen dans le blanchiment de l’argent de la drogue et, pire encore, du financement des groupes armés terroristes pour travailler son agenda diplomatique (dans le dossier du Sahara occidental) n’est plus une simple vue de l’esprit

    Mais MarocLeaks s’attend à ce que le Makhzen sorte son chéquier pour offrir de gros sous pour s’acheter des responsables européens chargés de l’enquête, en les dissuadant de révéler les dessous de cette dangereuse affaire d’Etat

    Ceci, au moment où un coup de filet est lancé en France, en Belgique et aux Pays-Bas, où des dizaines de personnes liés aux narcotrafiquants sont arrêtés

    Tags : Maroc, Marocleaks, Attijari wafabank, Hawala, blanchiment,

  • Le Maroc recrute des mercenaires français et américains pour s’en prendre à l’Algérie

    Grâce aux révélations du mystérieux hacker Chris Coleman, nous avons appris que le lobbying marocain anti-algérien a de beaux jours devant lui.

    Des documents confidentiels balancés sur le toile dans le cadre d’une opération appelée Marocleaks sur des journalistes recrutés pour mener une campagne de dénigrement de l’Algérie aux Etats-Unis et en France, les deux principaux alliés du Maroc dans le conflit du Sahara Occidental.

    Les activités et le financement du lobby pro-marocain dans ces deux pays et les rapports secrets entre les services de renseignement marocains et le Mossad ont été dévoilés par le hacker qui a déclaré vouloir « déstabiliser la diplomatie marocaine » et il faut reconnaître qu’il a gagné son pari.

    Ainsi nous avons appris que parmi les journalistes américains se trouvent Richard Miniter et Joseph Braud qui, essayaient de transmettre à l’opinion publique américaine l’idée que le Front Polisario avait des connexions avec le «terrorisme djihadiste soutenu par l’Algérie». Miniter est présenté comme « journaliste d’investigation du New York Times et auteur de deux livres à succès : Losing bin Laden et Shadow War. Il a publié dans de nombreux journaux aux États-Unis, notamment dans le New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal et Christian Science Monitor, ainsi que dans The Atlantic Monthly, The New Republic, National Review et Reader’s Digest. Ses articles ont également paru dans des journaux en Europe, en Asie et en Australie ». Il a touché 20.000 dollars payés par la DGED pour un article initulé « La guerre la plus inutile du monde » paru dans les colonnes du magazine US Foreign Policy. Cela sans compter les nombreuses invitations à faire des voyages de luxe au Maroc.

    Idem pour Joseph Braude, écrivain. Ses deux derniers  livres sont “The new Iraq” et “The Honored Dead”. Il a participé activement dans la campagne contre l’Algérie et le Polisario. Dans l’audio ci-joint, on l’entend parler en arabe de prétendus « mercenaires du Polisario, de l’Algérie et d’autres pays africains » ayant participé à la défense de Kadhafi.

    Leur recruteur, Ahmed Charaï, un valet du Makhzen, avait été condamné en 2011 par la justice américaine pour fausse déclaration douanière, selon le site algeriepatriotique. le 14 septembre 2011 à son arrivée à l’aéroport international de Dulles (Washington DC), il avait déclaré 10 000 dollars en argent liquide. Après contrôle, il s’est avéré qu’il avait sur lui cinq fois plus, curieusement dans des «enveloppes» fermées et libellées, selon le rapport de la douane américaine.

    Selon sa déclaration devant le juge, Ahmed Charaï était en possession de 15 000 dollars non déclarés. L’argent était destiné au paiement des lobbyistes pro-marocains, a attesté «Chris Coleman». Bien qu’il ait avoué sa culpabilité devant le juge, Ahmed Charaï a pu être libéré grâce à John J. Hamre, président du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), une entité de lobbyistes pro-marocains dans laquelle est membre Henry Kissinger, architecte en chef de la livraison du Sahara Occidental au Maroc.

    Les réseaux d’Ahmed Charaï est beaucoup plus puissant en France. C’est lui qui se trouve derrière le recrutement des journalistes français dont les liens avec la DGED marocaine avait été confirmée par la documentation balancée par Chris Coleman. José Garçon (de Libération, que les Algériens connaissent très bien, tout particulièrement pour ses positions anti-régime durant la décennie noire), Mireille Duteil (ancienne du «Point»… et collaboratrice de «l’Observateur du Maroc», que les Algériens des années 80 connaissaient très bien et, elle aussi, toujours bien accueillie… d’autant qu’elle est ou était l’épouse d’un haut fonctionnaire français ), Dominique Lagarde (L’Express) et Vincent Hervouet (LCI)… Ils ont été «achetés» pour produire des articles favorables au Maroc, soutenant la colonisation du Sahara Occidental.

    Vincent Hervouet a été chargé d’accuser le Polisario de collusion avec le terrorisme et de faire la promotion du MAK et du GPK. Il a interviewé Ferhat Mehenni et dénoncé une prétendu répression de kabyles (voir photos ci-jointes)

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Algérie, marocleaks, France Etats-Unis, lobbying, USA, presse,

  • La principale tache des lobbistes marocains est salir l’image de l’Algérie et du Front Polisario

    Des journalistes et personnalités étrangères achetées par le Maroc dans le but de déstabiliser l’Algérie

    Déterminé à poursuivre son occupation du territoire du Sahara occidental, le Maroc ne lésine pas sur les moyens et fait une entorse aux principes pour organiser des complots contre l’Algérie qu’il considère comme seul obstacle devant la réalisation de ses rêves expansionnistes.

    Cette machination marocaine passe par l’organisation également de propagandes médiatiques ayant pour but de dénigrer une Algérie dont le seul crime est défendre la légalité internationale notamment le principe sacré du droit des peuples à l’autodétermination. Une machination qui passe par «l’achat» de consciences de certains, prêts à sacrifier tout un peuple pour gagner des dizaines de milliers d’euros offerts gracieusement par le Makhzen.

    Un «Snowden» marocain dévoile une partie des complots ourdis par le régime voisin. Agissant sous le pseudo de Chris Coleman, le mystérieux hacker a révélé en 2014 et 2017 des documents confidentiels mettant à nu les activités anti-Algérie menées par la Direction générale des études et de la documentation (DGED) qui est le service de renseignements extérieur marocain et dont le directeur, Yassine Mansouri, s’est avéré le véritable chef de la diplomatie marocaine.

    Des journalistes américains et français sont cités ; les documents révélés par «Chris Coleman» mettent en cause les journalistes Richard Miniter et Joseph Braud qui, essayaient de transmettre à l’opinion publique américaine l’idée que le Front Polisario avait des connexions avec le «terrorisme djihadiste soutenu par l’Algérie», ajoute la même source.

    Ces deux journalistes qui sont recrutés en tant qu’«analystes» par Ahmed Charaï, directeur du site l’observateur.ma, pour travailler avec les services secrets du Makhzen, font tout pour calomnier l’Algérie. Selon «Chris Coleman», les services de Richard Miniter ont été payés 60 000 dollars. Cela sans compter les nombreuses invitations à faire des voyages de luxe au Maroc. Idem pour Joseph Braud qui a également publié des articles diffamatoires à l’encontre du peuple sahraoui et de l’Algérie.

    Chris Coleman a dévoilé plusieurs informations sensibles sur le royaume chérifien, mails, ordres de virement, diverses correspondances concernant en particulier les activités de la DGED.

    Ce service est rattaché directement au Palais royal, est-il mentionné. Les documents dévoilées par ce «Snowden» marocain portent sur des virements de grosses sommes d’argent en dollars au profit d’un patron de presse, au Think Tank Républicain Center for the National Interest. 10 000 dollars pour une insertion publicitaire au profit d’une ONG spécialisée dans la résolution pacifique des conflits, 25 000 pour le think tank FPRI et des sommes aussi importantes au profit de titres de presse américains et britanniques.

    Le pirate marocaine a en outre posté un avis de virement de 60 000 dollars au profit du journaliste Richard Miniter du New York Post, un blogueur qu’Ahmed Charaï a fait passer pour un « grand journaliste d’investigation ». Sa tache était celle de salir la réputation de l’Algérie et accuser le Front Polisario d’accointance avec Al Qaïda. accusé d’écrire des articles anti-algériens et de faire un supposé lien entre le Front Polisario et Al Qaïda. (http://nypost.com/2010/11/02/letting-another-qaeda-bastion-grow/). Il a mis à nu toutes les pratiques de la DGED visant à corrompre des journalistes internationaux en vue de les engager pour la mission de dénigrer l’Algérie, de l’accuser de tous les torts en contrepartie de fortes sommes d’argent en devises.

    La campagne médiatique contre l’Algérie et le Front Polisario était l’axe principal du travail de lobbying des services de Mansouri, ami intime du roi du Maroc et l’un des hommes les plus influents du Maroc. Dans ce but, Rabat n’a pas hésité à espionner le secrétariat général ainsi que plusieurs personnalités de l’ONU.

    Dans un document attribué à la mission permanente du Maroc à Genève, daté du 18 octobre 2012 et portant la référence HB 2626, et adressé au ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, il a révélé, également, un plan ourdi visant à pousser l’envoyé personne du Secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental, Christopher Ross, à la démission, en raison de son attachement à une solution juste pour le contentieux sahraoui.

    Dans ce document, l’ambassadeur marocain à Genève révèle les ambitions derrière la relation qui le lie au chef de de cabinet du Haut-Commissariat pour les réfugiés, M. Athar Sultan Khan.Il prétend que ce dernier mène une campagne discrète pour promouvoir sa candidature potentielle pour succéder à M. Ross». Le palais royal marocain a tout fait pour se débarrasser de Christopher Ross à cause de son refus à adopter l’autonomie comme seule solution au conflit sahraoui.

    Dans le même document, l’ambassadeur marocain à Genève ajoute que «la candidature de M. Khan, au cas où elle se formaliserait, serait importante pour notre pays».

    Christopher Ross a fini par jeter l’éponge face à la partialité de certaines puissances occidentales qui encouragent le Maroc à durcir sa position. Il a été succédé par l’ancien président allemand qui, pour les mêmes raisons, a fini par démissionner. Guterres vient de proposer au ministre slovaque des affaires étrangères, Miroslav Lajcak, le poste d’envoyé pour le Sahara Occidental mais il a opté pour travailler pour l’Union Européenne dans le dossier des balkans.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, Algérie, USA, France, Lobbying, marocleaks,

  • Les confidences de l’ambassadeur américain à son homologue marocain

    Les deux étaient en poste à Alger, en 2012: Les confidences de l’ambassadeur américain à son homologue marocain

    Alors que le dossier de l’espionnage des trois ministres algériens, dont un est encore en activité, par les services marocains en France est toujours d’actualité, un autre scandale, et pas des moindres, prend forme. Selon le site électronique Maroc Leaks, et dans une double correspondance en date du 31 janvier 2012 et du 1er février 2012, Abdallah Belkeziz, alors ambassadeur du Maroc en Algérie, explique aussi bien, à Taïeb Fassi Fihri, un conseiller du roi Mohamed VI et à son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération ,comment l’ambassadeur des Etats-Unis à, Alger en poste à l’époque, lui avait fourni des informations censées être confidentielles, sur l’Etat algérien. Le site dédié aux révélations du cyber-activiste Chris Coleman révèle, en effet, que la correspondance de Belkeziz adressée au chef de la diplomatie marocaine fait part qu’il avait reçu Henry S. Ensher, l’ambassadeur américain, à Alger de 2011 à 2014, «à sa demande» pour se faire débriefer sur la visite du ministre marocain, en Algérie, une semaine plus tôt. Le diplomate américain, de retour, d’une réunion tenue en Allemagne avec ses homologues dans les pays du Maghreb, lui a confié «de la mise à disposition de fonds spéciaux aux pays de la région (essentiellement les services secrets) pour faire face aux opérations de sécurité et de renseignements». Le Maroc bénéficiant, bien sûr, de cette aide comme l’expliquera l’ambassadeur marocain.

    Pourtant, les confidences de Ensher vont déborder sur des questions ne concernant en rien le Maroc puisqu’il s’agit de son travail, en tant que diplomate agréé, à Alger. Il fera à son hôte un compte rendu de sa mission qu’il avait effectuée à Tamanrasset, lui apprenant que les représentants des partis les plus importants, citant le FLN, le RND, le MSP et le PT «se considèrent tous comme les alliés du pouvoir actuel». Evoquant, avec lui, les élections législatives de mai 2012, il affirmera que les partis minoritaires ne pèseront pas lourd à ce rendez-vous électoral.

    Il précisera, lors de ces confidences, sans que cela ne soit un secret d’Etat, que le Sud reste très attaché à ses traditions quand ses habitants ne se réfèrent pas au droit coutumier dans la gestion de leurs affaires. L’ambassadeur américain fera aussi un compte rendu de sa visite à Ouargla où il n’a pu s’entretenir avec les élus locaux suite au véto du wali. Ensher a aussi évoqué le Comité d’état-major opérationnel conjoint (CEMOC) qui regroupes les chefs d’état-major de l’Algérie, de la Mauritanie, du Niger et du Mali lui faisant part de l’intérêt de son pays à voir le Maroc y jouer un rôle important. Belkeziz rapportera, également, les propos de l’Américain concernant une éventuelle adhésion d’autres pays au CEMOC, parlant de la Libye, du Nigéria et du Tchad «et dans une phase ultérieure la Tunisie et peut-être le Maroc». Des informations apparemment, sans fondements puisqu’à ce jour le CEMOC est resté un club réservé.

    Le document revient aussi sur les relations entre Alger et Washington à propos de la coopération militaire puisqu’il est dit à ce propos que «depuis 2007, les Algériens, dans ce cadre, s’opposent à toute relation avec les USA, à cause des mésententes entre l’armée algérienne et la délégation américaine». Les Américains voulant des relations directes avec les militaires algériens et l’Algérie préférant le canal civil. Confidences pour confidences, le diplomate marocain a fait un récit complet de la visite du ministre marocain des Affaires étrangères à Alger et de ses entretiens avec son homologue Belkhadem et le Président Bouteflika.

    Le Quotidien d’Oran, 11 sept 2017

    Tags : Maroc, Marocleaks, Union Africaine, Sahara Occidental, Front Polisario,

  • La République Démocratique du Congo vue par le Maroc

    Fiche succincte sur la République Démocratique du Congo

    I- Données générales :

    – Superficie : 2.345.410 km2 (05 fois la France) dont 37 km de côte atlantique

    – Population : 77.433.744 hab. (Juillet 2014 est.)

    – Capitale : Kinshasa

    – Villes principales : Lubumbashi, Kisangani, Kananga, Mbuji-Mayi, Bukavu

    – Provinces : 11 provinces : Bas Congo, Bandundu, Equateur, Kasaï-Orientale, Kasaï- Occidental, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Kinshasa)

    – Forêt : 128.004.198 ha (45 % de la forêt équatoriale africaine)

    – Fête nationale : 30 juin 1960 (Indépendance)

    – Président : M. Joseph Kabila Kabange (1er mandat depuis décembre
    2006 ; et 2ème mandat depuis novembre 2011)

    – Premier Ministre : M. Augustin Matata Ponyo Mapon (nommé le 18 avril 2012)

    – Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et de la
    Francophonie : M. Raymond TSHIBANDA N’TUNGAMULONGO (avril 2012)

    – Religions : catholiques (50%), protestants (20%), kimbanguistes (10%),
    musulmans (10%)

    – Indice de développement humain : 186ème sur 187 (PNUD, 2012)

    – PIB/Habitant : 400 USD (2013 est.)

    – Dette extérieure : 6.874 milliards USD (Décembre 2013 est.)

    – Ambassadeur de Sa Majesté le Roi à Kinshasa : M. Mohamed BEN KADDOUR
    Présentation des lettres de créances (07 juillet 2009)

    – Chargé d’Affaires de la RDC à Rabat : M. Bamialy Wawa (M. WAWA assure, depuis des années (juillet 2002), la représentation de la République Démocratique du Congo à Rabat en qualité de Chargé d’Affaires a.i.. Après de multiples démarches, rien n’a été fait pour élever le niveau de cette représentation au rang d’Ambassadeur. Il semble que cette situation est due à des restrictions d’ordre budgétaire).

    – Date de l’établissement des relations diplomatiques : 1960

    – Communauté marocaine en RDC : 100 personnes

    II- Situation intérieure :

    2-1) Politique intérieure :

    Indépendant depuis le 30 juin 1960, l’ancien Congo belge porte le nom de Zaïre de 1971 à 1997, lorsque Laurent-Désiré Kabila, à la tête de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL) s’empare de Kinshasa, met fin au régime du Maréchal Mobutu Sese-Seko et donne au pays son nom actuel de République Démocratique du Congo.

    En janvier 2001, Joseph Kabila succède à son père assassiné avant d’être élu président en 2006, puis réélu en novembre 2011, dans des conditions contestées.

    Le processus de transition s’est achevé avec l’organisation, dans de bonnes conditions, du référendum sur la Constitution de la IIIèmeRépublique (18 décembre 2005) et des élections présidentielles, législatives et provinciales (scrutins des 30 juillet et 29 octobre 2006), marquées par une participation importante de la population (65% en moyenne).

    Le Président sortant J. Kabila est sorti vainqueur des élections présidentielles (58% au second tour) devant le vice-président J.P. Bemba (la cérémonie d’investiture a eu lieu le 6 décembre 2006).

    Les résultats officiels des élections présidentielles et législatives organisées le 28 novembre 2011 et publiés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) le 9 décembre 2011, ont annoncé la victoire de M. Joseph Kabila avec 48,95 % contre l’opposant Etienne Tshisekedi (32,33 %).

    A l’étranger, la plupart des capitales occidentales (Bruxelles, Paris, Londres, Washington) ont appelé les acteurs politiques à faire preuve de retenue et d’esprit de responsabilité, à éviter toute forme de violence et à recourir aux voies légales pour toute contestation éventuelle. La France a relevé que l’élection a été marquée « par nombreuses et sérieuses défaillances et irrégularités » et a exhorté les autorités congolaises à « assurer l’ordre public dans le respect de l’Etat de droit ».

    Le 28 avril 2012 a été marqué par la nomination d’un nouveau gouvernement par le Président, composé de 36 membres, dont 2 vice-premiers Ministres, 25 Ministres, un Ministre Délégué et 8 vice-Ministres. La configuration du nouveau gouvernement congolais, composé essentiellement de technocrates et dépourvu, à quelques exceptions près, de figures emblématiques des chefs des partis politiques, a suscité diverses réactions au sein de la classe politique au niveau de sa structure politique et géopolitique.

    Avec l’approche des élections présidentielles de 2016, la classe politique congolaise est agitée par des débats autour d’une éventuelle candidature du Président Joseph KABILA à ces prochaines électorales. Alors que la constitution en vigueur interdit à l’actuel Président de briguer un nouveau mandat, des voix s’élèvent parmi l’opposition, l’église et la société civile pour contrecarrer toute démarche de la majorité tendant à revoir les dispositions constitutionnelles qui ouvriraient la voie à une candidature pour un troisième mandat.

    En réaction aux déclarations sur le prochain scrutin tenues par le Secrétaire d’Etat américain, M. John KERRY, qui était en visite à Kinshasa, les 03 et 04 mai 2014, le porte-parole du Gouvernement congolais a souligné que lesdites élections se tiendront conformément à la constitution et que le Président Kabila « n’a jamais annoncé une quelconque candidature, ni entrepris de violer la constitution ».

    2-2) Situation sécuritaire en RDC :

    La République Démocratique du Congo reste confrontée aux lourdes conséquences des guerres qui ont eu lieu depuis près de vingt ans dans la région des Grands Lacs et sur son sol. La sécurité n’est pas complètement rétablie : l’Est du pays demeure instable du fait des nombreux groupes armés encore actifs. Les infrastructures, embryonnaires, restent très insuffisantes vu l’étendue du pays. La communauté internationale apporte un appui important à la RDC, où est déployée la MONUSCO, première opération des Nations Unies au monde par son ampleur.

    La situation, qui s’était fortement dégradée dans la région du Kivu au second semestre 2008, a connu une évolution positive à partir de la fin 2008, marquée par une nouvelle dynamique de coopération entre la RDC, l’Ouganda et le Rwanda.

    Toutefois, depuis mai 2012, la République Démocratique du Congo est en proie à une mutinerie dans l’armée dans l’est. Le pays voisin, la République du Rwanda, est soupçonné par les autorités congolaises d’abriter sur son territoire quelques 300 éléments armés faisant partie de ce mouvement de rébellion.

    Les mutins se réclament du M23 (Mouvement du 23 mars), crée par le Colonel Makenga début mai 2012 après les défections, et revendiquent la pleine application des accords de 2009, notamment en ce qui concerne leur intégration. Ils dénoncent des problèmes de salaires, de nourriture, de santé, d’obtention de grades et de fonctions.

    Les violences déclenchées par la mutinerie et le regain d’activité des groupes armés (congolais -CNDP-, ougandais -LRA, ADF/NALU-, rwandais -FDLR- et burundais -FNL-) dans la région depuis mai 2012 ont forcé plus de 100.000 personnes à fuir leur foyer, et plus de 20.000 autres à se réfugier au Rwanda et en Ouganda.

    Les puissances étrangères (Etats-Unis et Union Européenne -dont la Belgique-) ainsi que certaines ONG (Human Rights Watch et International Crisis Group) se sont dites préoccupées de la détérioration de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, tout en réitérant leur soutien aux efforts déployés par le gouvernement congolais visant à rétablir l’ordre dans le pays et à traduire en justice les auteurs présumés des violations des droits de l’Homme et ce, en en coordination avec la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO).

    Après plusieurs mois de combat contre l’armée congolaise, le M23 a annoncé, le 05 novembre 2013, la fin de sa rébellion et son intention de poursuivre la recherche d’une solution aux causes qui ont été à l’origine de son insurrection.

    Suite à la décision d’arrêt des actes de rébellion du M23, la situation sécuritaire dans l’est de la RDC s’est sensiblement améliorée sous le contrôle des forces onusiennes et congolaises. Ces dernières ont pu restaurer l’autorité de l’Etat sur la majeure partie de cette région du territoire congolais.

    Après avoir échoué à parvenir à un accord pour la conclusion des pourparlers de Kampala le 11 novembre 2013, le Gouvernement congolais et le M23 ont pu finalement signer, le 12 décembre 2013, à Nairobi, deux déclarations séparées par lesquelles :

    • Le M23 confirme son engagement à renoncer à sa rébellion armée tout en se réservant le droit de se constituer en parti politique dans le respect des lois de la RDC

    • Le Gouvernement congolais s’engage à faciliter la mise en œuvre de la renonciation du M23 à sa lutte armée et du programme de démobilisation, désarmement et réinsertion des anciens rebelles et à présenter au Parlement un projet de loi d’amnistie.

    En février 2014, le Président congolais Joseph KABILA a promulgué la loi portant amnistie qui couvre les faits insurrectionnels, les faits de guerre et les infractions politiques commis sur le territoire congolais à partir de la promulgation de la constitution du 18 février 2006 jusqu’au 20 décembre 2013, date de l’expiration de l’ultimatum lancé à tous les groupes armés à déposer les armes.

    III- Situation économique

    Le potentiel économique du pays est considérable, mais son exploitation nécessitera de profondes réformes en matière de bonne gouvernance et la mise en place d’un environnement juridique favorable aux investissements.

    En outre, la situation d’insécurité en RDC favorise le commerce illicite des métaux précieux. Certains experts de l’ONU ont estimé en décembre 2013 que 98 % de la production aurifère est exportée illégalement vers les pays de transit, principalement l’Ouganda, le Burundi et la Tanzanie.

    Par ailleurs, le projet du centre hydroélectrique d’Inga, sur le fleuve Congo, à 200 km de Kinshasa, a bénéficié, en novembre 2013, d’un financement de la Banque Africaine de Développement (BAD), dans le cadre du Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Electricité (PASEL). Représentant 43 % du coût total du projet (169 millions USD), ce financement favorisera le développement de la centrale hydroélectrique d’Inga dont le potentiel hydroélectrique est estimé à 44.000 MW, soit la moitié de la capacité électrique sur tout le continent.

    IV- Politique Extérieure :

    3-1) Relations régionales :

    Dans les Grands Lacs, la situation régionale a été marquée par des évolutions encourageantes à partir de la transition congolaise entamée en 2003. Après un premier sommet historique à Dar-Es-Salaam en 2004, le second sommet de la Conférence internationale sur la région des grands Lacs (CIRGL) s’est déroulé les 15 et 16 décembre 2006 à Nairobi et a abouti à la signature du Pacte de Sécurité, de Stabilité et de Développement pour la région des Grands Lacs, entré en vigueur en juin 2008. Le Secrétariat exécutif permanent de la CIRGL, dirigé par l’Ambassadrice tanzanienne Mulamula, a été inauguré le 3 mai 2007 à Bujumbura.

    L’année 2009 a vu le rétablissement des relations diplomatiques entre la RDC et ses voisins de l’Est, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi.

    S’agissant des organisations régionales, la RDC est membre de la CEEAC (dont elle a assuré la Présidence en 2008), de la SADC (dont elle assure la Présidence en 2009-2010), de la COMESA et de la CEPGL.

    Par ailleurs, la RDC a abrité pour la première fois le 14ème sommet des chefs d’Etats et de Gouvernement des pays ayant le français en partage dont les assises se sont tenues à Kinshasa du 12 au 14 octobre 2012.

    3-1) Relations avec l’Union Européenne et ses pays :

    Concernant les relations avec l’Union Européennes et ses pays, impliqués dans le règlement politique de la crise des Grands Lacs, la mission EUFOR RDC, déployée d’août à décembre 2006, a permis d’apporter un soutien à la MONUC pour la sécurisation du processus électoral (2400 hommes déployés). Son intervention a été décisive pour permettre le retour au calme lors des incidents survenus à Kinshasa en août 2006 entre les hommes de J. Kabila et de J.P Bemba.

    L’UE s’est ensuite impliquée dans la reconstruction des forces armées et de la police congolaises.

    Au premier jour de sa tournée éclair en Afrique le 27 mars 2009, le Président français a clarifié à Kinshasa son initiative controversée de paix pour la RDC puis plaidé à Brazzaville en faveur de la rénovation des relations franco-africaines. Le Président français s’est notamment attaché à lever les malentendus causés par sa proposition d’un partage des richesses entre la RDC et le Rwanda.

    En mars 2010, M. Pieter De Crem, le Ministre belge de la Défense a effectué une visite de travail en RDC et qui s’inscrit dans le cadre de l’intensification des relations entre les deux pays.

    En mars 2014, le Commissaires européen au développement, M. Andris PIEBALGS, en visite à Kinshasa, a annoncé l’octroi d’une nouvelle aide de l’UE d’un montant de 620 millions d’euros en faveur de la RDC pour la période 2014-2020. Cette aide sera destinée au développement des secteurs de la santé, l’environnement, l’agriculture durable ainsi qu’au renforcement de la gouvernance et l’Etat de droit, des infrastructures de base du pays et des systèmes de défense et judiciaire congolais.

    3-3) Rôle des Nations Unies :

    Les Nations Unies sont un acteur majeur de la résolution de la crise des Grands Lacs, présentes à la fois en RDC (MONUC) et au Burundi (BINUB).

    En RDC, le déploiement de la MONUC a commencé en mars 2001. La mission est dirigée depuis janvier 2008 par le britannique Alan Doss, qui a succédé à l’américain William Swing en poste depuis juillet 2003. Les effectifs (22 000 hommes) et le mandat de la MONUC ont été progressivement renforcés et concentrés sur la résolution de la crise dans l’Est. Environ 98% des troupes onusiennes sont déployées dans les provinces de l’Est, où la MONUC a pour mandat prioritaire d’assurer la protection de la population civile.

    Le 01 juillet 2011, la Mission de l’ONU en République Démocratique du Congo (MONUC), présente dans ce pays depuis fin 1999, est devenue la Mission de l’ONU pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO), et ce, en application de la résolution 1925 du Conseil de Sécurité, adoptée le 28 mai 2010.

    Jusqu’en mars 2014, grâce à l’intervention de la MONUSCO en RDC, presque 80 % du territoire congolais a été réunifié sous l’autorité de l’Etat avec une police nationale, des institutions de sécurité, une armée et des institutions administratives qui fonctionnent.

    Le 28 mars 2014, le Conseil de Sécurité a adopté la résolution 2147, prorogeant le mandat de la MONUSCO et, à titre exceptionnel, le mandat de sa brigade d’intervention jusqu’au 31 mars 2015.

    V- Relations bilatérales :

    4-1) Relations politiques :

    La RDC n’a jamais reconnu la fantomatique rasd, et l’actuel Gouvernement ne semble pas chercher à se départir de cette position. Celle-ci a été d’ailleurs consolidée lors de la Visite Royale effectuée, du 27 février au 1er mars 2006. A cette occasion, les autorités congolaises ont réitéré leur soutien à la marocanité du Sahara.

    Les relations entre les deux pays sont également marquées par la participation active du Maroc, avec un contingent militaire composé d’environ 700 hommes, aux efforts déployés par la Mission de l’ONU pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO), dont l’intervention a permis la réunification, en mars 2014, de presque 80 % du territoire congolais sous l’autorité de l’Etat.

    4-2) Cadre Juridique :

    De nombreux Accords lient le Maroc à la RDC, dont le dernier a été le mémorandum d’entente relatif aux négociations aéronautiques, signé à Rabat le 29 février 2008.

    Lors de la Visite Royale réalisée en 2006, ce cadre juridique a été enrichi par la signature d’un Mémorandum d’Entente pour l’établissement de consultations politiques entre les deux Ministères des Affaires Etrangères, de plusieurs Protocoles d’Accords de coopération dans les domaines, agricole, Pêches Maritimes, Santé, Coopération Industrielle et Commerciale et d’un Protocole d’Accord relatif au financement du projet de Renforcement des Capacités d’Analyse des laboratoires de l’Office Congolais de Contrôle.

    4-3) Coopération bilatérale :

    a) Coopération économique et financière :

    A l’occasion de la Visite Royale en RDC du 27 février au 1er mars 2006, S.M. le Roi a remis un don en médicaments et matériel médical en plus d’une campagne de vaccination lancée en faveur d’enfants et personnes âgées. Une Convention relative à l’octroi d’une aide financière, pour un montant de 5,3 Millions de DH, a été également signée lors de cette visite. Elle porte sur le financement de projets à caractère socio-économique

    Le Centre Marocain de Promotion des Exportations (CMPE) -Maroc Export- a organisé, les 10 et 11 décembre 2010, les journées économiques et commerciales maroco-congolaises. La délégation multisectorielle marocaine était conduite par Monsieur Abdellatif MAAZOUZ.

    Dans le cadre de la 7ème Caravane de Partenariat en Afrique organisée par Maroc Export, une importante délégation marocaine s’est rendue à Kinshasa, du 25 au 27 juin 2013. Elle était présidée par M. Abdelkader AMARA, Ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies et composée d’une centaine d’hommes d’affaires. Cette mission visait le renforcement des échanges commerciaux et du partenariat économique avec les deux pays dans les secteurs du commerce, de l’Industrie et des Technologies de l’Information…

    b) Coopération Technique :

    ◦ Le 21 janvier 2008, un don d’équipements et de matériels a été remis à l’Office Congolais de Contrôle conformément à la convention signée lors de la Visite Royale à Kinshasa en février 2006 (pour un montant de 5,3 Millions de DH).

    ◦ Du 14 au 20 avril 2008, a été organisée une semaine gastronomique marocaine coïncidant avec l’inauguration d’une ligne aérienne Casablanca- Kinshasa.

    ◦ Au titre de l’année académique 2012/2013, un quota officiel de 45 places avec bourse a été accordé à la RDC. En 2013, l’effectif total des étudiants congolais lauréats du Maroc a atteint 486, dont 30 en 2012.

    ◦ Au titre de l’année académique 2013/2014, l’AMCI a accordé à cinq (05) médecins congolais la possibilité de poursuivre leurs études en cycle de spécialité médicale dans les facultés de médecines et de pharmacie au Maroc.

    • Coopération dans le secteur minier :

    La Société marocaine MANAGEM exploite le gisement de Pumpi, riche en cobalt et en cuivre, et s’étalant sur une superficie de 400 km².

    • Secteur privé :

    Le groupe marocain Addoha a entamé, en 2014, des négociations avec les autorités congolaises pour la conclusion d’un accord en matière d’habitat social, prévoyant la construction de 15.000 logements sociaux.

    En juin 2014, un accord a été signé entre le groupe marocain et le gouvernement congolais pour la construction d’une cimenterie (CIMAF) qui sera opérationnelle en 2016, avec une capacité de production annuelle d’un million de tonnes.

    La cérémonie de pose de la première pierre du projet de construction de CIMAF a eu lieu dans la commune de Kasangulu (province du bas-Congo), le 26 juin 2014.

    IV- Echange de visites :

    Plusieurs visites ont été enregistrées dont notamment :
    • Coté marocain :

    • Visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en RDC, du 27 février au 1er mars 2006.

    • Le 29-30 juin 2010, MM. Mohammed Cheikh Biadillah et Mohamed Laenser ont représenté SM le Roi aux festivités marquant le Cinquantenaire de l’indépendance de la RDC.

    • Participation de la délégation parlementaire marocaine présidée par Mr Abdelwahed Radi, ex-Président de la Chambre des Représentants, aux travaux de la 37ème session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie à Kinshasa, du 05 au 08 juillet 2011.

    • Participation de M. El Yazghi, ex-Ministre d’Etat à la cérémonie d’investiture et de prestation de serment du Président J. Kabila, réélu pour un nouveau mandat de cinq ans.

    • 7ème Caravane de Partenariat en Afrique, à Kinshasa du 25 au 27 juin 2013. Elle était présidée par M. Abdelkader AMARA, Ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies.

    • Coté congolais :

    • Mars 2011, Une délégation présidée par Monsieur EVARISTE BOSHAB, Président de l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo.

    • Participation d’une délégation de la RDC conduite par M. Nkoy BAUMBU, Secrétaire Général à la Coopération Régionale, à la IV Conférence Ministérielle de la TICAD, tenue à Marrakech, les 05 et 06 mai 2012.

    • Visite de travail au Maroc du Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo du 12 au 14 février 2013.

    • Visite au Maroc, du 15 au 28 février 2014, du Secrétaire Général du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPDR), parti de la majorité présidentielle.

    • Visite au Maroc, du 17 au 22 juin 2014, du Président du Sénat de la RDC, M. Léon Kengo WA DONDO, dans le cadre de la promotion de l’échange de visites entre les groupes d’amitié parlementaire maroco-congolais.

    V- Perspectives :

    • Finalisation d’un projet d’accord relatif à la coopération dans le domaine de la Marine Marchande ;

    • Signature d’un accord sur la promotion et la protection des investissements et d’une convention sur la non double imposition ;

    • La partie congolaise a exprimé le souhait de renforcer ses relations de coopération avec notre pays dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, des transports, de l’éducation, de la communication et des pêches maritimes. Dans le domaine de l’agriculture, des opportunités d’affaires et d’investissement sont offertes grâce à l’existence d’exonérations fiscales pour l’importation des intrants et autres facteurs de production. En matière d’exploitation et de revalorisation de gisements de phosphates, les régions Bas Congo et Ituri offrent des potentialités énormes d’investissement.

    • Projet de visite au Maroc du Président J. KABILA (Invitation adressée en mai 2001 au Président congolais par le biais d’un Emissaire Spécial reçu par Sa Majesté le Roi lors d’une audience Royale).

    • Réunion de la 6ème session de la Commission Mixte de Coopération (prévue en avril 2007 puis reportée à une date ultérieure). La 5ème session a été tenue à Rabat, les 20 et 21 avril 1987.

    • Souhait exprimé par la partie congolaise en 2010 pour l’instauration d’un jumelage entre Rabat et Kinshasa.

    • Poursuivre la formation au Maroc des forces militaires et des éléments de la garde rapprochée du Président congolais.

    • Souhait exprimé par les autorités congolaises de réaliser une mission d’études au Maroc, au profit des cadres de la Direction chargée de la gestion des Zones Economiques Spéciales (ZES), relevant du Ministère de l’Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises de la République Démocratique du Congo (RDC).

    • Projet de visite à Kinshasa, du 22 au 26 octobre 2014, du Président de la Chambre des Conseillers.

    Source : Document confidentiel de la diplomatie marocaine

    Tags : Maroc, République Démocratique du Congo, RDC, fiche succincte,

  • La République Centrafricaine vue par le Maroc

    Fiche succincte sur la République Centrafricaine

    I. Données de base :

    ▪ Appellation officielle : République Centrafricaine

    ▪ Superficie : 623.000 Km²

    ▪ Population : 5.277.959 hab. (Juillet 2014 est.)

    ▪ Capitale : Bangui

    ▪ Pays limitrophes : Cameroun, Tchad, Soudan, Congo, RDC

    ▪ Chef d’Etat de la Transition : Mme Catherine SAMBA-PANZA (23 janvier 2014, démission le 05 août 2014)

    ▪ Premier Ministre, Chef du Gouvernement : M. Mahamat KAMOUN (nomination le 10 août 2014)

    ▪ Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des africains de l’étranger : M. Toussaint KONGO DOUDOU (27 janvier 2014)

    ▪ Principales ressources: Diamants, or, uranium, bois, hydro-électricité, coton, manioc, café.

    ▪ PIB/hab. : 700 USD (2013 est.)

    ▪ Dette extérieure: 634,2 millions USD (Décembre 2013 est.)

    ▪ Indice de développement humain : 180ème sur 186 pays (PNUD 2013)

    ▪ Ambassadeur de Sa Majesté le Roi à Bangui : M. Mostafa HALFAOUI (nommé le 06 décembre 2011, présentation des lettres de créance le 18 janvier 2012)

    ▪ Ambassade de la République Centrafricaine à Rabat : M. Ismaïla NIMAGA (depuis le 07 octobre 2001)

    ▪ Date de nomination du Premier Ambassadeur du Maroc : 14 avril 1986

    ▪ Date d’établissement des relations diplomatiques : 1976

    ▪ Communauté marocaine en Centrafrique : 30 personnes (composée essentiellement de femmes, conjoints de ressortissants centrafricains)

    II. Situation politique intérieure :

    Depuis son indépendance en 1960, une situation d’instabilité politique, due aux différents coups d’Etat, sévit dans la République Centrafricaine (RCA). Après la période de l’Empereur, Jean Bedel BOKASSA, de 1965 à 1979, le Président David DACKO a commencé par instituer les libertés démocratiques et le multipartisme. La prise de pouvoir en 1981 par le Général KOLINGBA, a bloqué le processus de démocratisation. Le multipartisme fut rétabli en 1992. Une année après, les élections présidentielles ont porté Ange Félix Patassé à la tête de l’Etat.

    Le pouvoir en place n’a pu redresser la situation que grâce au soutien militaire de la Libye et du Mouvement rebelle congolais de J.P.Bemba. Cependant, le limogeage par le président Patassé de tous les responsables de la sécurité suite au putsch de novembre 2001, notamment le Général François BOZIZE, ex-Chef d’Etat Major, a de nouveau crée une tension extrême dans le pays qui a été accentuée par la fuite de ce dernier au Tchad.

    Pour remédier à cette situation d’instabilité, la CEN-SAD a adopté, plusieurs résolutions dont notamment la création d’une force de maintien de la paix et le rétablissement de l’unité nationale.

    De son côté, la CEMAC s’est engagée militairement en RCA avec le déploiement d’un contingent de 300 à 350 éléments. L’envoi de cette force serait également motivé par le souci de remplacer les troupes libyennes installées à Bangui, dont la présence n’a jamais été appréciée ni par les pays de la sous-région, ni par la France et les Etats-Unis et, encore moins par le Tchad.

    Au moment où gouvernements et partis politiques s’étaient engagés dans la préparation d’un dialogue national de réconciliation, un coup d’Etat militaire fut perpétré, le 15 mars 2003, par le Général François Bozizé. bien que cette prise de pouvoir par la force ait été fermement condamnée par la communauté internationale, François Bozizé a réussi, au bout de quelques semaines, à s’imposer comme le nouvel homme fort du pays.

    En suspendant la Constitution et dissolvant l’Assemblée Nationale, le Président autoproclamé a procédé, le 1er avril 2003, à la nomination d’un nouveau gouvernement d’union nationale dirigé par M. Abel Goumba, ancien opposant. Il a d’autre part mis en place un Conseil National de Transition (CNT) dont la tâche était d’assister le gouvernement dans l’élaboration d’une nouvelle Constitution et la préparation des élections générales de mai 2005. Ces élections ont consacré la victoire de François Bozizé (64,6% des suffrages) face à son rival l’ancien Premier Ministre Martin ZIGUELE. L’équipe gouvernementale, formée le 19 juin 2005, est composée en majorité de membres de partis regroupés dans la Convergence Nationale « Kwa na Kwa » qui avait soutenu la candidature de M. Bozizé à la présidentielle.

    En décembre 2012, le Gouvernement centrafricain a connu un remaniement partiel. Conformément à l’Accord de sortie de crise conclu par les parties belligérantes, le 11 janvier 2013 à Libreville, le Président de la RCA a nommé officiellement, M. Nicolas TIANGAYE au poste de 1er Ministre (avocat et ancien Président de la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme.

    Accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses dans son pays, le Président centrafricain de la Transition M. Michel Djotodia et son Premier Ministre Nicolas Tiangaye, se sont vus contraints de démissionner, le 10 janvier 2014, sous la pression des dirigeants des pays membres de la CEEAC, réunis en sommet extraordinaire à N’Djamena le même jour.

    Le Président du CNT et Chef de l’État centrafricain par intérim, M. Alexandre-Ferdinand Nguendet a déclenché, le 14 janvier 2014, une réunion du CNT pour élire un nouveau Président ; parmi 08 candidatures retenues, le choix a été porté, après un deuxième tour du scrutin organisé le 20 janvier 2014, sur Mme Catehrine SAMBA-PANZA (Maire de Bangui depuis mai 2013), pour occuper le poste de Chef d’Etat de Transition en RCA, jusqu’en février 2015, date des prochaines élections générales.

    Malgré la bonne volonté affichée par la Présidente de la Transition, il semble que le nouveau Gouvernement n’est pas en mesure d’entreprendre des actions de portée sociale ou économique comme le paiement des salaires des fonctionnaires, de la Gendarmerie et de la Police.

    Sur la question des élections, prévues par le Conseil de Sécurité de l’ONU en février 2015, les opinions sont partagées entre ceux qui veulent respecter ce délai et ceux qui exigent la création d’un environnement sécuritaire stable et d’un dialogue national pour garantir le succès de toute consultation.

    Lors de l’assemblée générale de l’ex-Séléka qui s’est tenue le 12 juillet 2014 à Birao, au nord du pays, l’ex-Président M.Djotodia a été reconduit à la tête de la coalition. A noter que du 09 au 11 mai 2014, les membres de l’ancienne coalition Séléka, retranchée dans le nord du pays et contrôlant 8 préfectures sur 16, se sont déjà réunis à Ndélé, au nord-est du pays en vue de se réorganiser et élire des responsables politiques et militaires.

    Il semble que les ex-Séléka visent par ces actions l’obtention de plus de poids dans le pouvoir central.

    Dans le cadre de la mise en œuvre effective des engagements émanant du Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique tenu à Brazzaville, en juillet 2014, et à la demande de la Présidente Mme SAMBA-PANZA, le Premier Ministre centrafricain, André Nzapayéké et son gouvernement ont démissionné, le 05 août 2014.

    Le 10 août 2014, M. Mahamat KAMOUN, de confession musulmane, a été nommé Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Il a été chargé d’entamer des consultations pour la formation d’un nouveau Gouvernement.

    • Evolution de la situation politique et sécuritaire en Centrafrique :

    L’accession, par la force, au pouvoir de la rébellion « Séléka » le 24 mars 2013, a suscité de vives réactions et inquiétudes de la part de la communauté internationale et des instances régionales qui ont appelé au retour de la paix et de la démocratie en Centrafrique.

    Le 18 avril 2013, le sommet de la CEEAC a tenu ses travaux à N’djamena. Lors de cette réunion, il a été décidé de la mise en place d’une Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) ainsi que de la création d’un Groupe de Contact International (GCI), composé d’organisations régionales et internationales, ayant pour mission de mobiliser les appuis politiques et les ressources financières permettant la réussite de la transition.

    Préoccupé par la détérioration de la situation sécuritaire en Centrafrique, le Conseil de Sécurité a autorisé, le 05 décembre 2013, après l’adoption à l’unanimité de ses 15 membres de la résolution 2127, le déploiement de la MISCA sous conduite africaine pour une période de 12 mois et ce, avec l’appui des forces françaises et avec l’éventualité de la transformer en forces onusiennes. Dans l’attente de l’organisation des élections présidentielles prévues en début 2015, le nombre total des effectifs de la MISCA devrait atteindre 4000 hommes.

    En vertu de la même résolution, une Commission d’Enquête Internationale (CEI) a été créée pour une période initiale d’un an. Elle a pour mandat d’enquêter sur toutes les violations du droit international humanitaire (D.I.H) et du droit international (D.I) des droits de l’Homme (DH) et d’atteintes aux droits de l’Homme qui auraient été perpétrées en RCA depuis le 01 janvier 2013.

    Dans son rapport préliminaire, de juin 2014, la CEI, affirme qu’il existe suffisamment de preuves pour démontrer que les parties belligérantes ont commis des violations du DIH, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, et sollicite ainsi le renforcement du soutien accordé au gouvernement de transition.

    S’agissant de l’appui fourni à la MISCA, le Conseil a engagé les pays de la région et les autres pays d’Afrique à participer à la mise en place de la Mission et les États Membres de l’ONU à l’appuyer efficacement «en temps utile».

    Pour sa part, la France a procédé, le 06 décembre 2013, au déploiement de ses forces militaires, dans le cadre de l’opération baptisée « Sangaris ». Cette opération a mobilisé au total 1600 soldats français.

    A noter que la Présence militaire française dans le pays était au début cantonnée à une mission de sécurisation de l’Aéroport de Bangui-Mpoko et de protection des ressortissants français.

    Dans sa résolution 2121, adoptée à l’unanimité, le 11 octobre 2013, le Conseil de Sécurité a exigé « l’application immédiate » des dispositions de l’Accord de Libreville du 11 janvier 2013 et de la feuille de route adoptée au Sommet de N’Djamena du 18 avril 2013, qui doivent aboutir à l’organisation d’élections présidentielle et législatives libres et transparentes 18 mois après le début de la période de transition.

    Le Conseil de sécurité a décidé en outre de renforcer, en vertu de la même résolution, le mandat du Bureau des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA). Le mandat du Bureau prévoit ainsi un appui à la mise en œuvre du processus de transition, en facilitant notamment la mise en œuvre du processus électoral. Le Bureau fournira également un appui à la prévention des conflits et à l’assistance humanitaire, ainsi qu’à la stabilisation des conditions de sécurité.

    Une opération internationale de maintien de la paix de l’ONU impliquant toute la communauté internationale s’avère impérative, afin de garantir la pleine réussite aux efforts de paix déployés ; ainsi, la plupart des 4000 soldats de la Misca qui œuvre aux côtés des 2.000 Français de la force « Sangaris », devraient passer sous mandat de l’ONU. A l’exception des 850 militaires tchadiens, dont N’Djamena a annoncé le retrait, le 03 avril 2014, après l’incident meurtrier survenu la nuit du 27-28 mars 2014 à Bangui, ayant fait plus de 30 morts, impliquant plusieurs soldats tchadiens accusés de partialité en faveur des éléments de l’ex-Séléka.

    Le 10 avril 2014, le Conseil de Sécurité a adopté la résolution 2149, prévoyant l’envoi de 10.000 soldats et 1.800 policiers pour rétablir l’ordre et la sécurité en RCA. Cette résolution prévoit le transfert d’autorité de la MISCA à la MINUSCA en septembre 2014. Avec ses 12.000 hommes, cette nouvelle opération de maintien de la paix de l’ONU devrait être opérationnelle le 15 septembre 2014.

    Un Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique, sous l’égide du Médiateur de la CEEAC dans la crise centrafricaine, le Président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, s’est tenu à Brazzaville, du 21 au 23 juillet 2014. A l’issu de ce Forum, un accord de cessation des hostilités et de violences a été signé par les parties prenantes au conflit en RCA. Cette rencontre sera suivie de consultations populaires au niveau régional, dans les 16 préfectures du pays, avant de tenir un Forum de réconciliation nationale à Bangui.

    III- Relations Extérieures :

    • Puissances étrangères et crise centrafricaine :

    La France a procédé, le 06 décembre 2013, au déploiement de ses forces militaires, dans le cadre de l’opération baptisée «Sangaris». Cette opération a mobilise un total de 2000 soldats français.

    La Belgique et la Pologne ont marqué leur disposition, le 18 décembre 2013, à apporter des renforts aux côtés des forces françaises et africaines en RCA. Pour sa part, la Hollande a déclaré apporter un soutien de transport à la mission militaire conduite par la France. L’Allemagne s’est engagée, quant à elle, en janvier 2014, à apporter une aide logistique.

    Un contingent militaire polonais composé de 50 personnes s’est déplacé en Centrafrique en février 2014, pour une mission de trois mois.

    L’Union Européenne (UE), qui n’était pas prête à s’impliquer totalement dans l’opération « Sangaris », a décidé, le 20 janvier 2014, l’envoi de ses forces en Centrafrique dans le cadre de l’opération «EUFOR-RCA», en appui aux forces de la MISCA et des troupes françaises. Atteignant sa pleine capacité le 15 juin 2014, l’EUFOR-RCA compte 800 hommes (soldats et gendarmes).

    En juillet 2014, l’UE a adopté un paquet « développement » en faveur de la Centrafrique, à hauteur de 119 millions € afin de permettre le rétablissement des services sociaux de base, de la stabilisation macro-économique et l’appui au processus électoral. A cela s’’ajoute le lancement du fonds fiduciaire européen « Bekou », doté d’un budget initial de 59 millions €.

    De son côté l’administration américaine avait appuyé l’adoption de la résolution 2127 par le Conseil de Sécurité de l’ONU, en décembre 2013. Il convient de signaler que les Etats-Unis avaient fourni du matériel et assuré le transport aérien pendant une semaine de 850 soldats du Burundi vers la RCA ainsi que leur formation avant leur déploiement. Le 20 novembre 2013, l’administration américaine avait annoncé le versement de 40 millions USD aux pays qui fournissent des contingents à la MISCA. Le 10 décembre 2013, les autorités américaines ont également décidé d’apporter un appui de 60 millions USD sous forme d’articles et de services liés à la défense, de manière à fournir une assistance militaire immédiate à la France et à l’Union Africaine.

    En outre et au cours de l’année 2013, les Etats Unis avaient fourni plus de 24 millions USD au titre de l’aide humanitaire, avec une assistance supplémentaire de 6,2 millions USD annoncée en septembre 2013 pour venir en aide aux réfugiés centrafricains dans les pays voisins.

    Par ailleurs, la communauté internationale a décidé, sur initiative conjointe des Nations Unies et de la Commission Européenne, de consacrer 496 millions USD à la Centrafrique pour l’année 2014, dont 200 millions pour l’aide d’urgence et 296 millions pour des programmes humanitaires dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’agriculture.

    • RDC et crise centrafricaine :

    L’instabilité en République Centrafricaine a engendré un flux de réfugiés centrafricains vers la République Démocratique du Congo (RDC). En décembre 2013, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a estimé que plus de 47.000 réfugiés centrafricains vivent en RDC. Plus de 20.000 ont déjà été transférés dans quatre camps de réfugiés mis en place par le HCR, dont trois sont situés dans la province de l’Equateur et un en Province Orientale.

    En décembre 2013, la RDC a décidé d’envoyer un contingent de 850 éléments des Forces Armées de la RDC (FARDC) en RCA, dans le cadre de la MISCA et ce, en réponse à la requête des instances de la CEEAC et de l’UA.

    • Cameroun et crise centrafricaine :

    Après la démission du Président centrafricain de la Transition en janvier 2014, l’ex-Président centrafricain déchu, M. François BOZIZE, est retourné au Cameroun après l’avoir quitté en juin 2013 pour s’installer en Afrique du Sud.

    Le retour de BOZIZE au Cameroun traduit l’ambition de Yaoundé de s’impliquer fortement dans la solution de la crise centrafricaine. BOZIZE et sa formation politique pourraient être instrumentalisés par Yaoundé pour stabiliser la RCA, y sauvegarder ses intérêts et contenir la politique hégémoniste de son voisin tchadien dans la sous-région.

    IV. Relations bilatérales :

    1. Relations politiques

    Les relations politiques entre le Maroc et la RCA, ont toujours été excellentes. La RCA n’a jamais reconnu la pseudo « rasd », et soutient sans réserve, depuis juin 2008, l’Initiative d’autonomie élargie de la région du Sahara, proposée par le Maroc en application de la résolution 1813 du Conseil de Sécurité. Cependant, la RCA n’intervient que très rarement dans les débats consacrés à la question du Sahara.

    Afin de donner une nouvelle impulsion aux relations maroco-centrafricaine, le Maroc a élevé sa représentation diplomatique à Bangui du poste de Chargé d’Affaires au rang d’Ambassadeur de Sa Majesté le Roi.

    • Crise centrafricaine :

    L’arrivée de la rébellion Séléka par la force, le 24 mars 2013, n’a eu aucun impact sur la qualité des relations maroco-centrafricaines qui, de surcroît, ont été renforcées par l’intervention marocaine à travers l’évacuation et l’hospitalisation de plusieurs blessés de guerre.

    Le Maroc a été sollicité à maintes reprises par la République Centrafricaine pour répondre à des demandes d’aide concernant :

    • L’évacuation sanitaire depuis avril 2013 et aide en matériel médico-technique en faveur des blessés centrafricains (jusqu’en janvier 2014, 100 évacuations sanitaires ont été réalisées au bénéfice de la population centrafricaine) ;

    • Fourniture de matériel de bureaux au profit de certains Départements étatiques centrafricain (ordinateurs, imprimantes, photocopieurs, rames de papier…etc.) ;

    • Demande d’aide financière formulée, le 30 avril 2013, par la Mission Permanente centrafricaine pour la couverture des besoins mensuels de la résidence et de la chancellerie, estimés à 17.500 USD.

    Le Maroc avait également répondu favorablement à l’appel lancé par le Conseil de Sécurité concernant le déploiement de 250 éléments des FAR en Centrafrique (ce nombre devrait atteindre 560 hommes), qui constituent l’Unité de Garde de la BINUCA. Les troupes marocaines sont arrivées en Centrafrique en fin décembre 2013.

    Sur un autre plan, le Maroc a été désigné, en janvier 2014, à la Présidence de la Commission de la Consolidation de la Paix/Configuration « République Centrafricaine » des Nations Unies.

    Après l’adoption par le Conseil de Sécurité de la résolution 2149, le 10 avril 2014, prévoyant le déploiement d’une opération de maintien de la paix (12.000 hommes) à partir du 15 septembre 2014, à travers le transfert d’autorité de la MISCA à la MINUSCA, il est prévu que le nombre des éléments de FAR déployés en RCA atteigne 850, sachant que 800 hommes est le seuil exigé pour pouvoir intégrer la future mission onusienne.

    2. Relations économiques :

    Les relations économiques entre le Maroc et la RCA, sont très modestes et ne reflètent pas la qualité des relations politiques.

    Les échanges commerciaux entre les deux pays restent très faibles. Les exportations portent essentiellement sur les poissons en conserve, conserves de légumes et de produits divers de consommation, tandis que les importations concernent le coton et le café.

    a. Cadre juridique

    Le cadre juridique régissant les relations entre le Maroc et la RCA comporte huit accords portant entre autres, sur la coopération culturelle et scientifique, économique et technique, le commerce, la santé, le transport aérien et la communication.

    b. Commission Mixte de Coopération

    La Commission Mixte de Coopération maroco-centrafricaine a tenu jusqu’à présent trois sessions. La 1ère à Bangui en juin 1986, et la 2ème à Rabat en novembre 1989 et la troisième les 25 et 26 septembre 2006, à Rabat en marge de la visite au Maroc du Premier Ministre Centrafricain, Monsieur Elie DOTE.

    d. Coopération économique, technique et culturelle

    Le Maroc offre, annuellement, à la RCA un quota officiel de 35 places pédagogiques assorties de bourses. Des cadres militaires centrafricains sont également formés régulièrement au Maroc.

    La coopération maroco-centrafricaine couvre également le domaine de l’aviation civile, l’assistance financière (dotation de 600.000 USD ; en décembre 2006, 500.000 USD pour contribuer à l’épuration des arriérés de sa dette vis-à-vis de la BAD), le secteur bancaire (Création, en juillet 1991, à Bangui de la Banque Populaire maroco-centrafricaine)…etc.

    En 2010, lancement des travaux de réhabilitation du CNHUB, et en mars 2013, inauguration de la station marocaine « Hit Radio »)…etc.

    V. Perspectives :

    – Achèvement par l’AMCI des travaux de réhabilitation du Centre National.

    – Projet de visite au Maroc de trois responsables du Conseil Economique et Social pour s’enquérir de l’expérience de son homologue marocain (souhait exprimé en décembre 2012).

    – Aide en matériels médico-techniques en faveur des blessés en Centrafrique.

    – Demande d’aide financière soumise par la Mission Permanente centrafricaine à New York estimée à 17.000 USD pour couvrir les besoins mensuels de la résidence et de la chancellerie.

    – Demande d’aide financière soumises par la partie centrafricaine portant sur un montant estimé à 22.404.000 FCFA soit 44.005 USD essentiellement destinées à la réfection des bureaux du Ministre centrafricain des Affaires Etrangères, du Ministre Délégué et du Chef de Cabinet ainsi que la fourniture de 20 ordinateurs avec imprimantes, 10 photocopieuses et 150 rames de papier (accord donné par Monsieur le Ministre pour répondre favorablement à cette demande d’aide).

    – Souhait exprimé en mai 2013 par le Président du Conseil National de Transition centrafricain (CNT) de se rendre au Maroc pour rencontrer le Président de la Chambre des Représentants.

    – Souhait exprimé en juin 2013 par la partie centrafricaine d’engager des discussions en vue d’enclencher la procédure de mise en œuvre des Accords suivants :

    1. Mémorandum d’Entente en matière de Coopération Industrielle et Commerciale ;

    2. Accord sur la promotion et la protection Réciproque des Investissements.

    Source : Document confidentiel de la diplomatie marocaine

    Source : Maroc Leaks, 1 fév 2020

    Tags : Maroc, Marocleaks, République Centrafricaine, RCA, Sahara Occidental, Seleka, Balaka,