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  • La position irrésolue du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’autodétermination au Sahara occidental

    Deich Mohamed Saleh

    Environ vingt-neuf ans se sont écoulés depuis que les forces de maintien de la paix de l’ONU sont arrivées sur le terrain du Sahara occidental pour une mission précise, qui était la supervision d’un référendum d’autodétermination pour le peuple du territoire. Ce référendum n’a pas encore vu le jour en raison de l’inaction du Conseil de sécurité de l’ONU, malgré de nombreuses résolutions de l’ONU et de l’OUA-UA et l’engagement de personnalités éminentes. Malheureusement, celui qui a bénéficié de la situation de tergiversation est le Royaume du Maroc, qui occupe illégalement le territoire, alors que la victime est le propriétaire légitime, le peuple du Sahara occidental, qui en a assez d’attendre si longtemps. L’échec de l’ONU, depuis plus de cinquante ans, dans l’application du droit légitime du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination et à l’indépendance ne laisse aucun doute sur la manière dont l’action de la communauté internationale est contrôlée par des intérêts et non par des principes.

    Le processus de décolonisation

    Le processus de décolonisation du Sahara occidental remonte à l’époque coloniale espagnole (1884-1976). Depuis l’inscription du territoire en 1963 sur la liste des territoires non autonomes, le traitement de la question par les Nations unies est basé sur la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale des Nations unies contenant la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Cependant, l’Assemblée générale des Nations unies, dans ses premières résolutions sur la question du Sahara espagnol (2072(XX) de 1965 et 2229(XXII) de 1966), a demandé à l’Espagne de décoloniser le territoire par un référendum d’autodétermination pour le peuple du Sahara occidental. L’augmentation de la pression interne et internationale a fait que l’Espagne a déclaré en août 1974 son intention d’organiser le référendum d’autodétermination du territoire au début de 1975. Le roi Hassan II du Maroc a annoncé que son pays ne pouvait pas accepter un référendum incluant l’option de l’indépendance et a été rejoint par la Mauritanie dans sa revendication du Sahara occidental, demandant l’arbitrage de la Cour internationale de justice (CIJ) pour rendre un jugement sur le statut juridique précolonial du territoire. Dans sa résolution 3292 (XXXII) de 1974, l’Assemblée générale des Nations unies a demandé à la CIJ de rendre un avis consultatif sur le statut du Sahara occidental avant la colonisation espagnole, et a demandé à l’Espagne de reporter le référendum jusqu’à ce que l’Assemblée générale puisse décider d’un processus de décolonisation incluant un avis consultatif de la CIJ. Cependant, l’avis consultatif de la CIJ, qui a été publié le 16 octobre 1975, niait tout lien de souveraineté du Maroc et de la Mauritanie sur le Sahara occidental. La CIJ a approuvé la décolonisation du territoire sur la base du principe d’autodétermination. En réponse à l’arrêt de la CIJ, le roi Hassan II, avec la complicité de certaines puissances occidentales, a ordonné l’invasion et l’occupation militaires du Sahara occidental le 31 octobre 1975.

    Pour sa part, l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) / maintenant Union africaine (UA), s’est inspirée des principes et objectifs de sa Charte pour traiter la question du Sahara occidental depuis sa création en 1963, en particulier ceux relatifs à la décolonisation totale des territoires africains sous occupation étrangère. La position du bloc africain a été renforcée par le statut du territoire en tant que territoire non autonome des Nations unies dont le peuple est habilité à exercer son droit inaliénable à l’autodétermination conformément à la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale. L’organisation africaine a constamment saisi la question du Sahara occidental en demandant la décolonisation immédiate du territoire et en montrant sa solidarité avec le peuple du territoire contre la domination espagnole. Le Maroc lui-même a voté la résolution CM/Res. 272 (XIX) de 1972 adoptée à l’unanimité à Rabat, au Maroc, par le Conseil des ministres de l’OUA approuvant le droit du peuple du Sahara espagnol de l’époque à l’autodétermination et à l’indépendance.

    La décolonisation du Sahara occidental n’a pas encore eu lieu et l’Espagne reste la puissance administrante jusqu’à l’achèvement du processus de décolonisation. Elle doit donc se conformer aux obligations énoncées aux articles 73 et 74 (d) de la Charte des Nations unies. Cela a été réaffirmé par l’avis juridique du secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires juridiques, Hans Correll, en 2002.

    L’État sahraoui

    Dans le rapport sur sa visite au Sahara occidental en mai et juin 1975, la Mission de visite de l’ONU a indiqué qu’elle « a noté que la population, ou du moins presque toutes les personnes rencontrées par la Mission, était catégoriquement pour l’indépendance et contre les revendications territoriales du Maroc et de la Mauritanie… et le Front Polisario (Polisario Front) est apparu comme une force politique dominante dans le territoire. La Mission a assisté à des manifestations de masse en faveur du mouvement dans toutes les parties du territoire ». Le Front Polisario (Frente Popular para la Liberación de Saguia el Hamra y Río de Oro) a été fondé en 1973 après avoir reçu un large soutien de la population du Sahara occidental, ce qui l’a fait adhérer aux aspirations du peuple à l’autodétermination et à l’indépendance. Peu après la signature de l’accord de Madrid, la grande majorité des représentants de l’Assemblée générale (Jama’a), l’organe colonial de représentation, se réunit le 28 novembre 1975 à Galtat-Zamur pour appuyer le Front Polisario et se dissoudre afin d’être remplacée par le Conseil national provisoire. Le 27 février 1976 à Bir-Lehlu, le Front Polisario proclame la République arabe sahraouie démocratique (RASD) pour éviter le fait accompli juridique créé par le départ de l’Espagne.

    L’occupation marocaine

    L’invasion et l’occupation militaires du Sahara occidental par le Maroc le 31 octobre 1975, mobilisant 350 000 civils dans une marche vers le territoire, n’a pas seulement violé les résolutions de l’ONU et de l’OUA/UA ainsi que le principe des frontières coloniales intangibles et l’avis consultatif de la CIJ sur le Sahara occidental. Mais elle était également contraire à la volonté du peuple du territoire et constituait une attaque contre le caractère sacré et la souveraineté de la République arabe sahraouie démocratique. L’ONU et l’OUA/UA s’inscrivent dans la ligne de la résolution 2625 (XXV) de l’Assemblée générale des Nations unies, qui reconnaît l’illégalité de l’acquisition territoriale par la force et que le Maroc est une puissance occupante, comme l’a déclaré l’Assemblée générale des Nations unies dans ses résolutions 34/37 (1979) et 35/19 (1980).

    L’occupation du Sahara occidental par le Maroc a généré une situation tragique, qui a fait fuir des milliers de personnes de la population du territoire sous les bombardements des troupes et des forces aériennes, cherchant un endroit sûr en Algérie. Pendant plus de 47 ans, ces personnes ont vécu en exil dans des conditions difficiles, en attendant le jour de leur retour chez elles. Le Maroc a appliqué depuis le début de son occupation un siège militaire et un blocage médiatique dans les territoires sous son contrôle afin de dissimuler le génocide et les crimes contre l’humanité qui ont été commis par ses troupes et ses forces de police, entraînant des centaines de morts, de disparus, d’invalides en raison de la torture et des agressions et intimidations quotidiennes. La plupart des organisations de défense des droits humains ont fait de nombreux rapports sur ce thème comme le Haut Commissariat des Nations Unies (HCDH), le Conseil des droits de l’homme, la Commission africaine des droits de l’homme, Amnesty International, Human Rights Watch, outre les compte-rendus détaillés des médias.

    Il était explicite que certains des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, à savoir la France et les USA, avaient prévu l’accord illégal de Madrid en novembre 1975 entre le Maroc, l’Espagne et la Mauritanie et l’occupation du Sahara occidental. Récemment, la CIA a publié des centaines de documents déclassifiés sur la question du Sahara occidental (voir https://www.cia.gov). Leurs objectifs étaient non seulement de contourner le droit du peuple du territoire à l’autodétermination et à l’indépendance, mais aussi de déstabiliser toute la région et d’entrer dans une spirale sans fin. Les USA et la France ont offert un soutien généreux au Maroc sur les plans militaire, politique et financier. En 1979, la Mauritanie a abandonné la partie sud du Sahara occidental, ce qui a conduit à la signature d’un accord de paix avec le Front Polisario et à la reconnaissance de la RASD par la suite en 1984.

    Le roi Hassan II s’est trompé dans son estimation de l’occupation du Sahara occidental lorsqu’il a déclaré que celle-ci ne durerait qu’une semaine. Il a réalisé qu’il était impossible de remporter une victoire militaire après avoir payé un lourd tribut en vies humaines, en matériel et en milliers de prisonniers, comme le révèlent les documents déclassifiés de la CIA.

    Bonne volonté contre tromperie

    Les seize années de lutte armée acharnée ont presque résolu le conflit en faveur de la RASD, car son armée avait progressé dans la prise de contrôle sur le terrain et les réalisations diplomatiques se sont multipliées, ce qui a été couronné par l’adhésion de la RASD à l’OUA en 1984. Les progrès de la lutte sahraouie ainsi que les appels internationaux en faveur d’une solution rapide du conflit, en particulier en Afrique, ont abouti à son adhésion aux efforts de l’ONU et de l’OUA. Les dirigeants africains ont joué un rôle décisif dans l’obtention d’un accord sur un plan de règlement pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour le peuple du Sahara occidental, soulignant la coopération de la RASD dans cette tendance. La résolution AHG/Res. 104 (XIX) de l’OUA de 1983 a effectivement contribué à jeter les bases des efforts ultérieurs de l’ONU et de l’OUA, qui ont été reflétés dans la résolution 40/50 (XXXX) de l’Assemblée générale des Nations unies de 1985. Cette résolution a exhorté les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Royaume du Maroc, à engager des négociations directes sous les auspices de l’ONU et de l’OUA, qui ont abouti à un cessez-le-feu le 6 septembre 991 et au déploiement de la force de maintien de la paix ONU/OUA/UA.

    Le Conseil de sécurité de l’ONU a pris en charge la question du Sahara occidental suite à l’approbation, en 1990, du Plan de règlement et à la création de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Les deux parties, sous les auspices du secrétaire des Nations unies et du président de l’OUA, ont convenu du cessez-le-feu et de l’organisation d’un référendum d’autodétermination en février 1992, conformément au calendrier approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies. Le référendum a été reporté en raison de la tentative du Maroc d’étendre les critères pour inclure 120 000 Marocains dans la liste des électeurs. Il était alors clair que l’objectif du Maroc, du fait de son engagement dans le processus référendaire, était : a) de réussir à changer l’organe électoral en sa faveur ou b) de manœuvrer et de jouer sur le temps. Le fait que le Maroc a réalisé qu’il était impossible de remporter le référendum, surtout lorsque l’ONU a publié la liste temporelle des personnes habilitées à voter en 1999.

    L’absurde est que le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas osé imposer des sanctions contre le Royaume du Maroc pour son obstruction au référendum. L’inaction du Conseil de sécurité de l’ONU à l’encontre du Maroc témoigne d’une collusion explicite avec ce dernier au sein du Conseil et du Secrétariat. La France a été à l’origine de la paralysie du rôle de l’OUA/UA dans le processus de paix parce qu’elle l’a gêné dans la réalisation de ses objectifs. Aucun des cinq membres permanents ne plaide pour l’exercice immédiat du droit inaliénable du peuple du territoire à l’autodétermination et à l’indépendance, tout comme la France défend l’occupation marocaine du Sahara occidental. En outre, ils ont gardé le silence sur les crimes commis par les autorités marocaines dans les territoires occupés du Sahara occidental. Il est vrai qu’il y a un changement fondamental dans les vues des USA, de la Russie, du Royaume-Uni et de la Chine sur le conflit du Sahara occidental, mais il n’est pas encore arrivé au point de contrarier la France. Des efforts importants ont été déployés par d’éminentes personnalités en tant qu’envoyés spéciaux du Secrétaire général des Nations unies, comme M. James Baker III, ancien secrétaire d’État usaméricain, l’ambassadeur Cristopher Ross et l’ancien président allemand, M. Horst Kohler, qui ont échoué en raison du manque de volonté des Cinq. Même le Conseil n’a pas pu inclure le volet observation des droits humains dans le mandat de la MINURSO à cause de la France, malgré les appels en faveur d’un mécanisme indépendant et les rapports sur la situation. Au-delà de cela, le Conseil n’a rien fait contre le Maroc pour l’expulsion de la composante civile de la MINURSO en mars 2016, ce qui a considérablement affecté la capacité de la mission à remplir ses fonctions. Cinq mois plus tard, en août 2016, le Maroc a profité de l’inaction du Conseil de sécurité de l’ONU pour violer le cessez-le-feu en construisant une route à travers la Mauritanie dans le but d’annexer la région de Guerguerat, dont la ville de La-Aguera. La France use maintenant de toute son influence pour impliquer les intérêts de nombreuses parties internationales dans le conflit afin de compliquer sa solution. Elle s’est efforcée d’impliquer l’Union européenne dans le pillage des ressources naturelles en violation des décisions de la Cour européenne de justice de 2016 et 2018.

    Au contraire, l’enfer s’est déchaîné lorsque la RASD et le Front Polisario se sont montrés résolus à faire échouer les manœuvres marocaines. Si la RASD ne réagissait pas au mouvement dangereux et provocateur de Guerguerat et n’exerçait pas sa souveraineté légitime sur cette zone libérée, le Maroc aurait réussi à frapper à jamais de nullité toutes les résolutions du Conseil de sécurité et la crédibilité des Nations unies en général. Le Conseil n’a jamais investi la bonne volonté de la partie sahraouie ni reconnu ses concessions considérables dans la recherche d’une solution pacifique durable. L’influence de la France sur les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU, si elle se poursuit, pourrait conduire au pire dans l’histoire du traitement de la question du Sahara occidental par le Conseil.

    Paix ou guerre

    Il est clair que le Secrétariat des Nations Unies et le Conseil de sécurité n’ont jamais cherché à établir la légitimité internationale dans le nord-ouest de l’Afrique par l’exercice du droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Au contraire, ils ont travaillé ensemble pendant environ vingt-neuf ans pour déposséder le peuple du territoire et son État de leur droit légitime et l’accorder à l’occupant, le Royaume du Maroc, dont les revendications ont été rejetées par l’avis consultatif de la CIJ en 1975. La RASD, représentée par le Front Polisario, a accepté et accepte toujours de s’engager dans tout processus menant à un référendum d’autodétermination, faute de quoi il prendra les mesures nécessaires, y compris la lutte armée pour libérer le reste de ses territoires encore occupés par le Maroc.

    De toute évidence, les récentes tentatives de la France, qui se sont traduites notamment par la résolution 2495 (2019) du Conseil de sécurité, visaient à modifier le sens de l’autodétermination pour l’adapter à la volonté du Maroc. La tendance de la France à coloniser les territoires des peuples et à dominer leurs ressources naturelles n’a jamais cessé. Son soutien continu à l’occupation illégale du Sahara occidental par le Maroc fait partie de plans plus vastes visant à porter atteinte à la stabilité de nombreux pays d’Afrique du Nord. Vu l’adoption de cette résolution par le Conseil de sécurité de l’ONU, la RASD et le Front Polisario ont décidé de revoir leur engagement dans l’ensemble du processus supervisé par l’ONU. Cependant, la présence de l’ONU dans le territoire ainsi que le cessez-le-feu n’ont aucune signification tant qu’il n’y a pas de référendum d’autodétermination. Des décennies d’efforts inlassables et de grands sacrifices sont condamnés.

    Le spectre de la guerre plane à nouveau entre les deux pays africains, et rien ne l’arrêtera à moins que la communauté internationale ne manifeste une volonté sérieuse de mettre rapidement fin à ce conflit de longue date sur la base du droit international, conformément aux chartes et aux résolutions des Nations unies et de l’Union africaine. Tant que le Maroc rejette le référendum d’autodétermination, il n’y a pas d’autre solution réaliste que l’établissement de relations avec la RASD, puisqu’il est membre à part entière de l’UA et l’un des fondateurs de celle-ci. La République sahraouie a fait de grands progrès dans la construction d’institutions étatiques modernes qui sont en mesure de fournir des services dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la stabilité, de la justice, de la modernité et qui ont une expérience démocratique unique, ainsi qu’un large éventail de relations internationales. Son bras politique, le Front Polisario, bénéficie d’un fort soutien au sein de la population.

    Le rétablissement du rôle central de l’UA est crucial à ce stade, étant donné que cela se passe sur des terres africaines et entre deux pays africains et que tous deux sont membres du même bloc. L’UA doit agir contre le Royaume du Maroc pour obtenir le retrait immédiat des territoires qu’il occupe de la RASD, même si cela nécessite une intervention militaire. Avec son admission à l’Union africaine, le Royaume du Maroc est tenu de respecter les principes fondamentaux contenus dans l’Acte constitutif de l’UA, notamment (b) le respect des frontières existant au moment de l’accession à l’indépendance et (f) l’interdiction de l’usage de la force ou de la menace de l’usage de la force contre d’autres États membres de l’UA (article 4).

    Conclusion

    Les tergiversations et les retards de l’ONU dans la mise en œuvre du droit légitime du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination et à l’indépendance pendant plus de cinquante ans révèlent les arrière-pensées de certains des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Ils prévoyaient le retrait espagnol du Sahara occidental ainsi que l’invasion et l’occupation militaire du territoire par le Maroc. L’objectif était de priver le peuple du Sahara occidental de son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Ils sont conscients que cela était en violation des résolutions de l’ONU et de l’OUA/UA ainsi que du principe des frontières coloniales intangibles et de l’avis consultatif de la CIJ sur le Sahara occidental.

    Néanmoins, le peuple du Sahara occidental a pu exister et établir son État au prix de lourds sacrifices et dans des conditions difficiles. La paix et la stabilité de la région et de l’Afrique du Nord en général ne peuvent être obtenues au détriment des droits légitimes des peuples, comme c’est le cas pour le peuple du Sahara occidental. La présence des cinq grands sur le terrain depuis plus de vingt-neuf ans suffit pour découvrir la réalité de la RASD et son engagement en faveur de la paix et de la coexistence pacifique. Oui, le Sahara occidental est riche en ressources naturelles, mais celles-ci ne peuvent être exploitées sans le consentement de son généreux peuple.

    Source : Tlaxcala, 4 juin 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO, Conseil de Sécurité,

  • Quand le roi du Maroc invitait Ban Ki-moon “á visiter le Maroc et le Sahara”

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, ONU, Mohammed VI, Ban Ki-moon,

    Le 17 avril 2014, Omar Hilale remettait à Ban Ki-moon un message du roi Mohammed VI dans lequel il l’invitait à se rendre au Maroc et au Sahara Occidental.

    Selon la note envoyée par Hilale à ce sujet, Ban “a apprécié l’invitation qui lui a été transmise pour visiter le Maroc et le Sahara et espère l’effectuer après la tournée de M. Ross dans la région, prévue en mai 2014”.

    Le Maroc a poussé cette visite plusieurs fois en invoquant plusieurs prétextes, l’absence du roi entre autres. A la fin, Ban Ki-moon a voulu réduire sa visite à sa mission au Sahara Occidental, la MINURSO. Rabat a répondu avec un nyet retentissant. Le Chef de l’ONU se contentera de visiter le contingent qui se trouve à Bir Lahlou, dans les territoires sous contrôle du Front Polisario. 

    TEXTE INTEGRAL DE LA NOTE :

    Objet : Remise du Message Royal au Secrétaire Général des Nations Unies 

    – J’ai l’honneur de vous informer que j’ai remis, cet après midi, le message dont m’a chargé Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste à Monsieur Ban Ki- Moon, Secrétaire Général des Nations Unies. 

    – Le SG des Nations Unies m’a informé de ce qui suit : 

    – Le Secrétaire Général répondra officiellement au Message de Sa Majesté Le Roi. Il a apprécié l’invitation qui lui a été transmise pour visiter le Maroc et le Sahara et espère l’effectuer après la tournée de M. Ross dans la région, prévue en mai 2014, 

    – Il a une haute estime pour Sa Majesté le Roi qu’il admire depuis Son accession au Trône pour les réalisations entreprises dans tous les domaines, 

    – Il salue l’engagement par le Maroc pour la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel et son rôle en République Centrafricaine, 

    – Il a été surpris par l’appel téléphonique de Sa Majesté le Roi car le rapport a reconnu les progrès réalisés par le Maroc dans le domaine des Droits de l’Homme et relevé les violations par le Polisario, 

    – La mention du mécanisme de surveillance n’a pas pour objectif de gêner le Maroc. Au contraire, il permettra de mettre en avant les progrès réalisés par le Maroc et relever les violations par le polisario, 

    – Le Secrétaire Général s’inquiète qu’il y ait eu un malentendu sur la sincérité du Secrétariat, dont l’intention n’a nullement été de blâmer le Maroc, un partenaire fort et privilégié dans la région, 

    – Il souhaite que tous les malentendus soient levés, 

    – Le Secrétariat n’a nullement voulu traiter le Maroc et le Polisario sur un même pied d’égalité, le premier est un Etat alors que le second est une entité, 

    – Le Secrétaire Général comprend, à titre personnel, la réaction de Sa Majesté le Roi, mais en tant que Nations Unies, il est obligé de rester neutre et de protéger les Droits de l’Homme partout dans le monde, 

    – L’ONU encourage le Maroc à poursuive son progrès dans le domaine des Droits de l’Homme, 

    – Le Secrétaire Général nommera un nouveau Représentant Spécial pour le Sahara, en Août prochain, pour remplacer M. Wofgang Weibrod Weber. Il a une idée sur l’identité de la personne mais n’a pas encore pris sa décision, 

    – M. Christopher Ross est un homme sage et il lui renouvelle sa confiance. 

    – En réaction aux explications de M. Ban Ki-Moon, j’ai conformément aux Hautes Instructions Royales, développé les points suivants : 

    – Le rapport s’apparente à une croisade anti marocaine en reprenant le discours algérien et en dérogeant, pour la première fois, sur le statut du Sahara marocain, 

    – Il a affranchi l’Algérie de ses responsabilités internationales et tenté de légitimer le polisario, 

    – Il fixe, à tort, une date limite au processus, alors que Ross vient à peine d’entamer une nouvelle approche, 

    – Le Maroc, seul pays stable de la région, n’a pas été récompensé pour ses efforts, 

    – Les éléments pro polisario au sein du Secrétariat instrumentalisent les Droits de l’Homme à des fins politiques. L’objectif ultime étant le statut du Sahara marocain, 

    – Tout changement dans les paramètres du mandat de négociation ou des termes du communiqué de l’entretien téléphonique de Sa Majesté en août 2012 aboutira au collapse du processus de négociation politique. Le Secrétariat en assumera la pleine responsabilité. Le Maroc ne souhaite nullement que cette issue dramatique survienne durant le mandat de Ban Ki- Moon. 

    – Le Maroc n’acceptera jamais aucun mécanisme de monitoring et s’opposera à toute tentative de le déstabiliser en portant atteinte à son intégrité territoriale, 

    – Le Maroc ne se laissera jamais opposer une autre solution que celle de la négociation et reste résolument engagé pour une solution politique mutuellement acceptable au différend régional, 

    – A cette fin, il aura besoin d’un partenaire au Secrétariat qui soit neutre, juste et respectueux du Maroc pour le quel le Sahara est la plus haute des priorités, 

    – Le Maroc souhaite renforcer son partenariat avec les Nations Unies sur la base de la confiance mutuelle. 

    Haute considération 

    L’Ambassadeur, Représentant Permanent 

    Omar HILALE 

    #Maroc #ONU #Sahara_Occidental #Bankimoon

  • Attaque des médias contre l’Algérie : Une fourberie à la française

    Larbi C.

    Encore une fois, le Ministère français des affaires étrangères a su se cacher derrière la sacro-sainte autonomie rédactionnelle des médias garantie par la loi en France pour justifier une campagne médiatique virulente contre l’Algérie.

    Au début du mois d’avril passé la même réponse a été donnée par la France officielle après une protestation de l’Algérie suite à la diffusion par France 24, une chaine publique dépendant du quai d’Orsay, le ministère français des affaires étrangères, d’une information mensongère sur l’armée nationale populaire. Le 30 mars 2020 France 24 reprend une information accusant l’armée algérienne d’avoir détourné une aide médicale chinoise et la mission qui l’accompagnait.

    La chaine publique française fera alors appel à pseudo politologue, Francis Ghilès pour commenter un fake news qui circulait sur la toile. Ce dernier va ouvertement accuser l’ANP de détourner l’aide médicale chinoise destinée aux civiles et l’accusera au passage d’incarcérer les militants du hirak. Suite à cette dérive médiatique le ministère algérien des affaires étrangères convoquera l’ambassadeur de France à Alger sera alors pour lui remettre une protestation officielle. Cette sortie de France 24 fera réagir l’ambassade de Chine à Alger qui précisera que l’’équipe médicale chinoise a été envoyée pour prendre en charge les milliers de travailleurs chinois présents en Algérie. Malgré le démenti officiel chinois la direction de France 24 ne fera pas son mea culpa et le ministre français des affaires étrangères avancera encore une fois le prétexte de la liberté d’expression.

    Ce 26 mai, les chaines publiques France5 et la chaine parlementaire Lcp vont diffuser, simultanément, des programmes consacrés à l’Algérie. Sur France 5 le documentaire intitulé « Algérie mon amour » du franco algérien Mustapha Assous va susciter une vague d’indignation auprès de l’opinion publique algérienne.

    Dans son documentaire, le réalisateur va manipuler la naïveté d’un groupe de jeunes qui s’exprimaient sur leurs mal-vie et leurs rêves pour s’attaquer aux fondements même de l’existence de l’Etat algérien. Le documentaire commence par la liesse populaire du 5 juillet 1962 et passe ensuite par la décennie noire et le règne de Bouteflika. En résumant ce documentaire il ressort que l’Algérie a été de tout le temps diriger par une junte militaire qui n’a rien à envier à la Corée du nord et que toutes les richesses ont été détournées et que rien n’a été réaliser sur le plan économique, sociale et culturel depuis le départ des colons en 1962. Selon toujours le réalisateur de ce documentaire mêmes le départ de Bouteflika a été décidé par le défunt chef d’Etat-major Ahmed Gaid Salah et que Abdelmadjid Tebboune a été élu grâce à la fraude.

    Le film du franco algérien ira plus loin quand une des interviewe va dénoncer sa garde à vue dans un commissariat, qui n’a duré que quatre heures, en disant que la torture subie est pire que ce qu’ont fait les parachutistes de Bigeard durant la guerre de libération nationale. Ce réalisateur franco algérien et les responsables de ces chaines de télévisions connaissent très bien la différence entre une garde à vue de quelques heures dans un commissariat de police et la torture institutionnalisée par les plus hautes autorités politiques françaises durant la guerre de libération nationale. La jeune hirakiste du documentaire, peut se rapprocher des moudjahidate Louisette Ighilahrize et Djamila Bouhired, elles-mêmes hirakiste, pour qu’elles lui racontent les atrocités commises par les parachutistes de

    Bigeard et du tortionnaire le général Aussaresse.

    S’agissant de la liberté de la presse tant chantée par le quai d’Orsay, lors des deux guerres du golf, 1990 et 2003, presque la totalité des médias occidentaux, en premier lieu français, ont fait bloc pour soutenir l’invasion de l’Irak par une coalition de pays occidentaux. Toute voix opposée à cette ligne était étouffée. En 2011, au début de la guerre civile en Syrie ces mêmes médias ont encore une fois étaient unanimes à tirer à boulets rouge contre le régime de Bachar El Assad tout en justifiant l’intervention des puissances étrangères. Plus proche de nous et la même année, les médias français vont encore menés campagne pour faire tomber Maamar Keddafi. Nicolas Sarkozy, alors président de la république française, va soutenir militairement les opposants qui exécuteront Keddafi sans aucune forme procès. On se souvient alors du rôle néfaste joué en Libye par France 24, la chaine réputée pour s proximité avec l’Elysée.

    Une décennie plus tard aux ordres des politiques qui les financent ont apporté morts, destruction et désolations en Irak, en Syrie et en Lybie, à défaut de démocratie et de liberté qu’ils brandissaient régulièrement.

    En menant campagne contre l’Algérie, son armée et ses institutions, ceux qui sont derrières ces médias, français et marocains, veulent attiser la tension dans les relations algéro-francaises et semer la zizanie entre algériens comme ils l’ont fait en Irak, en Syrie et en Libye. L’Algérie qui fait face, tout au long de ses frontières à l’instabilité en Libye et dans les pays du Sahel est consciente des dangers auxquels elle est conviée par la France et son allié le Maroc. Le rappel de l’ambassadeur d’Algérie est un signal fort aux autorités françaises que cette strategie n’a pas de chance d’aboutir tant les algériens sont soudés quand il s’agit de menaces externes.

    Le Jeune Indépendant, 29 mai 2020

    Tags : Algérie, France, Maroc, lobby, presse française,

  • Sahara occidental: une paix fragile

    Selon l’analyste et écrivaine Hannah Armstrong, la guerre du Sahara occidental pourrait être le conflit à long terme le moins connu du monde.

    « Lorsque je mentionne cette république cachée aux experts régionaux et aux journalistes qui, comme moi, couvrent l’Afrique du Nord et le Sahel, peu semblent en savoir grand-chose », affirme-t-elle dans un reportage intitulé « Sahara Occidental, une paix fragile ». « D’une part, en tant qu’État non officiel, le Sahara occidental n’existe pas vraiment. Pour un autre, étant petit et bien élevé, il est facile de l’ignorer. Sa population d’environ 300 000 habitants est répartie entre six camps de réfugiés en Algérie, une zone tampon entre l’Algérie et le Maroc connue sous le nom de «zone franche» et le territoire riche en ressources et contrôlé par le Maroc ».

    Pour Armstrong, « peu de Sahraouis choisissent de migrer ou de recourir au terrorisme (au cours de la dernière décennie, la migration et le terrorisme ont eu tendance à monopoliser l’engagement occidental avec l’Afrique du Nord et le Sahel). Ceci est en grande partie lié à leur foi dans l’avenir de l’État qu’ils ont construit dans les camps isolés, où les réfugiés, face à une énorme adversité, ont aboli le système des castes, ont combattu les distinctions tribales et ethniques, et créé un gouvernement de base qui est non seulement démocratique et égalitaire, mais aussi dirigé principalement par des femmes ».

    « Ce fut un choc de découvrir que ces camps, que le Maroc aimait à décrire comme des foyers terroristes, faisaient partie d’une démocratie constitutionnelle florissante, avec des comités composés principalement de femmes fanatiques dans leur dévouement à l’éducation et aux soins de santé. Elles pensaient que ces deux choses pouvaient surmonter la plupart des obstacles ». signale-t-elle dans son reportage entièrement consacré aux camps des réfugiés sahraouis qu’elle a visités à plusieurs reprises.

    Malgré la dureté des conditions de vie dans ces camps, les sahraouis gardent l’espoir et la conviction qu’après des décennies d’attente, la cause sahraouie l’emportera. « Les réfugiés se considèrent déjà comme indépendants – le monde a juste besoin de se rattraper et de leur rendre leurs terres ».

    Avec la nomination de l’ancien président allemand Horst Köhler en tant que nouvel envoyé du secrétaire général pour le Sahara occidental, une lueur d’espoir a été ravivée après la démission du diplomate américain Christopher Ross après avoir été déclaré persona non grata par le Maroc. « Le péché cardinal de Ross avait été sa prétendue tentative d’introduire la surveillance des droits de l’homme dans le mandat de la mission de maintien de la paix de l’ONU au milieu des preuves de plus en plus nombreuses que les forces de sécurité marocaines abusaient des manifestants pacifiques sahraouis – en particulier des femmes ». Mais, malgré que Kohler est parvenu à organiser deux rounds de pourparlers entre décembre 2018 et mars 2019, il a brusquement démissionné en mai 2019, invoquant des problèmes de santé. « Selon le Polisario, l’allié du Maroc, la France, avait usé de son influence au Conseil de sécurité de l’ONU pour saboter les efforts de Köhler, l’incitant à démissionner ». Madame Armstrong « soupçonne qu’il avait sous-estimé à quel point le dossier était insoluble, et une fois qu’il a vu par lui-même, il a jeté l’éponge ».

    « De 2013 à 2018, souligne Armstrong, j’ai effectué six voyages dans l’État exilé du Sahara occidental. À chaque fois, je suis parti inspiré par l’audace et l’endurance de l’idéalisme sahraoui. Ils étaient tellement dévoués à leur vision d’un avenir libre qu’ils étaient prêts à l’endurer dans des camps pendant des décennies, contre toute attente, pour continuer leur lutte collective . Tous les membres de cette jeune génération avec qui j’ai parlé étaient d’accord : “L’ONU n’a pas été en mesure de nous assurer l’indépendance, mais elle ne peut pas nous empêcher de mourir dignement pendant la guerre”, a déclaré l’un d’eux ».

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, réfugiés sahraouis, ONU,

  • La production de cannabis rapporte 23 milliards de dollars au Maroc (rapport)

    Selon un rapport de l’Initiative Globale contre la Criminalité Transnationale Organisée, la production et exportation de cannabis rapports au Maroc 23 milliards de dollars par an.
    Dans un rapport publié au mois de Mai 2020 sous le titre de « Un fléau montant :
    Tendances de la production, du trafic et de la consommation de drogues en Afrique du Nord », l’IGCCTO, sginale qu’au milieu des années 90, les producteurs marocains avaient fini par dominer le marché de la résine de cannabis, fournissant 70 à 80% de la drogue importée par l’Europe et sa valeur est estimée à 23 milliards de dollars par an, soit une multiplication par deux au cours de la dernière décennie.
    Le rapport précise que la culture du cannabis et l’extraction de résine est actuellement extrêmement condensée dans le nord du Maroc, mais cette concentration géographique dépend en grande partie des différences de degrés de tolérance officielle du cannabis.
    La tolérance des autorités marocaines envers la culture du cannabis est officiellement justifiée par la « stabilité dans des régions économiquement marginalisées et potentiellement rebelles ». Rabat est allé jusqu’au point d’attribuer le déclin de l’éradication et des saisies dans le Rif au Hirak, le mouvement de protestation initié à Al Hoceima à la suite de la mort d’un poissonnier écrasé par une benne à poubelle.
    Certains observateurs se posent des questions sur le parallélisme entre l’augmentation du trafic des drogues et l’absence de progrès dans la résolution du conflit du Sahara Occidental, ce dernier devenant un pole du trafic de la cocaïne malgré la militarisation du territoire et son verrouillage par les forces d’occupation marocaines.
    Tags : Maroc, drogues, cannabis, cocaïne psychotropes, Maghreb, Rif, Hirak, 
  • Sahara Occidental: dés truqués et cartes marquées

    Par Julio Morejon*

    La Havane, (Prensa latina) La question du Sahara Occidental a confirmé son actualité lorsque le Conseil de Sécurité a décidé, fin avril, de prolonger jusqu´en octobre le travail de la Mission de l´ONU pour le référendum dans ce territoire africain, la Minurso.


    Quarante-quatre ans se sont écoulés depuis la décolonisation frustrée de ce territoire, suivie d´une occupation illégale perpétrée par le Royaume du Maroc, soutenu par ses alliés: la France, les États-Unis et l´Espagne, l´ancienne métropole.

    Il est évident que perpétuer l´occupation de territoires de l´actuelle République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) constitue un projet néocolonial qui prétend méconnaitre la réalité historique d´un peuple, dont l´idéal d´autodétermination est soutenu par la grande majorité des États africains.

    Une partie substantielle de cette solidarité a été exprimée par la Communauté de Développement de l´Afrique Australe (SADC) lors de sa réunion de haut niveau qui s´est récemment tenue à Johannesburg, Afrique du Sud, et préalablement par les sommets de l´Union Africaine (UA) et d´autres organisations.

    Cela rend évident le fait que le thème du Sahara Occidental continue d´être dans le radar mondial, d´autant plus lorsqu´on prétend consommer une violation du droit international qui est l´exploitation des richesses d´un pays occupé, sujet que la RASD a transmis aux autorités judiciaires internationales pertinentes.

    DÉS TRUQUÉS

    Jusqu´à l´heure, les propositions de réaliser des actes de justice responsables concernant l´indépendance du Sahara Occidental ont été bombardés, tout comme les plans destinés à définir par la voie du référendum l´intérêt de la population sahraouie quant au destin de son sol illégalement occupé.

    Dans le but d´entraver le processus de libération, Madrid a, en 1975, ruiné la possibilité d´une émancipation du dénommé Sahara Espagnol lorsqu´a été pacté avec le Maroc et la Mauritanie -dans le dos de la guérilla sahraouie- le contrôle du territoire semi-désertique riche en phosphate et dont la côte est une immense source de richesses de la pêche.

    À cette époque on doutait encore de l´existence de pétrole dans ces zones et de l´énorme potentiel que signifie la présence de réserves d´eaux fossiles; ce qui renforçait la pensée géostratégique au temps d´Hassan II était le phosphate, dont le royaume a directement bénéficié de son exploitation.

    L´intérêt annexionniste est devenu plus qu´évident lors de la dénommée Marche Verte de 1976, durant laquelle des vagues de marocains accompagnées par l´Armée se sont lancées pour exécuter un acte de surréalisme politique, “coloniser” un territoire habité, auquel correspondra l´acceptation de l´Occident, tel un acte consommé et irréversible.

    Ceci est rejeté et combattu par le Front populaire de Libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro, mouvement politico-militaire créé en 1973 qui concentre la résistance à l´usurpation alaouite. L´ONU considère cette organisation comme le représentant légitime du peuple sahraoui et le Maroc comme une puissance occupante.

    Telle est la complexe équation qui pèse depuis longtemps sur la population du Sahara Occidental, raison pour laquelle son indépendance représente un impératif rejeté par le Royaume du Maroc, qui persiste dans ses manœuvres avec l´Occident pour affaiblir la reconnaissance des droits de la RASD.

    Les années ont passé et le jeu continue d´être frauduleux, les dés continuent d´être truqués pour retarder encore plus une solution au drame sahraoui, une communauté africaine victime de la doctrine de Rabat, avec d´autres composants de la politique internationale derrière le Maroc.

    Malgré le fait que le Tribunal de Justice de l´Union Européenne ait une nouvelle fois décrété en 2018 que le Maroc est un territoire séparé du Sahara Occidental, la Commission Européenne et le Parlement Européen ont ratifié avec Rabat deux accords, en janvier et février dernier, qui incluent l´exploitation des ressources sahraouies.

    “Entre janvier et février de cette année, ont été ratifiés deux accords commerciaux entre l´Union Européenne et le Royaume du Maroc -l´un sur les produits agricoles et de pêche et le deuxième uniquement sur la pêche-, lesquels, pour leur caractère extraterritorial concernant la souveraineté du Sahara Occidental violent non seulement le droit communautaire européen mais également les lois internationales”, a précisé l´analyste Axel Plasa sur Voltairenet.org.

    CARTES MARQUÉES

    La République Arabe Sahraouie Démocratique fait face à un processus d´incidence mondiale. Elle souffre d´une menace annexionniste bi-frontale: d´une part l´intérêt alaouite, et d´autre part le refus de puissances capitalistes de respecter et mettre en œuvres les décisions décolonisatrices de l´ONU.

    Les propositions comprises dans les plans Baker (1 et 2), les négociations postérieures au cessez-le-feu signé en 1991, qui a laissé place à la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara occidental (Minurso), n´ont pas définitivement ouvert la voie à l´indépendance désirée.

    C´est ainsi que les événements de 2010 du camp de réfugiés de Gdeim Izik, puis de Smara et d´autres localités ont mis en évidence l´actualité du conflit, dont les intérêts extracontinentaux souhaitent minimiser l´importance et dont la solution serait l´indépendance de la dernière colonie africaine.

    Le conflit pour la souveraineté du Sahara Occidental est également une partie de poker -en cette époque de globalisation néolibérale et néoconservatrice- où les opposants à son émancipation jouent à table avec les cartes marquées.

    *Journaliste de la Rédaction Afrique et Moyen-Orient de Prensa Latina.

    Prensa Latina

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, décolonisation, Conseil de Sécurité,

  • Le Makhzen recrute des mercenaires français et américains pour attaquer l’Algérie

    Le lobbying marocain anti-algérien n’est pas nouveau et il semble avoir de beaux jours devant lui. Les pratiques suivies par le Makhzen en vue de s’en prendre à l’Algérie ont été largement exposées par les documents confidentiels de la diplomatie marocaine révélés par le mystérieux hacker Chris Coleman dans cette affaire connue sous le nom de « Marocleaks ».

    Grâce à ces révélations, nous avons compris enfin pourquoi la presse de l’Hexagone et des Etats-Unis se livraient constamment à des campagnes acharnées contre l’Algérie : des journalistes français sont recrutés et gracieusement payés pour mener ces campagnes.

    Ainsi, les lecteurs algériens ont découvert les activités et le financement du lobby pro-marocain aux Etats-Unis et en France, et les rapports secrets entre les services de renseignement marocains et le Mossad.

    Parmi les journalistes américains et français cités se trouvent Richard Miniter et Joseph Braude, deux blogueurs que Rabat fait passer pour des « analystes ». Leur tâche principale est de véhiculer des fausses informations sur le Front Polisario et des prétendues connexions avec le «terrorisme djihadiste soutenu par l’Algérie» en vue de duper l’opinion publique et les élites américaines.

    Dans la manipulation de ces journalistes, le rôle principal est confié à Ahmed Charaï, directeur du site L’Observateur du Maroc et d’Afrique. Pour les journalistes américains, c’était une aubaine. Pour un seul article, Richard Miniter a touche la somme de 60.000 dollars. Selon un de ses courriers adressés à Charaï, c’était un « cadeau ». A cela s’ajoute, les séjours de luxe au Maroc où, grâce aux services de la DGED ils pouvaient se livrer à toute sorte de perversion profitant de la misère du peuple marocain.

    Mais les efforts des agents marocains visaient principalement les entités juives et sionistes en quête de personnalités influentes susceptibles d’incliner la balance en faveur des thèses marocaines contre le Front Polisario et l’Algérie. Parmi elle le Comité Juif Américain (American Jewish Commitee) dont les membres ont été, à plusieurs reprises, invités à visiter le Maroc et dont le président a été honoré par le roi Mohammed VI avec une médaille du trône. Il est cité aussi John Hamre, président du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), une entité de lobbyistes pro-marocains dans laquelle est membre Henry Kissinger, architecte en chef de la livraison du Sahara Occidental au Maroc et concepteur du scénario de la Marche Verte pour sauver le trône de Hassan II.

    Des journalistes français aussi ont roulé pour le Makhzen en échange de fortes sommes d’argent et de vacances de rêve au Maroc. Parmi ceux qui ont été dévoilés par le hacker Chris Coleman se trouvent Vincent Hervouet (LCI), José Garçon (Libération), Mireille Duteil (Le Point) et Dominique Lagarde (L’Express). Dans un des emails interceptés, Ahmed Charaï se félicite d’avoir réussi à constituer un réseau de journalistes « amis ». Dans un autre, il réclame à l’un de ses correspondants plusieurs milliers d’euros pour rétribuer leurs services.

    Leur mission ? S’en prendre à l’Algérie et au Front Polisario et édulcorer l’image de la monarchie marocaine et soutenir la position du Maroc dans la question du Sahara Occidental. Leur contact au Maroc était aussi Ahmed Charaï dont les correspondances révélaient comment la DGED prenait en charge les frais de leurs déplacement au Maroc ainsi que ceux de leurs familles.



    Aveuglé par les faveurs du Makhzen, Vincent Hervouet n’a pas hésité à inviter sur les plateaux de LCI le dénommé Ferhat Mehenni, président du prétendu Gouvernement provisoire kabyle. En vantant son initiative, Hervouet a profité pour demander à Ahmed Charaï de l’argent. « Ahmed, ton “ami” Mehenni est Edifiant. Hier, j’ai passé une heure, après le journal, avec le Big Bos pour parler du sérieux de ce MAK…. Mais bon!! Est-ce tu es vraiment sûr que ça ne t’embête pas de m’avancer sur mon salaire les 38.000 euros? Dis- mois, sinon j’ai une autre solution “le Crédit LOG”, il faut absolument que je déménage la fin de la semaine prochaine », a-t-il dit.

    Tags : Algérie, Maroc, France, Chris Coleman, lobbying, presse française,

  • L’aveu éloquent des objectifs expansionnistes du Maroc

    En vertu des accords illicites de Madrid du 14 novembre 1975, le Maroc a accepté de partager le territoire du Sahara Occidental avec la Mauritanie. Lors du partage du cadeau, la Mauritanie sest approprié la région méridionale connue sous le nom de Rio de Oro dont Dakhla est le chef-lieu et le Maroc s’est réservé la partie utile de Saguia El Hamra, riche en phosphates et poissons. N’est-ce pas là un aveu éloquent des objectifs expansionnistes du Maroc ?
    La question de l’intégrité territoriale n’était qu’un bluff destiné à embrigader le peuple marocain dans une aventure meurtrière. Si le Sahara occidental était marocain, pourquoi Rabat ne l’a-t-il pas défendu contre l’occupation espagnole ? Pourquoi les autorités marocaines ne lèvent pas le petit doigt pour défendre la marocanité des deux villes der Ceuta et Melilla qui se trouvent pourtant sur le territoire marocain ?
    Au lieu de chercher à chasser les colonisateurs espagnols, le Maroc fait tout le contraire. Il a accepté de jouer le rôle de gendarme en défendant les deux villes contre les assauts des migrants subsahariens qui rêvent d’arriver en Europe. Cela partie des closes de l’Accord Tripartie de Madrid : Le Maroc a troqué la souveraineté de ses deux villes contre un peuple qu’il a écrasé dans le but de piller ses ressources et en partager avec ses sponsors français.
    Idem pour la région de Tindouf et Béchar. Si elles étaient marocaines, pourquoi le Maroc ne les a-t-il pas arrachés à la France ? La réponse est là : la monarchie marocaine a fait de la lâcheté et la trahison son principe de base et ce depuis la nuit des temps. L’Histoire est riche en enseignements qu’il est nécessaire et utile de méditer. L’Emir Abdelkader n’a-t-il pas été lâché par le roi Abderrahmane lorsque ce dernier a rompu son engagement de fournir des hommes à l’Emir pour renforcer la résistance à l’occupation coloniale.
    L’unité et l’union des peuples d’Afrique du Nord, ont toujours été le rêve des Maghrébins. Aucune occupation n’a réussi à tuer ce rêve. L’Etoile nord africaine en était la première manifestation et expression politique dès les années vingt. Là aussi, les convoitises coloniales et la cupidité des Rois, a sapé cet élan de solidarité et d’unité révolutionnaire contre la France coloniale. Pourtant, pendant la Guerre de libération algérienne, les Maghrébins sans exception, ont soutenu activement la dynamique algérienne. Le Roi Mohamed V en a même fait sa priorité majeure. Mohamed V aurait même conseillé Hassen II, avant sa mort, de ne pas tenter le diable avec l’Algérie. Mais Hassen II a fait le contraire au lendemain de l’indépendance d’une Algérie exsangue, fatiguée et amoindrie.
    Tags : Algérie, Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, 
  • Araud : “Une négociation même sans accord, vaut mieux qu’il n’y ait ni négociations, ni accord”

    Tags : France, Maroc, Sahara Occidental, ONU, Christopher Ross, Gérard Araud,

    France : ” Il ne faut pas mettre d’échéances artificielles. Pourquoi pas 2016 ou 2017. 2015, ce n’est pas pertinent”

    Il ne faut pas mettre d’échéances artificielles. Pourquoi pas 2016 ou 2017. 2015, ce n’est pas pertinent, a déclaré le représentant permanent de la France auprès de l’ONU, Gérard Araud devant l’Envoyé Personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental.

    La déclaration a été rapportée par une note envoyée par le représentant du Maroc à l’ONU. La note contient un compte rendu détaillé des briefings du Représentant Spécial W. Wolfgang Weber et de l’Envoyé personnel Christopher Ross ainsi que des interventions des membres du Conseil de Sécurité lors des consultations privées, tenues le 17 avril sur la question du Sahara Occidental. 

    Les arguments de M. Araud visent clairement à maintenir le statu quo tel que voulu par le Maroc.

    “Notre vrai rôle est d’empêcher qu’il y ait une vraie dégradation de la situation”, a-t-il dit. 

    Pour Araud “une négociation même sans accord, vaut mieux qu’il n’y ait ni négociations, ni accord”.

    TEXTE INTEGRAL DE LA NOTE :

    OBJET: Question nationale/consultations du Conseil de Sécurité sur la MINURSO.

    J’ai l’honneur de vous faire parvenir, ci-après, un compte rendu détaillé des briefings du Représentant Spécial W. Wolfgang Weber et de l’Envoyé personnel Christopher Ross ainsi que des interventions des membres du Conseil lors des consultations privées, tenues ce matin, au sujet de la question nationale.

    I : Briefings de W. Wolfgang Weberet de M. Ross :

    1. le Représentant Spécial M. Weber :
      • Ci-jointe, copie de sa déclaration.
    1. L’Envoyé Personnel M. Ross:
      • Ci-jointe, copie de sa déclaration.
    • Les interventions des membres du Conseil:
    1. Etats Unis :
      • Continuent d’appuyer le processus politique sous l’égide de l’ONU ;
      • Soutient la nouvelle approche de M. Ross (diplomatie de la navette) ;
      • Attendent avec intérêt l’évaluation d’Octobre ;
      • Espèrent que les parties avanceront vers une solution mutuellement acceptable, qui est encore plus nécessaire dans le contexte sécuritaire de la région ;
      • Ils ont posé une question sur les jeunes au Sahara et dans les camps ;
      • Apprécient la tendance positive concernant l’interaction de la MINURSO avec les interlocuteurs, et souhaitent que les parties continuent à le faire. La MINURSO doit avoir accès à tous les interlocuteurs ;
      • Concernant la question des droits de l’Homme, elle s’est félicitée des efforts entrepris par le Maroc dans le domaine des droits de l’Homme ;
      • Préoccupation quant aux activités terroristes dans la région ;
      • Soutient à la recommandation du Secrétaire Général dans son dernier rapport pour le déploiement de 15 observateurs supplémentaires de la MINURSO et ce dans la limite des ressources disponibles ;
      • L’accord concernant les plaques d’immatriculation est positif ;
      • Rappellent la recommandation du Secrétaire Général que « le but ultime n’en reste pas moins le contrôle soutenu, indépendant et impartial de ces droits tant dans le Territoire que dans les camps » ;
      • Il faut améliorer les pratiques relatives aux droits de l’Homme ;
      • Reconnaissent les progrès du Maroc en matière des droits de l’Homme ;
      • Accueillent favorablement la visite attendue de Mme Pillay Haut Commissaire au Droits de l’Homme, et l’encourage à visiter les camps de Tindouf ;
      • Le projet de résolution est au niveau du Groupe des Amis et sera soumis prochainement au Conseil.
    1. Royaume Uni :
      • Soutient les efforts et l’approche de Ross (Diplomatie de la navette) ; 
      • En l’absence de progrès d’ici Avril 2015, le Conseil devra procéder à un examen de tout le processus de négociations ;
      • Il est disposé à considérer d’autres options pour le cadre de négociation.
      • Soutient le travail de la MINURSO, tout en se félicitant de l’élargissement des ses interlocuteurs et demandant de le continuer ;
      • La MINURSO doit avoir accès à tous les interlocuteurs ;
      • Appuie la demande d’augmenter le nombre d’observateurs ;
      • Se félicite des efforts du Maroc en matière des droits de l’Homme (CNDH, Procédures spéciales, et initiative du CES) ; et les étapes entreprises vers l’adoption la loi sur les tribunaux militaires ;
      • Il est important qu’ils soient mis en œuvre ;
      • Rappelle la recommandation du Secrétaire Général que « le but ultime n’en reste pas moins le contrôle soutenu, indépendant et impartial de ces droits tant dans le Territoire que dans les camps »
      • Accueil la visite attendue de Mme Pillay Haut Commissaire au Droits de l’Homme, et l’encourage à visiter les camps de Tindouf.
    1. Tchad :
      • Pas de progrès dans le cadre du processus politique ;
      • le Sahara « demeure le dernier territoire non autonome d’Afrique » ;
      • les parties doivent parvenir à une solution qui permettrait à la population sahraouie de déterminer son sort. Il faut qu’ils s’engagent dans un processus politique de fond ;
      • Le conflit n’a que trop duré ;
      • Soutient les efforts de Ross ;
      • Appui à la MINURSO ;
      • la situation des droits de l’Homme au Sahara et dans les camps nécessitait un suivi constant pour éviter les abus ;
      • Encourage les parties à poursuivre leurs efforts respectifs en matière des droits de l’Homme.
    1. France :
      • En plus du texte de la déclaration formelle ci-joint, l’AmbassadeurAraud a ajouté les éléments suivants, dans son interaction avec l’Envoyé Personnel:
      • Pour ce qui est de mettre une date butoir d’Avril 2015, il faut regarder les choses en face, le problème du Sahara dans l’ordre des priorités internationales, est du niveau de Chypre, ou du Cachemire ;
      • Le mieux est l’ennemi du bien ;
      • Notre vrai rôle est d’empêcher qu’il y ait une vraie dégradation de la situation ;
      • Une négociation même sans accord, vaut mieux qu’il n’y ait ni négociations, ni accord ;
      • Il ne faut pas mettre d’échéances artificielles. Pourquoi pas 2016 ou 2017. 2015, ce n’est pas pertinent ;
      • Il est surpris d’entendre de Ross que l’Algérie n’a pas d’impact sur la situation au Sahara ;
      • C’est une nouveauté qui ne tient pas compte de la réalité ;
      • Dire que l’Algérie fait partie de l’environnement, « comme le réchauffement climatique » ne tient pas compte de la réalité ;
      • Tant qu’il n’y a pas de bonnes relations entre le Maroc et l’Algérie, il n’y aura pas de négociations de la part du polisario ;
      • Nous savons que la question du mécanisme n’est pas liée aux droits de l’Homme ;
      • Ceux qui soutiennent le mécanisme savent que cela provoquera une crise avec le Maroc. C’est ce qu’ils cherchent ;
      • Si le mécanisme est proposé, le Maroc demandera le départ de la MINURSO ;
      • Non seulement il n’y aura pas d’amélioration des droits de l’Homme, mais il y aura une crise avec le Maroc ;
      • Si on s’intéresse vraiment aux droits de l’Homme, le mieux, c’est d’en parler aux marocains ;
      • C’est ce que la France fait avec d’autres pays ;
      • Il y a des progrès, et nous n’avons pas l’arrogance de penser que c’est à cause de nous.
    1. Luxembourg :
      • Réaffirme son soutien à Monsieur Weisbrod-Weber et Monsieur Ross dans leurs tâches respectives et appui la diplomatie de la navette de M. Ross ;
      • Des concessions de toutes les parties seront nécessaires pour trouver un compromis et le statut quo n’est pas une solution ;
      • Il se pose des questions sur la date butoir d’Avril 2015. La nouvelle approche vient d’être adoptée ;
      • Souhait pour l’enrichissement du processus de négociation et progresser vers une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable;
      • Pour ce qui est de la question des droits de l’homme, il appartient à toutes les parties d’en assurer la promotion et la protection ;
      • salue les efforts significatifs déployés par le Maroc pour respecter ses engagements internationaux en la matière ;
      • Quelles sont les mesures prises par le polisario pour respecter les droits de l’Homme ?
      • Malgré ces difficultés, la Mission accomplit un travail indispensable en tant que garante de la stabilité du cessez-le-feu et en tant que source d’information indépendante au sujet des conditions sur le terrain ;
      • Se féliciter des progrès concernant les mesures de confiance et déminage ;
      • Comme la France, reconnaît l’importance de l’amélioration des relations entre le Maroc et l’Algérie ;
      • Référence à la nécessité de l’enregistrement des populations des camps ;
      • Sur la base de ces éléments, appui la recommandation du Secrétaire général de proroger d’un an le mandat actuel de la MINURSO, avec la légère augmentation d’effectif proposée.
    1. Jordanie :
      • Voir texte ci-joint
    1. Australie :
      • A entendu le message de Ross ;
      • Prend note de la date d’Avril 2015 ;
      • Préoccupation quant à la frustration des jeunes dans les camps ;
      • En tant que Président du Comité 1267, mesure la gravité de la menace terroriste ;
      • La situation au Sahara est un obstacle pur l’intégration maghrébine ;
      • Il est important de promouvoir les droits de l’Homme au Sahara et dans les camps ;
      • Le Maroc a fait des progrès en matière des droits de l’Homme ;
      • D’accord avec la France quant au rôle de l’Algérie. Que faire pour améliorer l’atmosphère entre le Maroc et l’Algérie ?
    1. Rwanda :
      • Remercie Wolfgang Weisbrod-Weber et Christopher Ross pour leurs interventions respectives; et soutien à l’approche de Ross ;
      • La référence à l’importance de l’amélioration des relations entre le Maroc et L’Algérie ;
      • saluer le travail accompli par la MINURSO et son personnel, militaire et civil, pour assurer un cessez-le feu ;
      • rend hommage à M. Christopher Ross pour ses efforts inlassables et pour sa navette diplomatique, afin de parvenir à une solution politique ;
      • Sur les droits de l’homme, se félicite des efforts considérables accomplis par le Maroc ;
      • Se réjouit également d’une coopération constante du Maroc avec les procédures spéciales et l’encourage à continuer sur cette voie ;
      • Regrette le manque de progrès concernant le recensement des populations des camps ;
      • Se réjouis des progrès concernant les mesures de confiance ;
      • Appuie l’augmentation de 15 observateurs.
    1. Chine:
      • Soutient de la diplomatie de la navette
      • Soutient de la solution politique mutuellement acceptable ;
      • Se félicite du travail de la MINURSO
      • Soutient le renouvellement du mandat ;
      • Le Conseil de Sécurité n’est pas le lieu adéquat pour discuter des droits de l’Homme.
    1. Chili :
      • Soutient la diplomatie de la navette et les contacts bilatéraux entre les parties ;
      • Appuie la solution politique mutuellement acceptable ;
      • Soutient le processus mené par M. Ross mais regrette le fait que les parties tiennent toujours leurs positions traditionnelles ;
      • Référence à la situation des jeunes qui pourraient être recrutés par des groupes terroristes ;
      • L’importance d’évoluer dans le processus politiques ;
      • Reconnaît les mesures positives prises par le Maroc en matière des droits de l’Homme ;
      • Malgré les progrès, il faut un suivi de prés de la situation des droits de l’Homme ;
      • Note la mise en place d’un Conseil des droits de l’Homme dans les camps ;
      • Note le développement positif concernant l’enregistrement des populations des camps, en l’occurrence la visite d’un expert du HCR ;
      • Demande aux parties de montrer plus de flexibilité afin de trouver une solution politique.
    1. République de Corée :
      • remercier M. Ross et M. Weiber pour leur travail;
      • se félicite des efforts de la MINURSO ;
      • La situation est calme ;
      • Regrette que des soldats marocains soient rentrés dans un team site de la MINURSO sans autorisation ;
      • La nécessité de mettre à jour les accords militaires ;
      • soutient l’approche de M. Ross;
      • saluer les efforts du gouvernement marocain visant à améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara ;
      • Demande aux parties de faire plus d’efforts pour créer une culture des droits de l’Homme ;
      • Le rapport du Secrétaire général indique que les difficultés continuent d’entraver les progrès vers une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable;
      • Insister sur la pertinence de la présence de la MINURSO;
      • Appuie la prorogation de son mandat et l’augmentation demandée du nombre des observateurs militaires ;
      • Les attentes des jeunes doivent être prises en compte ;
      • Situation socio-économique est une source d’inquiétude pour les gens au Sahara et dans les camps ;
      • La question des ressources naturelles doit être prise en considération.
    1. Argentine :
      • Appui la déclaration de l’Ambassadeur français ;
      • Soutient de la diplomatie de la navette ;
      • Reconnaît les efforts du Maroc en matière des droits de l’Homme ;
      • Exprime sa préoccupation quant aux allégations de violations des droits de l’Homme au Sahara et dans les camps de Tindouf ;
      • Le Conseil doit appeler les parties à promouvoir et respecter les droits de l’Homme ;
      • Question sur la situation des droits de l’Homme à Tindouf et les droits de la femme.
    1. Lituanie :
      • Référence au fait que le Sahara est sur la liste des territoires non autonomes depuis 1963 ;
      • Reconnaît les progrès dans le domaine des droits de l’Homme ;
      • La frustration des populations, surtout des jeunes est plus évidente ;
      • Soutien au travail de la MINURSO (déminage) ;
      • Reconnaît les efforts de Maroc en matière des droits de l’Homme ;
      • Cependant il existe toujours des violations des droits de l’Homme à l’Ouest du mur (arrestations arbitraires, détentions, non enregistrement des associations), d’où l’importance d’un suivi indépendant, durable et impartial au Sahara et dans les camps ;
      • Il n’est pas normal que la MINURSO ne puisse pas avoir de contacts avec la société civile ;
      • A demandé à Weber s’il y avait d’autres obstacles
      • Soutient la solution basée sur les deux questions mentionnées par le SG dans son rapport.
    1. Russie :
      • La position Russe est inchangée ;
      • Regrette que la situation n’a pas évolué et refuse le statut quo mais refuse aussi tout acte qui porte atteinte à la solution politique;
      • encourage une solution politique mutuellement acceptable, basée sur les résolutions du Conseil de Sécurité ;
      • Espère que les deux parties s’engagent dans un dialogue constructif ;
      • Appui le travail de l’ONU dans le cadre de la conduite de ses bons offices ;
      • La MINURSO doit respecter son mandat ;
      • Met en garde contre tout changement brusque d’approche, qui peut créer des tensions supplémentaires entre les parties ;
      • La Russie s’y opposera ;
      • Il est inacceptable de politiser les questions des Droits de l’Homme.
    1. Nigeria :
      • Appuie Ross ;
      • Référence à la frustration des jeunes au Sahara ;
      • Solution politique, juste et mutuellement acceptable qui doit être le résultat d’un dialogue inclusif qui tienne compte des aspirations des sahraouis ;
      • Exprimer la préoccupation concernant la situation des droits de l’Homme;
      • Préoccupé du fait que le mandat de la MINURSO ne contienne pas de mécanisme des droits de l’Homme et soutient son inclusion ;
      • Il faut mettre la MINURSO en conformité avec les autres opérations de maintien de la paix ;
      • Appui l’ajout de 15 observateurs militaires.

    Après les interventions des membres du Conseil, M. Ross a repris la parole pour donner des clarifications et répondre à des questions posées par des membres du Conseil :

      • Il a commencé par quelques mots en français, et a dit qu’il continuera en anglais « car le français qu’il a appris à 6 ans, en Nouvelle Calédonie, est limité » ;
      • Avril 2015, n’est pas la fin du monde ;
      • Le processus se poursuivra, mais, il est important de maintenir la pression sur les parties et se poser la question, s’il y a d’autres choses à faire ;
      • Jusqu’à présent, j’ai joué un rôle de facilitation, sans avancer d’idées personnelles ;
      • En cas de persistance du blocage jusqu’en Avril 2015, le Conseil pourrait, soit m’autoriser à faire une proposition aux parties, soit décider, dans le cas extrême, de faire passer l’examen de la question sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies ;
      • Il est d’accord avec l’Ambassadeur français en ce qui concerne l’Algérie, mais avec les algériens, il vaut mieux discuter discrètement qu’en public. C’est pour cela qu’il n’a pas de mention dans le rapport. (L’Ambassadeur français l’a interrompu pour marquer son désaccord quant au fait que l’implication de l’Algérie ne doit pas être liée à son caractère public ou privé. Sans un engagement positif de l’Algérie, il n’y aura pas de progrès) ;
      • Ross a dit qu’il était d’accord sur cet aspect ;
      • Concernant les droits de l’Homme dans les camps, le Secrétaire Général a dit qu’il fallait le surveiller ;
      • Les Agences humanitaires qui travaillent dans les camps, ne font pas état de violations des droits de l’Homme, mais il faut vérifier ;
      • Le polisario a créé un Conseil des droits de l’Homme. Si se n’est pas suffisant, la réponse doit venir du Conseil de Sécurité.

    #Maroc #Sahara_Occidental #ONU #Gérard_Araud #Christopher_Ross

  • Acculé, le Maroc active le cyber-terrorisme contre l’Algérie

    Le pouvoir au Maroc traverse une mauvaise passe. Au niveau interne, le manque de moyens de lutte contre la pandémie a poussé les autorités marocaines à abandonner leurs sujets coincés à l’étranger et la répression qui s’abat contre la presse et les réseaux sociaux.
    Au niveau extérieur, le dossier du Sahara Occidental se trouve embourbé dans les dunes du désert à un moment où les relations avec la France semblent traverser une période critique et le renforcement du soutien de l’Algérie au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et indépendance. Position exprimée par le chef de la diplomatie algérienne à l’occasion de la Journée d’Afrique.
    Acculé, le Makhzen riposte avec les moyens habituels : le terrorisme. Cette fois-ci, un terrorisme limite au monde cybernétique.
    En effet, ses hackers se sont mobilisés contre le voisin de l’Est en piratant pour la deuxième fois le site Le Midi Libre et pour la première fois le site web du ministère de la santé de la population et de la réforme hospitalière. Ce dernier n’est plus n’est plus accessible depuis ce matin, il a été piraté par un hacker non identifié surnommé « ox souhail ». Jusqu’à maintenant, aucun communiqué n’a été avancé par les autorités concernées concernant cet acte qui cible l’un des sites les plus sensibles pendant cette période difficile que traverse le pays v face à la propagation de la pandémie du Coronavirus Covid-19.
    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, hacking, piraterie, hackers,