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  • Algérie : l’ablation de l’espoir

    Une hausse sans précédent du nombre de Harraga (migrants clandestins) a été constatée en Espagne durant la fin de cet été, et ce malgré la crise sanitaire actuelle liée au Coronavirus.

    Selon le média Orient 21, du 6 septembre 2020, les garde-côtes espagnols ont appréhendé 5 343 Algériens sur l’ensemble des côtes de la péninsule ibérique, contre seulement 1 178 Marocains.

    Ainsi le taux de migration clandestine depuis l’Algérie a augmenté de 60% par rapport à la même période de l’année 2019, dépassant ainsi le taux des migrants en provenance du Maroc, pays le plus rapproché de l’Espagne en terme géographique.

    Ah El Harga ! Ce rêve coloré des désespérés qui, une fois sur deux, vire au cauchemar.

    Chaque jour que Dieu fait, le périple excitant de la traversée se transforme en nécromant iodé du nouveau cimetière des rêves…La Méditerranée !

    Untel parti depuis une semaine a appelé sa famille. D’un autre parti depuis un mois, la famille est sans nouvelles.

    L’attente, figure atroce de l’arrêt du temps, étreint dans une angoisse sans pareille famille, amis, voisins. C’est l’insoutenable pic de la douleur quand l’appel du sang est aux abonnés absents.

    En solo, en famille entière, en mode mineur(e)…La Harga, nouvelle substitution ( rêvée ) d’une vie meilleure à une vie impossible, emmène chaque jour plus de candidats à la traversée des miroirs…qui reflèteraient autre chose qu’un quotidien devenu insupportable.

    50, 60, 70 millions de centimes est le coût d’une place pour la traversée.

    Le prix ne rebute personne et les listes d’attente s’allongent. Car lorsqu’on a, depuis longtemps, subi l’ablation de l’espoir, le prix devient secondaire. Le débat sur El Harga est depuis longtemps clos dans les familles. Car l’axe obsessionnel ( qui consiste à tout reprocher aux familles), est le prétexte contre ceux qui les ont mis au monde. « Vous nous avez rien raconté sur vos combats. Et à cause de votre silence, nous portons aujourd’hui les tares de vos défaites et vos désillusions. Donc El Harga est notre seule planche de salut » (propos rapportés à nos oreilles par le père d’un migrant). Cela est peut-être vrai, mais c’est sans doute aussi faux, car aucune raison n’est bonne pour aimer autant le désespoir. En tous cas, El Harga se fiche déja de l’Algérie nouvelle.

    La Nation, 30 sept 2020

    Tags : Algérie, migration, émigration, harga, harragas, pateras, clandestins, sans papiers,

  • Algérie : Représentativité et crédibilité

    Mise sur les bons rails, la démarche référendaire entre de plain-pied dans l’étape finale. Près de 10 mois après l’épreuve réussie de la présidentielle qui permet une remarquable maîtrise du déroulement du processus électoral, le chantier prioritaire de la révision constitutionnelle, conçu comme le socle de la nouvelle Algérie du changement radical, aborde, dans de bonnes conditions, le virage de la consultation populaire du 1er novembre.

    Après la convocation du corps électoral et la révision exceptionnelle des listes, le lancement de la campagne électorale, prévue du 7 au 28 octobre, lance le débat démocratique ouvert aux partis politiques, aux associations et aux personnalités politiques. Des dispositions législatives et réglementaires ont été ainsi édictées par l’Autorité nationale indépendante des élections qui précise, dans un arrêté, les modalités de participation des partis politiques disposant d’un groupe parlementaire dans les deux chambres, de 10 députés dans les deux chambres ou dans 25 assemblées populaires communales. C’est le cas également des associations présentes au moins dans 25 wilayas.

    En attendant le verdict des urnes appelé à trancher le nouveau paysage politique, à la faveur notamment du renouvellement des institutions attendues avant la fin de l’année, la démarche participative privilégie une meilleure représentativité et une crédibilité d’une classe politique largement désavouée par le hirak populaire originel. Le débat démocratique et contradictoire, porteur de visions différenciées, ne s’en portera que mieux pour, à la fois, combattre les anciennes pratiques de l’allégeance et du clientélisme et éclairer l’opinion nationale sur les choix d’avenir. Ce sont donc les forces nationales, à ancrage social incontesté, qui seront appelées, en toute liberté, à animer une campagne électorale aux conditions d’équité garanties par l’Anie en procédant au choix des sites d’affichage et, en collaboration avec l’Arav à la répartition du temps d’antenne dans les médias audiovisuels publics.

    En définitive, c’est le choix libre et souverain du peuple, pleinement consacré par le droit de vote immuable et fondamentalement acquis au changement démocratique, qui constituera le levain de la nouvelle Algérie en rupture avec les dérives du règne du despotisme, de la fraude et de la corruption, y compris politique.

    Voici venir le temps de la représentativité réelle dans un scrutin libre et transparent qui interpelle hautement et impérativement une jeunesse et, en allié du changement, la société civile.
    Horizons, 30 sept 2020

    Tags : Algérie, constitution, référendum, représentativité, crédibilité, 

  • Mohamed Djemiai sort de prison

    L’ancien secrétaire général du FLN Mohamed Djemiai quitterait la prison, ce mercredi 30 septembre 2020, après avoir purgé sa peine d’un an de prison ferme.

    Le tribunal de Sidi M’hamed à Alger a condamné ce mercredi Mohamed Djemiai à deux ans de prison dont un an de sursis et à 200 000 Da d’amende.

    Il convient de rappeler que l’ancien secréraite général du vieux parti avait été placé le 19 septembre 2019 sous mandat de dépôt à la prison de El Harrach pour “menaces” et “destruction de documents de preuves”.

    Tags : Algérie, Mohamed Djemiai, corruption, justice, FLN,

  • Algérie : Métro et transport inter-wilayas à l’arrêt: La reprise tarde, au grand dam des citoyens

    Pas de métro ni transports inter-wilayas (bus, taxi, train) depuis le mois de mars dernier. Devant ce blocage, les citoyens qui ont repris le travail depuis le mois de juin se plaignent et appellent à la reprise du transport.

    En attendant le feu vert des autorités publiques, les transports en commun les plus utilisés par les citoyens restent à l’arrêt depuis mars dernier. Mais aucune date n’a été avancée jusqu’à présent pour la reprise de l’activité, tout le monde attend la décision du chef de l’État. En effet, même si le déconfinement a eu lieu dans plusieurs secteurs, celui des transports reste toujours à l’arrêt. Ni métro ni transports inter-wilayas (bus, taxi, train) n’ont repris l’activité, ce qui a causé le mécontentement des citoyens, notamment ceux qui habitent hors de la capitale mais qui y travaillent. «J’habite a Blida et je travaille à Alger. Avant le confinement, je prenais le train, mais depuis ma reprise en juin et avec l’arrêt des trains je galère quotidiennement pour arriver au travail», nous confie Mouloud, infographe pour une boite de production à Alger. 
    Pour Lila, journaliste habitant à Boumerdès et travaillant à Alger, qui depuis des années fait la navette quotidiennement grâce au train, s’est vu, depuis mars dernier, vivre chez une amie à Alger car les transports inter-wilayas et le train sont a l’arrêt. «Je suis coincée ici depuis mars dernier. J’attends que le train reprenne. Pour le moment, c’est mon amie qui m’héberge et ça commence vraiment à bien faire», nous dira notre interlocutrice. Et d’ajouter : «Je ne suis pas seule dans ce cas. Ma collègue qui habite Tizi-Ouzou et faisait la navette chaque jour a dû démissionner, car contrairement à moi, elle n’a pas trouvé qui l’héberger». 
    Malheureusement, au grand dam des citoyens qui ont pour seul moyen de transport le train, «la reprise du trafic ferroviaire restera suspendue à la décision des pouvoirs publics qui doivent l’annoncer en temps opportun», a expliqué récemment la Société nationale des transports ferroviaires (Sntf) dans un communiqué publié sur sa page Facebook. Réagissant, le directeur du transport de la wilaya d’Alger, Abdelmalek Jouini, avait indiqué que «la reprise de l’activité du métro et des transports inter-wilayas dépendra de la décision du Comité scientifique du suivi de la pandémie de Covid-19 et des autorité publiques», soulignant que ses services sont prêts à appliquer les décisions du président de la République concernant la question. 
    «Si le Président donne le feu vert de la reprise des transports, nous ne tarderons pas à l’appliquer», indique-t-il, précisant que son département veillera sur le respect du protocole sanitaire qui sera mis en place. Ainsi, le même responsable a rappelé les mesures préventives contre la propagation du coronavirus prises pas l’État. «Le transport en Algérie est à l’arrêt depuis mars dernier, à l’instar de plusieurs secteurs, et sa relance dépendra uniquement des autorités», a-t-il souligné , indiquant au passage qu’une série de mesures préventives a été prise par ses services, anticipant la reprise des transports inter-wilayas. «Un protocole sanitaire a été mis en place comme la campagne de nettoyage dans la gare routière du Caroubier», cite-t-il à titre d’exemple. 
    De son côté, le Dr Mohamed Bekkat Berkani, membre du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la situation de la pandémie de coronavirus, avait déclaré récemment que la reprise du transport routier, inter-wilayas notamment, aérien et maritime, doit être soumise à un «protocole sanitaire particulier». Sans donner une quelconque information sur la date de la reprise du transport entre-wilayas, des vols nationaux ou internationaux et des traversées maritimes, Bekkat Berkani avait estimé que «le transport, entre wilayas notamment, est très problématique et le feu vert pour la reprise est de l’essor des autorités».
    Thinhinene Khouchi
    Source : Le Jour d’Algérie, 24 sept 2020
    Tags : Algérie, transport, métro, bus, taxi,
  • Maroc-Algérie : Le Maghreb du nouveau monde

    La récente décision de nommer un diplomate chevronné dans son ambassade à Alger, Rabat donne un signal positif quant à sa volonté d’engager un dialogue sérieux avec Alger. Le président Tebboune a, de son côté, clairement annoncé que l’Algérie n’avait aucun problème avec le Maroc et il n’est jamais dans l’intention des autorités algériennes de tenter quoi que ce soit qui nuise aux intérêts du voisin.

    Mises côte à côte, ces deux nouvelles tendent à faire oublier la récente poussée de fièvre entre les deux pays, avec les déclarations du consul marocain à Oran et la construction d’une caserne à quelque kilomètres des frontières entre les deux pays. Sommes-nous en train de vivre une autre éclaircie passagère ou est-ce le début de quelque chose de sérieux, en ce sens que le nouveau monde qui s’annonce partout sur la planète pourrait aussi concerner le Maghreb ?

    Ce genre d’interrogations que des observateurs des deux côtés de la frontière se posent légitimement, s’appuie sur des constats réels et répond à une demande populaire très forte aux quatre coins d’une région divisée par la colonisation que les indépendances ne parviennent toujours pas à réunifier. C’est cette volonté très enracinée qui amène à espérer, à travers les quelques gestes de bonnes volonté l’édification de l’UMA au sens large du terme. Ce sentiment de relance que se partagent de nombreux citoyens dans les cinq pays de l’UMA vient de cette disponibilité des sociétés à donner plus d’importance au développement des relations avec leur voisinage immédiat que d’aller chercher de faux soutiens en Europe et au Moyen-Orient.

    En montrant une grande disponibilité à l’égard de ses voisins, l’Algérie ne fait que défendre ses propres intérêts et ceux du Maghreb. Et pour cause, et l’histoire récente le prouve quotidiennement, les aides européennes et moyen-orientales sont toujours assorties de certaines conditions qui, au final, mettent les gouvernements des pays dans une situation conflictuelle avec leurs propres sociétés. Ce n’est pas ce que cherchent les Etats de la région.

    Les « révolutions » maghrébines ont mis les responsables Maghrébins devant une situation inédite qui les obligent à travers une coopération intra-région à trouver des solutions aux nouveaux problèmes générés par les changements brutaux dans les régimes.

    Cela dit, nous ne sommes même pas encore au début de ce nouveau processus. Rien n’est encore acquis. Mais l’espoir de voir un nouveau Maghreb émerger est de mise. En fait, l’union du Maghreb n’est pas si utopique que cela. C’est peut être l’expression du nouveau monde.
    Par Nabil G.

    Tags : Maroc, Algérie, Maghreb, UMA,

  • Gay people in Algeria : an invisible community

    In Algeria, the law can punish ‘any person guilty of an act of homosexuality’ with a prison term of two months to two years and a fine of 500 to 2,000 dinars (4 to 14 euros). Indeed, homosexuality is considered a crime, incompatible with…

    Read more from the source : Le Journal International

     

     

     

     

    Tags : Algerie, LGBT, gay, homosexuality,

  • Paris: Un Algérien sans-papiers régularisé après un «acte héroïque»

    Abderrahim Aissaoui, quadragénaire algérien, a obtenu son titre de séjour de la part de la préfecture de Seine-et-Marne. Il avait en effet sauvé une jeune femme d’une tentative de viol en faisait fuir l’agresseur, lequel était armé d’un couteau. Le préfet a estimé que cet «acte héroïque» méritait une récompense.

    Samedi 6 juin, une jeune femme de 22 ans a été victime d’une agression à Chelles, en Seine-et-Marne. L’individu, armé d’un couteau, a tenté de la violer, mais c’était sans compter sur l’intervention d’Abderrahim Aissaoui, qui se baladait à proximité avec deux de ses quatre enfants, rapporte Le Parisien. Ce ressortissant algérien de 49 ans a mis en fuite l’agresseur, puis a prévenu la police et est resté aux côtés de la victime jusqu’à l’arrivée des secours.

    Sans papiers, il était logé avec sa famille par le Samu social dans un hôtel de la ville. Il était arrivé en France en février 2019 grâce à un visa touristique.

    «C’est mon sauveur, sans lui je ne serais certainement plus en vie ou alors je ne serais plus que le fantôme de moi-même!», s’est exclamée la jeune femme, hospitalisée pour une blessure au bras.

    Quelques heures plus tard, le suspect de 22 ans a été interpellé et mis en examen pour tentative de viol avec arme, puis placé en détention provisoire. Le parquet de Meaux a demandé l’ouverture d’une enquête, indique le quotidien.

    Un titre de séjour pour lui et sa famille

    Pour ce geste qu’il qualifie d’«héroïque», le préfet de Seine-et-Marne, Thierry Coudert, a décidé mardi 9 juin d’attribuer à titre exceptionnel un titre de séjour à Abderrahim, à sa femme et à leurs quatre enfants. «C’est un geste que tout le monde aurait fait mais c’est tombé sur moi», a humblement répondu l’intéressé, ajoutant que la nouvelle est tombée le jour de son anniversaire.

    La victime s’est également réjouie de sa régularisation: «lors de notre audition ce lundi au commissariat, il m’a dit que j’étais comme sa fille, nous nous sommes pris dans les bras et j’ai fondu en larmes. Je suis très agréablement surprise que la préfecture ait réagi si vite pour récompenser cet acte citoyen».

    La demande a été introduite par Jean-François Chalot, président de l’association Droit au logement (DAL 77) où Abderrahim est venu plusieurs fois aider en tant que bénévole. «Il est couturier et lors de la crise sanitaire il nous a confectionné une vingtaine de masques en tissu pour l’association. Nous avons proposé de les lui acheter mais il a refusé», a-t-il témoigné auprès du Parisien.

    Le ressortissant algérien souhaiterait se mettre à travailler dès la remise de son titre de séjour, assurant qu’il a «plusieurs pistes pour travailler comme couturier à Melun». Il espère ainsi pouvoir bientôt payer le loyer de son propre logement et laisser celui du Samu social à une autre famille dans le besoin.

    Echouroukonline, 10 juin 2020

    Tags : France, Algérie, clandestins, sans papiers,

  • Algérie : Le Consul du Maroc à Oran était un espion

    Le désormais ex- consul du Royaume du Maroc à Oran, qui avait osé qualifier l’Algérie de «pays ennemi» a bel et bien pris un aller simple jeudi dernier vers Rabat. 
    En effet, la présidence de la République par la voix de son porte-parole, a confirmé ce mardi le départ de ce diplomate qui a accompagné la semaine dernière le rapatriement de 300 ressortissants marocains à partir d’Oran à bord de deux avions de la Royal Air Maroc (RAM). 
    «Le consul a quitté effectivement le territoire algérien. Il a dépassé ses limites », a déclaré, hier, le porte-parole de la présidence de la République Mohand Oussaid Belaid, au cours de la traditionnelle conférence de presse actuellement au siège de la Présidence. « Nous avons demandé son départ. Son comportement était prévisible. Nous avons découvert que c’est un agent des services de renseignements marocains qui a été désigné consul à Oran pour d’autres raisons», a révélé M. Belaid, en soulignant que «la page de cet incident est tournée». 
    Voilà des éléments nouveaux qui confirment que la saillie inélégante et agressive du sulfureux diplomate marocain n’était finalement pas sortie malencontreusement de sa bouche mais bien assumée. En précisant qu’il s’agissait d’un «agent des services de renseignement» et non pas un diplomate, le porte-parole de la présidence remet les pendules à l’heure s’agissant des propos de ce diplomate qui avait déclaré au sujet de l’Algérie en s’adressant à ses compatriotes à Oran: «Nous sommes dans un pays ennemi, je vous le dis franchement». Une déclaration tellement gravissime que le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, avait convoqué le lendemain l’ambassadeur du Maroc en Algérie pour lui faire savoir que le consul de son pays était indésirable en Algérie après les propos inacceptables qu’il avait tenus à Oran.
    L’Est Républicain, 10 juin 2020
    Tags : Maroc, Algérie, consul du Maroc à Oran, Aherdane Boutaher, 
  • Le Président mauritanien reçoit une délégation algérienne de haut niveau

    Le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a reçu en audience, mardi au palais présidentiel, une délégation algérienne de haut niveau conduite par M. Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères.
    Dans une déclaration à l’AMI, faite à sa sortie d’audience, M. Sabri Boukadoum a indiqué, que la délégation algérienne a été honorée d’avoir été reçue par le Président de la République. Il a précisé qu’il a transmis à M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani les salutations de son frère et ami, le Président Abdelmajid Tebboune, et l’expression de son estime au peuple mauritanien et à son gouvernement.
    Le ministre a noté que cette visite, la première d’une délégation officielle algérienne à l’extérieur du pays, depuis le début de la propagation du COVID-19 dans le Monde, montre le grand intérêt qu’accorde l’Algérie aux liens fraternels entre les gouvernements et les peuples des deux pays.
    Il a affirmé qu’en plus de l’ action commune de lutte contre le coronavirus, la rencontre a permis d’aborder plusieurs domaines de coopération.
    “C’est une initiative louable pour plus d’évolution et de prospérité des relations fraternelles entre les deux pays frères et voisins”, a-t-il conclu.
    L’audience s’est déroulée en présence des ministres des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur, des Finances, du Commerce et du Tourisme, de la Santé et l’ambassadeur de Mauritanie en Algérie.
    M. Sabri Boukadoum était accompagné par les ministres des Finances, du Commerce, de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et par le directeur général de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement.
    AMI, 9 juin 2020
    Tags : Algérie, Mauritanie, covid19, coopération, 
  • Consul du Maroc à Oran : Bon débarras!

    LE CONSUL DU MAROC À ORAN RAPPELÉ EN URGENCE PAR RABAT : Bon débarras!
    Ce diplomate de métier, pour qui chaque mot prononcé doit être préalablement pesé et soupesé, avait commis un impardonnable impair en qualifiant publiquement l’Algérie de « pays ennemi ».
    Finalement l’attente n’aura pas été très longue. En effet, si l’on en croit le site d’information « Aljazaïr1 », le consul général du Maroc à Oran, Aherdane Boutaher a quitté l’Algérie définitivement suite à ses déclarations qualifiant le voisin de l’Est de « pays ennemi ». Acculé par les protestations des marocains voulant rentrer dans leur pays à cause de la pandémie, le diplomate marocain a commis l’irréparable en qualifiant l’Algérie de « pays ennemi ». « Comme vous le savez, nous sommes dans un pays ennemi. Je vous le dis en toute franchise », a-t-il dit en vue d’apaiser ses concitoyens. 
    D’après la presse locale, 300 marocains ont été rapatriés jeudi dernier. Face à la gravité des faits attribués au consul marocain, l’Algérie a exigé son départ immédiat. Notre journal, qui avait fait état en premier du calvaire de ces marocains « exilés forcés », semble avoir poussé à bout la patience de ce « diplomate » en manque de pondération. Ce dernier, dont on ne regrettera certainement pas le départ, n’est du reste pas le seul à se trouver dans cette risible et intenable situation. 
    La diplomatie du royaume chérifien, aux mains de puissants lobbies sionistes, souffre en effet d’une dualité qui la rend bien souvent carrément schizophrène. Comme rapporté dans notre édition de la veille, des diplomates chevronnés, très au fait du comportement quasi-maladif de notre turbulent voisin de l’Ouest, tentent d’expliquer les raisons qui poussent le Maroc à agir, dans bien des occasions, de manière irrationnelle, mettant à nue des situations et des comportements qui relèvent carrément de la psychiatrie. Nos sources se désolent ainsi du fait que Rabat soit inféodée à de puissants lobbies sionistes. Ce sont eux qui, la plupart du temps, lui dictent aussi bien ses actes que ses déclarations.
    C’est cette dualité, qui relève carrément de la psychiatrie comportementale, qui fait que le Maroc divague et tangue dangereusement dans ses positions et relations diplomatiques.
    Ainsi, au moment où la communauté internationale reconnait bien volontiers le caractère pacifiste, rassembleur et légaliste de notre pays, on prête au Maroc un caractère belliqueux, doublé de son implication directe dans le trafic international de drogue. Son ingérence dans les affaires internes et souveraines d’autres États est connue de tous. L’exemple le plus édifiant a trait au génocide dont est victime le peuple yéménite, et avec lequel Rabat a bel et bien partie liée.
    Le royaume chérifien, pour qui la corruption est érigée en véritable doctrine, n’hésite pas non plus à offrir de somptueux cadeaux aux épouses des lobbyistes auxquels il fait régulièrement appel pour soigner son image écornée par les nombreuses casseroles qu’il traine depuis des années. Caftans valant leur pesant d’or, avion royal, somptueuses résidences de vacances… n’est trop beau, ni trop cher, pour s’adjuger les services de ces puissants, mais menteurs, faiseurs d’opinion. Le Maroc ne supporte pas non plus que notre armée se soit modernisée, professionnalisée et ait acquis du matériel ultra-moderne. L’ANP, dont les objectifs sont strictement défensifs, n’en gêne pas moins les velléités expansionnistes et impérialistes du Maroc.
    Celui-ci, tout en continuant d’occuper illégalement le Sahara occidental, garde de sérieuses visées sur certaines parties de notre propre territoire national. Il est normal, dès lors, que notre armée, notamment ses officiers, soient constamment la cible de pernicieuses attaques de la part de notre turbulent voisin de l’Ouest, ainsi que de ses puissants lobbyistes. Une attitude pareille, qui ne peut franchement pas mener loin, porte de sévères et réguliers coups à la crédibilité de la diplomatie marocaine. Se mouvant en territoires « ennemis », elle se surprend très souvent à dire la chose tout en faisant son contraire…
    Mohamed Abdoun
    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Aherdane Boutaher, consul du Maroc à Oran,