Tag: Front Polisario

  • Sahara Occidental : Unité nationale et défense des ressources naturelles sahraouies

    Lundi 12 octobre 2020, des militants se sont réunis pour célébrer dans les rues d’El Aaiun le jour de l’unité nationale sahraouie.
    Empêchés par la répression militaire marocaine, ils se sont retrouvés chez l’un d’eux pour marquer ensemble le‫ 45ème anniversaire de ce jour important pour le peuple sahraoui.

    En cet honneur, les manifestants avaient préparé des affichettes portant les revendications qu’ils entendaient affirmer, et parmi celles-ci, une protestation contre le pillage illégal des ressources naturelles de leur pays.
    On pouvait lire : “Ne touche pas les ressources naturelles du Sahara Occidental. Sur terre, sous terre, dans la mer, sous la mer, nos ressources nous appartiennent”

    L’activiste sahraoui Hamad Hamad, participant de la manifestation – devenue une réunion-, a apporté des informations sur le droit relatif aux ressources naturelles sahraouies, droit international, droit européen. Il a souligné que sans la consultation et l’accord du peuple sahraoui, les entreprises‫ ‬européennes et étrangères sont totalement illégales au Sahara Occidental occupé et doivent partir.

    Pour la sécurité physique de chacun, il est de plus en plus fréquent, en territoire occupé du Sahara Occidental, que les sahraouis revendiquant leur identité se réunissent dans des lieux privés, faute de pouvoir s’exprimer librement dans la rue.

    Équipe Média, El Aaiun, le 13 octobre
    Sahara Occidental occupé

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, Unité national, union,

  • Maroc : Il y a six ans, le cauchemar du hacker Chris Coleman

    C’était au début de mois d’octobre de l’année 2014. Un mystérieux hacker a commencé à distiller des documents classés confidentiels sur la toile. L’Etat marocain vit épreuve sur épreuves ses publications et ses provocations verbales. Surtout Mbarka Bouaida, à l’époque ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères que le Makhzen avait avancée en raison de la fortune de sa famille. Mbarka a été littéralement terrorisée par le hacker qui semble l’en vouloir à cause de ses origines sahraouies. Les photos de son mariage et une lettre adressée à son mari ont été étayées sur la toile.

    Interrogé sur ses fins, il déclare vouloir déstabiliser la diplomatie marocaine et rendre service à la cause sahraouie. Le chef de la diplomatie marocaine à l’époque, Salaheddine Mezouar, a pointé du doigt la France, avec laquelle les relations traversaient une période glaciale en raison de l’affaire El Hammouchi. Lors d’une visite en France,ce dernier a été convoqué par la justice française suite à una plainte déposée par un citoyen franco-marocain et un autre franco-sahraouie. En effet, derrière ce hacker, l’ombre des services secrets plannent en vue de faire pression sur le Maroc pour l’amener à reprendre la coopération judiciaire qu’il avait suspendue pour protester contre le traitement réservé au chef de ses services de sécurité.

    Le contenu desdits documents divulgués sont exposés sous les rubriques suivantes :

    -les menaces du Makhzen contre l’Algérie ;

    -le dossier du Sahara occidental ;

    -l’offensive marocaine en Afrique ;

    Ces révélations confirment que le Maroc regarde toujours l’Algérie comme son ennemi stratégique exclusif. Dans cette veine, il met en branle une stratégie élaborée, cohérente et touffue visant à consumer l’Algérie. Pour cela, le Makhzen n’hesite à endosser le costume de sous-traitant fidèle au bénéfice de la France dont le soutien est vital pour Rabat.

    Les révélations du hacker dénommé Chris Coleman se sont limités au lobbying dans une question considérée névralgique pour le Makhzen, le Sahara Occidental, sans vouloir atteindre aux questions stratégiques, tels que le jeu du Makhzen avec la menace terroriste, l’émigration, le trafic de drogue et les pratiques marocaines avec les personnalités françaises à Marrakech, notamment la prosotitution et la pédophilie. L’opération a été clôturée par le succès puisque, trois mois après, au mois de février 2015 plus précisément, Mohammed VI s’est rendu à Paris rencontrer François Hollande et mettre fin à la brouille entre les deux pays.

    Celui qui a été qualifié de “Snowden marocain” a semé la zizanie dans les milieux du pouvoir marocain qui a gardé le silence total sur cette sorte de boîte de pandore qu’il aurait fallu pour le Makhzen qu’elle ne s’ouvre jamais. Il n’a pas hésité à prouver l’authenticité de ses documents lorsque des responsables marocains l’ont accusé de faux.

    Qu’il a inquiété les hautes sphères de l’Etat marocain, il n’y a aucun de doutes là-dessus. Pour certains, il a mimé ceux qu’il prétendait vouloir déstabiliser. Une chose est sûre, avec sa déclaration d’amour envers la cause des sahraouis, il a signé son acte de divorce avec les marocains, toutes couches confondues. A l’instar de leur Makhzen, la question sahraouie est une ligne rouge.

    Pourquoi le dossier du Sahara Occidental ?

    Parce que c’est le talon d’Achille du régime. Un épineux dossier empoisonné légué par le roi Hassan II à son fils Mohamed VI qui a été envahi par l’armée chérfienne en vue de sauver la monarchie alaouite menacée par plusieurs tentatives de coup d’Etat. C’était le soupapa de sécurité qui a fini par échapper à son contrôle. Un dossier qui “schlingue” à tous les niveaux, tant les montants alloués à la corruption des élites marocaines et internationales, pour plaider la cause de la souveraineté chérifienne ont été (et sont toujours) faramineuses. Tant la crédibilité des uns est souillée par une partie de jambes en l’air ou une invitation au luxueux palais de La Mamounia. Le hacker a pris le soin d’étaler les factures payés par Mourad El Ghoul dont l’ordinateur hébergeait le programme Amadeus pour faire les réservations en live.

    Par la force des choses, la question sahraouie est devenue le lieu d’une surdétermination ; elle semble condenser toutes les inimitiés que le Makhzen nourrit à l’endroit de l’Algérie, mais ce n’est plus à travers ce dossier qu’il faut envisager la question du leadership régional ; c’est à l’inverse, à travers le prisme de la question de l’hégémonie au plan régional qu’il faut administrer le dossier du Sahara occidental. C’est cette inversion du sens de la détermination provoquée par les retournements géostratégiques en cours, que le Makhzen semble avoir intégré dans sa stratégie visant à bousculer l’Algérie, comme en atteste le contenu des documents officiels marocains dévoilés par Chris Coleman.

    Des sommes faramineuses ont été versés à des journalistes étrangers, notamment américains, pour que leurs articles et leurs reportages lient le Front Polisario au terrorisme jihadiste. Richard Miniter, prétendu expert en investigation journalistique, a reçu 20.000 dollars pour la rédaction d’un seul article.

    Les journalistes français à la solde du Makhzen

    Le hacker a dénudé les relations de quatre journalistes français avec les services secrets marocains dont le contact était Ahmed Charaï, patron d’un groupe de presse dont fait partie L’Observateur du Maroc qui relayait régulièrement des chroniques rédigées par Mireille Duteil ( du Point), José Garçon (ancienne journaliste à Libération) Dominique Lagarde (ancienne rédactrice en chef à l’Express) et Vincent Hervouet, éditorialiste sur TF1 et présentateur sur LCI.

    Grâssement payés par l’Etat marocain, les articles des journalistes français visaient à édulcorer le régime de Mohammed VI et plaidaient ses thèse sur le Sahara Occidental. Le journal algérien a relevé entre 22 et 26 chroniques consacrées à la question du Sahara Occidental, toujours favorables à la position de Rabat. Dans ces révélations, les algériens ont trouvé enfin le secret de l’acharnement de la presse française contre l’Algérie et surtout à l’image positive extérieure travaillée à coups de centaines de millions de dollars.

    Ces révélations ont contribué à ternir davantage l’image de la presse française et ont remis sur la table la question de la fiabilité des informations livrées par les médias de l’Hexagone sur l’Afrique.

    La préparation du retour à l’Union Africaine

    Parmi les documents révélés, les activités marocaines visant à préparer le retour du Maroc à l’organisation panafricaine qu’il avait quitté en 1984 suite à l’adhésion de le République Arabe Sahraouie Démocratique à l’Organisation de l’Unité Africaine.

    Dans ce but, Rabat comptait sur le soutien de la France et ses pays satellites : Sénégal, Côte d’Ivoire, République Centrafricaine, Guinée Conakry…

    Avec les africains, les diplomates marocains n’hésitaient pas à faire des dons monnétaires de la main à la main. Selon un document confidentiel, les ambassadeurs de plusieurs pays ont reçu 5000 dollars en guise d’encouragement dans l’entreprise marocaine visant à exclure la question du Sahara Occidental de l’agenda de l’Union Africaine. Le Ministre sénégalais des affaires étrangères à l’époque, Mankeur Ndiate, avait l’habitude de passer chaque année à l’ambassade du Maroc à Dakar pour recevoir la quantité de 140.784 dirhams (13.000 euros) sous couvert de cadeau pour permettre à des membres de sa famille de réaliser le pèlerinage à La Mecque.

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Front Polisario, Lobbying, Hacker Chris Coleman, Afrique, Makhzen, 

  • Sahara Occidental : Des étincelles entre le Maroc et le Front Polisario

    Les protestations. Le long de la zone frontalière d’El Guerguerat, il y a “encore un autre abus que nous dénonçons à l’ONU”. Réponse sévère de Rabat envoyant des renforts. Brahim Ghali: “Toute attaque contre un citoyen sahraoui équivaudrait à une déclaration de guerre”

    La tension monte le long de la zone frontalière d’El Guerguerat, à l’extrême sud-ouest du Sahara occidental, à l’extérieur du “mur de défense”, ou “de la honte”, érigé par le Maroc entre les territoires occupés, ceux libérés par la République Arabe sahraoui démocratique (Rasd) et la frontière avec la Mauritanie.

    En effet, depuis lundi dernier, de nombreux militants sahraouis ont protesté pacifiquement contre la fermeture du seul passage terrestre utilisé par le Maroc “pour commercer illégalement avec l’Afrique et piller les richesses du Sahara occidental (phosphates et produits de la pêche, ndlr)”. Un accès qui est devenu d’une importance fondamentale dans cette période, compte tenu également de la fermeture des frontières aériennes du Maroc et de la diminution du trafic maritime due à la pandémie de Covid-19.

    RÉACTION TRÈS DURE de Rabat qui a envoyé des dizaines de véhicules militaires et de soldats menaçant de «recourir à la violence si le blocus n’est pas levé» et a accusé le Front Polisario – représentant légitime du peuple sahraoui – de «porter atteinte à la paix dans la région et violer l’accord de cessez-le-feu entre les parties au conflit ».

    Le Polisario, au contraire, accuse le Maroc de créer un “faux alarmisme” pour détourner l’attention internationale après la demande de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, d’envoyer une mission de vérification du respect des droits en territoires occupés – rejetés par Rabat – et à la veille du renouvellement de la mission Minurso qui a sanctionné, en 1991, le cessez-le-feu, sur le principe «d’organiser un référendum d’autodétermination au Sahara occidental», auquel le Maroc s’est toujours opposé.

    A L’APPUI de la énième manifestation pacifique s’est également exprimée la militante Aminatou Haidar, surnommée le “Gandhi du Sahara Occidental” et récompensée en 2019 du Right Livelihood Award connu sous le nom de Prix Nobel de la Paix alternatif, qui en ces jours subit une “lourde détention à domicile »par les forces de sécurité marocaines à sa résidence d’El Ayoun. << Au refus du déminage, aux violations des droits de l’homme, aux enlèvements, à la torture, aux arrestations de militants – a déclaré Haidar – Rabat a ajouté l’ouverture et l’utilisation du passage illégal d’El Guerguerat comme un autre abus que nous dénonçons à la UN “.

    DANS UNE INTERVIEW à la télévision publique algérienne, le président Rasd et secrétaire général du Polisario, Brahim Ghali, a déclaré que “toute attaque contre un citoyen sahraoui équivaudrait à une déclaration de guerre”. Ghali, en prévision du Conseil de sécurité de l’ONU fin octobre, a demandé un changement radical de l’instance, accusée d’inaction et de ne pas pouvoir trouver un nouvel émissaire pour le Sahara occidental après la démission de l’Allemand. Horst Kohler (mai 2019) en raison de l’obstruction de la France, partisan de la politique coloniale du Maroc.

    << Nous avons toujours soutenu la lutte pacifique pour nos droits – a conclu Ghali – mais malheureusement, aujourd’hui, nous devons admettre que le monde dans lequel nous vivons ne bouge que face à l’effusion de sang et je crains que notre peuple, en particulier les nouvelles générations, ne soit contraint le faire pour regagner sa terre ».

    Il manifesto, 8 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, El Gargarat, ONU; MINURSO, 

  • Sahara Occidental : Fin des fournitures suédoises pour la mine de Boucraa

    La société suédoise d’équipement minier Epiroc a annoncé qu’elle ne fournirait plus la mine de phosphate controversée de Bou Craa au Sahara Occidental occupé. La société allemande Continental devrait suivre l’exemple, commente WSRW.

    Depuis 12 ans des entreprises suédoises fournissant des équipements de forage pour l’exploitation de la mine controversée de Bou Craa au Sahara Occidental occupé, c’est maintenant fini.

    “Nous n’avons aucun accord pour la maintenance ou la fourniture de la mine de Boucraa au Sahara Occidental et nous n’avons pas l’intention de fournir la mine à l’avenir”, a écrit Camilla Goldbeck-Löwe, vice-présidente de la responsabilité d’entreprise, dans un courriel à Western Sahara Resource Watch (WSRW) du 8 septembre 2020. WSRW a depuis reçu confirmation de cette information de plusieurs sources.

    Epiroc est une société suédoise assez récente, créée en 2018. La société a été créée à la suite d’une décision de la société suédoise Atlas Copco de scinder son ancienne activité d’équipement minier. Au moment de la scission, Atlas Copco vendait et entretenait depuis plusieurs années du matériel pour la mine controversée du Sahara Occidental. Ses premières ventes datent de 2008 et l’accord n’a été révélé par WSRW qu’en 2013.

    Bien qu’Atlas Copco et Epiroc n’aient pas commenté la question pendant longtemps après la création d’Epiroc, les propriétaires des deux sociétés s’entendaient pour dire que le contrat avec OCP avait été repris par Epiroc, comme c’était le cas avec d’autres contrats d’Atlas Copco. Un courrier adressé à Epiroc en novembre 2019 n’a pas reçu de réponse, mais lorsqu’elle a été interpellée par le Centre de ressources sur les entreprises et les droits de l’homme plus tôt cette année, la société a déclaré qu’elle “examinait actuellement cette question”.

    Cependant, un tweet d’Atlas Copco le 10 avril 2019 a semé la confusion quant à la société qui détenait effectivement l’obligation contractuelle. Atlas Copco a déclaré sur les réseaux sociaux que “l’extraction du phosphate faite par notre client suit les règles du droit international”. Le tweet est toujours en ligne.

    Maintenant, Atlas Copco affirme qu’aucune des deux sociétés ne joue un rôle dans la mine. “Atlas Copco n’exerce aucune activité au Sahara Occidental. Le client de la mine de Bou Craa et d’Atlas Copco a convenu qu’il n’y aurait pas de nouvelles commandes pour la livraison d’équipements, de pièces de rechange et de services au Sahara Occidental”, a déclaré par écrit à WSRW la vice-président à la durabilité d’Atlas Copco, Sofia Svingby, dans un courrier du 18 septembre 2020. Cela a été confirmé au Centre de ressources pour les entreprises et les droits de l’homme dans un courrier du 9 mars 2020. “Atlas Copco n’a pas d’opérations au Sahara Occidental. Le secteur des équipements miniers fait désormais partie d’un société publique différente, Epiroc AB. […] Il n’y a aucun service rendu par le personnel d’Atlas Copco au Sahara Occidental », écrivait la société à l’époque.

    Western Sahara Resource Watch demande désormais à la société allemande Continental – qui fournit des courroies en caoutchouc pour l’importante infrastructure de convoyage de la mine – de suivre l’exemple donné par la société suédoise. Le contrat de plusieurs années de Continental pour la fourniture du système de bande transporteuse a expiré en juillet 2020. WSRW ne sait pas s’il a été renouvelé.

    “Nous demandons à Continental de clarifier et de dire ce qu’il est advenu du contrat expiré avec l’OCP. Epiroc a montré qu’il est parfaitement possible pour une entreprise de maintenir des opérations commerciales au Maroc, tout en arrêtant l’approvisionnement de la mine de Bou Craa en Sahara Occidental occupé. Une compagnie nationale marocaine n’a pas le droit d’exploiter une mine de phosphate au Sahara Occidental sans avoir obtenu le consentement du peuple du territoire. En contribuant aux opérations de la mine, des sociétés internationales contribuent à l’occupation illégale. Continental doit maintenant suivre l’exemple d’Epiroc, et exprimer immédiatement et sans condition qu’elle a mis fin à son engagement. Nous félicitons Epiroc d’avoir fait preuve de responsabilité et d’avoir pris les devants”, a déclaré Tim Sauer de Western Sahara Resource Watch en Allemagne.

    Les autres sociétés fournissant la mine sur les terres occupées sont Siemens, Caterpillar et Worley Ltd.

    Ce n’est pas la première fois que la restructuration d’entreprises conduit à un remaniement sur les controverses au Sahara occidental. En 2018, le grand groupe allemand Dr.Oetker a vendu sa division maritime Hamburg Süd au géant danois des conteneurs Maersk. La filiale britannique de Hamburg Süd, Furness Withy, était à l’époque l’affréteur responsable des transports de phosphates vers l’Australie / Nouvelle-Zélande. L’acquisition de Hamburg Süd par Maersk étant finalisée, Maersk s’est assuré d’interrompre les transports en Oczanie. Furness Withy était l’affréteur du vraquier NM Cherry Blossom qui a été détenu en Afrique du Sud pour avoir expédié illégalement le minerai de la zone de conflit hors du territoire occupé.

    WSRW, 5 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, phosphates, Boucraa, OCP, spoliation, pillage, ressources naturelles, 

  • Le Maroc inquiété par le rapprochement entre l’Algérie et l’Espagne

    L’Algérie et l’Espagne ont décidé de doper leurs relations économiques et sécuritaires. Dans ce but, les autorités algériennes ont déployé un maximum d’efforts en vue de préparer l’accueil du président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez qui effectuera, à partir d’aujourd’hui, une visite officielle de deux jours en Algérie.

    Sanchez arrive à Alger à la tête d’une importante délégation qui explorera toutes les possibilités d’intensifier la coopération entre les deux pays.

    Selon des sources officielles, Il sera reçu par le président algérien Abdelmajid Tebboune et tiendra une séance de travail avec le Premier ministre, Abdelaziz Djerad».

    Cette visite a été précédé par une visite de travail d’une journée réalisée par Francisco Pardo Piqueras, le patron des services de police espagnols. Il a été reçu par son homologue algérien, Khelifa Ounissi.

    Lors de cet entretien, le chef de la police espagnole a souligné «l’importance que revêt cette rencontre, organisée à l’effet de consolider et de renforcer la coopération bilatérale et d’étudier les problèmes d’intérêt commun», a-t-on souligné. Piqueras s’est également félicité de l’«excellence des relations algéro-espagnole en matière de coopération dans, notamment, les domaines de la formation et du crime organisé transnational sous toutes ses formes».

    Pour sa part, le Commandant de la Gendarmerie algérienne, le général Gouasmia Noureddine. A reçu María Ghamez Ghamez, directrice générale de la Garde civile espagnole, l’équivalent de la Gendarmerie en Algérie. Dans leurs débats, il a été question des discussions sur les moyens de consolider la coopération entre les deux pays et l’échange d’expérience en matière de sécurité, notamment la lutte contre le terrorisme et l’émigration clandestine au moment où les côtes espagnoles sont témoins d’importants débarquement de harragas algériens.

    Son amphitryon algérien a profité de l’occasion pour faire visiter son hôte espagnole siège des forces navales où elle a été reçue par le général Chaâlal Abdelaziz, commandant du service national de garde-côtes.

    Cette visite arrive à un moment où les relations entre le Maroc et l’Espagne traversent une crise caractérisée par ce que Madrid qualifie de “mesures visant à asphyxier” les deux villes africaines espagnoles de Ceuta et Melilla ainsi qu’une montée des arrivées de pateras en provenant de la partie du Sahara Occidental sous contrôle marocaine.

    Le Maros suspecte un changement de position de Madrid depuis la participation de l’extrême gauche dans le gouvernement espagnol soupçonné de soutenir les revendications d’autodétermination des sahraouis.

    Pour rappel, l’Espagne fait partie du dénommé Groupe d’Amis du Sahara Occidental chargé de trouver une solution au conflit sahraoui et où Madrid est toujours considérée comme la puissance administrante de son ancienne colonie.

    Tags : Maroc, Algérie, Front Polisario, Espagne, Madrid, Groupe d’Amis du Sahara Occidental, ONU,

  • WikiLeaks : quand Algériens et Marocains se confient sur le Sahara occidental

    Wikileaks, Sahara Occidental, Maroc, Algérie, #Maroc, #Algérie, Bouteflika,

    Le conflit au Sahara occidental, né il y a une quarantaine d’années, n’est pas près de trouver une solution, à en croire les télégrammes obtenus par WikiLeaks et révélés par “Le Monde”.

    Par Jean-Pierre Tuquoi

    Le Monde, 03 décembre 2010

    Le conflit au Sahara occidental, né il y a une quarantaine d’années, n’est pas près de trouver une solution. Les positions sont trop éloignées, les rivalités trop profondes, les procès d’intention trop nombreux entre les deux principaux protagonistes: le Maroc, qui occupe le Sahara occidental en dehors de toute légalité internationale, et l’Algérie sans l’appui de laquelle le Front Polisario, favorable à un référendum pour fixer l’avenir de l’ancienne colonie espagnole (indépendance ou rattachement au Maroc), aurait le plus grand mal à exister.

    La position algérienne est clairement exprimée dans le compte-rendu d’une audience (d’une durée de 3 heures 30) accordée en mai 2007 par le président algérien Abdelaziz Bouteflika à Frances Fragos Townsend, la conseillère du président Bush pour les affaires de sécurité, obtenu par Wikileaks et révélé par Le Monde.



    “Si je pouvais résoudre le problème je le ferais, affirme le président algérien. Mais je ne peux pas parler à la place des Sahraouis .” Ce qu’il faut c’est que “le Maroc et le Polisario trouvent une solution, et ils peuvent le faire avec l’aide des Américains”.

    Les Français, confiera-t-il à une autre occasion, “du fait du poids de leur histoire coloniale au Maghreb, sont incapables de jouer un rôle constructif dans le conflit”. D’ailleurs, ajoute-t-il, “la France n’a jamais vraiment accepté l’indépendance algérienne”. Pour lui, elle tente de régler ses comptes avec l’Algérie “en appuyant le Maroc”.

    LE JUGEMENT DE M. BOUTEFLIKA SUR LE ROI DU MAROC

    Un an plus tard, en février 2008, recevant un diplomate américain, changement de registre. Le président algérien dénonce “le plan d’autonomie” voulu par Rabat à la place du referendum d’autodétermination. Celui-ci n’offre qu’un semblant d’autonomie. Les provinces algériennes en ont d’avantage vis-à-vis d’Alger, soutient M.Bouteflika.

    Puis, au fil de l’entretien, le président algérien se laisse aller: il comprend que les Marocains se sentent menacés par la perspective d’un Sahara occidental indépendant mais, dit-il, ils sont les premiers responsables de la situation. Au lieu de faire preuve d’une approche “élégante” en acceptant une indépendance du Sahara occidental qu’ils auraient pu “contrôler” ou “superviser”, ils veulent “un Anschluss, comme Saddam Hussein avec le Koweït”. S’ils n’avaient pas été aussi maladroits, les Marocains “auraient pu obtenir ce qu’ils voulaient”, assure le président algérien à son hôte.



    L’année suivante, en novembre 2009, devant le chef du commandement américain pour l’Afrique (Africom), le général William Ward, le chef de l’Etat algérien revient à la charge. Selon lui, le projet d’autonomie est à rejeter. “Vous ne pouvez pas défendre l’application d’un principe pour la Palestine et un autre principe pour le Sahara occidental”, fait valoir le président algérien.

    Le jugement négatif de M. Bouteflika sur le roi du Maroc n’est pas fait pour arranger les choses. Autant le président algérien apprécie Moulay Rachid, le frère du roi (“On a plaisanté et discuté agréablement” à l’occasion d’une rencontre à Séville, en Espagne) autant le courant ne passe pas avec Mohammed VI. “Il n’est pas ouvert, et manque d’expérience”, se plaint-il. Pour M. Bouteflika, aucun dialogue n’est possible entre lui et le roi du Maroc.

    LES APPRÉCIATIONS SÉVÈRES DES MAROCAINS

    Côté marocain, la suspicion n’est pas moindre. Non pas que Mohammed VI se confie un tant soit peu aux très rares interlocuteurs américains qu’il reçoit. Mais ses proches le font pour lui. Or, ils sont sévères dans leur jugement. Selon leur lecture, la clé du dossier du Sahara occidental se trouve non pas à Tindouf, où siège les indépendantistes du Polisario, mais à Alger. Là-bas, expliquent-ils en juin 2009 au représentant personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, le pouvoir est toujours entre les mains de généraux dogmatiques, incapables de bouger et “pétrifiés” à l’idée du plan d’autonomie présenté par Rabat.



    Faut-il miser sur le temps et attendre qu’une nouvelle génération soit aux commandes en Algérie pour résoudre le conflit au Sahara occidental ? Certains conseiller du roi en sont convaincus, mais pas le chef des services de renseignements extérieurs, Mohamed Yassine Mansouri. Dans un “mémo” du printemps 2008, il se dit convaincu qu’un changement de génération “pourrait compliquer la situation”. “L’ancienne génération qui a créé le problème est la mieux placée pour le résoudre”, dit-il à son interlocuteur américain.

    Dans un télégramme de juin 2009, le même Mansouri confie que Rabat a demandé au président français Nicolas Sarkozy de faire en sorte “de n’être pas perçu, comme par le passé comme aussi pro-marocain sur le Sahara occidental”.

    C’était aussi le cas de l’administration Bush, “qui apparaissait trop favorable au Maroc”. A l’équipe diplomatique du président Obama, le patron des services d’espionnage fait observer qu’”il ne serait pas très judicieux d’abandonner ses vrais amis au profit du pétrole”.

    Jean-Pierre Tuquoi

    Le Monde, 03 décembre 2010

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Front Polisario,

  • ONU : Examen de la question du Sahara occidental

    La question sahraouie est de retour, le mois en cours, devant le Conseil de sécurité qui devrait renouveler le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) à la faveur des consultations qui doivent se tenir le 14 octobre, selon le programme de l’organe exécutif de l’ONU pour le mois d’octobre.

    Il sera question de renouveler le mandat de la Minurso qui expire le 31 octobre, et avant cela, le représentant spécial pour le Sahara occidental, Colin Stewart, doit faire un compte rendu sur la Minurso.

    Ces consultations interviennent, alors que le secrétaire général n’a pas encore nommé un nouvel envoyé personnel depuis que l’ancien président allemand Horst Kohler, a renoncé à sa mission de médiation en mai 2019. Au Conseil de sécurité, plusieurs membres sont « frustrés » par la lenteur qu’accuse le processus de désignation d’un nouvel émissaire et par l’absence « concomitante » de progrès politique et préoccupés par le statu quo de fait .

    Les membres du Conseil peuvent se concentrer, les prochains jours, sur l’absence persistante d’envoyé personnel et, par ricochet, sur l’absence de tout progrès politique sur l’une des questions les plus anciennes traitée par le Conseil de sécurité. La Minurso a été créée en 1991 dans le but principal de faciliter un référendum pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Aujourd’hui et en raison des constructions et du manque de volonté du Maroc , ses tâches consistent principalement à surveiller le cessez-le-feu.

    En parallèle l’avant projet dès résolutions de l’ONU concernant ce territoire non autonome sont initialement discutées au sein du groupe des amis du Sahara occidental, composé de la France, de la Russie, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, rejoints par l’Espagne, l’ancienne puissance coloniale. D’aucuns regrettent d’ailleurs, le fait qu’il n’y ait pas de représentation du continent africain au sein du Groupe d’amis.

    La dernière résolution sur la Minurso, adoptée en octobre 2019, a été sévèrement critiquée, notamment par la Russie et l’Afrique du Sud qui avaient, alors, dénoncé un texte » déséquilibré » visant à diluer le principe de l’autodétermination par un libellé ambiguë et peu clair. C’est la Russie qui a présidé le conseil de sécurité et l’on a observé un harcèlement de la diplomatie marocaine en direction de Moscou .Une attitude traditionnelle de Rabat qui dans le même temps active ses relais de propagande pour faire pression sur le conseil .

    En 2019 ,la délégation sud-africaine qui assurait la présidence tournante du Conseil de sécurité avait critiqué des passages de résolution et affirmé que les concepts » réalisme et compromis utilisés dans la résolution sont une tentative visant à saper le principe d’autodétermination établi par l’AG et les nombreuses résolutions du Conseil de sécurité « .

    La Russie qui s’est abstenue de voter le texte de la résolution avait déclaré qu’elle n’ »acceptait pas les tentatives visant à redéfinir l’axe du processus de négociations mené sous l’égide de l’ONU ou à modifier les approches convenues dans les résolutions précédentes du Conseil de sécurité ».

    La dernière résolution sur le Sahara occidental marquait également un retour à un mandat de 12 mois au lieu de six mois, imposé en 2018 par les Etats-Unis, porte plume des résolutions sur le Sahara occidental, pour faire pression sur les deux partis au conflit afin qu’ils reprennent les négociations.

    Le statu quo l’emporte aussi lorsqu’il s’agit de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental. À ce titre, la Haute-Commissaire aux droits de l’homme Michelle Bachelet a déclaré récemment que son bureau poursuivait à distance la situation au Sahara occidental. Elle a déclaré que les dernières missions techniques avaient eu lieu il y a cinq ans et que de telles missions étaient « vitales pour identifier les problèmes critiques des droits de l’homme » dans ce territoire non autonome.

    De son côté, le groupe de soutien de Genève qui compte plus de 240 ONG a demandé, en juillet, dans une lettre ouverte au président du Conseil de sécurité de l’ONU, de reprendre la Mission technique initiée en 2015, et à inclure un chapitre sur les droits de l’Homme dans le mandat de la Minurso. Le 29 août, à l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées, célébrée le 30 août, le groupe de soutien de Genève avait plaidé dans un communiqué pour la création d’un mandat de rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés.

    Dans son rapport le Sg de l’Onu consacre un paragraphe à la question des droits de l’homme au moment où à El Ayoun occupée, le Maroc redouble de férocité et accentue sa répression à l’égard des Sahraouis et de leur icone Aminatou Haider.
    M. Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 6 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU; MINURSO, Conseil de Sécurité,

  • Sahara Occidental : Lettre ouverte à l’ONU de Mahrez Lamari

    MAHREZ LAMARI / MILITANT DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES : Lettre ouverte à l’ONU

    Au moment où se tiennent et se déroulent les travaux de la 75ème session de l’Assemblée générale de l’ONU et à la veille des travaux de la 4eme commission (questions politiques spéciales et de décolonisation des Nations unies), J’ai l’honneur de m’adresser à Votre Haute Autorité, en qualité de citoyen d’honneur de la ville d’ Alger-centre et de militant des droits de l’Homme et des peuples, ex-président du comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, pour vous exprimer mes profonds sentiments de justice et d’humanité basés sur la défense du principe de droit à l’autodétermination des peuples. Cette position constante de l’Algérie inspirée de l’attachement aux valeurs et aux enseignements tirés de la lutte du peuple algérien pour son indépendance.

    Ainsi, j’appartiens à un peuple jaloux de son indépendance, attaché aux valeurs nobles de la glorieuse Révolution de novembre 1954, tirant légitimement un motif de fierté du formidable mouvement de libération nationale qui a permis du faire prévaloir la primauté du principe de droit des peuples de disposer d’eux mêmes, principe qui est la seule solution conforme à la Résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 de L’AG des Nations unies, portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux.

    J’ai fortement souhaité et aimé me déplacer au siège des Nations unies et m’inscrire en qualité de citoyen pétitionnaire pour défendre, devant les membres de la 4ème commission en charge des questions politiques et de décolonisation, la légalité internationale qui appelle au parachèvement de la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite à l’ONU: Le Sahara occidental. Malheureusement les contraintes indépendantes de notre volonté, la pandémie du coronavirus ont fait de sorte que les moyens de transport aérien soient impossibles et inexistants en cette période. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi cette forme citoyenne (LETTRE OUVERTE) pour m’adresser à Vous pour vous réaffirmer ma solidarité agissante avec la lutte du peuple du Sahara occidental pour son indépendance et aussi pour appuyer la position officielle de mon pays, l’Algérie, autour de cette question de décolonisation, position de principe qui rappelons-le, est claire et sans ambiguïté, constante et cohérente, basée sur le principe de l’autodétermination.

    C’est sans vous rappeler que le Sahara occidental représente la dernière question de décolonisation en Afrique inscrite sur l’agenda des Nations unies et figurant sur la liste de l’ONU des territoires non autonomes, depuis 1963, alors que ce territoire était sous le régime colonial espagnol. L’AG de L’ONU a reconnu depuis et à maintes reprises le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Elle a appelé à l’exercice de ce droit en concordance avec les textes et principes de la Charte de l’ONU et de ses résolutions, dont principalement la Résolution 1514 de L’AG contenant la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux. En effet, L’AG des Nations unies a adopté ses premières résolutions depuis 1965 en appelant à la décolonisation du Sahara occidental, via le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. L’AG des Nations unies continue d’appuyer la question sahraouie en tant que question de décolonisation et elle continue aussi à se mobiliser en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui par la tenue d’un référendum libre, régulier et sans contrainte. Les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU confortent le principe inaliénable du droit des peuples à l’autodétermination et confirment ainsi clairement la voie la plus appropriée pour un règlement juste, équitable et définitif de ce conflit.

    Or, nous constatons malheureusement que le royaume du Maroc qui occupe illégalement le territoire du Sahara occidental, continue d’adopter une attitude négative, une stratégie de confrontation, et une fuite en avant comme style de politique permanente, qui à chaque progrès enregistré par la communauté internationale, il érige de nouveaux obstacles sur le chemin du processus de règlement pacifique sur la base de la légalité internationale, comme ce fut le cas de son refus de toutes les résolutions du Conseil de sécurité, autour de cette question de décolonisation, reconnue et qualifiée comme telle par la communauté internationale. La stratégie du Maroc consiste à vouloir ignorer son vis à vis dans son conflit sur le Sahara occidental, à savoir le Front Polisario représentant unique et légitime du peuple sahraoui reconnu par la communauté internationale en tant que tel, et à travers la République arabe sahraouie démocratique (RASD), membre fondateur de L’Union africaine, ce même Front Polisario avec lequel, d’ailleurs et à maintes reprises le Maroc s’est assis autour d’une table, sous les auspices de l’ONU, pour négocier une solution juste et définitive au problème du Sahara occidental. Face à l’entêtement du Maroc qui se complaît dans le statu quo au Sahara occidental et qui s’emploie à le perpétuer et face aux violations systématiques des droits de l’Homme du peuple sahraoui, face à ses manœuvres de vouloir aussi détourner la volonté des Nations unies exprimée clairement dans les différentes résolutions et face au déni marocain du droit dont est victime le peuple sahraoui : Je lance un appel citoyen à L’ONU.

    L’ONU doit agir, les Nations unies ont une responsabilité politique et légale à assumer à l’égard des populations des territoires non autonomes comme c’est le cas pour le peuple du Sahara occidental. Car tout regard silencieux et complaisant, nourrit l’injustice. L’ONU, son AG des Nations unies, son Conseil de sécurité, son Secrétaire général doivent relever les défis et faire prévaloir la légalité internationale, par l’application des textes de la Charte onusienne et par le respect de la doctrine des Nations unies, en matière de décolonisation. Ils ne doivent en aucun cas compromettre leur crédibilité, ni altérer leur image et prestige. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit faire preuve de détermination et de fermeté pour qu’il oblige le Maroc à stopper sa politique d’arrogance, d’obstruction à l’application de la légalité internationale au Sahara occidental.
    Le Conseil de sécurité des Nations unies doit assumer sa responsabilité qui lui incombe dans le processus devant conduire au parachèvement de la décolonisation du Sahara occidental, en vue de garantir la paix et la sécurité des peuples de la région, par le respect et l’application des résolutions pertinentes des Nations unies.

    Pour conclure ma Lettre ouverte, je souligne haut et fort qu’aucune forme de pression ne pourrait influer sur la détermination citoyenne du mouvement populaire mondial solidaire avec la juste lutte du peuple sahraoui conduite par le Front Polisario, à continuer à soutenir le droit du peuple sahraoui à se libérer du joug colonial marocain, jusqu’à l’organisation d’un referendum libre régulier et sans contraintes

    TÔT OU TARD LE DROIT IMPRESCRIPTIBLE À L’AUTODETERMINATION DES PEUPLES COLONIAUX TRIOMPHERA AU SAHARA OCCIDENTAL et ‘L’HISTOIRE EST LÀ POUR EN TÉMOIGNER ET LE RAPPELER.
    Respectueusement.

    MAHREZ LAMARI / Citoyen d’honneur de la Ville d’Alger Centre, militant des droits de l’Homme et des peuples, ex-président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS).

    Tags : Sahara Occidental, ONU, MINURSO, Mahrez Lamari, Front Polisario, autodétermination, décolonisation, 

  • Sahara Occidental : L’intransigeance du Maroc menace toute la région (Ould Breidelleil)

    MOHAMED YEHDIH OULD BREIDELEIL : LA POSITION DU MAROC AU SAHARA OCCIDENTAL, SON INTRANSIGEANCE ET SON REJET DE TOUTE SOLUTION RAISONNABLE , MENACE TOUTE LA RÉGION .- INTERVIEW

    Dans un entretien exclusif avec le Département Recherche et Etudes du Comité de rédaction du Portail Diplomatique, le grand penseur Mohamed Yahdih Ould Breideleil a abordé les différents aspects du conflit au Sahara Occidental: Dangers découlant de l’intransigeance marocaine et de son rejet d’une solution pacifique au conflit; L’horizon étroit de la présence française au sahel ; Et les relations entre les peuples sahraoui et mauritanien.

    Mohamed Yahdih Ould Breideleil, grand écrivain et historien à dimension stratégique, ancien ministre mauritanien et homme politique chevronné, a écrit de nombreux ouvrages en arabe et en français sur les questions du monde arabe, du Maghreb et de l’Afrique, en particulier la région du Sahel.

    Ould Breideleil est l’un des pionniers de l’illumination intellectuelle qui a éclairé le paysage culturel et médiatique de la Mauritanie après l’indépendance. Il est également un penseur ascétique connu pour ses positions progressistes et son plaidoyer pour les questions de libération.Il est diplômé de l’École supérieure de journalisme de la ville française de Lille….

    Pour lire l’integralit » de l’interview : Akhbar Nouadhibou

    Source : adrar.info 

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, Mauritanie, Sahel, Maghreb,

  • Guterres : Le Maroc restreint le mouvement de la MINURSO au Sahara Occidental occupé

    Alors qu’il a exprimé sa satisfaction par rapport à la liberté de mouvement dont jouit la MINURSO, le secrétaire général de l’ONU a critiqué son manque d’accès avec les inteerlocuteurs dans les villes sahraouis occupées par le Maroc.

    “A l’est du mur de sable ou dans les camps de réfugiés situés à proximité de Tindouf, le personnel humanitaire de la MINURSO et des Nations Unies a conservé un accès sans entrave aux réfugiés et aux autres interlocuteurs locaux et internationaux. La Mission a continué de renforcer ses capacités d’analyse et d’alerte rapide en surveillant les informations tirées des médias sociaux ou, à Tindouf, provenant des communautés locales, en plus de celles fournies par les médias grand public”. a affirmé le Chef de l’ONU dans son dernier rapport sur la situation au Sahara Occidental et l’activité de la mission onusienne qui y opère.

    Ce n’est pas le cas dans le paragraphe 55, où il indique qu’à cause du “manque d’accès à des interlocuteurs locaux à l’ouest du mur de sable, la Mission a eu des moyens très limités de recueillir de manière indépendante des informations fiables sur la situation ainsi que d’évaluer l’évolution de la situation dans sa zone de responsabilité et d’en rendre compte”.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO, Antonio Guterres, Conseil de Sécurité, société civile sahraouie, liberté de mouvement, interlocuteurs,