Tag: Burkina Faso

  • Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 18 février 2020

    (La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

    Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Farhan Haq, Porte-parole adjoint de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

    Secrétaire général

    Le Secrétaire général termine sa visite de trois jours au Pakistan, par une visite du couloir de Kartarpur, qui permet aux sikhs de se rendre à des lieux saints qui se trouvent des deux côtés de la frontière indo-pakistanaise.

    Le Secrétaire général a visité un gurdwara, ou temple sikh, dans la ville pakistanaise de Kartarpur et s’est dit honoré d’avoir emprunté le couloir de Kartarpur qu’il a appelé « un couloir d’espoir ».

    Après sa visite, il a déclaré à la presse: « Quand nous voyons tant de régions du monde se battre au nom de la religion, il faut dire que les religions nous unissent pour la paix et le meilleur symbole en est ce sanctuaire. »

    Auparavant, le Secrétaire général a rencontré du personnel de la première campagne nationale de lutte contre la poliomyélite de l’année alors qu’il visitait une école maternelle à Lahore. Il a lui-même administré le vaccin contre la polio à trois élèves. Le Secrétaire général a appelé tous les dirigeants, y compris les chefs religieux et communautaires, à pleinement soutenir le Gouvernement du Pakistan et les autres gouvernements du monde, pour faire en sorte que la polio soit définitivement éradiquée.

    Il a tweeté: « Des gains importants ont été réalisés, mais nous avons besoin d’une action concertée pour éradiquer cette terrible maladie. »

    Lorsqu’il est intervenu ce matin à l’Université des sciences de la gestion de Lahore, LUMS, le Secrétaire général a dit qu’alors que nous célébrons le soixante-quinzième anniversaire de l’Organisation des Nations Unies, il souhaite tendre la main et entendre les jeunes. Cet anniversaire doit être l’occasion de tenir compte de la voix des jeunes dans la manière de définir les politiques et actions mises en œuvre, a déclaré le Secrétaire général qui était à l’écoute des étudiants réunis à l’Université.

    Le Secrétaire général sera de retour à New York demain après-midi.

    Afghanistan

    Dans un communiqué publié hier, le Porte-parole a déclaré que le Secrétaire général avait suivi de près les pourparlers entre les États-Unis et les Taliban sur une réduction significative de la violence en Afghanistan dans le but d’ouvrir la voie à des négociations de paix intra-afghanes.

    Au cours de sa visite à Islamabad, il a exprimé son souhait sincère que ces pourparlers soient couronnés de succès et conduisent à un processus de paix dirigé par les Afghans. Il a réaffirmé que l’ONU était prête à fournir toute assistance dont les parties pourraient avoir besoin.

    Yémen

    Martin Griffiths, l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, a déclaré au Conseil de sécurité que l’on assiste aujourd’hui au Yémen à ce qui est redouté depuis longtemps. Au cours du mois dernier, a-t-il dit, la situation militaire est devenue de plus en plus désastreuse et les deux parties ont annoncé des objectifs militaires ambitieux et échangé une rhétorique violente.

    L’Envoyé spécial a déclaré que les dirigeants des deux parties avaient la capacité et la responsabilité de freiner la violence, de réduire la rhétorique et de s’engager à une désescalade plus durable. Avant l’intensification récente de la violence, a-t-il noté, les parties avaient considérablement réduit le nombre de frappes aériennes et d’attaques aériennes transfrontalières. Cette désescalade a eu un impact fort et positif sur les perspectives de paix, et ce sera possible à nouveau si les parties s’y engagent, a déclaré M. Griffiths.

    L’Envoyé spécial a ajouté qu’il craignait que cette escalade ne menace également les progrès accomplis à Hodeïda, où la situation est vulnérable à une augmentation de la violence.

    Le Coordonnateur des secours d’urgence, Mark Lowcock, a également fait le point sur la situation au Yémen avec le Conseil. Il a confirmé que les hostilités se sont intensifiées de manière significative sur plusieurs fronts, notamment dans les gouvernorats de Marib, Al-Jaouf et Sanaa. Les combats dans ces zones ont déplacé plus de 35 000 personnes depuis la mi-janvier, a-t-il déclaré.

    Pour M. Lowcock l’accès est essentiel pour pouvoir continuer à sauver des millions de vies au Yémen. Pourtant, l’espace dont nous avons besoin pour faire ce travail s’est rétréci de toutes les directions, a-t-il souligné, alors que nous entrons maintenant dans la sixième année de cette guerre, et « ça suffit ».

    Syrie

    L’ONU reste alarmée par la sécurité et la protection de plus de trois millions de civils à Edleb et dans ses environs de la Syrie, alors que les informations faisant état de frappes aériennes et de bombardements incessants continuent d’avoir un impact lourd sur la population civile.

    Hier, sept communautés d’Edleb et quatre communautés de la province d’Alep auraient été touchées par des tirs d’artillerie, tandis que des frappes aériennes ont touché 12 communautés.

    Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a également vérifié des incidents épouvantables où des camps de personnes déplacées –là où les familles sont allées chercher refuge- ont été touchés par des bombardements.

    L’Organisation mondiale de la Santé a déclaré que depuis le 1er décembre, des dizaines d’établissements de santé ont suspendu leurs services dans les régions d’Edleb et d’Alep. Sur près de 550 établissements de santé dans le nord-ouest de la Syrie, seulement la moitié environ sont opérationnels.

    L’ONU persiste à appeler à la cessation immédiate des hostilités. Elle exhorte en outre toutes les parties, et celles qui ont une influence, à assurer la protection des civils et des infrastructures civiles, conformément à leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et à garantir un accès humanitaire sûr et durable aux personnes touchées par la crise.

    Libye

    Les parties à la Commission militaire mixte libyenne, ou aux pourparlers 5+5, ont entamé aujourd’hui leur prochain cycle de discussions à Genève.

    Ghassan Salamé, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye, a déclaré à la presse à Genève que, malgré les violations persistantes de la trêve fragile, dont la dernière remonte à aujourd’hui avec une attaque contre le port de Tripoli, aucune des parties à la Commission militaire mixte libyenne n’a renié le principe d’accepter la trêve.

    M. Salamé espère que cette série de pourparlers permettra de parvenir à un consensus sur ce à quoi un cessez-le-feu durable en Libye pourrait ressembler.

    M. Salamé a également déclaré qu’il serait difficile d’avancer sur les trois voies du processus de paix si les violations de la trêve se poursuivent. Il a noté que 150 violations de la trêve ont été enregistrées jusqu’à présent.

    République centrafricaine

    Aujourd’hui, la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) poursuit ses opérations pour protéger la population et sécuriser la ville de Birao, dans le nord-est du pays.

    Dimanche, de violents combats avaient eu lieu à Birao. Les Casques bleus de l’ONU et les membres de l’Armée centrafricaine ont travaillé ensemble pour repousser les combattants lourdement armés du FPRC, un groupe armé, qui menaçaient la base militaire, la base des Nations Unies et un site hébergeant des personnes déplacées par une précédente vague de violence à Birao.

    La mission de l’ONU condamne fermement cette offensive contre la ville, qui constitue une grave violation de l’accord de paix dont ce groupe armé est signataire.

    La MINUSCA dénonce également les menaces proférées par les dirigeants du FPRC contre la Mission des Nations Unies et condamne les tentatives du groupe armé d’exploiter les populations civiles, notamment les femmes et les enfants comme boucliers humains à Ndélé et à Birao.

    Cameroun

    Dans une déclaration publiée hier après-midi, le Secrétaire général a exprimé sa profonde préoccupation face aux informations faisant état de meurtres de civils, dont des enfants, vendredi dernier, lors d’une attaque contre le village de Ngarbuh, dans la région du nord-ouest du Cameroun. Il a présenté ses plus sincères condoléances aux familles et a appelé le Gouvernement du Cameroun à mener une enquête et à veiller à ce que les responsables soient tenus responsables.

    Le Secrétaire général a également appelé les acteurs armés à s’abstenir de toute attaque contre des civils et à respecter le droit international humanitaire et les droits de l’homme.

    Dimanche, une mission humanitaire a été envoyée sur place pour évaluer les besoins des personnes déplacées. Pour des raisons de sécurité, la mission n’a pas pu se rendre dans le village, mais le personnel a pu parler aux déplacés et aux survivants à environ 2 kilomètres.

    Selon des informations provenant de sources fiables au Cameroun, des hommes armés auraient tué plus de 20 civils, dont des enfants, dans le village de Ngarbuh. Au moins neuf maisons auraient été incendiées et environ 600 à 700 personnes ont été déplacées.

    Pour 2020, plus de 317 millions de dollars sont nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires du Cameroun. Les donateurs sont instamment priés de continuer et d’augmenter leur soutien.

    Burkina Faso

    Dans une déclaration publiée hier, le Secrétaire général a fermement condamné l’attentat qui a eu lieu dimanche et qui aurait visé des fidèles à Pansi, dans la région du Sahel au Burkina Faso.

    Le Secrétaire général présente ses plus sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Il exige que les auteurs de ce crime horrible, et la série de crimes qui l’ont précédé, doivent être traduits en justice.

    Le Secrétaire général réitère l’engagement des Nations Unies à soutenir le Burkina Faso dans la lutte contre l’extrémisme violent et la réalisation d’une paix et d’un développement durables.

    Soudan du Sud

    Au Soudan du Sud, l’ONU a fermement condamné le meurtre brutal d’un travailleur humanitaire dans le comté de Pibor à Jonglei.

    Le 12 février, un véhicule humanitaire a été arrêté sur la route Pibor-Gumuruk à un barrage routier tenu par des jeunes armés, qui ont pris deux des quatre travailleurs humanitaires qui se trouvaient dans le véhicule en otage. L’un a été abattu, un ressortissant sud-soudanais, et l’autre libéré.

    Au moins 116 travailleurs humanitaires ont été tués depuis le début du conflit en décembre 2013 dont la plupart était des ressortissants sud-soudanais.

    Niger

    Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a déclaré aujourd’hui qu’il était profondément attristé par les informations faisant état de la mort d’au moins 20 personnes, dont des femmes et des nourrissons, lors d’une bousculade, dimanche dernier, pour de la nourriture et de l’argent dans la région de Diffa, au Niger.

    Il est à craindre que le nombre de victimes augmente à mesure que de plus amples informations sont reçues des hôpitaux et des centres de santé de Diffa.

    Cette assistance était distribuée de manière indépendante aux réfugiés nigérians hébergés dans la région par les autorités nigérianes qui y étaient en visite.

    Dans un communiqué, le représentant du HCR au Niger a déclaré qu’il « appréciait tous les efforts déployés par des individus essayant d’aider les réfugiés, mais qu’il appelle vivement à ce que ces efforts soient coordonnés avec les autorités locales au Niger ainsi qu’avec les acteurs humanitaires ».

    Le HCR, qui n’a pas participé à la distribution de dimanche, a fourni des services de protection et une assistance aux réfugiés et aux personnes déplacées dans le sud-est du Niger. Il a mis en place un mécanisme de distribution de l’aide pour garantir que cela puisse se faire de manière sûre et efficace.

    UN press, 18 fév 2020

    Tags : Antonio Guterres, Afghanistan, Yémen, Syrie, Libye, République Centrafricaine, Burkina Faso, Soudan du Sud, Niger,

  • Le chantage du Maroc aux pays les plus pauvres d’Afrique

    Certains pays de la Françafrique ont accepté les investissements du Maroc dans leurs pays. C’est le cas, entre autres, du Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, la Guinée, la Gambie…

    Pour eux, il s’agit d’un fait qui rentre dans le cadre des pratiques de coopération habituelles. Rien de plus normal. Cependant, pour le Maroc, ce sont des investissements qui ont été faits pour réaliser des objectifs à long terme.

    Maintenant, Rabat veut récolter les fruits de ces investissements en guise de succès dans la question du Sahara Occidental que le Maroc considère « comme première cause nationale ».

    En effet, les pays dits « amis » ont été contraints de violer la légalité internationale et les principes de l’Union Africaine en ouvrant des consulats dans cette ancienne colonie espagnole envahie par le Maroc en 1975. Rabat ne les laisse pas le choix. Soit, ils acceptent de rendre ce service, soit il met en action sa menace de retirer ses investissements dans ces pays connus pour leur pauvreté. D’ailleurs, l’ONU vient de suspendre leur droit de vote en attendant qu’ils payent leurs contributions dues à l’institution internationale.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, Afrique, Union Africaine, UA, Guinée, Sénégal, Niger, Mali, Burkina Faso, Gambie, Comores,

  • Pourquoi la France se tait sur le trafic du cannabis du Maroc au Sahel ?

    La France porte à bout de bras le Maroc, un pays considéré par Paris comme un allié. Grâce à l’Elysée, Rabat est devenu premier pays africain à obtenir un « statu avancé » avec l’UE.

    Cette alliance franco-marocaine est négative pour le Sahel, la région que la France prétend protéger contre le terrorisme, alors que son allié, le Maroc, est le principal fournisseur du cannabis dont les saisis constituent plus de 80 % des saisis réalisées durant les dernières années.

    En vue de défendre ses intérêts au Sahel, la France protège le Maroc, un narco-Etat dont les citoyens ont terrorisé l’Europe et le Proche Orient et dont les revenus de hashich équivalent à 23 % du PIB marocain.

    Selon le dernier rapport de l’ONUDC, «le Maroc figure comme pays d’origine dans 83% des cas signalés par les pays de la sous-région» et d’Europe occidentale et centrale (43% des cas). «Une partie de la résine de cannabis d’origine marocaine est également acheminée vers l’Europe de l’est et le sud-est de l’Europe», poursuivent les rédacteurs du rapport.

    Le Maroc est une des principales armes de la France pour s’infiltrer en Afrique et tous ses services sont mises à disposition de l’Hexagone en vue de continuer d’imposer le diktat de la françafrique. Et un de ses moyens est le terrorisme et le trafic de drogue pour le financer. Maintenant que les voix protestataires contre la présence française en Afrique se sont levées, Rabat et Paris ont augmenté sensiblement les opérations de déstabilisation terroriste dans le but de pousser les dirigeants de la région à réclamer la « protection » de la France.

    Tags : France, Maroc, trafic de drogue, cocaïne, cannabis, haschich, Kif, Sahel, Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso, Paris,

  • Notre présence au Sahel est moins souhaitée que par le passé (Florence Parly)

    Présence de la France au Sahel : “Nous avons besoin de clarifications” de la part des pays du Sahel, estime Florence Parly

    La ministre des Armées était l’invitée de France Inter samedi matin.

    Un sommet international du G5 Sahel se tiendra lundi 13 janvier à Pau, en présence d’Emmanuel Macron et de ses homologues du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie. “Il s’est développée au cours des dernières semaines une sorte de narrative qui peut laisser penser que la présence de la France [au Sahel] n’est plus autant souhaitée que par le passé, et c’est cela qu’il nous faut clarifier”, a affirmé sur France Inter samedi 11 janvier, la ministre française des Armées, Florence Parly. Elle a ainsi appelé à une “clarification” de la part des gouvernements des pays du Sahel.

    “La France souhaite pouvoir poursuivre la lutte contre le terrorisme au Sahel mais à la condition bien sûr que cela soit souhaité et demandé par les pays concernés”, a précisé Florence Parly. L’opération Serval, rebaptisée Barkhane a débuté en 2014 et aujourd’hui 4 500 militaires français sont déployés contre le jihadisme dans ces pays. “Ce sont des pays souverains : lorsque nous sommes intervenus en 2013, c’était à la demande du Mali. Si nous sommes présents aujourd’hui, c’est à la demande des gouvernements. Si la mission de l’ONU, la Minusma, est présente, c’est évidemment à la demande des gouvernements”, a expliqué la ministre des Armées.

    Je n’ai absolument pas l’intention de porter au pilori tel ou tel, mais force est de constater que dans l’environnement politique, dans le milieu politique de ces pays, il y a des voix qui s’expriment et parfois ces voix ne sont pas contredites par les dirigeants.
    Florence Parly

    Florence Parly a regretté sur France Inter qu’il existe “un certain nombre de déclarations qui sont sans ambiguïté sur le fait que la France pourrait se satisfaire d’une situation sécuritaire qui ne progresse pas”. Sans donner d’exemples concrets, la ministre a dénoncé ces déclarations : “C’est tout à fait mensonger et en tant que ministre des Armées je ne peux évidemment pas accepter que de tels propos puissent être tenus dans la mesure où 41 de nos soldats ont donné leur vie.”

    France TV Info, 11 jan 2020

    Tags : France, Barkhane, Sahel, Mali, Niger, Burkina Faso, terrorisme,

  • Le Maroc, pointé du doigt dans le financement du terrorisme au Sahel

    Dans une vidéo diffusée ce matin, le collectif africain « Stop Sahel Info! » a accusé le haschich marocain d’être une des principales sources du financement du terrorisme dans la région du Sahel.

    Voici le contenu intégral de cette vidéo

    Le Sahel est une zone où transite le haschich produit au Maroc, premier producteur mondial, selon les Nations Unies.

    La cocaïne, provenant d’Amérique du Sud et transitant par le Sahel par les côtes ouest-africaines, constitue également une source de financement pour les acteurs terroristes.

    L’emplacement des groupes armés au Sahel rejoint les voies de transit de la drogue. Les groupes armés se battent afin de maîtriser ces voies et ainsi d’en tirer bénéfice.

    Les frontières concentrent les zones de violence à l’égard des populations. Le contrôle des frontières est un enjeu crucial pour les Etats afin de lutter contre les trafics et ainsi les violences.

    Les groupes terroristes récupèrent de l’argent en dehors d’activités illicites parfois, en organisant la transhumance dans les zones sous leur contrôle par exemple.

    Le centre de recherche Crisis Group recommance aux Etats de réintégrer dans le tissu économique ces activités afin de détruire les sources de financement non-illicites des groupes terroristes.

    Tags : Maroc, haschich, Sahel, Mali, terrorisme, Niger, Daech, ISIS, Tchad, Nigeria, Burkina Faso, financement du terrorisme, 

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  • Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 8 janvier 2020

    (La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

    Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

    Ukraine

    Dans une déclaration qu’il a publiée, le Secrétaire général se dit profondément attristé par le crash d’un avion ukrainien près de Téhéran aujourd’hui. Il présente ses plus sincères condoléances aux familles des victimes et aux Gouvernements de tous les pays dont les ressortissants ont perdu la vie dans cette tragédie.

    Golfe

    Dans une autre déclaration, le Secrétaire général rappelle qu’il a lancé lundi dernier un vibrant appel à la paix. Son message aux dirigeants du monde était simple: arrêtez l’escalade. Faites preuve d’un maximum de retenue. Relancez le dialogue. Renouvelez la coopération internationale.

    Cet appel demeure aussi important aujourd’hui qu’il l’était lundi.

    Pour sa part, le Secrétaire général poursuivra activement ses contacts avec les acteurs concernés. Il est de notre devoir commun de n’épargner aucun effort pour éviter une guerre dans le Golfe que le monde ne peut se permettre. Nous ne devons pas oublier les terribles souffrances humaines causées par la guerre. Comme toujours, ce sont les citoyens ordinaires qui paient le plus lourd tribut.

    Outre cette déclaration, le Secrétaire général a multiplié les appels téléphoniques avec les dirigeants du monde au cours de ces derniers jours. Il s’est entretenu hier avec le Président iraquien Barham Salih auquel il a exprimé la solidarité de l’ONU et réitéré son soutien au peuple iraquien.

    Pour le Secrétaire général, il est important que tout le monde respecte la souveraineté et l’unité de l’Iraq. La communauté internationale doit aider le peuple iraquien au moment où il cherche à créer les conditions d’un dialogue politique.

    L’Iraq ne devrait pas payer le prix des rivalités externes.

    Nomination

    Le Secrétaire général de l’ONU a nommé Mme Lizbeth Cullity, des États-Unis, au poste de Représentante spéciale adjointe et Chef adjointe de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA).

    Mme Cullity succède à son compatriote, M. Kenneth Gluck, qui est arrivé au terme de sa mission en décembre 2019. Le Secrétaire général a exprimé à ce dernier sa gratitude pour le dévouement dont il a fait preuve pendant une période cruciale du processus politique en République centrafricaine.

    La nouvelle Représentante spéciale adjointe apporte avec elle plus de 25 ans d’expérience à des postes de direction en Afrique, aux Amériques et dans le Pacifique. Elle était encore récemment Chef de cabinet à la Mission des Nations Unies au Mali.

    Conseil de sécurité/Sahel

    Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, plus de 4 000 personnes ont été tuées par des attaques terroristes, l’année dernière. C’est ce qu’a dit, ce matin, aux membres du Conseil de sécurité, M. Mohamed Ibn Chambas, Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel.

    Le nombre des déplacés a été multiplié par 10, approchant le million, a-t-il ajouté, prévenant que la concentration géographique des attaques terroristes menace de plus en plus les États côtiers de l’Afrique de l’Ouest.

    M. Chambas a souligné que les attaques incessantes contre les civils et les cibles militaires a ébranlé la confiance des populations.

    Les gouvernements, les acteurs locaux, les organisations régionales et la communauté internationale se mobilisent dans toute la région pour répondre à cette menace mais, a prévenu le Chef du Bureau des Nations Unies, le temps de l’action a sonné.

    Il a appelé les leaders sous-régionaux et régionaux à concrétiser leurs promesses et les partenaires internationaux, à appuyer pleinement les gouvernements de la région.

    Soudan

    Le Gouvernement soudanais et les Nations Unies ont achevé une visite conjointe de deux jours à El Geneina dans l’État du Darfour occidental, là où des violences communautés meurtrières viennent d’avoir lieu.

    La délégation a évalué la situation pour voir comment fournir immédiatement une aide humanitaire aux gens les plus vulnérables, dont des femmes, des enfants et des personnes handicapées.

    L’on estime à 40 000 le nombre des déplacés, dont des milliers ont déjà traversé la frontière vers le Tchad.

    Les agences humanitaires et leurs partenaires distribuent, aux côtés du Gouvernement, de la nourriture, de l’eau et des articles ménagers. Des services de santé, de nutrition et de protection sont également disponibles.

    République centrafricaine

    La Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) a indiqué que sa composante police aide les autorités centrafricaines à mener des enquêtes, y compris l’interrogation des victimes et des témoins, sur les affrontements de la fin de l’année dernière entre les des gangs criminels et des commerçants dans le quartier PK5 de Bangui. Les affrontements avaient fait une dizaine de morts.

    La Mission de maintien de la paix travaille avec les autorités locales et les leaders communautaire, y compris les représentants des groupes impliqués dans la violence, pour trouver une solution durable grâce au désarmement et au dialogue.

    Dans le quartier PK5, la Mission poursuit les patrouilles conjointes avec les forces de sécurité internes pour contribuer à la protection des civils et prévenir l’arrivée d’armes dans la zone qui vient d’être déclarée « exempte d’armes » par le Gouvernement et les Nations Unies.

    Zambie

    Les agences humanitaires signalent que la conjugaison de sécheresse dans l’ouest et le sud et des inondations dans le nord ont aggravé la famine. Plus de 2,3 millions de personnes devraient plonger dans une grave insécurité alimentaire d’ici le mois de mars.

    Quatre districts font face à des niveaux alarmants d’insécurité alimentaire et l’accès de plus en plus difficile à l’eau potable a aussi accru le risque des épidémies de maladies transmissibles, comme la typhoïde et le choléra.

    Au mois de décembre, l’équipe humanitaire en Zambie avait mobilisé quelque 38 millions de dollars, y compris 8 millions du Fonds central pour les interventions d’urgence, dans le cadre de l’Appel humanitaire visant à collecter une somme de 90 millions de dollars.

    Il faut de toute urgence davantage de fonds pour prévenir la détérioration de la situation humanitaire maintenant que le pic de la période de soudure approche.

    UN PRESS RELEASE, 8 jan 2020

    Tags : Zambie, République Centrafricaine, Soudan, Sahel, Golfe, Ukraine, ONU, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Mauritanie,