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Maroc – Les couacs de la lutte anti-terroriste
Le fait que la cellule terroriste d’Abdelfattah Raydi ait pu préparer des attentats qui auraient dû être commis dans plusieurs villes du Maroc en dit long sur les lacunes des services de sécurité.Des lacunes déjà apparues au grand jour au lendemain des attentats de Casablanca en 2003 et qui ont été pointées par les Nations Unies. Analyse des carences mais aussi des difficultés auxquelles est confronté l’anti-terrorisme au Maroc. Publié pour la première fois la semaine dernière sur le site web www.geopolitique.com, ce document, daté de 2003, est encombrant pour les services marocains en charge de la lutte anti-terroriste de l’époque. Il s’agit d’un rapport rédigé par deux experts des Nations Unies mandatés au Maroc par le Groupe de suivi sur le terrorisme de l’ONU, du 5 au 10 septembre 2003. Composé d’une douzaine de personnes et placé sous la houlette d’un diplomate britannique, ce groupe est chargé de vérifier que les Etats membres des Nations Unies -dont le Maroc- appliquent les résolutions du Conseil de sécurité sensées aider à mettre fin aux réseaux de soutien au terrorisme international.La conclusion de ce rapport de deux pages rédigée par les experts à leur retour à New York, au siège de l’organisation, résume à elle seule les causes de l’échec de leur mission : « les autorités marocaines ne voulaient pas collaborer avec eux ». Pour étayer cette thèse, ils accusent le Maroc de ne pas les avoir laissés vérifier si la liste noire des individus soupçonnés d’être liés à Al Qaïda, et établie par les Nations Unies, avait bien été intégrée aux fichiers de la Police des frontières de l’aéroport Mohammed V de Casablanca. « Les experts n’ont pas été autorisés par les services de la police des frontières à contrôler le fait que tous les noms de la liste des Nations Unies avaient été ajoutés dans les ordinateurs utilisés pour contrôler les identités des passagers. La police des frontières n’a pas été prévenue à temps par le ministère des Affaires étrangères. Ils ont toutefois mentionné le fait que tous les noms avaient déjà été ajoutés dans leur système. Ils n’ont arrêté aucun des individus figurant sur la liste », écrivent-ils.Comptes bancaires suspects gelés dans l’anarchieAutre difficulté rencontrée : le contrôle des avoirs bancaires et financiers de personnes ou d’organisations suspectées d’être liées à Al Qaïda et gelés par les autorités marocaines. Sur ce point, le rapport des experts est accablant pour le Maroc. Par exemple, en ce qui concerne les comptes de la société textile Nascotex, “black listée” par les Nations Unies depuis septembre 2002, les experts relèvent que ses avoirs au Maroc n’ont été gelés que six mois plus tard, ce qui signifie que celle-ci a eu le temps de “transférer son argent à l’étranger”. Les experts onusiens pointent également le fait que les Marocains étaient incapables d’indiquer le montant des sommes de Nascotex gelées par leurs soins. Idem pour une autre société figurant aussi sur la liste noire de l’Onu, Akida Investment Company. Encore plus grave : les experts signalent que les autorités marocaines leur ont fourni un listing de comptes bancaires gelés sans être capables de dire à qui appartenaient ces comptes ni les montants bloqués !Toutefois, ce qui semble avoir le plus surpris les deux experts restent les affirmations des représentants du ministère de l’Intérieur qui ont « nié toute présence de cellules d’Al Qaïda dans le pays ou une quelconque menace persistante émanant de cette organisation ». Pourtant ce même rapport souligne que le Maroc a gelé 17 000 dirhams d’un compte bancaire au nom d’un certain Said Bahaji, bien connu des services de sécurité du monde entier : il est suspecté d’appartenir à la “cellule de Hambourg” qui a fourni de l’argent aux auteurs des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et d’avoir partagé un appartement en Allemagne avec le kamikaze Mohamed Atta. Les déclarations des représentants du ministère marocain de l’Intérieur sont d’autant plus légères qu’un an plus tôt, ces mêmes autorités avaient affirmé qu’une cellule terroriste d’Al Qaïda avait été démantelée. Elle aurait eu pour projet de faire exploser à l’aide de Zodiacs piégés des navires de guerre anglais et américains croisant dans le détroit de Gibraltar. Parmi les personnes arrêtées lors de cette opération connue sous le nom d’« opération Gibraltar » figuraient quatre Saoudiens. De surcroît, l’un des hommes-clés de cette cellule, dite de Gibraltar, le saoudien El Gareh avait, lors de son interrogatoire dans les locaux de la DST à Temara, déclaré que le Maroc était « dans la ligne de mire d’Al Qaïda ». Il avait même été encore plus explicite, lançant : « Personne, même le Maroc, n’échappera au mektoub par Allah ».Pieds et mains liés par l’Arabie SaouditeCe n’est toutefois pas la première fois que des représentants de l’autorité marocaine emploient ce type d’arguments. En ce qui concerne les attentats de Casablanca, le numéro deux de la DST de l’époque, Noureddine Benbrahim, a confié en mai 2003 à des agents travaillant pour les services français que « se retourner vers Al Sirat al Moustakim (le groupe présenté comme responsable des attentats de Casablanca) est une décision prise au plus haut niveau en coordination avec les Français et les Américains pour limiter l’impact sur la situation interne. Car dire que ces attentats sont signés Ben Laden entraînera une panique totale dans le pays », « et la fureur de l’Arabie Saoudite », aurait très bien pu ajouter Noureddine Benbrahim…C’est là en effet l’une des principales difficultés à laquelle a été confronté l’anti-terrorisme marocain au lendemain des attaques sur Casablanca. Comment en effet lutter efficacement contre le terrorisme quand on a besoin des capitaux du Golfe et sans se mettre à dos l’Arabie Saoudite dont le jeu idéologique pervers dans les années 80, 90 et au début des années 2000 n’est plus un secret pour personne ? En ce qui concerne le 16 mai 2003, Noureddine Benbrahim a déclaré aux espions français qu’au moins deux ressortissants du Golfe -un Saoudien et un Emirati- figuraient parmi les terroristes mais que le ministère marocain de l’Intérieur s’était tu pour « préserver les amis du Maroc ». C’est en tout cas ce que l’on peut lire sur une note blanche émanant du ministère français de la Défense et rédigée quelques jours à peine après les attentats de Casablanca. Noureddine Benbrahim y effectue aussi le recoupement suivant pour accréditer l’implication d’Al Qaïda : un homme d’affaires émirati (“un ancien ami”) lui a confié, lors d’une soirée à Ryad, avoir entendu un très jeune cheikh saoudien faisant partie de “l’institution religieuse” parler des « Marocaines qui sont commercialisées par les maquereaux (…). Et qu’il faut les frapper afin qu’ils quittent ce pays musulman et obliger le roi à se débarrasser de ses conseillers (…) ». L’homme d’affaires émirati s’était alors ému du fait qu’un jeune Saoudien n’ayant jamais quitté son pays soit en mesure d’être aussi précis sur le Maroc, noms de conseillers royaux, dont certains discrets, à l’appui. Plus précis encore, Benbrahim ajoute que « les relations avec Ryad passent par une zone de turbulences (nous sommes en mai 2003). Les Marocains ne font plus aucunement confiance aux Saoudiens, notamment le prince Nayef Ben Abdel Aziz (ministre saoudien de l’Intérieur), qui était au courant après des interrogatoires avec deux (membres) de la tribu Al Ghamdi (du nom de l’un des pirates de l’air du 11 septembre 2001) que Casablanca est la prochaine sur la liste. Mais il n’a pas averti ». Un discours analogue à celui tenu en juin 2003 par Fouad Ali El Himma à un autre interlocuteur travaillant lui aussi pour le compte des services français. « Il (El Himma) assure que le financement des groupes (…) provient des pays du Golfe en premier lieu, de la contrebande à travers l’Espagne et de l’argent de la drogue. Pour ce qui est du premier volet, El Himma n’a pas hésité à accuser les associations saoudiennes qui agissent probablement (…) avec une partie et avec le consentement des services. Aussi des Emirats Arabes Unis et du Koweït. Mais le cas est ici différent car les aides viennent de la part de commerçants. Une liste a été transmise aux Koweïtiens ainsi qu’aux Emiratis pour faire le nécessaire. Par contre, le prince Nayef (ministre saoudien de l’Intérieur) n’a pas donné suite à nos revendications en la matière », peut-on lire sur la note blanche consacrée à Fouad Ali El Himma et rédigée en juin 2003 par les services françaisLes Etats-Unis ont bon dosDéjà peu performant en matière d’anti-terrorisme, comme le montre le rapport de l’ONU, et de surcroît pieds et mains liés par l’Arabie Saoudite, le Maroc a également subi une très forte pression des Etats-Unis au lendemain des attentats de Casablanca. Depuis le 11 septembre 2001, l’Amérique est en effet entrée “en guerre” contre le terrorisme international et exige des résultats de la part de ses partenaires nord-africains sommés d’éradiquer ce mal chez eux. Surtout ceux qui ont besoin du parapluie anti-terroriste de Washington, de sa puissance diplomatique ou économique. Aujourd’hui, les autorités marocaines reconnaissent avoir collaboré très étroitement avec des services étrangers sans que l’on sache jusqu’où cette collaboration a été poussée. Dans la première moitié des années 2000, les Américains ont-ils effectivement sous-traité aux Marocains les interrogatoires de présumés islamistes capturés à l’étranger comme l’attesterait par exemple le témoignage de Benyam Mohammed al Habashi, un Ethiopien résident au Royaume-Uni qui affirme avoir été sauvagement torturé pendant 18 mois au Maroc en 2002, sur ordre des autorités américaines ? Des anglo-saxons ont-ils interrogé des terroristes présumés marocains au Maroc ? Mystère… À ce jour, l’on sait juste avec certitude que des jets privés affrétés par la CIA ont fait escale au Maroc. On sait également que c’est par ce biais que des ressortissants marocains ont été rapatriés après avoir été capturés ou arrêtés à l’étranger (Arabie Saoudite, Afghanistan, Pakistan, Irak…). On est pas certain cependant si ces avions ont effectivement transporté des ressortissants d’autres pays qui auraient pu être débarqués discrètement au Maroc pour des interrogatoires où la torture est pratiquée. Pour le reste, et notamment l’éventuelle existence de prisons secrètes de la CIA au Maroc, aucune preuve formelle n’a été à ce jour apportée même si les ONG internationales des droits de l’Homme nourrissent des soupçons envers le royaume.Aujourd’hui, les nouveaux responsables sécuritaires du Maroc dédouanent un peu trop facilement l’appareil sécuritaire en estimant qu’à cause des pressions internationales subies, le royaume a dû procéder en 2003 à des rafles massives d’individus fichés par ses propres services comme islamistes. Selon ces mêmes responsables, cela aurait abouti à un encombrement des prisons du royaume tel qu’à un moment les autorités ont même caressé l’idée de créer des prisons « d’exception » dont une aurait été basée à Benslimane. Suite à un veto émis par le ministère de la Justice -ce sont les arguments des hauts responsables sécuritaires actuels- l’idée de ces petits Guantanamo marocains a été abandonnée au profit de l’aménagement de deux pavillons de haute sécurité à la prison de Salé.Le « ventre mou » du SahelOutre les pressions américaines, au demeurant réelles, et l’hypocrisie criminelle de l’Arabie Saoudite, la lutte antiterroriste marocaine butte sur une autre difficulté de taille : la région que l’on qualifie de « ventre mou » du Sahel et qui se situe aux confins du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Mali. Une région qui, traversée par les immigrés subsahariens tentant de rallier l’Europe, se caractérise par des trafics en tous genres, notamment de cigarettes et d’armes. « On sait avec certitude que des islamistes marocains ont été formés dans cette région par des bandes armées sans obédience particulière et nous nous attendons à ce que certains d’entre eux remontent vers le Maroc en empruntant les réseaux de la contrebande. On évalue également à 80 000 le nombre de kalachnikovs éparpillée dans la région par l’intermédiaire du trafic d’armes », estime Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l’Intérieur. Pour le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, des Marocains ont été entraînés par le GSPC dans le Nord du Mali et pourraient alimenter des cellules terroristes au Maroc s’ils parviennent à rejoindre le royaume, en passant notamment par les filières d’immigration clandestine.Au sujet des liens du Front Polisario avec des organisations proches d’Al Qaïda dénoncées par le ministre de la Justice la semaine dernière, Fouad Ali El Himma, qui affirme qu’en matière de lutte anti-terroriste, Marocains et Algériens collaborent, atténue considérablement les propos de Mohamed Bouzoubâa : « en tant qu’organisation, le Front Polisario lui-même, qui conserve une idéologie marxiste-léniniste, n’est pas associé à Al Qaïda. Par contre, certains de ses individus ont noué, à titre personnel, des relations avec le GSPC qui contrôle le sud algérien ». Toujours selon Fouad Ali El Himma, un membre du Front Polisario, agissant pour son compte personnel, aurait ainsi participé à une récente attaque d’une caserne militaire en Mauritanie aux côtés d’hommes du GSPC. Par ailleurs, selon la même source, des individus des campements de Tindouf, dont certains ont été formés aux côtés des islamistes marocains dans le Sahel, se livreraient à des trafics d’armes pour survivre. Toutefois, aucune preuve formelle n’a à ce jour été fournie par l’appareil sécuritaire marocain qui dit avoir recoupé ces informations avec celles de services étrangers.Des méthodes contre-productivesAu regard des évènements de Sidi Moumen du 11 mars dernier, pour les autorités marocaines le plus urgent semble être de relever le niveau des services de sécurité. Mieux vaut tard que jamais… En effet, quelques jours seulement après les attentats de Casablanca en 2003, les services secrets français ont appris par l’intermédiaire de Noureddine Benbrahim que Mohammed VI, furieux, a découvert très tardivement l’avertissement lancé par le juge anti-terroriste français Jean-Louis Bruguière à l’occasion d’un séminaire de la société Thalès au Maroc et spécifiant que le royaume « pourrait connaître de grosses opérations ». Ou encore « que le roi a ouvert une enquête après qu’il ait découvert que les forces de sécurité du royaume étaient concentrées ce soir-là (le 16 mai 2003) à Rabat et Meknès seulement ». À ce sujet, Benbrahim se montre précis indiquant que « l’alerte de la veille évoquant l’existence d’une bombe au théâtre Mohammed V à Rabat était une fausse alerte pour attirer les services dans la capitale où s’effectuaient les cérémonies d’Al Akika fêtant la naissance du prince Moulay Hassan ». Là encore, c’est ce que l’on peut lire sur une note blanche rédigée en mai 2003 par un espion travaillant pour les services français qui a visiblement beaucoup « confessé » Benbrahim.En ce qui concerne les méthodes de lutte anti-terroriste à proprement parler, pour la première fois, les autorités marocaines reconnaissent que celles employées au lendemain des attentats du 16 mai 2003 n’ont pas produit les résultats escomptés comme le montre le cas du kamikaze Abdelfattah Raydi. Ce dernier faisait en effet partie de ces quelque 2 000 islamistes présumés raflés, dont environ 800 ont été condamnés ensuite à de la prison après des procès souvent expéditifs. Des prisons où, outre les mauvais traitements subis, certains ont noué des liens avec des salafistes combattants de groupuscules radicaux avant d’être graciés par le roi. Mais on peut tout aussi bien s’interroger sur le fait qu’une fois sortis de prison, des individus comme Raydi, sensés être fichés par les services et résidant de surcroît dans des quartiers quadrillés par des norias de mokadems, ont réussi à préparer des attentats (cf. encadré) sans être repérés… Une réalité accablante pour les services de sécurité qui a vraisemblablement conduit les autorités à annoncer une réforme de la lutte anti-terroriste au Maroc. En espérant que celle-ci produise plus d’effets que la rénovation du quartier de Sidi Moumen, actée en 2003 mais dont les habitants attendent toujours les bénéfices.Catherine Graciet, Le Journal Hebdomadaire2 avril 2007Tags : Maroc, terrorisme, salafisme, attentats de casablanca, 16 mai 2003, lutte antiterroriste, -
The Lessons of the Arab Springs
Arab countries still have fewer cases of Covid-19 than the United States, Europe or China, but they also have fewer policy options as they have not fully recovered from the “Arab springs”. Local and international actors should not merely freeze…
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Tags : Maghreb, Arab spring,
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Coronavirus and Africa – Morocco, a Model in Crisis Management?
With nearly 6,500 cases reported as of May 13, Morocco is the third African country most affected by Covid-19. Considered a model of Covid-19 crisis management, especially by its neighbours, Morocco has not spared any resources in dealing with the crisis, especially financial ones…
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Tags : Morocco, pandemic, coronavirus,
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Maroc : Une nationalité qui vous colle à la peau
Les marocains savent pourquoi, il est impossible de se débarrasser de la nationalité marocaine. Telle une malédiction, elle vous poursuit partout. Le gouvernement utilise cet « outil » pour contrôler ses sujets. Ainsi, il peut demander l’extradition d’un opposant ou lui interdire de se rendre au Maroc sachant qu’il y risque la prison. Le belgo-marocain Abdelkader Belliraj a eu l’occasion d’expérimenter le poids de la nationalité et la loi marocaines sans que l’État belge puisse rien faire pour sauver un citoyen qui était un collaborateur des services de sécurité fédérales.Pour Laila Ezzeroili, publiciste aux Pays Bas, avoir la deuxième nationalité signifie avoir sur le dos des lois marocaines, «des lois discriminatoires». “Je suis hollandaise et je veux pouvoir l’exprimer et je veux avoir la liberté de choisir par moi-même”, explique-t-elle. «Quand j’avais dix-huit ans, j’ai demandé la nationalité néerlandaise dès que j’ai pu, mais vous découvrez que vous ne vous débarrassez pas du passeport marocain. Ni du gouvernement marocain, ni du système juridique et des lois».Ezzeroili qualifie les lois marocaines de discriminatoires et menaçantes pour certains groupes. «Ensuite, je parle des lois morales. L’homosexualité est interdite et punissable ».Selon Ezzeroili, ses filles et petits-enfants continueront également d’être soumis à la loi marocaine. «Ils sont soumis à une législation sans égalité des sexes. En tant que femme, vous êtes donc inférieur aux hommes et la polygamie est par exemple autorisée au Maroc. Cet homme a la possibilité d’épouser une autre femme aux Pays-Bas ou au Maroc et tout est arrangé et à vendre au Maroc. Aux Pays-Bas, vous voyez principalement que dans le droit du mariage et du droit de la famille, les gens ont à voir avec le droit marocain ».Tags : Maroc, Pays Bas, nationalité, binationaux, -
Suivi de la mise en œuvre des projets signés lors des tournées royales en Afrique
Tags : Mali Sénégal Guinée-Bissau Ghana Burkina Faso Liberia Gambie Ghana Niger Tchad Kenya Burundi Cameroun Centrafrique Congo Guinée Equatoriale République Démocratique du Congo Sao Tomé et Principe Afrique du Sud Angola Seychelles Maurice Madagascar Can-SAD Côte d’Ivoire Gabon
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3èmeRéunion de la Commission Mixte Public-Privé
pour le suivi de la mise en œuvre des projets signés lors de la visite Royale en Afrique
- Faits marquants sur l’actualité Africaine
Mali
- Suite aux affrontements survenus au Mali dans la région de kidal survenus, le 21 mai 2014, après la visite du Premier Ministre malien dans cette ville, Monsieur le Ministre a effectué une visite au Mali au cours de laquelle il été reçu par le chef de l’Etat malien.
- Dans le cadre de la participation de notre pays aux conférences et réunions internationales sur le Sahel et le Mali, notre pays a participé les 15 et 16 mai 2014 à la deuxième réunion de suivi de la Conférence des donateurs pour le Mali et la réunion de la plateforme de suivi de la mise en œuvre de la stratégie intégrée des Nations Unies sur le Sahel.
Sénégal :
- Au lendemain des élections locales ayant eu lieu au Sénégal, le 29 juin 2014, un remaniement Gouvernemental a eu lieu. Il s’agit du 3ème remaniement depuis avril 2012, ce qui a donné naissance à un nouveau Gouvernement.
- Monsieur Mahammed DIONNE a été nommé Premier Ministre en remplacement de Madame Aminata TOURE. Tous le Ministres perdants et n’ayant pu acquérir une légitimité à travers les élections locales, ont été écartés de la nouvelle configuration.
- Le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Monsieur Mankeur NDIAYE a été reconduit dans ses fonctions.
Guinée Bissau :
- Tenue des élections législatives et présidentielles en Guinée Bissau se sont tenues les 13 avril et 18 mai 2014 après plusieurs reports.
- Le 2ème tour des élections présidentielles en Guinée-Bissau s’est déroulé, dimanche 18 mai 2014. M. José Mario Vaz, candidat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), le principal parti du pays, l’a remporté avec 61,90% des voix face à M. Nuno Gomes Nabiam, qui a obtenu 38,10% des suffrages.
- Sa Majesté le Roi Mohammed VI était représenté à la cérémonie d’investiture du nouveau Président Bissau Guinéen par Monsieur Nabil BENABDELLAH, Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville, qui a eu lieu le 23 juin 2014.
- Sa Majesté a donné, à cette occasion, ses Hautes instructions pour assurer la prise en charge de l’édification d’un Grand Chapiteau, pour assurer le déjeuner officiel et le cocktail de la soirée, offerts aux invités de marque.
- L’émissaire de Sa Majesté le Roi a été reçu par le Président, José Mario Vaz. Ce dernier a remercié Sa Majesté le Roi pour l’organisation de la cérémonie et a exprimé son souhait qu’un partenariat dynamique sur le plan économique et de développement soit engagé avec le Maroc.
- Une note a été adressée à Monsieur le Ministre en vue de sa soumission à la Haute Attention de Sa Majesté le Roi au sujet du projet d’organisation dans notre pays d’une table ronde pour le financement du développement de la Guinée Bissau.
Libéria :
- En prévision de la tenue de la 2ème session de la Commission Mixte de coopération Maroc-Liberia, une réunion de coordination interdépartementale s’est tenue au siège du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, le 4 juin 2014. Cette réunion avait pour objectif d’évaluer les actions menées depuis la tenue de la 1ère session de la Commission Mixte et d’examiner les nouvelles perspectives de coopération entre les deux pays. Elle a connu la participation de représentants des différents Départements Ministériels, ainsi que ceux des Organismes Publics et Privés.
Gambie:
- Rétablissement de M. Aboubacar Senghore, ancien Ministre des Affaires Etrangères de la Gambie, dans ses anciennes fonctions par le Président de la République M. Yahya Jammeh, en remplacement de M. Mamour Alieu Jagne, avec prise d’effet à partir du 28 mai 2014.
Ghana :
- Le Président du Ghana, M. John Mahama et M. Anas Sefrioui, Président Directeur Général du Groupe CIMAf ont procédé, le 9 juillet 2014, à la pose de la première pierre pour la construction d’une usine de production de ciment. Située à Tema première ville industrielle du Ghana, cette cimenterie devra produire, à l’horizon 2016, 1 million de tonne par an. Elle permettra de hisser la capacité de production et d’exportation du ciment du Ghana et générera une externalité positive dans la création de l’emploi et la valorisation des ressources humaines ghanéennes.
Burkina Faso :
- Le Président du Burkina Faso burkinabè s’est rendu à notre pays du 19 au 22 juin 2014 pour prendre part à la 25ème session annuelle du Forum de Crans Montana.
- Une visite de travail a été également effectuée au Burkina Faso du 12 au 14 juin 2014 par une délégation du Ministère Chargé de l’Eau et une délégation parlementaire pour prendre part au forum « Africa Water 2014 ».
- L’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) a accordé vingt bourses au Burkina Faso au titre de l’année 2014-2015.
- Le Président de l’Assemblée Nationale et la Ministre de la Promotion de la Femme et du Genre du Burkina Faso ont séjourné au Maroc du 09 au 11 juin 2014, dans le cadre de visites de travail.
Niger :
- Le Ministre nigérien de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation s’est rendu au Maroc pour une visite de travail du 16 au 18 juin 2014. Une délégation nigérienne conduite par le Conseiller technique du Ministre de l’Elevage a effectué également une visite de travail au Maroc du 1er au 06 juin 2014
- Le Maroc a décidé de tenir, dans les mois prochains à Rabat, la 4ème Commission Mixte avec le Burkina Faso et le Niger.
Tchad :
- Le Tchad a ouvert une Ambassade résidente à Rabat, début juin 2014.
- Monsieur le Ministre, a reçu le vendredi 20 juin 2014, M. Abdelrassoul Mahamat nouvel Ambassadeur de la République du Tchad au Maroc, qui lui a remis les copies figurées de leurs lettres de créance, en tant qu’Ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire de son pays auprès de Sa Majesté le Roi.
- Une délégation parlementaire tchadienne du groupe d’amitié Maroc-Tchad a séjourné au Maroc du 09 au 16 juillet 2014. Sa mission s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la visite du Président de l’Assemblée Parlementaire tchadienne dans notre pays en automne prochain
- Suite à l’ouverture le 17 juin 2014 de la ligne aérienne reliant Casablanca à N’djamena, une demande a été introduit auprès des autorités aéronautiques tchadiennes, pour bénéficier la Compagnie Royal Air Maroc des droits de trafic de 5ème liberté entre le Tchad et le Niger
- Le Forum Economique Maroco-Tchadien, dont la tenue a été décidé lors de la 1ère session de la commission mixte entre les deux pays devrait avoir lieu à Ndjamena à l’automne prochain. L’objectif étant l’approfondissement de l’échange entre les hommes d’affaires, sur les opportunités d’affaires à saisir dans les deux pays
- Projet de visite de travail au Maroc du Directeur Général de l’Office Tchadien du Tourisme à l’invitation de l’ONMT
Kenya :
- La Ministre Déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Mme Mbarka Bouaida, s’est entretenue, jeudi 24 avril 2014, à Rabat, avec l’Ambassadeur du Kenya accrédité auprès du Maroc, avec résidence au Caire, M. David Otieno Arunga.
- M. Zaddock Syong’oh Conseiller politique au Ministère Kényan des Affaires Etrangères, en charge notamment, de la question du Sahara audit Ministère a effectué une visite de travail dans notre pays du 25 avril au 7 mai 2014.
- Monsieur Zaddock a eu des entretiens avec Madame la Ministre Délégué le lundi 28 avril 2014 et a rencontré aussi les deux Présidents des deux Chambres du Parlement. Sa visite a été couronnée par une tournée dans les provinces du Sud.
- La Ministre Déléguée auprès du Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, Mme Mbarka Bouaida s’est entretenue, lundi 23 juin 2014 à Rabat, avec une importante délégation parlementaire du Kenya, Présidée par le Vice-Président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense au Parlement kenyan, M. Eilas Bare Shill. Le programme de cette délégation comprenait également une étape dans les Provinces du Sud.
- Les discussions ont porté, notamment, sur les récents développements qu’a connus la position du Kenya vis-à-vis de la question nationale, les moyens de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays dans plusieurs domaines, ainsi que sur nombre de questions régionales et internationales d’intérêt commun.
Burundi :
- Le Président du Burundi a pris part à la 25ème session annuelle du Forum de Crans Montana, qui c’est tenue à Rabat du 19 au 22 juin 2014.
- La Ministre Déléguée auprès du Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, Mme Mbarka Bouaida, a reçu, lundi 2 juin 2014 à Rabat, le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale de la République du Burundi, M. Laurent KAVAKURE, qui a effectué une visite de travail au Maroc, du 31 mai au 3 juin 2014.
- A cette occasion, M. KAVAKURE a annoncé l’ouverture prochaine d’une Ambassade résidente du Burundi à Rabat.
- Les deux parties ont mis l’accent sur l’importance de renforcer le dialogue politique bilatéral, de mettre en œuvre les différents engagements pris, et de coordonner les positions sur les questions d’intérêt commun aux plans régional et international.
Cameroun
- Malgré la stabilité du régime politique camerounais, la menace du groupe terroriste Boko Haram et les divergences entre Abuja et Yaoundé sur la stratégie de lutte contre ce groupe fragilisent la sécurité dans les zones frontalières du nord avec le Cameroun.
- Une situation économique et sociale difficile en perspective suite à l’augmentation des prix de carburants en juin 2014 malgré la décision du Gouvernement camerounais d’augmenter de 5 % les salaires de base des fonctionnaires.
- La restructuration en juin 2014 de l’exécution des conventions signées par l’Etat dans le secteur de l’eau conforte la présence marocaine dans la Camerounaise des Eaux (ONEE, CDG Delta Holding et Inegma).
- Signature d’une convention instituant le Centre d’Affaires Maroc-Cameroun (CAMC) en mars 2014 et d’un Accord cadre entre l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) et la Chambre de Commerce, d’Industrie des Mines et de l’Artisanat du Cameroun (CCIMA) ( 26 mars 2014).
- Participation de 11 laboratoires marocains à la 15ème édition du Forum pharmaceutique international à Yaoundé (04-06 juin 2014)
- Deux Voyages d’études au Maroc de 15 maires camerounais (28 mai-10 juin 2014) et de spécialistes dans l’élevage des chevaux (08-11 juin 2014).
Centrafrique
- La situation sécuritaire est très alarmante avec le retour en force dans le nord du pays de la Séléka dirigée par l’ex Président M.Djotodia (reconduit à sa tête, le 12 juillet 2014).
- Plusieurs réunions : Groupe International de Contact (GIC-RCA), à Addis-Abeba, le 7 juillet 2014, Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique, sous l’égide du Médiateur de la CEEAC à Brazzaville, du 21 au 23 juillet 2014 et mise en place d’une Médiation internationale n’ont pu venir à bout de la situation chaotique en RCA où le Conseil de Sécurité affirme qu’il existe suffisamment de preuves de violations graves du droit international humanitaire, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre (rapport Commission d’Enquête Internationale de juin 2014).
- Le déploiement en septembre 2014 de 10.000 soldats et 1.800 policiers de la MINUSCA (résolution 2149 du 10 avril 2014 du Conseil de Sécurité), avec une uimportantes participation marocaine, entrevoit un espoir pour ce pays déchiré par la guerre civile.
Congo
- Lancement par le groupe Addoha en juillet 2014, des travaux de constructions de 15.000 logements sociaux (investissement de 250 millions d’euros) et la construction d’une cimenterie de la CIMAF (20 milliards de FCFA) ,
- Des échanges de visites : délégation de parlementaires marocain (27 et 28 mai 2014), délégation du Ministère de la Justice congolais et Ministre Délégué chargé du Transport…
Guinée Equatoriale
- La Guinée Equatoriale a accueilli le sommet de l’union africaine et plusieurs délégations notamment espagnoles. La présence militaire étrangère dans la région suscitée par la crise centrafricaine alimente davantage les inquiétudes du Gouvernement équatoguinéen avec l’intensification des activités menées par les dirigeants de certains mouvements de l’opposition,
- Les travaux de la 6ème session de la Commission Mixte Maroc-Guinée Equatoriale projetée cette année (date proposée par la partie équatoguinéenne : 01-05 septembre 2014) verra la signature de plusieurs accords finalisés
République Démocratique du Congo
- Un accord a été signé en juin 2014, entre la CIMAF et le gouvernement congolais pour la construction d’une cimenterie qui sera opérationnelle en 2016. Des négociations sont en cours entre Addoha et les autorités congolaises pour la conclusion d’un accord en matière d’habitat social (15.000 logements sociaux).
- Visite au Maroc, du 17 au 22 juin 2014, du Président du Sénat de la RDC, M. Léon Kengo WA DONDO qui a insisté sur la promotion des investissements marocains en RDC.
- L’approche des élections présidentielles de 2016 alimente les discussions sur une éventuelle candidature du Président Joseph KABILA pour un troisième mandat interdit au vu de la constitution actuelle.
- Un effort de pacification de la scène politique a été entrepris par la publication en avril 2014, de la liste des premiers bénéficiaires d’amnistie pour avoir participé à des mouvements insurrectionnels. Grâce à l’intervention de la MONUSCO en RDC, presque 80 % du territoire congolais a été réunifié sous l’autorité de l’Etat avec des institutions sécuritaires nationales.
Sao Tomé et Principe
- En mars 2014, le Gouvernement saotoméen a décidé, avec son homologue nigérian, d’entamer la production de pétrole et de gaz dans la Zone Economique Conjointe mise en place pour une durée de 45 ans avec un partage des bénéfices à raison de 60 % pour le Nigeria et 40 % pour Sao Tomé et Principe. La société pétrolière américaine ERHC Energy envisage d’investir 100 millions USD pour la réalisation de prospections pétrolières ciblées et d’investir près de 300.000 USD par an sur des programmes sociaux et de débloquer des fonds pour la formation des cadres nationaux.
- Des élections législatives, régionales et municipales seront tenues le 12 octobre 2014.
- Le Gouvernement saotoméen a exprimé le souhait de bénéficier d’une aide financière pour la préparation des échéances électorales.
Afrique du sud
- Le décès de Nelson Mandela le 05 décembre 2014, a servi les desseins politiques du président Zuma qui considère que l’ANC dirigera l’Afrique du Sud « jusqu’à la fin des temps ». Lors du scrutin du 07 mai 2014, l’ANC a gardé in extremis, la majorité absolue à l’Assemblée Nationale avec 62.15% des voix, suite à l’émergence du parti radical Economic Freedom Fighters dirigé par l’ancien leader de la league des jeunes de l’ANC Julius Malema. Il s’en sort momentanément du scandale de corruption présumée (utilisation de 20 millions US$ de l’argent publique pour sa résidence personnelle située dans son fief au Nkandla.
- Le Président Zuma a été investi pour son second mandat le 24 mai 2014, et a nommé un nouveau gouvernement légèrement en gardant 14 ministres confirmant la poursuite de la même politique économique, sociale et étrangère.
- Au plan bilatéral, les relations sont inexistantes et les Invitations lancées (ministre du tourisme, justice et aux Services correctionnels) l’ont été pour des forums multilatéraux.
Angola
- L’Angola ne cesse de prendre de la place au niveau régional notamment par ses efforts continus et initiatives en faveur de la paix dans les Grands Lacs salués par Le Secrétaire d’Etat américain, en mai 2014, lors d’une visite en Angola. Le poids économique de ce pays en afrique et au-delà conforte cette position.
- Les recommandations de la 2ème Session de la commission Mixte maroco-angolaise tenue à Luanda en novembre 2013, confirment la disposition des deux pays pour promouvoir davantage la coopération bilatérale. des actions et des échanges sont en cours dans les domaines du transport aérien, les pêches maritimes, la formation et la gestion des affaires des anciens combattants.
Seychelles
- Bien que ce pays manifeste des dispositions positives envers le Maroc, la coopération avec le Maroc, n’est active que dans le domaine de la santé.
- Des Projets de visites au Maroc des Ministres seychellois des Affaires Etrangères et de la santé.
Maurice
- L’Ile Maurice joue un rôle efficient au sein des instances internationales (l’ONU) ainsi que régionales (SADC, COI…) dans la résolution des conflits (notamment sa contribution à la recherche d’une sortie de la crise politique à Madagascar) et a présenté sa candidature au poste de Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
- Le Maroc et Maurice souhaitent élargir la coopération dans les secteurs touchant la pêche maritime, les télécoms, l’agroalimentaire, les banques et assurances, l’habitat social et le tourisme, outre la coopération en matière sécuritaire ;
- M. Motichaud SEEBAH, Secrétaire Général de la Primature de la République de Maurice a représenté son pays à la 2ème Edition du Forum sur la Mer, tenue à El Jadida du 07 au 11 mai 2014. Il a été reçu par Mme la Ministre Déléguée et le Secrétaire Général du Ministère ;
- Projet de Convention tendant à éviter la double imposition et à prévenir l’Evasion fiscale en matière d’Impôts sur le revenu a été paraphé par les deux pays, à Port-Louis, le 07 février 2014 ;
- Projet de visite au Maroc du Ministre mauricien des Affaires Etrangères (invitation lui a été adressée en avril 2014) ;
- Projet de visite au Maroc du Président du Parlement mauricien (invitation lui a été adressée en juillet 2014)
Madagascar
- Suite à l’investiture de M. Hery Rajaonarimampianina, Président de la quatrième République de Madagascar, le 25 janvier 2014, l’Union Européenne a décidé, le 19 mai 2014, la reprise complète de la coopération au développement de l’UE avec ce pays. Les Etats-Unis ont également levé les restrictions restantes sur son aide directe au gouvernement malgache.
- Une intense activité diplomatique a conduit le président en Afrique du Sud, Vatican, Israël et à Paris. Madagascar fait également la promotion de sa candidature pour l’hébergement du Sommet de la Francophonie en 2016.
- Le Président malgache Hery RAJAONARIMAMPIANINA a émis le souhait d’effectuer une visite au Maroc pour prendre connaissance des grands projets réalisés par notre pays dans les domaines suivants : Energie solaire, tourisme, habitat social, agriculture.
- Projet de Visite au Maroc du Ministre des Affaires Etrangères Madame Arisoa Lala Razafitrimo (une lettre d’invitation lui a été adressée en avril 2014) ;
CEN SAD :
- Le Maroc a abrité les 08 et 09 mai 2014 la réunion des experts de haut niveau de la CEN SAD pour discuter de la stratégie de cette organisation en matière de développement et de sécurité dans l’espace CEN SAD.
- Etat d’avancement de la mise en œuvre des accords signés lors de la Tournée Royale
Mali, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Gabon
- Dans le cadre de la mise en œuvre des accords signés lors de la dernière tournée royale, des experts maliens, ivoiriens et guinéens ont pris part du 23 au 28 mai 2014, à un séminaire de formation organisé par le Ministère marocain du Tourisme.
Mali :
- Dans le cadre de l’appui de notre pays au processus de reconstruction du Mali, et à la demande du Premier Ministre malien, une délégation de six experts maliens a séjourné au Maroc au cours de la période du 01 au 08 juin 2014 pour s’enquérir de l’expérience marocaine dans le domaine du développement régional et humain.
- Le Ministre malien de la Justice a effectué une visite de travail au Maroc du 03 au 07 juillet 2014, au cours de laquelle il a rencontré les personnalités suivantes :
- Le Ministre de la Justice ;
- Le Président de Conseil National des Droits de l’Homme ;
- La Délégué interministérielle aux Droits de l’Homme ;
- Le Commissaire Général de l’Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion.
- Report de visite au Maroc du Ministre malien des Affaires Etrangères, prévue initialement du 21 au 23 juillet 2014 ;
- Projet de visite au Maroc en octobre ou novembre 2014 du Ministre malien des Domaines de l’Etat, des Affaires Foncières et du Patrimoine, pour identifier les besoins de coopération, notamment en matière de gestion des domaines de l’Etat.
- Projet de visite au Maroc du 11 au 13 août 2014 du Ministre des maliens de l’Extérieur, pour échanger sur les expériences et les pratiques des deux pays en matière de gestion des affaires des communautés des deux pays résidant à l’étranger.
Côte d’Ivoire :
- Le 14 juin 2014 Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu l’Emissaire personnel du Président de la République de Côte d’Ivoire Monsieur Alassane Ouattara.
- Visite d’une délégation ivoirienne conduite par le Ministre du Tourisme le Maroc du 22 au 28 juin 2014
- Visite de Monsieur Mamadou COULIBALY SANGAFOWA Ministre ivoirien de l’agriculture au Maroc le 1er juin 2014
- Mission de travail effectuée à Abidjan par le Groupe immobilier Al Omrane du 25 au 27 juin 2014.
Guinée :
- Invitation adressée par le Ministre de la Santé à son homologue guinéen, par laquelle il l’invite à se rendre au Maroc dans le cadre d’une visite de travail et ce, à une date qui sera fixé d’un commun accord entre les deux parties.
- La société pharmaceutique Sothema a acheminé, fin juin 2014, un Don d’un container de vaccins à Conakry.
- Situation interne : Propagation Alarmante de l’Epidémie d’Ebola, une situation que MSF qualifie de « hors de contrôle » avec des risques de propagation à d’autres zones.
Gabon :
- En 2014, le Gabon a maintenu sa première place parmi les pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), grâce notamment à une nette diminution du niveau de l’endettement depuis 2008 et à une forte production pétrolière. Malgré cette amélioration enregistrée, le Gouvernement gabonais rencontre des difficultés à honorer sa dette tant intérieure qu’extérieure, notamment vis-à-vis des entreprises. Dans ce contexte de marasme économique, l’Etat a encore aggravé la situation en procédant à d’importants redressements fiscaux, au dépend de l’attractivité du pays en matière d’investissements.
- Un Forum d’Affaires Maroc-Gabon a eu lieu à Rabat, les 21 et 22 avril 2014. Cette rencontre a permis aux opérateurs marocains de s’informer sur les différentes opportunités d’investissement et commerciales offertes dans le cadre du plan stratégique « Gabon Emergent » (l’industrie, l’agriculture et les services).
- Le Ministère du Tourisme a organisé à Libreville, du 26 au 28 mai 2014, une mission d’experts marocains dans le domaine des statistiques, du classement des hôtels et des investissements touristiques.
- Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’Application pour la période 2014-2016 en matière de Tourisme, signé entre le Maroc et le Gabon à l’occasion de la Visite Royale au Gabon en mars 2014, le Ministère du Tourisme a marqué sa disposition à organiser, en octobre 2014, une autre mission au Gabon d’experts marocains.
- Une mission de prospection au Gabon, est également programmée pour le mois d’octobre 2014 en faveur d’investisseurs marocains dans le domaine du tourisme.
- Participation d’une importante délégation marocaine présidée par le Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique à la troisième édition du « New York Forum Africa », organisé à Libreville, du 23 au 25 mai 2014.
- Mission de prospection au Gabon d’une délégation de la Compagnie Générale Immobilière (CGI), du 10 au 13 juin 2014.
- Visite de travail au Gabon, les 20 et 21 juin 2014, du Ministre Délégué chargé des Marocains Résidant à l’Etranger et des Affaires de la Migration.
- Visite de travail au Maroc de la Ministre gabonaise de la Culture, des Arts et de l’Education Civique, du 11 au 19 juin 2014. Répondant au souhait exprimé par la partie gabonaise de bénéficier de l’expérience marocaine dans le domaine culturel, le Ministère de la Culture a décidé de dépêcher au Gabon, en septembre 2014, une mission d’experts pour s’enquérir des besoins des autorités gabonaises en matière d’administration, de gestion et de formation
- Une Convention de jumelage entre Fès et Mouila a été signée, le 12 juin 2014.. Une mission de la Mairie de la ville impériale marocaine est attendue à Mouila au cours du mois de septembre 2014.
- La signature de la Convention de jumelage entre Franceville et Meknès, prévue initialement, le 16 juin 2014, a été reportée à une date ultérieure pour lui donner un cachet particulier à cette signature, du moment que la capitale provinciale du Haut-Ogooué abrite le mausolée de Feu El Hadj Omar BONGO ONDIMBA.
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Fighting continues between Libyan rivals
Over the last 24-hours, Libya’s UN-backed government, known as the GNA, has carried out a series of air-strikes against forces loyal to Haftar, whose troops are reeling from government attacks and are in retreat. Haftar and his self-proclaimed Libyan National Army (LNA) have suffered a series of…
Read more from the source : Vatican News
Tags : Libya, GNA, LNA,
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Growing interest in Nature-based Solutions among Tunisian conservation actors
On the 27th anniversary of the International Biodiversity Day (22 May), the Tunisian Ministry of the Environment organized a videoconference last 20 May in collaboration with the Directorate General of Forests and the Ministry of Health, IUCN-Med, WWF’s office in Tunisia, the Regional Activity Center for Specially Protected Areas of the Barcelona Convention…
Read more from the source : International Union for Conservation of Nature
Tags : Tunisia, Nature-based Solutions, Biodiversity,
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Violence against women in times of confinement in Algeria
Often wife, husband, children, mother-in-law, father-in-law and sometimes even brother-in-law and sister-in-law live together in a small and precarious space. Everything is suddenly exacerbated because one has lost the small job…
Read more from the source : FES-MENA
Tags : Algeria, women, violence,
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Maroc : Le pillage de la RASD ne remplit plus les caisses du Makhzen
La machine de propagande du makhzen, chargée généralement d’étouffer toute voix dénonçant l’illégalité de l’occupation des territoires du Saharaoui, est également appelée à soigner l’image du royaume. Très souvent, des articles de presse et des reportages vantant la réussite politique et économique du royaume de Mohammed VI sont diffusés sur différents supports.
Mais la crise du covid-19 a vite fait de rappeler la réalité aux marocains. Dès le début de la pandémie, le Maroc va solliciter une aide du FMI en recourant à la ligne de précaution et de liquidité d’un montant de 3 milliards de dollars. Mais le gouvernement marocain a besoin de plus d’argent pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie. Selon le gouvernement marocain d’autres demandes de crédits seront faites auprès d’autres institutions financières internationales tout au long de l’année en cours.
La raison, le Maroc à une dette extérieure de 34 milliards de dollars et doit payer 4,15 milliards de dollars à de service de la dette en 2020. Face à cet endettement plus ou moins élevé, le Maroc ne dispose pas d’importantes réserves de change. Ces dernières s’élevaient à 24,4 milliards de dollars à fin février 2020, alors que l’Algérie dispose de 60 milliards de dollars. Mais la situation se complique davantage quand on aborde la structure du commerce extérieur de nos voisins de l’ouest. Le déficit commercial des biens s’est élevé à plus de 21 milliards de dollars en 2019, alors qu’il n’a été que de 6,11 milliards de dollars pour l’Algérie.
Les performances économiques du Maroc, tant chanté par le makhzen, étale au grand jour une fragilité structurelle. L’économie marocaine doit importer deux dollars pour exporter un seul dollar. Ce lourd déficit du commerce extérieur des biens est plus ou moins atténué grâce aux rentrés en devises du tourisme et des transferts de l’argent de la diaspora. Enfin, les investissements directs étrangers ont chutés de 45% en 2019 pour n’atteindre que 1,8 milliards de dollars. Remettant en cause l’attractivité de l’économie marocaine.
Le gouvernement marocain s’attend à une année très difficile sur le plan économique et social. La sécheresse qui frappe l’agriculture va réduire du tiers la production céréalière. Les principaux secteurs économiques exportateurs sont presque à l’arrêt. Le tourisme sera long à la reprise vu que les principaux pays émetteurs maintiennent leurs frontières fermées. Tandis qu’on s’attend à une baisse mondiale des transferts d’argent des émigrés de l’ordre de 20%. Une situation tellement critique que le gouvernement marocain n’a d’autres choix que de s’endetter encore plus.
Puis il y a le Sahara occidental. La colonisation de ce territoire coute cher à Rabat. Le mur qui sépare les territoires libérés de ceux occupés par le Maroc, long de2700 kilomètres, doit être régulièrement entretenu. Des dizaines de milliers de soldats marocains, avec leurs équipements, sont mobilisés tout au long de ce mur. Le gouvernement accorde des avantages financiers pour encourager les marocains à s’implanter dans les territoires occupés pour modifier la démographie.
La facture est tellement élevées que les richesses pillées du Sahara occidental, phosphate et poissons, ne couvrent que faiblement les dépenses engagées par le palais royal pour maintenir la colonisation d’une partie des territoires Sahraouis. A titre d’exemple, les exportations de phosphate du Sahara occidental n’ont rapportés que 90,4 millions de dollars en 2019 contre 164 millions de dollars en 2018, tandis que le pillage des ressources halieutiques a généré 100 millions de dollars la même année. Ces montants sont loin de couvrir le cout annuel de la colonisation, qui est en réalité supporté par le peuple marocain.
Le Jeune Indépendant, 20 mai 2020Tags : Maroc, Sahara Occidental, Makhzen, Front Polisario, phosphates, pillage, ressources naturelles, armée, mur de la honte,

