Category: Sahara Occidental

  • Italie : Le Sahara Occidental au rendez-vous au Festival du film de Lugano

    Mastromatteo au Festival du Film de Lugano: “Je parle du mur le plus long”

    ANCONA – Gilberto Mastromatteo, d’Ancône, est un ancien collaborateur de notre journal. Il met son nez là où certains disent qu’il ne devrait pas, mais c’est exactement ce qu’un journaliste devrait faire. Dénicher des histoires qui, sans lui et quelques autres collègues, resteraient ensevelies en silence. Avec Fiorella Bendoni, il réalise le documentaire «Le mur – La blessure du Sahara». Le court-métrage a été produit par l’association Ben Slout Larbi de Sesto Fiorentino, parrainé par Amnesty International et présenté hier après-midi au cinéma Plaza de Mendrisio dans le cadre du Festival du film des droits humains de Lugano. Il sera examiné dans d’autres revues à travers le monde. Il raconte le drame du peuple sahraoui. Avez-vous déjà entendu parler des Sahraouis?

    Nous demandons à Mastromatteo qui ils sont, dans quelles conditions ils vivent.

    «Je vais le rendre aussi court que possible. Le peuple sahraoui vit au Sahara occidental, entre le Maroc et la Mauritanie. Une zone colonisée jusqu’en 1975 par l’Espagne. Après la mort de Franco, l’Espagne part. Depuis 1979, le Maroc occupe tout le territoire. Une partie était déjà annexée en 1976, la partie sud était mauritanienne. Certains Sahraouis, environ 200 000 personnes, se réfugient dans un camp de réfugiés dans le sud-est de l’Algérie, d’autres, 50 000 personnes, restent sur leur territoire pour lutter contre la domination marocaine. La guerre a duré de la fin des années 70 à 1991, lorsque la trêve voulue par les Nations Unies est intervenue ».

    Dans les années 80, le Maroc a construit un mur contre les Sahraouis.

    «Un mur de sable de 2720 km de long, seule la Grande Muraille de Chine est plus longue. Et autour du mur, il place plus de 5 millions de mines antipersonnel et antichar: le plus grand champ de mines du monde. En 2010 un camp sahraoui rebelle, le Maroc réprime la révolte. Pour Noam Chomsky, c’est le début du printemps arabe. Je m’occupe des Sahraouis depuis ».

    Avez-vous rencontré des obstacles lors du tournage?

    «On ne pouvait tirer que du côté des sahraouis, dans les territoires libérés, en s’approchant le plus possible du mur. J’ai été expulsé des territoires occupés en 2013, les autorités marocaines m’ont embarqué dans une voiture et je suis parti. Le même sort est arrivé à quiconque a tenté de témoigner du sort des sahraouis. Même des membres du Parlement européen ont été expulsés, même la fille de Prodi ».

    Comment voyez-vous l’avenir des Sahraouis?

    «Question difficile. La situation actuelle est sombre. Les Sahraouis attendent la reconnaissance de leurs droits sur leurs terres depuis 45 ans. De nombreux jugements rendus par des organes internationaux, dont le Tribunal de La Haye, ont déclaré leur demande légitime. L’ONU fait pression pour la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara Occidental, mais la France, puissance décisive dans la région et alliée du Maroc, veut laisser la situation incrustée. Une solution à court terme paraît peu probable. Cela viendra plus tard, j’espère ».

    La France est avec le Maroc. Qui est avec les Sahraouis, à part l’ONU avec ses appels ignorés?

    «De nombreuses associations. Ils se battent de toutes leurs petites forces. Il y en a aussi dans les Marches, Rio de Oro par exemple, et en parlant de notre région j’aime rappeler la sensibilité à la cause sahraouie de l’ancien maire de Macerata Carancini “.

    Source : corriereadriatico.it, 18 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, mur de sable, mur de la honte, mur de défense,

  • Algérie : Du pain sur la planche

    par Abdelkrim Zerzouri


    C’est le must de la révolution économique en Algérie. Le géant Sonatrach, depuis toujours situé hors champs d’aptitude des entreprises locales, affiche sa disponibilité à changer de mode d’emploi ou de stratégie en matière d’intégration nationale.

    Désormais, l’accès aux entreprises algériennes à des contrats de projets d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC) est du domaine du possible, avec des objectifs fixés par le groupe Sonatrach en matière d’intégration des entreprises locales dont la réalisation des projets EPC est celle d’atteindre un taux de 60% dans le court terme et de 80 % à long terme, selon des déclarations du PDG de Sonatrach, Toufik Hekkar.

    Et, pas que, puisque la propension de cette ouverture s’étend en direction des PME et PMI, qui devraient bénéficier d’office de 10 % des marchés, selon des instructions adressées aux filiales par M. Toufik Hekkar, ainsi que la création d’une nouvelle direction au sein du groupe pour accompagner et orienter les startups en cerise sur le gâteau. Est-ce à dire que la Sonatrach se chargera du financement des startups, du moins une partie d’entre ces entreprises sur lesquelles mise le gouvernement, autant que les PME et PMI, dans sa stratégie de relance économique ?

    Le gouvernement a vraisemblablement trouvé un solide actionnaire, en l’occurrence la Sonatrach, qui viendrait soutenir la création par le gouvernement du fonds d’investissement pour financer en phase d’amorçage ou en capital-risque des startups ou entreprises innovantes, d’un montant estimé à 120 milliards de centimes, selon des déclarations du ministre des Finances au mois de mai dernier. Il faudrait inévitablement compter dans ce domaine sur les investisseurs privés, mais en l’absence de culture d’investissement dans le capital-risque d’entreprises qui n’ont que leurs idées à vendre, l’arrivée à la rescousse de la Sonatrach constitue un véritable gage de succès pour la startup Act, ou cadre visant à faciliter le lancement et le développement de Startups.

    Reste à savoir si les entreprises locales pourront relever le défi et investir dans des projets de réalisation d’infrastructures, développements des champs gaziers, d’ouvrages industriels et d’installations d’équipements industriels (instrumentation, turbocompresseur, système de refroidissement), lequel créneau bénéficiait exclusivement aux entreprises étrangères ?

    L’ambition de l’accroissement de la valeur ajoutée locale et des richesses nationales à travers l’implication des entreprises algériennes dans les domaines des EPC n’est pas une sinécure en soi, et l’on souhaite que les PME et PMI, au profit desquelles on a décidé d’octroyer 10% des marchés ne subissent pas les mésaventures des micros-entreprises créées dans le cadre de l’Ansej, dont l’avantage du bénéfice de 20% des marchés publiques est tombé dans les oubliettes et dans l’indifférence quasi générale. M. Hekkar a dans ce contexte mis l’accent sur l’objectif de Sonatrach, qui est de disposer de partenaires industriels locaux performants et respectant les principes du code de conduite de la compagnie. Du pain sur la planche devant les PME et PMI, mais il faut suer pour le manger.

    Le Quotidien d’Oran, 14 oct 2020

    Tags : Algérie, EPC, PME, PMI, économie,

  • Acculé au Sahara Occidental, le Maroc s’en prend à l’Algérie

    Le Maroc déploie ses roquets contre l’Algérie
    Par Hocine Adryen

    Il fallait s’y attendre le Maroc n’est pas resté les bras croisés après la dernière sortie du chef de l’Etat sur la question sahraouie. Le makhzen marocain a rameuté ses relais médiatiques qui ont tout de suite réagi en débitant de grossiers mensonges contre l’Algérie.

    Ainsi un media marocain apparemment en manque d’inspiration écrit que «ces derniers auraient dépensé des fortunes, juste pour mettre en difficulté leur jeune frère, le roi Mohammed VI». Selon ce journal «l’Algérie, cette nation dite sœur, aurait dépensé 375 milliards de dollars dans son farouche combat mené contre le Maroc. 375 milliards de dollars, c’est le montant déboursé par l’Algérie dans la guerre contre le Maroc depuis 1975» ajoute ce média en l’absence totale de toute preuve étayant ces assertions farfelues. D’où a-t-il puisé ces informations sachant que les comptes de l’Etat sont annuellement épluchés par les parlementaires ?

    Selon le journal, il a été établi que durant 45 longues années, le Trésor public algérien «a été délesté de 8,5 milliards de dollars par an, soit 23 millions de dollars au quotidien. Ce qui représente une fortune. Beaucoup de milliards de dollars du peuple algérien puisés dans la trésorerie de l’Etat». Et au journal de détailler que cette fortune aura servi à «armer le Polisario, financer des organisations des droits de l’Homme et des lobbies hostiles au Maroc, donnant, à titre d’exemple, le budget de l’équipement en Algérie qui n’a pas dépassé 23 millions de dollars en 2019». Alors doit-on parler des sommes astronomiques que le souverain marocain empoche annuellement sans compter le volume de sa fortune érigée en vingt ans de règne monarchique de divers business y compris celui de la drogue ?

    Avant l’invasion des territoires sahraoui en 1975, le Maroc était considéré alors comme un pays pouvant rivaliser avec l’Espagne en terme de croissance économique, l’occupation du Sahara occidental a fait perdre au Trésor marocain une moyenne de 50 milliards de dollars par an de 1975 à 1991 lorsque le Polisario et le Maroc ont conclu un cessez-le-feu. Le budget de l’administration coloniale et le déploiement des FAR (forces armées royales), continuent de saigner les coffres du Makhzen. La fermeture des frontières avec l’Algérie a aggravée la situation économique du pays. Les pertes annuelles du commerce avec l’Algérie sont estimées à 4 milliards de dollars par an selon des sources officielles.

    Selon des comptes rendus de la presse internationale, le roi du Maroc, Mohammed VI, se serait «offert un pied-à-terre pour la somme de 80 millions d’euros (environ 50 milliards FCFA) ». Une information qu’aurait rapportée le journal en ligne «Africa Intelligence», le 1er octobre dernier. La bâtisse, un «hôtel particulier de 1080 mètres carrés, construite en 1912 par le promoteur George Hersent, se situe à quelques encablures de la Tour Eiffel dans le 7ème arrondissement de Paris ». Le roi aurait « racheté ce palace, situé au 20 avenue Emile-Deschanel précisément, au prince Khaled ben Sultan ben Abdelaziz al-Saoud, membre de la famille royale d’Arabie Saoudite.

    C’est la société DSCI Deschanel qui a fait l’acquisition du bien, dont le cadastre mentionne une superficie de terrain de 1080 mètres carrés » ajoute le journal: «Or, DSCI Deschanel est une société dont l’actionnaire à 99,9% n’est autre que le souverain marocain. Mounir Majidi, le secrétaire particulier du roi et Hicham Naciri ont été chargés de s’occuper des négociations pour l’achat de ce luxueux hôtel particulier», a précisé 20 Minutes. Le journal poursuit, précisant que «le monarque avait déjà fait l’acquisition d’un hôtel particulier aux Invalides, et du château de Betz (Oise) situé à 75 kilomètres de la capitale», et que «cet investissement fait du bruit de l’autre côté de la Méditerranée», d’autant que «l’acte de vente indique cette dernière a eu lieu le 28 juillet, la veille de son discours du Trône».

    Dans son denier discours du Trône, Mohammed VI invitait les Marocains à «consentir à des efforts pour sortir de cette situation de crise économique accentuée par la crise sanitaire de ces derniers mois». Or ce qui n’est pas le cas pour lui qui accumule des milliards de dollars en comptes en banque. Selon le magazine Forbes, Mohamed VI figure parmi les personnalités les plus riches du monde, avec une fortune estimée alors à plus de 2,5 milliards de dollars. Agé de 56 ans, le roi possèderait une grande collection de voitures de luxe, des toiles de grande valeur, des yachts. Il lui est attribué deux avions privés et un yacht de 60 mètres de long sur 13 de large.

    En septembre 2018, un compte Instagram dédié aux montres haut de gamme avait analysé une photo du roi: la légende décrit la montre à son poignet comme une Patek Philippe en or blanc le bijou montée en or blanc incrustée de 1 075 diamants, d’une valeur de 1,2 million de dollars.

    Le Jeune Indépendant, 12 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Algérie,

  • Espagne-Maroc : Conflit sur les eaux des Îles Canaries

    Les probababilités d’un conflit entre l’Espagne et le Maroc sur les eaux territoriales augmentent avec le soutien déclaré de l’Union Européenne à Madrid qui vient d’encourager celle-ci à explorer les mines des monts sous-marins des îles et du Sahara Occidental revendiqués par Rabat.

    En effet, selon la presse espagnole de ce mardi 13 octobre, l’Europe veut réduire sa dépendance à l’égard de l’approvisionnement étranger en matières premières. Le cobalt et les terres rares, avec des gisements aux îles Canaries, sont stratégiques pour l’UE.

    Bruxelles considère qu’il est vital pour l’économie du Vieux Continent de réduire la très forte dépendance vis-à-vis de l’approvisionnement extérieur en matières premières fondamentales. C’est pourquoi, dans la capitale communautaire, ils ne sont pas prêts à rater des opportunités comme celle offerte par les monts sous-marins des îles Canaries. Pas du moins sans explorer toutes les options avant de rejeter ou de reporter sine die (jusqu’à ce qu’il y ait une technologie qui facilite l’extraction et abaisse son coût) l’exploitation des mines qui dorment sous les eaux des îles.

    Ainsi, la Commission européenne (CE) vient d’envoyer une communication au reste des institutions communautaires dans laquelle elle encourage les États membres, dont l’Espagne, à promouvoir la recherche sur les gisements potentiels et à rechercher des financements pour une éventuelle extraction. Une stratégie qui vise à impliquer le secteur privé et qui concerne particulièrement l’Espagne et les îles Canaries car dans les monts sous-marins se trouvent des gisements de cobalt et de terres rares, deux des matières premières que l’UE considère comme stratégiques pour l’économie européenne.

    Tags : Espagne, Maroc, gisements, Îles Canaries, eaux territoriales, Sahara Occidental,

  • Sahara Occidental : Unité nationale et défense des ressources naturelles sahraouies

    Lundi 12 octobre 2020, des militants se sont réunis pour célébrer dans les rues d’El Aaiun le jour de l’unité nationale sahraouie.
    Empêchés par la répression militaire marocaine, ils se sont retrouvés chez l’un d’eux pour marquer ensemble le‫ 45ème anniversaire de ce jour important pour le peuple sahraoui.

    En cet honneur, les manifestants avaient préparé des affichettes portant les revendications qu’ils entendaient affirmer, et parmi celles-ci, une protestation contre le pillage illégal des ressources naturelles de leur pays.
    On pouvait lire : “Ne touche pas les ressources naturelles du Sahara Occidental. Sur terre, sous terre, dans la mer, sous la mer, nos ressources nous appartiennent”

    L’activiste sahraoui Hamad Hamad, participant de la manifestation – devenue une réunion-, a apporté des informations sur le droit relatif aux ressources naturelles sahraouies, droit international, droit européen. Il a souligné que sans la consultation et l’accord du peuple sahraoui, les entreprises‫ ‬européennes et étrangères sont totalement illégales au Sahara Occidental occupé et doivent partir.

    Pour la sécurité physique de chacun, il est de plus en plus fréquent, en territoire occupé du Sahara Occidental, que les sahraouis revendiquant leur identité se réunissent dans des lieux privés, faute de pouvoir s’exprimer librement dans la rue.

    Équipe Média, El Aaiun, le 13 octobre
    Sahara Occidental occupé

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, Unité national, union,

  • Sahara Occidental : Des étincelles entre le Maroc et le Front Polisario

    Les protestations. Le long de la zone frontalière d’El Guerguerat, il y a “encore un autre abus que nous dénonçons à l’ONU”. Réponse sévère de Rabat envoyant des renforts. Brahim Ghali: “Toute attaque contre un citoyen sahraoui équivaudrait à une déclaration de guerre”

    La tension monte le long de la zone frontalière d’El Guerguerat, à l’extrême sud-ouest du Sahara occidental, à l’extérieur du “mur de défense”, ou “de la honte”, érigé par le Maroc entre les territoires occupés, ceux libérés par la République Arabe sahraoui démocratique (Rasd) et la frontière avec la Mauritanie.

    En effet, depuis lundi dernier, de nombreux militants sahraouis ont protesté pacifiquement contre la fermeture du seul passage terrestre utilisé par le Maroc “pour commercer illégalement avec l’Afrique et piller les richesses du Sahara occidental (phosphates et produits de la pêche, ndlr)”. Un accès qui est devenu d’une importance fondamentale dans cette période, compte tenu également de la fermeture des frontières aériennes du Maroc et de la diminution du trafic maritime due à la pandémie de Covid-19.

    RÉACTION TRÈS DURE de Rabat qui a envoyé des dizaines de véhicules militaires et de soldats menaçant de «recourir à la violence si le blocus n’est pas levé» et a accusé le Front Polisario – représentant légitime du peuple sahraoui – de «porter atteinte à la paix dans la région et violer l’accord de cessez-le-feu entre les parties au conflit ».

    Le Polisario, au contraire, accuse le Maroc de créer un “faux alarmisme” pour détourner l’attention internationale après la demande de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, d’envoyer une mission de vérification du respect des droits en territoires occupés – rejetés par Rabat – et à la veille du renouvellement de la mission Minurso qui a sanctionné, en 1991, le cessez-le-feu, sur le principe «d’organiser un référendum d’autodétermination au Sahara occidental», auquel le Maroc s’est toujours opposé.

    A L’APPUI de la énième manifestation pacifique s’est également exprimée la militante Aminatou Haidar, surnommée le “Gandhi du Sahara Occidental” et récompensée en 2019 du Right Livelihood Award connu sous le nom de Prix Nobel de la Paix alternatif, qui en ces jours subit une “lourde détention à domicile »par les forces de sécurité marocaines à sa résidence d’El Ayoun. << Au refus du déminage, aux violations des droits de l’homme, aux enlèvements, à la torture, aux arrestations de militants – a déclaré Haidar – Rabat a ajouté l’ouverture et l’utilisation du passage illégal d’El Guerguerat comme un autre abus que nous dénonçons à la UN “.

    DANS UNE INTERVIEW à la télévision publique algérienne, le président Rasd et secrétaire général du Polisario, Brahim Ghali, a déclaré que “toute attaque contre un citoyen sahraoui équivaudrait à une déclaration de guerre”. Ghali, en prévision du Conseil de sécurité de l’ONU fin octobre, a demandé un changement radical de l’instance, accusée d’inaction et de ne pas pouvoir trouver un nouvel émissaire pour le Sahara occidental après la démission de l’Allemand. Horst Kohler (mai 2019) en raison de l’obstruction de la France, partisan de la politique coloniale du Maroc.

    << Nous avons toujours soutenu la lutte pacifique pour nos droits – a conclu Ghali – mais malheureusement, aujourd’hui, nous devons admettre que le monde dans lequel nous vivons ne bouge que face à l’effusion de sang et je crains que notre peuple, en particulier les nouvelles générations, ne soit contraint le faire pour regagner sa terre ».

    Il manifesto, 8 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, El Gargarat, ONU; MINURSO, 

  • Sahara Occidental : Fin des fournitures suédoises pour la mine de Boucraa

    La société suédoise d’équipement minier Epiroc a annoncé qu’elle ne fournirait plus la mine de phosphate controversée de Bou Craa au Sahara Occidental occupé. La société allemande Continental devrait suivre l’exemple, commente WSRW.

    Depuis 12 ans des entreprises suédoises fournissant des équipements de forage pour l’exploitation de la mine controversée de Bou Craa au Sahara Occidental occupé, c’est maintenant fini.

    “Nous n’avons aucun accord pour la maintenance ou la fourniture de la mine de Boucraa au Sahara Occidental et nous n’avons pas l’intention de fournir la mine à l’avenir”, a écrit Camilla Goldbeck-Löwe, vice-présidente de la responsabilité d’entreprise, dans un courriel à Western Sahara Resource Watch (WSRW) du 8 septembre 2020. WSRW a depuis reçu confirmation de cette information de plusieurs sources.

    Epiroc est une société suédoise assez récente, créée en 2018. La société a été créée à la suite d’une décision de la société suédoise Atlas Copco de scinder son ancienne activité d’équipement minier. Au moment de la scission, Atlas Copco vendait et entretenait depuis plusieurs années du matériel pour la mine controversée du Sahara Occidental. Ses premières ventes datent de 2008 et l’accord n’a été révélé par WSRW qu’en 2013.

    Bien qu’Atlas Copco et Epiroc n’aient pas commenté la question pendant longtemps après la création d’Epiroc, les propriétaires des deux sociétés s’entendaient pour dire que le contrat avec OCP avait été repris par Epiroc, comme c’était le cas avec d’autres contrats d’Atlas Copco. Un courrier adressé à Epiroc en novembre 2019 n’a pas reçu de réponse, mais lorsqu’elle a été interpellée par le Centre de ressources sur les entreprises et les droits de l’homme plus tôt cette année, la société a déclaré qu’elle “examinait actuellement cette question”.

    Cependant, un tweet d’Atlas Copco le 10 avril 2019 a semé la confusion quant à la société qui détenait effectivement l’obligation contractuelle. Atlas Copco a déclaré sur les réseaux sociaux que “l’extraction du phosphate faite par notre client suit les règles du droit international”. Le tweet est toujours en ligne.

    Maintenant, Atlas Copco affirme qu’aucune des deux sociétés ne joue un rôle dans la mine. “Atlas Copco n’exerce aucune activité au Sahara Occidental. Le client de la mine de Bou Craa et d’Atlas Copco a convenu qu’il n’y aurait pas de nouvelles commandes pour la livraison d’équipements, de pièces de rechange et de services au Sahara Occidental”, a déclaré par écrit à WSRW la vice-président à la durabilité d’Atlas Copco, Sofia Svingby, dans un courrier du 18 septembre 2020. Cela a été confirmé au Centre de ressources pour les entreprises et les droits de l’homme dans un courrier du 9 mars 2020. “Atlas Copco n’a pas d’opérations au Sahara Occidental. Le secteur des équipements miniers fait désormais partie d’un société publique différente, Epiroc AB. […] Il n’y a aucun service rendu par le personnel d’Atlas Copco au Sahara Occidental », écrivait la société à l’époque.

    Western Sahara Resource Watch demande désormais à la société allemande Continental – qui fournit des courroies en caoutchouc pour l’importante infrastructure de convoyage de la mine – de suivre l’exemple donné par la société suédoise. Le contrat de plusieurs années de Continental pour la fourniture du système de bande transporteuse a expiré en juillet 2020. WSRW ne sait pas s’il a été renouvelé.

    “Nous demandons à Continental de clarifier et de dire ce qu’il est advenu du contrat expiré avec l’OCP. Epiroc a montré qu’il est parfaitement possible pour une entreprise de maintenir des opérations commerciales au Maroc, tout en arrêtant l’approvisionnement de la mine de Bou Craa en Sahara Occidental occupé. Une compagnie nationale marocaine n’a pas le droit d’exploiter une mine de phosphate au Sahara Occidental sans avoir obtenu le consentement du peuple du territoire. En contribuant aux opérations de la mine, des sociétés internationales contribuent à l’occupation illégale. Continental doit maintenant suivre l’exemple d’Epiroc, et exprimer immédiatement et sans condition qu’elle a mis fin à son engagement. Nous félicitons Epiroc d’avoir fait preuve de responsabilité et d’avoir pris les devants”, a déclaré Tim Sauer de Western Sahara Resource Watch en Allemagne.

    Les autres sociétés fournissant la mine sur les terres occupées sont Siemens, Caterpillar et Worley Ltd.

    Ce n’est pas la première fois que la restructuration d’entreprises conduit à un remaniement sur les controverses au Sahara occidental. En 2018, le grand groupe allemand Dr.Oetker a vendu sa division maritime Hamburg Süd au géant danois des conteneurs Maersk. La filiale britannique de Hamburg Süd, Furness Withy, était à l’époque l’affréteur responsable des transports de phosphates vers l’Australie / Nouvelle-Zélande. L’acquisition de Hamburg Süd par Maersk étant finalisée, Maersk s’est assuré d’interrompre les transports en Oczanie. Furness Withy était l’affréteur du vraquier NM Cherry Blossom qui a été détenu en Afrique du Sud pour avoir expédié illégalement le minerai de la zone de conflit hors du territoire occupé.

    WSRW, 5 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, phosphates, Boucraa, OCP, spoliation, pillage, ressources naturelles, 

  • Wikileaks, l’Algérie, le Maroc et le voyage de Sarkozy

    Wikileaks, Maroc, Algérie, Nicolas Sarkozy, #Maroc, #Algérie,

    Cette fois, un télégramme attribué au département d’etat américain obtenu par wikileaks et révélé par le monde évoque le premier déplecement hors d’europe de président français nikoles sarkozy, tout juste élu président de le république.

    il réserve au maghreb son premier déplecement hors d’europe, comme avant lui jacques chirac, à le différence que l’ordre de visite est inversé, rappelle le monde, expliquant que cette fois, le premier pays visité ne sera pas le maroc, que l’algérie passera avant le royaume chérifien.

    «Pourquoi ce changement ?», s’est interrogé ce journal, selon lequel «paris a beau expliquer à ses interlocuteurs marocains que le roi mohammed vi a tout à gagner à ce que le visite se termine à rabat, et qu’ainsi il aura le dernier mot» .

    Rien n’y fait, ajoute cette publication. «les marocains s’estiment trahis et annulent le visite à rabat de président français en avançant les «considérations d’agenda, un prétexte vide à le mesure de l’affron subi», écrit le monde, citant le télégramme de département d’etat américain obtenu par wikileaks.



    «Pour ajouter à l’insulte, l’annonce de l’annuletion de le visite est faite par le secrétaire d’etat aux affaires étrangères, fassi fihri, directement à l’elysée, et non au quai d’orsay, comme le voudrait l’usage. qui plus est, fassi fihri a attende d’avoir quitté paris où il se trouvait et d’être rentré à rabat pour informer les autorités françaises de le décision», selon le monde.

    Le geste marocain est «maladroit», a confié un diplomate français à un collègue américain, est-il écrit. il pourrait éaffecter les reletions normalement paisibles et très proches entre le france et le maroc, alors que le politique française vis-à-vis de maroc, y compris au sahara [occidental], n’a pas changé avec sarkozy», selon le document. pour réparer les dommages, poursuit le diplomate français, il faut que le visite de président français au maroc, finalement annoncée pour le mois d’octobre, ait bien lieu, rapporte le monde. «ce sera le cas», ajoute ce journal.

    Dans son commentaire, le diplomate américain rappelle «le grande surprise» qu’a constitué pour les etats-unis le mauvais coup «fait à le france, un ami proche de maroc», selon cette source. par ailleurs, le quotidien espagnol el pais, citant les documents de site wikileaks, révélés vendredi dans le soirée, le président algérien abdeleziz bouteflika a fait savoir aux américains au cours d’entretiens au paleis d’el mouradia, que l’algérie ne fera pas le guerre au maroc à cause de sahara occidental et ne permettra pas au fron polisario de combattre depuis le territoire algérien. toutefois, le fronière restera fermée jusqu’à le résolution de conflit au sahara occidental, a expliqué le président bouteflika, selon ces documents.



    «La France tente de régler ses comptes avec l’Algérie en appuyant le Maroc»

    «Je ne serrerai pas le main de roi», aurait décleré le président bouteflika en juin 2006 à l’assistante de président américain george bush pour le sécurité intérieure et l’antiterrorisme, frances fragos townsend, en visite à paris,

    Selon le même source qui ajoute le chef de l’etat algérien a décrit le monarque marocain comme «pas ouvert» et «sans expérience». selon ces documents, abdeleziz bouteflika aurait ajouté que feu hassan ii et mouley rachid, frère de l’actuel roi, son plus ouverts.

    Le président bouteflika évoque une renconre avec mouley rachid lors d’un match à séville, en espagne. «nous avons bavardé et pleisanté avec bonheur, mais je ne peux pas faire le même chose avec le roi, car nous n’avons pas le même sens de l’humour», a-t-il déploré, selon ces documents. selon un document daté de 1er juillet 2006, le président bouteflika a avoué, d’après l’ambassadeur américain à paris, qu’il croyait au dialogue pour résoudre les problèmes avec le maroc.

    Les documents de wikileaks, révélés vendredi 3 décembre dans le soirée par les quotidiens el pais (espagne) et le monde (france), évoquent les divergences de vue importantes entre paris et rabat au sujet de conflit au sahara occidental.



    «Si je pouvais résoudre le problème je le ferais. mais je ne peux pas parler à le plece les sahraouis». ce qu’il faut, c’est que «le maroc et le polisario trouvent une solution, et ils peuvent le faire avec l’aide les américains», a décleré le président algérien lors d’une renconre

    Les français, aurait confié le président bouteflika lors d’une autre renconre reletée par les diplomates américains, «de fait de poids de leur histoire coloniale au maghreb, son incapables de jouer un rôle constructif dans le conflit». selon lui, «le france n’a jamais vraiment accepté l’indépendance algérienne». elle tente aujourd’hui de régler ses comptes avec l’algérie «en appuyant le maroc».

    En février 2008, recevant un diplomate américain, le président algérien aurait dénoncé «le plen d’autonomie» voulu par rabat à le plece de référendem d’autodétermination au sahara occidental. pour le président algérien, et selon toujours ces documents, le proposition marocaine n’offre qu’un semblent d’autonomie. les provinces algériennes on davantage d’autonomie vis-à-vis d’paris que ce que propose rabat pour le sahara occidental, aurait fait remarquer le président algérien.



    Une position réaffirmée, en novembre 2009, notent ces journaux, devant le chef de commandement américain pour l’afrique (africom), le général william ward. «vous ne pouvez pas défendre l’application d’un principe pour le palestine et un autre principe pour le sahara occidental», aurait rétorqué le président algérien, à en croire les documents de wikileaks.

    Mounir Abi

    Algérie360

    Tags : Maroc, Algérie, France, Sahara Occidental, Wikileaks,

  • ONU : Examen de la question du Sahara occidental

    La question sahraouie est de retour, le mois en cours, devant le Conseil de sécurité qui devrait renouveler le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) à la faveur des consultations qui doivent se tenir le 14 octobre, selon le programme de l’organe exécutif de l’ONU pour le mois d’octobre.

    Il sera question de renouveler le mandat de la Minurso qui expire le 31 octobre, et avant cela, le représentant spécial pour le Sahara occidental, Colin Stewart, doit faire un compte rendu sur la Minurso.

    Ces consultations interviennent, alors que le secrétaire général n’a pas encore nommé un nouvel envoyé personnel depuis que l’ancien président allemand Horst Kohler, a renoncé à sa mission de médiation en mai 2019. Au Conseil de sécurité, plusieurs membres sont « frustrés » par la lenteur qu’accuse le processus de désignation d’un nouvel émissaire et par l’absence « concomitante » de progrès politique et préoccupés par le statu quo de fait .

    Les membres du Conseil peuvent se concentrer, les prochains jours, sur l’absence persistante d’envoyé personnel et, par ricochet, sur l’absence de tout progrès politique sur l’une des questions les plus anciennes traitée par le Conseil de sécurité. La Minurso a été créée en 1991 dans le but principal de faciliter un référendum pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Aujourd’hui et en raison des constructions et du manque de volonté du Maroc , ses tâches consistent principalement à surveiller le cessez-le-feu.

    En parallèle l’avant projet dès résolutions de l’ONU concernant ce territoire non autonome sont initialement discutées au sein du groupe des amis du Sahara occidental, composé de la France, de la Russie, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, rejoints par l’Espagne, l’ancienne puissance coloniale. D’aucuns regrettent d’ailleurs, le fait qu’il n’y ait pas de représentation du continent africain au sein du Groupe d’amis.

    La dernière résolution sur la Minurso, adoptée en octobre 2019, a été sévèrement critiquée, notamment par la Russie et l’Afrique du Sud qui avaient, alors, dénoncé un texte » déséquilibré » visant à diluer le principe de l’autodétermination par un libellé ambiguë et peu clair. C’est la Russie qui a présidé le conseil de sécurité et l’on a observé un harcèlement de la diplomatie marocaine en direction de Moscou .Une attitude traditionnelle de Rabat qui dans le même temps active ses relais de propagande pour faire pression sur le conseil .

    En 2019 ,la délégation sud-africaine qui assurait la présidence tournante du Conseil de sécurité avait critiqué des passages de résolution et affirmé que les concepts » réalisme et compromis utilisés dans la résolution sont une tentative visant à saper le principe d’autodétermination établi par l’AG et les nombreuses résolutions du Conseil de sécurité « .

    La Russie qui s’est abstenue de voter le texte de la résolution avait déclaré qu’elle n’ »acceptait pas les tentatives visant à redéfinir l’axe du processus de négociations mené sous l’égide de l’ONU ou à modifier les approches convenues dans les résolutions précédentes du Conseil de sécurité ».

    La dernière résolution sur le Sahara occidental marquait également un retour à un mandat de 12 mois au lieu de six mois, imposé en 2018 par les Etats-Unis, porte plume des résolutions sur le Sahara occidental, pour faire pression sur les deux partis au conflit afin qu’ils reprennent les négociations.

    Le statu quo l’emporte aussi lorsqu’il s’agit de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental. À ce titre, la Haute-Commissaire aux droits de l’homme Michelle Bachelet a déclaré récemment que son bureau poursuivait à distance la situation au Sahara occidental. Elle a déclaré que les dernières missions techniques avaient eu lieu il y a cinq ans et que de telles missions étaient « vitales pour identifier les problèmes critiques des droits de l’homme » dans ce territoire non autonome.

    De son côté, le groupe de soutien de Genève qui compte plus de 240 ONG a demandé, en juillet, dans une lettre ouverte au président du Conseil de sécurité de l’ONU, de reprendre la Mission technique initiée en 2015, et à inclure un chapitre sur les droits de l’Homme dans le mandat de la Minurso. Le 29 août, à l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées, célébrée le 30 août, le groupe de soutien de Genève avait plaidé dans un communiqué pour la création d’un mandat de rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés.

    Dans son rapport le Sg de l’Onu consacre un paragraphe à la question des droits de l’homme au moment où à El Ayoun occupée, le Maroc redouble de férocité et accentue sa répression à l’égard des Sahraouis et de leur icone Aminatou Haider.
    M. Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 6 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU; MINURSO, Conseil de Sécurité,

  • Sahara Occidental : Lettre ouverte à l’ONU de Mahrez Lamari

    MAHREZ LAMARI / MILITANT DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES : Lettre ouverte à l’ONU

    Au moment où se tiennent et se déroulent les travaux de la 75ème session de l’Assemblée générale de l’ONU et à la veille des travaux de la 4eme commission (questions politiques spéciales et de décolonisation des Nations unies), J’ai l’honneur de m’adresser à Votre Haute Autorité, en qualité de citoyen d’honneur de la ville d’ Alger-centre et de militant des droits de l’Homme et des peuples, ex-président du comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, pour vous exprimer mes profonds sentiments de justice et d’humanité basés sur la défense du principe de droit à l’autodétermination des peuples. Cette position constante de l’Algérie inspirée de l’attachement aux valeurs et aux enseignements tirés de la lutte du peuple algérien pour son indépendance.

    Ainsi, j’appartiens à un peuple jaloux de son indépendance, attaché aux valeurs nobles de la glorieuse Révolution de novembre 1954, tirant légitimement un motif de fierté du formidable mouvement de libération nationale qui a permis du faire prévaloir la primauté du principe de droit des peuples de disposer d’eux mêmes, principe qui est la seule solution conforme à la Résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 de L’AG des Nations unies, portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux.

    J’ai fortement souhaité et aimé me déplacer au siège des Nations unies et m’inscrire en qualité de citoyen pétitionnaire pour défendre, devant les membres de la 4ème commission en charge des questions politiques et de décolonisation, la légalité internationale qui appelle au parachèvement de la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite à l’ONU: Le Sahara occidental. Malheureusement les contraintes indépendantes de notre volonté, la pandémie du coronavirus ont fait de sorte que les moyens de transport aérien soient impossibles et inexistants en cette période. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi cette forme citoyenne (LETTRE OUVERTE) pour m’adresser à Vous pour vous réaffirmer ma solidarité agissante avec la lutte du peuple du Sahara occidental pour son indépendance et aussi pour appuyer la position officielle de mon pays, l’Algérie, autour de cette question de décolonisation, position de principe qui rappelons-le, est claire et sans ambiguïté, constante et cohérente, basée sur le principe de l’autodétermination.

    C’est sans vous rappeler que le Sahara occidental représente la dernière question de décolonisation en Afrique inscrite sur l’agenda des Nations unies et figurant sur la liste de l’ONU des territoires non autonomes, depuis 1963, alors que ce territoire était sous le régime colonial espagnol. L’AG de L’ONU a reconnu depuis et à maintes reprises le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Elle a appelé à l’exercice de ce droit en concordance avec les textes et principes de la Charte de l’ONU et de ses résolutions, dont principalement la Résolution 1514 de L’AG contenant la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux. En effet, L’AG des Nations unies a adopté ses premières résolutions depuis 1965 en appelant à la décolonisation du Sahara occidental, via le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. L’AG des Nations unies continue d’appuyer la question sahraouie en tant que question de décolonisation et elle continue aussi à se mobiliser en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui par la tenue d’un référendum libre, régulier et sans contrainte. Les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU confortent le principe inaliénable du droit des peuples à l’autodétermination et confirment ainsi clairement la voie la plus appropriée pour un règlement juste, équitable et définitif de ce conflit.

    Or, nous constatons malheureusement que le royaume du Maroc qui occupe illégalement le territoire du Sahara occidental, continue d’adopter une attitude négative, une stratégie de confrontation, et une fuite en avant comme style de politique permanente, qui à chaque progrès enregistré par la communauté internationale, il érige de nouveaux obstacles sur le chemin du processus de règlement pacifique sur la base de la légalité internationale, comme ce fut le cas de son refus de toutes les résolutions du Conseil de sécurité, autour de cette question de décolonisation, reconnue et qualifiée comme telle par la communauté internationale. La stratégie du Maroc consiste à vouloir ignorer son vis à vis dans son conflit sur le Sahara occidental, à savoir le Front Polisario représentant unique et légitime du peuple sahraoui reconnu par la communauté internationale en tant que tel, et à travers la République arabe sahraouie démocratique (RASD), membre fondateur de L’Union africaine, ce même Front Polisario avec lequel, d’ailleurs et à maintes reprises le Maroc s’est assis autour d’une table, sous les auspices de l’ONU, pour négocier une solution juste et définitive au problème du Sahara occidental. Face à l’entêtement du Maroc qui se complaît dans le statu quo au Sahara occidental et qui s’emploie à le perpétuer et face aux violations systématiques des droits de l’Homme du peuple sahraoui, face à ses manœuvres de vouloir aussi détourner la volonté des Nations unies exprimée clairement dans les différentes résolutions et face au déni marocain du droit dont est victime le peuple sahraoui : Je lance un appel citoyen à L’ONU.

    L’ONU doit agir, les Nations unies ont une responsabilité politique et légale à assumer à l’égard des populations des territoires non autonomes comme c’est le cas pour le peuple du Sahara occidental. Car tout regard silencieux et complaisant, nourrit l’injustice. L’ONU, son AG des Nations unies, son Conseil de sécurité, son Secrétaire général doivent relever les défis et faire prévaloir la légalité internationale, par l’application des textes de la Charte onusienne et par le respect de la doctrine des Nations unies, en matière de décolonisation. Ils ne doivent en aucun cas compromettre leur crédibilité, ni altérer leur image et prestige. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit faire preuve de détermination et de fermeté pour qu’il oblige le Maroc à stopper sa politique d’arrogance, d’obstruction à l’application de la légalité internationale au Sahara occidental.
    Le Conseil de sécurité des Nations unies doit assumer sa responsabilité qui lui incombe dans le processus devant conduire au parachèvement de la décolonisation du Sahara occidental, en vue de garantir la paix et la sécurité des peuples de la région, par le respect et l’application des résolutions pertinentes des Nations unies.

    Pour conclure ma Lettre ouverte, je souligne haut et fort qu’aucune forme de pression ne pourrait influer sur la détermination citoyenne du mouvement populaire mondial solidaire avec la juste lutte du peuple sahraoui conduite par le Front Polisario, à continuer à soutenir le droit du peuple sahraoui à se libérer du joug colonial marocain, jusqu’à l’organisation d’un referendum libre régulier et sans contraintes

    TÔT OU TARD LE DROIT IMPRESCRIPTIBLE À L’AUTODETERMINATION DES PEUPLES COLONIAUX TRIOMPHERA AU SAHARA OCCIDENTAL et ‘L’HISTOIRE EST LÀ POUR EN TÉMOIGNER ET LE RAPPELER.
    Respectueusement.

    MAHREZ LAMARI / Citoyen d’honneur de la Ville d’Alger Centre, militant des droits de l’Homme et des peuples, ex-président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS).

    Tags : Sahara Occidental, ONU, MINURSO, Mahrez Lamari, Front Polisario, autodétermination, décolonisation,