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  • La Chine face au défi du Coronavirus… La théorie du complot

    On croise les doigts: l’Algérie reste pour l’heure épargnée de l’épidémie du coronavirus, dernière version après le SRAS en 2003 et le MERS de 2012. Face au fléau rampant baptisé 2019-nCoV, les services sanitaires compétents, veillent au grain, calmement, sûrement, évacuant tout signe d’appréhensions, dès lors que rien ne présage de la présence du virus dans nos murs.

    Cependant, le concentré de dangers que véhicule la nouvelle souche de coronavirus, ne s’est pas sédentarisé en Chine, se rappelant à son mauvais souvenir dans un paquebot de croisière placé en quarantaine au large de Tokyo, puis en France dans la région de Haute Savoie. Ce sévère syndrome respiratoire aigu, s’éparpille donc rapidement, en laissant des traces irréversibles, d’où son caractère sournois et dangereux. Le nombre de contaminés dans le navire américain de plaisance, le Diamond Princess, s’est multiplié par 22 en 10 jours, faisant bondir le nombre des infectés de 8 à 174 hier mercredi, sur les 3700 touristes interdits de quitter leur hôtel flottant.

    Dans la station d’hiver de Haute Savoie, les responsables français reconnaissent que 4 adultes et un enfant sont infectés. Et face à cette situation qui a émergé dans la ville chinoise de Wuhan, l’OMS demeure impuissante, la période d’incubation s’étale entre 1 et 12,5 jours, se projetant même sur 14 jours, nul médicament spécifique n’est recommandé pour prévenir ou traiter l’infection et aucun vaccin n’a encore été élaboré. Parce qu’il faut savoir que lorsqu’une nouvelle maladie apparaît, un vaccin ne devient disponible qu’à l’issue d’un processus de mise au point des vaccins, ce qui peut prendre des années…», dixit l’OMS. Et cerise sur le gâteau, l’OMS annonçait lundi dernier que «nous n’avons pas pu examiner les données pertinentes pour ce nouveau coronavirus, ni déterminer comment la transmission a été évaluée».

    L’Organisation Mondiale de la Santé, exprime en personne ses craintes sur l’évolution de cette épidémie. Entre les 1113 décédés et 44.633 infectés dans le pays du soleil levant, l’un des représentants de l’institution planétaire, reconnaissait ce mardi dans un plateau de télévision, que «beaucoup de personnes ont été contaminées sans jamais avoir voyagé en Chine». Enfin, autre curiosité de cette souche qui se balade dans l’atmosphère, même une personne ne présentant aucun signe de contamination par le 2019-nCoV, peut infecter un simple passant qui la croise ou la côtoie. Des informations récentes, attestent que les personnes infectées par le syndrome contaminent autrui avant de présenter eux-mêmes des symptômes manifestes. Comme quoi, et l’un des experts de l’OMS l’a confié, «n’importe quelle étincelle isolée est susceptible dorénavant, allumer un feu que n’importe quel pays ne pourra contrôler».

    La situation inquiète l’ensemble du globe terrestre, parce que chercheurs et spécialistes avancent dans le brouillard. L’OMS ne réagit par ses recommandations, seules armes pour juguler l’épidémie dont souffre terriblement la Chine. Cette maladie influe sur sa prospérité, laissant à présent percevoir son image en trompe l’œil. Si l’agent qui sème le désarroi à Pékin et dans tous les pôles économiques de l’univers, est identifié, les images de l’opulence se tarissent. La Chine a réussi à quadrupler son PIB alors que pour le reste du monde occidental et américain, il a difficilement doublé. Dans cette conjoncture sanitaire, les Chinois ne bondissent pas de joie, la prospérité s’est transformée en mirage, mais la mobilisation autour du 2019-nCoV, renvoie à toutes les batailles et défis de l’histoire ancestrale et moderne de l’Empire. L’épidémie est cernée à Wuhan, Huang gang, comme dans d’autres foyers secondaires et les Chinois s’évertuent à «comprendre» les contours du troisième virus de la famille des corona pour résoudre le mal. Combien de temps prendront-ils ? A ce jour, aucune éventualité. Surtout qu’en cet épisode compliqué du quotidien chinois, le fléau donne cours à de bizarres et étranges réactions envers le pays de X Jinping, entre actes discriminatoires à l’égard des asiatiques qui se sont multipliés dans plusieurs pays occidentaux et honteuses exploitations médiatiques américaines et européennes.

    Car, au lieu d’apprécier les efforts chinois, beaucoup de titres du vieux et nouveau Continent se sont focalisés à répandre des critiques diverses et amplifiées sur les retards des scientifiques et chercheurs à développer un vaccin. La réponse du Dr Ryan de l’OMS lors d’une récente conférence de presse sur le sujet, rétablit entièrement la vérité et cible directement les attaques des médias dirigés: Personnellement, je pense moi-même ainsi que le DG de l’OMS, n’avons jamais vu un engagement d’une telle ampleur comme réponse à l’endémique. La réaction du gouvernement chinois, a été massive et mérite un crédit énorme».

    C’est ce qu’on appelle la théorie des complots.

    Par Fayçal Haffaf

    Ouest Tribune, 12 fév 2020

    Tags : Chine, coronavirus, Etats-Unis, concurrence, conspiration, complot,

  • Palestine : Le deal de toutes les prédations

    Trois grands conflits en Afrique et au Moyen Orient ont jeté un voile sur un vieux problème que l’humanité traîne depuis plus de 70 ans. En effet, le Mali, la Libye et la Syrie vers où convergent les inquiétudes des Occidentaux, des Africains et des Arabes, ont relégué au second plan la question de décolonisation en Palestine. La récente sortie de Trump avec son «deal du siècle» renseigne, si besoin, des conséquences de l’absence de vigilance sur le dossier palestinien.

    Certes, les deux époques sont différentes, l’origine des conflits également, mais l’on constate dans les deux cas une volonté occidentale de maintenir la plaie ouverte. Les Britanniques, les Français et les Américains, le trio de pays qui n’ont pas hésité à attaquer l’Egypte de Nasser en 1956, pour sauver Israël, pousser ces dernières années les pays du monde à entrer dans un conflit international et ouvert contre la Syrie. Un seul objectif sous-tend cette attitude guerrière: fragiliser au maximum le pays-cible pour le rendre dépendant de leur volonté et l’offrir à Israël, dont le rêve de contrôler le monde arabe, n’a jamais été aussi près d’être réalisé.

    Dans ce monde arabe, il y a également l’Algérie. Après l’échec de l’anéantissement de cette grande Nation, le même trio milite «secrètement» pour allumer la mèche d’un autre conflit aux conséquences insoupçonnables aux frontières sud et est du pays. Pareille perspective n’anéantira certainement pas l’Algérie, mais risque de l’affaiblir au sens où elle aura, en tant que puissance régionale, à gérer une situation inextricable où des dizaines de pays impliqués dans la guerre, voudraient tirer profit de la situation.

    Le but des Occidentaux à travers l’internationalisation des conflits libyen, syrien et malien, est sans doute de créer des foyers de tension permanents qui viendraient s’ajouter à la question palestinienne. Cela reléguera aux calendes grecques le règlement d’une des plus importantes et légitimes revendications de l’humanité depuis l’imposition par les pays du tiers-monde du principe de l’autodétermination.

    Il est vrai que ces conflits arrangent deux alliés objectifs de l’Occident: Israël. Le printemps arabe et Daech ont complètement occulté les souffrances du peuple palestinien encore sous le joug de l’occupation. Comme quoi les «Révolutions» et le terrorisme servent les pouvoirs les plus injustes de la planète.

    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 12 fév 2020

    Tags : Palestine, Etats-Unis, Israël, deal du siècle, autodétermination, Proche Orient, monde arabe, terrorisme, Daech, printemps arabe,

  • Algérie – Essais nucléaires français au Sahara : Le visage de la barbarie coloniale

    En 1960, l’Algérie, malgré les épreuves, n’était pas loin de l’indépendance dont les lueurs clignotaient dans un tunnel dont on entrevoyait le bout.

    Après les manifestations du 11 décembre, peu en doutaient, sinon ceux qui allaient, pour reprendre la bonne formule d’Yves Courrière, allumer «les feux du désespoir». Le général de Gaulle, revenu aux affaires deux années auparavant, cherchait à sortir du bourbier algérien. Il organise en janvier 1961 un référendum sur l’autodétermination pour recueillir l’assentiment du peuple pour sa politique.

    Les résultats confortèrent sa démarche sans se résigner encore à prononcer le mot indépendance. Mais des négociations vont bientôt s’amorcer, d’abord à Melun puis à Evian 1 où la question du Sahara se révélera vite un point d’achoppement entre les délégations du gouvernement français et du FLN.

    L’enjeu était double. Il s’agissait d’abord d’exploitation du pétrole découvert en 1956 et qui assurait déjà 40% des besoins de l’économie française. Pouvoir poursuivre les essais nucléaires était l’autre souci des Français. Sans la possession de l’arme nucléaire alors détenue par trois pays (USA, Urss et Grande-Bretagne), la France ne pouvait prétendre au rôle de puissance que lui assignait son «chef» si attaché à la souveraineté au point de répudier, un peu plus tard, l’Otan.

    C’est le 13 février 1960, à 7h04, qu’explose Gerboise bleue au sud de Reggane. C’est sur le même site d’expérimentation que se produiront trois autres essais en surface. Gerboise sera successivement, bleue blanche, rouge puis verte le 27 décembre 1960. Le choix des couleurs n’était pas fortuit mais renvoie à celles du drapeau tricolore. Jusqu’à 1966, l’armée française va changer de site. Treize autres bombes vont exploser à In Ekker, au nord de Tamanrasset.

    En vertu des accords d’Evian signés le 18 mars 1962, l’article 5 de la déclaration de principe relative aux questions militaires stipule que la France utilisera pour une durée de cinq ans les sites comprenant les installations d’In Ekker, de Reggane et de l’ensemble de Colomb-Béchar Hamma Guir. Longtemps, les officiels et les médias évitaient soigneusement le sujet qui, comme toutes les questions militaires, relevait quelque peu du tabou. La première fissure se produit en 1985 avec le très beau documentaire d’Azzedine Meddour.

    A partir d’un montage ingénieux d’archives, «Combien je vous aime» évoque cet épisode de la barbarie coloniale. Tout au long des années 1990 du siècle dernier et 2000, les langues vont se délier, tant en France qu’en Algérie, pour relater les effets de ces essais.

    Les circonstances du déroulement des effets et les accidents longtemps occultés sont mieux connus. Des associations, les médias ne cesseront pas de mettre en valeur cet épisode.

    A une demande de repentance est associée une exigence de réparation et d’indemnisation des victimes. Mais le dossier paraît conditionné par l’issue du traitement du contentieux de la mémoire qui relève des relations entre les Etats.

    R. Hammoudi

    Sud Horizons, 12 fév 2020

    Tags : Algérie, France, bombe atomique, essais nucléaires, repentance,

  • Le Pentagone déploie ses forces en Afrique pour «mieux concurrencer la Chine et la Russie»

    Afin de «mieux concurrencer la Chine et la Russie», le Pentagone a annoncé mercredi un premier ajustement de ses forces en Afrique avec le rapatriement d’une unité de combat qui sera remplacée par des «instructeurs» chargés de former leurs collègues africains.

    Le ministre de la Défense Mark Esper a «ordonné le déploiement de la 1e Security Force Assistance Brigade (SFAB) de l’armée de terre sur le continent pour conduire des missions de formation, conseil et assistance dans des pays phares d’Afrique», a indiqué une porte-parole du Pentagone, Alyssa Farah, dans un communiqué, cité par l’AFP.

    Leur arrivée, destinée à «mieux concurrencer la Chine et la Russie» en Afrique, permettra à l’armée américaine de rapatrier les unités de combat de la 101e Division aéroportée vers sa base de Fort Campbell, dans le Kentucky (sud), a-t-elle précisé.

    Selon un responsable du Pentagone ayant requis l’anonymat, cet échange, qui est prévu dans quelques semaines, ne signifie pas qu’il y aura moins de militaires américains sur le terrain, les unités rapatriées représentant à peu près les mêmes effectifs que les 800 «instructeurs» qui les remplaceront.

    La Russie et la Chine, une menace pour Washington en Afrique

    Les États-Unis veulent réduire leurs opérations antidjihadistes dans le monde pour mieux se préparer à répondre à ce qu’ils considèrent comme une menace de la Russie et de la Chine envers leur suprématie militaire dans le monde.

    Mais en même temps, ils ne veulent pas laisser le champ libre en Afrique à Moscou et Pékin, qui cherchent à accroître leur influence sur le continent, a souligné mercredi le patron des forces terrestres américaines en Afrique, le général Roger Cloutier.

    «Le message que je transmets à mes partenaires (africains), c’est que nous ne partons pas», a indiqué le général Cloutier au cours d’une téléconférence au Pentagone. «Nous sommes encore impliqués».

    Selon un récent rapport du bureau de l’inspecteur général du Pentagone, un organisme indépendant dont c’est le premier rapport public sur les opérations militaires américaines sur le continent africain, «la menace terroriste en Afrique persiste et en certains endroits, s’accroît».

    L’Africom modifie sa stratégie

    Le commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom) a modifié sa stratégie face aux groupes extrémistes sur le continent, en se fixant désormais l’objectif de les «contenir» et non plus de les «affaiblir», note l’inspecteur général Glenn Fine, dans ce rapport.

    Quelque 6.000 militaires américains sont actuellement déployés en Afrique, précise le rapport, dont 800 en Afrique de l’Ouest où ils soutiennent notamment les efforts antidjihadistes de la France au Sahel, et 500 éléments des forces spéciales en Somalie où ils combattent les djihadistes shebabs, affilés à Al-Qaïda.

    La plus grosse base américaine est celle de Camp Lemonnier, à Djibouti

    Echouroukonline, 13 fév 2020

    Tags : Afrique, Etats-Unis, Africom, Chine, concurrence, commerce, économie,

  • Le slovaque Miroslav Lajcak pourrait être le prochain envoyé de l’ONU pour le Sahara occidental

    L’AFP vient de confirmer le scoop du site sahraoui Ecsaharaui et Lakome2. Citant une source diplomatique des Nations Unies qui a requis l’anonymat, l’agence de presse française confirme que le Ministre slovaque des Affaires Etrangères Miroslav Lajcak pourrait succéder l’Allemand Horst Koehler à la tête du processus de paix onusien entamé il y plus de 30 ans en vue de régler l’épineux conflit du Sahara Occidental qui oppose le Maroc au Front Polisario.

    Rappelant que M. Lajcak a déjà présidé l’Assemblée générale des Nations Unies, AFP indique que le poste d’Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara Occidental est vacant depuis mai 2019, date à laquelle l’ancien président allemand Koehler a été poussé à la démission par le parti pris de certaines puissances, notamment la France, en vue d’imposer une solution basée sur une autonomie, ce qui est rejeté par le mouvement de libération sahraoui.

    Le poste est vacant depuis mai 2019, lorsque l’ancien président allemand Horst Kohler a démissionné pour des raisons de santé.

    A moins qu’une des parties officielles au conflit ne s’y oppose, la nomination de Lajcak devrait être confirmée dans les semaines à venir, ont indiqué les diplomates à l’AFP sous couvert d’anonymat.

    Pour Antonio Guterres, la tache de trouver un successeur à Kohler n’a pas été facile. « Plusieurs candidats ont refusé de prendre leurs fonctions à leur demande, ou ont été rejetés par l’une des parties au conflit, ont indiqué des diplomates », indique la même source.

    Kohler avait réussi à ramener les parties à la table des négociations en Suisse en décembre 2018 et à nouveau en mars 2019, mais aucun progrès significatif n’a été réalisé.

    Selon un média marocain, le chef de la diplomatie slovaque porte dans CV « un savoir référendaire » en raison de l’expérience acquise dans le contentieux qui a conduit le Montenegro à l’indépendance en 2006. « Lajcak a aidé à négocier, organiser et superviser pour l’Union européenne un référendum sur l’indépendance du Monténégro, avant d’être le haut représentant de la communauté internationale en Bosnie », signale-t-il.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, Algérie, Mauritanie, ONU, MINURSO, Miroslav Lajcak, envoyé personne de l’ONU,

  • Libya: Banned cluster munitions used in Tripoli

    Forces affiliated with the Libyan National Army (LNA) used cluster munitions in a residential area in Tripoli on December 2, 2019, Human Rights Watch said today. The forces, under the command of Khalifa Hiftar, have been battling forces loyal to the United Nations-recognized Government…

    Read more from the source : Kenya Star

     

     

     

     

    Tags : Libya, cluster munitions,

  • Principes simples de cryptographie expliqués

    La plupart des responsables sécurité et des informaticiens considèrent la cryptographie, ou « crypto », comme une « boite noire » où l’on ne souhaite pas forcément comprendre comment cela fonctionne, car cela fait appel à des concepts mathématiques complexes et inaccessibles au commun des mortels. C’est vrai, mais les principes de base sont très simples à comprendre. L’objectif de cet article est de passer ces principes en revue, mais aussi de voir lequel il faut utiliser, dans quel cas, et avec quel degré de sécurité réelle.

    NOTA BENE : Pour éviter toute confusion, on appellera « crypté » tout élément non « lisible », et « décrypter » les techniques qui permettent de le rendre lisible. Si on dispose de la clef on parlera de « déchiffrer » au lieu de « décrypter ». « Décrypter » c’est donc rouler dans une voiture sans avoir la clef de contact, alors que « déchiffrer » c’est rouler dans une voiture où l’on a la clef (ce qui ne veut pas forcément dire que l’on est le propriétaire)…

    Un peu d’histoire…

    Dans son histoire courte « The Gold bug » éditée en 1843, Edgar Allan Poe explique les rudiments du cassage de code secret, et imagine que l’esprit humain pourra casser n’importe quel code que l’ingéniosité humaine pourrait concevoir. Pendant le siècle et demi suivant, la bagarre entre les fabricants de codes et les briseurs de code a connu des intrications et les complications qui auraient enchanté Poe. Un code réputé incassable a bien été inventé en 1918, bien que son invulnérabilité n’ait pas été prouvée avant les années 1940. Le code dit « symétrique » était plutôt impraticable parce qu’il exigeait de l’expéditeur et du récepteur de convenir à l’avance d’une clef -un chiffre aléatoire secret-, avec dans certains cas une utilisation unique chaque fois qu’un message secret a été transmis. Des codes plus pratiques, avec des clefs courtes et réutilisables, voire aucune clef secrète du tout, ont été développés dans les années 70, mais à ce jour ils demeurent dans un flou mathématique, sans qu’aucune preuve de « cassabilité » ou d’invulnérabilité ne soit établie.

    L’art de la cryptographie a commencé il y a au moins 2.500 ans, avec les Egyptiens, Les Grecs puis les Romains, Jules César et son fameux « code 3 », et a joué un rôle important dans l’histoire depuis. Un des messages codés ou « cryptogramme » le plus célèbre, la note de Zimmermann, a probablement précipité l’entrée des États-Unis dans la 1ère Guerre Mondiale. Quand le cryptogramme a été cassé en 1917, les Américains comprirent que l’Allemagne avait essayé d’attirer le Mexique à adhérer à son effort de guerre, en promettant des territoires Américains au Mexique en cas de victoire.

    Pratiquement simultanément, les Américains Gilbert S. Vernam d’ATT Company et Joseph Mauborane des transmissions de l’armée Américaine, ont développé le premier code réputé incassable appelé le chiffre de Vernam. Une particularité distinctive de ce code est son besoin de clef unique utilisée pour crypter le message transmis, en n’étant jamais réutilisée pour envoyer un autre message. (Le chiffre de Vernam est également connu comme le carnet à feuilles jetable des espions, chaque feuille étant utilisée pour coder un message puis détruite soigneusement, comme le magnétophone dans « Mission Impossible »….) La découverte du chiffrement de Vernam n’a pas généré beaucoup d’utilisations industrielles à l’époque parce que l’invulnérabilité n’a été prouvée que beaucoup plus tard, et parce que ses conditions d’utilisation étaient peu pratiques pour les particuliers et les entreprises, jusqu’à l’apparition de l’ordinateur personnel en 1980.

    Un exemple de crypto symétrique : Le code de Che Guevara

    Quand en 1967 l’armée bolivienne a capturé et a exécuté le révolutionnaire Che Guevara, elles ont trouvé sur son corps un brouillon de message à transmettre au Président cubain Fidel Castro. Le Che a employé le fameux chiffrement réputé incassable inventé par Gilbert Vernam en 1918. Les lettres composant le message du Che (en Espagnol) sont traduites une première fois en un nombre décimal à deux chiffres par une règle fixe, à savoir :

    Par lui-même ce procédé n’aurait assuré pratiquement aucune protection. Les chiffres du message sont alors répartis dans des blocs à cinq chiffres. Ils deviennent la ligne supérieure de chaque groupe de trois lignes sur la feuille de brouillon. La ligne au milieu de chaque groupe est la clef, une combinaison de chiffres aléatoires connus seulement de Guevara et Castro :

    On additionne alors le chiffre de la première et deuxième ligne pour produire un cryptogramme, formant le résultat sur la troisième ligne, qui est la seule envoyée par des moyens classiques interceptables comme le télégraphe ou la radio ondes courtes. En raison de l’addition des chiffres principaux avec ceux aléatoires, ce cryptogramme est lui-même une chaine décimale aléatoire, ne diffusant aucune information sur le message original, excepté à quelqu’un qui connait la clef. A l’autre bout, le bureau du code de Castro soustrait les mêmes chiffres au message reçu reconstruisant alors dans l’ordre les nombres de la rangée supérieure, ce qui donne le message en clair. Beaucoup d’espions et de diplomates ont employé le chiffre de Vernam tout au long du 20ème siècle. La clef, plutôt que d’utiliser des chiffres décimaux, utilise maintenant des éléments binaires 0 et 1, et les additions et les soustractions étant effectuées en base 2 par la machine, plutôt qu’en base 10 à la main. Néanmoins, la clef doit encore être disponible à la fois où elle produit le code et à l’endroit du déchiffrement, et donc elle doit être parfaitement gardée pendant toutes les phases de la livraison et de stockage pour l’empêcher de tomber dans les mains d’un adversaire.

    En raison de cette limitation les soldats et les diplomates ont continué à utiliser des systèmes plus faibles utilisant des clefs plus courtes ou réutilisées. En conséquence, pendant la deuxième guerre mondiale, les alliés ont pu lire la plupart des messages secrets transmis par les Allemands et les Japonais. Il n’était nullement facile casser ces codes, mais c’était une question de temps. Par exemple certaines lettres ont une fréquence plus élevée dans une langue, le « e » ou le « s » que par exemple que le « q » ou le « x »… En comptant les occurrences d’une série on pouvait éventuellement en déduire des lettres, voire des syllabes utilisées d’avantage dans une langue, comme « et » ou « par »… Ce dispositif s’appelle la cryptanalyse. Les américains ont donc utilisé des indiens Cherokee pour leurs messages « source » ce qui brouillait le message en clair pour les Japonais qui cherchaient des mots en Anglais… Mais en essayant toutes les combinaisons possibles avec 26 lettres et 10 chiffres, ont finira fatalement par casser le code. On appelle cette technique le « brute force ». La tâche formidable de casser des codes de plus en plus sophistiqués fût donc l’un des facteurs qui ont stimulé le développement des ordinateurs capables d’exécuter des millions d’opérations donc de tentatives par seconde.

    CRYPTO Asymétrique

    Sous l’impulsion de l’armée Américaine, l’intérêt universitaire pour la cryptologie s’est développé au milieu des années 70, quand Whitfield Diffie, Martin E. Hellman et Ralph C. Merkle, de l’Université de Stanford, ont découvert le principe de la cryptographie à clefs publiques (PKC).

    Un peu après, en 1977, Ronald L. Rivest, Adi Shamir et Leonard M. Adleman, du MIT, ont conçu une application pratique : L’infrastructure à clefs publiques asymétriques ou PKI. Ces systèmes diffèrent de tous les codes précédents, du fait que les parties souhaitant communiquer n’ont pas besoin de convenir d’une clef secrète à l’avance. L’idée de la PKI pour un utilisateur, que nous appellerons Alice, est de choisir aléatoirement une paire mutuellement inversible employée à la fois pour le chiffrage et le déchiffrage ; Elle publie alors les instructions pour effectuer le chiffrage (clef publique) mais pas le déchiffrage (clef privée).

    Un autre utilisateur, appelé Bob, peut alors utiliser l’algorithme public d’Alice pour préparer un message que seule Alice peut déchiffrer. Ainsi, n’importe qui, y compris Alice, peut utiliser l’algorithme de chiffrement public de Bob pour préparer un message que seulement lui peut déchiffrer. C’est simple il suffisait d’y penser ! Ainsi, Alice et Bob peuvent converser secrètement sans partager le moindre secret préalable. Les PKI sont donc particulièrement appropriées pour chiffrer le courrier électronique et les transactions commerciales, qui se produisent souvent entre les parties qui, à la différence des diplomates et des espions, n’ont pas prévu préalablement leur besoin de communiquer secrètement. En contrepartie on ne sait pas si ces systèmes utilisés dans toutes nos transactions bancaires -par exemple à travers SSL et HTTPS- sont réellement solides. En effet, Shamir en 1982, maintenant à l’institut de Weizmann de la Science en Israël, à craqué l’un de ces systèmes le knapsack cipher. En Juillet 2004, deux jeunes femmes de l’Université de Shanghai ont annoncé la possibilité de calcul d’inversion de MD5 et SHA1, protocoles largement utilisés dans toutes nos communications chiffrées. Edgar Poe va sourire dans sa tombe : il se pourrait qu’il y ait une méthode d’attaque intelligente, jusqu’ici non découverte, qui pourrait casser tout code secret actuel en quelques minutes, voire « au fil de l’eau ». Il se peut qu’Alice et Bob aient du souci à se faire si une puissance nationale ou économique disposait d’une telle puissance de calcul… Diffie et Hellman ont d’ailleurs alerté de nombreuses fois la communauté scientifique dans les années 90, en expliquant qu’il y avait une faille grossière dans le codage de deux bits de DES (triple DES est largement utilisé dans nos communications chiffrées notamment dans HTTPS). Il se pourrait que cette faille ait été introduite volontairement lors de la conception du code pour permettre à une puissance nationale de décoder facilement les échanges cryptés sur son territoire. Ainsi la confidentialité des données et des flux chiffrés ne la serait pas pour tout le monde…

    Le talon d’Achille de la crypto

    En fait le talon d’Achille des solutions existantes de cryptographie est le processus d’échange des clefs. Tandis que les techniques conventionnelles de distribution se fondent sur la clef publique ou l’échange manuel. Une entité qui « renifle » le flux peut donc intercepter l’échange de clef, générer une fausse clef et se faire passer pour l’entité émettrice. Le récepteur va donc coder son message avec la fausse clef ce qui aura pour conséquence, primo que le message sera décodé par l’intrus en temps réel, et deuxio que le destinataire ne recevra pas le message d’origine, mais éventuellement un message modifié…

    Voici un exemple d’interception de flux SSL dans un aéroport en WIFI, basé sur le principe du « man in the middle » et de la génération d’une fausse clef publique.

    La STEGANOGRAPHIE : dissimuler l’information au lieu de la crypter.

    La steganographie a été inventée par les Grecs pour dissimuler des informations à leurs ennemis. Ils inscrivaient sur le crane d’un esclave une information sensible, les cheveux repoussaient, puis le moment venu ils décapitaient l’esclave et récupéraient l’information… Ce « one time password », bien que cruel, leur garantissait de cacher une information de manière parfaite. En effet, le mot steganographie vient du Grec « steganos » qui veut dire « caché » mais dans le sens de « enfoui », comme un sous-marin… Le mot Grec « crypto » veut dire également « caché », mais dans le sens « on ne comprend pas la signification ». Deux mots de Grec donc, pour deux traitements des informations sensibles, distincts et complémentaires.

    Dans la « crypto » si on reprend notre mot Grec, on chiffre le message avec une clef et on transmet la clef à tous les destinataires potentiels, permettant ainsi le déchiffrement ; En cas d’interception, le message ne pourra pas être lu sans la clef. Par exemple, le message chiffré sera « DAH » et la clef « 3 ». Le message en clair sera donc « AVE », « D-3=A » et ainsi de suite. En décalant de trois caractères la lettre d’origine on obtient le message en clair.

    Le problème est, qu’une donnée cryptée attire l’attention dans une masse de données en clair. Il est évident pour un hacker ou une puissance étrangère, que les données chiffrées sont les données les plus « intéressantes ».

    Il faut donc appliquer une autre stratégie pour les données dites « secrètes », les plus sensibles de toutes, celles qui ne doivent pas attirer l’attention. La steganographie moderne utilise un programme qui va encapsuler le fichier secret à protéger dans un autre fichier dit « hôte », plus grand, et qui sera anodin comme une photo ou une musique. Ce logiciel rend le fichier secret totalement invisible et perdu dans la masse de fichiers « en clair »…

    Plusieurs avantages à cette technique : Lors de la perte d’un ordinateur portable, les fichiers réellement sensibles ne seront pas visibles par le voleur. Les douanes et autres systèmes de scan qui se concentrent sur les fichiers cryptés ne verront pas ces contenus. Des données secrètes au niveau même de l’entreprise ne seront pas visibles par d’autres personnes que celles au courant de l’existence du fichier. Même les informaticiens ne seront pas au courant de ces fichiers et ne pourront pas les lire.

    Quelques inconvénients : Au niveau de la sécurité d’un pays, tous les délinquants peuvent utiliser ces techniques pour éviter d’être interceptés dans leurs agissements frauduleux. Les fuites d’informations à travers l’envoi d’un email sont facilitées pour les personnels indélicats.

    Il faut donc connaître ces techniques et les expliquer aux dirigeants des entreprises afin de mieux protéger les données secrètes. « Un secret n’existe pas, sinon ce n’est plus un secret …», comme disent les militaires.

    De quels programmes dispose-t-on pour mettre en œuvre la steganographie ? J’en utilise deux : Invisible Secrets 4, un shareware Roumain…

    Et Truecrypt qui me permet de cacher un volume virtuel de mon disque dur, lui-même crypté…

    Voici la photo « hôte » et la photo contenant le fichier caché ; Bien entendu on ne voit aucune différence à l’œil nu. La différence est dans le contenu du fichier, et dans la « vraie vie » le fichier d’origine n’étant pas disponible, il faut d’abord trouver quel fichier parmi des centaines de milliers, celui qui contient l’information steganographiée. Bien entendu on peut renforcer la sécurité en combinant la steganographie avec un chiffrement à l’intérieur du fichier… J’ai fait un challenge sur mon blog sur ces fichiers pour bien comprendre le mécanisme : www.netwizz.com

    Image hôte « normale »

    Image contenant le fichier steganographié

    Si vous arrivez à déchiffrer le document vous aurez l’email qui prouvera votre exploit…

    La CRYPTO Quantique

    Un développement inattendu et récent est l’utilisation de la mécanique quantique afin d’exécuter des exploits cryptographiques irréalisables par les seules mathématiques. Les équipements cryptographiques quantiques utilisent typiquement des photons de lumière polarisés et tirent profit du principe de Heisenberg, un principe d’incertitudes, selon lequel la mesure d’un système quantique modifie l’état du système qu’il cherche à mesurer. L’écoute clandestine d’un flux crypté par la crypto quantique permettrait donc de manière absolue de modifier les données par une perturbation inévitable, alertant les utilisateurs légitimes. La cryptographie quantique exploite cet effet pour permettre à deux parties qui ne se sont jamais réunies ou vues, et donc qui ne partagent aucune information secrète à l’avance, de communiquer dans un secret absolu sous le nez d’un adversaire. Les techniques quantiques aident également à l’accomplissement des buts cryptographiques plus subtiles, importants dans un monde « post guerre-froide », tels que permettre à deux parties mutuellement méfiantes de prendre des décisions communes basées sur une information privée, tout en compromettant sa confidentialité le moins possible. Vous n’avez pas tout compris ? Voici donc la métaphore du « petit chat est mort »…

    Pour décrire ce phénomène, on parle parfois du paradoxe du chat de Schrödinger qui est pour l’observateur à la fois mort et/ou vivant. Lorsque le chat dort, il est immobile, et l’on ne peut pas dire en le regardant s’il dort ou s’il est mort. Le chat peut donc être dans deux états différents que l’on ne peut différencier uniquement par l’observation.

    L’observateur qui veut étudier avec une certitude absolue l’état de mort du chat ne pourra s’assurer qu’il est bien mort qu’en essayant de le réveiller. Si le chat est bien mort, le chat ne se réveille pas, donc ne change pas de position, donc l’état n’est pas perturbé, et l’on peut étudier cet état de mort du chat en étant certain que le chat que l’on observe est bel et bien mort.
    Mais l’observateur qui veut étudier avec une certitude absolue l’état de sommeil du chat ne pourra s’assurer de cet état qu’en réveillant le chat. C’est ici qu’est le paradoxe : en réveillant le chat, l’observateur altère l’état qu’il voulait étudier, et il ne peut donc plus l’étudier. L’astuce consiste donc à supposer que le chat est endormi (probabilité = 50% = 1 chance sur 2), à l’observer d’abord, puis à vérifier ensuite en essayant de le réveiller. On ne conserve les résultats de l’observation que si le chat se réveille.

    Avec seulement 2 états possibles, le raisonnement est simple. Tout se complique si l’on considère qu’il y a plusieurs chats à étudier en même temps et qu’il y a 3 états possibles, c’est à dire que chaque chat peut être soit mort, soit endormi, ou bien les 2 états à la fois en superposition…
    Cependant au niveau quantique, il ne s’agit pas seulement d’un modèle permettant de rendre compte de notre ignorance du système. Les particules sont véritablement dans cet état superposé, et il en découle un certain nombre de propriétés inédites à notre échelle. Une mesure sur un système quantique va le forcer à choisir un des états. On parle de projection.

    La cryptographie quantique résout définitivement le problème de la distribution de clés. Cette technologie de rupture protège de manière absolue les communications voix, données et images. Au lieu de transmettre les clés, ce procédé les fabrique de manière dynamique grâce aux principes universels de la physique quantique. Pour la première fois dans l’histoire de la cryptographie, les clés ainsi obtenues sont invulnérables.

    La nette différence entre la crypto traditionnelle et la cryptographie quantique réside dans le fait que l’émetteur transmet au récepteur une chaîne continue de bits véhiculés par des grains de lumière appelés photons. Si un intrus essaie de les intercepter, leur état changera de manière irréparable. L’émetteur et le récepteur détecteront la tentative d’espionnage. La chaîne corrompue est alors rejetée. Aucun de ces bits douteux ne sera utilisé pour établir une clé. Seuls les photons intègres fournissant une information sans risque participent à la génération de clés secrètes.

    En cryptographie traditionnelle, le risque d’une attaque par « man in the middle » reste indétectable. Les pirates réalisent alors une copie des messages transmis et procèdent ensuite à leur cryptanalyse en vue de briser les codes secrets. Les crypto systèmes actuels n’offrent aucune résistance contre de telles interceptions.

    En revanche, la cryptographie quantique détecte systématiquement les intrusions et supprime le risque d’espionnage. Si un intrus tente de cloner les informations transportées par les photons envoyés sur la fibre optique reliant deux interlocuteurs, la mécanique quantique garantit que cette attaque entraînera une perturbation détectable. Les utilisateurs légitimes de la ligne retarderont alors l’envoi d’informations sensibles jusqu’à ce que la sécurité du lien soit de nouveau assurée.

    Pour la toute première fois dans l’histoire de la cryptographie, la sécurité absolue des communications via liaisons optiques est rendue possible grâce aux lois de la physique quantique. Mais Edgar Poe aurait-il encore raison ? N’y a-t-il pas un moyen de casser le code ?

    L’ordinateur quantique : le passage de la télé « noir et blanc » à la télé couleurs…

    L’algorithme de Shor est un algorithme quantique pour factoriser un nombre N en temps O((log N)3) et en espace O(log N), nommé en l’honneur de Peter Shor. Beaucoup de crypto systèmes à clé publique, tels que le RSA, deviendraient cassables par un tiers si l’algorithme de Shor était un jour programmé dans un calculateur quantique pratique. Un message chiffré avec RSA peut être déchiffré par factorisation de sa clef publique N, qui est le produit de deux nombres premiers. Il est connu que les algorithmes classiques ne peuvent pas faire cela en temps O((log N)k) pour n’importe quel k, donc, ils deviennent rapidement impraticables quand N augmente, à la différence de l’algorithme de Shor qui peut casser le RSA en temps polynomial. Autrement dit, un ordinateur quantique changerait une durée exponentielle en durée linéaire en utilisant tous les états intermédiaires entre 0 et 1. Un peu comme si l’ordinateur au silicium actuel était une télé en « noir et blanc – zero et un » alors que l’ordinateur quantique était une télé « couleurs » avec une palette d’états entre le blanc et le noir…

    Comme tous les algorithmes pour calculateur quantique, l’algorithme de Shor est probabiliste : il donne la réponse correcte avec une haute probabilité et la probabilité d’échec peut être diminuée en répétant l’algorithme. L’algorithme de Shor fut utilisé en 2001 par un groupe d’IBM, qui factorisa 15 en 3 et 5, en utilisant un calculateur quantique de 7 qubits. Le qubit est le bit de base d’un ordinateur quantique. Si une entité était capable de fabriquer un ordinateur quantique de, par exemple, 8 qubits, il serait équivalent à la puissance de 256 ordinateurs (2 puissance 8)… Avec un ordinateur à 40 qubits on aurait l’équivalent de puissance de 1 099 511 627 776soit 1099 milliards d’ordinateurs au silicium… Sachant que si l’on utilisait simultanément tous les ordinateurs de la planète on aurait une puissance de calcul maximum de 1 milliard d’ordinateurs soit 1000 près de fois moins…

    Autrement dit un mot de passe de 12 caractères qui résisterait près de 43.000 ans à une attaque « brute force », ne résisterait plus que 1,2 secondes avec un ordinateur quantique, ou un code de 16 caractères (128 bits, c’est-à-dire nos communications SSL) qui résisterait à une attaque brute force pendant 2,8 x 10 puissance 35 années (c’est-à-dire 35 zéros derrière 2,8), ne résisterait plus que 2 minutes et demi avec un ordinateur quantique à 64 qubits… Aujourd’hui certaines compagnies annoncent des ordinateurs quantiques de 512 voire 1024 qubits en préparation, sans pour autant que l’on ait vu le moindre prototype…

    Conclusion (temporaire)

    Edgar Poe aura-t-il finalement tort ou raison ? A chaque avancée de la cryptographie, il y a des possibilités nouvelles de décryptage. Ce qui apparaît clair, est que toute puissance économique et militaire qui voudra se maintenir à la pointe devra constamment engager des recherches, et la voie semble toute tracée pour l’ordinateur quantique, la cryptographie quantique et les nanotechnologies nécessaires pour l’atteindre.

    Source

    Tags : Crypto, cryptographie, espionnage, Etats-Unis, 5G, Chine, informatique,

  • Les Etats-Unis ressortent une vieille histoire d’espionnage pour avertir que les autres pays espionnent aussi

    Le Washington Post réchauffe la vieille histoire de la société (suisse) crypto :

    Pendant plus d’un demi-siècle, les gouvernements du monde entier ont fait confiance à une seule entreprise pour garder secrètes les communications de leurs espions, soldats et diplomates.

    La société, Crypto AG, a obtenu son premier contrat pour la construction de machines de codage pour les troupes étatsuniennes pendant la Seconde Guerre mondiale. Riche en argent, elle est devenue un fabricant dominant de dispositifs de cryptage pendant des décennies, naviguant sur des vagues de technologie allant des engrenages mécaniques aux circuits électroniques et, enfin, aux puces de silicium et aux logiciels.

    La firme suisse a gagné des millions de dollars en vendant du matériel à plus de 120 pays pendant une bonne partie du 21e siècle. Parmi ses clients figuraient l’Iran, les juntes militaires d’Amérique latine, les rivaux nucléaires de l’Inde et du Pakistan, et même le Vatican.

    Mais ce qu’aucun de ses clients n’a jamais su, c’est que Crypto AG était secrètement détenue par la CIA dans le cadre d’un partenariat hautement secret avec les services de renseignement ouest-allemands. Ces agences d’espionnage ont truqué les dispositifs de la société afin de pouvoir facilement casser les codes que les pays utilisaient pour envoyer des messages cryptés.

    Cet arrangement, qui dure depuis des décennies et qui compte parmi les secrets les plus étroitement gardés de la guerre froide, est mis à nu dans un historique classifié et complet de l’opération, obtenu par le Washington Post et la ZDF, un radiodiffuseur public allemand, dans le cadre d’un projet de reportage commun.

    Le fait que Crypto AG était une opération de la CIA/NSA/BND est connu depuis des décennies. On se demande pourquoi l’histoire de la CIA a maintenant été divulguée au Washington Post et à la chaîne de télévision publique allemande ZDF.

    Scott Shane @ScottShaneNYT – 14:38 UTC – Feb 11, 2020

    En 1995, à l’@baltimoresun, avec @TBowmanNPR, j’ai écrit une longue histoire sur les relations secrètes de la NSA avec Crypto AG, permettant aux États-Unis de lire les secrets de nombreux pays : lien. Maintenant @gregpmiller a l’histoire officielle de la CIA de ce projet qui dure depuis des décennies.

    L’histoire de Greg est une lecture fascinante sur ce que nous avons décrit en 1995 comme l’une des grandes opérations de renseignement de la guerre froide, remplissant des détails que nous ne pouvions que deviner il y a 25 ans. Je suis heureux de voir que nous avons bien compris l’histoire.

    Je me souviens très bien qu’à la fin de mon voyage en Suisse en 1995 pour retrouver d’anciens employés de Crypto AG, l’un d’eux a réussi à trouver un mémo de 1975 qui montrait qu’une mathématicienne de la NSA du nom de Nora Mackebee avait participé à une réunion de conception de la Crypto.

    Deux ans après que Scott Shane ait divulgué l’histoire, Wayne Madsen l’a essentiellement plagiée pour écrire une histoire similaire pour un magazine d’amateurs de conspiration :

    Sanho Tree @SanhoTree – 13:48 UTC – Feb 11, 2020

    Pour mémoire, j’ai publié l’histoire de Crypto AG il y a 23 ans, lorsque j’étais rédacteur en chef de Covert Action Quarterly.

    Si vous voulez comprendre pourquoi la communauté du renseignement étatsunien est si effrayée par Huawei, c’est parce qu’elle joue le même jeu depuis des décennies. Crypto AG : La pute de Troie de la NSA ?

    —

    Scott Shane @ScottShaneNYT – 15:05 UTC – Feb 11, 2020

    Répondre à @SanhoTree
    Et pour mémoire, l’histoire du CAQ de 1997 s’appuyait principalement sur l’histoire @baltimoresun que j’ai écrite avec @tbowman en 1995 : TRUQUER LE JEU

    La société suisse Crypto AG est devenue inutile pour la NSA lorsque les gens sont passés à des ordinateurs standard pour chiffrer leurs informations et ont utilisé Internet pour les envoyer. Elle avait besoin d’autres sociétés qu’elle pouvait manipuler.

    À cette époque, cet auteur était le directeur technique d’une grande société d’accès à Internet. Lorsque nous avons dû choisir une plateforme de pare-feu pour nos réseaux internes, nous avons discuté cyniquement pour savoir s’il était préférable d’acheter du matériel Cisco, pour être ensuite espionné par la NSA, ou d’acheter à la société israélienne Checkpoint qui avait probablement une porte dérobée du Mossad. (Nous avons acheté les deux et les avons empilés).

    Le fait qu’un tel cynisme était tout à fait justifié est devenu évident lorsque Edward Snowden a révélé les machinations de la NSA. Peu de temps après, Juniper Networks, un fournisseur de gros équipements de backbone, a été découvert comme ayant au moins deux portes dérobées de la NSA dans son système d’exploitation. D’autres sociétés “occidentales” d’équipement de télécommunication ont été manipulées de la même manière :

    Même les entreprises de pays neutres ne sont pas à l’abri des manipulations de la NSA. Un ancien employé de Crypto AG a confirmé que de hauts fonctionnaires étatsuniens ont approché des pays européens neutres et ont fait valoir que leur coopération était essentielle à la lutte contre les Soviétiques pendant la guerre froide. La NSA aurait reçu le soutien des sociétés de cryptographie Crypto AG et Gretag AG en Suisse, de Transvertex en Suède, de Nokia en Finlande, et même de sociétés nouvellement privatisées dans la Hongrie post-communiste. En 1970, selon un document secret des services de renseignement allemands du BND, fourni à l’auteur, les Allemands prévoyaient de “fusionner” les opérations de trois sociétés de cryptographie – Crypto AG, Grattner AG (une autre société de chiffrement suisse), et Ericsson de Suède.

    Alors pourquoi l’histoire prétendument secrète de la CIA d’une histoire déjà connue a-t-elle été divulguée à l’heure actuelle ? Et pourquoi a-t-elle également été divulguée à une chaîne de télévision allemande ?

    Sanho Tree en donne la raison probable :

    Si vous voulez comprendre pourquoi la communauté du renseignement étatsunien est si effrayée par Huawei, c’est parce qu’ils jouent le même jeu depuis des décennies.

    L’histoire du WaPo elle-même établit également ce lien :

    On retrouve également des échos de Crypto dans les soupçons qui tourbillonnent autour de sociétés modernes ayant des liens présumés avec des gouvernements étrangers, notamment la société russe anti-virus Kaspersky, une application de textos liée aux Émirats arabes unis et le géant chinois des télécommunications Huawei.

    L’histoire réchauffée de Crypto AG est une subtile calomnie contre Huawei et Kapersky.

    Les États-Unis veulent convaincre les pays européens de ne pas acheter de produits Huawei pour leurs réseaux 5G. Ils veulent leur rappeler que les produits de télécommunication peuvent être manipulés. Ils veulent faire craindre que la Chine utilise Huawei pour espionner les pays étrangers, tout comme les États-Unis ont utilisé Crypto AG.

    C’est aussi la raison de ce récent titre trompeur de Reuters que l’histoire elle-même a démystifié :

    Germany has proof that Huawei worked with Chinese intelligence: Handelsblatt (“L’Allemagne a la preuve que Huawei a travaillé avec les services secrets chinois : Handelsblatt”)

    “A la fin de 2019, les Etats-Unis nous ont transmis des renseignements selon lesquels Huawei aurait coopéré avec les autorités de sécurité chinoises”, selon un document confidentiel du ministère des Affaires étrangères, cité par le journal.

    Les “renseignements étatsuniens” qui nous sont transmis pour manipuler quelqu’un ne sont bien sûr pas des “preuves” pour quoi que ce soit.

    Les États-Unis font pression sur leurs alliés à un très haut niveau :

    Le secrétaire d’État Mike Pompeo a déclaré jeudi que le Parti communiste chinois était “la menace centrale de notre époque”, alors même qu’il cherchait à évoquer les perspectives d’un accord commercial entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, ce qui a repoussé la pression étatsunienne visant à interdire à une entreprise chinoise l’accès aux futures infrastructures de télécommunications.

    La critique cinglante du gouvernement chinois a été le langage le plus fort utilisé par Pompeo alors que l’administration Trump cherche à convaincre les alliés étatsuniens des risques que représente l’utilisation d’équipements de Huawei, un géant chinois de la technologie.

    Une semaine après le message de panique de Pompeo, Trump a pris le téléphone pour convaincre Boris Johnson qui n’était pas impressionné :

    Les relations précédemment étroites de Donald Trump avec le Premier ministre britannique Boris Johnson semblent sur le point de s’effondrer, suite aux nouvelles révélations que le président lui a faites au téléphone.

    Le comportement de Trump lors de l’appel de la semaine dernière a été décrit par les officiels comme “apoplectique”, et Johnson aurait maintenant mis en suspens les plans d’une visite imminente à Washington.
    …
    L’appel, qu’une source a décrit au Financial Times comme “très difficile”, est arrivé après que Johnson ait défié Trump et ait accordé à la société de télécommunications chinoise Huawei les droits de développer le réseau 5G du Royaume-Uni.

    La fureur de Trump a été déclenchée par le soutien de Johnson à Huawei malgré les multiples menaces de Trump et de ses alliés selon lesquelles les États-Unis retireraient leur coopération en matière de sécurité avec le Royaume-Uni si l’accord était conclu.

    Les menaces de Trump auraient “irrité” le gouvernement britannique, Johnson étant frustré par le fait que le président n’ait pas proposé d’alternatives à l’accord.

    Les produits Huawei sont assez bons, relativement bon marché et facilement disponibles. Ils sont tout aussi buggés que les produits des autres fournisseurs d’équipement. La véritable raison pour laquelle les États-Unis ne veulent pas que quiconque achète les produits Huawei est qu’ils sont la seule grande entreprise de réseau que les États-Unis ne peuvent pas convaincre de leur fournir des portes dérobées.

    Les pays européens ne craignent pas la Chine, ni même l’espionnage chinois. Ils savent que les États-Unis font la même chose à une échelle beaucoup plus grande. Les Européens ne voient pas la Chine comme une menace et ils ne veulent pas être impliqués dans l’escalade des prises de bec entre les États-Unis et la Chine :
    “De quel côté votre pays devrait-il se ranger dans un conflit entre les États-Unis et la Chine ?”

    Les États-Unis réchauffent leurs propres histoires d’espionnage pour démasquer l’espionnage chinois présumé (Moon of Alabama)
    Source

    Les États-Unis viennent d’inculper quatre officiers militaires chinois pour le piratage d’Equifax en 2017, au cours duquel des millions d’adresses et de données financières ont été volées. L’ancien directeur général de la CIA, Michael Hayden, avait défendu ce type de piratage comme étant de l’”espionnage honorable” et Equifax avait rendu ridiculement facile l’accès à ses systèmes :

    Cinq jours seulement après qu’Equifax ait rendu publique sa violation, KrebsOnSecurity a annoncé que le compte administratif d’un portail de règlement des litiges d’Equifax destiné aux consommateurs argentins était grand ouvert, protégé par la combinaison de mots de passe peut-être la plus facile à deviner : “admin/admin”.

    Inculper des officiers militaires étrangers pour espionnage alors qu’ils ont simplement volé des serveurs à peine protégés est considéré comme offensant. Que feront les États-Unis lorsque la Chine fera de même ?

    Chaque nation espionne. C’est l’un des plus vieux métiers du monde. Que les États-Unis fassent autant de bruit autour de l’espionnage chinois présumé alors qu’ils sont eux-mêmes les plus grands pécheurs est indigne.

    Le Saker Francophone, 11 fév 2020

    Tags : Etats-Unis, Allemagne, Suisse, Crypto, espionnage, Chine, 5G, 

     

  • Sahara: La position de l’Autriche, la Slovénie et la Slovaquie

    Vienne, 21 mai 2013

    L’Ambassadeur, Représentant Permanent

    A

    Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères

    et de la Coopération -Rabat-

    Cab/1

    Objet: A/S DE la question nationale. 

    Réf. : Votre lettre 419 du 25/4/2013

    Suite à votre lettre citée en référence, j’ai l’honneur de vous communique la note ci-jointe concernant la question nationale et l’action des séparatistes dans les trois pays d’accréditation à savoir l’Autriche, Slovénie et la Slovaquie). La note comprend quatre parties ci-après :

    La position officielle des pays d’accréditation. 

    Le statut de la représentation du Polisario. 

    Les appuis et soutiens locaux .

    Les activités des séparatistes. 

    Avec ma haute considération

    Note de synthèse au sujet de la question nationale

    I La position des pays d’accréditation : Autriche, la Slovénie et la Slovaquie 

    le discours officiel : 

    Dans les trois capitales, la quintessence de la position officielle se résume comme suit : 

    Les trois pays s’alignent sur la position de l’UE. Ils soutiennent les efforts du SG de l’ONU et de son envoyé personnel en vue d’aider les parties à parvenir à une solution politique de compromis, juste , durable et mutuellement acceptable permettant l’autodétermination de la population du Sahara Occidental dans le cadre d’arrangements négociés parrainés par l’ONU conformément aux principes et aux règles du droit international. 

    Les trois pays sont conscients du caractère bilatéral du différend. Ils ont, à plusieurs reprises, déploré le manque de dialogue ou de contacts directs entre Alger et Rabat. Ils soutiennent la dynamique de négociation enclenchée par l’initiative marocaine d’autonomie à partir de 2007 et adhérent au contenu de la résolution 1813 (2008) qui renonce à l’option d’indépendance et demande aux parties de «faire preuve de réalisme et d’un esprit de compromis». 

    Les trois pays partagent l’analyse faite par l’ex -envoyé personnel du SG M. Van Walsum sur le fait qu’un « État sahraoui indépendant » n’est pas une option réaliste pour régler ce différend régional et ils ont soutenu en son temps les résolutions du Conseil de Sécurité notamment la résolution 1813 précitée qui souligne l’abandon définitif du référendum et l’option de l’indépendance. 

    Ils considèrent le différend comme étant un facteur générateur d’insécurité et de menaces terroristes pour la région du Sahel et admettent que l’Algérie ne facilite pas la tâche de la communauté internationale pour son règlement définitif. 

    Ils sont conscients de l’importance stratégique de la région Méditerranée pour l’Europe en ce sens que la frontière de l’Europe ne se limite pas à l’Europe continentale mais s’étend au-delà. Il en résulte que plusieurs questions importantes comme le développement économique et social, l’immigration illégale, la paix et la sécurité, représentent des points communs entre les pays européens et ceux de la rive sud de la Méditerranée. Ce qui nécessite une action de coopération renforcée avec les pays de la rive sud de la Méditerranée pour le développement de laquelle le différend du Sahara, qui perdure depuis plus de trois décennies, constitue un obstacle majeur. 

    Toutefois, les trois pays affirment avec plus ou moins de nuances ne pas vouloir choisir entre les parties ; et les déclarations publiques concernant la question nationale, exprimées dans les trois capitales, sont marquées du sceau de l’ambivalence, la flexibilité et la prudence que commande le pragmatisme anglo-saxon pour servir une posture prétendument neutre. Il en résulte un partage des rôles sophistiqué entre les mass-médias, les partis politiques, les parlementaires et les ONG étant précisé que la question nationale ne mobilise guère le grand public et concerne surtout le microcosme politique à Vienne et à Ljubljana . Deux exemples ci- après en est l’illustration ; 

    En février dernier, trois partis politiques autrichiens, à savoir le parti social-démocrate (SPO), le parti du peuple (OVP) de la coalition gouvernementale et les Verts (opposition) ont présenté devant la commission des Affaires Etrangères du Parlement autrichien, une recommandation demandant au Ministre des Affaires Etrangères « de faire pression, au niveau européen, sur le gouvernement marocain pour respecter les droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental et rendre le territoire accessible aux organisations internationales et aux médias ». Le Ministère des Affaires Etrangères, suite à une démarche entreprise à ce sujet, a fait savoir que la recommandation parlementaire dont il s’agit procède d’une action individuelle entreprise par des députés et par conséquent, elle n’engage en aucune manière le gouvernement autrichien ; 

    A Ljubljana, Le Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères de la Slovénie, M Bozo Cerar a affirmé le 20 avril 2013, le soutien de son pays au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination lors de la session du Comité du Parlement slovène du 17 avril 2013 en réponse au député socio-démocrate, Samo Bevk concernant les derniers développements de la question du « Sahara occidental ». Interrogée à ce sujet, le Ministère des Affaires Etrangères slovène a indiqué que le Ministre plaide pour l’application du principe de l’autodétermination sur la base des conditions négociées établies d’un commun accord par les parties. 

    Au niveau des parlements, les députés et sénateurs qui abordant le sujet s’expriment à titre personnel et n’engagent ni les partis ni les gouvernements. La Presse relate rarement et se limite quand elle le fait à reproduire dans les pages intérieures de courts extraits de dépêches des grandes agences internationales sans commentaires à l’exception du journal Autrichien DER Standard rend compte dans sa version électronique qui traite périodiquement de l’activité des séparatistes. 

    De manière générale, les partis politiques, à l’exclusion des partis socialistes autrichien et slovène, n’ont pas d’agenda international. Il en est de même pour les mass media qui se mobilisent modérément pour les questions régionales à l’exclusion de celles concernant les Balkans, l’Europe et les relations euro-atlantiques. Le pragmatisme et la prudence observées à l’égard de la question nationale a été également de mise lors des passages des trois pays dans le conseil de sécurité durant les deux dernières décennie et au moment de votes des deux résolutions présentées par l’Algérie en 2004 et en 2006 ( cf. tableau ci-après) comme tentative visant à faire survivre une thèse tronquée et irréaliste du principe de l’autodétermination en le réduisant à l’indépendance. 

    Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie : 

    A l’instar de l’immense majorité des membres de la Communauté internationale, les trois pays considèrent que la solution du différend du Sahara nécessite des concessions réciproques dans le cadre d’une négociation de bonne foi. Ils Reconnaissent et saluent à cet égard le courage et les efforts louables consentis par notre pays pour sortir le différend de l’impasse. Ils admettent que l’initiative marocaine peut constituer une base de négociation sérieuse et constructive pour aboutir à une voie d’application de l’autodétermination qui rencontre l’agrément de toutes les parties. 

    Dans un tel contexte, les diplomaties dans les trois pays ont estimé que l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc constitue un momentum significatif à saisir et ont fait part en son temps de leur adhésion à la résolution 1754 du Conseil de Sécurité adoptée à l’unanimité le 31/10/2007 laquelle prend note de l’Initiative marocaine tout en saluant les efforts sérieux et crédibles du Maroc et en demandant aux parties d’engager des négociations sans conditions préalables en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable. 

    Les éléments essentiels de l’initiative marocaine qui ont emporté l’adhésion dans les trois capitales sont les suivants : 

    L’accueil favorable et consensuel réservé par la communauté internationale à l’initiative marocaine ; 

    L’initiative constitue une réelle opportunité à même de favoriser des négociations en vue d’une solution définitive au différend dans le cadre de la légalité internationale et sur la base d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte de l’ONU ; 

    La présence de l’identité Sahraouie dans le projet d’autonomie et son incorporation dans la nouvelle constitution ; ce qui est considéré comme gage de sa stabilité et d’engagement irréversible du Royaume ; 

    La soumission du statut d’autonomie, résultat des négociations, à une consultation référendaire des populations concernées. Ce référendum, constitue le libre exercice, par ces populations, de leur droit à l’autodétermination conformément à la légalité internationale. 

    Par ailleurs il ya lieu de noter que l’Autriche, alors membre non-permanent du Conseil de Sécurité, s’était proposé avec insistance pour abriter un ou plusieurs rounds de négociations informels engagées sous l’égide des Nations Unies, sur la question nationale. Le 1er round des pourparlers informels a eu lieu DURNSTEIN prés de Vienne en 2009. L’Autriche avait proposé également d’offrir sa coopération et son expérience pour la mise en œuvre du principe d’autonomie. 

    La thématique des droits de l’homme : 

    La question des droits de l’homme figure dans l’agenda et les priorités de la politique étrangère des trois pays. les trois diplomaties reconnaissent les efforts de notre pays en matière de réformes et de la promotion de la démocratie des droits de l’homme. Dans les trois capitales l’on admet volontiers que la question des droits de l’homme fait l’objet de manipulation de part est d’autre comme c’est le cas dans tout conflit. De ce fait, la thématique des droits de l’homme ne devraient pas faire partie du mandat de la MINURSO et le mécanisme onusien préconisé pour la surveillance des droits de l’homme au Sahara est considéré dans les trois capitales comme non pertinent; les analyses et le point de vue de notre pays en l’objet sont largement partagés. Par conséquent, les trois pays sont réceptifs à notre argumentaire au sujet de l’élargissement du mandat de la MINURSO et font part de leur réserve à l’égard de toute initiative ou amendement du mandat de la MINURSO qui pourrait bloquer ou nuire un processus de négociations en cours; 

    Le cas des activistes des événements de Gdim IZIK et de Aminatou Haider : 

    La propagande des séparatistes et de leurs relais à travers l’Europe, conscients qu’ils sont du bénéfice politique qu’ils peuvent tirer des prétendues exactions et violations des droits de l’homme fallacieusement imputées aux forces marocaines, a fonctionné à plein régime pour les deux cas d’espèce , d’autant plus que les deux affaires -ceci expliquant cela- ont été suivies avec intérêt dans les trois capitales et particulièrement à Vienne. Comme à l’accoutumée, la propagande a ciblé notamment les parlementaires, les partis politiques, les mass-médias et la société civile. Elle a été axée sur plusieurs accusations dont notamment « des arrestations arbitraires, torture, traitement inhumain et dégradant, une justice militaire partiale et expéditive pour un procès civil « …..etc. 

    En résumée, malgré toutes les explications et les arguments réfutant les allégations des séparatistes et démontrant la manipulation par les services militaires et de sécurité algériens, les trois pays ont estimé – avec plus ou moins de nuance- que ces deux affaires ont in fine affecté l’image positive dont jouit notre pays dans le registre des droits de l’homme et dans ses relations avec l’Union Européenne. Dans ce contexte il ya lieu de noter que A.Haidar a été reçue en mars 2010, par la Mission Permanente de l’Autriche à New York. D’un autre côté, M.Ernst Strasser, eurodéputé autrichien appartenant au parti du peuple (OVP), et ancien Ministre de l’Intérieur, était parmi les parlementaires ayant plaidé pour introduire des éléments d’équilibre en faveur de notre pays dans le contenu de la résolution adoptée par le parlement européen suite aux événements de Laayoune. 

    S’agissant des camps de Tindouf, les trois capitales, conscientes de la gravité de la situation atypique des populations séquestrées dans les camps de avec un encadrement militaire, sans liberté de mouvement, sans droits fondamentaux et sans perspectives, sont réceptives aux points de vue de notre pays et admettent clairement la nécessité de l’établissement par le HCR d’un recensement dans les camps et ne s’expliquent pas la pusillanimité du HCR à cet égard. Ils admettent la singularité de la situation des camps de Tindouf au regard du droit humanitaire et pointe la responsabilité de l’Algérie. 

    4-Les trois pays partagent les points de vue et les analyses de notre pays sur la situation au Maghreb et au Sahel. Dans les trois capitales, et tout particulièrement à Vienne, les relations euro- méditerranéennes et particulièrement la problématique sécuritaire sont suivis avec grand intérêt. Les trois pays font part à des degrés divers de leur préoccupation au sujet de menaces globales dont notamment, l’immigration illégale, le terrorisme, le radicalisme religieux, les menaces sécuritaires et surtout le phénomène de la criminalité transnationale organisée qui sévit dans le Sahel ou la persistance du différend qui perdure depuis plus de 30ans constitue une menace réelle pour la sécurité et la stabilité dans la région. 

    II -Le statut de la représentation du Polisario 

    L’Autriche, la Slovénie et la Slovaquie ne reconnaissent pas la «RASD ». Toutefois, le Polisario est représenté en Autriche et en Slovénie. Il n’a pas jusqu’à présent de représentant en Slovaquie. Les séparatistes en visite dans les trois pays sont reçus généralement à un niveau administratif au Ministère des Affaires Etrangères. Les innombrables tentatives pour ouvrir des bureaux de représentation ont- jusqu’à présent- échoué. Dans les trois capitales les demandes formulées à ce sujet par le Polisario ont été rejetées. 

    Les différents responsables et dirigeants du Polisario en visite dans les trois capitales, n’ont pas pu être reçus à un haut niveau. Leurs contacts demeurent au niveau administratif et limités aux quelques parlementaires qui agissent à titre personnel dans le cadre de ce que les règles constitutionnelles appellent dans les trois pays le « mandat libre des députés ». 

    A Vienne comme à Ljubljana, la représentation est selon les Ministère des Affaires Etrangères respectifs des deux pays est assimilée à une ONG. Elle est assurée par une seule personne, en l’occurrence, la dénommée Najat Hamdi à Vienne et Mohammed Malainin Bagadah à Ljubljana. L’un et l’autre ne font pas partie du corps diplomatique et ne sont pas reçus au Ministère des Affaires Etrangères qu’au niveau le plus bas de l’échelle des responsables, en l’occurrence, le ( desk officer ). 

    Appuis et soutiens 

    Autriche : 

    Le gouvernement : Le gouvernement autrichien accorde une aide humanitaire annuelle de 600.000 euros aux camps de Tindouf à travers l’office européen de l’aide humanitaire. Il a également participé dans le passé à la MINURSO. 

    Les députés : 

    Mme Barbara Prammer, parlementaire, Elle est membre influent du Parti socialiste « SPÖ » . Elle a été reconduite à la tête du Conseil National de l’Autriche, suite aux résultats des élections législatives du 28 septembre 2008. 

    Mme Ulrike Lunacek, eurodéputée autrichienne, du Parti des Verts : Parlementaire autrichienne, Parti socio-démocrate (SPÖ). 

    Mme Petra Bayr, parlementaire autrichienne, porte parole du parti socio-démocrate (SPÖ) pour le développement international et membre de la Commission parlementaire des droits de l’homme au sein du Conseil National d’Autriche, affiche un appui personnel à nos adversaires. 

    Les parlementaires précités affichent un soutien permanent et ostentatoire aux séparatistes. Elles nourrissent une hostilité totalement irrationnelle -et depuis toujours -à l’égard de notre pays. Elles expriment leur soutien soit par des postures politiques partiales, soit par l’organisation d’actions et d’activités en faveur des thèses des séparatistes.

    Les personnalités politiques : 

    M. Erwin Lanc, ancien ministre autrichien des Affaires Etrangères, ancien président de l’Institut international pour la paix, et fondateur de «l’association Autriche-Sahara », 

    M. Frischenschlager, ancien Ministre de la Défense et ancien eurodéputé, Président «des européens fédéralistes- Autriche ». 

    Les ONG : 

    L’Association « austro-sahraouie » : Présidée par Mme Karin SCHEELE, représentante du SPÖ au Gouvernement du Land. Apres avoir été membre du Parlement européen de 1999 à 2008, l’intéressée s’est réinstallée en Basse-Autriche, sa province natale. Elle occupe actuellement les fonctions de conseillère régionale chargée de la Santé, des Affaires sociales et de la jeunesse. Elle visite fréquemment les camps de Tindouf et publient des rapports tendancieux et complètement à charge, à l’attention du Parlement européen sur la question des droits de l’homme. Elle organise périodiquement en Autriche des visites d’enfants sahraouis, dans le cadre d’un programme appelé « vacances en paix ». Site Web de l’Association : http://www.oesg.ws

    L’Association « Volkshilfe Österreich » : C’est une alliance internationale de nombreuse ONGs impliquées dans l’action sociale, la coopération internationale, l’aide humanitaire et l’éducation permanente, historiquement liées au mouvement syndical et aux forces progressistes de par le monde.Elle apporte un soutien politique moral et matériel inconditionnel également à l’action aux des séparatistes. Elle était derrière la candidature de la séparatiste Aminatou Haidar pour le prix « Silver Rose Award 2007 ». Site Web: http://www.volkshilfe.at

    L’Association « GEZA » : Cette association dite d’intérêt public pour la coopération au développement a pour objet et pour finalité la lutte contre la pauvreté, les droits de l’homme, la démocratie, le développement économique, l’éducation et la santé. Elle gère des projets en Afrique, en Amérique centrale et en Europe. L’agence reçoit des subventions substantielles de la part de l’agence de développement autrichien. Au plan politique, les positions de l’association sont plutôt équilibrées. Elle a rénové une école primaire dans les camps de Tindouf. Elle contribue aux aides humanitaires destinées officiellement à l’amélioration des conditions de vie des populations de Tindouf. Les coordonnées de l’association : Site web: www.geza.at

    L’Institut Renner Académie Politique du SPÖ : Cet institut organise périodiquement des activités souvent en collaboration avec l’association austro-sahraouie précitée, en faveur des thèses des séparatistes. Site Web : www.renner-institut.at

    L’Institut International pour la paix : Il est présidé par M.Peter SCHIEDER, issu du parti SPÖ et qui a longtemps présidé la commission des Affaires Etrangères au Parlement autrichien. Il a été également président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Très proches des services algériens il organise fréquemment des débats et conférences à la gloire de la diplomatie algérienne, de son rôle en Afrique et son soutien au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Site Web : www.iip.at

    Slovénie : 

    Les députés : 

    Mr. Ivo Vajgl du parti Zares (Parti libéral) député européen , ancien Ministre des Affaires Etrangères. L’intéressé est membre du groupe parlementaire européen ADLE. Il n’a pas été autorisé au Maroc, le 07 mars 2013, avec trois autres eurodéputés. 

    Mr. SAMO BEVK du Parti socio-démocrate 

    M. JANJA kLASNIC, président du comité de la politique étrangère. 

    M.BOJKO BUKAR, professeur à la faculté des Sciences sociales de Ljubljana. 

    Les deux parlementaires, et le juriste précités sont réputés proches des services algériens. Ils facilitent les contacts et les activités des différents responsables du Polisario qui visitent fréquemment Ljubljana. Lors de la session du Comité du Parlement slovène, tenue le 17 avril 2013, Mr. SAMO BEVK s’est singularisé en posant une question au Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Mr. BOZO CERAR, sur les derniers développements de la question du « Sahara occidental ». Le responsable slovène a répondu en soulignant que la Slovénie soutient le droit des peuples à disposer d’eux –même et le principe de l’autodétermination.

    Les ONG : 

    « Društvo za podporo zahodni sahari » (Association pour le soutien du Sahara occidental ». Cette association est connue dans les milieux universitaires européens œuvrant dans le domaine de la défense des droits de l’homme et du droit international comme le belge Pierre Galland, le juriste espagnol Carlos Miguel. Elle organise périodiquement des conférences sur différents thèmes qui lui sont suggérés par ses parrains à Alger. Site web de l’Association est : www.geocities.com/zahodna_sahara

    « L’Institut d’études sur le Sahara occidental », présidé par Bliss Wallis Schornsec. Comme son nom le suggère, l’institut a pour objet et pour finalité de sensibiliser le peuple slovène « à la cause des Sahraouis ». Il ne manque pas de moyens pour ce faire. Tout récemment, le centre précité a organisé à Ljubljana, le 10 avril 2013, « la 3ème conférence internationale sur la situation actuelle au Sahara ». Cette conférence a connu la participation des représentants des ONGs locales et de dénommé Mohamed Sidati, soi-disant ministre délégué chargé de l’Europe, ainsi que de la sœur de Said Dembar, décédé lors des événements de démantèlement du camp Gdim Izig. 

    Les activités : 

    Les activités du Polisario sont plutôt rares en Autriche et en Slovénie et inexistantes en Slovaquie. Elles sont sans impact médiatique et d’une influence insignifiante sur l’opinion publique. Elles ne mobilisent aucune personnalité gouvernementale, politique ou publique d’envergure, en dehors des députés précités qui s’affichent au demeurant comme des militants pour l’indépendance du Sahara. 

    La participation du corps diplomatique se limite à des agents administratifs représentant cinq Ambassades, toujours les mêmes, en l’occurrence l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Zimbabwe et Cuba. L’assistance ne dépasse jamais une trentaine de personnes émanant essentiellement de la nébuleuse des ONG, des partis des Verts et de la gauche, principalement les socialistes mobilisés par la députée autrichienne Madame Barbara Prammer. 

    Les activités s’expriment essentiellement à travers les axes ci-après : 

    Les visites périodiques des responsables de la « RASD » acteurs associatifs du Polisario en Slovénie et en Autriche ; 

    La collecte des fonds 

    Les ateliers de stage et de formation en faveur notamment des femmes sahraouis 

    organisation des voyages d’études et des séjours linguistiques en faveur d’étudiants 

    Invitation des responsables slovènes et autrichiens à visiter les camps de Tindouf 

    Conférences et tables rondes qui portent toujours sur les mêmes thèmes à savoir : La décolonisation du Sahara occidental, le principe de l’autodétermination, le droit des peuples à disposer d’eux même, la spoliation des ressources naturelles du peuple sahraoui et la thématique des droits humains. 

    Intensification des activités de lobbying menée conjointement et ouvertement avec l’Ambassade d’Algérie à la veille de tout débat dans le cadre multilatéral concernant directement ou indirectement la question nationale. 

    Compagne de propagande basée sur des thématiques récurrentes comme les droits humains, l’autodétermination et le référendum ou à l’occasion des journées mondiales (Droits de l’Homme, contre la torture, la non-violence, la femme, les droits de l’enfant… etc.) ou à l’approche des débats concernant la Question nationale au sein de l’ONU. 

    Aucune activité- aussi minime soit-elle- ne peut être organisée sans l’appui matériel et logistique fourni par les soutiens locaux. les parlementaires et les acteurs associatifs précités sont mobilisés de manière appropriée par les services algériens. Ces derniers, pour qui la fin justifie les moyens, use de toute une panoplie de méthodes- et de mode opératoires- variant en fonction des interlocuteurs- pour faire admettre, non sans mal, les thèses des séparatistes dans une opinion publique locale généralement rétive, ne se sentant pas concernée par une cause qu’elle ne comprend par un territoire dont elle ignore jusqu’à la localisation sur la carte du monde. Les défenseurs et les soutiens locaux des séparatistes sont souvent conseillés et encadrés dans leur besogne par l’universitaire belge, Pierre Galland et le juriste espagnol, Carlos Miguel. L’un et l’autre se mobilisent sur injonction de leur employeur à Alger pour servir la cause des séparatistes à Vienne et à Ljubljana 

    A l’approche des débats sur la question nationale au sein de l’Assemblée Générale ou du Conseil de Sécurité, l’Ambassade d’Algérie concentre son action sur le lobbying en faveur des séparatistes. Elle démultiplie les démarches et les visites de sensibilisation et les moyens de pression pour faire admettre le principe de l’autodétermination à l’algérienne, celui du référendum à option unique et exclusive, celle de l’indépendance. 

  • Le Maroc signale un cas de peste de petits ruminants dans la région de Tanger

    Un foyer de peste de petits ruminants à quelques kilomètres de l’Espagne.

    L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a signalé un cas de peste de petits ruminants dans la ville de Daidat, dans la préfecture de Tanger, au nord du pays. Cette maladie, qui n’a jamais été localisée en Espagne, a touché un troupeau de chèvres de 140 spécimens, dont 92 souffraient de la maladie et 68 sont morts du virus. Le diagnostic clinique de la présence de la pathologie a été confirmé par des tests diagnostiques de laboratoire avancés (virologie, microscopie électronique, biologie moléculaire et immunologie), en plus de l’autopsie des animaux.

    À cet égard, les autorités vétérinaires marocaines signalent que le 17 janvier 2020 une campagne nationale de vaccination contre les petits ruminants nuisibles et la variole ovine et caprine a commencé. Au 7 février 2020, un total de 4,6 millions de moutons et de chèvres avaient été vaccinés contre la peste des petits ruminants. Cette campagne se poursuit à l’échelle nationale.

    En outre, dans le cas de cet objectif, une série de mesures ont été mises en œuvre: surveillance en dehors de la zone de confinement ou de protection; surveillance dans la zone de confinement ou la zone de protection; mise en quarantaine; élimination officielle des canaux, sous-produits et déchets d’origine animale; désinfection; vaccination autorisée (s’il existe un vaccin; aucun traitement des animaux affectés.

    Fuente : Cabra España, 11 fév 2020

    Tags : Maroc, animaux, virus, peste, infection, ruminants,