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  • Maroc-Sahara Occidental: «Une reprise des hostilités préméditée»

    par Ghania Oukazi

    «Il est évident que la CIA n’est pas un militant de la paix en général, spécialement la paix entre les pays arabes(…). Ceci est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de pays entre lesquels il y a un conflit latent, ce qui est le cas entre le Maroc et l’Algérie».

    Les propos sont de Michel Raimbaud, écrivain, ancien ambassadeur de France, analyste de renom du Moyen-Orient et du monde arabe en général. Raimbaud répondait ici à une question que nous lui avons posée hier à propos de ces «fuites» médiatiques qui sont organisées depuis quelques jours mettant en exergue les rapports conflictuels entre l’Algérie et le Maroc. Il s’agit de la regrettable «affaire Amgala» de 1976 suite à laquelle les armées des deux pays sont entrées en confrontation directe. Et aussi la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo qui affirme que le roi Hassan II a remis au Mossad un enregistrement sur les travaux du sommet arabe qui s’est tenu à Casablanca pour préparer en 1967 une intervention militaire arabe commune contre l’entité sioniste. (Voir l’édition du Quotidien d’Oran du lundi 24 novembre 2020). Ces «dossiers» historiques sont mis en ligne et même remis à des médias précisément depuis que le Front Polisario a repris les armes suite à l’intervention armée des forces marocaines contre les contestataires sahraouis qui observaient un sit-in au niveau de la frontière d’El Guerguerat. L’objectif est -sans conteste- d’envenimer les relations entre l’Algérie et le Maroc dans une conjoncture où les puissants se cherchent des alibis fallacieux pour briser des Etats et des Nations. Les «fuites» médiatiques visent-elles à pousser l’Algérie à déclarer la guerre au Maroc?, avons-nous enchaîné avec le diplomate français. « Il est évident que la CIA n’est pas un militant de la paix en général, spécialement la paix entre les pays arabes, pour lesquels l’Amérique officielle, tous partis confondus, a certainement peu de sympathie. Ceci est encore plus vrai (sans vouloir faire de peine à personne) lorsqu’il s’agit de pays entre lesquels il y a un conflit latent : ce qui est le cas entre le Maroc et l’Algérie, depuis le départ des Espagnols du Sahara occidental. La circulation du rapport de la CIA au sujet des deux batailles de Amgala début 1976 n’est certainement pas innocente, si l’on se réfère au contexte.

    Une guerre « préméditée par les services israéliens et les Américains»

    Le déclenchement de la guerre entre le Polisario et le Maroc le 13 novembre dernier ou «l’affaire El Guerguerat» a-t-elle été préméditée? Si oui par qui? Et pour quels objectifs? Que risque l’Algérie en l’absence de son président de la République hospitalisé en Allemagne depuis près d’un mois? Crise politique interne ou tentative externe de déstabilisation?, lui avons-nous encore demandé. « Plusieurs facteurs peuvent être mentionnés : la reprise des hostilités entre le Polisario et le Maroc, qui a certainement été préméditée par les services israéliens et les Américains…. », commence par noter l’auteur de « Les guerres de Syrie » et «Tempête sur le Grand Moyen-Orient ». Pour les objectifs, affirme-t-il, « l’absence prolongée du Président algérien, hospitalisé pour raison de santé depuis un mois est sûrement une aubaine pour les fomenteurs de l’affaire ». Michel Raimbaud explique que «la situation générale du monde arabe est caractérisée par la généralisation des situations de déstabilisation qui se sont étendues depuis dix ans de pays en pays, dans une sorte de contagion et de banalisation du chaos de pays en pays, du Maghreb au Mashreq et du Mashreq au Maghreb.

    L’objectif est bien sûr la désorganisation et la déstructuration du monde arabe dans son ensemble : Israël y est sûrement pour quelque chose, surfant sur la vague des normalisations déjà accomplies ou escomptées : Emirats, Bahreïn, Soudan, etc. »

    L’ancien ambassadeur de France affirme alors que « la remise en circulation de la vidéo au sujet du Roi Hassan II et de ses contacts avec le Mossad « sur les réseaux sociaux » n’est pas innocente. C’est une vieille histoire déjà connue qui est de nature à rallumer les animosités et les soupçons dans une atmosphère « arabe » de suspicion généralisée et de confusion assez inquiétante pour l’avenir. Le fait que « les réseaux sociaux » soient derrière cette rediffusion signifie en clair et sans ambiguïté que l’Occident, Amérique en tête, dont les ONG sont des relais privilégiés, est à la manœuvre ».

    L’absence du Président crée peut-être des tentations ?

    Le complot contre l’Algérie existe-t-il ? Y aurait-il un scénario clair pour la déstabiliser ?, lui avons-nous en outre demandé. « Je pense que l’idée (appelons cela comme on voudra) de déstabiliser l’Algérie existe bel et bien. L’Algérie a vécu des épisodes mouvementés et c’est en bonne partie à son armée qu’elle doit, à mon avis, d’avoir pu préserver un certain ordre et garder le contrôle de la situation, malgré toutes les pressions démagogiques d’origines diverses. Quant à un scénario précis ou clair, c’est autre chose. L’absence du Président crée peut-être des tentations ? Entraîner l’Algérie dans une guerre contre le Maroc, qui serait sans fin (à l’américaine) ou sans conclusion prévisible est l’une de ces tentations, l’objectif étant de rendre impossible tout rapprochement entre deux pays qui restent voisins et frères, quoi que l’on dise et quoi que l’on pense, et de semer une zizanie de plus dans le monde arabe, qui se débat déjà dans une situation générale inquiétante ».

    Tout en lui rappelant que la Constitution a été «votée» par référendum le 1er novembre dernier mais non encore promulguée parce que le président de la République est absent, nous l’avons interrogé en dernier : que pensez-vous de la disposition de la nouvelle Constitution qui stipule que l’armée algérienne peut désormais intervenir en dehors de ses frontières? Est-elle réfléchie et nécessaire ou est-elle une exigence des puissances étrangères pour que l’Algérie nettoie la Libye et le Mali? « Il me semble que l’idée n’est pas déraisonnable en soi, l’armée algérienne étant de l’avis le plus répandu la seule ayant les moyens et le savoir-faire requis pour neutraliser les groupes armés dans le Sahara et le Sahel, nous savons que ces interventions extérieures n’étaient pas prévues auparavant par la Constitution…», a-t-il dit répondu.

    L’ex-diplomate souligne toutefois que «si maintenant elles le sont, c’est que l’Algérie en a décidé ainsi », pense-t-il. Cependant «s’il apparaissait que c’est une exigence venant de puissances étrangères, c’est autre chose, si vous sous-entendez que l’exigence pourrait être assortie de menaces ?»

    Le Quotidien d’Oran, 25 nov 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Maroc : Quand Hassan II évoquait ses relations avec Israël

    Si les dernières semaines l ‘établissement de relations diplomatiques officielles des monarchies du Golfe a été perçu comme une trahison, non seulement par les peuples et des responsables de la région, mais également des femmes et des hommes libres à travers le monde, le royaume chérifien a préféré, voyant cette vague d’indignation, temporiser l’officialisation de ses relations avec Israël, poursuivant à les entretenir, comme des décennies auparavant, à l’abris des projecteurs pour ne pas s’attirer les foudres du peuple marocain et des autres peuples, dont ceux de notre région.

    Bien avant l’annonce par le locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, en janvier 2020, du « deal du siècle», un plan en violation du droit international, mis en marche depuis, en s’appuyant, sans surprise, sur les monarchies arabes qui, moins d’une année après, forment la file d’attente pour la « normalisation », à tour de rôle, de leurs relations avec l’entité sioniste, après l’avoir entretenu des décennies durant, selon leurs déclarations, les rapports et les articles de presse, dont ceux israéliens. Des annonces d’officialisation des liens entretenus dans divers domaines, principalement sécuritaires et de renseignements, depuis des décennies, entre les Rois et princes arabes et les différents gouvernements israéliens qui se sont succédé à Tel-Aviv. Le royaume chérifien n’ayant pas fait l’exception, sur fond des similitudes entre sa doctrine et celle d’Israël, doctrine constituant le ciment sur lequel s’est appuyé le système monarchique au Maroc pour perdurer, à savoir la non-reconnaissance par celui-ci de ses frontière, exigée par la nature de la doctrine expansionniste de Rabat, bien avant son occupation en 1975 des territoires du Sahara Occidental. Bien avant cette date, le royaume marocain revendiquait, en effet, et continue d’ailleurs de le faire, par des déclarations de responsables politiques marocains, la Mauritanie, le Sénégal ainsi que des régions de l’Ouest de l’Algérie, pays ayant repoussé l’agression militaire marocaine en 1963, par la riposte armée du peuple algérien, alors qu’il soignait encore ses blessures de sa Guerre de libération contre la colonisation française, jusqu’à arracher son indépendance, en juillet 1962.

    Du roi Hassan II à Mohammed VI, des décennies de relations étroites avec l’entité sioniste
    Préférant maintenir ses relations avec Israël derrière les rideaux feutrés et les couloirs du Palais royale, Andrey Azoulay, la carte maitresse d’Israël au Palais durant des décennies, conseiller du Roi Hassen II, puis de son héritier Mohamed VI, a tissé les liens entre Rabat et Tel-Aviv, dans divers domaines, du sécuritaire, au renseignement, en passant par les secteurs de la culture, l’économie et autres. Le Maroc ayant entretenu des liens étroits avec l’Entité sioniste, depuis les années soixante, a tout au long de ces années rendu bien des services aux différents gouvernements qui se sont succédé en Israël, et l’entité sioniste le lui a bien rendu, pour ne citer que sa contribution et supervision dans la construction du mur de la honte au Sahara Occidental et son travail de lobbying à Washington, en faveur de la colonisation marocaine des territoires sahraouis. Alors qu’en 1992, le Roi Hassen II déclarait avec un air de fierté, que « peu de pays pouvaient se vanter d’avoir comme le Maroc 750 000 fils comme ambassadeurs en Israël », le royaume chérifien accueillait déjà, bien avant cette date, les dirigeants israéliens, traitait avec les responsables de l’entité sioniste depuis les années 60, comme le rappellent, ces dernières semaines, des médias étrangers et israéliens, pour évoquer la perspective de la « normalisation » des relations entre Israël et Rabat, « une suite logique » selon des médias israéliens. Plus récemment encore, lors d’une rencontre, en mai 2006, sur l’environnement organisée en France, à laquelle participaient des villes jumelées avec la ville française Nîmes, le maire de Meknès déclarait, qu’ « il aurait voulu être le premier maire islamiste à conclure un jumelage avec une ville israélienne ». Les médias, des rapports, des études de recherches israéliennes ont de tout temps eu à traiter, durant des décennies, les relations bilatérales entretenues officieusement entre le royaume chérifien et Israël. Qu’il s’agisse des questions politiques, de renseignements et de surcroît du rôle et de l’apport des israéliens d’origine marocaine, non seulement dans la consolidation des liens entre Rabat et Tel-Aviv, mais dans l’exercice de la politique coloniale israélienne en Palestine ou des agressions contre des pays arabes tels le Liban et la Syrie.
    L’actuel gouvernement de Netanyahu compte la présence de 10 ministres d’origine marocaine sur un total de 34, « un chiffre inédit », selon la presse de l’entité sioniste et même marocaine. Bien que ces deux systèmes politiques coloniaux, -le Maroc au Sahara occidental et l’entité sioniste en Palestine- n’affichent pas officiellement leurs relations bilatérales, préférant l’entretenir à l’abri des marocains et des peuples de la région nord-africaine et arabe, le Maroc accueille des dirigeants israéliens et des Israéliens sont autorisés à fouler le sol marocain, comme le rapportent des médias étrangers et israéliens, outre l’expression récurrente des citoyens marocains s’opposant à la présence israélienne, dès que l’information réussit à sortir des murs des palais et des résidences royales.

    Le Maroc entretient depuis longtemps des liens informels mais étroits avec Israël, notamment dans le domaine du renseignement

    Si Rabat n’ose pas franchir le pas d’annoncer officiellement ses relations avec Israël, pour les raisons dont celles évoquées plus haut, le timing de l’annonce par Rabat de l’ouverture du consulat d’une des monarchies du Golfe, les Emirats arabes unis dans la ville occupée du Sahara Occidental, Lâayoune, est loin d’être une coïncidence ou un fait de hasard. C’est au bout du quelques semaines de la normalisation des relations entre Abu-Dhabi et l’entité sioniste que Rabat fait l’annonce d’une présence consulaire d’Abu-Dhabi sur un espace géographique, Laâyoune, au Sahara Occidental, occupé, que nul pays à travers le monde ne lui reconnait la souveraineté, comme l’exige le droit international, pour une question de décolonisation inscrite à l’ONU. Les Emirats arabes unis ayant joué par le passé le rôle d’antenne d’Israël dans la région du Golfe, semblent avoir été sommés par sa présence dans la région nord-africaine, Mauritanie, Mali, Libye, et plus récemment au Sahara occidental de jouer ¨ce même rôle d’antenne pour Israël. Les traditions et les pratiques longtemps enracinées, entre Rabat et Tel-Aviv, du temps du règne de Hassen II, ne pouvaient que s’enraciner davantage et se perpétuer, depuis l’arrivée de Mohamed VI sur le trône à ce jour. Déjà, dans les années 80, parmi les conseillers du roi Hassen II, outre le plus puissant de ses conseillers, l’Israélien Andrey Azoulay, il y a avait le gendre d’un député israélien à la Knesset, David Amar, au poste de conseiller économique du roi Hassen II. En 1995, un journal israélien a publié dans sa Une une série d’articles sur les liens entre la monarchie marocaine et Israël et le travail accompli par le Roi Hassen II, dont son fils Mohamed VI en a hérité et continue à promouvoir. Dans un de ces articles, il a été indiqué que « la brèche que le roi Hassan II a ouverte aux Israéliens se creuse de jour en jour » avant d’indiquer que « le gouvernement « israélien (NDLR) s’essaie à contenir le déluge des dizaines d’hommes d’affaires et de représentants de commerce cherchant des relations au sommet du gouvernement marocain ». Et ces dernières années, la presse israélienne fait état « de la présence du Maroc officiel à l’intérieur de l’espace public israélien », outre les formations cycliques que dispensent des éléments des services de sécurité israéliens, dont certaines se sont déroulées sur le sol marocain.
    Karima Bennour

    Le Courrier d’Algérie, 25 nov 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • La prise de contrôle de Guerguerat face à la géopolitique des corridors en Afrique du Nord

    Par Dr. Lagha Chegrouche (*)

    La reprise des hostilités au Sahara occidental après la violation du cessez-le-feu de 1991 par le Maroc, à Guerguerat singulièrement, met en exergue une nouvelle géopolitique régionale de convoitise d’inspiration impériale et califale, à haut risque pour tous les peuples d’Afrique du Nord. Un risque géopolitique d’intensité élevée qui s’ajoute à celui de la déflagration de la Libye et de la diffusion du terrorisme dans le Sahel (1).
    Le passage de Guerguerat est un check-point stratégique dans le contrôle des corridors de transport d’Afrique transsaharienne (2).
    Une nouvelle configuration géopolitique générée par le nouvel ordre impérial, dont l’ultime objectif est la remise en cause des acquis de la libération politique et économique des années 60, c’est-à-dire une nouvelle tentative de mise sous tutelle des États de la région comme c’est le cas de la Libye post-Kadhafi (3).
    La prise de contrôle de Guerguerat procède de cette géopolitique de convoitise dictée par des puissances impériales d’Europe, avec un misérable habillage arabique du Golfe. Il ne manquait à cette mise en jeu géopolitique que des chameaux pour conduire une nouvelle razzia. La manœuvre géopolitique du Maroc autour de Guerguerat prolonge l’initiative d’ouverture du consulat d’Abu-Dhabi dans la ville de Laâyoune et les safaris à la gazelle sahraouie, avec une bénédiction néo-califale chérifienne.
    L’analyse des enjeux de cette «nouvelle géopolitique nord-africaine»(4) met en évidence une stratégie économique mûrement réfléchie, qui vise le contrôle global des ressources de la région nord-africaine et de ses voies d’accès, à l’instar de celle de la Caspienne (Cf. Géopolitique caspienne – Rivalité et contrôle global de l’énergie(5)) :
    • Pour les ressources nord-africaines, le potentiel prouvé et probable en matières premières comme le pétrole, le gaz, le gaz de schiste, le schiste bitumineux, les phosphates, le fer, le manganèse, le quartz cristallin, les minéraux de terres rares, le tungstène, l’uranium, le diamant, l’or est considérable. En particulier, le potentiel du Sahara occidental, les réserves de l’erg occidental d’Algérie, l’uranium dans le pays peul au Mali, en Mauritanie et au Sénégal, la richesse poissonnière des côtes atlantiques. Ces ressources naturelles suscitent convoitises et rivalités, au détriment des intérêts des peuples et pays de la région. La «rivalité est toujours autour d’un puits», disait l’adage touareg !
    • Pour les voies d’accès, les corridors nord-africains sont parmi les plus compétitifs en raison de la proximité de la façade atlantique et méditerranéenne des deux principaux marchés internationaux des biens et des services : les États-Unis et l’Europe. Une combinaison des voies terrestre et maritime offre à l’Afrique du Nord un avantage stratégique à la condition que la paix soit durablement préservée. Ce n’est pas un hasard si les États-Unis ont créé l’Africom, un commandement militaire spécifique pour cette région, avec un budget de fonctionnement de 5 milliards US $ (2019). La France renforce aussi sa présence militaire dans le cadre de son opération Barkhane, en plus de ses accords techniques militaires. 
    La Turquie néo-ottomane s’appuie sur des affinités confréristes pour pénétrer la région, militairement en Libye, au détriment d’une action unitaire nord-africaine. Les confréristes musulmans fidèles à Istanbul sont au pouvoir au Maroc, influents en Algérie et en Tunisie. Le jeu de ces deux puissances rappelle l’ancienne alliance franco-ottomane établie en 1536 entre le roi de France François 1er et le souverain turc Soliman «le Magnifique», selon Paris, «La terreur», selon Damas. Son représentant a été chassé d’Alger en 1710.
    La reprise des hostilités militaires autour de Guerguerat exige méthode et analyse critique, afin de bien comprendre cette nouvelle géopolitique de convoitise impériale et califale en Afrique du Nord. Une géopolitique motivée par une inquiétante nostalgie de tutelle néocoloniale pour la France et néo-ottomane pour la Turquie, sous-couvert de défense des «droits humains» pour la première et des «droits musulmans» pour la seconde. Chaque puissance qui s’ingère dans la région joue sa propre partition géopolitique, militaire et économique au détriment des peuples et des pays nord-africains comme en Libye : les États-Unis, la France, la Russie, la Chine, la Turquie et, en supplétifs Qatar et Abu-Dhabi. Aucun de ces pays outsiders ne cherche l’intérêt nord-africain. «L’Afrique aux Africains de Massinissa» est toujours fustigé par les Nord-Africains par « syndrome de régence ou allégeance impériale ou califale(6)».
    Le corridor terrestre atlantique «Tanger-Guerguerat-Lagos» traduit singulièrement cette nouvelle configuration néocoloniale, qui vise un contrôle global de la façade atlantique de l’Afrique du Nord et des voies d’accès à cette région riche en matières premières et disposant d’un fort pouvoir d’achat. Sans règlement juste et durable de la question sahraouie, la rivalité nord-africaine pénalise d’abord l’Algérie et uniquement ce pays dans une perspective d’exportation de ses ressources naturelles par l’Atlantique. Dans le cas de Guerguerat, le corridor terrestre atlantique est une exigence économique européenne, des opérateurs résidents et non résidents au Maroc. Le seul check-post hors contrôle était celui de Guerguerat. Le corridor maritime atlantique est plutôt plus coûteux et suppose des ports performants. Par contre, les investisseurs arabiques disposent d’une alternative de transport par camionnage utile, fluide et avec des salaires de misère.
    Le corridor terrestre atlantique permet donc la circulation des biens et services de Tanger à Lagos, via Guerguerat. D’abord vers Dakar, puis Abidjan pour arriver enfin à Lagos. Les biens et services sont fabriqués au Maroc ou en Europe.
    • Le flux atlantique «Nord-Sud» est celui des biens manufacturés des opérateurs marocains et européens destinés à l’Afrique de l’Ouest.
    • Par contre, le flux atlantique «Sud-Nord» cible les marchés des matières premières de l’Afrique de l’Ouest destinées aux marchés européens.
    Le financement de ces flux physiques étant assuré par des capitaux des pays arabes du golfe Persique. En particulier, par Abu Dhabi et Qatar, deux supplétifs des puissances impériales et califales comme à l’époque byzantine et ottomane. Le Maroc agit suivant cette stratégie économique aux apparences néocoloniales. Son adhésion comme «membre» à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) au détriment de l’Union des pays nord-africains (UMA) rend «irréversible(7)» cette stratégie. Des puissances impériales comme la France avec les capitaux des émirats d’Orient soutiennent activement cette stratégie de contrôle global des marchés de l’Afrique de l’Ouest et de ses voies d’accès.
    La participation du Maroc aux différentes institutions de la Cedeao incite même certains opérateurs européens à envisager un nouveau tracé pour le gazoduc transsaharien (appelé Nigal par NNPC et Sonatrach). Le projet Nigal(8) est un système de transport algéro-nigérian prévu initialement pour acheminer 30 milliards de m3/an, entre Warri (Nigeria) et Hassi R’mel (Algérie), puis vers l’Europe, via Medgaz ou Galsi.
    Tous les scénarios indiquent que le corridor atlantique terrestre «Tanger-Lagos» avec son projet de gazoduc «Afrique atlantique» défendu par le Maroc et la France vient en compétition avec celui de l’Unité africaine «Alger-Lagos» et le projet du transsaharien de Sonatrach. D’autres corridors de transport sont également en développement dans une perspective de relier l’Afrique des matières premières aux marchés européens via des ports nord-africains : le corridor «Le Caire-Addis-Abeba», le corridor «Tripoli-Ndjamena». Quand un tracé ne progresse pas, il y a nécessairement un foyer de tension ou de rivalité le long de son itinéraire. C’est bien le cas des corridors suivants :
    • Le corridor libyque avec son système de Green-Stream. Il cible l’Italie via la Libye et en partance de l’Afrique centrale. Son lancement d’une manière autonome a scellé l’acte d’assassinat de l’historique dirigeant libyen, pendant la funeste «tempête arabe» sponsorisée par le Qatar et sa chaîne d’agit-prop confrériste.
    • Le corridor du Nil entre Le Caire et Addis-Abeba via Khartoum, destiné à acheminer une partie du pétrole soudanais vers l’Europe. La rivalité le long de ce corridor risque de faire exploser l’Afrique de l’Est et ses barrages d’eau en Égypte et en Ethiopie. Le Tigré est déjà mis à feu et à sang !
    • Le corridor atlantique : la prise de contrôle de Guerguerat s’inscrit dans cette logique néocoloniale de pacification des routes de transport en Afrique de l’Ouest. La France semble soutenir ce corridor stratégique.
    En effet, le Maroc est fortement engagé dans cette stratégie de contrôle des ressources et des marchés de l’Afrique de l’Ouest, en optant pour «un renforcement de sa diplomatie bilatérale et régionale. Les missions économiques de ses ambassades au nombre de 29, dont 26 en Afrique de l’Ouest, sont très actives et efficaces(9)» pour mettre en valeur l’attractivité de ses produits fabriqués par des opérateurs européens ou marocains, en mettant en avant les facilités fiscales, financières, douanières.
    La géopolitique nord-africaine exige, donc, une nouvelle lecture du jeu et des enjeux au-delà de la stricte question coloniale du Sahara occidental et celle du respect du droit des peuples à l’autodétermination. Le peuple sahraoui sait se défendre et dispose de la légitimité des moyens de sa libération.
    Cependant, la nouvelle géopolitique régionale induit un jeu d’une complexité sans précédent, avec un risque de déflagration possible. Le risque géopolitique vise, au-delà de la question sahraouie, à nuire aux capacités de l’Algérie, à son autonomie, à son peuple, à son armée. C’est la seule centralité en Afrique du Nord disposant, en effet, de moyens économiques et militaires autonomes.
    Son autonomie géopolitique en devenir gêne les puissances impériales et califales. Elle rappelle celle de l’État d’Alger en 1710. La Turquie néo-ottomane garde le souvenir nostalgique âcre et revanchard de l’expulsion du pacha de la Sublime Porte d’Alger par le valeureux Sultan Ahmed Chaouche, premier souverain autonome de l’État d’Alger (Lagha Chegrouche, Géopolitique d’Algérie : Syndrome de la régence, édition Laurent Sydney 2020).
    Si le Sahara occidental passe sous contrôle global du Maroc, au mépris du droit international, cela renforcera plutôt la suspicion, puis la division, la loi du talion en Afrique du Nord et mettra la paix régionale en péril. Le Maroc, depuis deux mille ans, «n’a jamais fait partie politiquement de l’Afrique du Nord(10)», c’est-à-dire que ses «intérêts économiques et stratégiques sont plutôt tournés vers l’Afrique de l’Ouest(11)». Son adhésion à la Cedeao l’illustre. En effet, il n’y a qu’à consulter l’Histoire de la région nord-africaine depuis Jugurtha à l’État d’Alger. Si l’on relit cette Histoire jusqu’à la guerre de Libération en Algérie, avec l’épisode de l’arrestation des cinq dirigeants du FLN et la guerre des Sables, on conclut que le Maroc n’inscrit pas sa stratégie économique dans le cadre de l’unité nord-africaine. L’ambition géopolitique et économique de ce pays est toujours atlantique, qu’elle soit africaine ou occidentale. C’est un fait historique indéniable qui fonde la diplomatie économique du Maroc. La prise de contrôle de Guerguerat vient de le confirmer.
    Les motifs de l’intervention militaire du Maroc à l’époque du roi Hassan II étaient davantage liés à «la recherche d’un mythique empire médiéval à ressusciter et d’un désir califal à réaliser(12)». La Marche verte était considérée par le Maroc comme le «symbole d’un souverain à la rencontre de son peuple(13)» sur le chemin des Almoravides (1040-1147).
    La mythologie a toujours ses limites quand elle est confrontée au droit des peuples à l’autodétermination.
    La géopolitique des Almoravides (Al-Mourabitoune) évoquée masque des intérêts économiques des puissances étrangères non nord-africaines, elle devrait surtout intégrer, voire inciter à libérer la riche Andalousie ou Ceuta et Melilla.
    En conclusion, la prise de contrôle de Guerguerat est plutôt dictée par des puissances impériales et califales, agissant en union néocoloniale. Une meute de loups blancs, voire des loups gris confréristes, contre les intérêts économiques et stratégiques de la région.
    La paix régionale, l’autodétermination du peuple sahraoui et le bien-être des peuples de la région sont le dernier de leurs soucis.
    De nombreuses questions restent sans réponses dans ce jeu géopolitique en rapport avec la prise de Guerguerat :
    • Comment un territoire soumis au droit international avec une mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), créée par la Résolution 690 (1991) du Conseil de sécurité en date du 29 avril 1991, est-il envahi sans que cette instance riposte ?
    • Pourquoi l’Union africaine et sa commission de la paix gardent-elles le silence sachant que le Polisario est membre de cette organisation ?
    • De quel droit des pays arabes du golfe Persique postulent-ils pour des accréditations consulaires dans un territoire occupé ?
    • Le «Deal du siècle» ne vise-t-il pas également l’Afrique du Nord ?
    Enfin, les pays nord-africains, Etats et peules, doivent se ressaisir pour éviter de nouvelles razzias.
    L. C.
    * Chercheur en économie & stratégie, Université Paris I.
    Directeur du Centre d’études nord-africaines (Paris).
    Ses travaux de recherche portent sur l’économie et la géopolitique comparée. Il enseigne à l’Université Paris I. Il collabore, par ailleurs, avec des institutions internationales. Auteur de nombreux ouvrages et publications relatifs à l’économie et à la géopolitique. Chroniqueur sur de nombreuses chaînes de télévision internationales.
    1) Lagha Chegrouche (2010), Géopolitique transsaharienne, Revue Géopolitique n°108, Paris.
    2) Lagha Chegrouche (2010), Géopolitique transsaharienne : le jeu et l’enjeu, Revue de l’énergie N°593.
    3) Lagha Chegrouche (2020), Chroniques nordafricaines, éditions Sydney Laurent, 500 pp. Paris.
    4) Lagha Chegrouche (2014), Nouvelle géopolitique nord-africaine, in El Watan, 12 mai 2014.
    5) Lagha Chegrouche (2001), Géopolitique caspienne – Rivalité et contrôle global de l’énergie, in La Nouvelle revue Géopolitique, n°76, Paris.
    6) Lagha Chegrouche (2020), Géopolitique d’Algérie : Syndrome de la régence, éditions Sydney Laurent, 300 pp.
    7) Lagha Chegrouche, Guesmia Elhadi, Abrika Belaid (2018), In Ouvrage collectif Diplomaties plurielles, Champs et perspective, sous la direction de Mourad Attarca & Peter Terem, éditions L’Harmattan (2018).
    8) Lagha Chegrouche (2010), Géopolitique transsaharienne de l’énergie, in Revue Géopolitique n°108.
    9) Lagha Chegrouche, Guesmia Elhadi, Abrika Belaid (2019), Economic Diplomacy and Positioning of Algeria, in Al Bashaer Economic Journal (Vol.5).
    10) Lagha Chegrouche (2014), Nouvelle géopolitique nord-africaine, in El Watan, 12 mai 2014.
    11) Lagha Chegrouche, Guesmia Elhadi, Abrika Belaid (2019), Economic Diplomacy and Positioning of Algeria, in Al Bashaer Economic Journal (Vol.5)
    12) Lagha Chegrouche (2020), Géopolitique d’Algérie : Syndrome de la régence, op. cit.
    13) Lagha Chegrouche (2020), op. cit.
    SOURCE : Le Soir d’Algérie, 23 nov 2020
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara 
  • Agression marocaine contre les sahraouis : Indignation et cascade de condamnations

    L’agression militaire marocaine contre des civils sahraouis dans la zone tampon d’El-Guerguerat, continue de susciter indignation et condamnation de différents horizons entre politiques, organismes de défense des droits de l’Homme, et autres parties à travers le monde outre la diplomatie sahraouie qui s’est mise également en branle depuis le viol du cessez-le-feu par la partie marocaine pour défendre le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    C’est dans le feu de ces évènements d’ailleurs que le représentant du Front Polisario en Russie, Ali Salem Mohammed Fadel, a animé une conférence, tenue à l’Université des relations internationales affiliée au ministère russe des Affaires étrangères, où il est revenu sur la « lutte quotidienne » du peuple sahraoui réuni autour de son seul, unique et légitime représentant ; le Front Polisario, contre l’occupation marocaine.
    La lutte : l’unique chemin menant à la liberté
    Dans une allocution axée essentiellement sur la manipulation et la négligence de l’occupant marocain des résolutions des Nations unies et du Conseil de sécurité, M. Ali Salem Mohammed Fadel a réitéré, à l’occasion, le droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination et à l’indépendance.
    Lors de cette conférence, tenue en visioconférence et placée sous le titre : « Le Sahara occidental: les origines du conflit armé et les moyens de le résoudre », le diplomate sahraoui a assuré que la lutte contre le colonialisme est une conviction au sein du peuple sahraoui et constitue, aux yeux des Sahraouis, la seule voie à même de permettre d’accéder à la liberté. L’intervenant n’a pas omis pour la circonstance de tirer des flèches contre la France qui ne cesse de mettre les bâtons dans les roues du Conseil de sécurité, et qui joue un rôle négatif au sein du Conseil de sécurité. Un rôle qui fait obstacle à « toute résolution » et « qui sert la politique expansionniste du Maroc, entravant le processus de règlement du conflit ».
    La conférence a suscité une large interaction des participants qui avaient abordé les derniers développements au Sahara occidental occupé et les capacités du peuple sahraoui à lutter, les États qui soutiennent cette lutte et la position de la Russie. C’était également une occasion pour les participants pour exprimer leur soutien au peuple sahraoui dans sa lutte pour son droit à la liberté et à l’indépendance et leur volonté de sensibiliser à la question sahraouie en leurs cercles, notamment sur les réseaux sociaux.
    Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères sahraoui, Mohamed Salem Ould Salek a été reçu lundi à Nouakchott par son homologue mauritanien, Ismaïl Ould Echeïkh , a rapporté l’Agence de presse mauritanienne (AMI). Les discussions entre les deux parties avaient tourné, au cours de cet entretien, autour des questions d’intérêt commun et les derniers développements à El-Guerguerat (sud-ouest du Sahara occidental). Outre les deux ministres cités en haut, étaient également présents à cet entretien, le secrétaire général de la Présidence sahraouie, Ibrahim Mohamed Mahmoud et le directeur général de la direction de coopération au ministère des Affaires étrangères mauritanien, de la Coopération et la Diaspora, Mohamed El-Hanchi. Avant sa rencontre avec le chef de la diplomatie mauritanienne, le ministre sahraoui a été reçu par le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, à qui il a remis un message du président sahraoui, Brahim Ghali, portant sur les derniers développements de la situation au Sahara occidental et sur les relations bilatérales.
    « La République arabe sahraouie démocratique (RASD) qui estime que la stabilité et la sécurité dans la région sont liées au respect des frontières, de la justice et des droits, œuvrera dans ce sens en tant que membre de l’Union africaine et sur la base de relations fondées sur le respect mutuel et les intérêts communs », a souligné le diplomate sahraoui lors de cette entrevue.
    L’Onu et l’Espagne appelés à assumer leur rôle
    De leurs côtés, des Associations internationales, qui prennent à bras le corps, la défense de la cause sahraouie, des partis et des personnalités politiques et autres organismes de la défense des droits de l’homme ont demandé à l’ONU d’agir rapidement en vue d’un règlement du conflit du Sahara occidental, conformément à la légalité internationale.
    Ils ont tous imputé la dégradation de la situation dans la zone d’El-Guerguerat, aux atermoiements de l’ONU dans la mise en œuvre du plan de paix dans la région, notamment sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination, seule solution pour un règlement juste et équitable de la question sahraouie.
    C’est dans ce sens que l’Association internationale des juristes pour le Sahara occidental (IAJUWS) a appelé la communauté internationale et les différents États, en particulier le Royaume d’Espagne, en tant que puissance administrative du territoire non autonome du Sahara occidental, à relancer immédiatement l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental. Pour cette association, la situation actuelle prévalant à El Guerguerat est le résultat de « la paralysie » du processus de paix, alors que la fin des hostilités a été signée il y a 29 ans déjà. Dans son communiqué l’IAJUWS a rappelé que le cessez-le-feu proclamé le 6 septembre 1991, « n’était pas un but en soi, mais la condition préalable à la mise en place d’autres mesures fondamentales ».
    Il s’agit plutôt, mentionne le texte, du déploiement d’une Mission de l’ONU dans le territoire (MINURSO), la réduction progressive, et par étapes, de la présence de forces marocaines stationnées au Sahara occidental, et, surtout, l’organisation du référendum par l’ONU en coordination avec l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), remplacée par la suite par l’Union africaine (UA), auquel devaient participer les Sahraouis enregistrés.
    La date du vote était prévue pour la fin janvier 1992, a tenu à rappeler la même source.
    Brahim Oubellil
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara 
  • إشاعات وفاة الرئيس تبون كذبة مغربية

    يحاول إعلام المخزن في هده الأثناء إدخال الريبة والشك في نفوس افراد الشعب والجيش الجزائري من خلال منشورات مشبوهة هدفها التشويش عبر مواقع إخبارية مجهرية

    حيث أقدم موقع “أفريكا” المجهري على فبركة خبر وفاة الرئيس التبون ليأتي بعده دور مرتزقة المخزن داخل الجزائر من إعلاميين وفنانين المتعودين على أكل السحت على موائد مهرجانات مراكش والعيون المحتلة لدعم مشروع الصحراء المغربية ، حيث تكون مهمة خونة الجزائر هو ترويج مثل هده الأخيار الكاذبة عبر شبكات التواصل الاجتماعي و الصفحات الاستخباراتية المعادية للجزائر

    وفي الوقت الدي يتحرك فيه دباب المخزن لضرب لكل ما ينشر عن موقف الجزائر المدافع عن ارادة شعب وحقه في تقرير مصيره بالإستقلال ، تجد العفن الداخلي يساند مشروع المحتل مغربي لاستعمار شعب حر

    المصدر : الجزائر1

  • المغرب يُخفي قتلاه بعبارة “قُتل بلسعة حشرة سامة”

    “مراركة” يشرعون في نشر “فيديوهات” تفضح زيف آلة الدعاية “المخزنية” ويكشفون حجم الخسائر العسكرية في الصحراء الغربية

    واصل الجيش الصحراوي، أمس، عملية قصف مواقع تمركز جيش الاحتلال المغربي على الأراضي الصحراوية المحتلة.
    وقالت وزارة الدفاع الصحراوية، في بيان أصدرته، مساء أمس، إن مقاتلي جيش التحرير الصحراوي، واصلوا دكّ معاقل وتخندقات جنود الاحتلال المغربي في جدار “الذل والعار”.



    وجاء في البلاغ العسكري رقم 12، عرضا لحصيلة عمليات يومي الإثنين والثلاثاء، حيث تمّ الإعلان عن شنّ هجمات استهدفت تخندقات العدو في “فدرة العش” بقطاع “حوزة”، ليلة أول أمس.

    وخلال، نهار أمس الثلاثاء، شنّ مقاتلو الجيش الصحراوي هجمات على تمركزات جيش الاحتلال المغربي في منطقة “فدرة التمات” بقطاع “حوزة”.

    وأوضح البيان بأن الجيش الصحراوي قام بقصف مواقع تواجد جنود الاحتلال المغربي، مرتين في نفس المنطقة، مضيفا بأن عملية القصف المُركّز، أسفرت عن تدمير كامل لمواقع تحصن الجيش المغربي.

    وحسب نفس البيان، فقد تمّ قصف منطقة “أمكلي التمات” بقطاع “أمڤالا”، بالإضافة إلى شنّ قصف مركّز استهدف قوات العدو في “روس حفرة إشياف” بقطاع “البكاري”.

    وختم بيان وزارة الدفاع الصحراوية، بالتأكيد على عزم مقاتلي جيش التحرير الصحراوي على مواصلة استهداف مواقع الاحتلال المغربي على طول جدار “الذل والعار”، الفاصل بين الأراضي الصحراوية المحتلة وتلك المحررة.

    وفي سياق متصل، راح عدد من المغربيين يفضحون بأنفسهم الدعاية “المخزنية” للمغرب، من خلال تبيان وكشف الأكاذيب المروجة بشأن عدد قتلى الجيش المغربي، أو أسباب وفاتهم.


    وفي هذا الإطار، نشر مغربي فقد شقيقه في الهجمات الضارية التي يشنّها مقاتلو الجيش الصحراوي على الأراضي الصحراوية التي يحتلها المغرب، شريط “فيديو”، تحدث فيه بألم عن مروّجي الأكاذيب ومزيّفي الحقائق، الذين يحاولون إخفاء حجم الخسائر العسكرية للمغرب في الصحراء الغربية.

    وقال المتحدث في “الفيديو”، إن شقيقه العسكري، محمد العثماني، لم يمت بلسعة حشرة سامة في أدغال إفريقيا، وإنما قُتل في رمال الصحراء الغربية.

    وكانت تقارير بثّتها أبواق الدعاية المغربية، قد دأبت منذ أيام، على ترويج مزاعم بسقوط جنود مغربيين يشاركون في عمليات حفظ السلام بالخارج، بلدغات ثعابين أو لسعات حشرات سامة.

    وفي موضوع متصل، أكد السفير الروسي في الجزائر، إيغور بيلييفي، أمس الثلاثاء، على تطابق الموقفين الروسي والجزائري فيما يتعلق بملف الصحراء الغربية، خصوصا ما يتعلق بحق الشعب الصحراوي في تقرير المصير.

    وأوضح الدبلوماسي الروسي في حوار للإذاعة الدولية، أنه تمّ، مؤخرا، بحث ملف الصحراء الغربية بالتفصيل، خلال اتصال هاتفي بين وزيري خارجية روسيا، سيرغاي لافروف، ونظيره الجزائري، صبري بوقدوم، مضيفا بأن يعتقد “أن هناك تشابها في الموقف الروسي – الجزائري فيما يتعلق بقضية الصحراء الغربية”.

    ولفت الدبلوماسي الروسي بأن كلا من روسيا والجزائر يدعوان طرفي النزاع “لضبط النفس والالتزام باتفاق وقف إطلاق النار الموقّع بين جبهة البوليزاريو والمملكة المغربية في 1991”.

    وبالمناسبة، جدّد ممثل روسيا في الجزائر موقف بلاده من “حق الشعب الصحراوي في تقرير المصير”، من خلال تنظيم استفتاء حر ونزيه، “عملا بما نصّت عليه القرارات الدولية الصادرة عن الجمعية العامة للأمم المتحدة ومجلس الأمن الدولي”.

    كما طالب الدبلوماسي الروسي الأمم المتحدة، بالإسراع في تعيين مبعوث خاص للأمين العام للأمم المتحدة إلى الصحراء الغربية، خلفا لهورست كوهلر المستقيل في ماي 2019.

    المصدر : النهار 

  • بوتين مع الجزائر ضد الاحتلال المغربي

    أكد سفير روسيا لدى الجزائر السيد ايغور بيلييفي اليوم الثلاثاءي على تطابق الموقف الروسي-الجزائري فيما يتعلق بملف الصحراء الغربية خاصة فيما يتعلق بحق الشعب الصحراوي في تقرير المصير.

    وأوضح السيد بيلييفي في حوار للإذاعة الدولية اليوم الثلاثاءي أنه تم مؤخرا بحث ملف الصحراء الغربية بالتفصيل خلال اتصال هاتفي بين وزيري خارجية روسيا

    سيرجي لافروف والجزائري صبري بوقدومي مضيفا بالقول “أعتقد أن هناك تشابها في الموقف الروسي-الجزائري فيما يتعلق بقضية الصحراء الغربية”.

    ولفت الدبلوماسي الروسيي بأن كلا من روسيا والجزائر يدعوان طرفي النزاع “لضبط النفس والالتزام باتفاق وقف اطلاق النار الموقع بين جبهة البوليساريو والمملكة المغربية في 1991”.

    هذا وجدد ممثل روسيا في الجزائر موقف بلاده من “حق الشعب الصحراوي في تقرير المصير” من خلال تنظيم استفتاء حر ونزيه “عملا بما نصت عليه القرارات الدولية الصادرة عن الجمعية العامة للأمم المتحدة ومجلس الامن الدولي”.

    وأعرب السيد ايغور بيلييف ي عن أمله في ان “يتمكن الشعب الصحراوي من الوصول الى اتفاق سلمي ينهي الازمة” مشددا على أن “السبيل الوحيد للوصول الى حل للنزاع يكون عبر بعث مسار المفاوضات” داعيا في السياق طرفي النزاع (البوليساريو والمغرب)” لاستئناف المفاوضات السلمية بينها في اقرب فرصة”.

    كما طالب الدبلوماسي الروسيي الامم المتحدة ب”الاسراع في تعيين مبعوث خاص للأمين العام للأمم المتحدة الى الصحراء الغربية” خلفا لهورست كوهلر المستقيل في مايو 2019, لاستئناف العملية السياسية.

    للتذكيري قام الجيش المغربي في 13 نوفمبر الجاريي بالاعتداء عسكريا ضد متظاهرين مدنيين صحراويين في منطقة الكركرات في اقصى الجنوب الغربي من الصحراء الغربية حيث تحظر شروط اتفاق إطلاق النار الموقعة بين الطرفين (المغرب وجبهة البوليساريو) بإشراف الامم المتحدة سنة 1991 أي وجود عسكري في المنطقة منزوعة السلاح

    محمد نبيل

    المصدر : الجزائر1


  • Clara Aguilera alerte la CE d’une possible fraude à l’importation de légumes du Maroc

    11/23 / 2020.- L’eurodéputée a adressé une question écrite à la Commission dans laquelle elle indique qu’à partir d’Almería et de Grenade, la détection des productions marocaines de fruits et légumes portant la mention «origine espagnole» a été dénoncée, soulignant que via l’Espagne n’entre en UE que 4% des importations en provenance du Maroc, et demande à la CE si elle est au courant “de ces fraudes dans la mention de la véritable origine”.

    Hortoinfo.- La députée européenne Clara Aguilera a interrogé la Commission européenne (CE) sur l’indication d’origine de certains fruits et légumes marocains, devant les voix du secteur andalou qui mettent en garde contre une éventuelle fraude.

    Dans une question écrite adressée à la Commission, Aguilera souligne que, ces derniers mois, certaines organisations agricoles d’Almería et de Grenade ont dénoncé la détection de productions maraîchères marocaines portant la mention «origine espagnole».

    Clara Aguilera souligne dans sa communication à l’exécutif communautaire que par l’Espagne n’entre dans l’UE que 4% des importations dans l’UE en provenance du Maroc, demandant à la Commission si elle est au courant de “ces fraudes dans la mention de la véritable origine” des produits.

    Aguilera demande instamment à la Commission européenne de répondre “si elle peut garantir que les États membres par lesquels ces produits entrent dans l’UE appliquent les contrôles de la même manière” ou si, au contraire, “ils diffèrent selon le port d’entrée par celui qui est importé dans l’UE, en particulier les tomates. “

    Dans sa question, Aguilera demande si “il peut être confirmé que les quotas établis dans l’accord UE-Maroc sont respectés”.

    Source : Hortoinfo, 23 nov 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • L’Espagne et l’UE ne doivent plus accepter accepter “le chantage continu du Maroc” en matière de migration

    Podemos insiste sur le fait que l’UE et l’État espagnol ne doivent pas accepter “le chantage continu du Maroc” en matière de migration

    Le Groupe parlementaire Yes We Can Canarias a exprimé ce mardi au président du gouvernement du Pacte, le socialiste Ángel Víctor Torres, “tout notre soutien” lorsqu’il s’agit de “demander que la crise migratoire soit résolue de toute urgence” que les îles connaissent et qu’il a dans le dock Arguineguín son exposant maximum.

    «Avec ce gouvernement de coalition entre le PSOE et United We Can, nous devons être encore plus exigeants sur les questions liées aux droits de l’homme. Nous, de Sí Podemos Canarias, nous le sommes, et nous savons que vous aussi », a déclaré le porte-parole, Manuel Marrero, lors de la session de contrôle tenue au Parlement.

    Selon les informations fournies à Chronicles, Marrero a insisté sur le fait que “personne ne peut cacher sa tête sous l’aile, et c’est à l’UE et au gouvernement de l’Etat de trouver une solution”.

    «Arguineguín est un symbole de l’arrivée de migrants du continent africain contraints de rechercher un monde meilleur face aux déséquilibres sociaux, économiques, démographiques, climatiques ou politiques dans les pays d’origine, et l’UE et l’État espagnol ont l’obligation légale et moralité de rendre le contrôle aux frontières compatible avec le respect des Droits de l’Homme et de ne pas accepter le chantage continu du Maroc », a-t-il insisté.

    Le porte-parole parlementaire a rappelé qu’en 2006 les renvois, les rapatriements et les asiles avaient été acceptés car “il y avait une politique de coopération globale, une réponse multilatérale” qui n’est plus en cours, la conclusion d’accords avec le Maroc, le Cap-Vert, la Mauritanie, le Sénégal, Mali, Gambie, Guinée Bisau, Guinée Conakry et Niger.

    “Nous devons assumer des responsabilités, négocier fermement des accords de coopération, financièrement dotés et maintenus au fil du temps, avec les pays d’origine des migrants et, bien sûr, disposer de centres d’accueil décents pour les immigrés”, a déclaré le président Torres .

    Pour conclure, il a exigé de l’État une “solidarité”, autorisant les renvois vers la péninsule à la fois d’adultes et de mineurs non accompagnés “, car ce n’est qu’ainsi que” les déclarations et manifestations qui encouragent les attitudes racistes, xénophobes et populistes seront réduites au silence “contre ceux-ci” ils risquent de mourir dans le voyage le plus dangereux qui existe juste pour le rêve de pouvoir avoir un projet de vie »loin de leur pays.

    Source: Crónicas de Lanzarote, 24 novembre 2020


     

    #SaharaOccidental #Marruecos #Polisario #WesternSahara

     

  • Sahara occidental: la guerre la plus ignorée du monde

    Le 13 novembre, après trente ans de cessez-le-feu, le Front Polisario (Front populaire de libération de la Saguía el Hamra et du Río de Oro) a annoncé par l’intermédiaire de son secrétaire général et président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Bahim Ghali, qui considérait rompu l’accord signé avec le Maroc en 1991, après quinze ans de lutte, sous les auspices des Nations Unies, qui prévoyait un référendum sur l’autodétermination, qui n’a jamais eu lieu. Dans son message, Ghali a annoncé que “les forces armées sahraouies assument le contrôle total de la sécurité nationale et décrètent l’état de guerre”, étant donné que l’armée royale marocaine a pénétré dans la zone “tampon” de Guerguerat, à l’extrême sud du Sahara. Occidental, à côté de la frontière entre la RASD et la Mauritanie, avec l’excuse de rétablir le trafic après le blocus que les militants sahraouis ont instauré le 21 octobre dernier, commettant des actes de vandalisme et harcelant les observateurs militaires de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental (MINURSO), outre le fait que quelque 200 camions auraient été retenus, il faut donc “garantir la libre circulation des personnes et des marchandises”.

    Mohammed VI, roi du Maroc a déclaré lundi 16 son “respect du cessez-le-feu” et a averti qu’il restait déterminé à répondre durement, et dans le cadre de la légitime défense, contre toute menace “à la sécurité de son pays, qui qui comprend les secteurs sahariens contrôlés par Rabat.

    La nouvelle polémique s’installe après l’achèvement des murs de sable que le Maroc a construit unilatéralement, en marge d’une route vitale pour le trafic commercial entre Rabat, Nouakchott et le reste des pays d’Afrique de l’Ouest. Cette route est illégale, elle n’est donc pas reconnue comme telle par les sahraouis comme l’Algérie et pour ce que Mohamed Salem Ould Salek, le ministre des Affaires étrangères de la RASD, a déclaré, elle ne sert qu’au pillage permanent des richesse de sa patrie.

    L’état-major général des forces armées marocaines a annoncé qu’après le blocus effectué par une soixantaine de personnes et les restrictions qu’ils ont imposées aux déplacements, un «cordon de sécurité» a été mis en place. L’opération, qui, selon l’armée, “n’est pas offensive ou a une intention guerrière” et celle qui vise “à éviter tout contact avec des civils et à ne pas recourir aux armes sauf en cas de légitime défense”, a été résolue par l’invasion de plusieurs unités militaires. Les Marocains, qui voulaient briser le blocus et créer un passage de sécurité. L’action improvisée du Maroc a provoqué la réaction immédiate des miliciens du Polisario, qui ont répondu par des tirs et plus tard par plusieurs actions d’attaques à la roquette contre quatre bases militaires et deux checkpoints marocains, installés le long du mur de sécurité, qui ils se sont poursuivis au moins jusqu’à lundi 16 dernier, selon des sources sahraouies, ce qui aurait fait plusieurs morts. Étant donné que le territoire est difficile d’accès et que les autorités marocaines ont bloqué l’arrivée de journalistes, la confirmation ou non des actions de guerre des deux parties est compliquée.

    Comme les Palestiniens, les Kurdes, les Baloutches, les Touaregs, les Rohingyas et bien d’autres, le peuple sahraoui a été pillé, ses territoires volés et son destin enchaîné, les forçant à vivre dans un état de résistance permanente. Sans représentation dans les grandes organisations internationales, où faire entendre leur voix, ignorée depuis plus de cinq décennies, ils n’ont qu’une seule option: la lutte armée, contre l’usurpateur de leurs terres et de leurs destinées: le royaume autocratique du Maroc, qui, avec le clin d’œil des puissances occidentales, des monarchies du golfe Persique, et la complicité de l’Espagne, principal responsable de la situation actuelle de la RASD, qui doit à nouveau faire face à l’une des armées les mieux armées d’Afrique avec des ressources minimales, et que depuis 2018, subit un important processus de modernisation de toutes ses armes avec l’achat d’avions de combat parmi eux, 25 nouveaux chasseurs F-16 C / D, ainsi que des hélicoptères d’attaque, des systèmes de défense aérienne basés sur des radars 3D, des missiles courte, moyenne et longue portée ‒ sol-air, air-sol, air-air, contre les blindés et les navires, les chars de combat, les lance-roquettes, de grandes quantités de munitions et d’équipements radio et les systèmes de vision d’ul Cette dernière génération, un achat avec lequel elle atteint fondamentalement deux objectifs, se faire encore plus plaisir avec les puissances occidentales, les fournisseurs de tout est une panoplie, seuls les États-Unis ont vendu des armes pour 12 milliards de dollars à l’époque Trump, avec lesquels ils payent le escorte diplomatique avec laquelle le Maroc évolue dans les grands forums internationaux, mais parvient aussi à se muscler face à ses voisins algériens, hypothèse principale de conflit du royaume alaouite, avec ceux qui ont un conflit complexe, non seulement sur les revendications frontalières, mais aussi sur de vastes zones, riches en minerais, qui au moment du retrait français étaient en possession d’Alger, donc en 1963, un conflit armé a éclaté qui est devenu connu comme Guerre des sables.

    Quarante-cinq ans d’oubli

    Le projet du Grand Maroc, qui à partir des années 1940 a été soulevé par l’Istiqlal (Parti de l’indépendance) et relancé par Hasan II après son arrivée au trône en 1961, comprenait non seulement les territoires de l’ouest algérien, mais aussi des parties du Mali, de la Mauritanie et de l’ensemble de l’ancienne colonie espagnole du Sahara occidental, l’actuelle RASD.

    Bien que ni Hassan II, ni son fils Mohamed VI, n’aient pu faire valoir leurs revendications expansionnistes contre les trois premières nations, le Maroc et l’Espagne ont en permanence souillé les droits et libertés des Sahraouis. Malgré le fait que le génocidaire Francisco Franco ait décidé de quitter sa colonie pour 1975, un mandat dont son dauphin et le désormais fugitif Juan Carlos I ont assumé, et quoi dire, qu’il n’a jamais rempli.

    Ce lundi dernier, l’un des membres de l’équipe de négociation sahraouie a prévenu que la guerre se prolongerait si l’ONU n’assume pas sa responsabilité et oblige Rabat à accepter la légalité internationale qui émerge de l’accord de trêve.

    Alors que le royaume alaouite, qui contrôle illégalement environ les trois quarts du Sahara occidental, une vaste bande de désert sur la côte atlantique, comprenant ses gisements de phosphate et ses riches zones de pêche sur l’Atlantique, apparaît dans cette opportunité prête à exterminer la RSAD, cherchant à prolonger le conflit, car on sait qu’elle a secrètement infiltré de nombreuses troupes habillées en «civils» dans les zones du conflit actuel, pour générer des attaques sous faux drapeau. Déjà en 2019, Rabat a décidé unilatéralement de suspendre la table de négociations qu’elle avait établie avec le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie.

    Dimanche 15, le Polisario a rapporté que des milliers de volontaires se mobilisaient pour rejoindre ses rangs et que “d’intenses combats se déroulaient le long du mur de défense marocain” (sur 2 700 kilomètres qui traverse le Sahara Occidental et où l’on estime que Rabat a posé entre sept et dix millions de mines antipersonnel, ce qui en fait le plus grand champ de mines du monde).

    Depuis la mise en scène de ce qui est devenu la Marche verte en novembre 1975, conçue par le gouvernement Hassan II, avec laquelle il a pu mobiliser près de 300 000 Marocains appauvris «escortés» par l’armée, et avec le clin d’œil de Washington, pour faire un territoire légèrement plus grand que la taille de l’Équateur. Parmi les grands avantages que les États-Unis ont obtenu s, ils ont cédé la base militaire de Tan-Tan, où en 2008, les Américains ont installé l’Africom (United States African Command) tout près d’El Aaiún, capitale de la RASD, des îles Canaries et de Tindouf. Des camps de réfugiés sahraouis en Algérie, tout près de la zone du conflit actuel, où une fois de plus le peuple sahraoui tente de changer son sort.
     
    Source : Tercerainformación.es, 23 nov 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara