Tag: Israël

  • Normalisation du Maroc avec Israël : Les aveux hypocrites de l’ex chef de l’exécutif

    Tags : Maroc, Israël, normalisation, Saadeddine El Othmani, Sahara Occidental, Etats-Unis,

    Par Mohamed Kouini

    On le connait dans son rôle « d’équilibriste », « pseudo-pragmatique », un véritable avaleur de couleuvres. Le signataire avec ses propres mains de l’accord de normalisation entre l’entité sioniste et le Makhzen vient de faire son mea-culpa. L’ancien chef du gouvernement marocain, Saad Eddine El Othmani, a avoué qu’il fut forcé de signer cet accord, alors qu’il était le principal chef de file du courant islamiste au royaume.

    Dans une interview accordée à la chaîne El Arabi Al Jadid, El Othmani a tenté de se dédouaner, assurant avoir été contraint de signer cet accord avec les sionistes. Selon ses déclarations, c’était la volonté du roi Mohamed VI.

    El Othmani dira: “le moment était douloureux et difficile”, avant de relativiser: “Mais c’était la décision de l’Etat et j’étais alors chef du gouvernement”.

    L’ancien chef de l’exécutif du makhzen a cherché durant cet entretien à donner de fallacieux prétextes pour expliquer les raisons qui ont poussé Rabat à signer cet accord de normalisation. Cependant, il n’expliquera pas pourquoi le palais royal est allé trop loin dans son rapprochement avec l’entité sioniste, en signant des accords de défense et en établissant une coopération étroite dans le domaine du renseignement et de l’armement, allant jusqu’à menacer son voisin algérien et créant une vive tension dans toute la région de l’Afrique du nord.

    El Othmani n’expliquera pas comment lui-même et son parti politique d’obédience islamique ont pu accepter une telle position, alors qu’il défendait par le passé les droits du peuple palestinien. D’une manière lapidaire, il dira que sa signature des accords avec l’entité sioniste n’était pas contraire aux principes d’il défendait sur la question palestinienne.

    Selon ses propres aveux hypocrites, « le plus important était la reconnaissance par Washington de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental », en référence au fameux tweet de l’ancien président des Etats Unis, Donald Trump. Une réponse qui prouve le degré de « respect » de ses propres principes politiques et idéologiques, en acceptant de vils marchandages sur un territoire colonisé par la force et qui demeure toujours une question de décolonisation au sein des Nations Unies.

    Plus outrageux que jamais dans ses mensonges, El Othmani prétend que son pays a signé cet accord avec Tel Aviv pour créer de l’emploi aux ouvriers marocains. « Oui, c’était dans le but d’envoyer d’ouvriers pour construire de nouvelles colonies en Israël, mais cela ne signifie en rien que l’on renonce au droit du peuple palestinien d’édifier son Etat avec El Qods comme capitale ».

    Il y a quelques mois, ce personnage disait à la presse, à propos de la normalisation, que « dans la vie des États, certains choix sont difficiles, car ils peuvent apparaitre comme contraire à leurs principes ou portant préjudice à leurs causes suprêmes, et c’est à cela que je faisais allusion quand j’ai parlé de « choix difficile ».

    Le jeune Indépendant, 23/11/2022

    #Maroc #Israël #Normalisation #El_Othmani #Sahara_Occidental

  • La normalisation avec Israël “c’était la volonté du Roi” -El Othmani-

    Tags : Maroc, Israël, normalisation, Saadeddine El Othmani, PJD, Mohammed VI, Palestine,

    La question de la normalisation des relations entre le Maroc et l’entité sioniste continue de susciter moult interrogations tant au Maroc qu’ailleurs

    Dans ce dossier le parti pour la justice et le développement (PJD), dont le chef de file, Saadedine El Othmani était chef de gouvernement et qui a signé, à ce titre, cet accord de normalisation avec la partie israélienne, n’a eu de cesse d’être accusé d’avoir porté un coup de poignard à la cause palestinienne. El Othmani, dont le parti d’obédience islamiste a depuis perdu les élections et n’est plus à la tête du gouvernement, s’en défend toujours avec véhémence même s’il fait montre de ses regrets par rapport à cette normalisation dont il tente, vaille que vaille, à disculper son camp de la moindre responsabilité. Mais alors, qui en est à l’origine ?

    Une question qui s’impose même si c’est un secret de polichinelle de dire que l’essentiel du pouvoir au royaume alaouite est entre les mains du roi. Ce qui a été, une fois de plus, confirmé par l’ancien chef de gouvernement marocain. «Le moment était difficile et douloureux (…) mais c’était une décision de l’état et moi j’étais chef du gouvernement», a indiqué El Othmani à une question relative à la contradiction de la démarche avec ce que prônait son parti et lui personnellement par rapport à la question palestinienne et la normalisation avec l’entit sioniste.

    En somme, et c’est cette ligne de défense qu’il tient depuis, El Othmani renvoie la balle dans le camp du palais royal puisque même s’il ne l’a pas dit explicitement l’ancien leader du PJD semblant clairement dire que « c’était la volonté du roi.» Il n’a pas tort quelque peu, mais cela ne le disculpe nullement lui et son parti d’avoir servi d’instruments à cette démarche décriée par la majorité du peuple marocain. D’ailleurs, dans ce même entretien avec la chaine de télévision « El Arabi el Jadid », El Othmani a évoqué la question de la reconnaissance par l’ancien Président américain, Donald Trump, de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Une reconnaissance qui a servi en quelque sorte de monnaie d’échange dans la question de normalisation des relations entre le Maroc et Israël.

    « L’essentiel c’est que le roi s’est entendu avec le Président américain sur la reconnaissance par Washington de la souveraineté du Maroc sur le Sahara » a –t-il encore précisé en ajoutant que « c’est ce qui a été fait à travers un communiqué du Président américain.» Bien sûr, alors que ni lui ni son parti ne sont aux commandes du gouvernement, El Othmani a clamé son soutien indéfectible à la cause palestinienne. Comme quoi il reste toujours fidèle à ses principes fondamentaux.

    En tout cas, cette normalisation des relations avec Israël, intervenue dans le cadre des « accord d’Abraham » qui a vu d’autres pays arabes en faire de même, continuera de faire couler beaucoup d’encre au Maroc. Un pays qui s’est mis contrairement à la volonté de son peuple mais avec la gran bénédiction de son roi, sous la domination sioniste.

    Par : KAMAL HAMED
    Le Midi Libre, 25/11/2022

    #Maroc #Israël #PJD #El_Othmani #Normalisation #Palestine

  • Maroc : Les voies du Makhzen sont impénétrables

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Israël, crise financière, tourisme sexuel, lobbying, France,

    Bien entendu on dit très souvent qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, d’autant plus que nous sommes en novembre, mais deux choses ont de quoi nous réjouir dans l’actualité internationale le mondial de foot 2022 au Qatar et bien sûr, l’info générale de la jungle médiatique du Makhzen Marocain centrée entièrement sur les Algériens et l’Algérie.

    Tout ce qu’il se passe au Maroc est fascinant, on est vraiment gâtés !!

    Amusante diatribe sauf qu’il y a une erreur dans cette histoire, le makhzen se trompe de cible par sa politique de hasbara ce qui ne fait pas avancer le schmilblick mais plus sûrement des propos de concierges.

    Tout au long de son histoire le Makhzen n’a pas vraiment changé de nature, il a toujours su créer et orchestrer ce type de campagnes qui tendent à discréditer le voisin algérien pour l’accuser de vouloir déstabiliser de facto le Maroc et se déclare comme un pays victime de l’ostracisme des autorités Algériennes afin de fabriquer l’Algérie comme l’Ennemi, nous avons même pu constater qu’un jour le consul général du Maroc à Oran avait osé qualifier l’Algérie de pays ennemi dans l’aveuglement de sa propre fonction symbolique. Quelle obsession !!!!

    Je crois que cette presse n’arrive pas à se rendre compte ni à admettre que le royaume du Maroc n’a jamais existé tel que la propagande du Makhzen l’a façonné à jamais dans les esprits marocains, ceci dans le but de vendre une image qui ne reflète ni la réalité historique ni l’honnêteté morale. Le Makhzen avec ses théories farfelues se perfectionne à vouloir créer un ennemi permanent afin de se régénérer et endoctriner le peuple. Totalement falsifiée par la propagande mensongère et stupide, l’histoire du Royaume du Maroc actuel demeure méconnue des Marocains, au point de devenir un ensemble de grandes énigmes et de nombreux évènements importants de l’histoire du Royaume du Maroc sont restés trop longtemps tabous par un régime du Makhzen féodal. C’est des historiens que le disent !!!!!

    Le Maroc est celui de tous les paradoxes et il est enlisé par une tension sociale extrême aujourd’hui avec un taux de chômage urbain de l’ordre de 40%, et que les maux des Marocains ont donc une seule source : des décennies d’absolutisme monarchique, avec un gouvernement qui ne gouverne pas ; il se contente d’exécuter les décisions prises au Palais via le cabinet royal, dominé par des hommes les plus influents du royaume, durant les absences intrigantes du monarque absolu de droit divin par le titre de commandeur des croyant et véritable visionnaire de l’exécutif, alors même que la situation du Maroc n’est guère reluisante, mais au royaume des aveugles, le monarque divin mène sa vie à Paris.

    C’est l’escroquerie intellectuelle insultante d’un régime qui avait promis une démocratie et plus de libertés, alors qu’il enregistre deux grands échecs de en matière de l’éducation et la santé, avec des injustices et d’inégalités qui ne cessent de se creuser. Selon des études économiques le Maroc reste un pays économiquement vulnérable avec des inégalités sociales dangereuses. On se souvient du soulèvement du Rif, en 2017, lorsqu’un jeune vendeur de poisson, Mouhcine Fikri (30 ans), a été broyé dans une benne à ordures alors qu’il tentait de récupérer sa marchandise confisquée par un fonctionnaire du port, à la suite plusieurs centaines de manifestants ont été condamnés, pour certains à vingt ans de prison ferme. Ainsi la mort atroce de Mohcine Fikri, a soudain réveillé la République du Rif, cependant les habitants de la commune d’Al-Hoceïma ne cessent de manifester pacifiquement contre, pêle-mêle, l’autoritarisme, la corruption, le chômage de masse, la pauvreté et contre la répression.

    Je peux à mon tour estime ce, vaillant peuple Rifain mérite, plus que tout autre, de jouir pleinement de son droit à l’autodétermination »

    Contrairement au déversement de la propagande du Makhzen, j’aimerais bien faire un parallèle et un rapprochement entre les territoires occupés du Sahara et un rapprochement entre les territoires occupés du Sahara et la République du Rif occupée.

    Au regard des médias de sa majesté tout va bien au Maroc, ceci est le genre de discours absurde prôné par la presse du Makhzen et qu’on entend à longueur de journée, tout va mieux que bien, pas de censure, pas de répression, pas de torture, pas de morts, pas d’inégalités ni de corruption des baisé-main des officiers de sa majesté qui seront en fait bientôt formés par les sionistes et pourtant selon des documents Wikileaks Américains qui avaient fait la révélation: le souverain craignant d’être renversé et affolé par l’idée de se faire destituer a toujours peur de son armée car les forces armées marocaines restent minées par la corruption, l’inefficacité bureaucratique, les faibles niveaux d’éducation, certains de ses officiers risquent de tomber dans le radicalisme, ils sont politiquement marginalisés, chargées entre autres à gérer les plantations de la drogue et veiller à son acheminement et le gros de leurs troupes est déployé au Sahara occidental.

    Par ailleurs les même documents précisent, bien que la frontière entre les deux pays soit fermée et les relations rompues, l’Algérie ne constitue pas une menace imminente pour le Maroc et que sur le plan diplomatique le Maroc déploie de grands efforts pour s’acquérir les soutiens, ou au moins la neutralité, de membres du Congrès américain, de certains pays éloignés de tout enjeu sahraoui mais disposant d’un vote-clé à l’ONU, et, nécessairement des médias. Cette diplomatie se fit souvent à coups de chèques, d’invitations, de cadeaux… Ainsi toute la presse internationale fait état des dépenses colossales en dollars par le régime Marocain pour entretenir les lobbys Européens et Américains c’est à dire comme on le dit très souvent une « diplomatie de couscous » des séjours tous frais payés à la Mamounia (prestigieux hôtel de Marrakech) à des politiciens et des journalistes amis de la monarchie en vue d’un soutien majeur sur la marocanité du Sahara occidental, dans cette optique les services du Makhzen sont chargés de séduire, de corrompre et de manipuler ces prestigieux invités. Sans oublier que ces mêmes documents avaient mis en évidence l’obsession algérienne chez le Makhzen et les responsables marocains.

    Dans ce sens on a même l’impression, que les médias drogués à la propagande leurs élites se farcissent le nez de hachish, ne parlent que de cette obsession tout le temps alors à trop les écouter ou les voir, ils finiraient par convaincre que personne ne peut plus être d’accord avec eux. C’est ridicule, cette rancune contre l’Algérie n’en finissant pas de noyer leurs neurones !

    Tout comme Israél en Palestine occupée, le Maroc reste l’agresseur, et le territoire du Sahara Occidental est une occupation, et les militants sahraouis sont incarcérés dans des prisons situées au Royaume et surtout privés de la visite de leurs familles. Cela ne fait aucun doute, mais ils vont finir par fatiguer les gens d’autant plus que toutes les informations et tous les commentaires en général donnés par des érudits d’instituts géopolitiques dont ils plaident pour un royaume à l’étroitesse d’esprit, à l’égoïsme et à des magouilles pour se maintenir, en effet tous ces commentateurs se révèlent forcément sujets ce qui requiert une obéissance et une loyauté confirmées au Makhzen et sans la moindre nuance ou la moindre contradiction, donc ils ne peuvent en aucun cas dire le contraire. La loi royale de la loyauté (« Allah, la Patrie et le Roi », cette formule ayant cours au Maroc, fait taire toute contestation, seule la théorie du complot et de l’ennemi extérieur a fait son retour.

    Faut-il savoir qu’une solution ne viendra pas d’un pouvoir corrompu et conçu comme tel. Visiblement, le bilan de la Monarchie n’est pas brillant (largement favorisée par la France pour fin du protectorat). Le problème c’est l’accaparement des richesses par une couronne de possédants. Le monarque visionnaire du Maroc (dont on peut exceptionnellement dire du mal) pris à la gorge par la faillite financière du pays n’avait d’autre choix que d’officialiser des relations que le Maroc avait toujours entretenu avec Israël avec la bénédiction de ses amis, et se fâche avec tous les pays qui n’expriment pas avec précision leur acceptation de l’intégration du Sahara occidental au territoire marocain, intégration, faut-il le rappeler, non reconnue par les Nations unies, l’Union européenne et l’Union africaine, et plus encore par Israél mais admise par certains, dont les Etats-Unis, l’Espagne…?

    Le monde occidental a fermé les yeux un moment et certains politiques n’hésitent nullement à soutenir que « le Maroc est une maîtresse avec qui ont couche toutes les nuits, mais dont on est pas spécialement amoureux, qu’il faut bien défendre » !!!!

    Bref le grand gagnant dans ce drôle d’histoire c’est Israël et l’Occident, le dindon de la farce semble bien être la monarchie marocaine à la couleur arc-en-ciel. Ce sont les israéliens eux même ainsi que le Mossad qui en ont fait la révélation. C’est le Grand Jeu !!!

    La mystification reste le lieu de rapprochement pour ces deux pays, le régime du Maroc a émergé de la tyrannie et d’un régime dictatorial fondé sur le mensonge, tandis qu’Israël s’immerge dans le sionisme, racisme soutenu et protégé par les mensonges, entre ces deux similitudes, il y a un peuple pris en otage de part et d’autre.

    Pour la presse de sa Majesté et les influenceurs pro-Maroc, aux Algériens le monopole des atrocités, selon certains auteurs d’articles avec un style proche de l’ironie et du sarcasme parlent de guerre économique, guerre diplomatique menée par l’Algérie, qui se traduit par une course aux armements et la fermeture des frontières et un soutien à la cause légitime de la lutte du peuple Sahraoui pour se défaire d’une occupation, donc toujours selon cette presse, l’Algérie garde le monopole de la désorganisation, de l’effondrement toujours imminent mais aux Marocains celui de l’humanisme, du courage, des victoires qui s’enchaînent, les tout va mieux que bien, dans l’espoir de rallier à leur cause une population frustrée par la dégradation des conditions de vie mais le petit peuple est heureux et trop content de ses amuse-gueule la marocanité du Sahara et la normalisation avec l’entité sioniste.

    Par ailleurs nous constatons chez des personnalités publiques écrivains, journalistes, des fameux d’intellectuels complaisants de sa Majesté qui prennent aussi part à la promotion du récit officiel et pourtant le plus souvent ils sont décris comme parmi la nouvelle égérie mondiale de la lutte pour les droits de l’homme et contre toutes les tyrannies, notamment dans le monde arabo-musulman. Toutes les tyrannies ? Enfin presque, seulement voila le parfum de la lutte s’estompe chez ces intellectuels dès qu’il est question du régime politique du Makhzen et plus particulièrement de la monarchie Marocaine.

    En effet la réaction de ces intellectuels touche alors à tout: ils réagissent aux victoires diplomatiques du Maroc pour la marocanité du Sahara, se mêlent aux interminables débats virtuelles et surtout commentent la situation interne en Algérie. Ainsi par leur voix nous avons des cris de victoire de piètres stratèges politiques et journalistes du Palais qui semblent désormais s’aligner sur les thèses prêchées par une fantastique propagande du Makhzen en plein délire, complètement en déroute, leur timing est par ailleurs parfait pour générer un maximum d’intervention l’acceptation de la colonisation du Sahara Occidental ainsi que pour l’applaudissement à la normalisation des relations entre le Maroc et Israël.

    La fabrique royale de la propagande, de la démagogie, du clientélisme et de la médiocrité a propulsé sur le devant de la scène une pléthore de journaleux qui se sont avérés, au fil des jours, de piètres valets du Palais royale, des gens sans scrupules, sans honneur et sans dignité, chargés de faire oublier la répression étatique au Maroc qualifiées d’atteintes aux libertés d’expression et qui avait censuré et pénalisé les opinions trop éloignées de la doxa makhzennien, ainsi que les campagnes de diffamation dont sont victimes les opposants tel que Mohamed Ziane l’influent ex-bâtonnier de Rabat et ancien ministre jugé à cause de ses opinions l’avocat principal du chef de file de la rébellion du Rif et de Taoufik Bouachrine!
    Taoufik Bouachrine , le directeur d’Akhbar Al Yaoum, quotidien d’opposition. Omar Radi, Journaliste d’investigation. Maati Monjib, universitaire fondateur de l’Association Marocaine pour le Journalisme d’Investigation (AMJI). Soulaiman Raissouni d’éditorialiste au quotidien Akhbar Al-Yaoum en remplacement de son fondateur, Tawfik Bouachrine, condamné également.

    Ce qui est assez ridicule, tous ces personnages, sont accusés de trafic d’êtres humains, abus de pouvoir à des fins sexuelles, viol et tentatives de viol. C’est en effet l’autorité du Makhzen qui a largement utilisé la vie privée des dissidents et des militants pour les discréditer en public, sur la base d’images de leur vie en privé.

    Bien d’autres détracteurs virulents du système monarchique marocain actuel, surtout des activistes et influenceurs sur les médias sociaux Chafik Omerani, Mustapha Semlali, Jamila Saadane, Ikram Nazih, Saida El-Alami et Rabie al-Ablaq, ainsi que le manifestant Noureddine Aouaj, ont été condamnés à des peines de prison fermes, simplement pour avoir critiqué pacifiquement des personnalités de l’autorité du Makhzen. La liste reste ouverte.

    Les fausses larmes de crocodile ne trompent personne, le Makhzen aux coups fourrés au jeu malsain et dangereux, il ne nous reste plus qu’à retenir notre souffle par ce genre de bourrage de crâne, comme celui ou on disait en Israél que les balles Israéliennes tirées par les snippers de l’Armée la plus morale du monde, ne sont pas destinées à tuer mais juste à anéantir le Palestinien un ennemi qui diffame Dieu.
    Nul besoin d’en chercher très loin la preuve de l’appétit ambitieux de l’institution monarchique du Maroc par sa diplomatie en dent de scie, elle s’est tirée malheureusement une balle dans le pied à chaque revers. Ce royaume n’est qu’un épiphénomène qui ne deviendra que l’ombre de lui-même.

    Un petit rappel pour les médias de sa majesté, c’est l’ensemble du peuple Algérien qui opte pour la fermeture permanente des frontières ainsi que la rupture des relations avec le régime du Makhzen Marocain. Donc pour l’Algérie, le Maroc n’est nullement un rival, un ennemi mais juste un voisin agaçant, troublant et surtout sionisé. L’Algérie appartient à ceux qui savent la défendre et le Maroc appartient à ceux qui savent le vendre !!!!!

    #Maroc #Algérie #Sahara_Occidental

  • Accord de normalisation: C’est pas moi, c’est le roi – Othmani-

    Tags : Maroc, Israël, normalisation, Mohammed VI, Saadeddine El Othmani,

    L’ancien Premier ministre marocain Saadeddine Othmani a répudié la démarche de normalisation avec l’apartheid israélien, affirmant qu’il y avait été contraint en tant que politique d’État et par décision du roi. Il a également ajouté que ce moment était “douloureux et difficile”.

    Deux ans après avoir signé de ses propres mains l’accord de normalisation avec l’entité sioniste, l’ancien chef du gouvernement marocain Saad Eddine El Othmani fait son mea culpa tout en tentant de se dédouaner assurant avoir été contraint de le faire car c’était selon lui la volonté du roi.

    Interrogé lors d’une interview accordée à El Arabi Al Jadid si ce qu’il a fait n’était pas contraire aux principes qu’il défendait concernant la question palestinienne et le rétablissement des relations avec Israel et les positions de son parti d’obédience islamique, El Othmani dira: “le moment était douloureux et difficile”, avant de relativiser: “Mais c’était la décision de l’Etat et j’étais alors chef du gouvernement”.

    “Le plus important était la reconnaissance par Washington de la souveraineté du Maroc sur le Sahara…”, a-t-il ajouté.

    El Othmani qui prétend que son pays avait certes signé un accord avec Tel Aviv dans le but d’envoyer d’ouvriers pour construire de nouvelles colonies mais “cela ne signifie en rien que l’on renonce au droit du peuple palestinien d’édifier son Etat avec El Qods comme capitale”.

    Ainsi donc, l’ancien chef du gouvernement marocain, Saad Eddine El Othmani, a avoué qu’il fut forcé de signer cet accord, alors qu’il était le principal chef de file du courant islamiste au royaume. Il a tenté de se dédouaner, assurant avoir été contraint de signer cet accord avec les sionistes. Selon ses déclarations, c’était la volonté du roi Mohamed VI.

    #Maroc #Israël #Normalisation

  • Le Maroc mène campagne contre les manoeuvres militaires Algéro-Russes

    Maroc, Algérie, Russie, Israël, exercices militaires,

    Le Makhzen et ses alliés sionistes sont en train de mener une campagne insidieuse contre l’Algérie et sa coopération avec la Russie. Certains cercles occidentaux alliés du Makhzen tentent ainsi de faire pression sur l’Algérie pour la dissuader de développer sa coopération avec la Russie.

    Déjà bien établie, la coopération militaire algéro-russe n’a eu de cesse d’aller en se développant. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les manoeuvres militaires conjointes qui auront lieu, à partir d’aujourd’hui mercredi, dans la région de Bechar, dans le sud-ouest algérien. Dénommé «Desert Shield – 2022», il s’agit d’un exercice anti-terroriste conjoint entre les armées des deux pays qui se déroulera sur le terrain d’entraînement de Hammaguir dans la commune d’Abadla relevant de la wilaya de Bechar. Selon l’agence de presse russe Sputnik « près de 200 soldats, pour moitié algériens, pour moitié russes, entameront les exercices antiterroristes Bouclier du désert ». Il y a quelques mois, des responsables militaires russes ont indiqué que cet exercice aura pour thèmes principaux la détection et la destruction des groupes terroristes dans le désert. Pour ce faire, environ 80 soldats des unités de fusiliers motorisés stationnés dans le Caucase du Nord, et environ 80 soldats algériens seront impliqués.

    Ce n’est pas la première fois que les deux armées mènent un exercice militaire conjoint puisque en 2021 des exercices conjoints ont eu lieu sur le terrain d’entraînement de Tarskoïe en Ossétie du Nord, ou environ 200 militaires des deux pays y ont participé. A l’occasion, le général d’armée Saïd Chengriha, Chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) avait salué la « participation distinguée » des membres de la formation militaire des forces terrestres. Il avait souligné que cette participation reflète « incontestablement » la réputation dont jouit l’ANP au niveau international.

    Pour l’exercice de ces jours ci rappelons que la porteparole du ministère russe des Affaires étrangères avait précédemment souligné que «ces manoeuvres conjointes programmées du 16 au 28 novembre ne visaient aucun pays tiers.» « Ces exercices de lutte contre le terrorisme sont planifiés et mené dans le cadre du programme de coopération militaire avec l’Algérie», avait en effet fait savoir Maria Zakharova. Une coopération militaire ample entre les deux pays et qui ne date pas d’aujourd’hui. «Tout récemment le Général d’Armée, Saïd Chanegriha, Chef d’état-Major de l’Armée nationale populaire (ANP) a reçu, à Alger, le directeur du Service fédéral de la Coopération militaire et technique de la Fédération de Russie, Chougaev Dimitri Evguenievitch,» indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

    «Cette rencontre a permis aux deux parties de passer en revue l’état de la coopération militaire bilatérale et les voies de sa diversification aux domaines d’intérêt commun», a indiqué un communiqué du MDN. En somme, l’exercice entre dans le cadre de la coopération entre les deux pays. Pourtant cet exercice est vu d’un mauvais oeil par certaines parties étrangères puisque des voix se sont en effet élevées ces derniers jours pour mettre en doute les objectifs réels de ces manoeuvres militaires. à ce titre, le Makhzen et ses alliés sionistes sont en train de mener une campagne insidieuse contre l’Algérie et sa coopération avec la Russie.

    Ce dernier pays, la guerre d’Ukraine aidant, n’est plus en odeur de sainteté en occident et tous ses faits et gestes sont scrutés à la loupe. Dans la presse occidentale en général, et française en particulier, l’on s’interroge même sur le lieu de ces manoeuvres non loin de la frontière avec le Maroc. «C’est taquin de la part des Algériens d’avoir choisi Béchar », commente donc un haut gradé d’un pays méditerranéen, même si la porte-parole des Affaires étrangères russes souligne que ces manoeuvres conjointes « ne visent aucun pays tiers ». Cela est consigné dans un article du journal français JDD dont l’intitulé est révélateur de cette animiste contre l’Algérie : Que font les armées algérienne et russe à la frontière marocaine ? Le même article note aussi que « ce sera la première fois que des soldats des deux pays s’entraîneront ensemble sur le sol algérien ». Il est aussi rappelé, comme pour mieux enfoncer le clou et chargé l’Algérie, que Bechar n’est pas loin du territoire du Sahara occidental. En tout cas, certains cercles occidentaux alliés du Makhzen tentent ainsi de faire pression sur l’Algérie pour la dissuader de développer sa coopération avec la Russie.

    Par : KAMAL HAMED

    Le Midi Libre, 16/11/2022

    #Maroc #Algérie #Russie #Exercices_militaires

  • La présence accrue d’Israël en Afrique du Nord creuse l’écart entre l’Algérie et le Maroc

    Tags : Algérie, Maroc, Israël, Sahara Occidental, Front Polisario,

    Rapport de Washington sur les affaires du Moyen-Orient, novembre/décembre 2022, p. 30-32

    Rapport spécial
    Par Mustafa Fetouri

    LES PROBLÈMES DANS LES RELATIONS ALGÉRIENNES-MAROCAINES se cachent toujours juste sous la surface, attendant qu’un déclencheur se transforme en une crise diplomatique et politique tentaculaire qui prend généralement plus de temps que prévu à se résoudre. Les relations bilatérales entre les deux pays d’Afrique du Nord ont été tendues, une pomme de discorde majeure étant le soutien apporté par chaque pays aux mouvements séparatistes de l’autre pays. La bande désertique du Sahara occidental sur la côte atlantique est revendiquée par le Maroc mais le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, la revendique comme un pays indépendant pour le peuple sahraoui. En juillet 2021, l’ambassadeur du Maroc aux Nations Unies a ouvertement soutenu l’autodétermination de la région de Kabylie dans le nord de l’Algérie en réponse à son soutien au Front Polisario.

    En raison de ces tensions (et d’autres), les frontières entre les deux pays sont fermées depuis 1994. Les agriculteurs marocains qui cultivaient des terres de l’autre côté de la frontière algérienne ont été expulsés, divisant davantage les familles déjà séparées par la fermeture des frontières. Les appels de Rabat pour résoudre la situation sont tombés dans l’oreille d’un sourd.

    L’impact négatif de ces tensions affecte les problèmes régionaux, rendant la coopération d’autant plus difficile. L’Union du Maghreb arabe a été créée en 1989 pour promouvoir le libre-échange, la libre circulation des capitaux et des personnes et davantage de coopération économique régionale entre cinq pays d’Afrique du Nord : l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie. Mais à la suite des querelles politiques algéro-marocaines, l’union, qui avait représenté un énorme espoir pour des millions de personnes, n’a jamais vraiment réalisé grand-chose en 33 ans.

    Même pendant la pandémie de COVID-19, alors que la coopération était indispensable, la politique a empêché les pays de la région de se rassembler pour le bien commun.

    ISRAËL UNE FORCE DÉSTABILISANTE

    La dernière détérioration des relations s’est produite à l’été 2021 avec, cette fois, un déclencheur externe plutôt que bilatéral ou régional. Il y avait un nouveau joueur dans le mélange : Israël.

    En juillet 2021, les médias ont rapporté que le Maroc avait utilisé le logiciel espion israélien Pegasus pour pirater les téléphones des responsables algériens. En février 2022, Rabat et Tel-Aviv ont signé un accord militaire de 500 millions de dollars : Israël fournirait au Maroc des systèmes de défense aérienne et antimissile Barak MX. Rabat avait déjà acquis le système anti-drone israélien Skylock en 2020.

    En juillet 2022, le chef d’état-major des Forces de défense israéliennes, Aviv Kochavi, s’est rendu au Maroc pour rencontrer son homologue marocain après que son patron, le ministre de la Défense Benny Gantz, a signé un accord de sécurité avec le Maroc en novembre 2021. Israël fournit désormais au Maroc diverses technologies militaires. , y compris les drones. Fin septembre 2022, Rabat recevait des systèmes aériens, y compris des systèmes montés sur drones pour les drones marocains fournis par la Turquie et les Israéliens. Le contrat de 30 mois coûterait environ 70 millions de dollars.

    Les observateurs régionaux se demandent pourquoi le Maroc acquiert autant d’armes à un moment de fortes tensions avec l’Algérie. Alors que personne ne s’attend à une confrontation militaire entre les deux pays, le potentiel existe

    Le gouvernement algérien est furieux de voir le Maroc acheter autant d’armes israéliennes et accueillir les Israéliens à bras ouverts. Beaucoup pensent que l’Algérie est punie pour sa diplomatie anti-israélienne en Afrique et son soutien aux Palestiniens. En août 2021, Alger a mené la dernière campagne politique et diplomatique au sein de l’Union africaine pour maintenir Israël hors de l’organisation continentale. La position classique de l’Algérie consistant à soutenir les Palestiniens n’a pas changé depuis des décennies ; elle rejette toute normalisation avec Israël, une position qui le met en porte-à-faux avec un quart des pays de la Ligue arabe, qui ont noué des relations avec Israël. En fait, en mai, les législateurs algériens ont soumis au parlement un projet de loi criminalisant la normalisation avec Israël, comprenant des articles interdisant les voyages ou tout contact direct ou indirect avec Tel-Aviv.

    DIVISER ET NORMALISER
    Tout comme les Britanniques ont développé la doctrine politique du « diviser pour régner » en Inde, Israël développe ce que l’on pourrait appeler « diviser pour régner ». L’idée est de diviser ses voisins arabes autour de leur cause centrale, la Palestine, malgré le soutien public écrasant dont bénéficient les Palestiniens dans le monde arabe. Israël veut que la question palestinienne soit considérée comme une affaire intérieure réglée dans le cadre de sa politique intérieure, et non comme un cas de colonisation.

    L’Algérie a tout à fait le droit de s’inquiéter de la présence israélienne accrue sur sa frontière poreuse longue de 1 400 km, compte tenu de l’histoire de l’État d’apartheid en matière de déstabilisation de ses ennemis. L’année dernière, l’Algérie a accusé Israël et le Maroc d’avoir des liens avec les propres groupes séparatistes de l’Algérie, en particulier dans ses régions du nord. Il a même affirmé que de tels groupes avaient déclenché les incendies de forêt dévastateurs de 2021 qui ont coûté la vie à plus de 90 personnes et brûlé des centaines d’acres. (Cependant, il n’a produit aucune preuve à l’appui de ses affirmations.)

    La présence israélienne accrue en Afrique du Nord empoisonne les relations déjà troublées entre Rabat et Alger. Le 24 août 2021, l’Algérie a coupé tous les ponts avec le Maroc. Annonçant la décision, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a cité la normalisation entre Israël et le Maroc comme un facteur. Lors de sa visite à Rabat quelques jours plus tôt, le ministre israélien des Affaires étrangères de l’époque, Yair Lapid, avait reconnu avoir discuté de l’Algérie avec son hôte marocain. Il a ensuite reproché à l’Algérie de se rapprocher de l’Iran. La réponse de Lamamra : « Depuis 1948 [la création d’Israël], nous n’avons entendu aucun membre d’un gouvernement israélien prononcer des jugements ou envoyer des messages agressifs depuis le territoire d’un pays arabe contre un autre pays arabe.

    L’Algérie, qui se retrouve isolée, cherchera naturellement des alliés, dont l’Iran, l’ennemi juré d’Israël. Là encore, l’élargissement des échanges politiques et militaires entre Rabat et Tel-Aviv a entraîné la région dans les animosités établies entre l’Iran et Israël, rendant encore plus difficile toute réconciliation algéro-marocaine. Cela entraîne également Israël dans le problème du Sahara Occidental.

    LES ACCORDS D’ABRAHAM
    Un autre facteur contribuant à la récente détérioration des relations entre l’Algérie et le Maroc est l’initiative de politique étrangère de l’administration Trump connue sous le nom d’Accords d’Abraham. Les accords ont permis à Rabat de normaliser ses relations avec Israël, comme l’ont fait d’autres pays arabes, dont Bahreïn et les Émirats arabes unis. En retour, Rabat a obtenu ce à quoi il ne s’attendait pas : une reconnaissance officielle par les États-Unis de sa souveraineté sur le Sahara occidental. Rabat a signé les accords en septembre 2020, et trois mois plus tard, Washington a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental – un changement majeur dans la politique étrangère américaine. De toute évidence, cela ne plaît pas à l’Algérie et n’aide pas non plus l’ONU, qui s’efforce depuis des décennies de trouver une solution négociée au différend du Sahara occidental.

    Trump était clairement déterminé à aider Tel-Aviv et ne se souciait pas des conséquences à long terme dans la région et sans doute pas des intérêts américains. Les Accords d’Abraham n’ont pas favorisé la paix entre Israël et les Palestiniens ; il a aliéné la partie la plus faible, les Palestiniens, et rendu la solution à deux États, qui était théoriquement la politique officielle des États-Unis, encore moins probable.

    Grâce aux accords d’Abraham, Tel-Aviv a réussi à normaliser ses relations avec quatre pays arabes, marginalisant les Palestiniens mais se moquant également des positions américaines de longue date dans la région. Les États-Unis, qui contreviennent désormais au droit international, reconnaissent l’annexion par Israël des hauteurs du Golan et de Jérusalem-Est comme faisant partie d’Israël. Les accords ont rendu encore plus difficile l’amélioration des relations entre Rabat et Alger.

    UN ESPOIR DE RAPPROCHEMENT ?
    Y a-t-il un espoir de rapprochement algéro-marocain dans un futur proche ?

    L’Algérie accueille le sommet de la Ligue arabe (1-2 novembre), mais les différends algéro-marocains ne sont même pas à l’ordre du jour. Il est également peu probable que le sommet produise une condamnation ferme, comme c’est généralement le cas, de l’oppression des Palestiniens par Israël. Près d’un quart des membres de la Ligue arabe ont maintenant des relations avec Israël et ils sont susceptibles de s’opposer à toute déclaration ferme contre Tel-Aviv.

    Pendant que tout cela se passe, un autre élément déclencheur se profile pour compliquer davantage la situation entre l’Algérie et le Maroc. Le 1er octobre, le ministère marocain de la Culture a envoyé une lettre au fabricant allemand de vêtements de sport Adidas après que la société a dévoilé son nouveau design de maillot de football algérien, l’accusant de “s’approprier” la culture marocaine dans le nouveau design. Cet épisode n’a pas encore déclenché de nouveaux troubles entre l’Algérie et le Maroc, mais il a certainement le potentiel de le faire.

    Mustafa Fetouri est un universitaire libyen et journaliste indépendant. Il est récipiendaire du prix européen de la liberté de la presse. Il a beaucoup écrit pour divers médias sur les questions libyennes et MENA. Il a publié trois livres en arabe. Son email est mustafafetouri@hotmail.comet Twitter : @MFetouri.

    WRMEA

    #Algérie #Maroc #Israël #Sahara_Occidental #Front_polisario

  • Israël présent au Sommet arabe d’Alger ?

    Tags : Israël, Ligue Arabe, Sommet Arabe, Algérie, Maroc, Nasser Bourita,

    Les manœuvres de Bourita démasquées : Israël présent au Sommet arabe d’Alger ?

    Par Layla Al-Attar

    Le sommet arabe qui s’est déroulé à Alger le 1er et 2 novembre à Alger, centré sur la cause palestinienne et la crise alimentaire qui frappe le monde arabe, n’a nullement était affecté par l’absence de certains chefs d’Etats des pays du Golfe qui ont choisi la normalisation comme leur principale option diplomatique.

    Pour sa part, le roi Mohamed VI, le roi makhzenien non seulement présent sur la liste des absents a choisi par le biais de son ministre des Affaires étrangères, Nacer Bourita, de jouer aux éléments perturbateurs. Le show de Bourita a commencé par la carte géographique du monde arabe présentée par la chaine AL24, avant de critiquer le protocole algérien l’accusant de marginaliser la délégation marocaine.

    A ce titre rappelons, que la présence du représentant du Makhzen a été submergée par l’infox de la présence du Roi au sommet, à l’annulation de la participation du monarque, aux fuites organisées par un membre de la délégation marocaine lors de la réunion préparatoire des ministres des Affaires étrangères. Une réunion à huit clos et censée être confidentielle.

    Bourita a même usé de son imagination en invitant au détour d’une interview, le président Tebboune à se rendre à Rabat. Une invitation qui coïncide d’ailleurs avec la victoire de Benyamin Netanyahu aux élections israéliennes ! Malaise où immaturité diplomatique ? Les deux sans doute.

    Bourita, le principal artisan, non pas du Zelidj, mais de l’accord de normalisation entre Israël et le Maroc a tenu a représenté l’agenda israélien oubliant par ailleurs les intérêts de son propre peuple, qui rappelons le, refuse à l’heure actuelle de bénir cette connivence.

    Sous le fez porté par Bourita y avait-il une Kipa ? Bien plus que ça, nous avons eu l’impression que c’est le porte-parole d’Israël lui-même qui été présent au sommet arabe. Première mission : détourner l’ordre du jour du sommet centré sur la cause palestinienne, pour porter ses accusations contre l’Iran. A l’entendre parler, on se dit qu’il a appris par cœur les déclarations de l’ambassadrice israélienne en Egypte Amira Oran lors du Sommet du Neguev à Sde Boker, le 28 mars 2022. «Nous partageons les mêmes intérêts, nous devons relever les mêmes défis et faire face aux mêmes menaces – l’Iran très certainement, mais nous parlons aussi d’autres choses», a-t-elle déclaré.

    Bourita s’est-il habitué aux Kibboutz ? A-t-il oublié qu’il était face à des pays qui ont payés un prix lourd pour la souveraineté de leurs pays, pour leurs indépendances ? Quoi qu’il en soit monsieur Bourita, nous a bien fait rappelé le raisonnement israélien comme le décrit si bien l’orientaliste Daniel Pipes en janvier 2011 dans un article publié par le Jerusalem Post. «Ce que Franklin D. Roosevelt aurait dit d’un dictateur d’Amérique latine – “C’est un bâtard mais c’est notre bâtard” – s’applique à de nombreux hommes forts arabes». Désormais Bourita s’est bien classé, non pas avec les dirigeants qui sont venus au sommet d’Alger défendre les intérêts de la région en hommes forts et conscients des enjeux actuels, mais comme un véritable bastard au service des israéliens !

    Le Jeune Indépendant, 05/11/2022

    #Algérie #Maroc #Ligue_arabe #Sommet_arabe #Israël

  • Le Maroc profite de la technologie d’Elbit Systems depuis 2008

    Tags : Maroc, Israël, Elbit Security Systems, DGED, Yassine Mansouri,

    Le Maroc a initié en 2008 les contacts avec la société israélienne Elbit Systems. En effet, selon le site Maroc-leaks, le patron marocain des rensignements extérieurs, la DGED, Yassine Mansouri, a accueilli en septembre 2008 une délégation d’Elbit Systemscomposé de :

    M. Dror Harai – Vice-président de la société Elbit Security Systems

    M. Shlomo Shilo – Directeur de la division Intelligence & IT

    M. Abraham Raz – Directeur du marketing

    Elbit Systems est une entreprise internationale de haute technologie engagée dans un large éventail de programmes à travers le monde, principalement dans les domaines de la défense et de la sécurité intérieure. Nous développons et fournissons un large portefeuille de systèmes et de produits aériens, terrestres et navals pour la défense, la sécurité intérieure et les applications commerciales. Nos systèmes et produits sont installés sur de nouvelles plates-formes, et nous réalisons également des programmes complets de modernisation de plates-formes. En outre, nous fournissons une gamme de services de formation et de soutien.

    Nos principales activités comprennent :

    -les systèmes pour avions et hélicoptères militaires ;

    -les systèmes et aérostructures pour l’aviation commerciale

    -les systèmes d’aéronefs sans pilote (UAS) ;

    -les systèmes électro-optiques, de vision nocturne et de contre-mesures ;
    les systèmes navals ;

    -systèmes de véhicules terrestres ;

    -munitions ;


    -les systèmes de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique, de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (C4ISR) et les cyber-systèmes ;

    -systèmes de guerre électronique et de renseignement sur les signaux ; et
    d’autres activités commerciales.

    #Maroc #Israël #Elbit_systems #Renseignement #DGED

  • Les sous-marins, un point clé de la puissance algérienne

    Tags : Espagne, France, armée, marine, sous-marins, Maroc, Algérie, Israël, Egypte, OTAN,

    Une approche rapide et simple, mais non moins vraie, pour définir les capacités d’un sous-marin est qu’il s’agit d’unités de combat d’une grande puissance offensive et stratégique dont le principal avantage par rapport aux navires de surface est qu’ils sont difficiles à détecter et à détruire lorsqu’ils naviguent à grande profondeur.

    C’est précisément leur discrétion et leur furtivité qui font des sous-marins la principale arme de dissuasion après les armes nucléaires, au point qu’aucune opération navale n’est menée sans tenir compte de la présence de sous-marins dans la zone. D’un autre point de vue, le simple fait de soupçonner la présence d’un éventuel sous-marin sur le théâtre des opérations limite la capacité de mouvement d’une flotte entière, d’où son pouvoir de dissuasion.

    L’année prochaine marquera le 20e anniversaire du conflit de Perejil. Un détail de cette époque, qui est peut-être passé inaperçu, est l’écrasante puissance navale mobilisée par l’Espagne, alors que le Maroc n’a pas mobilisé ses fleurons. Très probablement parce que l’Espagne a maintenu le sous-marin Tramontana à un endroit indéterminé du détroit de Gibraltar. D’autre part, l’Espagne aurait-elle mobilisé un tel nombre de navires si le Maroc avait eu une force sous-marine ?

    La guerre de 2011 en Libye a mobilisé une force navale de l’OTAN pour assurer la couverture des attaques terrestres depuis la Méditerranée, le blocus naval des principaux ports et les opérations de renseignement. Rien de tout cela n’a eu lieu avant que l’Alliance ne s’assure que la Libye n’exploite aucun des sous-marins qu’elle était censée exploiter.


    Ces deux exemples mettent en évidence le pouvoir furtif et dissuasif des sous-marins.

    En plus de leur indétectabilité, ils ont une grande puissance offensive. Il est tout simplement terrifiant de penser qu’une seule torpille lourde tirée depuis les profondeurs qui abritent un sous-marin est suffisante pour couler un navire de surface, alors qu’il est extrêmement difficile de le faire avec un seul missile lancé depuis les airs ou depuis une autre unité de surface.

    Avec ce qui a été dit jusqu’à présent et en tenant compte des capacités présentées, nous pouvons préciser un peu plus clairement les missions d’un sous-marin d’attaque :

    – Recherche et attaque.

    – Projection de forces sur terre.

    – Missions de reconnaissance, de renseignement et de surveillance.

    – La guerre des mines.

    – Soutien de la force.

    – Garantir la liberté d’action des forces de surface.

    – L’intelligence.

    – Poste de reconnaissance et d’information avancé destiné à soutenir une force navale.

    – Infiltration du rivage ennemi et couverture des commandos.

    L’un des points à prendre en compte selon la Strategic Defence Review et en relation avec les forces navales est de maintenir la capacité d’opérer sur des théâtres d’opérations éloignés, en mettant l’accent sur la projection navale sur terre. En d’autres termes, la prévalence de l’action côtière et du soutien à la force navale. Actions de couverture traditionnellement associées aux sous-marins.

    Lire la suite depuis la source (Maroc-leaks)

    #Espagne #Armée #Armes #Maroc #Algérie #Marine #Sous-marins



  • Maroc : Comment Hassan II a trahi les arabes en 1965

    Maroc, Israël, Guerre des Six Jours, Ligue Arabe, Hassan II,

    La guerre des six jours en juin 1967, que continue d’agiter fièrement Israël à la face des Arabes et du monde pour vanter la supériorité de son armée Tsahal, n’aurait pas réussi sans le coup de main du roi du Maroc, Hassan II.

    Dans son émission « Orient », le présentateur Cyril Amar de la chaîne israélienne « I24News », a donné la parole à la journaliste Joanna Binder qui a enquêté sur cette affaire et qui a fait des révélations qui renseignent sur les gènes de la trahison de la famille royale marocaine. Dans ses révélations, elle avait affirmé qu’a la veille du 3e sommet de la Ligue arabe qui devait se tenir en 1965 à Casablanca, soit deux années avant la Guerre des six jours, le Maroc avait accepté de recevoir une équipe composée d’éléments du Mossad et du Shin Bet (Service de sécurité intérieure israélien).

    Ces espions sionistes chargés de la mission dont le nom de code était ‘’Sipourim’’, devaient occuper une chambre du dernier étage de l’hôtel qui devait accueillir le 3e sommet de la Ligue arabe pour y installer des équipements d’enregistrement. « Mais à la dernière minute, les responsables marocains se ravisent et proposent à Israël de procéder eux-mêmes à l’enregistrement des travaux. À la fin du sommet, une copie des enregistrements fut remise à des émissaires du Mossad.

    Dans ces enregistrements, les Israéliens ont appris que les dirigeants arabes avaient convenu de mettre sur pied un commandement unifié et que les armées arabes n’étaient pas préparées pour mener une guerre contre l’Etat hébreu », a-t-elle indiqué dans ses révélations. Forts des informations contenues dans les enregistrements, notamment ceux relatifs à la faible préparation des armées arabes, Israël lancera deux années plus tard, le 5 juin 1967, la guerre des six jours qui lui avait permis d’occuper le Sinaï, une partie du Golan, Jérusalem est, et la Cisjordanie.

    Le Maroc recevra comme « rétribution », un programme de soutien logistique à la formation de son armée et un autre coup de main dans l’assassinat de l’opposant Mehdi Ben Barka dont la dépouille reste introuvable à ce jour. » C’était dans le cadre de l’opération +Babatra+ (le nom d’un traité du Talmud). Des barbouzes marocains qui avaient profité du soutien logistique du Mossad, ont enlevé et assassiné Mehdi Ben Barka en France », a souligné la journaliste qui ne manquera pas d’affirmer que les relations stratégiques entre Israël et le Maroc ne datent pas d’aujourd’hui mais remontent à plusieurs années.

    « Le Maroc est le seul pays arabe qui avait permis aux juifs marocains d’émigrer vers Israël », a précisé Joanna Binder. Ces révélations font les masques et montrer la nature faite de trahison et de traîtrise de famille royale marocaine.

    Sans les cohortes de juifs marocains, Israël aurait trouvé des difficultés pour peupler les colonies installées dans les territoires annexés en Palestine occupé. Ce qui n’était que de simples supputations est aujourd’hui une réalité et le déballage n’est pas venu de sources peu fiables, mais bien de la bouche de ceux qui ont profité de l’opération ‘’Sipourim’’ pour occuper des terres arabes et jeter dans l’errance des milliers de réfugiés notamment palestiniens.

    Slimane B.

    Le Courrier d’Algérie, 24/10/2022

    #Maroc #Israël #Guerre_des_six_jours