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  • Maroc : l’AMDH alerte sur les marocains bloqués à l’étranger par la fermeture des frontières

    COVDI-19 : L’AMDH/IDF alerte sur la situation des Marocains-e-s bloqué-e-s à l’étranger suite à la fermeture des frontières

    Depuis le jeudi 12 mars plusieurs ressortissant-e-s marocain-e-s se sont retrouvé-e-s bloqué-e-s dans des aéroports, dans la rue ou aux frontière terrestres dans différents pays.

    Les consulats et ambassades auraient été injoignables dans un premier temps, puis auraient commencé à établir des listes de personnes pour les faire rapatrier.

    Aujourd’hui, soit une semaine après, des personnes sont toujours bloquées, se retrouvant dans la rue, sans ressources, avec visa qui expire. Plusieurs rassemblements ont eu lieu devant les ambassades et consulats du Maroc, notamment à Paris (France) et à Algésiras (Espagne). Ces personnes se retrouvent démunies, impuissantes face a une situation inédite et exposées au risque de propagation du virus.

    Les autorités consulaires doivent prendre immédiatement leur responsabilité dans la protection des ressortissant-e-s marocain-e-s. Ainsi, nous demandons à ce que :

    – Les ressortissant-e-s marocain-e-s concerné-e-s soient rapatrié-e-s au plus vite et dans les meilleures conditions ;

    – Des mesures de protection sanitaire soient prises pour les protéger et protéger leur entourage ;

    – Une prise en charge rapide soit faire jusqu’à leur retour au Maroc ;

    – Des cellules de crise soient mises en place par le ministère des affaires étrangères et les ambassades pour gérer cette situation.

    L’AMDH-Paris/IDF
    Paris, le 19 mars 2020

    Pour tout contact :

    – Email : amdh.paris@gmail.com
    – Blog : www.amdhparis.org
    – Facebook : www.facebook.com/AmdhParis
    – Twitter : twitter.com/AMDHPARIS

    Tags : Maroc, coronavirus, AMDH,

  • Covid-19 : l’OMS appelle l’Afrique à se préparer au pire et à éviter les rassemblements de masse

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé l’Afrique à « se réveiller » face à la menace du nouveau coronavirus.

    « Le meilleur conseil à donner à l’Afrique est de se préparer au pire et de se préparer dès aujourd’hui », a lancé mercredi soir le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse virtuelle à Genève.

    A une question d’un journaliste rwandais, le chef de l’OMS a indiqué que même si l’incidence de la maladie est faible, le continent africain devrait se « préparer au pire ».

    « Dans d’autres pays, nous avons vu comment le virus s’accélère après un certain point de basculement », a-t-il insisté, tout en ajoutant qu’il vaut mieux que « ces cas recensés soient vraiment les chiffres exacts pour que l’on puisse étouffer le nouveau coronavirus dans l’œuf ».

    « Pour l’instant, l’incidence de Covid-19 en Afrique est faible », a fait valoir de son côté, le Dr Michael Ryan, Directeur exécutif chargé de la gestion des situations d’urgence sanitaire à l’OMS.

    Selon Dr Ryan, l’incidence est peut-être « plus élevée » en raison notamment de l’absence de détection. Mais, l’Afrique a encore une occasion majeure d’éviter certains des pires effets de l’épidémie et de préparer son système de santé publique et son système de santé à cette éventualité.

    Afin d’éviter l’amplification de la maladie, l’OMS estime actuellement que tous les pays où il existe une transmission communautaire ou des grappes de cas à l’intérieur du pays, devraient envisager sérieusement de retarder ou de réduire les rassemblements de masse.

    L’agence onusienne avertit que de telles manifestations, qui rassemblent les gens de manière intense, ont le potentiel d’amplifier et de propager la maladie, en particulier « les grands rassemblements de type religieux qui mettent en contact très étroit des personnes venant de très loin ».

    La recommandation de l’OMS est en fait d’éviter ces regroupements de masse et de tout faire pour couper le virus de l’œuf, en espérant que le pire puisse se produire .

    « Car nous avons vu comment le Covid-19 s’accélère vraiment et se propage dans d’autres continents ou pays », a insisté Dr Tedros, estimant que « l’Afrique devrait se réveiller ».

    « Mon continent devrait se réveiller », a dit le Directeur général de l’OMS, qui est d’origine éthiopienne.
    ONU Info,

    Dans cette optique, l’OMS s’attend à ce que les pays africains examinent toutes les options possibles, en se basant sur l’expérience de l’Asie et de l’Europe pour déterminer les options qui leur conviennent le mieux.

    En attendant, l’agence onusienne basée à Genève réitère les mêmes conseils donnés aux autres pays, à savoir l’importance de faire des tests, de rechercher les contacts, d’isoler et de traiter les personnes atteintes.

    Pour l’OMS, il est certain qu’en ce moment, tous les pays qui ont une maladie à l’intérieur de leurs frontières doivent examiner les mesures appropriées pour limiter les contacts entre les individus, en particulier « les grands rassemblements de masse qui ont le potentiel d’amplifier la maladie ».

    Tags : OMS, Afrique, coronavirus, pandémie,

  • An Independent Country or a Part of Morocco? The Issue of the Independence of Mauritania

    Mauritania had been under the influence of France since the late nineteenth century, culminating in 1903, when it became a French colony (1903-1960). The process of transforming the French colonial empire in the second half of…

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    Tags : Maghreb, Mauritania, Morocco,

  • Self-Determination as Resistance: Sahrawi and Palestinian Struggle for the UN

    This chapter[1] draws on the cases of Western Sahara and Palestine to begin exploring the United Nations’ (UN) role in realising the peoples’ right to self-determination. It addresses the UN’s role in conflicts perceived by actors…

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    Tags : Western Sahara, Morocco, Palestine, UN, self-determination,

  • Maroc: le boxeur qui voulait voir le roi

    Le procès de Zakaria Moumni, ex-champion de boxe accusé d’escroquerie, a-t-il été fabriqué de toutes pièces par la police marocaine? Ses avocats en sont persuadés.

    Vendetta à la marocaine? L’histoire commence en 1999. Cette année là, Zakaria Moumni, aujourd’hui âgé de 31 ans, remporte, à Malte, le titre de champion du monde de boxe ” light contact” dans la catégorie des moins de 68 kilos. Il exhume alors un décret royal remontant à 1967 qui accorde une priorité à l’embauche au ministère des sports aux Marocains ayant décroché un titre de champion du monde. Sa demande reste lettre-morte. Il continue de frapper à toutes les portes. En 2006 il finit par décrocher un rendez-vous avec le secrétaire particulier du roi, Mounir Majidi. Celui-ci lui promet une réponse rapide, mais ne tient pas parole.

    Maroc: le boxeur qui voulait voir le roi

    Les deux avocats de Zakaria Moumni, Me Abderrahim Jamaï à Rabat et Me William Bourdon à Paris, dénoncent un procès fabriqué de toutes pièces.

    Le boxeur décide alors de profiter de séjours en France du roi Mohammed VI pour aller, à deux reprises, manifester son mécontentement sous les fenêtres au château de Betz, dans l’Oise, dans le but d’obtenir une audience avec le souverain. Son attitude agace en haut lieu. Et cela d’autant plus qu’il se confie au site d’information en ligne Backchich.info, très critique à l’égard du royaume, qui met expressément en cause Mounir Majidi…

    Accusé d’escroquerie

    Le 27 septembre 2010, Zakaria, qui vit en France et dont l’épouse, Taline, est française, est arrêté à son arrivée à l’aéroport de Rabat. Il comparaît trois jours plus tard, les yeux bandés, pour apprendre qu’il est accusé d’escroquerie. Et condamné, le 4 octobre 2010 à 3 ans de prison, pour avoir extorqué de l’argent à deux personnes en leur promettant un emploi en France. La condamnation est confirmée lors du procès en appel, le 13 janvier 2011, la peine étant révisée de six mois à la baisse.

    Depuis, Zakaria Moumni clame son innocence et dénonce les mauvais traitements qui lui ont été infligés. Ses deux avocats, Me Abderrahim Jamaï à Rabat et Me William Bourdon à Paris, dénoncent un procès fabriqué de toutes pièces. Il faut dire qu’en dépit des demandes répétées de Me Jamai les plaignants – les deux personnes qu’il aurait escroquées- restent introuvables… “Il y a dans ce dossier tous les indices d’une machination” affirme Me Bourdon. L’avocat voit dans cette affaire “la criminalisation de quelqu’un qui a déplu”. Même constat pour Me Jamai qui parle d’un PV “signé sous la torture” et souligne que l’accusation d’escroquerie “ne tient pas la route”. La défense n’exclut pas de saisir le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et les traitements dégradants.

    Au Maroc plusieurs associations se sont saisies de l’affaire. Et Me Jamai a transmis un dossier complet à Driss El Yazami qui préside le Conseil national des droits de l’homme à Rabat, un organisme officiel censé, précisément, combattre ce genre de dérapages.

    L’Express, 26 mai 2011

    Tags : Maroc, Zakaria Moumni, Mohammed VI,

  • Maroc : Source de la fortune de famille royale

    Hassan II considérait déjà le Maroc l’arrière cour de la maison familiale. Le fils ne fait pas mieux. Des éléments d’appréciation, jadis mal connus par d’autres pays mais ce n’est plus le cas aujourd’hui grâce aux médias et aux réseaux sociaux comme Facebook, nous permettent de comprendre les raisons du doublement de la fortune royale grâce à l’immobilier :

    1. L’essentiel des terrains appartenant à la famille royale proviennent de confiscations après la marocanisation car les seuls vrais bénéficiaires des terres récupérées sont le roi, sa famille et son entourage direct. Le reste sert à acheter le silence et la docilité de l’armée et les hauts cadres administratifs dont quelques hommes politiques anciennement de gauche.

    2. Les terrains appartenant au palais et à ses thuriféraires jouissent d’une espèce de régime d’exception dans la mesure où ils ne sont pas touchés par les procédures des différents schémas directeurs, sauf consultation spéciale ou intervention des proches du palais qui déterminent le zoning et donc la valeur des terrains qui, comme par enchantement passent du statut agricole ou non constructible à celui de grande densité.

    3. Aucun fonctionnaire de l’urbanisme en charge des autorisations de construire ne peut, sous peine de mesure de coercition, s’opposer à un projet du roi ou de ses proches.

    4. Le roi ne paie pas d’impôts sur ses bénéfices. Il faut savoir que la direction des impôts est toujours confiée à un proche du pouvoir.

    5. La direction générale de la conservation foncière est exclusivement aux mains de proches du pouvoir afin de couvrir les différentes confiscations de terres domaniales et taire ainsi, l’ampleur colossale des « acquisitions » royales.

    6. L’essentiel des gros projets immobiliers, touristiques ou hôteliers entrepris au Maroc le sont par des investisseurs étrangers dont le partenaire exclusif est le roi ou son entourage direct. Ce sont les impôts du peuple marocain qui paient les infrastructures qui desservent ces projets, mais c’est le roi qui en engrange les bénéfices. Nous ne sommes guère étonnés si la misère du peuple avance, simultanément et a grand pas, avec la fortune royale au Maroc.

    Toutes les mesures prises, soi-disant, pour justifier, réparer ou éliminer les crimes de cette monarchie, ont été cosmétiques, à l’instar de “l’Instance Equité et Réconciliation” qui a laissé un goût amer de travaux inachevés, dans lesquels différents comités, dès qu’ils ont été nommés, sont tombés dans l’oubli. Au moins, le régime aurait dû avoir la décence de remettre ses sbires répugnants et vieillissants dans le placard, au lieu de continuer à compter sur leur service, vestige de l’époque d’Hassan II. Le roi, qui a augmenté de façon exponentielle, la nature prédatrice de ses mouvements économiques, liant avec eux sa famille, ses beaux-parents, l’élite au pouvoir qui l’entoure et ses amis étrangers, n’a désormais plus d’autre choix que de prendre son congé à l’avance.
    Céder le vrai pouvoir au peuple remettrait sérieusement en question le calme dans lequel demeurent ses affaires commerciales et l’impunité avec laquelle il les a entreprises, dans un abus flagrant de ses pouvoirs.

    Au risque de devoir, un jour, expliquer les origines de l’immense fortune de la famille royale, voire fournir des détails sur ses comptes basés sur le blanchiment d’argent des revenus de son père, Hassan II, ne lui permettra pas de dormir paisiblement. Jusqu’à son confort personnel, qui serait menacé, la liste scandaleuse des avantages civils dont il bénéficie, pourrait dès lors être contestée et discutée publiquement par un parlement indépendant. Et cela ne tient même pas compte de cette regrettable affaire de tromperie dans laquelle des palais royaux ont été vendus par son père Hassan II à divers “domaines”. Le roi actuel, Mohamed VI, est le bénéficiaire autoproclamé et pourtant nous, le peuple marocain, sommes obligés de lui assurer le maintien de ce luxe.

    Tout dans le comportement de Mohamed VI jette un sérieux doute sur son honnêteté intellectuelle, sinon son honnêteté, point final. Refusant obstinément d’entendre la voix de la raison et de la sagesse, il a consciencieusement manqué tous ses rendez-vous désignés avec l’Histoire, et ceux suggérés par son propre peuple. Personne ne pourra désormais accuser le peuple marocain d’avoir péché par un excès de zèle, d’impatience ou de violence. Mais du même coup, personne ne pourra les accuser de silence face à cette ignominie qui leur est imposée depuis un demi-siècle, puisqu’ils n’ont jamais oublié leurs droits légitimes.

    Les jeunes qui défilent aujourd’hui dans nos rues, au nom des principes universels de dignité, de liberté et d’égalité, n’ont d’autre arme que leurs slogans et leur poitrine. Malgré cela, ils sont rassemblés comme des animaux que l’on voudrait rassembler de force et ramener dans la zone clôturée. Ils sont emprisonnés, humiliés, torturés, insultés par des policiers et des voyous ignorants, avant d’être libérés entre les mains d’une justice rudimentaire et symbolique, déterminée à l’avance. Pour comprendre ce que signifie de la révolte des marocains, il faut se rappeler que les parents de ces jeunes, leurs propres parents, ont vécu les horreurs d’une dictature. Que souhaiter de plus pour leurs enfants si ce n’est une vie meilleure que celle qu’ils menaient?

    Tags : Maroc, Mohammed VI, fortune, palais, immobilier,

  • Quand nos filles sortent le soir

    Il est désormais fréquent de voir des mineurs, garçons et filles, accéder aux boites de nuit, Pubs et autres, sans aucun contrôle d’identité. Ce qui se passe à l’intérieur est encore plus inquiétant…

    Est-on en train de vivre un chamboulement de mentalité ou est-ce seulement une phase de folie passagère, où parents, enfants et entourage participent de manière active ? Il y a quelques années, voir des mineurs faire la queue, à une heure tardive devant une boite de nuit était un phénomène très rare, voire exceptionnel. Aujourd’hui, c’est toute une autre réalité qui défile devant nos regards impuissants.

    Voir de jeunes fillettes de moins de 18 ans s’agrippant aux bras d’adolescents de la même tranche d’âge, cigarette au bec, en train d’échanger des salamalecs avec les videurs, reconnaissant là, des clients réguliers, est un spectacle des plus courants. Excusez l’expression, ces jeunettes là, ne sont nullement des prostituées. Elles font partie de celles qu’on appelle dans notre langage “filles de familles”, rebelles préférant passer leurs samedis soirs dans la chaleur nocturne et bruyante des Pubs, où des boites de nuits plutôt que de subir la barbante soirée télé-famille.

    D’aucuns penseront que la mentalité de la famille marocaine a subi une mutation quasi-totale pour permettre aux jeunettes de sortir le soir. Ce n’est pas le cas. Nos familles sont bel et bien les mêmes, y compris les plus libérales, avec la crédulité en prime. Si les mineures arrivent donc à échapper certains soirs à la vigilance de l’autorité familiale, ce n’est qu’en prétextant passer la nuit chez une amie. Des fois (souvent), ça prend une allure abracadabrante. Souha passe la nuit chez Nadia, qui doit préparer ses examens chez Amina, qui elle-même a réussi à faire gober à sa maman que Souha fête son anniversaire et qu’elle compte dormir chez elle. Un processus complexe, minutieusement comploté, mais qui, s’il se termine mal, fait beaucoup de dégâts.

    La famille écartée, reste l’entrée en boite de nuit ou au Pub. Pour celles qu’on a interrogées, l’entrée ne pose pas vraiment de problème pour les filles. Les videurs sont plutôt selectés au niveau des jeunots. Réputés pour être des flambeurs nerveux au bout du second verre, pour entrer sans trop de “s’il vous plait”, il faut qu’ils soient des réguliers ou bien friqués pour soudoyer l’acolyte en lui serrant la main d’une poignée bien généreuse. D’ailleurs, même si les filles n’ont généralement pas de problème d’entrée, elles ne se ménagent pas pour paraître plus âgées. Tout y passe, fard, rouge à lèvres, talons hauts… Les videurs n’y voient que du feu. Ne nions pas qu’ils se doutent de l’entourloupe, mais, les jeunettes, ça ne peut que pimenter la soirée.

    A l’intérieur, c’est une toute autre paire de manches. Oubliez les fillettes qui attendent gentiment leurs parents à la porte du lycée à midi. Vous ne les reconnaîtriez plus ! Attablées entre potes, nos mineures savourent leurs boissons alcoolisées (ne soyez pas étonnés si je vous dis que la boisson la plus consommée est le vin ), à esquisser des petits bonjours aux copains de classe qui viennent de faire leur entrée, ou à éviter le regard séducteur d’un jeune cadre visiblement stressé. Ne vous leurrez pas. L’alcool est bel est bien servi à nos mineures, et sans le moindre scrupule, sourire en prime. La danse fait aussi partie du menu et vous en avez pour tous les goûts. ça va du tendrement sensuel au carrément “exhibitionniste”. En leur posant la question : pourquoi dansez-vous ainsi ? Les réponses les plus fréquentes sont “ c’est pas ton problème ” ou au mieux : “ je danse pour moi et pas pour quelqu’un d’autre ”. De quoi faire glacer de peur et d’anxiété les futurs parents.

    Les soirées se passent, toutefois, sans incident majeur, et dans le cas où une bagarre dégénère, les videurs interviennent illico presto pour “ jeter” dehors le trouble-fête (au cas ou ça peut réconforter les parents, mais j’en doute). A trois heures du matin, l’heure est au retour. Et pour la majorité des fillettes ce n’est pas chez elles qu’elles vont terminer la soirée. Je n’en dis pas plus, histoire de ne pas remuer le couteau dans la plaie…

    La Gazette du Maroc, 30 jui 2007

    Tags : Maroc, jeunesse, boîtes de nuits, danser, week-end,

  • Maroc : Le Makhzen poursuit ses attaques contre Maati Monjib

    Les autorités marocaines ont interdit le 5 mars une conférence à laquelle devait participer l’historien Maati Monjib les 17-18 mars 2020. La conférence, qui porte sur “les mouvements de contestation dans l’histoire du Maroc” devait se tenir dans les locaux de l’Université Hassan II. Le professeur Monjib devait traiter du Hirak du Rif en le situant dans l’histoire des mouvements sociaux du Maroc.

    Cette interdiction [qui, précisons-le, a été prise bien avant les mesures contre le Coronavirus] vise à fermer l’un des derniers espaces d’expression de M. Monjib et à l’isoler de la communauté académique. Elle s’inscrit dans une série d’attaques qui visent notamment à le discréditer.

    En effet, M. Monjib est continuellement diffamé dans une presse proche des services sécuritaires (des centaines d’articles de diffamation sont recensés dont certains qui attaquent sa famille et ses proches). Il a également subi un espionnage électronique systématique (voir le rapport d’Amnesty International daté du 10 octobre 2019).

    Nous tenons également à rappeler que M. Monjib est accusé injustement, depuis 2015, d’“atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat”. Pour cela, il a été convoqué 19 fois par le tribunal de Rabat depuis cette date sans qu’un procès ne s’ouvre. Le but de ces multiples convocations est de faire peser sur lui une véritable épée de Damoclès afin de l’intimider et de l’empêcher de s’exprimer.

    L’association Justice et Liberté au Maroc rappelle que l’article 25 de la Constitution marocaine garantit les libertés de pensée, d’opinion et d’expression, la liberté de recherche scientifique et la liberté de publication.

    L’association Justice et Liberté au Maroc condamne cette nouvelle interdiction et exige des autorités marocaines de faire respecter l’Etat de droit en garantissant à M. Monjib et à tous les citoyens marocains la liberté d’information et d’expression.

    Fait à Paris, le 17 mars 2020

    Association Justice et Liberté au Maroc

    Tags : Maroc, Makhzen, répression, Maati Monjib, Association Justice et Liberté au Maroc,

  • Quand le Maroc souffle le chaud et le froid

    Le royaume du Maroc souffle le chaud et le froid. Les échecs dans le dossier du Sahara Occidental si convoité par le Makhzen et ses sujets ont conduit à une situation de blocage.

    Depuis plus d’un an, le Maroc et la France sont à nouveau en brouille. Ils tentent difficilement de dissimuler le froid qui caractérise les relations bilatérales entre Paris et Rabat. C’est ce qui explique la réaction des autorités marocaines par rapport aux dernières déclarations du président Macron dans laquelle il leur “demande” de trouver une solution aux ressortissants français coincés au Maroc par la fermeture des frontières contre l’expansion du coronavirus.

    Au niveau de ses alliés arabes, la tension a pris les dessus. Rabat vient de convoquer son ambassadeur et ses consuls aux Emirats Arabes Unis. Avec l’Arabie Saoudite, ce n’est plus le grand amour qui caractérisait les relation incestueuses entre les deux monarchies depuis que Mohammed VI a refusé de boycotter le Qatar. Ce dernier vient d’expédier son son conseiller et son MAE à Riyad en vue de demander une aide financière dans un moment où tous les voyants sont en rouge.

    Avec la Mauritanie, le Maroc multiplie les bourdes et les attaques à travers sa presse locale. L’Algérie refuse de répondre aux demandes marocaines d’ouverture des frontières considérées par les marocains comme une bouffée d’oxygène pour une population qui vit dans une situation dramatique. Ils ont fait de la lancinante question de l’ouverture des frontières terrestres un abcès de fixation sans vouloir régler les questions de fond, comme le demande l’Algérie. Et par question de fond, l’Algérie a spécifié à plusieurs reprises les problèmes de sécurité, de la contrebande et, bien entendu, de l’immigration clandestine et de la drogue.

    Sur le plan diplomatique, les relations du Maroc avec l’Union Européenne tiennent encore grâce au chantage à l’immigration devenue l’arme essentielle du royaume pour défendre son occupation du Sahara Occidental. La décision de la Belgique et de la France de ne plus accueillir d’imams maghrébins puisent ses raisons dans la manipulation par le Maroc de ces imams en vue de commettre des attentats terroristes et réaliser son rêve de devenir un « allié incontournable » des occidentaux dans la lutte antiterroriste.

    Etant donné qu’un malheur n’arrive jamais seul, il ne manquait plus que la pandémie du coronavirus pour boucler la boucle du fait que la situation sanitaire au Maroc n’est pas du tout rassurante.

    Tags : Maroc, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unies, Union Européenne, UE, Sahara Occidental,

  • Algérie : Les frontières de tous les trafics

    Malgré un dispositif sécuritaire renforcé, l’Algérie face à de nouvelles menaces

    Publié dans La Tribune le 31 – 07 – 2013

    Par Hasna Yacoub

    Les frontières algériennes sont devenues une passoire pour les contrebandiers.

    Un phénomène qui représente désormais un problème tant sécuritaire qu’économique. Contrebande et trafics en tous genres prennent des proportions alarmantes dans la région frontalière, notamment avec la Tunisie et le Maroc et dernièrement la Libye. Il ne se passe d’ailleurs pas un jour sans que la presse ne rapporte une information liée au trafic et la contrebande. Tout passe : drogue, carburant, cheptel, produits alimentaires, pharmaceutiques, chimiques… Et ces derniers temps, vu l’instabilité politique et sécuritaire des pays voisins, le trafic d’armes s’est fortement développé.

    Du côté de la frontière Ouest, de grandes quantités de résine de cannabis entrent depuis le Maroc. Durant les quatre premiers mois de l’année, près de 12 tonnes de kif traité ont été saisies par les groupes des gardes-frontière. A travers cette frontière et celle de l’Est, se pratique également le trafic des produits alimentaires et celui du carburant. Un trafic qui saigne le trésor public et ruine l’économie nationale. Le trafic de carburant n’est pas un fait nouveau dans la région ouest mais il s’est aggravé l’été dernier juste après l’annonce par le gouvernement marocain de la hausse des prix à la pompe. Du 1er janvier à la fin du mois de mai 2013, 1,63 million de litres
    d’essence de contrebande en provenance d’Algérie ont été saisis au Maroc, contre 1,281 million de litres durant la même période de l’année 2012, selon le ministre des Finances marocain. Selon la même source, 1 120 véhicules utilisés pour le transport du carburant de contrebande ont également été saisis, contre 1 263 véhicules à fin mai 2012. Du côté algérien, le wali de Tlemcen a indiqué, il y a quelques temps que «l’Algérie a perdu 265 millions de litres de carburant en 2012, l’équivalent de 4 milliards de dinars». Le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, a affirmé pour sa part que «25% de la production de carburant en Algérie est gaspillée ou exportée illégalement». Et les 25% représentent en fait, comme le révèlera un peu plus tard, le ministre de l’Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi «plus de 1,5 milliard de litres qui sont détournés annuellement d’une façon illégale vers l’étranger». Toujours selon le ministre les 1,5 milliard de litres qui sortent du pays d’une manière illégale représentent 1 milliard de dinars tout en précisant que cette quantité de carburant peut faire tourner 600 000 véhicules au delà des frontières du pays.

    Le ministre de l’Energie et des Mines a soutenu que le gouvernement a pris des mesures fermes en collaboration avec les autorités locales des wilayas concernées par ce fléau pour combattre ce phénomène tout en soulignant que tout le monde doit s’y mettre.

    M. Ould Kablia a annoncé dernièrement justement que «le gouvernement a tenu récemment une réunion pour examiner cette situation dans les wilayas frontalières où les locaux sont privés de carburant récupéré par les contrebandiers». Il a ajouté que «Tlemcen, wilaya frontalière du Maroc, consomme davantage d’essence qu’Alger, forte officiellement de plus de trois millions d’habitants». Le mois dernier, les autorités algériennes avaient commencé à rationner l’essence dans la région de Tlemcen en ordonnant aux stations de carburant d’en limiter la vente à 33 litres par véhicule de tourisme et 2 000 dinars par véhicule lourd. Mais ces mesures ne semblent pas avoir découragé les trafiquants qui achètent tout ce qu’ils peuvent comme carburant mettant ainsi la wilaya dans une situation de crise.

    La pénurie du carburant à Tlemcen a alors amené les citoyens à manifester le mois dernier et à dénoncer les activités frauduleuses des «hallaba» (surnom donné aux contrebandiers de carburant). Les habitants de cette wilaya ont exigé des solutions urgentes au manque de carburant et la fin du «règne» des trafiquants d’essence et de gasoil vers le Maroc. En plus du Maroc, le carburant algérien alimente la Tunisie.

    En effet, à la frontière qui nous sépare avec la Tunisie, le trafic de carburant s’est intensifié depuis la révolution du Jasmin. Près de 300 000 litres de carburant ont été récupérés par les gardes-frontière. Selon des chiffres rapportés par les médias, quelques 5 millions de litres de carburant sont «détournés» depuis l’Algérie vers la Tunisie.

    L’autre trafic important, et des plus nuisibles pour la jeunesse algérienne, est celui de la drogue qui passe par la frontière algéro-marocaine. 65 tonnes de cannabis transitent chaque année depuis le Maroc vers l’Algérie, et ce, par la voie de la frontière qui sépare les deux pays. Mais la drogue ne fait pas que transiter par l’Algérie, les narcotrafiquants marocains, armés jusqu’aux dents, tentent chaque année de faire entrer des tonnes de drogue, et ce, dans le but d’inonder le marché algérien. En matière de chiffres, près de 1 000 tentatives d’infiltration de drogue sont enregistrées par an.
    Face à cette grande menace, les autorités algériennes ont mobilisé des milliers de GGF sur cette bande frontalière.

    Une présence très renforcée, avec un équipement très pointu mis en place pour contrôler cette frontière avec le Maroc. Mais cela n’empêche malheureusement pas le trafic. Depuis le début de l’année 2013, les services de sécurité, tous corps confondus, ont saisi près de 30 tonnes de cannabis ! En 2012, les services de sécurité ont saisi, au total, plus de 140 tonnes de kif traité aux quatre coins des frontières algériennes. L’année 2013 risque fort de connaître le même scénario, d’autant que 30 tonnes de résine de cannabis ont été saisies en seulement quatre mois. La semaine dernière a été révélatrice d’une situation alarmante. A Tlemcen et Adrar, 12 tonnes de cannabis ont été interceptées par les gendarmes. Des saisies record dans un contexte délicat. Il est clair que les réseaux marocains de trafic de drogue agissent, désormais, avec une stratégie plus adaptée au contexte régional.

    En plus des deux frontières Est et Ouest, l’Algérie est appelée à faire face à celle avec la Libye. En effet, depuis que ce pays voisin est entré en guerre civile, la frontière est devenue un véritable baril d’explosifs. Dans ce vaste désert, une grande circulation des trafiquants, des armes et des groupes armés est signalée. Face à cette nouvelle donne, les autorités algériennes ont mobilisé un important cordon sécuritaire. Des milliers de GGF sont stationnés sur plusieurs centaines de kilomètres afin de surveiller la frontière.

    Lors d’un Conseil interministériel (CIM) consacré à la lutte contre la contrebande et présidé par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, plusieurs mesures concrètes ont été prises pour renforcer le contrôle dans les zones frontalières concernées par ce fléau qui cause un déficit net de 1 milliard de DA/an à l’économie nationale. Il a ainsi été décidé de combiner les actions entre les Douanes et la Gendarmerie nationale sur les bandes frontalières. Il est annoncé que 3 000 nouveaux agents seront recrutés pour 79 nouveaux postes de douane et de surveillance (PDS) et recevront une formation paramilitaire.

    Décidé à frapper fort, le gouvernement a annoncé la saisie systématique des véhicules à double réservoir pour lutter contre le trafic du carburant. Une autre bataille sera livrée au sein des stations-service où la présence des policiers et des gendarmes est vivement recommandée par le gouvernement. La décision du gouvernement de mettre un terme à la saignée de l’économie algérienne est venue à point car le pays perd énormément d’argent chaque année à cause de la contrebande. Mais pas seulement, aujourd’hui l’Algérie se retrouve entourée de pays instables et agités. Le pays est ainsi confronté à de multiples dangers dont le terrorisme -qui représente le noyau principal-, mais aussi le crime organisé, le trafic d’armes, le trafic humain, et surtout le trafic de cocaïne et de drogue.
    Ce sont-là autant d’éléments qui se répercutent sur l’équilibre sécuritaire de l’Algérie. Il faut alors agir et rapidement.

    H. Y.

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