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  • Sahara Occidental : Malgré la guerre, les exportations de farine et huile de poissons continuent

    Alors que la guerre d’indépendance a repris le 13 novembre au Sahara Occidental entre le Maroc et l’Armée de libération sahraouie, deux navires quittaient le port de El Aaiun après avoir chargé des produits transformés de poissons pêchés dans les eaux sahraouies sans le consentement du peuple sahraoui.

    Le bateau Oramalia, (IMO 9392640, pavillon Gibraltar) qui peut transporter 6 863 tonnes de marchandises, a chargé 3.000 tonnes d’huile de poisson. Il est parti ce 1er décembre pour Tan-Tan au Maroc où il va charger aussi.

    Ces huiles sont probablement à destination de la Hollande ou d’un autre port d’Europe.

    Le bateau Ekmen Trans (IMO 9204348, pavillon Panama), qui peut transporter 6 687 tonnes de marchandises, a chargé de la farine de poissons.

    La cargaison est probablement à destination de Gulluk en Turquie, comme celle de près de 5.500 tonnes, chargée à bord du bateau Tango Sol (IMO 915901, pavillon Iles Cook), qui est parti de El Aaiun le 26 novembre pour la même destination.

    Les cargaisons sont chargées depuis des camions arrivant au moins depuis les usines de transformation de El Marsa, zone industrielle située juste à côté du port de El Aaiun.

    Équipe Média a fait une évaluation prudente de la valeur des marchandises potentiellement chargées, sur la base des prix mondiaux.

    La valeur de la farine de poisson des deux navires impliqués dans le pillage depuis la reprise de la guerre, Ekmen Trans et Tango Sol, est d’environ 12 millions d’euros.

    Le prix de la tonne est actuellement estimé à 1 200 euros, selon Indexmundi.

    Le précédent navire parti avec une cargaison illégale de farine de poisson, le Princess Nabiha  (IMO 9144457, pavillon Panama) avait quitté le port d’El Aaiun 3 jours avant la reprise de la guerre, le 10 novembre, avec environ 5.000 tonnes de farine de poisson, également en destination de la Turquie.

    La valeur de la cargaison d’huile de poisson partie à bord de l’Oramalia est de 3,6 millions d’euros (3.600.000), si la quantité chargée est de 3 000 tonnes, et le prix de la tonne à 1 200 euros (données Statista 2019).

    Une grande quantité de poissons est nécessaire à la transformation en farines et huiles, qui sont toutes exportées du Sahara Occidental vers l’Europe ou la Turquie. Les prises sont sans commune mesure avec les besoins de la population vivant sur le territoire occupé, les Sahraouis, les colons marocains et les immigrants africains.

    La pêche industrielle et intensive pratiquée abusivement par le Maroc et ses partenaires dans les eaux sahraouies ne respecte absolument pas le cycle vital des poissons, ni l’écosystème marin.

    Cette pêche est d’autre part totalement illégale, de même que la vente des produits transformés, puisqu’il est interdit d’acheter les produits sahraouis obtenus sans le consentement du Polisario, représentant légitime du peuple du Sahara Occidental.

    Équipe Média, El Aaiun, le 2 décembre 2020

    Sahara Occidental occupé

    #Maroc #SaharaOccidental #Polisario

  • Pays-Bas: de la cocaïne découverte dans des conteneurs destinés à des entreprises belges

    Les douanes néerlandaises ont saisi jeudi 478 kilos de cocaïne dissimulés dans trois conteneurs, dont deux étaient destinés à une entreprise belge, dans le port de Rotterdam. Selon le parquet de la ville portuaire néerlandaise, les entreprises ne semblent pas impliquées dans le trafic.

    La drogue a été découverte lors d’un contrôle de routine. Un des conteneurs provenant de République dominicaine et ayant une entreprise belge comme destinataire est arrivé mardi à Rotterdam à bord d’un navire chargé de fournitures médicales. Les douaniers ont découvert à son bord 420 paquets contenant des produits stupéfiants. «L’entreprise semble étrangère au trafic», a indiqué le parquet.

    Les deux autres conteneurs sont arrivés à bord d’un navire en provenance du Brésil qui avait navigué jusqu’à Rotterdam via Tanger au Maroc.

    Le deuxième conteneur dans lequel les douaniers ont découvert 28 paquets près des moteurs de refroidissement contenait du poulet congelé en provenance des EÉats-Unis et avait comme destination une entreprise en Suisse qui semble par ailleurs étrangère au trafic aussi, selon le ministère public.

    Le troisième conteneur était chargé de médicaments destinés à une entreprise belge qui ne semble pas non plus impliquée dans le trafic, selon le parquet de Rotterdam. Les douanes ont mis la main dans ce cas sur 30 paquets également dissimulés près des moteurs de refroidissement.

    La valeur marchande des drogues interceptées s’élève à plus de 35 millions d’euros.

    Mercredi, les douanes avait déjà saisi, toujours à Rotterdam, 421 kilos de cocaïne d’une valeur à la revente estimée à 31 millions d’euros.

    L’avenir.net, 4 déc 2020

    Tags : Maroc, Pays Bas, drogue, cocaïne,

  • Maroc : Protectorat et indépendance

    Le royaume du Maroc est encore sous protectorat de la France. Sa dépendance s’est même étendue depuis quelques décennies à l’aide israélienne, notamment militaire et à l’aide des pays du golfe, notamment financière. Trahison puis allégeance n’étant pas incompatibles aux demandeurs d’une protection !* 

    Les anciennes colonies françaises ont combattu pour acquérir leur indépendance dans des guerres meurtrières. Les anciens protectorats n’ont pas été aussi loin dans leur lutte et sont restés plus ou moins attaché à leurs « protecteurs ». Ce protectorat de fait, mais jamais nommément cité, permet à la France de poursuivre sa politique « France-Afrique ». 
    Le pouvoir marocain se satisfait de cet état au point de proposer depuis des années aux « territoires du Sud » un plan d’autonomie sous autorité chérifienne, là encore une forme de protectorat, déclinaison du principe des poupées russes, qui a bien sûr l’aval de la France. Demeurer protecteur d’un protecteur permet de garder dans l’ombre une main paternaliste et dirigeante sur la situation. 
    C’est pourquoi les Sahraouis souhaitent un référendum d’autodétermination dont le résultat permettrait une réelle indépendance. Une indépendance proposée par l’ONU dans le cadre de la décolonisation. Il ne faut donc pas confondre plan d’autonomie marocain et référendum d’autodétermination proposé par l’ONU. En tant que membre permanent du conseil de sécurité la France devrait logiquement soutenir cette option onusienne. Elle tient en fait un double discours de confusion : Celui de soutenir le plan d’autonomie marocain et d’autre part de s’en remettre aux décisions de l’ONU, décisions qu’elle sape à la fois par un lobbying diplomatique et en s’opposant par veto ou abstention aux décisions du conseil de sécurité qui ne peuvent s’appliquer qu’à la majorité absolue. 
    L’interdépendance de tous les pays est aujourd’hui plus que jamais une réalité, la mondialisation l’atteste. L’absence de ressources ou le sacrifice de certaines d’entre elles dans le deal des accords internationaux met en place une dépendance économique dont les crises environnementales et sanitaires montrent les limites. Et la frontière reste ténue entre dépendance économique et dépendance géostratégique, voire politique. 
    Le royaume du Maroc est encore sous protectorat de la France. Sa dépendance s’est même étendue depuis quelques décennies à l’aide israélienne, notamment militaire et à l’aide des pays du golfe, notamment financière. Trahison puis allégeance n’étant pas incompatibles aux demandeurs d’une protection !* 
    Les anciennes colonies françaises ont combattu pour acquérir leur indépendance dans des guerres meurtrières. Les anciens protectorats n’ont pas été aussi loin dans leur lutte et sont restés plus ou moins attaché à leurs « protecteurs ». Ce protectorat de fait, mais jamais nommément cité, permet à la France de poursuivre sa politique « France-Afrique ». 
    Le pouvoir marocain se satisfait de cet état au point de proposer depuis des années aux « territoires du Sud » un plan d’autonomie sous autorité chérifienne, là encore une forme de protectorat, déclinaison du principe des poupées russes, qui a bien sûr l’aval de la France. Demeurer protecteur d’un protecteur permet de garder dans l’ombre une main paternaliste et dirigeante sur la situation. 
    C’est pourquoi les Sahraouis souhaitent un référendum d’autodétermination dont le résultat permettrait une réelle indépendance. Une indépendance proposée par l’ONU dans le cadre de la décolonisation. Il ne faut donc pas confondre plan d’autonomie marocain et référendum d’autodétermination proposé par l’ONU. En tant que membre permanent du conseil de sécurité la France devrait logiquement soutenir cette option onusienne. Elle tient en fait un double discours de confusion : Celui de soutenir le plan d’autonomie marocain et d’autre part de s’en remettre aux décisions de l’ONU, décisions qu’elle sape à la fois par un lobbying diplomatique et en s’opposant par veto ou abstention aux décisions du conseil de sécurité qui ne peuvent s’appliquer qu’à la majorité absolue. 
    L’interdépendance de tous les pays est aujourd’hui plus que jamais une réalité, la mondialisation l’atteste. L’absence de ressources ou le sacrifice de certaines d’entre elles dans le deal des accords internationaux met en place une dépendance économique dont les crises environnementales et sanitaires montrent les limites. Et la frontière reste ténue entre dépendance économique et dépendance géostratégique, voire politique. 
    Les ressources en matières premières du Sahara Occidental (Phosphate et pétrole off-shore), ses ressources halieutiques et agricoles, – dont le pillage condamné par la justice internationale continue malgré tout -, limite la dépendance marocaine en cas de plan d’autonomisation, pas en cas de référendum d’autodétermination favorable au peuple sahraoui. Le makhzen est tiraillé entre deux contradictions qui lui permettraient de demeurer une puissance, son expansionnisme délirant (l’ayant conduit à revendiquer la Mauritanie, une partie du Sénégal et de l’Algérie, le Sahara Occidental) et sa dépendance d’ancien protectorat. 
    L’objectif du pouvoir marocain était de passer d’un état de colonialisme occupant le territoire du Sahara Occidental condamné mais hypocritement admis par les instances internationales à un état de protectorat lui garantissant « le timbre et le drapeau » (dixit Hassan II), c’est-à-dire excluant toute réelle autonomie interne. 
    L’époque où le Maroc, comme le disait Hassan II, était dans une position confortable et n’était pas pressé : « Le Maroc n’est pas assis sur une baïonnette mais sur un rocking chair » (Hassan II) semble révolue. 
    Depuis des années le Maroc, soutenu par la France, fait obstruction au calendrier international du processus de décolonisation et « grignote » jusqu’aux accords qu’il a signés. La brèche de Guerguerat aura été, dix années après Gdeim Izik, l’ultime provocation d’une politique coloniale actuelle ou d’un protectorat souhaité de la part du Maroc.
    La France ne retrouvera pas sa dignité, depuis longtemps perdue avec son image effacée de nation défendant les Droits Humains. On peut juste espérer qu’elle puisse enfin respecter le Droit. 
    En reprenant les armes, le peuple sahraoui continue d’affirmer son désir d’indépendance, sachant pour l’avoir déjà vécu dans sa chair à quels sacrifices il lui faudra consentir. 
    Jean-François Debargue
    Le 18 novembre 2020
    * Trahison d’Hassan II envers la ligue arabe permettant à Israël d’être prévenu de la guerre des 6 jours. 
    Source : Entre les lignes entre les mots, 2 déc 2020
    #Maroc #France #Protectorat
  • Sahara Occidental : Donner vie aux textes juridiques et condamner le crime de colonisation par peuplement

    « La multitude des droits reconnus aux Sahrahouis contraste cependant avec la rareté de leur mise en application dans les prétoires de par le monde. A tel point que l’on en vient à se demander si ce ne sont pas les systèmes judiciaires nationaux et internationaux eux-mêmes qui en seraient la cause, en ce qu’ils ne fourniraient pas de cénacle approprié à la mise en œuvre des droits que leurs systèmes juridiques prétendent protéger »
    Antoine Quéré interroge en regard du droit (français, européen, international) les qualifications possibles des pratiques des sociétés françaises au Sahara occidental, inscrit en 1963 sur la liste des « territoires non-autonomes » de l’ONU, territoire occupé par l’Etat marocain, territoire revendiqué par le Front Polisario et la République Arabe Sahraouie Démocratique.
    L’auteur revient sur l’histoire de ces territoires en particulier après la colonisation par le Roi d’Espagne à la fin du XIXème siècle.
    Il me semble important de souligner la Mission des Nation Unies pour un Référendum au Sahara Occidental (MINURSO) et que « Ce référendum n’a jamais été mis en œuvre en raison de désaccords des parties sur la constitution des listes électorales ». Les colonisateurs ne reconnaissent jamais la légitimité des seules populations colonisées pour leur autodétermination.
    Antoine Quéré parle aussi du rapport de la diplomatie française avec cette question, dont la non-reconnaissance de l’existence de l’Etat sahraoui et des conséquences possibles en termes de « qualification de l’infraction de participation au transfert de population en territoire occupé ». A noter que ce « crime de transfert de population occupé » a été reconnu dans d’autres situations d’occupation dont celle des colonies israéliennes…
    « Notre étude se focalisera sur les entreprises françaises personnes morales ayant des activités économiques au Sahara Occidental et donc sur les organes et représentants qui peuvent être des personnes physiques ». Antoine Quéré aborde les activités économiques, les ressources en phosphates, les ressources halieutiques, l’utilisation du sable et du sel, l’eau des nappes phréatiques, la prospection de pétrole, la question des ventes d’armes…
    Il discute très en détail du domaine juridique, de « crime de transfert de population en territoire occupé », de « crime de colonisation de peuplement », de « territoire occupé », de « conflit armé international », de Conventions internationales, de la Déclaration du Caire des droits de l’homme en islam (5 août 1990) signée par le Maroc qui énonce entre autres : « La colonisation, sous toutes ses formes, est strictement prohibée en tant qu’une des pires formes d’asservissement. Les peuples qui en sont victimes ont le droit absolu de s’en affranchir et de rétablir leur autodétermination. Tous les Etats et peuples ont le devoir de les soutenir dans leur lutte pour l’élimination de toutes les formes de colonisations et d’occupation. Tous les peuples ont le droit de conserver leur identité propre et de disposer de leurs richesses et de leurs ressources naturelles ».
    L’auteur traite de multiples questions liées aux précédentes, de la conjugaison de « la liberté de commerce » avec le respect du droit à l’autodétermination des peuples et à leur souveraineté territoriale, de la « qualification de la situation géopolitique au Sahara Occidental », de la responsabilité pénale des entreprises françaises pour leurs activités en lien avec le Sahara Occidental…
    Il aborde, entre autres, l’imbroglio lexical et le contournement d’un terme tabou « occupation », des décisions internationales équivoques, des décisions administratives « en soutien de la diplomatie française », le constat « d’une occupation notoire issue d’un conflit armé international », l’élément moral du « crime constitué par la publicité de l’occupation »…
    « Notre deuxième partie vise donc à démontrer que d’une part des entreprises françaises participeraient au transfert de Marocains au Sahara Occidental et que d’autre part, le crime de colonisation pourrait leur être imputé. Démontrer l’imputation, c’est à dire le rattachement entre l’acte interdit (le transfert qu’il s’agira de prouver) et l’auteur (les entreprises transnationales françaises), est un défi juridique ».
    Je ne vais pas aborder les différentes questions et les réponses possibles proposées par l’auteur dans cette seconde partie. Je me contente de souligner un problème plus général, la construction institutionnelle et juridique de l’irresponsabilité des personnes morales, des conseils d’administration et des grands actionnaires des firmes transnationales (cela est aussi vrai pour toutes les formes de sociétés commerciales dites à responsabilités limitées des actionnaires SARL, SAS, SA). Ce sujet bien évidement dépasse le cadre du Sahara Occidental. Je l’ai récemment évoqué à propos des agissements de Total en Ouganda et en Tanzanie (https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/11/19/le-petrole-contre-les-droits-humains/).
    « L’occupation du Sahara Occidental par le Maroc est légitimée grâce aux investissements étrangers qui développent ainsi ses prétendues « provinces du Sud ». Parmi ces investissements et activités économiques figurent ceux des entreprises transnationales française, présentes au Sahara Occidental. Certaines de leurs activités semblent s’apparenter à une participation au transfert, direct ou indirect et par une puissance occupante, d’une partie de sa population civile dans le territoire qu’elle occupe. C’est un crime de guerre selon l’article 421-26 du Code pénal et la responsabilité pénale des entreprises française pourrait vraisemblablement être engagée ».
    Antoine Quéré : Crime de colonisation par peuplement
    Etude de cas sur les activités économiques de sentreprises françaises au Sahara Occidental
    Apso Editions, Aubagne 2020, 96 pages, 8 euros
    Didier Epsztajn
    Source : Entre les lignes entre les mots, 2 déc 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc

  • New research paper on Libya : Measuring daily safety for effective peacebuilding

    Cordaid, Human Security Collective in partnership with eight Libyan women and youth organisations have launched a new research paper on Libya, based on 124 stories about the daily realities in Libya, collected by women and youth activists. The report exhibits a unique account of how the conflict…

    Read more from the source : CORDAID

     

     

     

     

    Tags : Libya, peacebuilding,

  • رئيس مجلس الأمن ” خذلنا شعب الصحراء الغربية وارجأنا تقرير مصيره أكثر من اللازم “

    الصحراء الغربية – افريقيا برس. قال رئيس مجلس الأمن الدولي، و سفير جمهورية جنوب إفريقيا، جيري ماتجيلا، يوم الأربعاء، أن “قرار وقف إطلاق النار لعام 1991 كان على أساس تنظيم استفتاء تقرير مصير شعب الصحراء الغربية، لذا ينبغي أن نعترف جميعا بأننا خذلنا الشعب الصحراوي وأرجأنا تقرير مصيره”، حسبما أوردته مصادر إعلامية صحراوية.

    وأفاد السفير جيري ماتجيلا، خلال ندوة صحفية عقب توليه رئاسة مجلس الأمن، بأن “قرار وقف إطلاق النار لعام 1991 إستند إلى أنه في غضون عامي 1991 و 1993 سيكون هناك إستفتاء لتقرير المصير، إلا أنه، بحلول العام المقبل تكون قد مرت ثلاثة عقود و لم يتم إجراء الاستفتاء، لذا ينبغي أن نعترف بهذا الأمر، وأننا خذلنا شعب الصحراء الغربية و أرجأنا تقرير المصير أكثر من اللازم”.

    وقال أن قرار إعلان جبهة البوليساريو إنهاء وقف إطلاق النار “يشير إلى أن هناك مشكل ما في خطة التسوية”، مشيرا إلى الجمود في عملية التفاوض وفي تعيين مبعوث أممي خلفا للرئيس هرست كولر منذ ما يزيد عن حوالي سنة ونصف.

    وأعرب في ذات السياق عن تفاؤله بمحاولات الأمين العام للأمم المتحدة، أنطونيو غوتيريش، لمرتين في نوفمبر الماضي الاستعانة بثلاث مبعوثين رغم أن الأمر بدا صعبا بسبب رفضهم لمهمة الوساطة في هذا النزاع.

    ولم يستبعد رئيس مجلس الامن الدولي في البحث في آلية بديلة أخرى لهذا الغرض، مجددا ثقته في الأمين العام في جهوده لتعيين المبعوث وأمله في أن يوقف الطرفان إطلاق النار، وبأن تفي الأمم المتحدة بوعودها التي لم تتحقق للصحراويين، والمتمثلة في الاستفتاء.

    وبخصوص الأوضاع على الأرض، أشار المتحدث، أن الصحراء الغربية قد شهدت في الأسابيع الثلاثة الماضية وضعا صعبا للغاية في الكركرات، وتصاعد التوتر بين جبهة البوليساريو والقوات الملكية المغربية بخصوص الطريق يمر بتلك المنطقة، معربا عن أسفه من عودة الحرب مجددا بعد ثلاثين عاما، بعد أن إضطرت جبهة البوليساريو إلى إعلان إنهاء وقف إطلاق النار، مما يعني العودة إلى القتال.

    وفي هذا الصدد جدد رئيس مجلس الأمن، التذكير بموقف الاتحاد الأفريقي والأمين العام الذي يدعوان طرفي النزاع، المغرب وجبهة البوليساريو، إلى إحترام وقف إطلاق النار، والعودة إلى الخطوط الأمامية المتفق عليها مسبقا، وتهدئة التوتر ثم الإسراع بتعيين مبعوث شخصي للأمين العام لتجاوز حالة الجمود الذي تشوب النزاع وتحقيق تقدم نحو الحل.

    وأختتم السفير جيري ماتجيلا، حديثه عن قضية الصحراء الغربية، بالإعراب عن أمله في أن يساهم الوضع الجديد في الصحراء الغربية في تحرك مجلس الأمن وبأن يكون حافزا للأمم المتحدة للإسراع في إستعادة ما قررته من خلال الجمعية العامة ومجلس الأمن بشأن قضية الصحراء الغربية وتتجه نحو الاستفتاء في الصحراء الغربية.

    وكانت جبهة البوليساريو قد أعلنت إنهاء الالتزام بوقف إطلاق النار وشن هجمات عسكرية ضد قوات الإحتلال المغربية على طول جدار العار، ردا على شق جيش الإحتلال المغربي لثغرتين غير شرعيتين جديدتين في الجدار وتنفيذ عملية عسكرية ضد المدنيين الذي كانوا يتظاهرون بشكل سلمي لمطالبة الأمم المتحدة بإغلاق الثغرة غير الشرعية المتواجدة في الكركرات وبالتسريع في تنفيذ وعد الاستفتاء وحماية حقوق الإنسان والاستغلال غير الشرعي للموارد الطبيعية في الأراضي الخاضعة للاحتلال المغربي .

    Africa-press

  • لافروف يؤكد لبوريطة أهمية تفادي التصعيد في الصحراء الغربية

    أكد وزير الخارجية الروسي سيرغي لافروف لنظيره المغربي ناصر بوريطة، على أهمية ضبط النفس وضمان سريان وقف إطلاق النار في الصحراء الغربية.

    وأعلنت الخارجية الروسية في بيان لها أن لافروف بحث مع نظيره المغربي ناصر بوريطة في مكالمة هاتفية المسائل الأكثر إلحاحا على الأجندة الدولية والإقليمية، مع التركيز على مستجدات الأوضاع في الشرق الأوسط وشمال إفريقيا وخاصة في الصحراء الغربية.

    وورد في البيان: “نظرا لتصعيد الوضع في الصحراء الغربية دعا لافروف الأطراف المعنية إلى ضبط النفس والالتزام بنظام وقف إطلاق النار واستئناف العملية التفاوضية تحت رعاية الأمم المتحدة”.

    وأكد الطرفان ثبات موقفهما القاضي بضرورة حل جميع الخلافات بالأساليب السياسية والدبلوماسية حصرا وعبر حوار وطني شامل دون أي تدخل خارجي.

    وشدد الوزيران على ضرورة مواصلة تنسيق المساعي الدولية لتقريب مواقف الفرقاء الليبيين بما يخدم تشكيل مؤسسات حكم موحدة استنادا لمخرجات مؤتمر برلين وقرار مجلس الأمن الدولي 2510.

    كما استعرض الوزيران أهم اتجاهات التعاون الثنائي، والتنسيق في السياسات الخارجية وتطوير الروابط في مجالات المال والأعمال والتبادل الإنساني.

    وأعرب لافروف وبوريطة عن ارتياحهما إزاء مضي بلديهما قدما في تطبيق إعلان الشراكة الاستراتيجية الذي تم تبنيه في 2016.

    المصدر: RT

  • Exploring Armed Groups in Libya: Perspectives on Security Sector Reform in a Hybrid Environment

    Libya’s security sector has become virtually unrecognizable from what it was a decade ago owing to the transformations brought about since the 2011 revolution. This evolution has implications for any attempt to usher in short-term and interim security arrangements – including brokering…

    Read more from the source : Marsad Egypt

     

     

     

     

    Tags : Libya, armed groups,

  • Immigration : l’Union européenne ménage le Maroc

    Analyse 

    Rabat est central dans la politique européenne visant à contenir les migrants illégaux. Depuis 2018, 343 millions d’euros d’aides ont été versés par l’Union européenne au royaume chérifien, notamment pour la formation de sa police.
    Les arrivées illégales aux Canaries font l’objet d’une intense activité diplomatique. Cette année, 18 000 migrants ont atteint l’archipel espagnol, situé au large des côtes marocaines, contre un peu moins de 3 000 l’an dernier. Ylva Johansson, la commissaire européenne aux affaires intérieures, était en visite au Maroc mardi 1er décembre.
    « Il semble que plus de la moitié des migrants soient marocains, et il est important de savoir comment faire en sorte qu’ils rentrent », a-t-elle affirmé. Mais elle promet aussi de faciliter les visas pour les Marocains : « Pour moi, avoir moins d’arrivées irrégulières et renvoyer ceux qui ne sont pas autorisés à rester est étroitement lié à la facilitation des visas et à la migration légale. »
    Une aide financière pour Rabat
    La commissaire européenne sait qu’elle a besoin du Maroc pour contenir l’arrivée de migrants sur les côtes espagnoles. L’Union européenne pourrait ainsi augmenter son aide financière à Rabat pour la sécurisation de ses frontières. Depuis 2018, le royaume chérifien a reçu 343 millions d’euros d’aides européennes, notamment pour la formation de sa police. La Commissaire européenne est disposée à étudier un mécanisme de compensation financière afin de soutenir le gouvernement à supporter les coûts de cette nouvelle crise migratoire.
    Ce point sera à l’ordre du jour du sommet européen des 10 et 11 décembre. L’Italie, l’Espagne, la Grèce et Malte ont uni leurs voix dans une lettre adressée mercredi 25 novembre aux dirigeants de l’Union afin d’exposer leurs inquiétudes concernant la pression migratoire sur leurs côtes.
    Il y a une semaine, le ministre espagnol de l’intérieur Fernando Grande-Marlaska s’était rendu à Rabat pour expliquer que la politique de Madrid consiste à « renvoyer » les migrants « qui sont irréguliers et qui ne sont pas éligibles à la protection internationale ». Mais il avait pris soin de ménager son partenaire, soulignant la « coordination extraordinaire » de son pays avec le Maroc.
  • Sahara Occidental : Alconchel y Lobato muestran su apoyo hacia el pueblo saharaui ante la situación actual

    El alcalde de Los Barrios, Miguel Alconchel, y la delegada de Bienestar Social, Sara Lobato, han mantenido una reunión con miembros de la Federación Andaluza de Asociaciones Solidarias con el Sáhara (FANDAS) para mostrarles su preocupación y apoyo por la situación actual del Sahara Occidental.

    Lobato ha mostrado en nombre del Ayuntamiento todo su apoyo a FANDAS y ha anunciado que llevará a Pleno una moción para lograr el apoyo unánime de todos los grupos municipales para con el pueblo saharaui en su lucha por la autodeterminación.
    “Reiteramos nuestra su solidaridad con el pueblo saharaui y su apoyo al Frente Polisario, de acuerdo con la legislación internacional y las resoluciones de la ONU para la autodeterminación”, apuntó la edil.
    Desde FANDAS han pedido al Gobierno de España que “adopte una posición ante los organismos internacionales digna y firme en defensa de los derechos que asisten al pueblo saharaui en su condición de potencia administradora del Sáhara Occidental, según la legalidad internacional, responsabilidad que está obligada a ejercer mientras no concluya el proceso de descolonización”.
    Los representantes de FANDAS han trasladado a los ediles su “indignación” por el “retraso de décadas” en la aplicación del plan de paz de Naciones Unidas, lo que, a su entender, “perpetúa la situación de ocupación y refugio para miles de saharauis e imposibilita que finalice el proceso de descolonización”.
    La Misión de las Naciones Unidas para el Referéndum del Sáhara Occidental (Minurso) se estableció por la Resolución 690 del Consejo de Seguridad de 29 de abril de 1991, de acuerdo con las propuestas de arreglo aceptadas el 30 de agosto de 1988 por Marruecos y el Frente Polisario.
    El Plan de Arreglo, tal como fue aprobado por el Consejo de Seguridad, establecía un período de transición para preparar la elaboración de un referéndum que no se ha llevado a cabo. Marruecos incumple las resoluciones de Naciones Unidas y que continúa como país ocupante que ejerce prácticas que no respetan los derechos humanos, ya denunciadas de forma reiterada durante años.
    Fuente : El Templete, 3 dic 2020
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc