Tag: Front Polisario

  • Maroc : Panique au Makhzénistan à cause du silence onusien sur El Guergarate

    Au Maroc, le Mahkhzen et ses acolytes sombrent dans la panique après avoir cru longtemps qu’il était imbattable grâce à ses soutiens. Aujourd’hui, il ne peut rien contre la juste cause du peuple sahraoui qui s’impose.

    En dépit des pressions et du chantage français, la Cour de justice l’Union européenne (Cjue) a été on ne peut plus claire dans son verdict qui établit en toute netteté que le Sahara occidental ne fait pas partie du territoire marocain.

    L’Union africaine et l’ONU ont, dès le début, proclamé, sans ambages, le droit absolu du peuple sahraoui à la liberté et à l’indépendance. Toutes les organisations régionales et internationales sont unanimes sur cette question et rejettent, d’une seule et même voix, toute tutelle marocaine sur ce pays, abusivement envahi au lendemain du retrait l’occupation espagnole en 1975.

    Depuis plus d’une semaine, le représentant du Maroc à l’ONU fait le marathon dans les couloirs de l’organisation supranationale en vue d’arracher une résolution au Conseil de Sécurité qui accuse le Front Polisario d’être derrière le soulèvement populaire qui a fermé la brèche illégale d’El Guergarate. En vain! Le projet de résolution qui est déjà “in blue” n’est pas susceptible d’être réformé. Son texte est définitif et sera voté jeudi ou vendredi. Le Makhzen n’y peut rien.

    Le silence du Conseil de Sécurité sur la question d’El Guergarate révèle que la France n’a pas voulu intervenir en sa faveur. Une attitude mortelle pour un pays qui n’est rien sans le soutien de Paris qui le traite comme “une maîtresse dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre”.

    Acculé de toutes parts, le maître penseur de la diplomatie du “tcharmil”, Nasser Bourita, s’est soudain vu avec les pinceaux entremêlés en train d’utiliser une terminologie sortie du fin fond des cloaques du Makhzen qui cache mal la haine des autorités marocaines envers le courageux peuple qui les a mises à genoux.

    Ces abominables diversions, grossières et stupides, ne feront que ternir davantage l’image du royaume et celle de ses représentants sur la sphère internationale, notamment en Afrique où les véléités expansionnistes marocaines sont très mal vues.

    Pour de nombreux observateurs avisés, cet état d’esprit traduit l’échec cuisant de la politique, belliciste et expansionniste, adoptée par la monarchie au lendemain des indépendances nationales ! Ramant à contre-sens de l’histoire, le Maroc s’est bêtement initié à la colonisation au moment même où le colonialisme était à son dernier soupir !

    Aujourd’hui, le roi et sa cour se rendent à l’amère évidence et réalisent l’ampleur de leur bêtise. Mais il se cache dans la politique de la fuite en avant. Au niveau de la communauté internationale, leur prétendu plan d’autonomie n’a aucune crédibilité ni poids. Leur lobbying onéreux, tout au long de ces quarante dernières années, n’a servi, en définitive, qu’à gaspiller des centaines de millions de dollars qui auraient pu servir à améliorer le quotidien d’una grande majorité de marocains meurtrie par la précarité.

    Les rêveurs de Rabat et leurs malheureux sujets ont longtemps rêvé de la chimère du “Grand Maroc” qui s’est heurté à la volonté des sahraouis de défendre leur droit légitime à être maîtres de leur destin. Le fantasme du roi et ses sponsors s’effiloche. L’heure de vérité approche à grandes enjambées. Le roi est en échec et mat.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, ONU, MINURSO, El Guergarate,

  • Pour Driss Basri, « l’indépendance du Sahara est une question de temps »

    Ali Lmrabet (Journaliste indépendant marocain)
    Pour Driss Basri, « l’indépendance du Sahara est une question de temps »

    Abdelhamid Benhamla

    Ali Lmrabet, le journaliste marocain, qui se trouve actuellement chez lui au Maroc, est passé à Alger, avant l’Aïd, après avoir interviewé le Président sahraoui, pour le quotidien espagnol El Mundo. Le journaliste, dont les hebdomadaires Demain et Doumane avaient été fermés par les autorités marocaines, va déposer, au courant de cette semaine, un dossier pour la mise sur le marché marocain d’un nouvel hebdomadaire politico-satirique qui s’appellera Après-demain. Cette appellation, suggérée par son ami Plantu, le caricaturiste du quotidien français Le Monde, consacrera une autre phase dans sa lutte « pour une réelle démocratie au Maroc ». Ali Lmrabet avait tenu, avant cette interview, à apporter une précision sur la couverture de sa rencontre avec la presse algérienne, à la veille de l’Aïd. Il réitère sa position sur la question sahraouie et tient à faire éviter l’amalgame entre son opposition à la politique du royaume et à son attachement à son pays, le Maroc.

    Vous venez d’interviewer le Président sahraoui pour le quotidien El Mundo. Comment était ce premier contact ?

    Très bien. Je l’ai mis à l’aise et il en a fait de même. Il n’a esquivé aucune question et il ne m’a même pas demandé de lire l’interview avant sa parution. J’ai beaucoup apprécié. Je lui ai demandé de rencontrer les prisonniers marocains et il avait accepté, non sans insistance de ma part. J’ai demandé à tous les Sahraouis que j’ai rencontrés de faire un geste humanitaire et de les libérer. Les Sahraouis me disent que le Maroc nous a massacrés et je leur ai dit qu’il n’y a pas que vous. Je leur ai donné l’exemple des émeutes de la faim où la police et l’armée tiraient à bout portant sur les manifestants, sans distinction. J’observe, en tout cas, que les prisonniers marocains ne peuvent pas être une monnaie d’échange parce que le gouvernement marocain les a abandonnés.

    Voulez-vous nous rappeler vos démêlés avec la justice marocaine ?

    La première affaire importante a eu lieu en 2001, lorsque j’avais révélé que le palais royal de Skhirat, près de Rabat, pourrait être vendu. J’avais pour cela des documents prouvant les négociations qui allaient être entamées, en dehors du Maroc, avec de richissimes personnes venant d’un pays du Golfe. L’accusation était l’atteinte à la sacralité d’une résidence royale. Lors du procès, le procureur du roi, un jeune formé à Strasbourg, se lève de son siège et tire une grosse pierre qui était sous l’estrade. Il reprend sa place et la montre à l’assistance, en prenant un ton très sérieux et avec un arabe châtié, il dit : regardez cette pierre, si on la laisse comme ça, c’est une pierre, si on la met dans une mosquée ou dans une résidence royale, elle acquiert la sacralité. C’était en 2001, ce n’est pas de la préhistoire. A la fin de cette parodie de justice, j’ai été condamné à quatre mois de prison ferme et à la fermeture de mon journal.

    Vous avez été en prison pour cela ?

    Non, je n’avais pas fait de prison pour cette affaire bien que je m’y attendais un peu puisque je n’avais pas fait appel.

    Pourquoi ?

    J’avais des voies de recours que je n’avais pas utilisées, alors c’est le procureur lui-même qui avait fait appel. J’ai appris par la suite que le pouvoir ne voulait pas m’emprisonner mais juste me faire peur. Par la suite, il y a eu des menaces de mort, le fisc, la sécurité sociale, les écoutes téléphoniques… Bref, toute la panoplie.

    Pourquoi avez-vous fait de la prison alors ?

    Il y avait plusieurs procès, mais c’est un article qui m’a valu une accusation d’outrage au roi, d’atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc et d’atteinte à la monarchie. La totale. En première instance, j’ai eu pour quatre ans et l’équivalent de 3000 euros d’amende ; et en appel, j’en ai eu pour trois ans. J’ai passé, en tout, sept mois et demi en prison. C’était une expérience très riche pour moi parce que j’avais découvert le miroir obscur de la société. Les prisonniers d’opinion sont normalement emprisonnés ensemble, mais pour moi, j’ai « bénéficié » d’une exception, j’étais avec les prisonniers de droit commun.

    Vous aviez fait une grève de la faim qui a été très médiatisée, en Algérie et en Europe…

    J’en ai fait deux, la première a duré 55 jours et la deuxième 32 jours. Je dois dire une vérité que j’ai constatée dans cette affaire : le soutien des journalistes algériens a été largement plus important que celui des journalistes marocains.

    Après 7 mois et demi, vous avez bénéficié d’une grâce royale…

    Je ne l’avais pas demandée. Ce sont les pressions des médias, de l’opinion publique régionale et internationale et l’intervention personnelle du Secrétaire d’Etat américain, Collin Powel, qui aurait menacé le Maroc de ne pas signer l’accord de libre-échange. J’avais appris cela dans un article du Financial Time.

    Le gouvernement marocain refuse encore d’admettre le principe de l’autodétermination du peuple sahraoui…

    L’autodétermination du peuple sahraoui est une position que Hassan II avait exprimée en 1981, à Nairobi. Cette position a été dénoncée, en son temps, par le premier secrétaire de l’USFP, Abderrahim Bouabid, que le roi a assigné, pour cette raison, en résidence surveillée, pendant un an au sud du Maroc. Ce n’est donc pas une approche nouvelle, ni une position imposée par une quelconque partie et encore moins l’Algérie ou James Baker.

    Quelle analyse faites-vous des dernières sorties de Driss Basri ?

    Driss Basri m’a dit, en aparté, après son éviction, que ce qui gênait le pouvoir marocain dans le plan Baker, c’est le retour des réfugiés. Ils seront, dit-il, d’une manière ou d’une autre, sous tutelle des Nations unies et, en cas de troubles, la police et l’armée ne peuvent sévir parce que la région focalisera les regards de toute la communauté internationale. Il y avait réellement des risques de « dérives » qui pouvaient précipiter des décisions contraires aux intérêts du Maroc appelé, en plus, à démilitariser la zone. Driss Basri est conscient que le Front Polisario est très bien structuré et très bien politisé. Sans répression, il fera ce qu’il voudra, une fois que sa direction pénètre les territoires. Sa revendication plaide pour lui ; il demande la terre de son peuple pour y édifier son Etat. Ce n’est pas une mince affaire.

    Mais Driss Basri déclare avoir toujours soutenu le plan Baker…

    Oui, parce que, en son temps, disait-il, c’était gérable ; mais plus maintenant. Il m’a dit que les jeux sont faits ; l’indépendance du Sahara est une question de temps ; elle est inévitable. Ce ne sont pas les Sahraouis de service qui vont changer la donne ; ils sont exploités, comme d’ailleurs les transfuges du Polisario, jusqu’à l’usure. Moi, je souhaite très sincèrement que le Sahara soit marocain mais c’est aux Sahraouis d’en décider.

    Des projets ?

    Oui, je termine deux livres et je lance, au Maroc, un nouvel hebdomadaire politico-satirique qui remplacera Demain. Je vais l’appeler Après-demain. Et par honnêteté intellectuelle, je vous dis que ce n’est pas mon idée mais celle de Plantu, le caricaturiste du quotidien français Le Monde. Il était venu me voir en prison et comme la visite lui a été refusée, alors il m’a laissé un de ses livres qu’il avait pris le soin de dédicacer, en me suggérant cette idée.

    El Watan, 20 nov 2004

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Driss Basri, Front Polisario, Ali Lmrabet,

  • Le Maroc quémande l’aide de la Mauritanie pour la réouverture d’El Gargarat

    L’ambassadeur du Maroc á Nouakchott a été reçu lundi par le chef de la diplomatie mauritanienne, M. Ismaël Ould Cheikh Ahmed, a rapporté l’agence mauritanienne de presse AMI.

    “La rencontre a porté sur les relations privilégiées entre la Mauritanie et le Maroc et sur les moyens de les renforcer dans l’intérêt des deux peuples frères”, indique-t-on.

    Mais c’est derrière “un certain nombre de questions régionales et internationales d’intérêt commun ont également été abordées” que se trouve la véritable raison de cette rencontre qui, selon nos sources, a été sollicité par l’ambassadeur marocain dans l’espoir de voir dénouer la crise d’El Gargarat qui a mis fin à l’impunité marocaine dans la région et risque d’asséner un coup mortel à une économie marocaine déjà meurtrie par la pandémie du covid 19.

    D’après les mêmes sources, le Maroc implore la Mauritanie d’intervenir auprès des autorités sahraouies afin qu’elles mettent fin à la fermeture de la brèche illégale d’El Gargarat qui permettait au Makhzen d’écouler ses produits, y compris le cannabis et la cocaïne, vers le Sahel et l’Afrique en général.

    Pour rappel, le passage illicite d’El Gargarat est fermé depuis 7 jours par des manifestants sahraouis déterminés à poursuivre leur action coûte que coûte.

    Tags : Maroc, Mauritanie, Sahara Occidental, Front Polisario, cannabis, cocaïne, El Guergarate,

  • Tchad : Muhammad Diallo répond à Amine Abba Siddick

    A l’occasion de sa visite au Maroc, le ministre tchadien des affaires étrangères, Amine Abba Diallo, a traité la RASD, l’Etat sahraoui, de “pseudo-Etat”. Une réponse cinglante lui vient d’Ali Muhammad Diallo, le secrétaire général et fondateur du parti anti-colonialiste et progressiste M.N.R.T. Voici le texte intégrale de cette réponse:

    Si le présumé Amine Abba Siddick prétend considérer la RASD de “pseudo-Etat” nous lui indiquons ainsi qu’aux autres illuminés:

    – Le Maroc et le Tchad demeurent deux sous-Etats bananiers asservis dans les faits par l’ignoble système colonialo-maçonnique de la Françafrique.

    – Le jour très lointain où ils deviendront des véritables nations souveraines, leur rapprochment aura au moins un sens…

    Tags : Tchad, Sahara Occidental, RASD, Amine Abba Siddick, Front Polisario, Maroc,

  • Sahara Occidental : El Guergarate dans la presse Mauritanienne

    Dans une dépêche, l’agence Al Akhbar rappelle que le passage d’El Guergarate est fermée depuis 5 jours “anticipant ainsi la publication le 29 de ce mois, du rapport du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question du Sahara occidental”.

    Al Akhbar indique que “cette fermeture a fortement affecté les légumes sur les marchés mauritaniens, qui dépendent principalement des matières en provenance du Maroc. Ce qui a entraîné une hausse de leurs prix”, mais qu’elle a mobilisé les mauritaniens sur les réseaux sociaux dont les voix appellent le gouvernement mauritanien à investir dans le domaine de l’agriculture afin d’en assurer les besoins du pays.

    De son côté, l’agence Anbaa indique que, jusqu’à présent, c’est le silence radio de la part des autorités mauritaniennes sur la fermeture d’El Guergarate “qui approvisionne les marchés du pays en denrées alimentaires de base, et la menace de la reprise de la guerre du Polisario avec le Maroc. “En cas de guerre, la frontière nord de la Mauritanie sera son principal théâtre”.

    Pour Alanbaa, les autorités mauritaniennes peuvent “ouvrir une voie de communication avec le Front Polisario pour désamorcer la nouvelle crise, qui nuira grandement à l’économie mauritanienne, laquelle fait face aux conséquences de la pandémie du coronavirus”.

    “Selon les observateurs, la réaction de la diplomatie mauritanienne doit être immédiate, afin que la situation ne glisse pas dans les frictions ou dans la confrontation directe, car on ne sait pas combien de temps le Maroc maintiendra la politique de retenue”, ajoute la même source.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, El Guergarate, ONU, MINURSO, Mauritanie, marchandises,

  • Maroc – Sahara Occidental: Radi Ellili met à nu le mythe de “De Tanger à Lagouira”

    L’activiste sahraoui Mohamed Radi Ellili a déclaré dans une vidéo posté ce matin sur Facebook que la fermeture de la brèche illégale de El guergarate a mis à nu le mythe de “De Tanger à Lagouira” utilisée par les marocains pour réaffirmer leurs ambitions expansionnistes et cacher la vérité sur la localité de La Güera qui se trouve sous l’administration des autorités mauritanniennes.

    Après avoir montré des vidéos et des images des marchandises pourries à bord des camions qui ont fait demi-tour du poste d’El Guergarate fermé par les sahraouis, Ellili a mis en exergue les mensonges qui entourent ces fameux slogans qui visent à duper l’opinion publique marocaine en lui présentant une image on ne peut plus trompeuse et lointaine de la réalité sur le contrôle de la situation au Sahara Occidental par le Maroc. Parmi ces slogans : “Le Maroc, de Tanger jusqu’à Lagouira”, “Le Maroc se trouve dans son Sahara et le Sahara dans son Maroc”, “l’intégrité territoriale”, etc.

    Selon M. Ellili, incapable d’agir autrement, le Maroc n’a pas trouvé d’autre réponse à donner pour la consommation de son opinion publique interne que la farce de l’ouverture de nouveaux consulats africains dans les villes sahraouis. “Vous pouvez ouvrir tous les consulats que vous voulez, mais vous ne pouvez rien faire pour empêcher le pourrissement de vos légumes et fruits à El Guergarate”, martèle-t-il.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, El Guergarate,

  • Maroc : Nasser Bourita ou le visage de la défaite retentissante

    En vue de plaire à ses sujets endoctrinés par des décennies de propagande noire sur le Sahara Occidental, le Makhzen aime se bomber le torse et exhiber ses muscles de silicone. Mais à El Guergarate, il a été mis devant la réalité des faits : Le Maroc est un tigre de papier incapable de réagir face à une poignée de civils sahraouis qui ont été capables de quelque chose d’inimaginables : fermer le passage aux milliers de camions marocains qui transportent les produits marocains destinés à l’Afrique.

    Suite à cette victoire historique remportée par le peuple sahraoui, le ministre marocain des affaires étrangères Nasser Bourita s’est prononcé sur la question et il l’a fait d’une manière pitoyable. Les lèvres tremblaient et les insultes sortaient telles des éclairs.

    Incapable de contrôler ses impulsions, Bourita est tombé dans la pire des vulgarités, sortant les mots des fonds des cloaques d’un Makhzen blessé dans son orgueil et dans son arrogance légendaire qui l’a conduit à l’impasse du Sahara Occidental.

    Profondément frustré, Bourita cherche désespérément un argument à présenter à son opinion publique nationale habituée à consommer des plats de la mythomanie du roi et ses acolytes. Une opinion publique déçue par l’incapacité de ses autorités à prendre des mesures visant à rouvrir la brèche illégale d’El Guergarate.

    Tel un chien battu par son maître, Bourita avait la queue entre les jambes au même temps qu’il aboyait encore et encore. L’épopée d’El Guergarate l’a mis dans une situation embarrassante, lui qui ne cesse de se présenter comme le héros des prétendus succès de la diplomatie marocaine dans le dossier sahraoui.

    Hors de lui, Bourita est sorti des préceptes de la diplomatie en qualifiant le Front Polisario de “bandits” et de “coupeur de routes”. Des insultes adressés à ceux avec qui il sera obligé de s’asseoir dans quelques mois pour négocier une solution basée sur leurs droits légitimes à l’autodétermination et à l’indépendance.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, El Guergarate, Nasser Bourita,

  • ONU : Le faux message d’Antonio Guterres

    A l’occasion du 75ème anniversaire des Nations Unies, son secrétaire général a envoyé un message il rappelle les grandes lignes d’action de l’organisation mondiale. Un message qui affiche, sans aucune ambigüité, la politique des deux poids deux messures qui caractérise son action au Sahara Occidental, où il n’hésite pas à afficher son allégeance auz diktats de la France sur ce conflit.

    Il a parlé de dignité humaine, des droits de l’homme, de droit international… des sacrés qui, en vue de contenter ses maîtres de Paris, il a allégrement ignorés lorsqu’il s’agit du Sahara Occidental, où un peuple est martyrisé au nom de la géopolitique et les intérêts économiques d’une puissance colonialiste qui n’hésite pas à faire recours au terrorisme pour défendre ses intérêts.

    Il a appelé à “mettre fin aux souffrances humaines de la pauvreté, des inégalités, de la faim et de la haine – et lutter contre la discrimination fondée sur la race, la religion, le sexe ou toute autre distinction”, alors qu’il se tait sur les violations des droits de l’homme quotidiennes commises par le Maroc dans le territoire sahraoui.

    Au Sahara Occidental, la France veut prolonger le statu quo. Guterres y veille au point de conduire la situation au pourrissement. A El Guergarat, il paye le prix de son attitude. Les sahraouis l’ont mis devant le fait accompli.

    Quelle que soit l’image de Guterres au monde, pour les sahraouis, il incarne la trahison aux principes qu’il prétend défendre et s’est accomodé du costume de fidèle serviteur de la France.

    Tags : Sahara Occidental, ONU, MINURSO, Nations Unies, Front Polisario, Maroc, Antonio Guterres,

  • Maroc : La nouvelle gifle de Donald Trump

    Après chaque élection présidentielle, il est devenu coutume que le roi du Maroc sollicite l’audience du nouveau locataire de l’Ellysée et la Maison Blanche. Pour deux raisons: d’un côté sonder la position du nouveau président par rapport au conflit du Sahara Occidental et de l’autre, présenter son allégeance et réaffirmer sa fidélité à son allié.

    Cependant, Mohammed VI n’a pas réussi à se faire accueillir par Donald Trump en raison de son soutien financier à la campagne électorale de Hillary Clinton. Dans ce but, le roi du Maroc a passé une semaine à La Havane pendant que ses contacts américains essayaient de lui décrocher une rencontre avec le président américain.

    Le deuxième camouffler de Trump est liée à la rumeur répandue par les services secrets maroco-israéliens invitant le président américain à reconnaître la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental en échange de l’établissement de relations officielles entre Rabat et Tel Aviv.

    Après sa tournée au Moyen Orient, le sous-secrétaire américain aux Affaires du Proche-Orient, David Schenker a organisé une conférence de presse où il a déclaré avoir rencontré, au Maroc, le ministre des Affaires étrangères Bourita “pour discuter des possibilités d’accroître la coopération en matière d’économie et de sécurité et de promouvoir davantage le partenariat stratégique entre les États-Unis et le Maroc”. Parmi les questions posées par les journalistes présents, une tournait autour de la “la possibilité que les États-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental si le Maroc décidait de normaliser les relations avec Israël. Est-ce quelque chose qui est sur la table actuellement?”.

    Schenker a déclaré qu’il ne va “parler du genre de discussions diplomatiques avec ces pays, mais ce n’est pas une question qui est sur la table en ce moment. Je sais donc qu’il y a eu, à ce sujet, plusieurs rapports plus tôt cette année, l’an dernier, mais ce n’est pas quelque chose qui est actuellement sur la table”.

    Ainsi, le diplomate américain a pulvérisé le rêve marocain de voir Donald Trump reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le territoire du Sahara Occidental en échange des relations officielles avec l’Etat hébreu.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, Etats-Unis, Israël, normalisation,

  • Vidéo : Les vérités d’un ancien officier des FAR sur le Sahara Occidental

    IL DÉFEND LE DROIT DES SAHRAOUIS À L’INDÉPENDANCE ET DÉCLARE LA SUPRÉMATIE DE L’ANP SUR SON HOMOLOGUE DE L’OUEST : Les vérités acerbes d’un ancien officier de l’Armée royale

    La question du Sahara occidental et son droit absolu à l’indépendance et à l’autodétermination, les errements du régime marocain qui continue à fuir ses responsabilités face à la dernière colonie d’Afrique, une Armée royale ce colosse aux pieds d’argile…, un ancien officier des forces aériennes marocaines a touché du doigt ce qui fera indubitablement très mal au royaume chérifien.

    Ainsi, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Mustapha Adib, cet ancien capitaine qui a visiblement gros sur le cœur, a craché crûment ses vérités en face du roi Mohammed VI et son régime qu’il accable et l’accuse de fourberie et d’imposture. Pas que, puisque l’ancien militaire n’a pas tari d’éloge l’Algérie, ses positions sur les cause justes comme le Sahara occidental, ainsi que son Armée nationale populaire dont il déclare-qui mieux qu’un officier pour le dire ?- sa supériorité sur l’Armée royale. C’est le cas de le dire, en effet, que la défense des peuples opprimés et leur droit à l’indépendance n’est pas un vain mot en Algérie.

    C’est ce que justement explique cet ancien militaire, également militant des droits de l’Homme, à travers « la Constitution algérienne qui a consacré le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. » Ce qui n’est pas le cas « chez nous (Maroc) dont on ne trouve pas ce principe dans notre Constitution qui est impopulaire. Si l’État (marocain) se respecte, il aurait déclaré être aux côtés des peuples qui aspirent au droit d’indépendance ». Et ce n’est pas seulement le Sahara occidental, car l’Algérie a de tout temps défendu les causes justes, comme l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud, dont l’Algérie et son peuple ont soutenu la décolonisation dans ce pays, rappelle-t-il à « Sa Majesté » dans des propos qui font honneur au voisin de l’est autant qu’il accable davantage le régime chérifien. « Choukran (merci) à l’Algérie et son peuple de soutenir, et même de dépenser de l’argent, au profit de l’autodétermination du Sahara occidental.

    « Le moral du soldat marocain au-dessus de zéro »

    Sur un autre registre, cet ancien officier qui sait de quoi il parle lui qui semble très introduit dans la Défense royale, parle de la position de l’armée marocaine par rapport à sa « rivale » algérienne. Là encore, l’avis du militaire démontre une réalité à l’opposé de ce que veut faire croire le Makhzen au service de la propagande militaire dans la région. Pour Mustapha Adib, contrairement à ce qui est supposé être une « puissance régionale », les troupes de l’Armée royale se placent en bas du tableau et largement « à la portée » de son homologue de l’est, l’ANP à savoir. En sus, « le moral des troupes de l’Armée royale est au plus bas», a-t-il précisé.

    Se voulant de preuve à l’appui à ce constat, autrement pour démontrer la suprématie de l’ANP, cet ancien officier parle d’une supériorité en matière d’armement, le facteur humain, le moral du groupe et son engagement sur le terrain. « Le moral du soldat marocain ? Il est au-dessus de zéro, contrairement à celui de son homologue algérien qui est au plus haut de son niveau. Qu’on ne se voile pas la face », témoigne-t-il à tel enseigne que l’on croirait à un militaire algérien qui parlait. « Qu’on soit réaliste, Dieu seul sait qui sera le perdant si, ce que je ne souhaite pas, un conflit armé nous oppose à l’Algérie. L’Armée royale sera anéantie », a-t-il livré ses vérités qui ne vont certainement pas plaire à ses anciens supérieurs et encore moins au régime marocain.

    Plus que ça, Mustapha Adib affirme l’écart considérable entre la condition et les dispositions militaires du soldat marocain et son vis-à-vis algérien. « Le soldat algérien est bien nourri et largement mieux formé, alors que le marocain, lui ? Ses souliers sont usés et sa nourriture est pourrie », dira-t-il encore. Au-delà des peuples marocain et algérien, dont il a affirmé les liens de fraternité qui ne sont pas à démontrer, ce militaire sort l’artillerie lourde et tire à bout portant sur Mohammed VI qu’il accuse de mensonges à l’égard de l’Algérie à travers sa machine de propagande médiatique.

    Au sujet d’ailleurs des manifestations organisées au pied du mur de la honte et à Guerguerat, Adib met au défi le Roi en personne. Autrement si Mohammed VI « oserait » sortir son armée contre les Sahraouis. Se sachant qu’il s’agit que du « bla bla », cet ancien capitaine de l’Armée royale démontre ce qu’il laisse entendre comme une lâcheté face à un peuple dont il a spolié les richesses et opprimé son peuple.

    Farid Guellil

    Le Courrier d’Algérie, 24 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Mustapha Adib, armée marocaine, autodétermination,