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  • Avec «le prince de la coke», «le dealer du Tout-Paris» se venge à nouveau

    Le prince de la cocaïne est de retour. Malgré sa retraite, Gérard Fauré, soixante-dix ans passés, ne chôme pas. Après un premier opus en 2018, il publie un second tome de ses mémoires, plus sombre, avec toujours plus de révélations sur le milieu de la drogue et des gangsters. Sputnik l’a à nouveau interrogé. Une interview qui décoiffe.

    Le voilà qui arrive en berline allemande flambant neuve dans une commune des Yvelines. «Les droits d’auteur», plaisante Gérard Fauré en nous accueillant chez lui. À part ça, rien n’a changé dans son appartement depuis 2018, où nous étions venus une première fois pour Le dealer du Tout-Paris: Le fournisseur des stars parle. Après 30.000 exemplaires vendus (lui en revendique le double) et des millions de vues sur YouTube, l’ancien gangster a récidivé. Il a publié la suite de ses mémoires en janvier, Le prince de la coke. Deux opus supplémentaires seraient en cours d’écriture. Une adaptation au cinéma est même évoquée. Et pour le moment, aucune plainte en diffamation, ni de représailles.

    Son premier livre était plus autobiographique, on y trouvait son enfance au Maroc, puis son apprentissage de la délinquance en Espagne, ses braquages de banque pour le compte du SAC (Service d’action civique) aux ordres de Charles Pasqua et ses frasques cocaïnées, entre Jacques Chirac et Johnny Hallyday.

    Dans cette suite plus sombre, il revient avec moult détails sur des réseaux pédophiles au sein de l’élite parisienne, chapeautés par Bernard L., «le Jeffrey Epstein français», la corruption de certains policiers et douaniers et d’autres anecdotes sur des personnalités du showbiz. De nombreux protagonistes, cités nommément, ou pas, sont déjà morts. Pratique, ils ne pourront pas nier. Il réfute catégoriquement d’être qualifié de balance, il préfère dire sur un ton, un brin complotiste:

    «Je ne balance pas. J’informe la population française afin qu’elle sache qui est au-dessus de nous. Mais ils le savent déjà en partie, que tous nos dirigeants sont tous corrompus.»

    Bien trop explosif, son premier ouvrage Fatale confiance n’a pas été publié en librairie, il est seulement disponible sur Amazon. Craignant des procédures judiciaires pour les deux tomes du Dealer du Tout-Paris, son éditeur a caviardé de nombreux passages et des noms. Fanfaron, Gérard Fauré ne craint rien. Les juges, ça le connaît. Les prisons, aussi. Il a passé dix-huit ans derrière les barreaux. Et il s’en est évadé trois fois.

    «Il y a des procès que j’aimerais bien avoir avec certains personnages qui sont dans mon livre. Ça me ferait plaisir d’avoir une plainte d’un grand personnage et d’en découdre avec lui. D’autant plus que je suis armé, c’est-à-dire que j’ai des preuves.»

    La proximité entre les milieux politiques, littéraires et médiatiques a souvent été l’objet de rumeurs. Réalité ou fantasme?
    Révélations-chocs

    Certains faits sont connus, comme la polémique au sujet de Frédéric Mitterrand et de son tourisme sexuel, décrit dans son autobiographie. Beaucoup plus récemment, l’affaire Matzneff en est le symbole, où cet écrivain subventionné et publié chez Gallimard, a régulièrement revendiqué être pédophile. Gérard Fauré se saisit de la phrase très énigmatique de Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation nationale, lorsque celui-ci, sur le plateau de Canal + en 2011, affirme qu’un «ancien ministre» de son pays s’est «fait poisser [attraper, ndlr] à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons». Une phrase extrêmement choquante, qui a donné lieu à des enquêtes judiciaires, sans résultat. L’ancien trafiquant de drogue détaille ainsi un réseau pédophile organisé par le «Jeffrey Epstein français», du nom de l’homme d’affaires américain, impliqué dans des affaires de proxénétisme et d’agressions sexuelles, un scandale éclaboussant jusqu’à la famille royale britannique:

    «Il allait chercher des enfants au Brésil, avec la mère, parfois le père. Il les installait dans des chambres de bonne, au-dessus de son hôtel. Et l’enfant, pendant un an et demi, servait de poupée gonflable. Je travaillais avec lui. Moi, c’était pour la cocaïne, je le fournissais en cocaïne dans son hôtel, le Beverly Hills. J’étais fourré là-bas tous les soirs parce que c’était un de mes meilleurs clients. Il m’achetait par 500 g presque chaque semaine et il revendait par 100 g aux Saoudiens et Qataris qui venaient se faire des petits enfants. Et cet homme-là était protégé par un très un grand policier.»

    Avez-vous vu le film Taken, de Pierre Morel? Eh bien, ça y ressemble. Pour prouver les faits, c’est néanmoins une autre histoire.
    Une vie bien remplie

    L’ancien braqueur de banques aujourd’hui à la retraite, évoque pêle-mêle des morts suspectes notamment celles de Jean-Edern Hallier et de Mike Brant, la corruption de douaniers en France et en Belgique et autres anecdotes sur mannequins, journalistes et chanteurs.

    Comment il aurait pu avoir la carrière de John Travolta, lors d’une virée londonienne chez Robert Stigwood, producteur de Grease et de la Fièvre du samedi soir. Comment il a vendu de la cocaïne, la veille d’un vol Paris-Bogota, à deux pilotes de ligne, qui l’ont conduit finalement à bon port. Son surnom «Le prince de la coke» ne semble pas usurpé.

    Même s’il en a fini avec les trafics, ce partisan de la légalisation de nombreuses drogues a un regard ambigu sur la cocaïne et ses effets. «Il faut voir l’addition […]  Il y a beaucoup de gens qui en sont morts». Il ne regrette rien de son passé, mais il fait très attention à ne pas dresser une apologie des drogues. Il faut rappeler qu’en France, la «publicité» faite aux drogues est passible de cinq ans de prison et 75.000€ d’amende.

    Dans son livre, il décrit également sa grève de la faim en prison, car l’État lui aurait pris tout son argent. Détenant 500 millions d’anciens francs dans un compte non-résident en France: un contrôle fiscal l’aurait d’abord privé de 120 millions, la même somme aurait été prélevée par les douanes et le reste confisqué par la justice.

    «C’était de l’argent que j’avais amené de Hollande. C’était de l’argent propre en France, pas tout à fait en Hollande. J’ai donc écrit à Bérégovoy, qui était ministre à l’époque et pas de réponse. J’ai fait une grève de la faim.»

    Après une tentative de suicide, Gérard Fauré termine sa grève, après 41 jours sans manger. Et il put finalement recouvrer une partie de son magot. Affirmant ne plus être en relation avec le milieu, il ne s’ennuie pas, passant le plus clair de son temps à la lecture et l’écriture. Une écriture qu’il conçoit comme un «vomi». Une thérapie efficace?

    «J’aime faire trembler les gens. Il y en a un paquet qui tremble en France. J’ai beaucoup de choses à vomir. Tant que je ne me serais pas vidé complètement, je n’arrêterais pas d’écrire.»

    Source

    Tags : Gérard Fauré, pédophilie, prostitution, tourisme sexuel, trafic, drogue, Maroc, Le dealer du Tout-Paris: Le fournisseur des stars parle, Le prince de la coke, 

  • L’ASDHOM, selon l’ambassade du Maroc à Paris (document confidentiel)

    Ambassade du Royaume du Maroc 
                   en France

    CONFIDENTIEL                                                                Paris, le 13 août 2014

    Objet : Campagne de solidarité avec les prisonniers d’opinion au Maroc menées par l’ASDHOM

    En réponse à votre envoie sus mentionné, j’ai l’honneur de vous faire part, ci-après, des éléments d’appréciation en prévision d’un dialogue interactif avec les mécanismes onusiens dans le cadre de l’examen de la campagne de propagande, menée par l’ASDHOM autour de la l’opération de parrainage des prisonniers d’opinion au Maroc :

    L’ASDHOM a été créée en 1984, à l’initiative de ressortissants marocains ayant opté pour leur expatriation suite à des avis de recherches, lancés par le pouvoir judiciaire en raison de leur implication dans des actions ayant porté atteinte à la sûreté de l’État.

    L’idéologie communiste demeure le socle de la doctrine de cette ONG, ce qui explique les liens étroits entretenus jusqu’à présent avec les tendances politiques d’extrême gauche, les acteurs symboles et certaines organisations opérant dans les domaines humanitaire et des droits de l’homme.

    Traditionnellement hostile à l’institution monarchique, cette ONG a pour vocation, selon les status, « d’informer l’opinion publique sur toutes les violations des droits et de la dignité des droits de l’homme au Maroc », «  la défense des victimes de l’arbitraire et de la répression », « la lutte pour l’abrogation des textes considérés comme étant répressifs », et d’œuvrer pour « l’effectivité des textes garantissant les libertés ».

    Dans la liste des objectifs figurent également « la lutte contre toutes les formes de discrimination et de xénophobie vis-à-vis de la population immigrée en France » et la sensibilisation et la formation des membres de l’association à la problématique des droits de l’homme » par le biais de campagnes de propagande et essentiellement de parrainage qui sont devenus l’instrument primordial d’action de cette ONG.

    Cette ONG, dont les membres prétendent être « des démocrates et des défenseurs des principes des droits de l’homme au Maroc », est demeurée campée sur les positions traditionnelles de l’extrême gauche communiste qui prônent d’emblée une hostilité farouche à l’égard de l’institution monarchique.

    Au terme de son évolution actuelle, l’ASDHOM a observé une constance dans ses prises de position, nourrie par une attitude de dénigrement à l’égard des développements institutionnels et des processus démocratiques au Maroc. Ce qui explique son utilisation du mouvement du 20 février pour consolider le socle de sa stratégie et son ambition de crédibiliser son action vis-à-vis de l’opinion publique.

    Dans le cadre de sa ligne de conduite, cette ONG ne manque aucune occasion pour afficher son hostilité et porter atteinte à l’image du Maroc et ses réalisations.

    A la lumière des différentes campagnes entreprises et des différents acteurs politiques français et de parrainage des soit disant « violations des droits de l’homme au Maroc, détentions arbitraires, etc. », cette ONG a inscrit sa stratégie dans une démarche délibérée de dénigrement à l’égard de l’évolution des droits de l’homme au Maroc.

    Concernant le programme d’action de cette ONG, il est basé sur des campagnes de propagande, et essentiellement de campagnes de parrainage qui sont devenues l’instrument primordial de ses activités.

    En outre, cette ONG dispose d’un réseau qui lui permet d’obtenir régulièrement et de façon précise des statistiques, des information sur les différents détenus, voire même des précis sur le déroulement des procès des cas dont elle assure la prise en charge dans le cadre de son action de parrainage.

    Très active notamment en Ile-de-France, l’ASDHOM mène, depuis novembre 2012, une campagne de parrainage des détenus politiques et syndicaux au Maroc, chapeautée par le journaliste—écrivain Gilles Perrault. Au mois de novembre de chaque année, elle procède à une mise au point sur le campagne de parrainage qui se fait dans le cadre de la campagne de solidarité avec les différents groupes visés au Maroc.

    L’ASDHOM cherche à améliorer sa campagne de parrainage des « prisonniers politiques au Maroc et délits d’opinion » en insistant sur le développement de son espace de solidarité auprés d’acteurs ayant une notoriété à caractère international.

    Pour atteindre cet objectif, l’ASDHOM prône de développer des partenariats avec les organisations alliées sur le plan régional et national notamment l’Association des Marocains en France, l’Association des Travailleurs Maghrébins en France, l’Association pour la taxation des transactions financières et l’aide aux citoyens, l’ACAT, la Ligue des droits de l’homme.

    Dans le même cadre, l’ASDHOM envisage de renforcer sa présence au sein des différents collectifs et réseaux de solidarité pour chercher à renforcer sa crédibilité auprès de l’opinion publique et des différents acteurs politiques français et internationaux.

    Parmi les animateurs de cette organisation, il convient de citer AYAD AHRAM, qui est devenu la tête pensante de l’Organisation et qui, en vertu des status, ne peut prétendre à briguer un mandat de secrétaire général, AMINA Lagnaoui, Essalka Abidar, Fatima Har, Safae Faraji, Abdeghani Moussali, Omar Benalyat, Said Laayari, Karim Massaoudi, Bouchaib Senhaji et Abid El Khattabi.

    Dans l’inventaire de ses parrains de marque, figure l’écrivain Gilles Perrault qui soutient ce projet dans sa globalité et avec lequel elle compte organiser une grande rencontre pour faire le point sur l’initiative de parrainage, Claude Mangin, vice-présidente du CODESA et épouse d’Ennaâma Asfari, Annie Delay d’Amnesty International apporte également un grand soutien à ladite ONG.

    Quant à ses relations avec l’AMDH sur ses domaines d’action. Ce qui justifie davantage les motivations profondes présidant à l’action de l’ASDHOM et les limites de son habillage humanitaire.

    Depuis 2012, la campagne de parrainage s’est basée sur un recensement par groupe et par catégorie de cas dont notamment : sahraouis, journalistes, anciens partisans de l’UNEM ; islamistes, collectif Al-Haqiqa Groupe UNEM-Fès, Groupe UNEM-Taza, Groupe 20-Février Casablanca, Groupe Sahraouis-Ait Melloul, Groupe Ouarzazate-Microcrédit.

    A l’égard des sahraouis dans les camps de Tindouf, l’ASDHOM mène une approche qui s’intéresse au traitement des cas des parents des sahraouis se trouvant au Maroc sans se soucier des cas des camps de Tindouf.

    Il ressort d’une analyse globale de l’action de l’ASDHOM, son réseau et sa stratégie d’action, un habillage humanitaire qui fait ressortir les éléments suivants :

    l’ASDHOM accorde un intérêt particulier, au suivi des différents cas de « prisonniers d’opinion au Maroc » et les détenus appartenant à toutes les catégories citées dans ce rapport. Son mutisme à l’egard des séquestrés de Tindouf laisse supposer une orientation tacite et délibérée qui s’explique par le souci de préserver sa crédibilité relative vis-à-vis d’une bonne partie de la communauté marocaine en France.

    Faire du rapport de Ban Kimoon sur le « Sahara Occidental », présenté au Conseil de Sécurité, le 22 avril 2013, un document de référence de l’action de l’ASDHOM laisse entendre, en plus des orientations déjà mentionnées, une nouvelle ligne de conduite de la doctrine de cette ONG et fait ressortir, de manière tacite, les prémices d’une nouvelle prise de position à l’égard de la question des droits de l’homme dans les Provinces du Sud.

    -Les conclusions du Rapport de Juan Mendez, Rapporteur spécial, à l’issu de la mission au Maroc, sont considérées comme une référence de base de ladite organisation.

    -En dehors des éléments constitutifs de la doctrine de cette ONG, le cadre juridique et institutionnel marocain des droits de l’homme et son positionnement à l’échelle internationale demeure un dispositif ignoré en dépit d’une allusion timide à la ratification de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparition forcées.

    Il y a lieu de relever une prédisposition de cette ONG à soutenir les initiatives qui visent à nuire au contexte des relations maroco-françaises, en se servait de la question des droits de l’homme. Le cas de la campagne menée dernièrement autour du cas de Michelle Decaster, secrétaire général de l’Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique (Tanger le 11 août 2014), constitue la meilleure illustration.

    En outre, d’autres alliances de l’ADHOM vont en direction des mêmes objectifs. Il en est du colloque, organisé le 9 avril 2014, par Abderrahman Cherradi et Ayad Ahram en collaboration avec la députée européenne MarieChristine Vergiat, du groupe GUE et le collectif Al-Haqiqa.

    -L’ASDHOM se sert également du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH) qui avait souligné, dans un rapport rendu public, « le recours systématique aux détentions arbitraires » au Maroc et les « violations des droits des détenus qui en découlent ».

    -A l’égard de la ratification par le Maroc des deux protocoles facultatifs concernant la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme et celui relatif au Pacte international sur les droits politiques et civils, l’ASDHOM considère que cette adoption est « destinée uniquement à la consommation et à tromper l’opinion internationale » et « devrait être suivie d’une réelle application ».

    L’ASDHOM, en liaison avec le réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme, a exhorté, en décembre 2013, une mission onusienne séjournant dans le royaume à aller rencontrer les victimes de la « détention arbitraire » ou de leurs familles, et à s’enquérir des conditions carcérales dans le pays, rappelant que le Maroc a adopté, ces dernières années, une loi sur la lutte contre le terrorisme, considérée comme étant très large dans sa définition et permettant de « procéder à des arrestations aveugles à grande échelle ».

    -En avril 2014, l’ASDHOM s’aligne dans ses critiques en avril 2014 à l’Association des Amis de la « Rasd » qui avait estimé que le projet de réforme du Royaume relatif à la séparation des tribunaux civils et militaires « s’apparente plus à une nouvelle opération de communication » à la veille de l’adoption de la résolution onusienne sur le mandat de la MINURSO.

    Haute considération

    Le Chargé d’Affaires a.i.

    Fakhr Eddine ES-SAAIDI

    Tags : Maroc, ASDHOM, droits de l’homme, ONG, extrême gauche marocaine, communistes marocains,

  • Gueterres fier du partenariat entre l’ONU et l’Union Africaine

    Excellences,

    En ce qui concerne l’initiative visant à Faire taire les armes, l’année écoulée a été marquée par un certain nombre de succès qui témoignent de la force et de la valeur de notre partenariat.

    Nous avons entrepris ensemble, avec un grand succès, des missions de médiation et de bons offices à travers le continent, notamment en soutien aux processus électoraux.

    Et nos efforts conjoints ont fait progresser la mise en œuvre d’accords de paix.

    Les évènements récents au Soudan sont remarquables.

    L’Union africaine a été en première ligne du processus de médiation qui a abouti à la mise en place d’un gouvernement civil de transition.

    Nos deux organisations travaillent en étroite collaboration, et avec d’autres acteurs clés, pour aider le gouvernement de transition à honorer ses engagements envers le peuple soudanais.

    Je réaffirme qu’il est temps de retirer le Soudan de la liste des États qui soutiennent le terrorisme et de mobiliser un soutien international massif qui lui permette de surmonter ses difficultés.

    Cette année sera également décisive pour le Soudan du Sud, la période de pré-transition devant s’achever, encore une fois, ces prochains jours.

    Il faut que les que les dirigeants Sud Soudanais entendent la voix du peuple qui souffre et qu’ils se mettent d’accord, une fois pour toute, pour que la paix revienne au Soudan du Sud.

    La République centrafricaine est un autre exemple du partenariat stratégique qui existe entre nos deux organisations : notre mission de maintien de la paix, la MINUSCA, et l’Union africaine travaillent main dans la main pour soutenir la mise en œuvre de l’accord de paix conclu en février dernier.

    Nous devons continuer de préserver le processus de paix et garantir la tenue d’élections crédibles, libres et régulières à la fin de cette année.

    Excellences,

    Aujourd’hui, le maintien de la paix dépend de partenariats solides, tant avec les États Membres qu’avec l’Union africaine.

    Le renforcement continu du partenariat entre l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine est une priorité absolue.

    N’oublions jamais, non seulement que la plupart des opérations de maintien de la paix des Nations Unies se déroulent en Afrique, mais également que la plupart des casques bleus sont eux-mêmes africains.

    Depuis que j’ai lancé l’Action pour le maintien de la paix, il y a près de deux ans, le Secrétariat et les États Membres ont fait des progrès considérables afin de rendre le maintien de la paix plus efficace.

    Cependant, même renforcé, le maintien de la paix dans sa forme traditionnelle ne suffit souvent pas, en particulier là où il n’y a pas de paix à maintenir, comme nous le voyons au Sahel.

    Nous avons de plus en plus besoin d’opérations d’imposition de la paix et de lutte contre le terrorisme, mises en œuvre par l’Union africaine et appuyées par l’ONU.

    L’expérience du G5 Sahel et de la Somalie montre que ces opérations doivent être mandatées par le Conseil de sécurité, dans le cadre du chapitre VII de la Charte, et jouir d’un financement prévisible garanti par les contributions obligatoires.

    C’est évident pour le G5 Sahel aujourd’hui mais aussi pour la plus large coalition qu’il faut bâtir pour vaincre le terrorisme en Afrique.

    Le manque de soutien suffisant de la communauté internationale est aujourd’hui évident dans le Sahel et dans la région du lac Tchad.

    Toute une région est fragilisée par le terrorisme.

    Des milliers de personnes ont été tuées et beaucoup d’autres continuent de souffrir.

    Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, le nombre et la complexité croissants des attaques terroristes visant des cibles tant civiles que militaires démontrent la nécessité d’une intervention plus robuste et intégrée, axée notamment sur les questions transfrontalières.

    Nous devons aider les pays du Sahel à lutter contre l’exclusion et le désespoir économique ainsi que contre les dommages causés par la crise climatique.

    Nous devons contribuer à bâtir des conditions propices à l’espoir et à l’accès aux opportunités pour tous pour que le peuple puisse en bénéficier entièrement.

    Nous devons également mettre un terme au conflit Libyen.

    N’oublions pas que la crise en Libye, tout comme l’urgence climatique, a une incidence majeure sur le Sahel et au-delà.

    La Libye ne se serait pas enfoncée dans un conflit toujours plus grave et destructeur sans la complicité directe de certains membres de la communauté internationale.

    Les résolutions du Conseil de sécurité, y compris sur l’embargo des armes, sont bafouées avant même que l’encre n’ait séché. C’est un scandale inacceptable.

    Je suis conscient de l’immense frustration qu’éprouve l’Union africaine face à la situation qui règne en Libye depuis 2011 et je la partage.

    Nous avons établis hier ensemble un nouveau cadre de partenariat entre l’Union Africaine et les Nations Unies pour une coordination étroite de nos efforts communs.

    La réunion du Comité de haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye qui a récemment eu lieu à Brazzaville représente une source très importante d’espoir et j’apporte tout mon soutien à l’organisation d’un forum de réconciliation intra-libyenne en Afrique.

    Je continuerai d’insister que seule une solution politique, par et pour les libyens, apportera la paix en Libye et que toute intervention étrangère dans le conflit ne fera qu’aggraver la situation. Un cessez le feu immédiat est absolument essentiel.

    Excellences,

    Les défis auxquels nous faisons face sont complexes, multiples et de grande envergure.

    Mais ils sont aussi partagés.

    Notre réponse à ces défis doit donc être collective, globale et coordonnée.

    Je réaffirme mon engagement sans faille à continuer de collaborer étroitement avec vous pour que nous réalisions l’Afrique que nous voulons, telle qu’elle est définie dans l’Agenda 2063, et que nous fassions véritablement taire les armes pour toujours.

    Je vous remercie.

    Source : UN MEDIA 

    Tags : Union Africaine, ONU, Nations Unies, Antonio Guterres, Secrétaire Général de l’ONU, Soudan, Centrafrique,

  • On juge Matzneff et on se tait sur le scandale du ministre poissé au Maroc

    JE NE LIRAI PAS “LE CONSENTEMENT” DE VANESSA SPRINGORA

    Non, je ne lirai pas « Le Consentement » de Vanessa Springora, le récit de sa relation amoureuse durant 3 ans avec l’écrivain Gabriel Matzneff, entre ses treize et seize ans. Une relation sous emprise selon elle, liée à sa propre carence familiale.

    La parution tardive de cet ouvrage de Vanessa Springora, désormais âgée de 47 ans, me rend perplexe. Le scandale autour de cette publication, l’opprobre contre Gabriel Mazneff et l’ouverture d’une information judiciaire à son encontre pour fait de pédophilie me paraît surréaliste.

    Les journaux titrent « A 83 ans, Matzneff rattrapé par son passé »

    Quelle hypocrisie !

    De qui parle-t-on ? De celui qu’encensait François Mitterrand, celui dont les amis étaient Philippe Sollers, Emil Cioran, Christian Giudicelli, Yann Moix, Jean d’Ormesson, Frédéric Beigbeder, celui que Bernard Pivot invita à six reprises dans son émission littéraire « Apostrophe », avec l’arrière pensée, sans doute, de faire un bon audimat avec le parfum de scandale entourant son invité.

    Gabriel Matzneff n’a jamais caché son goût pour les adolescentes. Son journal publié au fil de l’eau comprend plus de 10 volumes dans lesquels il ne dissimule rien de ses préférences sexuelles interdites. Son essai “Les moins de seize ans” ne présente aucune ambiguïté non plus.

    Aujourd’hui, les éditeurs ouvrent le parapluie moral pour ne pas être contaminés, pratiquant hypocritement la censure en retirant de la vente les livres de l’écrivain : Gallimard, La Table Ronde (groupe Madrigall, contrôlé par Antoine Gallimard), Léo Scheer et Stock.

    Foutaise ! On sait que les livres sont relus par l’avocat des éditeurs pour éviter des procès, a fortiori ceux de Matzneff dont ses éditeurs connaissaient les transgressions.

    Et Antoine Gallimard de prétendre être opposé à « toute forme de censure ».

    Dans cette célèbre maison qui a édité des « palpeurs » comme Gide, Montherlant ou René Schérer, les couloirs risquent d’être encombrés de diables chargés de livres destinés au pilon !

    À croire que certains perdent la mémoire.

    Où sont ceux qui sur le plateau d’«Apostrophe» écoutaient attentivement avec des rires complices les récits du dandy de la littérature couvert de très jeunes filles au sens propre et au sens figuré ?

    Complaisamment, on nous a ressorti la séquence dans laquelle la Canadienne Denise Bombardier fustige la justice française et l’impunité de Matzneff. Quelques jours plus tard, avec un élan de solidarité, Sollers traita celle-ci de « mal baisée ». Plus récemment, Josyane Savigneau , qui chroniqua avec fidélité ses livres dans « Le Monde », fut l’une des seules à ne pas l’avoir lâché dans la tourmente en dénonçant « une chasse aux sorcières ».

    Bien entendu, aussi bon écrivain qu’il le soit, Gabriel Mazneff n’est pas au-dessus des lois, pas plus que ne l’était Michel Tournier dont l’œuvre comporte également des déclarations pédophiles.

    Dans « Le consentement », Vanessa Springora quitte le rôle de la victime pour endosser celui du témoin nous dit-on. Un témoin qui se révèle bien tardivement après que Mazneff ait publié un roman, un recueil de poèmes et un tome de son journal, voilà bien des années, sur cette relation amoureuse qui n’avait jusqu’à présent donné lieu à aucune réaction de l’intéressée.

    Les “révélations” du livre contenu dans le livre de Vanessa Springora ont incité le parquet de Paris à ouvrir une enquête du chef « de viols commis sur la personne d’un mineur de 15 ans au préjudice, notamment, de Vanessa Springora », a écrit le procureur, Rémy Heitz, dans un communiqué, le vendredi 3 janvier.

    Dans la dernière loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, adoptée le 1er août 2018, le délai de prescription pour les crimes sexuels (le viol) a été porté à 30 ans, à partir de la majorité de la victime. Cela veut dire qu’en théorie, une victime peut donc porter plainte – et les faits doivent être jugés – jusqu’aux 48 ans de la victime. Vanessa Springora est âgée de 47 ans, elle en aura 48 en mars prochain et elle peut encore porter plainte. Mais pourquoi avoir écrit ce livre avant de porter plainte pour autant qu’elle le fasse ?

    L’enquête dira donc rapidement si les faits sont prescrits ou pas, concernant Vanessa Springora, demeurant entendu que « les investigations s’attacheront à identifier toutes autres victimes éventuelles ayant pu subir des infractions de même nature sur le territoire national ou à l’étranger », a précisé le parquet.

    Ainsi l’hyper moralisme ambiant rattrape celui qui n’a jamais fait mystère de sa pédophilie, ou plutôt de sa philopédie comme il aime à la définir dans son œuvre littéraire.

    L’enquête sera facilitée par ses propres témoignages depuis les années 1970, et à ce compte-là, la justice découvrira peut-être d’autres victimes potentielles, à moins que celles-ci ne se reconnaissent pas dans ce rôle.

    Vous l’avez compris, cette affaire provoque en moi des sentiments mitigés.

    Je n’en fais pas mystère : j’apprécie l’écriture de Gabriel Matzneff , son dandysme, son courage politique. En effet, dans les années 90, il fut l’un des rares intellectuels français à prendre la défense du peuple serbe, collectivement diabolisé. Les rares qui ont eu le courage de le faire – Handke, Philippe Besson, Alain Paucard, Jean Dutourd ou Thierry Séchan – se sont ont pris des coups, car il fallait être pro bosniaque en oubliant que les Serbes étaient nos alliés durant la Seconde Guerre mondiale, et les Bosniaques les alliés des nazis.

    La grande indignation théâtrale et tardive des ex-amis de Gabriel Matzneff n’est rien d’autre qu’une tartufferie indigne.

    D’ailleurs, où est donc le scoop du livre de Vanessa Springora, qui s’étonne du retentissement de son livre.

    Hypocritement, on semble découvrir les pratiques d’une période libertaire irresponsable, nous entendons même dire que : « Les mœurs ont changé ».

    Tout cela est faux. La justice a su poursuivre les crimes d’une population de gens ordinaires composée de curés et de professeurs, prenant toutefois le soin de jeter un voile pudique – c’est-à-dire en n’ouvrant pas d’enquête – sur les mœurs d’un ancien ministre français participant à des partouzes pédophiles à Marrakech (1) ou encore sur les déclarations de Daniel Cohn-Bendit sur l’initiation sexuelle des enfants.

    Rappelons-nous du silence qui suivit la publication dans « Le Monde » du 26 janvier 1977, d’une lettre à l’initiative de Gabriel Matzneff, dont maints signataires étaient, entre autres, pédopsychiatres, psychanalystes ou psychologues, en soutien à des pédophiles emprisonnés (affaire dite de Versailles) dont la durée de prison préventive semblait trop longue (2).

    Ces derniers jours, certains justiciers de la dernière heure contestaient le prix Renaudot – essai accordé à Gabriel Matzneff en novembre 2013. Veulent-ils que le prix lui soit retiré comme on dégrade un officier déserteur ?

    Je me souviens du commentaire de Gabriel Matzneff à la sortie du restaurant Drouant : « Des écrivains sulfureux et libres sont indispensables à la respiration de cette nation ».

    Pas sûr, mais il faut reconnaître que la littérature est riche d’ouvrages portant sur les émotions amoureuses de certains adultes pour des jeunes gens des deux sexes. Le « Lolita » de Nabokov bien sûr, mais aussi les ouvrages de René Schérer, Pierre Louys, de Tony Duvert et de bien d’autres. Faudrait-il également retirer de la vente tous leurs livres ?

    Dans ce cas, il faudra aussi s’attaquer aux innombrables chansons qui évoquent également ces amours interdits. La liste qui suit n’est pas exhaustive !

    Henri Salvador, Gigi, 1959

    Charles Aznavour, Donne tes seize ans, 1963

    Antoine, Je l’appelle Canelle, 1966

    Léo Ferré, Le Conditionnel de variété, 1970

    Maurice Alcindor, Détournement de mineur, 1971

    Serge Gainsbourg, Ballade de Melody Nelson, 1971

    Georges Brassens, La Princesse et le Croque-notes, 1972

    Maxime Le Forestier, Fontenay aux Roses, 1972

    Michel Sardou, Je veux l’épouser pour un soir, 1974

    Maxime Le Forestier, La poupée, 1975

    Serge Gainsbourg, Sea, Sex and Sun, 1978

    Hubert-Félix Thiéfaine, Enfermé dans les cabinets (avec la fille mineure des 80 chasseurs), 1978

    Georges Moustaki, Fugue en la mineure, 1979

    Charlotte Gainsbourg, Lemon Incest, 1984

    Serge Gainsbourg, No comment, 1984

    C Jérôme, Femme enfant femme enfin, 1991

    La Fouine, TLT, 2013

    Booba, AC Milan, 2013

    La Fouine, Autopsie, 2013

    Aujourd’hui, il est plus facile à une justice complice, en raison de sa passivité passée, de s’en prendre à un octogénaire et d’en faire un bouc émissaire, que de s’attaquer à une époque où « il était interdit d’interdire ».

    Non décidément, je ne lirai pas « Le consentement » de Vanessa Springora, car je n’ai pas envie de hurler avec les loups.

    Olivier Blochet

    24 janvier 2020

    © Olivier Blochet – 24 janvier 2020

    (1) Voir la déclaration fracassante de Luc Ferry le 30 juin 2011 sur Canal +de Luc Ferry au sujet de partouzes pédophiles à Marrakech impliquant un ministre français.

    (2) Le 23 mai de la même année, il signe — avec notamment Jean-Paul Sartre, Philippe Sollers, Michel Foucault, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Alain Robbe-Grillet, Françoise Dolto ou Jacques Derrida — une lettre ouverte à la commission de révision du Code pénal, les signataires demandant « que le dispositif pénal soit allégé, pour que de telles affaires passibles de la cour d’assises soient jugées par un tribunal correctionnel », car « la détention préventive, en matière correctionnelle, ne peut excéder six mois ».

    Source : Le blog d’Olivier Blochet, 20 jan 2020

    Tags : Gabriel Matzneff, Luc Ferry, Jack Lang, pédophilie, Vanessa Springora, Le consentement, Maroc, Marrakech, tourisme sexuel,

  • Mairie de Paris : Christophe Girard, l’adjoint à la Culture, bientôt débarqué ?

    Balancé par Gabriel Matzneff dans le New York Times, la présence de Christophe Girard fragilise désormais Anne Hidalgo en pleine campagne pour sa réélection à la mairie de Paris

    Coup de tonnerre du côté de la Place de l’Hôtel de Ville de Paris alors que la campagne pour les prochaines municipales bat son plein. C’est qu’avec les dernières révélations du New York Times, puis du journal Le Monde sur le soutien sans faille de Christophe Girard,à l’écrivain pédophile Gabriel Matzneff se pose désormais la question du maintien en poste de l’actuel adjoint à la culture d’Anne Hidalgo,alors que cette dernière est en pleine campagne pour sa réélection à la mairie de Paris

    Nourri, logé, blanchi et plus si affinité ? En tout cas, Gabriel Matzneff savait compter sur la grande générosité de ses amis, notamment Pierre Bergé et un de ses collaborateurs, Christophe Girard qui d’après Matzneff dans ses déclarations au New York Times, lui ont offert pendant deux ans un hôtel tout frais payé pour se planquer et héberger ses amours « Nous nous occupons de tout de tout, les repas, tout », lui aurait glissé Christophe Girard. « Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup », lui aurait-il rétorqué, guère inquiet pour ses fins de mois.

    Outre cette affaire de factures d’hôtel, Christophe Girard, devenu ensuite adjoint à la Culture du maire de Paris, serait aussi intervenu d’une autre manière pour faciliter la vie de l’écrivain quelques années plus tard, en 2002 précisément. Selon le New York Times, il aurait « fait pression » afin que Gabriel Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre National du Livre, une distinction rarissime et réservée vraiment à un tout petit cercle d’élus. Une information déjà révélée par le Journal du Dimanche, il y a trois semaines mais qui était malheureusement restée inaperçu par le reste des médias. Jusqu’à maintenant !

    Dans cette tourmente, Christophe Girard a été contraint via un communiqué de faire une Virenque et aurait aidé Gabriel Matzneff à l’insu de son plein gré : « Il est fréquent que des auteurs en difficulté sollicitent des lettres de recommandation. S’agissant de celle que j’aurais signé en 2002 en tant qu’adjoint la culture à la Mairie de Paris, cela est tout à fait possible même si je ne peux ni infirmer ni confirmer l’avoir fait, n’en ayant pas le souvenir ». Une ligne de défense qui va être difficile à tenir jusqu’aux élections municipales.

    D’autant que les internautes se déchaînent en interpellant directement Anne Hidalgo laquelle se retrouve désormais fragilisée alors qu’elle brigue un nouveau mandat de maire de Paris. Et de poser la question qui est sur toutes les lèvres : Christophe Girard bientôt débarqué de son poste d’adjoint à la culture ? En cas de réponse positive, ce sera aussi de la liste des municipales puisque il est également candidat dans le XVIIIème arrondissement. Et sans doute la fin de sa carrière politique à Paris.

    Source

    Tags : Paris, Anne Hidalgo, Christophe Girard, Gabriel Matzneff, pédophilie,

  • Sénégal, fer de lance des plans franco-marocains contre l’Afrique

    Le Sénégal est le pays clé dans l’offensive de la France et du Maroc contre l’Afrique en vue de poursuivre le pillage des ressources naturelles du continent noir. Non sans raison, le président Macky Sall passe souvent ses vacances au Maroc en vue d’être payé pour ses services. Selon un média mauritanien, Macky Sall a reçu le montant de 5 millions d’euros pour mener les plans franco-marocains contre l’Union Africaine.

    Son ancien ministre des affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, a dépassé tous les limites de la dégénération éthique. Il passait chaque année à l’ambassade du Maroc pour percevoir le montant de 140.784 dirhams marocains, soit 8.224.754 francs CFA. Théoriquement, « pour couvrir les frais de pèlerinage à La Mecque pour trois personnes ». Après les révélations du hacker Chris Coleman sur la diplomatie marocaine, nous avons compris pourquoi (voir lettre ci-jointe).

    L’affaire a fait beaucoup de bruits à Dakar avant d’être étouffé par le président Sall qui a menacé les médias sénégalais de leur couper les subventions s’ils continuaient à parler su sujet.

    Dans ce courrier confidentiel, « Monsieur Afrique » vante les services du Sénégal :

    Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération

    DP : CAB/l – SG/4 – DG/7 – DG/7/3

    CC : Nos Postes en Afrique; MP/New York et Genève

    J’ai l’honneur de vous faire part des éléments du compte rendu fait par le Ministre des Affaires Etrangères du Togo et l’Ambassadeur du Sénégal à l’issue de la première journée des travaux du Comité Exécutif de l’Union africaine.

    D’emblée, la délégation du Sénégal a demandé le retrait du point V portant sur « le rapport intérimaire de la Présidente de la Commission sur la situation au Sahara occidental “, lors de l’examen de l’ordre du jour de la réunion.

    Comme convenu, le Chef de la délégation du Sénégal a lu la déclaration préparée conjointement au nom d’un certain nombre de pays amis préalablement sensibilisés, lesquels sont intervenus pour lui apporter leur soutien. Il s’agit du Gabon, la Côte d’Ivoire, le Togo, la Guinée, la Gambie, le Bénin, le Burkina Faso, Djibouti, la Libye, la RDC, le Congo, les Comores.

    D’autres délégations ont réagi violemment à cette proposition. Il s’agit de l’Algérie, le Mozambique, la Tanzanie, le Zimbabwe, l’Angola, la Namibie, le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Lesotho, la Zambie, le Botswana, le Soudan du Sud en plus de la pseudo « rasd”.

    Les délégations du Tchad, de la Tunisie et des Seychelles ne sont pas intervenues dans le débat. Celles de la République centrafricaine, de la Guinée Bissau, de Madagascar sont suspendues.

    A la différence de toutes les réunions précédentes où le Sénégal était seul à intervenir, la question a suscité un débat vif qui a duré prés de deux heures.

    Devant cette impasse, la présidence éthiopienne du Conseil a entériné la proposition de Djibouti de constituer un groupe ministériel restreint présidé par l’Ethiopie et composé de la Mauritanie, l’Afrique du Sud, le Togo, le Ghana, le Burkina Faso et Djibouti.

    Le compromis auquel sont parvenus les membres de ce Comité restreint s’articule autour des points principaux suivants:

    1) Le Comité exécutif prend note du rapport intérimaire de la Présidente de la Commission sur la question du Sahara;

    2) Rappelle la Résolution 2099 (2013) du Conseil de sécurité des Nations Unies et les résolutions antérieures de l’OUA sur le sujet;

    3) Demande à la Présidente de la Commission de présenter un rapport exhaustif au prochain sommet de janvier 2014 qui reflète les points de vue de toutes les parties;

    4) Demande à la Présidente de la Commission de l’UA de redoubler d’efforts pour de futures consultations entre les deux parties, les Nations Unies et autres parties intéressées;

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Sénégal, françafrique, Union Africaine,

  • Lobbying du Maroc aux Comores, pays qui a récemment ouvert un consulat au Sahara Occidental

    Ma mission au Comores .

    De : Abderrahim Kadmiri <a.kadmiri@maec.gov.ma>

    00:26 (Il y a 6 heures)

    À Salaheddine Mezouar, moi

    J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que j ai coprésidé ce jour, dimanche, à Moroni, en présence des ministres de l’Education Nationale (lauréat du Maroc) et des affaires étrangères comoriens, la cérémonie officielle des remises des clefs des deux résidences universitaires, entièrement financées par l’AMCI.

    Dans leurs allocutions devant une assistance, composée des dignitaires comoriens tant religieux que locaux ainsi que des anciens étudiants au Maroc, les deux ministres ont exprimé, au nom de leur chef d’État leur gratitude et sincères remerciements a Sa Majesté le Roi, Que Dieu l’Assiste, pour l’égard et l’attention que Son Auguste personne ne cesse d’accorder à l’Union des Comores, depuis son accession au trône de ses glorieux ancêtres.

    A cet effet, le gouvernement comorien a émis le souhait pour que lesdites résidences portent le nom de notre Auguste Souverain (Une lettre officielle s’y rapportant adressée a notre Ministre m’a été remise).

    Aussi, le MAE comorien s’est-il félicité publiquement de la dotation dont bénéficie son pays de la part du Royaume, à travers l’AMCI, tout en exprimant son souhait de pouvoir effectuer une visite officielle à Rabat, si possible avant la fin de l’année en cours.

    À mon tour, j’ai mis en exergue l’excellence des relations exemplaires, unissant nos deux pays et la convergence dans nos positions sur le plan international.

    Il est à signaler, d’autre part, qu’à mon arrivée hier a Moroni, j’ai eu droit à une audience qui m’a été accordée, à sa demande, par le vice-président de la République, M. Bourhane. Ce dernier a tenu a m’exprimer, au nom du Président (absent de la capitale), sa reconnaissance à l’égard de notre département, représenté par l’agence et a bien bien voulu, à sa propre initiative me réitérer “la position inaliénable de son pays quant a notre cause nationale”.

    Mon interlocuteur estime par conviction “défendre la légalité internationale par son soutien au Maroc”.

    J’ai aussitôt remercié M. Bourhane pour son appui a l’endroit de notre pays, tout en lui renouvelant nos engagements de solidarité et de raffermissement de nos rapports fraternels avec l’Union des Comores.

    Par ailleurs, il ne serait pas vain de signaler que mon court séjours à Moroni (24h) était l’occasion indiquée pour tenir une réunion avec les représentants du groupement des comoriens, lauréats du Maroc, comptant principalement dans ses rangs:

    -le commandant en chef de la gendarmerie nationale,

    -le chef d’escadron présidentiel,

    -l’instructeur Près l’État major de l’armée nationale,
    en plus de l’actuel ministre et le sg du ministère de l’éducation nationale, le sg du ministère des AE ainsi qu’un millier de hauts cadres exerçant dans différents départements ministériels.

    Au terme de cette rencontre, la décision a été prise pour que ledit groupement prenne, vite, forme d’association locale, regroupant l’ensemble des lauréats du Maroc et que ses activités soient désormais menées, en coordination avec l’Amci.

    Abderrahim kadmiri

    Respectueusement

    Source : courrier confidentiel de la diplomatie marocaine

    Tags : Maroc, Comores, Lobbying, Sahara Occidental, Front Polisario, RASD, Union Africaine,

  • Cannabis : Le Maroc craint l’adhésion de l’Algérie à l’OICS

    Décidément, les responsables sont rangés par le sentiment de culpabilité originé par la production de cannabis dont le Maroc est le premier exportateur mondial. Un secret de polichinelle dont les ficelles sont tirées par le palais royal, selon des révélations faites par Wikileaks et dont les revenus équivalent, selon le Département d’État américain, au 23 % du PIB.

    L’Algérie, reconnue première puissance régionale, lutte inlassablement contre ce fléau marocain qui contribue largement au financement du terrorisme au Sahel et en Afrique du Nord. Une réalité constamment dénoncée par les autorités algériennes. La possibilité que le voisin de l’Est devienne membre de l’Organisation International du Contrôle des Stupéfiants (OICS) empêche les responsables marocains de dormir.

    Dans une lettre confidentielle, le Service des Candidatures et des Contributions fait part de cette possibilité au ministre marocain des affaires étrangères et ses craintes à ce sujet. Voici son contenu :

    A Monsieur e Ministre

    Objet : Maroc-Algérie/Union Africaine : Lecture dans la décision du dernier Sommet de l’Union Africaine relative à l’endossement des candidatures africaine aux organes des Nations Unies.

    J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que la 25ème Session du Conseil Exécutif de l’Union Africaine (UA) a adopté une décision sous la côte Ex.CL/Dec.848(XXV)

    Cette décision appelle, de la part de cette Direction, les commentaires et observations ci-après :

    1. Le paragraphe 7 de cette décision « lance un appel pressant » aux Etats membres de l’UA « d’observer les engagements pris », notamment « la situation vécue dans le cas de l’élection des membres au sein de l’Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS) où l’Afrique a perdu des postes » ;

    2. Le langage de ce paragraphe fait référence, implicitement, à l’élection du Maroc, en la personne du Professeur Jallal TOUFIQ à l’OICS, où 6 pays africains membres de l’UA ont été éliminés (l’Afrique du Sud, le Ghana, le Nigeria, le Burundi, le Togo et le Cameroun. Seul le Maroc, représentant l’Afrique, a été élu, par l’ECOSOS à New York, au 1er tour par 37 voix en tête de liste ;

    ·3. L’inclusion de ce paragraphe, certainement par l’Algérie, reflète son désarroi suite à la seule élection du Maroc à cet Organe et l’élimination des autres candidats africains, alors qu’elle ne cesse de dénigrer le Maroc, notamment à Vienne et à Bruxelles, comme étant « le premier producteur de Cannabis qui inonde ses frontières de stupéfiants » ;

    4. L’adjonction de ce paragraphe dans la décision du Sommet serait, probablement, un prélude dans la stratégie algérienne visant à exclure le Maroc des candidatures africaines et entériner une décision invitant les Etats africains, membres de l’UA, à sursoir de voter en faveur des candidatures marocaines, en faisant prévaloir la vive réaction du Maroc à l’égard de la maison commune africaine « UA », suite à la nomination de l’envoyé spécial de l’UA pour le Sahara ;

    5. L’Algérie ne manquerait pas de mobiliser son appareil diplomatique, l’année prochaine, pour promouvoir une candidature à l’OICS, lui permettant de siéger au sein de cet Organe, dont le mandat est l’élaboration du rapport annuel sur « la situation des drogues dans le monde ».

    Tags : Maroc, Algérie, Organisation International du Contrôle des Stupéfiants, OICS, drogue, stupéfiants, cannabis, haschich, trafic,

  • Espagne : conflit entre le Maroc et Carrefour

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    Juillet 2014. Le supermarché Carrefour à Majorque expose des produits marocains sous étiquette de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD). L’ambassadeur marocain s’insurge et sollicite rencontrer le Directeur du centre commercial. Les détails de la rencontre sont exposés dans une lettre envoyé au ministère marocain des affaires étrangères. Voici son contenu :

    Consulado General de Marruecos
    Palma de Mayorca
    Nº555/2014
    Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération
    Objet : Produits marocains exposés sous drapeau du « Polisario » / Démarche aurpès du Directeur du Centre commercial à Majorque
    J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que j’ai entrepris, aujourd’hui, une démarche auprès du Directeur du Centre Commercial « Carrefour » à Majorque, M. José García Minguz, au sujet de l’exposition de produits marocains, sous le dessin du drapeau de la prétendue « rasd ».
  • Il y a 30 ans, Mandela sortait de prison

    Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s’est rappelé mardi, trente ans jour pour jour après la libération de Nelson Mandela, du “moment grisant” de la libération du héros de la lutte contre l’apartheid qui a marqué “la mort” du régime raciste.

    “Le jour où Mandela a été libéré, nous savions tous que l’apartheid était mort”, a lancé Cyril Ramaphosa devant des centaines d’écoliers et des combattants de la libération au Cap, la capitale parlementaire. “C’était un moment grisant”, s’est-il rappelé depuis le balcon de la mairie, là-même où Nelson Mandela, libre après vingt-sept ans passés derrière les barreaux, s’était exprimé devant des milliers de ses partisans le 11 février 1990.

    Ce jour-là, le jeune Ramaphosa, âgé de 37 ans, se tenait aux côtés de l’ex-prisonnier le plus connu au monde. “Je tenais le micro alors qu’il s’exprimait pour la première fois” depuis sa libération, s’est souvenu le président Ramaphosa. “Rien ne pouvait décrire cette brève seconde quand le micro a crépité”, a-t-il ajouté.

    Ce 11 février 1990, “les gens dans le monde entier avaient les yeux remplis de larmes et c’était des larmes de joie”, s’est rappelé Cyril Ramaphosa mardi, à côté d’une statue de Nelson Mandela. “On se rappellera de ce jour comme l’un des jours les plus mémorables de l’histoire mondiale”, a-t-il ajouté.

    Le leader de la lutte anti-apartheid émergeait de prison après 27 ans de détention, lorsque des milliers de Sud-Africains ont commémoré devant la prison du Groot Drakenstein, près du Cap, les premiers pas d’un homme libre.

    Mandela a été arrêté à plusieurs reprises dans les années 60. En 1962, il a été arrêté pour avoir mené une campagne contre le gouvernement de l’apartheid. En avril 1964, le militant antiapartheid, qui encourait une peine de mort en compagnie de sept codétenus, a souligné qu’il se battait contre la domination blanche et contre la domination noire.

    “Je poursuis l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle toutes les personnes vivent en harmonie et disposent de chances égales. C’est un idéal pour lequel je vis et que j’espère atteindre. Mais s’il le faut, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir”, avaitil déclaré. Le procès tenu le 12 juin 1964, avait retenu l’attention de la communauté internationale et des appels venus du monde entier pour la libération des accusés.

    Quatre ans après sa libération, en 1994, Nelson Mandela deviendra le premier président démocratiquement élu de l’Afrique du Sud.

    L’ex-président sud-africain est décédé en 2013, à 95 ans. La presse internationale l’avait qualifié de dernier géant politique du 20e siècle.

    La célébration du 30è anniversaire de la libération de Mandela, icône de la lutte en Afrique contre la ségrégation raciale érigée en système, et idole incontesté de la défense des valeurs des droits de l’Homme, intervient dans un contexte dans lequel un nombre de pays du continent africain butte sur des conflits armés internes en plus des problèmes liés au développement.

    La Tribune des lecteurs, 13 fév 2020

    Tags : Afrique du Sud, Apartheid, Nelson Mandela, Afrique, racisme, lutte,