Tag: Maroc

  • Sahara occidental: L’ONU face à ses responsabilités

    Le Conseil de sécurité de l’ONU devait débattre hier du Sahara occidental, pour la première fois depuis la rupture il y a plus d’un mois du cessez-le-feu et la reconnaissance américaine le 11 décembre de la souveraineté du Maroc sur ce territoire disputé. 

    Demandée par l’Allemagne et ayant pour thème «La situation au Sahara occidental» ces consultations devaient se tenir dans l’après-midi et à huis-clos. Les consultations s’annoncent ardues. Pour les responsables sahraouis, les atermoiements persistent, en dépit des appels incessants de la communauté pour la mise en œuvre des résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU et du Conseil de sécurité.
    Le représentant du Front Polisario en Australie et en Nouvelle-Zélande, Kamel Fadel, a appelé, le président américain élu, Joe Biden, à annuler la décision unilatérale de Donald Trump de reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, écartant la possibilité de voir d’autres pays ou organisations emboiter le pas au président américain sortant. «Le Front Polisario veut que le président américain élu, Joe Biden, annule la décision du président sortant, Donald Trump, de reconnaître la revendication de souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental», a-t-il déclaré. «Nous espérons que le président américain élu, Joe Biden, que je considère comme un homme intègre (…) aura une influence positive sur l’autodétermination au Sahara occidental et qu’il remettra en cause cette décision», a ajouté le diplomate sahraoui, assurant que «le Sahara occidental ne fait pas partie de l’immobilier de Trump à donner au Maroc» et «qu’il aurait pu leur donner l’une de ses propriétés du Golfe, mais pas le Sahara occidental». Le diplomate sahraoui a écarté la possibilité de voir d’autres pays ou organisations emboîter le pas au président américain sortant, Donald Trump.
    L’ancien responsable des affaires politiques aux Nations unies, Moncef Khan, a affirmé que l’annonce du président américain sortant, Donald Trump, sur la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental «ne changera pas la nature juridique de ce conflit, car il s’agit d’une question de décolonisation inscrite sur les listes de l’ONU». Khan a assuré, dans une déclaration aux médias, que le conflit du Sahara occidental est considéré comme «une question de décolonisation qui est à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations unies depuis 1960 et du Conseil de sécurité depuis 1975 après l’invasion militaire marocaine qui continue d’occuper certaines parties du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique». L’ex- responsable onusien a rappelé, en outre, que le SG de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré le 12 décembre dernier, que la position de l’ONU concernant la question sahraouie «demeure inchangée» et ne dépend pas de la reconnaissance individuelle des pays, mais de la mise en œuvre des résolutions pertinentes de l’Assemblée générale de l’ONU et du Conseil de sécurité. Tout en condamnant les déclarations du président sortant, des experts du droit international et des affaires stratégiques, estiment qu’il s’agit d’«une violation flagrante du droit international» et une «consécration d’une occupation illégale».
    L’expert en droit international, Stephen Zunes, a souligné, lors d’une conférence numérique organisée par le Centre arabe à Washington, que «la déclaration de Trump sur le Sahara occidental est une violation claire du droit et des normes internationales et affectera d’autres questions telles que l’occupation israélienne des territoires palestiniens». Il a relevé «la similitude entre les territoires sahraouis occupés et le plateau du Golan», rappelant que «la République arabe sahraouie démocratique (RASD) est membre de l’Union africaine et reconnue par plus de 80 Etats» expliquant que «le peuple sahraoui n’est pas marocain et a sa propre culture, langue, dialecte, conditions sociales et identité nationale qui le distinguent du Maroc», notant que «la question du Sahara occidental est une question d’autodétermination et les Sahraouis devraient pouvoir décider de leur propre avenir».
    Sud Horizons, 21 déc 2020
    Tags : #SaharaOccidental #WesternSahara #Polisario #Marruecos #Maroc #Morocco #ConsejoDeSeguridad #ONU #UN #DonaldTrump #Israel
  • La Normalisation des relations Maroc-Israël est le couronnement d’une « collaboration secrète »

    L’annonce de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël était le couronnement des années de collaboration bilatérale « secrète » dans les domaines d’armes et d’espionnage, selon le New York Times (NYT).

    Pendant près de 60 ans, le Maroc et Israël, qui ont accepté de normaliser leurs relations, ont collaboré étroitement mais secrètement sur les questions militaires et de renseignement et les assassinats (…), révèle le quotidien américain dans son édition de vendredi.
    Derrière l’annonce faite, jeudi, par le président américain sortant Donald Trump, » il y a près de six décennies de coopération étroite et secrète sur les questions de renseignement et militaires entre les deux parties », souligne la même source.
    En effet, d’après le quotidien new-yorkais, Israël a aidé le Maroc à obtenir des armes et du matériel de collecte de renseignements et à apprendre à les utiliser, et l’a aidé à assassiner un chef de l’opposition.
    La collaboration découverte grâce à une série de documents et d’entretiens menés « reflète une politique israélienne de longue date de construction de liens secrets avec des régimes arabes où des intérêts communs – et des ennemis – pourraient être trouvés ».
    La relation maroco-israélienne découle en partie du grand nombre de Juifs vivant au Maroc avant la création de l’entité sioniste en 1948, dont beaucoup y émigreraient. Un million d’Israéliens sont originaires du Maroc, selon les données relatées par le journal.
    En 1965, lorsque les dirigeants arabes et les commandants militaires se sont rencontrés à Casablanca, le Maroc a permis au Mossad de mettre sur écoute leurs salles de réunion et suites privées.
    Les écoutes clandestines ont donné à Israël un aperçu sans précédent de la pensée, des capacités et des plans arabes, qui se sont révélés vitaux pour le Mossad et les Forces de défense israéliennes dans la préparation de la guerre de 1967.
    Peu de temps après et à la demande des services de renseignements marocains, le Mossad a localisé l’opposant marocain M. Ben Barka, en l’attirant à Paris où des Marocains et des Français alliés l’ont enlevé. Il a été torturé à mort et les agents du Mossad se sont débarrassés du corps, qui n’a jamais été retrouvé.
    Une décennie plus tard, le roi Hassan II et son gouvernement sont devenus » la voie secondaire » entre Israël et l’Egypte, et le Maroc est devenu « le site de réunions secrètes » entre leurs fonctionnaires, avant les accords de Camp David de 1978 et la normalisation des relations entre les anciens ennemis. Israël a ensuite aidé à persuader les Etats-Unis de fournir une assistance militaire au Maroc.
    Pendant des années, le successeur de Hassan II, le roi Mohammad VI, a sollicité l’aide d’Israël pour obtenir l’acceptation américaine de l’annexion illégale du Sahara occidental.
    Source : DIA, 12 décembre 2020
    Tags : Maroc, Israël, Algérie, Mossad, P°alestine, Ben Barka, Guerre des Six Jours, Hassan II, Mohammed VI,
  • Sahara Occidental : Détention de Youssef Bougharioune

    Youssef Bougharioune, éminent étudiant et militant sahraoui, a été arrêté par la police marocaine le mardi 15 décembre 2020 à 19 heures, à El Aaiun. Il a été libéré le samedi 19, à Agadir.

    La détention a été faite sans respecter les droits humains les plus élémentaires. Les charges ne lui ont pas été lues, et sa famille n’a pas été informée de sa localisation. En détention à El Aaiun, il a été battu, insulté et menacé.
    Le lendemain, à 7 h 30, il a été mis dans une voiture et emmené à Agadir à une vitesse de 180 km / h, ce qui impliquait un gros risque pour sa vie. Le comportement de la police était inacceptable. Lors d’une pause entre les villes d’El Aaiun et de Tan Tan, l’agent de police lui a dit: «vous êtes Polisario, vous n’avez pas le droit de vivre, vous êtes une mouche».
    À Agadir, il a été interrogé mais il n’a pas reçu de mauvais traitements. Quoi qu’il en soit, ni sa famille ni son avocat n’ont pu lui rendre visite en détention. Enfin, il a été libéré à Agadir même. Le procès aura lieu le 21 janvier 2021.
    Les chefs d’accusation sont les suivants:
    – Appartenir à une bande criminelle
    – Enlever une femme
    – Battre et blesser une personne non identifiée.
    La police a amené un témoin qui, curieusement, a nié toute relation avec Youssef.
    Youssef est étudiant à l’Université Mohamed V de Rabat. Très impliqué dans l’activisme étudiant contre l’occupation illégale marocaine du Sahara Occidental, il collabore avec des organisations de défense des droits de l’homme.
    Son frère Saleh, militant politique et demandeur du statut de réfugié en France, a déclaré à Équipe Média que «l’arrestation était une nouvelle tentative d’isoler les étudiants militants sahraouis et de faire taire les voix de militants individuels dénonçant les violations des droits humains commises par le Maroc».
    Tone Sørfonn Moe, chercheuse en droits de l’homme et juriste, a exprimé sa vive inquiétude face à la récente arrestation de Youssef qu’elle a décrit comme très actif dans le mouvement étudiant à Rabat et connu pour son plaidoyer en faveur du droit à l’autodétermination et de la libération des prisonniers politiques sahraouis – y compris le cas du Groupe des Étudiants.
    Au Sahara Occidental occupé, mais aussi au Maroc proprement dit, plaider en faveur du droit à l’autodétermination ou même mentionner le Sahara Occidental ou dire que vous êtes sahraoui (et non marocain) est criminalisé par la loi et peut vous conduire en prison.
    Équipe Média, le 19 décembre 2020
    El Aaiun, Sahara Occidental occupé
    Tags : #Sahara Occidental #Maroc #Polisario #Marruecos #Morocco #WesternSahara
  • L’Algérie zappe le message adressé par le roi du Maroc au Président Tebboune

    L’Algérie zappe le message adressé par le roi du Maroc au Président Tebboune – Mohammed VI,

    DIA-15 décembre 2020: L’Algérie a carrément zappé le massage adressé par le roi Mohammed VI au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans lequel le souverain lui a souhaite un prompt rétablissement.

    Le message du souverain marocain n’a été diffusé par aucun média public algérien. Seuls certains sites privés ont repris l’information.

    « Votre allocution à l’adresse du peuple algérien frère dimanche a montré, Dieu soit loué, votre rétablissement », écrit le Roi dans son message, repris par la presse marocaine, mais ignoré par la presse algérienne.

    Le roi a exprimé à cette occasion sa « profonde satisfaction suite à l’amélioration de l’état de santé du Président Tebboune » et a « imploré Dieu de lui accorder un rétablissement rapide et complet, santé et longue vie ».

    le message du roi du Maroc est intervenu dans le sillage de l’annonce de ce même roi du rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et l’entité sioniste. Son message coïncide aussi avec l’agression de l’armée de l’occupant marocain qui a transgressé le cessez-le-feu, alors que le président américain sortant, Donald Trump a violé toutes les résolutions de la légalité internationale concernant le Sahara Occidental.

    Ces résolutions stipulent l’illégalité de la présence marocaine sur le territoire sahraoui, notamment la résolution 34/37de l’Assemblée nationale de l’Onu promulguée en 1979 qui avait constitué une référence, voire la base des positions prises par l’ensemble des organisations et Cours internationales.

    Compte tenu de ce contexte, l’Algérie a ignoré le message du roi du Maroc qui aura trahi la Palestine et entend embraser la région de l’Afrique du Nord en créant des zones de tension et d’instabilité.

    Amir Hani

    DIA-Algérie, 15/12/2020

    #Algérie #Maroc #MohammedVI #Tebboune

  • Relations secrètes entre le Mossad et le Makhzen : une longue succession de trahisons (vidéo)

    Les relations (secrètes) entre les dirigeants marocains et l’entité sioniste remontent pratiquement à l’indépendance du royaume chérifien, en 1956.

    C’est la raison pour laquelle, sans doute, Rabat suit le même mode opératoire dans son plan de colonisation du Sahara Occidental que le fait l’entité sioniste en Palestine. Cela va de la politique du fait accompli, jusqu’au mur de séparation et d’apartheid, en passant par les colonies illégales.
    Derrière l’annonce que l’entité sioniste et le Maroc établiront leurs « premières relations diplomatiques formelles », il y a près de six décennies de coopération étroite et secrète sur les questions de renseignement et militaires entre deux « nations » qui, paradoxalement, ne se sont officiellement pas reconnues.
    De nombreux médias spécialisés dans le renseignement révèlent en effet que l’entité sioniste « a aidé le Maroc à obtenir des armes et du matériel de collecte de renseignements et à apprendre à les utiliser, et l’a aidé à assassiner un chef de l’opposition.
    Le Maroc a également aidé I’entité sioniste à accueillir des Juifs marocains, à monter une opération contre Oussama Ben Laden – et même à espionner d’autres pays arabes, au prix de viles et innommables trahisons.
    La collaboration – découverte dans une série d’entretiens menés et de documents découverts pendant de nombreuses années – met à nue une politique sioniste suivie de longue date de construction de liens secrets avec des régimes arabes où des intérêts communs – et des ennemis – pourraient être trouvés.
    C’est ce choix, puéril et aveugle, qui semble expliquer les pas franchis par Ryad et ses satellites, uniquement guidés par leur haine aveugle à l’égard de Téhéran avec sa doctrine chiite, ennemie jurée du salafisme saoudien.
    Il faut dire que la relation maroco-sioniste découle en partie du grand nombre de Juifs au Maroc avant la naissance de cette entité et la « nakba de 1948, dont beaucoup y émigreraient, constituant l’une des plus grandes parties de la population israélienne.
    Quelque un million d’Israéliens sont originaires du Maroc ou descendent de ceux qui l’étaient, assurant un intérêt profond et constant pour ce pays situé à plus de 2 000 kilomètres.
    Majoritairement concentrés dans la région d’Achdod, non loin de la bande de Ghaza, les juifs marocains, dont les plus célèbres sont André et Audrey Azoulay, contrôlent les faits et gestes du roi marocain. Ils ont également réussi à accaparer des pans de pouvoir non négligeables en Occident, plus précisément en France. Pour la petite histoire, Mohamed VI appelle « tonton » André Azoulay.
    Said Ayachi, dans un entretien qu’il nous a accordé ce jour, est allé jusqu’à révéler que ce juif pro sioniste jouit même d’un accès libre aux incommensurables richesses du royaume chérifien. Le roi Hassan II a autorisé l’émigration massive des juifs et a permis au Mossad d’établir une station au Maroc.
    L’entité sioniste a fourni des armes et formé les Marocains à leur utilisation. L’assassinat, dans d’atroces souffrances de l’opposant Mehdi Ben Barka, dont sont coupables les généraux Oufkir et Dlimi, n’a été rendu possible qu’avec la précieuse aide des agents du Mossad. Un moment crucial est survenu en 1965, lorsque les dirigeants arabes et les commandants militaires se sont rencontrés à Casablanca, et le Maroc a permis au Mossad de mettre sur écoute leurs salles de réunion et leurs suites privées.
    L’écoute a donné à l’entité sioniste un aperçu sans précédent de la pensée, des capacités et des plans arabes, qui se sont révélés vitaux pour le Mossad et les Forces de l’armée sioniste, certes secondée par un pont aérien militaire américain, dans la préparation, et la réussite hélas, de la guerre de 1967.
    « Ces enregistrements, qui étaient vraiment une réalisation extraordinaire du renseignement, ont établi notre sentiment, du haut des FDI, que nous gagnerons la guerre contre l’Égypte », a déclaré le général Shlomo Gazit, qui deviendra plus tard le chef du renseignement militaire, dans une interview en 2016.
    Pendant des années, le successeur de Hassan II, le roi Muhammad VI, a demandé l’aide d’Israël pour obtenir l’acquiescement américain à l’annexion du Sahara occidental par le Maroc, qui s’est finalement concrétisée dans l’annonce de Trump, le président US sortant. Depuis 2006, Serge Bardugo, un leader de la petite communauté juive restée au Maroc, a été l’ambassadeur du roi dans cet effort, rencontrant des responsables israéliens et des dirigeants juifs américains.
    Occasionnellement, ces réunions ont été suivies par Yassin Mansouri, un ami de longue date du roi qui dirige l’agence de renseignement externe du Maroc. M. Mansouri, à son tour, a rencontré directement son homologue israélien, Yossi Cohen, le chef du Mossad, menant certaines des négociations qui ont conduit à l’accord de normalisation de ces relations honteuses.
    Ali Oussi
    La Patrie News, 17 déc 2020
  • Maroc : La tartufferie d’un roi

    Après avoir franchi le Rubicon, en accomplissant son troc infâme, son «altesse» notre voisin le roi et chef suprême du Makhzen, vient de récidiver à travers ses relais médiatiques attitrés, en affirmant : «Il est temps maintenant pour l’Algérie et le Maroc de construire le Grand Maghreb.» 

    Et sans retenue aucune, il est même fait appel aux « peuples pour transcender les clivages politiques ». Un adage populaire résume, on ne peut mieux, cette attitude : «Si tu n’éprouves pas de honte, alors, fais ce qui te plaît.»
    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Western Sahara, Israël,
  • Maroc : La trahison est inscrite dans l’ADN historique du Makhzen !

    par Noureddine Khelassi

    Le recours de Mohammed VI à la diplomatie transactionnelle qui lui a permis de troquer l’établissement de relations diplomatiques officielles avec Israël contre une reconnaissance hypothétique par le Président sortant US de l’annexion du Sahara Occidental n’est que l’ultime expression de la propension naturelle de la monarchie alaouite à la traîtrise. La trahison est inscrite dans l’ADN historique du Makhzen, notamment à l’endroit de l’Algérie. Les faits historiques, qui en sont autant de jalons déshonorants, sont implacables. 
    Les racines de la félonie du Makhzen à l’égard de son voisin maghrébin remontent d’abord au Traité de Tanger du 10 septembre 1844, et qui a constitué, de prime abord, un revirement important dans la relation politique franco-marocaine. À la suite de la défaite cinglante des troupes marocaines qui soutenaient l’Émir Abdelkader à la bataille d’Isly (14 août 1844), le sultan Abderrahmane Ibn Hicham demanda alors la paix. Le Traité de Tanger, signé le 10 septembre 1844, oblige le Maroc à reconnaître la colonisation de l’Algérie. Et, de ce fait, le roi alaouite cessait tout soutien officiel à l’Emir Abdelkader, déclaré par les deux parties contractantes hors-la-loi au Maroc et en Algérie. Dans un élan de soumission zélée, le Sultan s’est même engagé à interner l’Émir s’il tombait entre ses mains ! 
    Le Traité de Tanger sera suivi le 18 mars 1845 de la « Convention de Lalla Maghnia » entre le sultan Moulay Abderrahmane et un représentant du roi Louis-Philippe, et qui fixera, avec une relative souplesse, les frontières entre l’Algérie et le Maroc. En son article premier, cet accord précise que « les limites qui existaient autrefois entre le Maroc et la Turquie resteront les mêmes entre l’Algérie et le Maroc ». Les deux parties avaient alors défini une limite « devenue aussi claire et aussi évidente que le serait une ligne tracée », ce qui fait que « ce qui est à l’Est de cette limite appartient à l’Algérie, et tout ce qui est à l’Ouest appartient au Maroc » (article 2). Après avoir délimité les lieux de passage de ladite ligne (article 3), la Convention ne précise toutefois pas, avec la rigueur nécessaire, le tracé dans les territoires sahariens frontaliers, laissant aux « souverains respectifs » le soin « d’exercer de la manière qu’ils l’entendront toute la plénitude de leurs droits sur leurs sujets respectifs au Sahara » (article 4). 
    La trahison du Maroc ne s’est pas arrêtée au lâchage historique de l’Émir Abdelkader et, comme on le verra plus tard, au non-respect des accords au sujet des frontières territoriales. La déloyauté et la scélératesse royales se manifesteront de nouveau, à la faveur de ce qui aura constitué le premier acte de piraterie aérienne et de terrorisme spatial dans l’histoire de l’humanité, commis par la France. Ce sera à l’occasion du détournement du DC-3 de la compagnie chérifienne Air-Atlas devant transporter cinq dirigeants historiques. Nous sommes alors en octobre 1956. Le poste du SDECE à Rabat, informé discrètement par des sources au cabinet royal dirigé alors par le prince héritier Hassan II, informe sa hiérarchie que Ben Bella, Khider, Boudiaf, Lacheraf et Aït Ahmed vont, sous de fausses identités, se rendre de Rabat à Tunis. Les services spéciaux français s’assurent alors de la collaboration du pilote de l’avion et du reste de l’équipage, appuyé notamment par l’hôtesse principale qui était une honorable correspondante du SDECE. Le plan de vol initial est modifié pour permettre à l’avion de se poser finalement à Alger, après avoir été escorté par un chasseur de l’armée française qui avait décollé de Blida. 
    Le feuilleton de la trahison traditionnelle du Makhzen connaîtra un nouvel épisode avec la Guerre des Sables, agression marocaine caractérisée contre une Algérie qui venait juste de sortir d’une longue et épuisante guerre de Libération. Le Maroc, dont le parti ultra-nationaliste et expansionniste de l’Istiqlal avait déjà sorti sa fameuse carte du Grand Maroc qui s’étend jusqu’au fleuve Sénégal et englobe un quart du Sahara algérien à l’Ouest, viole ainsi le Traité frontalier de Maghnia et attaque l’Algérie, dans l’espoir de récupérer les territoires de Tindouf et de Béchar. Il viole en même temps le protocole signé le 6 juillet 1961 entre le gouvernement du Maroc et le GPRA. Cet accord prévoit que le Maroc soutient le GPRA dans ses négociations avec la France sur la base du respect et de l’intégrité du territoire algérien ; et le GPRA reconnaît, pour sa part, le problème territorial posé par la délimitation imposée par la France coloniale entre les deux pays. À la condition sine qua non, que ce problème trouvera ultérieurement sa solution dans des négociations entre les deux gouvernements, la création d’une commission algéro-marocaine ayant été prévue à cet effet. 
    La fourberie du palais royal s’illustrera encore à travers un épisode retentissant d’espionnage au profit d’Israël et dont l’agent exécutant numéro un ne fut autre que le roi Hassan II lui-même ! Selon les témoignages des plus hauts responsables du Mossad et du Shin-Bet israéliens de l’époque, publiés dans la presse israélienne, le monarque chérifien avait alors fourni des enregistrements top secrets des discussions à huis clos à Casablanca entre les dirigeants arabes avant la guerre de 1967. Israël avait largement remercié à la suite Hassan II d’avoir grandement contribué à la victoire militaire contre ses ennemis arabes pendant la guerre de 1967. En 1965, le roi Hassan II avait en effet transmis tous les enregistrements d’une rencontre cruciale entre les dirigeants arabes qui discutaient de leur préparation à la guerre contre Israël. Meir Amit, chef du Mossad à l’époque, avait décrit l’opération marocaine comme « l’une des gloires suprêmes du renseignement israélien » dans un mémo adressé à Levi Eshkol, Premier ministre.
    Suite, et pas encore fin, du feuilleton historique de la trahison consubstantielle à la monarchie, cette fois-ci à la lumière du conflit du Sahara Occidental. Déjà, et bien avant la célèbre Marche verte dont l’idée avait été soufflée au roi Hassan II par ses amis israéliens, le Président Boumediène, dans un discours à la TV algérienne, raconte qu’il avait proposé à Hassan II et aux autres dirigeants du Maghreb la création d’une task-force maghrébine pour obliger l’Espagne, puissance coloniale occupante du Sahara Occidental, à le quitter au cas où elle aurait refusé la voie pacifique. Le chef de l’État algérien, visiblement en colère, avait alors souligné que ce sont le roi du Maroc et le Président mauritanien de l’époque (Mokhtar Ould Dadda) qui avaient trahi l’engagement de principe de déloger l’Espagne, préférant se partager alors les deux grands territoires sahraouis, le Rio De Oro et la Saguia El Hamra. 
    Enfin, et bien avant l’expulsion de milliers d’Algériens en 1994 après l’attentat terroriste perpétré par des islamistes marocains à Marrakech, et la fermeture de la frontière terrestre avec l’Algérie par le Maroc, il y a eu l’acte d’agression militaire important que fut Amgala 1. La première bataille d’Amgala eut lieu entre les 27 et 29 janvier 1976 autour de l’oasis d’Amgala, dans le Sahara Occidental, lorsque des unités de l’ANP, en simple appui logistique, ont été attaquées par des unités des FAR dans la nuit du 27 janvier. Les Algériens se sont retirés après avoir combattu pendant 36 heures.
    La normalisation diplomatique avec Israël, acte de trahison suprême en soi, n’a rien donc de surprenant étant donné qu’elle consacre l’ouverture de bureaux de liaison, de part et d’autre, en 1994 et 1995. Elle s’inscrit surtout dans cette longue histoire de forfaiture, de reniement, de parjure, de tromperie, de déloyauté et de duperie qui sont des caractéristiques génétiques et culturelles du Makhzen. 
    Le Soir d’Algérie, 15 déc 2020
    Tags : #Maroc #Algérie #SaharaOccidental #Polisario
  • Exclusif – Maroc : Grave conflit entre Yassine Mansouri et Abdellatif El Hammouchi

    Le conflit entre Yassin Al-Mansouri, directeur de la DGED, et Al-Hamoushi, directeur du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ), remonte à un incident survenu il y a quatre ans lorsque le BCIJ surveillait sans raison apparente la maison du directeur de la DGED.

    Après une période de filature visant la relation entre la femme de Mansouri et un technicien d’installation d’antennes paraboliques, les hommes de Hammouchi ont réussi à obtenir des preuves matérielles sur la relation sexuelle de l’épouse de Mansouri : photos, rencontres intimes et appels téléphoniques passés via le téléphone de leur femme de chambre, l’intégralité du dossier a été soumis au roi. Colérique, ce dernier a convoqué Yassine Mansouri et lui a dit avec textuellement a lettre « Tu n’as pas réussi à protéger ton c…, comment vas-tu protéger la monarchie?. Mohammed VI lui a montré l’intégralité du dossier et des preuves qui l’accablent.
    Suite à ce flagrant acte d’adultère, El Mansouri a fini par divorcer sa femme. Psychologiquement marqué par cette épreuve, il n’a pas réussi à sauver son deuxième mariage avec une femme qui ne s’entendait pas avec ses enfants.
    Une question hantait l’existence de l’ami d’nfance du roi du Maroc : Pourquoi était-il surveillé par les hommes de la BCIJ et sa femme impliquée dans cette affaire? Il commença à soupçonner El Hammouchi d’avoir monté tout ce stratagème en vue de détruire sa carrière et sa famille.
    Le conflit entre les deux hommes est devenu un conflit entre les deux appareils de l’Etat qu’ils dirigeaient. Malgré que la nature de leur travail impose le devoir de coopération entre les différents services de sécurité, chacun d’eux a continué de surveiller l’autre dans le but de lui trouver des points vulnérables susceptibles d’être exploités. Dans ce sillage, El Hammouchi procédera au limogeage d’Abdelhaq Khiam suite à la découverte d’accointances entre ce dernier et le patron du renseignement extérieur.
    El Hammouchi est un fin connaisseur des méthodes contraires à l’éthique en vue d’anéantir les voix critiques contre le régime et dont l’élément basique est leur vie privée et sexuelle ainsi que les fausses accusations, la diffamation, l’atteinte à la réputations des citoyens à l’instar du cas des journalistes Tawfiq Bouachrine, Omar Radi, Souleimane Raissouni, Mohameed Radi Ellili, des responsables du PJD, l’officier de police Wahiba … etc. Deux sites, Sahara Wikileaks et Chouf TV, soupçonnés d’être créés dans ce but, sont chargés de faire le sale boulot. Mansouri en parlera à certains de ses confidents et soupçonne El Hammouchi d’être derrière les manigances contre sa personne et sa famille.
    Le manque d’efficacité causé par le conflit entre les deux hommes et la mauvaise santé du roi ont constitué un terrain fertile pour l’émergence d’autres personnages tels que Nasser Bourita, Akhannouch et Saleh Tamek.
    Akhannouch et Bourita ont profité de la situation pour pousser Mohammed VI à la participation dans la course à la normalisation avec l’entité sioniste afin de protéger la monarchie dans un contexte caractérisé par des crises économiques et sociales, les conséquences de la pandémie au Maroc et les dangers de la guerre au Sahara Occidental.
    Source : Maghreb Online, 15 déc 2020
    Tags : #Maroc #DGED #BCIJ #AbdellatifElHammouchi #YassineMansouri

  • Israël/Maroc: 1ère camisole de force?

    Les responsables marocains ont empêché les manifestations contre la normalisation des relations avec le régime sioniste dont les conséquences s’avèrent dévastatrices pour le Maroc.

    Citant les sources marocaines, le journal Al-Quds al-Arabi rapporte que six associations au Maroc ont qualifié dans un communiqué la normalisation des relations avec Israël comme étant dangereuse.
    Alors que le régime sioniste mériterait des sanctions internationales et l’isolement, certains régimes arabes ou africains lui fournissent des services gratuits, indique le communiqué.
    Le président américain Donald Trump a écrit sur son compte Twitter jeudi dernier que le Maroc avait annoncé qu’il était prêt à normaliser ses relations avec Israël.
    Donald Trump a annoncé dans un autre tweet reconnaître la souveraineté marocaine sur la région du Sahara occidental ; « Le Maghreb a reconnu les États-Unis en 1777, et il vaut mieux que nous reconnaissions la souveraineté du Maghreb sur le Sahara occidental ».
    Le Maroc est le sixième pays arabe, après la Jordanie, l’Égypte, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan, à normaliser ses relations avec le régime sioniste. Les EAU, Bahreïn et le Soudan ont normalisé leurs relations avec le régime israélien ces derniers mois suite à la médiation américaine.
    Dans le même ordre d’idée, le journal extra-régional Rai al-Youm écrit que la normalisation donne l’arme la plus puissante aux opposants aux gouvernements et pourrait donc avoir des conséquences très dangereuses pour la sécurité et la stabilité des pays compromettants. 
    « Ces étapes vers la normalisation peuvent avoir des résultats inverses et sont extrêmement dangereuses pour la sécurité et la stabilité de ces pays en créant des divisions et des conflits internes ou même des guerres intra-régionales », a indiqué Abdel Bari Atwan, le rédacteur en chef du journal Rai al-Youm. 
    « Cette normalisation met l’arme la plus puissante entre les mains des groupes et partis nationalistes qui sont en colère contre leurs gouvernements pour la corruption, l’effondrement économique et l’escalade de la pauvreté, d’autant que les motifs religieux et ethniques, voire humains et moraux sont les éléments de base de leurs programmes et chartes », a précisé Atwan.
    « Il [Donald Trump] a dit qu’il reconnaîtrait conditionnellement le “Sahara occidental” et non le “ Sahara maghrébin ” en faveur du gouvernement qui lui, vient de célébrer l’événement. Or, celui-ci quittera la Maison Blanche bientôt et dans les prochaines semaines », a-t-il fait noter.
    « La question est maintenant de savoir à quoi servent les négociations avec le Front Polisario après cette reconnaissance conditionnelle : négocieront-ils sur un gouvernement autonome ? À quoi servent les 3 milliards de dollars que Trump a promis d’investir au Maroc pour l’ouverture de ses territoires, de ses aéroports et de ses villes à l’invasion sioniste ? A quoi serviront ces promesses, si elles conduisent à la guerre en Algérie voisine ou que le mouvement Polisario reprend l’arme, des sorte que le pays s’enfonce dans une guerre d’usure sans fin? », s’est-il interrogé.
    Et de conclure : « Si les pays en voie de normalisation sont satisfaits du soutien d’Israël et des milliards de dollars que les États-Unis ont promis, ils se font des illusions. Israël ne peut pas se défendre contre les missiles dans la bande de Gaza, sans parler du sud du Liban, du Yémen, de Téhéran et de la Syrie. Les sommes colossales de Washington, n’ont quant à elles pour le résultat que la corruption, l’effondrement économique, la dette extérieure et la reddition. ».
    Pars Today, 14 dic. 2020
    #SaharaOccidental #WesternSahara #Polisario #Maroc #Morocco #Marruecos
  • Morocco''s police disperse protest against ties with Israel

    Rabat, Dec 15 (AP) Moroccan authorities dispersed a group of activists who tried to hold a protest outside the parliament building in the capital to denounce the country”s recent decision to establish diplomatic relations with Israel. Dozens of police officers in riot gear were mobilsed to push protesters away from parliament in Rabat. Demonstrators wanted to show solidarity with Palestinians and reject the normalisation of ties between Rabat and Tel Aviv.

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    Tags : Maroc #Marruecos #Morocco #Israel #USA