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  • Mauritanie : Dr Leila Bouamatou distinguée par l’Université internationale de la créativité

    Dr Leila Bouamatou a été distinguée du bouclier de l’ambassadrice pionnière des femmes africaines décerné par l’une des institutions académiques et des recherches internationales, relevant de l’Université internationale pour la créativité, les sciences humaines et la paix entre les peuples.

    Un prix accordé à notre compatriote et Présidente Directrice Générale de la GBM (GENERAL Banque de Mauritanie), en sa qualité de l’une des pionniers dans le domaine de l’administration des affaires au niveau mondial.

    Cette consécration intervient dans le cadre des festivités commémoratives de la femme pionnière au niveau international.

    Dr. Leila Mohamed Bouamatou n’a guère démérité cette distinction, qui n’est pas la première du genre et qui coïncide à un évènement de portée nationaleà savoir la célébration de la Mauritanie de son 60e anniversaire de l’indépendance.

    Tags : Mauritanie, Leïla Bouamatou,

  • Algeria to allow some domestic flights to resume

    Algeria will allow some domestic flights to resume from Dec. 6, the government said on Monday, as authorities seek to ease the financial impact of coronavirus curbs on state carrier Air Algerie. Air Algerie will resume all flights to southern…

    Read more from the source : Reuters

     

     

     

     

     

    Tags : Algeria, coronavirus, covid 19, travels,

  • ام دليلة تقتفي اثار الشعراء وتجدد عهد الشهداء

    نشر موقع الصحراء الغربية المتميز مقالا عن مكانة الفن والادب في مقاومة الشعب الصحراوي وارفقه بصورة للفنانة الصحراوية الملتزمة ام دليلة منت الحزام وهي ترتدي زيا قتاليا وتلقي تحية عسكرية تعبيرا عن تفاعلها الإيجابي مع قرار الجبهة الشعبية لتحرير الساقية الحمراء ووادي الذهب استئناف عملياتها القتالية لتحرير الأراضي المحتلة من الجمهورية الصحراوية.

    وكشف كاتب المقال ان الموسيقى والشعر جانبان مهمان ليس في ثقافة الشعب الصحراوي بل في وجدانه وكيانه حيث لعبا أدوارا مهمة في تحفيز أبنائه لمقاومة الاطماع الأجنبية مستحضرا في السياق مكانة بيبوه ولد الحاج و بادي ولد محمد سالم والبشير ولد اعلي وغيرهم في وصف المعارك البطولية وتذكير المقاتلين بدورهم وواجبهم في الدفاع عن ارضهم وعرضهم ومالهم من أطماع الغزاة الجبناء.

    وذكر كاتب المقال بقصيدة بيبوه “ادريميزة” التي تصف بشكل بليغ ورائع سيارة لاندروفير العسكرية التي سهلت مأمورية المقاتلين وانجحت عملياتهم العسكرية في اسر الغزاة وتحطيم معداتهم واثارهم وتنقل الكتائب والفصائل العسكرية الى عمق الأراضي المحتلة وداخل المغرب وزعزعة استقراره .

    وان كان الشعراء قد لعبوا دورا كبيرا ومؤثرا في معركة الشعب الصحراوي التحررية فان ام دليلة فعلت المثل من خلال صوتها وترجمة القصائد الى أغاني الهبت المشاعر ورفعت من معنويات المقاتلين وبسالتهم خاصة في وصفها لانتصارات الجيش الصحراوي المقدام في الواركزيز و لمسايل والزاك والزويرات ولبيرات وبير انزران وام الدكن وغيرها
    واليوم وهي ترتدي البدلة العسكرية تجدد عهدها واخلاصها بأيمان لدماء الشهداء و للمخلصين الذين استنفروا قواتهم وكل ما يملكونه من اجل تحرير ارضهم المغتصبة.

    ايكيب ميديا – العيون المحتلة , 30 نوفمبر 2020

  • La Françafrique, mode d’emploi

    Réseaux de relations occultes, chasses gardées commerciales, accords secrets… depuis 50 ans, c’est un système qui s’est mis en place, avec ses hommes et ses pays. Explications.

    Qu’est-ce que la Françafrique ?

    Le néologisme a été inventé par l’ancien président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, en 1955, pour désigner les bonnes relations du continent africain avec la puissance colonisatrice. Il a été détourné de son sens initial, trente ans plus tard, par François-Xavier Verschave, fondateur de l’association Survie. Pour, cette fois, conspuer un système de réseaux de relations occultes, de chasses gardées commerciales et d’accords secrets, y compris militaires, via lequel la France a cherché, dès le lendemain des indépendances africaines de 1960, à maintenir un lien privilégié avec ses ex-colonies.

    Qui gagne quoi ?

    La France entendait, par ce biais, garder la main sur les richesses pétrolières ou minières de son ancien pré-carré. Autre bénéfice pour l’ancien colonisateur : les dirigeants africains auraient financé sous le manteau les campagnes électorales des partis politiques français, droite et gauche confondues et jusqu’au FN. C’est ce qu’a affirmé Robert Bourgi, conseiller occulte de l’Elysée, au JDD dimanche dernier, sans toutefois apporter de preuve pour étayer ses allégations.

    L’existence de ces valises de billets transitant entre les pays africains et l’Hexagone est depuis longtemps un secret de Polichinelle parmi les spécialistes. A la mort d’Omar Bongo en juin 2009, Valéry Giscard d’Estaing avait accusé le président gabonais d’avoir financé en 1981 la campagne présidentielle de Jacques Chirac. En décembre 2010, dans un documentaire diffusé en par France 2, deux anciens dirigeants d’Elf racontaient comment l’entreprise publique avait arrosé les campagnes des partis en France grâce aux revenus générés par le pétrole africain. Selon les connaisseurs du dossier Françafrique, l’argent qui aurait permis de financer les partis français viendrait notamment des recettes pétrolières mais aussi des aides versées par Paris dans le cadre de la coopération. Parmi les effets pervers de ces financements, ils donnent aux chefs d’Etat africains la possibilité d’influencer le cours de la politique française, témoignant ainsi de la complexité des relations françafricaines.

    En contrepartie, la France assure aux présidents africains leur longévité politique, au mépris des règles élémentaires de la démocratie. Si besoin, elle intervient militairement, en application d’accords militaires secrets, pour les maintenir coute que coute au pouvoir. Paris les laisse aussi se constituer un patrimoine immobilier et mobilier en France en fermant les yeux sur la provenance de leur fortune. Un patrimoine connu sous le nom de « biens mal acquis ». En dépit de la plainte déposée en 2008 par Transparency International France à leur encontre, les présidents du Congo, de Guinée équatoriale, du Gabon et leurs proches ont ensuite continué d’acquérir voitures de luxe et oeuvres d’art en France.

    De part et d’autre, on s’est – et on continue – à se rendre d’autres « menus services ». Ainsi, comme le souligne Antoine Glaser, auteur de « Comment la France a perdu l’Afrique », « des pays comme le Gabon rendent des services à la France, soit pour des opérations militaires secrètes à partir de leurs bases, soit parce qu’ils défendent les intérêts français aux Nations Unies ». Paris se fait, en échange le porte-voix du continent africain sur la scène diplomatique internationale.

    Les hommes de la Françafrique

    Tout au long de la Ve République, cette politique s’est appuyée sur une « cellule africaine » élyséenne, pilotée par des « Messieurs Afrique », et un maillage de membres des services secrets, de diplomates et de « correspondants locaux ».

    Jacques Foccart

    La Ce gaulliste historique, mort en 1997, symbolisait à lui tout seul la Françafrique. Non seulement il a été l’artisan du système de relations mis en place entre Paris et ses anciennes colonies à leur indépendance, mais il en a aussi été l’un des principaux acteurs durant plusieurs décennies.

    Le Général de Gaulle place Jacques Foccart au poste de secrétaire général de l’Elysée pour les affaires africaine et malgache en 1958. Celui-ci tisse des relations personnelles et directes, souvent secrètes, avec les dirigeants africains, met en place un circuit court à l’écart des ministères. Depuis lors, la doctrine du domaine réservé est en place : la présidence a la haute main sur la politique étrangère, la Défense et les affaires africaines. Et avec elle, les contrats secrets, les rétrocommissions, les valises de billets…

    Jean-Christophe Mitterrand

    « Il y avait à l’Elysée quelqu’un qui s’occupait des relations personnelles de François Mitterrand avec les chefs d’Etat africains, tandis que j’avais des relations normales avec eux : le ministre n’est pas un collecteur de fonds ! » C’est ainsi que Roland Dumas évoque le fils du président, Jean-Christophe Mitterrand, surnommé « Papamadit » du temps où il était conseiller « Afrique » de son père.

    Impliqué dans l’affaire dite « Angolagate », portant sur la vente d’armes à Luanda dans les années 90, il a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour recel d’abus de biens sociaux.

    Robert Bourgi

    Il est l’héritier autoproclamé de Jacques Foccart dont il était un proche. Après avoir conseillé le RPR, puis Dominique de Villepin, l’avocat d’affaires du président gabonais Omar Bongo s’est mis au service de Nicolas Sarkozy en 2006. Il a finalement, dimanche 11 septembre, lancé de graves accusations de pots de vin contre la chiraquie.

    Robert Bourgi explique avoir parlé par remords, mais certains analystes évoquent plutôt la nécessité de réaffirmer son importance dans la Françafrique alors que la concurrence s’accroît dans le milieu. Lire son portrait par Jean-Baptiste Naudet.

    Alexandre Djouhri

    Cet homme d’affaires, aussi proche de Dominique de Villepin que de Nicolas Sarkozy – une prouesse – encensé par Claude Guéant, a vu sa réputation, soigneusement tricotée par les plus hautes instances, voler en éclat avec la sortie du livre de Pierre Péan « la République des mallettes ». Le journaliste y dépeint un intermédiaire dans ce qu’il désigne comme « la principauté de non-droit ». Rétrocommissions, ventes d’armes, financements politiques… on y retrouve le milieu trouble de la Françafrique.

    Claude Guéant

    « On a beaucoup comparé le lien Foccart-De Gaule avec celui Guéant-Sarkozy », affirme le journaliste Gilles Labarthe. « Certains disent même que Guéant a plus de pouvoir que Foccart car il est sur tous les gros contrats – défense, sécurité, énergie – et qu’il a développé par son passé dans la police des liens internationaux avec les services de renseignement », souligne l’auteur de « Sarko l’Africain ». Le ministre de l’Intérieur, précédemment Secrétaire général de l’Elysée, est réputé pour agir de fait comme Jacques Foccart quant à son aptitude à prendre des décisions outre les avis des ministres, ce qui a déjà provoqué de vives tensions.

    Patrick Balkany

    Sans avoir aucune fonction officielle d’intermédiaire travaillant pour le ministère des Affaires étrangères, cet ami de longue date de Nicolas Sarkozy est « très régulièrement présent lors des déplacements en Centrafrique ou dans les pays du Golfe. Il reste dans la galaxie des intermédiaires un personnage au parcours intriguant », affirme Gilles Labarthe. Patrick Balkany était l’un des envoyés en Afrique de Charles Pasqua lorsqu’il fallait soutenir la campagne de Balladur de 1995 mais il a, semble-t-il, été un peu écarté depuis ses déclarations en Guinée. L’intime du président avait adoubé sans nuance le chef de la junte Moussa Dadis Camara une semaine avant que ses hommes ne commettent un carnage qui fit 157 morts.

    Les piliers du pré-carré français

    Gabon

    Ce petit pays gorgé de pétrole est le pilier de la Françafrique. Le défunt président gabonais Omar Bongo, parvenu au pouvoir en 1967 grâce à Jacques Foccart, résumait ainsi la relation : « Le Gabon sans la France, c’est une voiture sans chauffeur, la France sans le Gabon, c’est une voiture sans carburant ». C’est là, en effet, que Elf avait bâti son empire. Aujourd’hui encore, le lien perdure. Nicolas Sarkozy a fait preuve d’une attention toute particulière à l’égard du Gabon, et ce dès son élection. Son premier coup de fil passé à un chef d’Etat étranger a été pour Omar Bongo. Idem pour son premier déplacement sur le continent africain, en juillet 2007 (en trois ans, il aura consacré pas moins de trois voyages à ce pays). Lorsqu’il a pris la décision de réduire le dispositif militaire français en Afrique à deux bases permanentes, il a choisi de conserver celle de Libreville (l’autre est à Djibouti, plus une présence militaire maintenue à Dakar). Si Nicolas Sarkozy s’est défendu d’avoir été derrière l’élection contestée d’Ali Bongo, fils d’Omar, le 30 août 2009, Robert Bourgi (qui appelait Omar Bongo « papa ») s’est vanté d’avoir plaidé en sa faveur.

    Cameroun

    Comme au Gabon, c’est Jacques Foccart qui a mis en place le premier homme fort du Cameroun, Ahmadou Ahidjo, à son indépendance en 1960. Pour asseoir son pouvoir, la France a poursuivi, après l’indépendance de son ex-colonie, la lutte qu’elle menait contre le mouvement indépendantiste en l’aidant à éliminer l’opposition, selon Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, qui racontent cette guerre dans le livre « Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971″ (La Découverte, 2011). Cette répression sanglante aurait fait, de 1956 à 1971, des dizaines de milliers de morts. Le successeur d’Ahidjo, Paul Biya, doit, lui, son installation à la tête du pays en 1982 à Elf. Il y est toujours. De grosses entreprises françaises y ont intérêt. Ainsi, le 14 juillet 2009, Total E&P Cameroun signait un contrat de dix millions de dollars avec la Société Nationale des Hydrocarbures du Cameroun (SNH) pour l’exploration dans le bloc offshore de Lungahe. Dix jours plus tard, Paul Biya était l’hôte de l’Elysée. Pourtant, il avait réprimé dans le sang un an et demi plus tôt, en février 2008, des émeutes contre la cherté de la vie et la réforme constitutionnelle qui a supprimé la limitation des mandats présidentiels. Mais alors que l’élection présidentielle approche, les médias camerounais se font l’écho d’un possible « lâchage » de Biya par Paris.

    Niger

    Au Niger, ce qui intéresse la France au plus haut point, c’est son uranium. A peine son ancienne colonie accédait-elle à l’indépendance en 1960, que Paris négociait déjà son exploitation. Le Niger fait partie de ces pays qui avaient signé avec l’Hexagone des accords assortis d’annexes spéciales permettant l’installation de forces militaires françaises sur leur territoire et l’accès prioritaire de la France à leurs ressources naturelles.

    Aujourd’hui encore, l’uranium est tout l’enjeu de la relation entre Paris et Niamey. En mars 2009, Nicolas Sarkozy a décroché de haute lutte, face aux appétits chinois, un accord entre Areva et les autorités nigériennes pour l’exploitation de l’immense gisement d’Imouraren, dans le Nord du pays. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il a le plus explicitement résumé sa politique africaine : « Au Niger, la France a des intérêts, elle les assume et les promeut, en toute transparence ». Effectivement, on sait qu’il était intervenu en 2007, alors que les relations entre Areva et Niamey étaient au bord de la rupture, pour calmer le jeu, s’engageant à fournir à l’armée nigérienne, aux prises avec la rébellion touareg, des véhicules de reconnaissance et à rénover 35 automitrailleuses.

    Depuis l’enlèvement de sept employés du groupe nucléaire français en septembre 2010, la France dispose au Niger d’un corps expéditionnaire de près de 80 soldats d’élite appuyés par des moyens aériens dont des avions de surveillance et de reconnaissance. Quelle sera la capacité de résistance du président nigérien Mahamadou Issoufou, élu en avril 2011, aux pressions de Paris ?

    Sénégal

    Dans un entretien publié lundi 12 septembre par le quotidien sénégalais L’Observateur, l’intermédiaire Robert Bourgi affirme que le fils du président Abdoulaye Wade, Karim, « a remis devant lui 500 millions de FCFA (760 000 euros) à (Dominique de) Villepin » alors qu’il était secrétaire général de l’Elysée. Des propos pour lesquelles Karim Wade a menacé de porter plainte pour diffamation. Mais qui n’évoquent qu’une des multitudes strates de la sédimentation des rapports étroits et tumultueux entre les pouvoirs français et sénégalais.

    Wade, qui a fait une partie de ses études en France, est marié à une Française et a été élevé au rang de Grand officier de la légion d’honneur, a toujours su maintenir des rapports étroits avec Paris. Accusé de vouloir transmettre la présidence à son fils, il a d’ailleurs organisé la venue de ce dernier à l’Elysée pour un entretien en comité restreint avec Nicolas Sarkozy en 2008. Entretien à l’issu duquel un réacteur nucléaire civil devait être vendu au Sénégal… Business et politique en circuit court : c’est la Françafrique.

    Si Robert Bourgi et Karim Wade se sont récemment fâchés, Abdoulaye Wade a, lui, jugé le 14 septembre, qu’il « n’y a pas de désamours ». « Robert Bourgi est toujours mon fils, il a appris son métier chez moi ».

    Côte d’Ivoire

    L’ancienne colonie française, qui compte 12.000 ressortissants français et abrite toujours de très importants intérêts financiers et militaires – la Force Licorne est sur place depuis 2002 – est l’un des pays clairement désigné par Robert Bougi comme ayant participé au financement de campagnes politiques françaises.

    Des allégations confirmées par l’ ex-numéro deux de l’ancien régime de Laurent Gbagbo : « Il y a eu un transfert d’argent entre Laurent Gbagbo (2000-2011) et Jacques Chirac, en 2002″ a déclaré Mamadou Koulibaly, faisant état « d’environ deux milliards de FCFA (environ trois millions d’euros) transportés d’Abidjan vers Paris par valise ».

    Le producteur de cacao, de bois, de matières premières est l’un des centres économiques d’Afrique les plus convoités par les entreprises françaises. Et les échanges sont donc particulièrement nombreux. La France a donc, au fil des années, tout fait pour les protéger. Jusqu’au début de l’année 2011 où l’armée française, sous mandat onusien, a prêté main forte au candidat élu à la présidence Alassane Ouattara pour faire respecter le verdict des urnes. Un nouveau président qui est, lui, resté prudent quant aux propos de Robert Bourgi : « Je pense qu’il y a beaucoup de rumeurs, mais je n’ai aucun élément » a-t-il réagi.

    Congo-Brazzaville

    Le producteur d’hydrocarbures est un sujet sensible pour Paris qui souhaite à tout prix préserver ses intérêts pétroliers dans la région. Et Jacques Chirac comme Nicolas Sarkozy n’ont jamais cessé de montrer leur amitié au président Sassou Nguesso malgré les accusations de « crimes contre l’humanité » à son encontre.

    Lors des guerres civiles de l’été 1997 et de 1998-99, Elf et plusieurs banques françaises ont été accusé es d’avoir financé les milices du président (les Cobras) qui ont massacré les populations (on évoque 100.000 morts). L’ancien PDG d’Elf Loik Le Floch Prigent, avait d’ailleurs affirmé que son entreprise « avait donné une forte rétribution à l’Etat congolais » pour obtenir les concessions pétrolières au Congo-Brazza face aux Américains.

    Plusieurs enquêtes ont été ouvertes en France contre Denis Sassou Nguesso ou des membres de sa famille pour détournement d’argent public. Des enquêtes qui n’ont pas empêché les visites d’Etat du président à Paris ou celle de Nicolas Sarkozy à Brazzaville. Interrogé sur les accusations de Robert Bourgi d’un financement politique français par le chef d’Etat congolais, le porte-parole du gouvernement a toute fois démenti le 12 septembre 2011.

    Céline Lussato et Sarah Halifa-Legrand – Le Nouvel Observateur

    Tags : Françafrique, France, Afrique, colonialisme, pillage, COte d’Ivoire, Sénégal, Mali, Guinée, Niger, Cameroun, Tchad, Burkina Faso, RCA, RDC, Congo,



  • La France couvre le Maroc sur le trafic de drogue – Cette guerre que nous livre le roi.

    Par Mohamed TOUATI 

    Alors que l’organisation des Nations unies a classé le Royaume chérifien au premier rang des pays producteurs de cannabis, le gouvernement français tente de le blanchir.
    Le souverain marocain a vraisemblablement fait actionner ses relais pour soigner son image. Ce qui parait toutefois étrange dans cette affaire c’est le silence observé par le gouvernement et le Parlement algériens devant cette offensive qui a pour objectif de dédouaner le pouvoir marocain qui produit la plus grande quantité de cette substance qui gangrène la planète: le cannabis.
    La France qui a pris la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies pour un mois à partir du 1er décembre envisage d’organiser le 18 décembre un débat sur le trafic de drogue. Sa cible l’Afrique de l’Ouest et le Sahel alors qu’elle ne peut ignorer que le Maroc déverse des tonnes de cannabis sur le territoire algérien et sur l’ensemble du globe.
    «Le trafic de drogue est une cause importante de déstabilisation, notamment en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Pour soutenir les Etats de la région face à ce fléau, j’ai voulu que la France organise le 18 décembre un débat au Conseil de sécurité afin de mobiliser la communauté internationale contre ce phénomène», indique le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dans un communiqué publié le 2 décembre.
    Le chef de la diplomatie française omet sans doute volontairement de nommer le pays responsable de ce contexte.
    Des voix se sont pourtant élevées pour tirer la sonnette d’alarme pour souligner la connexion de ce type de trafic avec les groupes terroristes ainsi que le danger qu’il représente pour la région du Maghreb et du Sahel.
    «Le fléau des stupéfiants qui cible les peuples de la région maghrébine et du Sahel africain s’avère plus dangereux que par le passé en raison de la situation de crise et d’instabilité que connaît la région», a fait remarquer le spécialiste des affaires de sécurité, Omar Benjana, qui s’était exprimé dans le cadre d’une conférence qu’il avait animée lors des travaux de l’université d’été (2013) des cadres du Polisario qui s’est tenue à Boumerdès (une quarantaine de km à l’est d’Alger).
    «A cause de l’alliance des barons du trafic de drogue produite dans le Royaume du Maroc avec les groupes terroristes», a souligné le conférencier. «Le contrôle par la mafia de la drogue des milieux de décision au Royaume du Maroc empêche la lutte contre la culture du cannabis au Maroc estimée à 3,1% du produit national brut (PNB) et qui rapporte au pays 12 milliards de dollars par an», avait -t-il ajouté.
    Black-listé par les Américains en ce qui concerne le trafic de cannabis et de cocaïne, le Royaume avait été épinglé par l’Office des Nations unies pour la drogue et le crime.
    Le Maroc demeure le «principal producteur et fournisseur mondial de haschich (résine de cannabis), dont la production est destinée principalement aux marchés européen, et africain», avait souligné le rapport mondial 2013 sur les drogues présenté le 28 juin de la même année, devant la commission des stupéfiants de l’ONU à l’occasion de la Journée internationale contre le trafic et l’abus de drogues, par Youri Fedotov, directeur de l’Onudc.
    «La corruption de la police et le laxisme tacite dans l’application des lois contre ce fléau demeurent un problème au Maroc», avait dénoncé, de son côté, un document du département d’Etat américain publié le 12 mars 2013. «La plupart des grandes expéditions de haschich marocain à destination de l’Europe sont transportées par bateaux à moteur et par d’autres petites embarcations…compte tenu de sa situation géographique et de ses infrastructures de transport, le Maroc sert de zone de transbordement pour la cocaïne en provenance d’Amérique latine qui est introduite clandestinement par l’Afrique de l’Ouest pour l’acheminer vers l’Europe», avaient indiqué les enquêteurs US.
    Le chef de la diplomatie française n’y a vu apparemment que du feu et a décidé de botter en touche pour venir à la rescousse d’un souverain marocain déjà bien malmené par l’affaire de la grâce accordée au violeur espagnol de 11 enfants marocains, accablé par des rapports d’organisations internationales (RFK Center, Human Rights Watch, Amnesty international…), du Département d’Etat américain en ce qui concerne les violences, la torture et les exécutions sommaires dont ont été victimes les populations du Sahara occidental.
    Autant d’injustices que la patrie des droits de l’homme a décidé d’ignorer comme cette guerre que le Maroc a décidé de livrer à l’Algérie à travers le trafic de drogue. Laurent Fabius a choisi son camp…
    L’Expression
    #Maroc #Cannabis #Haschich #drogue
  • Maroc : Guerre de succession au palais royal

    Selon Ignacio Cembrero, qui cite des “sources proches du palais royal marocain”, le prince Hicham Alaoui, a écrit, le 23 novembre, un commentaire sur son compte Twitter avec lequel il “a voulu sceller la réconciliation” avec son cousin germain le roi du Maroc.

    Le journaliste espagnol affirme que “La longue guerre froide entre le monarque et son cousin, qui a grandi ensemble – Moulay Hicham a perdu son père à l’adolescence et Hassan II a supervisé son éducation – s’est terminée le 23 novembre. Ce jour-là, le «prince rouge» a écrit un fil sur Twitter en arabe et en anglais. Il y a rappelé que lorsqu’il a décidé de s’exiler aux États-Unis il y a près de 20 ans, il était “terrifié” que ses deux filles, Faizah et Haajar, puissent perdre leurs racines marocaines. “Heureusement, mes pires craintes ne se sont pas concrétisées”, a poursuivi Moulay Hicham. Le mérite de ce “résultat positif” revient à Mohamed VI, assure-t-il. “En tant que chef de famille, il n’a ménagé aucun effort pour que mes filles restent intégrées dans la maison [royale], malgré la relation difficile que lui et moi avons eue.” «Il a été un gars attentif avec Faizah et Haajar (…)». «A aucun moment il n’a laissé mes décisions personnelles interférer avec la trajectoire» des filles, a-t-il conclu. Pour illustrer ses propos, le prince a posté sur Twitter une photo de Mohamed VI souriant avec sa fille Faizah dans ses bras”.

    Dans un article paru sur les pages d’El Confidencial, Cembrero précise que “si le «prince rouge» a maintenant mis de côté sa «rougeur» pour exprimer sa reconnaissance au roi, ce n’est pas seulement parce qu’il lui en est reconnaissant. Il est à Rabat depuis plus de huit mois, où il est retourné auprès de sa mère âgée pendant la pandémie, et a observé de près la détérioration de la santé de Mohamed VI, avec qui il a finalement eu des contacts. Il suffit de vérifier qu’il est malade en regardant son apparence hagarde et ses difficultés respiratoires à la télévision lorsqu’il a prononcé ses derniers discours, notamment celui du Trône, en juillet. Dans ces circonstances, Moulay Hicham a voulu sceller la réconciliation, peut-être hors de l’humanité avec le monarque et aussi jouer un rôle dans une succession au trône qui, si elle survient, sera problématique en raison des tensions au sein de la famille royale alaouite, selon des sources proches du palais royal marocain. Moulay Hicham a toutefois annoncé son intention de retourner aux États-Unis, à l’université de Harvard, dont il est chercheur associé, alors que le Maroc est libre de covid-19”.

    Le conflit entre la princesse Lalla Salma et ses belles-coeurs hante la succession

    Le journaliste espagnol rapporte que”au sein de la famille royale, aucun débat n’a été ouvert sur une abdication du roi malade pour faire place à son fils Moulay Hassan. Maintenant, l’idée hante la tête de beaucoup de ceux qui fréquentent régulièrement la maison royale. Le problème d’une hypothétique succession au Maroc n’est pas la volonté de Mohamed VI de vivre sans avoir à s’occuper des affaires de l’Etat, ni que l’héritier est mineur, car une loi organique prévoit la constitution d’un conseil de régence pour conseiller au jeune roi. L’obstacle presque insurmontable est la confrontation entre l’ex-épouse du roi, la princesse Lalla Salma, et les trois sœurs du monarque, les princesses Lalla Meryem, Lalla Asma et Lalla Hasna. Cela s’est reflété dans certains articles publiés début mars 2018 par “Le Crapouillot Marocain”, un journal sans rédacteur inspiré des services secrets, pour préparer les élites du pays à l’annonce du divorce entre Mohamed VI et Lalla Salma. Le palais royal a finalement divulgué la nouvelle de la désunion au magazine espagnol «Hola!», qui l’a publié le 18 mars de la même année”.

    “Le Crapouillot Marocain» décrivait alors Lalla Salma comme une femme «dédaigneuse et méprisante», au caractère «colérique et agressif», qui persistait également à «affronter ses belles-soeurs de la famille royale», malgré «des appels récurrents à l’ordre» de son mari le souverain. Jamais auparavant un média marocain ne s’était exprimé en ces termes à propos d’un membre de la famille royale, et si ce média digital l’a fait, c’est parce qu’il a reçu le feu vert du monarque lui-même”, rapelle-t-il.

    Tags : #Maroc #MohammedVI #LallaSalma #MoulayHicham #MoulayHassan


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  • Maroc : 700.000 paysans vivent de la production du haschich : Quand Mohammed VI protège les Escobar du Rif

    Par Adel MEHDI 

    Si la Colombie avait son Escobar, le Panama son Noriega, le Maroc possède Mohammed VI qui protège et autorise la production de 2 000 tonnes de drogue par an à destination de l’Algérie et de l’Europe.
    Dans un livre enquête intitulé Parrains de cités écrit par Jérôme Pierrat, journaliste et collaborateur du Point, qui a enquêté depuis plus de dix ans au coeur de ces réseaux, il raconte comment de petits caïds venus du Maroc sont devenus des cadors du trafic de drogue en France.
    Parmi ses Escobar du Rif, on retiendra Mohamed Benabdelhak dit le Bombé, 35 ans seulement et déjà grand parrain de la drogue, recherché depuis 2008 en France et en Belgique et en cavale au Maroc. Le gouvernement marocain refuse d’arrêter et d’extrader ses trafiquants marocains identifiés et qui inondent l’Europe et l’Algérie en haschisch.
    Le point de repère de cette nouvelle french connexion c’est Creil, à une soixantaine de kilomètres de Paris. Vaste supermarché de la drogue qui abreuve tout le nord de la France et une partie de la Belgique et bien sûr l’Algérie.
    Ses trafiquants freelance, produisent leur cargaison à un millier de kilomètres au sud de la France, sur les plateaux du Rif marocain. De la petite route défoncée qui longe la mer à flanc de montagne jusqu’à la frontière algérienne, on a recensé des milliers d’hectares de champs de haschisch, qui font vivre près de 700.000 paysans disséminés dans les campagnes alentour.
    Avec quelques autres, de sa famille, ils règnent depuis plus de cent ans sur les 2000 tonnes cultivées chaque année dans cette région montagneuse.
    Le kilo est vendu à 3000 euros. Ce trafic est monté par Sofiane Boukhedimi, de Clichy-la-Garenne, surnommé le Mozart des trafics. Ce dernier avait même monté une société d’énergie solaire à Dubaï.
    Ce «Pablo Escobar du Rif», qui marche avec des bodygard est capable de fournir avec la régularité d’un métronome des tonnes de hasch. Ses trafiquants marocains maîtrisent tout.
    La production, mais aussi la descente en bord de mer, où elle sera chargée sur les bateaux, les convois en plusieurs voitures ou en camions, jusqu’aux barrages de gendarmes qui, assure-t-il, sont de mèche avec lui. C’est un véritable business qui générerait pas loin de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an en France, et autant au Maroc où l’on parle sans fard de réduction des coûts, augmentation des marges et concurrence déloyale.
    Ses Escobar venant d’Afrique du Nord, sont protégés par le roi du Maroc et son Makhzen, un peu comme était le président du Panama, le général Manuel Antonio Noriega, qui a été arrêté et placé en détention par les Etats-Unis pour trafic de drogue et blanchiment d’argent. Le journaliste du Point les surnomme «Mozart des trafics» et affirme qu’ils bénéficient de la complicité des services de sécurité et des douaniers marocains au point de leur payer des vacances en France. Ces nouveaux barons de la drogue qui sont une menace pour l’Algérie, défrayent la chronique dans l’Hexagone, avec ses dizaines de règlements de comptes à la kalachnikov.
    En 20 ans, le voyou marseillais d’antan à la Jean-Paul Belmondo qui s’illustrait dans le passé dans les braquages, les courses-poursuites rocambolesques, les machines à sous et le proxénétisme s’est fait détrôner par une criminalité d’un genre nouveau qui préfère régler ses comptes à la kalachnikov et se définit elle-même comme une caste d’entrepreneurs ambitieux.
    Fini la sandwicherie de quartier pour blanchir l’argent, les sommes en jeu sont trop importantes. Désormais, les parrains des cités de banlieue en France engagent des conseillers financiers londoniens pour repérer les meilleurs investissements industriels en Ukraine ou en Pologne.
    #Maroc #Haschich #Cannabis
  • PE-Algérie : Droit de vivre et de respirer

    par Abdou BENABBOU


    La myopie flagrante du Parlement de l’Union européenne est bien trop évidente pour que lui soit témoignée la moindre considération. L’hypocrisie du contenu de la dernière résolution sur les droits de l’homme en Algérie a des insinuations vides de sens et de contenu et on imagine aisément le pourquoi d’une telle gesticulation agressive, alors que l’Union devrait d’abord ouvrir les yeux sur ce qui se passe chez elle. L’Algérie n’est pas, bien entendu, un éden où tout est vert et rose, mais ses habitants, contrairement à des milliers de miséreux occidentaux dans les tréfonds des bas quartiers, ne mangent pas encore de rats et n’ont jamais été soumis à la dictature des huissiers qui se faisaient plaisir à jeter à la rue femmes et enfants.

    On occulte les bastonnades des policiers et on n’accorde aucune attention à ceux qui trépassent parce que leur peau est noire, n’ayant durant toute leur vie que l’obligation de raser les murs pour ne pas être victimes de délit de faciès.

    A l’évidence, il y a quelque lourde incongruité dans la vision que projettent des parlementaires européens sans aucun discernement sur les Algériens. La nouvelle et subite attention accordée par des parlementaires activistes connus et identifiés, ne doit cependant pas être perçue avec légèreté. Elle survient au même moment que deux faits majeurs que les états-majors, tapis dans l’ombre, savent conjuguer et associer. Le premier est consécutif à l’intention déclarée des autorités algériennes de revoir et de réadapter les accords d’association pour que les intérêts soient équitablement partagés. Le deuxième, plus large et non astreint à de bilatéraux échanges, ne peut être extirpé du chamboulement actuel que vit depuis quelques mois le monde arabe. L’étroitesse retenue des définitions du droit de l’homme est souvent synonyme de surdité et d’aveuglement. La démocratie, la justice et les droits de l’homme ne sont plus que des objets de trocs monnayés au gré de cupides intérêts. Ce qu’il y a de scandaleux dans cette part de forfanterie est que ceux qui s’investissent en juges excellent à éviter de s’appesantir sur les grands drames où il n’est pas seulement question de droits humains mais de droits de vivre et de respirer.

    Le Quotidien d’Oran, 30 nov 2020

    Tags : Algérie, Parlement Européen,

  • Sahara Occidental – Maroc : Les Sahraouis sur tous les fronts

    LEUR ARMÉE SE DÉPLOIE SUR LE TERRAIN ET LES SOUTIENS AFFLUENT DE PARTOUT: Les Sahraouis sur tous les fronts

    Des «unités de la gloire et la dignité ont ciblé des positions de l’ennemi en menant des attaques intenses sur les bases des soldats de l’occupation à Rousse la vallée de Tmat dans le secteur de Hauza, ainsi que dans le «secteur de Smara».

    Les attaques de L’armée de libération populaire sahraouie (ALPS) contre les positions de l’armée marocaine ne connaissent pas de répit. Visiblement décidée à répliquer avec une grande détermination à l’agression marocaine, l’ALPS a intensifié ses bombardements ciblant les bases et positions de l’armée d’occupation marocaine. Tout le long du mur de la honte, le pilonnage n’a pas cessé depuis plusieurs jours. Le ministère sahraouie de la Défense, qui rend compte de la situation sur le terrain a révélé dans son communiqué sahraouie n°16 que «les combattants de l’Armée de libération ont mené vendredi des attaques intenses sur les positions de l’ennemi, ciblant des positions des soldats de l’occupation dans le secteur de Tachla». La persistance de l’ALPS est un message clair de la République Sahraouie à l’endroit du Maroc quant à la volonté des Sahraouis de ne pas se laisser faire. L’agression perpétrée contre des civils est attentatoire à la sécurité de la personne sahraouie avant toute autre considération. A ce titre, la riposte est légitimée par le Droit international que Rabat a d’ailleurs outrepassé à Guergarat.

    Le déploiement des militaires Sahraouis ne relève pas d’une démonstration symbolique, mais constitue une véritable présence sur le terrain qui finira par attirer l’attention de la communauté internationale. Et pour, cause, les forces de l’APLS, rapporte le communiqué du ministère sahraoui de la Défense, ont mené des attaques intenses visant des «retranchements de l’ennemi à Oum Dighen dans le secteur Baghari».

    Deux régions donc à portée de tirs des militaires sahraouis. Le même communiqué souligne, à ce propos que des «unités de la gloire et la dignité ont ciblé des positions de l’ennemi en menant des attaques intenses sur les bases des soldats de l’occupation à Rousse la vallée de Tmat dans le secteur de Hauza, ainsi que dans le «secteur de Smara». Ces attaques «destructives» ont engendré «des dégâts «considérables» matériels et humains dans les rangs des forces d’occupation marocaines», rapporte le communiqué. Cela sur le terrain militaire. Au plan politique, les manifestations de soutien au peuple sahraoui se sont multipliées ces derniers jours. Ainsi, une grande militante sud-africaine des Droits de l’homme a interpellé l’Onu sur la question. Catherine Constantinides a appelé l’ONU à fixer une date pour l’organisation d’un référendum permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit légitime à l’autodétermination. Près de 30 ans plus tard, «faute de volonté politique et sans référendum en vue, la mission onusienne, MINURSO, chargée d’organiser et de surveiller le référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui du Sahara occidental, a échoué», a-t-elle souligné.

    De son côté, l’Alliance socialiste australienne a condamné l’agression du Maroc et appelle à la tenue d’un référendum. «Nous condamnons l’agression du Maroc et l’occupation continue» des territoires du Sahara occidental et «le pillage systématique des ressources naturelles sahraouies avec la complaisance des entreprises internationales», a indiqué l’exécutif national de l’Alliance socialiste. A Paris, ce sont des centaines de manifestants qui s’étaient rassemblées, ce samedi, sur la «Place de la République» de Paris pour dénoncer l’agression marocaine contre des civils sahraouis à El Guerguerat et appeler l’ONU à agir pour obliger le Maroc à se conformer au droit international. Les manifestants, munis de pancartes et de banderoles, ont scandé des slogans contre l’agression marocaine et exprimé leur solidarité et soutien à l’armée de libération sahraouie à El Guerguerat, dans le sudouest du Sahara occidental.

    Sur le front diplomatique, c’est encore le silence plat et l’on voit aucune velléité du Maroc de reconnaître son tort. Bien au contraire, «Rabat mobilise des manifestants en soutien à ses convoitises coloniales», révèle l’ambassadeur de la République sahraouie en Algérie, Taleb Omar. «Les rapports de presse et les médias sociaux mettent au clair au quotidien la mobilisation par l’occupant marocain de manifestants pour mener des sit-in dans des pays européens pour conforter ses convoitises coloniales en recourant à la menace et au harcèlement», a signalé M.Omar.
    Nadera Belkacemi

    Ouest Tribune, 30 nov 2020

    SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara



  • Prensa francesa revela la guerra de fake news en el Sáhara Occidental

     

    Después de AFP, France 24 revela la manipulación mediática del Makhzen marroquí

    Después de la AFP, le toca el turno a France 24 de desvelar en su programa Los Observadores unas antologías de intoxicaciones retransmitidas en las redes sociales marroquíes por el Makhzen.

    Entre estas noticias falsas, un video de la plataforma de una estación, que ha registrado más de 246.000 visitas. Afirma mostrar el equipo militar marroquí enviado en tren al puesto fronterizo. “Artillería pesada en dirección al sur de Marruecos”, decía la leyenda del video publicado el 17 de noviembre, cuatro días después del lanzamiento de la operación militar en Guerguerat.

    Solo aquí: la revista The Observers tuvo éxito gracias a la herramienta de verificación InVid, que verifica el extracto en Internet, en particular con diferentes buscadores y para descubrir a través del buscador ruso Yandex por el que encontramos el origen. video real: Estados Unidos, en 2015. También notamos un cartel que indica la estación por la que pasa el tren: “Bob Hope train station”, la estación adjunta al aeropuerto de Burbank, California.

    El mismo video fue envenenado previamente en Egipto en julio de 2020. Pero nuevamente, el video es antiguo y también proviene de los Estados Unidos. Gracias a la herramienta InVid y luego al motor de búsqueda ruso Yandex, encontramos el video original, que se remonta al menos a abril de 2017. Al comienzo del extracto original, recortado en la publicación falsa, podemos ver la bandera estadounidense así como el nombre de la empresa de transporte Union Pacific en la parte delantera del tren.

    Captura de pantalla del video original. El nombre del transportista y la bandera estadounidense se pueden ver en la parte delantera del tren al comienzo del extracto.

    ¿Un tanque del Frente Polisario destruido por el ejército marroquí?

    Aquí nuevamente la imagen de un tanque destruido compartida el 15 de noviembre por varias páginas de Facebook marroquíes y presentada en las redes sociales marroquíes como un tanque saharaui, destruido por el ejército marroquí, en respuesta a disparos saharauis, cerca del “muro de Sables ”, el muro de seguridad de Mahbes, a 8 km de la frontera con Argelia.

    Pero esta foto tiene casi 30 años: data de la Segunda Guerra del Golfo y fue tomada en Irak. Es, en verdad, un tanque iraquí alcanzado por tanques británicos. Al realizar una búsqueda inversa de imágenes con el motor de búsqueda ruso Yandex, se puede encontrar la misma foto en la página de Wikipedia de la batalla “73 Easting”, que tuvo lugar en febrero de 1991 en el sureste de Irak. . La prueba en imágenes:

    Ataúdes presentados como los de los combatientes saharauis

    Otra creación del Makhzen, esta foto que muestra ataúdes envueltos en los colores de la República Árabe Saharaui Democrática fue publicada por una página local de Facebook en Laâyoune el 18 de noviembre, menos de una semana después del lanzamiento de la operación militar marroquí en Guerguerat. Cuenta la leyenda que 50 miembros del Polisario fueron asesinados por el Real Ejército de Marruecos en la comuna de Tinduf, Argelia, en la frontera con Marruecos.

    En verdad, esta foto es antigua y no tiene nada que ver con el conflicto en Marruecos, como ha comprobado AFP Factuel. Usando una búsqueda de imagen inversa (vea cómo hacerlo aquí), hay varios artículos que relatan el accidente de avión militar del 11 de abril de 2018 cerca de Argel. La foto data del 26 de abril y muestra el funeral de las 25 víctimas saharauis que estaban a bordo.

    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara