Blog

  • Réactions du Maroc à la Note de Briefing du Département des Affaires juridiques de l’ONU

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, ONU, Département des Affaires juridiques, ressources naturelles,

    Confidentiel

    A

    Monsieur le Secrétaire général

    Objet : Réactions du Maroc à la Note de Briefing du Département des Affaires juridiques de l’ONU

    Conformément à vos instructions, j’ai l’honneur de vous soumettre ci-joint, le document, élaboré par la Direction des Nations Unies et la Direction des Affaires Juridiques et des Traités, mettant en exergue la réaction du Maroc par rapport à la Note de Briefing du département des Affaires juridiques des Nations Unies sur différents aspects soulevés par le polisario relatifs à la question du Sahara marocain.

    Le document se subdivisera en deux parties, la première mettant en avant les réponses du Maroc aux idées avancées par le polisario et la seconde présentera des questions à adresser au Secrétariat de l’ONU pour « l’épingler » sur quelques aspects en lien avec le statut du polisario et le traitement qui lui est réservé par le Secrétariat

    1. Réponses du Maroc au document du Département des Affaires Juridiques de l’ONU :
    2. La demande du Polisario d’apposer son tampon sur les passeports des membres de la Minurso en mission à l’Est du mur :
    • Juridiquement, les règles régissant l’entrée et les déplacements des membres de la Minurso dans la Zone de mission, sont contenues dans l’Accord Sofa conclu entre le Maroc et les Nations Unies le 11 février 1999 à New York. L’Accord militaire n°.1 conclu séparément par le Maroc et le Polisario avec la Minurso, contient également certaines dispositions pertinentes.
    • L’examen de ces Accords permet de conclure que, non seulement aucune de leurs dispositions ne justifie ni n’autorise l’exigence du Polisario, mais aussi que l’esprit et la lettre desdits Accords s’y oppose purement et simplement.
    • En effet, contrairement aux Accords militaires – qui sont conclus de manière triangulaire entre la Minurso d’un côté et le Maroc et le Polisario de l’autre côté, le Sofa, lui, est conclu exclusivement avec le Maroc. Il ne reconnait que l’autorité du Gouvernement marocain et en fait l’interlocuteur unique et exclusif de la Minurso, notamment en matière de facilitation de l’entrée et de la sortie des membres de la Minurso dans la Zone de mission.
    • De même, le Sofa appréhende la Zone de mission comme un tout indivisible. Son §.1 (b) définit la Zone de mission comme étant « le territoire du Sahara occidental et les emplacements désignés au Maroc nécessaire à la conduite des activités de la Minurso ». Il en découle que la partie à l’Est du mur n’est pas une “zone de mission distincte” (comme le voudrait le Polisario), ni même une subdivision de la Zone de mission. Elle n’est autre qu’une une partie indifférenciée de la Zone de mission, où le Sofa doit s’appliquer intégralement.
    • Il en découle que les déplacements membres de la Minurso entre l’Ouest et l’Est du mur constituent des déplacements « dans la zone de mission ». A ce titre, ils ne peuvent être soumis à un régime dérogatoire à celui prévu par le Sofa (§.38).
    • Le Maroc, Etat membres des Nations Unies, exerce ses prérogatives de souveraineté sur l’ensemble de son territoire, y compris au Sahara, en exigeant le tampon des passeports de tous les étrangers entrant au Maroc ;
    • Politiquement, l’acceptation de l’ONU d’une telle mesure consacrera la division du territoire et l’établissement d’une frontière entre l’Ouest et l’Est du dispositif de sécurité ;
    • Une telle mesure constitue une reconnaissance par l’ONU du FP, en tant qu’Etat à part entière.
    • L’Onu est tenue de rejeter purement et simplement la demande du Polisario d’imposer ses tampons sur les passeports des membres de la Minurso.
    1. La thématique du statut du Territoire :
    • Le Polisario n’exerce aucun contrôle sur le territoire
    • Le polisario ne bénéficie d’aucune assise juridique, populaire ou encore moins d’une légitimité démocratique pour aspirer à la représentativité des populations sahraouies;
    • Le Maroc a délibérément cédé l’espace se trouvant à l’est du dispositif de défense à la supervision de la MINURSO, comme mesure de confiance et pour éviter tout accrochage avec l’armée algérienne ;
    • L’espace se trouvant à l’est du dispositif de défense est sous la supervision de la MINURSO. La zone est exempte de toute présence militaire ou installations civiles. Le Maroc a attiré, à plusieurs reprises, l’attention de l’ONU sur le non respect de l’Accord militaire No.1. L’ONU est tenue responsable pour garantir le strict respect des dispositions;
    1. L’ONU ne peut décider au sujet d’un traitement égal /statut égal :
    • Le droit international souligne que la reconnaissance d’un nouvel État ou d’un nouveau gouvernement est un acte que seuls les autres États et gouvernements peuvent accomplir.
    • L’ONU n’est pas habilitée à reconnaître un État ou un gouvernement, ni à octroyer un traitement égal ou un statut égal à une quelconque entité ou groupe séparatiste ;
    • Derrière l’idée de “statut égal / traitement égal“, se profile l’objectif de faire passer le Polisario de la situation d’un groupe armé en exile, à une situation où son implantation territoriale serait non seulement un fait accompli, mais aussi une réalité politique légalement reconnue.
    • Or, en termes juridiques, ceci revient à créer un “changement fondamental de situation” au sens du Droit international (rebus sic stantibus), qui est de nature à justifier et à autoriser un ajustement du cadre juridique régissant les multiples aspects du différend régional sur le Sahara.
    • Le Secrétariat des Nations Unies doit évaluer toutes les conséquences inhérentes à ce changement de « situation » demandé par le polisario.
    1. Le polisario ne peut pas faire circuler des documents :
    • le Polisario, conformément à l’article 32 de la Charte de l’ONU et à l’Article 37 du Règlement intérieur  du Conseil de Sécurité, ne peut être convié au Conseil de Sécurité, ni à participer à ses discussions, même si elles concernent la question du Sahara ;
    • Les lettres du polisario ne peuvent être distribuées en tant que documents officiels du Conseil de sécurité qu’à travers un Etat membre ;
    • L’acceptation d’une telle demande pourrait ouvrir la voie à d’autres acteurs non étatiques ou groupes séparatistes, voire terroristes, à distribuer des documents au Conseil de sécurité.
    • Le polisario n’a pas le droit d’organiser de lui-même une conférence de presse ou stakeout aux Nations Unies.
    1. Questions du Maroc pour « épingler » et « complexer » le Secrétariat :
    2. Pourquoi le Secrétariat a des attitudes visant à faire du polisario le représentant de la population sahraouie ?
    • Le polisario n’existait pas avant 1975. La seule revendication du territoire était celle du Maroc;
    • Les documents de l’ONU se référent au polisario tantôt comme pétitionnaire de la 4ème Commission, tantôt comme simple interlocuteur, mais jamais comme représentant d’une population;
    • Aucune résolution du Conseil de sécurité ni de l’Assemblée générale (à l’exception de la résolution 3437 adoptée en 1979) ne considère le polisario comme représentant du peuple sahraoui ;
    • Dans sa pratique vis-à-vis des Mouvements de Libération (OLP, SWAPO etc), l’ONU n’ a jamais reconnu le polisario en tant que MLN et ne lui accorde qu’un simple statut de pétitionnaire, similaire à celui d’une ONG;
    • La majorité des populations sahraouies vit au Maroc et exerce ses droits sociaux, économiques et politiques ;
    1. Pourquoi certains services du Secréterait considèrent L’Est du dispositif de sécurité sous le contrôle du polisario ?
    • Le Polisario n’exerce aucun contrôle sur le territoire. Les notes de briefing du DPA et du DPKO devraient cesser d’utiliser le terme « territoire sous contrôle du polisario » ;
    • Le Maroc a délibérément cédé l’espace se trouvant à l’est du dispositif de défense à la supervision de la MINURSO, comme mesure de confiance et pour éviter tout accrochage avec l’armée algérienne ;
    • L’espace se trouvant à l’est du dispositif de défense est sous la supervision de la MINURSO. La zone est exempte de toute présence militaire ou installations civiles.
    • Le Maroc a attiré, à plusieurs reprises, l’attention du Secrétaire général sur le non respect de l’Accord militaire No.1. Le Maroc demande que les violations incessantes du polisario soient consignées dans les rapports du Secrétaire général et les notes de briefing du DPA et du DPKO .
    1. Comment le Secrétariat peut-il expliquer le fait que les rapports du Secrétaire général utilisent les termes « autorités du FP » ?
    • Le terme autorités renvoie à aux structures d’un Etat exerçant des compétences revenant à un gouvernement ;
    • Or le polisario n’est pas un Etat. Le secrétariat de l’ONU doit s’abstenir, par conséquent, de recourir à l’utilisation du terme « autorités » du FP « responsables » du FP, forces de sécurité ou autres etc ;
    • Le Secrétariat doit se limiter à utiliser le terme « front polisario »
    1. Pourquoi le polisario dispose d’un badge permanent pour l’accès à l’ONU ?
    • Le polisario est considéré en tant que pétitionnaire à la 4ème Commission et au Comité des 24. Tout pétitionnaire dispose d’un badge provisoire pour la durée de la présentation de sa pétition ;
    • Le Secrétariat de l’ONU devrait clarifier les circonstances de délivrance d’un badge permanent au représentant du polisario ;
    • Le Maroc demande au Secrétariat le retrait de badge pour le représentant du polisario ;
    1. Pourquoi les responsables de la MINURSO rencontrent des représentants de soi disant institutions nationales « sahraouies » ?
    • Le Maroc demande au Secrétariat de l’ONU que la MINURSO de se conformer au statut de neutralité, en s’abstenant :
    • de rencontrer les soit disant responsables d’institutions nationales « sahraouies » ;
    • de publier dans le rapport du Secrétaire général le contenu de ces rencontres.
    • Les responsables de la MINURSO ne doivent cautionner aucune activité à caractère politique utilisée par le polisario pour instrumentaliser son autorité sur la zone tampon (drapeaux de la pseudo « rasd », manifestations près du dispositif de sécurité etc).
    1. Pourquoi la MINURSO passe sous silence les restrictions imposées par le polisario sur la liberté de mouvement aux observateurs militaires et leur escorte durant la nuit ?
    • De telles actions par le polisario revient à imposer une restriction indue et injustifiée aux déplacements des membres de la Minurso, et donc à compromettre leur liberté de mouvement. En plus d’être un chantage auquel les Nations Unies n’ont pas intérêt à céder, l’attitude du Polisario recèle un risque de compromettre le Sofa et, par delà, de mettre en danger l’intégrité du mandat de la Minurso.
    • L’article 4 de l’Accord militaire n°.1 dispose que « les observateurs militaires ont totale liberté de mouvement/d’action pour mener à bien les tâches […] dans la zone de responsabilité de la Minurso, et tout restriction à cette liberté de mouvement et d’action constitue une violation. […] Toute attitude ou action visant à intimider les observateurs militaires constitue une violation ».
    • Toute tentative du Polisario d’empêcher ou de restreindre les déplacements des membres de la Minurso dans une partie quelconque de la Zone de mission, où même de les intimider pour les dissuader de s’y rendre, constitue une violation de l’Accord militaire n°.1.
    • Le Maroc demande au secrétariat de l’ONU de dénoncer de telles restrictions, en les consignant clairement dans le prochain rapport du SG.

    #Maroc #Sahara_Occidental #ONU #Affaires_juridiques #MINURSO

  • Le Maroc, seul état à refuser de rapatrier ses sujets

    Les marocains coincés à l’étranger par les mesures de confinement ont découvert l’indifférence de l’État face à leur détresse. Il refuse encore de rapatrier ses ressortissants malgré la propagation de la pandémie de COVID-19. 

    Les autorités marocains ne cherchent même pas à dissimuler leur désengagement face à leur devoir d’assurer le rapatriement de milliers de Marocains dont une grande majorité passe la nuit à l’intempérie.

    Avec la pandémie, les marocains ont découvert le vrai visage du pouvoir marocain, le sort de ses citoyens est le dernier de ses soucis. Au Maroc, le citoyen ne vaut rien aux yeux de la clique qui gouverne ses destins. Il les abandonne quitte à régler ses comptes avec certains pays européens qui refusent de se plier à ses caprices barbouzières.

    Les dirigeants marocains ont accumulé le plein d’amateurisme diplomatique et je m’en foutisme digne des régimes les plus despotiques.

    Les marocains, eux, payent à leur tour 45 ans de soutien aux plans les plus fous de la monarchie marocaine et ses velléités expansionnistes contre l’Algérie, la Mauritanie et le Sahara Occidental alors que le colonialisme est installé à Ceuta et Melilla et sa sécurité est assuré par le prétendu Commandeur des Croyants.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Mohammed VI, pandémie, covid19, coronavirus, rapatriement, marocains coincés è l’étranger,

  • The impact of COVID-19 on Tunisia’s economy, agri-food system, and households

    The COVID-19 crisis is expected to lead to a 46.4 percent decline in Tunisia’s GDP during the 2nd quarter of 2020 (April to June). The industrial sector will be hit hardest, with output falling by 52.7 percent, followed closely by services (-49.0 percent) and agriculture (-16.2 percent). These high losses are a result of the complete lockdown imposed in the country to …

    Read more from the source : INTERNATIONAL FOOD POLICY RESEARCH INSTITUTE

     

     

     

     

    Tags : Tunisia, covid 19, coronavirus,

  • Maroc : Le Makhzen se cache derrière le silence sur la santé de Mohammed VI

    La nouvelle diffusée par Fox News se confirme avec le temps. Selon de sources non officielles, le roi Mohammed VI est en état d’agonie suite à son infection au covid19. Selon la chaîne Fox News, le roi du Maroc a été contaminé par le prince Albert de Monaco.

    Le Makhzen semble avoir adopté la stratégie du silence face à une situation peu habituelle : toute la famille royale a disparu des écrans radars sans aucune explication laissant la porte ouverte à toute sorte de rumeurs.

    D’après plusieurs supports de presse locaux, deux hauts gradés de la Garde Royale ont été écroués inculpés d’avoir voulu contaminer le roi au covid19.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, pandémie, covid19, coronavirus, confinement,

  • The innovations behind Morocco’s internationally praised Covid-19 response

    The country was one of the first in the MENA region to implement strict lockdown measures: schools were closed on March 13 and a state of emergency declared on March 19, later extended until June 10. An extensive programme of measures…

    Read more from the source : Oxford Business Group

     

     

     

    Tags : Morocco, coronavirus, covid 19,

  • How Arab States Take on Coronavirus: Morocco as a Case Study

    Morocco reacted decisively to the threat of Covid-19 pandemic, declared a state of emergency, and imposed a strict one-month curfew on 20 March and extended it until 20 May 2020. The Moroccan authorities implemented several measures to control the spread of the virus, while the monarchy launched an image repair campaign to solidify popular trust of the Palace. Still, the number of infections escalated to 7023, and the death toll reached 193, while 3901 recovered by May 20. There is also some popular skepticism about the country’s public health infrastructure. About 70 percent of the hospitals in the country are considered decadent.

    Read more from the source : Aljazeera

     

     

     

     

    Tags : Morocco, coronavirus, covid 19,

  • La Françafrique ou l’empire néocolonial français

    ETIQUETTES : FRANCE, AFRIQUE, FRANÇAFRIQUE, COLONIALISME, NEOCOLONIALISME,

    La France a officiellement quitté le continent africain entre les années 1950 et 1960. À contrecœur, elle doit accepter l’indépendance d’une vingtaine de colonies qui ne veulent plus se maintenir sous les directives de Paris. Cependant, malgré l’évaporation de ses possessions continentales, la France a réussi à sauver une superstructure politique, économique et culturelle qu’elle entretient encore un demi-siècle plus tard.

    Au 21e siècle, l’Afrique française, et par extension une grande partie du continent, n’a pas réussi à résoudre les problèmes structurels qui la hantent depuis la vague de décolonisation. Ces dernières années, une avalanche de menaces de nature transnationale, le cas du terrorisme de type islamiste ou des réseaux de criminalité organisée qui pullulent dans la région, s’ajoutent à la faiblesse politique et institutionnelle, à une économie fondamentalement agraire et à des guerres qui semblent ne jamais s’arrêter. , laissant de nombreux pays au bord de l’effondrement.

    Pour cette raison, la France est devenue la gardienne de ses anciennes colonies. Dans un mélange de pragmatisme et de néocolonialisme, Paris protège ses intérêts politiques et économiques en même temps qu’elle récupère une partie de son identité perdue et prend le contrôle d’une «arrière-cour» dans laquelle il est possible de se considérer comme hégémonique, ce que peu de pays peuvent affirmer à l’heure actuelle. . C’est précisément la base de l’idée de la France.

    LIRE AUSSI : Les présidents français passent, la Françafrique reste

    Les chaînes de De Gaulle

    Le processus de décolonisation par la France n’a été ni meilleur ni plus exemplaire que les autres. La tactique, identique à celle entreprise par le reste des puissances coloniales, était de retarder le plus longtemps possible les temps, d’expérimenter des structures politiques mortes avant la naissance et, si nécessaire, d’appliquer une main lourde. Ainsi, les territoires qui voulaient obtenir l’indépendance et les dirigeants qui guidaient la cause devaient choisir: soit pour s’insérer dans le lent processus qui était promu depuis Paris, soit pour opter pour la voie armée. Le second est en partie une conséquence du premier. Bien qu’il y ait eu des insurrections armées dans les premières années du processus de décolonisation, couronnées de succès comme en Indochine et frustrées comme à Madagascar, le reste s’est produit en raison d’un retard délibéré des Français dans le processus de décolonisation.

    Bien qu’une constitution qui semblait égaler le statut politique des colonies par rapport à celle de la métropole sous l’égide de l’Union française ait été promulguée avec la IVe République en 1946, la vérité est que de nombreuses dispositions n’ont pas été respectées ou ont été délibérément retardées par l’administration coloniale française. Dans une large mesure, la guerre d’indépendance algérienne et la révolte camerounaise de 1955 ont été motivées par des brèches métropolitaines. Ainsi, ce projet français, loin de calmer les revendications coloniales, a encore stimulé l’indépendance de l’Afrique.

    L’avènement de la Ve République se produirait précisément en raison de la situation désastreuse de la guerre d’Algérie et de la mauvaise conception de la république précédente. Le général de Gaulle, héros de la Seconde Guerre mondiale, a été appelé à la présidence en 1958 dans une sorte de catharsis de la société française, désespérée de la situation politique du pays et craignant les menaces de l’armée d’Alger. De Gaulle, conscient que la situation coloniale glissait à travers la France, a décidé de préparer la scène politique africaine plutôt que d’essayer de sauver une bataille déjà perdue.

    LIRE AUSSI : La France décriée, assiste-t-on à la fin de la Francafrique ?

    Afrique coloniale La refonte du système politique français propulsé par De Gaulle vers un présidentialisme fort a doté le pays d’une stabilité qui perdure jusqu’à nos jours. Dans la politique à l’égard de l’Afrique, le nouveau président a proposé un système colonial apparemment ouvert mais avec un chemin politique très marqué. Ainsi est née en 1958 la Communauté française, une confédération dans laquelle, avant de rejoindre, les territoires africains pouvaient voter leur entrée. À l’exception du cas guinéen qui, en rejetant la proposition référendaire, a immédiatement obtenu l’indépendance, les autres territoires ont accepté de faire partie d’un tel cadre.

    Lors de la première vérification que la Guinée était un État indépendant, contrairement à eux, et que la Communauté française n’avait pas beaucoup de viabilité en tant qu’entité politique, l’enthousiasme de 58 était éphémère, et presque immédiatement les territoires coloniaux ont commencé à revendiquer l’indépendance. De Gaulle a accepté un tel scénario, mais a proposé une série de conditions que les nouveaux États devraient accepter. Les dirigeants africains, avec un raisonnement entre indépendance, panafricanisme et francophilie (beaucoup d’entre eux avaient été éduqués en France), ont accepté.

    Treize États (Cameroun, Sénégal, Togo, Bénin, Niger, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Tchad, République centrafricaine, République du Congo, Mali et Mauritanie) sont ainsi nés en Afrique subsaharienne. Parmi les conditions imposées par de Gaulle figuraient le cantonnement des troupes françaises dans certains des pays nouvellement indépendants; héritant de dettes coloniales et acceptant deux monnaies régionales, une pour les États d’Afrique de l’Ouest et une pour les pays d’Afrique centrale, respectivement contrôlées par des banques centrales régionales dans lesquelles la France aurait un droit de veto. En théorie, ces nouveaux États étaient indépendants, même si une grande partie de la politique monétaire était contrôlée depuis Paris et militairement, ils continuaient à dépendre des troupes françaises. Ainsi, un scénario postcolonial a été inauguré dans lequel, paradoxalement, les relations seraient semi-coloniales.

    LIRE AUSSI : Les voix de la « Françafrique »

    Le gendarme africain

    Le reste du 20e siècle a été passé en Afrique continentale francophone, car il se déroule généralement dans n’importe quelle arrière-cour. Les dirigeants africains alignés sur Paris en étaient protégés, tandis que les dirigeants qui tentaient de s’opposer aux intérêts de l’ancienne métropole allaient avoir le scénario le plus compliqué. Ainsi, la France a évité autant de coups que ceux soutenus, et le sort de la Françafrique a continué à dépendre largement de Paris.

    Au XXIe siècle, la panoplie de situations menaçantes tant pour les pays africains du Sahel et du golfe de Guinée que pour les intérêts français de la région s’est élargie. Avant, l’Elysium avait deux scénarios possibles: un coup d’État ou un groupe rebelle attaquant une ancienne colonie. Ces questions sont toujours en vigueur aujourd’hui, mais des facteurs transnationaux ont fait leur chemin à l’ordre du jour. L’expansion du djihadisme à travers le Sahel en fait partie, mais on retrouve également la faiblesse chronique des structures étatiques, aujourd’hui plus démocratiques qu’il y a un demi-siècle mais pas forcément plus stables; piraterie dans le golfe de Guinée; l’augmentation des flux migratoires, de drogue et d’armes, outre l’affaiblissement des pays du Maghreb, la couverture géographique et politique historique entre la Méditerranée et la région subsaharienne.

    De même, la France a mis à profit les changements intervenus en Afrique aux niveaux politique, économique et social pour modifier progressivement sa présence dans les anciennes colonies en fonction des intérêts que ces nouveaux scénarios ont suscités à Paris. Chaque situation de crise dans laquelle l’armée française est considérée comme le seul garant de la paix est une opportunité géostratégique pour la France.

    L’une de ces premières opportunités s’est présentée au Tchad, en 1986. Pendant la guerre de Toyota, l’armée française a déployé plusieurs milliers de soldats pour soutenir le régime tchadien contre l’invasion des troupes libyennes. Le résultat de la guerre s’est terminé par une victoire pour le Tchad, mais la France n’a pas entrepris le retour au pays, mais a plutôt établi une base à N’Djamena, la capitale du pays, un lieu privilégié pour contrôler le conflit au Soudan, l’instabilité dans la République centrafricaine et la stabilité même du Tchad, dont le président, Idriss Déby, est soutenu par l’Elysée depuis 1990, notamment lors de la guerre civile tchadienne entre 2005 et 2010.

    Djibouti a également été un autre endroit où la France est intervenue, pendant la guerre civile que le pays a subie entre 1999 et 2001. Là encore, l’intervention française a marqué un tournant dans le conflit et a permis de renforcer sa position géostratégique dans la Corne. d’Afrique, de la péninsule arabique et du détroit crucial de Bab el-Mandeb, l’un des principaux goulots d’étranglement du commerce mondial et du transport des hydrocarbures. En fait, dans cet endroit si apparemment séparé de la géopolitique africaine “épaisse”, se trouve le plus gros contingent français situé en permanence en Afrique, avec environ 1500 hommes.

    LIRE AUSSI : Le Sahel signe l’acte de décès de la Françafrique

    L’action en France-Afrique s’est ensuite déplacée vers le golfe de Guinée; La Côte d’Ivoire, ancien joyau subsaharien de la France, a été engloutie dans une guerre civile entre 2002 et 2007, au cours de laquelle des troupes françaises, précédemment stationnées dans le pays, ont servi de “soldats de la paix” au commandement de l’ONU. Cependant, la situation ne s’améliorerait pas beaucoup depuis cette première confrontation. Quelques années plus tard, en 2011, le pays ivoirien reviendrait au cours des violences après le refus du président de l’époque Laurent Gbabo d’accepter la défaite électorale, d’abandonner le poste et de le transférer au candidat vainqueur aux élections, Alassane Ouattara.

    Viendrait ensuite ce qu’on appelle les sources arabes, la France observant depuis la rive nord de la Méditerranée comment les révolutions démocratiques apparentes s’ancraient, affaiblissant les seuls États à stabilité minimale en Afrique (à l’exception de l’Afrique du Sud) et facilitant la propagation d’un incendie du Moyen-Orient à le Sahel.

    Imprégnée de l’esprit républicain, la France a plaidé pour une intervention en Libye avec le Royaume-Uni, espérant que le régime de Kadafist serait rapidement désarticulé et que les factions rebelles libyennes formeraient un État démocratique. Cependant, en raison de l’ignorance ou de l’inconscience, le tandem franco-britannique et le reste de l’OTAN ont facilité la disparition pratique de l’État libyen en ne promouvant pas un plan post-Kadhafi qui stabiliserait d’abord et reconstruirait ensuite le pays sur le plan politique. Aujourd’hui, une autre guerre civile dévaste le pays, aussi éternelle que la première et ouvrant les portes du Moyen-Orient à l’Afrique de l’Ouest comme du Maghreb au Sahel. La Libye était un goulot d’étranglement que la France a débouché et n’a pas pu fermer.

    Une conséquence directe de la conversion de la Libye à un État en déroute serait le début des problèmes dans l’ouest du Sahel. Des milliers de Touaregs qui avaient grossi les rangs de l’armée de Kadhafi retournaient maintenant dans leurs régions d’origine, emportant avec eux une grande partie de l’arsenal libyen d’un pouvoir considérable. Ainsi, les groupes touaregs ont pu ressusciter leurs revendications politiques et affronter l’État malien. Initialement allié à des groupes djihadistes tels qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) ou Ansar Dine, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) a remporté des victoires notables, plongeant l’armée malienne dans le désarroi. Leurs revendications étaient principalement de nature indépendantiste, exigeant que le gouvernement de Bamako accorde l’indépendance au territoire qu’ils appellent Azawad (le nord du pays), bien que les Touaregs soient un peuple traditionnellement nomade.

    Cependant, les joies du côté touareg n’ont pas duré longtemps. Lorsqu’ils ont menacé la ville de Mopti, l’antichambre de Bamako, ses alliés salafistes ont choisi de détourner le mouvement et de réorienter la conquête vers la constitution d’un État islamique au cœur du Sahel. Si la menace touareg était inquiétante, malgré une solution politique, la présence de centaines de djihadistes à quelques centaines de personnes dans la capitale malienne a sonné l’alarme. L’ONU a confié à la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) la constitution d’une force multinationale pour détenir la combinaison de Touaregs et de terroristes, cependant, le temps dont les États membres avaient besoin, en plus du peu de confiance qui leur était accordée. Son succès a incité le Mali à demander officiellement de l’aide à la France. Le pays français est intervenu avec force par le biais de l’opération Serval et en quelques semaines début 2013, les troupes maliennes et africaines, avec l’aide de l’armée française, avaient repris l’essentiel du nord du pays, y compris les importants centres urbains.

    LIRE AUSSI : Sahara Occidental-Maroc : Un drame de la Françafrique

    Après le conflit du Mali, la France allait encore intervenir dans un autre point chaud d’Afrique centrale: la République centrafricaine. La guerre qui a englouti le pays a connu l’un de ses épisodes les plus violents en 2013, les milices de la Séléka étant sur le point d’entrer dans la capitale, Bangui. C’est alors que, pour soutenir la mission de paix établie dans le pays (MISCA), la France a déployé 2000 soldats dans cette ville, arrêtant l’avancée de la Séléka et sauvant la situation compliquée dans laquelle le président Bozizé était plongé.

    Actuellement, environ 9 000 soldats français sont déployés dans différents pays africains, la plupart insérés dans des missions de maintien de la paix des Nations Unies. Dans une large mesure, ce modèle français d’interventionnisme fonctionne avec une mission de maintien de la paix ultérieure (sinon précédemment). En raison de la connaissance de la région et des intérêts mutuels, les troupes françaises effectuent le déploiement initial, contiennent la menace et stabilisent la situation jusqu’à ce qu’une mission de l’ONU ou de l’Union européenne puisse prendre le relais. C’est le cas par exemple au Mali, où se développe la MINUSMA, en République centrafricaine avec la MINUSCA et au Tchad avec la MINURCAT. Une question distincte est, bien sûr, les bases permanentes que la France a dans différents pays africains.

    Géoéconomie française

    Le rôle de la France en Afrique, loin de répondre à la doctrine R2P, n’est pas non plus dirigé par les cours du romantisme impérial. La réponse, comme presque tout ce siècle, réside dans l’intérêt économique. Que ce soit votre arrière-cour ou non, la vérité est que la France a d’énormes gains économiques dans ses anciennes colonies, à la fois structurellement et conjoncturellement. Leur travail d’extinction du feu du continent répond largement à cette dynamique géoéconomique.

    Les anciennes colonies parisiennes absorbent 5% des exportations françaises, tandis que les entreprises françaises du continent africain extraient les matières premières qui sont ensuite expédiées en Europe. Et cela sans compter sur près de 300 000 ressortissants français qui vivent disséminés sur plusieurs dizaines de territoires francophones. Métaux en République centrafricaine; Le pétrole au Gabon, le coton et l’or malien et l’uranium nigérian sont quelques-uns des rendements économiques que la France obtient de la présence de ses sociétés en Afrique. Dans ce scénario, la clé de la sécurité énergétique française est la situation au Niger, où l’Areva française extrait entre un tiers et 40% de l’uranium que les centrales nucléaires françaises utilisent pour produire les deux tiers de l’électricité consommée par le pays. L’équation est donc claire: une déstabilisation du Niger peut poser un sérieux défi à l’approvisionnement en électricité en France.

    Bien que le Niger n’ait jusqu’à présent été impliqué dans aucun problème majeur, la vérité est que l’opération Serval au Mali avait une certaine composante préventive envers le pays nigérian voisin. Si les Touaregs, ou pire, les djihadistes, prenaient le contrôle du nord du Mali, ils contrôleraient la frontière avec le Niger, pouvant pénétrer facilement dans le pays, mettant ainsi en péril la sécurité énergétique de la France.

    LIRE AUSSI : Afrique: Les élites doivent rompre avec la Françafrique

    Cependant, nous ne pouvons pas oublier la commodité de la France pour l’existence des États eux-mêmes en Afrique de l’Ouest et du Centre. La construction monétaire résolue par De Gaulle a été extrêmement favorable à l’économie française, mais pas tant aux différentes économies africaines.

    Avec l’indépendance, deux régions monétaires ont été créées en Afrique française, l’une autour du franc CFA ouest-africain et l’autre autour du franc CFA d’Afrique centrale, chacune dirigée par une banque centrale indépendante. Malgré les similitudes nominales, elles étaient et sont en pratique deux unions monétaires totalement différenciées, bien que dans leurs relations avec la France les paramètres soient identiques.

    L’un des avantages théoriques de ces accords monétaires pour les nouveaux-nés était que leurs monnaies avaient un changement fixe par rapport au premier franc et à l’euro par la suite (elles sont actuellement de 655,95 francs CFA pour un euro). Ceci, bien qu’il s’agisse d’une mesure commerciale protectionniste française, était une garantie de stabilité monétaire pour les États africains. Cependant, les contreparties qu’elles devaient accepter, explicites ou implicites, étaient nombreuses. En plus du droit de veto commenté de la Banque centrale de France dans les banques centrales régionales, 50% des réserves de change des différents pays des deux zones monétaires doivent être déposées auprès de la banque centrale française, ce qui signifie en pratique et c’est une injection de liquidité et de stabilité pour le Trésor français lui-même. De même, même si les francs occidentaux et les francs centraux ont le même taux de change contre l’euro, il n’y a aucune possibilité d’échange entre eux, créant une puissante barrière à l’intégration économique africaine. Diviser pour mieux régner, ils penseraient à Paris.

    Les effets de cette relation postcoloniale ont approfondi les relations de dépendance économique et politique des États africains vis-à-vis de la France. Basée sur l’existence d’échanges fixes et libres entre le franc africain et l’euro, cela a permis à de nombreuses entreprises européennes, notamment françaises, de rapatrier sans frais les bénéfices vers l’Europe, décourageant les investissements dans les pays africains. De même, il convient de considérer le fait que le taux de change est surévalué, protégeant ainsi les investissements gaulois en Afrique et réduisant la compétitivité des économies africaines.

    La dépendance du franc africain à l’égard de la politique monétaire de la France a été pleinement démontrée. Les dévaluations successives du franc français dans la seconde moitié du XXe siècle – jusqu’à 14 – ont entraîné le franc CFA dans la même mesure, rendant les États africains incapables de contrôler leur inflation, leur dette publique et leur compétitivité extérieure. Bien que les dévaluations de Paris aient été bénéfiques pour accroître la compétitivité économique française, la vérité est que l’effet inverse s’est produit dans les États africains, aggravant les déséquilibres commerciaux et nuisant à leur développement économique.

    Une politique étrangère viable?

    Depuis 2007 Nicolas Sarkozy et depuis 2012 François Hollande insistent sur le fait que l’idée de la franco-Afrique est en déclin et que la France n’est plus guidée par ces prémisses lorsqu’elle agit et traite avec des États africains, autrefois des colonies. Cependant, peu de choses ont changé dans les relations entre les deux acteurs. La domination économique est toujours présente et les interventions, toutes raisons confondues, ont continué de se produire. Si les premiers ministres gaulois insistent sur l’obsolescence du concept franco-africain, la vérité est que la France n’a jamais manqué de compenser le maintien d’un tel système.

    LIRE AUSSI : Guinée Conakry: Tombée d’un pilier de la Françafrique

    Ainsi, la France est actuellement confrontée à deux possibilités très différentes et largement incompatibles. D’une part, continuer à agir hégémoniquement dans la région, perpétuant la dépendance des États africains à l’égard du pouvoir français ou leur permettant d’agir de manière autonome mais en coordination.

    D’un point de vue pragmatique, il est dans l’intérêt de la France d’agir de manière paternaliste dans la région de ses anciennes colonies africaines, mais ce serait quand même un anachronisme dans un monde globalisé, où l’intégration régionale et les hégémonies «moyennes» prévalent au détriment des unipolarité. Pour l’esprit français lui-même – politique, social et culturel – cette arrière-cour est importante; elle ne suppose la continuité de l’idée impériale de la France que de manière édulcorée, ce que même le Royaume-Uni ne soutient pas aujourd’hui. De la même manière, il accentue le rôle de la France dans le monde d’aujourd’hui et lui donne son propre espace pour se déplacer librement, ce que Paris n’a pas réussi à maintenir même dans l’Union européenne elle-même, cédant lentement la co-centralité politique à Berlin. Ainsi, dans une perspective globale, la France parvient à maintenir une importance que l’Allemagne ou le Royaume-Uni n’ont pas ou ont perdu.

    Pour cette raison, un retrait serait un choc identitaire pour la France sans précédent depuis un demi-siècle, et probablement une incitation argumentative à l’extrême droite sur la faiblesse politique de la France. Dans ce scénario, une grande partie de leur sécurité économique et énergétique serait confiée à des États politiquement et militairement faibles et à des processus d’intégration excessivement lents, à un moment où les menaces transnationales contre les États africains sont d’une importance considérable sans avoir complètement disparu. menaces traditionnelles. De plus, il faut considérer qu’en Afrique les puissances régionales ne sont pas pleinement consolidées, rendant inutile toute politique d’hégémonie régionale «africaniste». En revanche, la France doit être consciente que les faiblesses économiques et politiques, tant nationales que régionales, sont largement dues à la politique néocoloniale française depuis l’indépendance de l’Afrique.

    L’idée de la France, bien que les dirigeants gaulois insistent au contraire, est toujours présente. À l’heure où l’idéalisme modéré se mêle au pragmatisme national, un retrait français de l’Afrique semble hautement improbable. Dans une certaine mesure, cette pratique a été légitimée par le retrait des États-Unis de la zone atlantique, qui cherche à laisser les affaires de la verticale européenne entre ses mains, malgré les échecs et les faiblesses manifestes que les interventions ont jusqu’à présent démontrés. de l’OTAN et de l’Union européenne en dehors des terres communautaires.

    Cependant, le moment venu, la France devrait envisager de soutenir le renforcement des structures régionales et d’engager une seconde décolonisation. Pour le plein développement de l’Afrique française – ainsi que de l’Afrique anglophone voisine – le démantèlement de la superstructure héritée de la décolonisation est une étape incontournable. D’ici là, les troupes françaises seront l’un des rares garants de la stabilité en Afrique.

    El Orden Mundial

    #France #Afrique #Françafrique #Colonialisme

  • The EU and the libyan conudrum

    The death of Muammar Gaddafi on October 20th, 2011 put an end to 40 years of dictatorship in the Libyan Arab Jamahiriya. His fall left the stage open for great political and military instability, intensified by complex alliance games between the parties involved. The situation therefore seems…

    Read more from the source : Europe in the world

     

     

     

     

    Tags : Libya, Europe, instability,

  • Libya and its migrants confront new threats

    In February 2020, the Libya-Italy Memorandum of Understanding on Migration (LIMUM) was extended for another three years. LIMUM provides Italian support to Libyan maritime authorities to stop vessels and return asylum-seekers to detention camps in Libya—a flagrant violation…

    Read more from the source : Brookings

     

     

     

     

    Tags : Libya, migrants,

  • Face au Maroc, une impuissance belge à géometrie variable

    L’impuissance d’un petit pays comme la Belgique face au Maroc nous fait presque de la peine.

    Voyez-vous, il y a la volonté belge d’agir et d’intervenir en faveur d’un rapatriement des ressortissants belges binationaux du Maroc. Oui, la Belgique veut même le retour immédiat du Belgo-marocain Ali Aarrass, libéré après avoir passé douze ans dans l’enfer des prisons marocaines, mais malade, et en permanence sous surveillance policière dans son confinement.

    Douze années de refus d’intervenir dans le cas d’Ali Aarrass m’ont rendu méfiant par rapport à cette soi-disant impuissance belge. J’attends toujours la preuve d’une protestation officielle belge auprès des autorités marocaines qui refusent de laisser partir Ali. J’attends toujours le retrait de la nouvelle loi belge sur la protection consulaire qui exclut les binationaux de toute protection quand ils se retrouvent dans le pays de leur deuxième nationalité.

    Quant à l’impuissance belge au niveau international, rappelons que la Belgique s’y retrouve au premier rang. Rappelons-nous que le Belge Charles Michel est le nouveau président du Conseil européen. Que le Belge Didier Reynders est le nouveau commissaire européen à la Justice, en charge aussi de l’État de droit et de la Protection des consommateurs. Que la Belgique fait partie de cette poignée de pays qui forment les dix membres non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Que l’armée belge est impliquée dans de nombreuses opérations internationales : dans les états baltes, en Afghanistan, au Mali. Que la mission de l’armée belge au Niger se poursuivra en 2020 et pourrait même être prolongée en 2021. Que quand il s’agissait d’extrader Nizar Trabelsi aux Etats-Unis, contre l’avis de la Cour européenne des droits de l’homme, l’état belge n’a pas eu peur de sciemment violer les injonctions de cette Cour.

    L’impuissance belge est apparemment à géométrie variable.

    Luc Vervaet

    Source : Facebook

    Tags : Maroc, Belgique, binationaux, belgo-marocains,