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Le Maroc veut “attiser la divergence Russie-Algérie” sur l’exportation de gaz
Maroc: Quand Karim Bouzida proposait de « attiser la divergence Russie-Algérie et gagner la faveur de ce membre permanent du Conseil de sécurité »Diplomatie du gaz et relations Algéro-RussesLe quotidien algérien LIBERTE consacre, dans son édition du 17 décembre, un article à la dimension gazière des relations entre l’Algérie et l’Europe. L’article relaie des déclarations de Chakib Khellil sur la radio nationale algérienne.Chakib Khellil conditionne la signature d’un accord stratégique sur l’énergie avec l’Europe à la libre circulation des citoyens algériens entre les pays de l’Europe : « Qu’est-ce qu’on obtiendrait en retour de la signature de cet accord stratégique dans lequel nous nous engageons à assurer l’approvisionnement et la sécurité énergétique de l’Europe ? Il y a donc d’autres conditions. L’Algérie demande la libre circulation des personnes entre le pays et l’Europe. C’est un élément important. Il ne s’agit pas de vendre uniquement le gaz. Il est possible de vendre ce gaz aux États-Unis également. »Khellil avance d’autres conditions :Bénéficier d’un transfert de technologie de la part des pays européens. Ouvrir le marché européen de l’énergie au partenaire algérien.L’éditorial de LIBERTEPar ailleurs, l’éditorial de LIBERTE, consacré au même sujet, positionne l’Algérie comme « la carte à jouer » pour l’Europe dans ses relations énergétiques tendues avec la Russie. Ainsi, l’éditorialiste affirme :« L’Algérie, troisième fournisseur mondial de gaz, qui plus est jouit d’une proximité géographique avec l’Europe, est à même d’assumer ce partenariat énergétique qui mettrait définitivement les pays de l’autre rive de la Méditerranée à l’abri des fluctuations d’humeur entre Moscou et Kiev »Avant d’ajouter :(…) -
Le Maroc veut "attiser la divergence Russie-Algérie" sur l’exportation de gaz
Maroc: Quand Karim Bouzida proposait de « attiser la divergence Russie-Algérie et gagner la faveur de ce membre permanent du Conseil de sécurité »Diplomatie du gaz et relations Algéro-RussesLe quotidien algérien LIBERTE consacre, dans son édition du 17 décembre, un article à la dimension gazière des relations entre l’Algérie et l’Europe. L’article relaie des déclarations de Chakib Khellil sur la radio nationale algérienne.Chakib Khellil conditionne la signature d’un accord stratégique sur l’énergie avec l’Europe à la libre circulation des citoyens algériens entre les pays de l’Europe : « Qu’est-ce qu’on obtiendrait en retour de la signature de cet accord stratégique dans lequel nous nous engageons à assurer l’approvisionnement et la sécurité énergétique de l’Europe ? Il y a donc d’autres conditions. L’Algérie demande la libre circulation des personnes entre le pays et l’Europe. C’est un élément important. Il ne s’agit pas de vendre uniquement le gaz. Il est possible de vendre ce gaz aux États-Unis également. »Khellil avance d’autres conditions :Bénéficier d’un transfert de technologie de la part des pays européens. Ouvrir le marché européen de l’énergie au partenaire algérien.L’éditorial de LIBERTEPar ailleurs, l’éditorial de LIBERTE, consacré au même sujet, positionne l’Algérie comme « la carte à jouer » pour l’Europe dans ses relations énergétiques tendues avec la Russie. Ainsi, l’éditorialiste affirme :« L’Algérie, troisième fournisseur mondial de gaz, qui plus est jouit d’une proximité géographique avec l’Europe, est à même d’assumer ce partenariat énergétique qui mettrait définitivement les pays de l’autre rive de la Méditerranée à l’abri des fluctuations d’humeur entre Moscou et Kiev »Avant d’ajouter :(…) -
Les mauvaises intox du Maroc sur le Sahara Occidental
Le cyber-activiste @Chris_coleman24 est apparu sur la toile le 2 octobre 2014. Ses premières publications ont visé le sujet névralgique au Maroc : la question du Sahara occidental, dénommée «Question Nationale» dans les documents secrets de la diplomatie marocaine. Un sujet sensible au point que la question est gérée par la centrale de la Dged, le service d’espionnage extérieur marocain.Coleman et ceux qui se trouvent derrière lui ont voulu frapper là où ça fait mal au Maroc, affirmer la colonisation du Sahara occidental par le Maroc étant le but principal de la diplomatie chérifienne et ainsi devenir une puissance régionale incontournable grâce à ses nombreuses ressources naturelles qui attirent le convoitise de la France, allié principal du Maroc dans ce conflit qui dure depuis bientôt 40 ans.Un soutien qui n’est pas pour les beaux yeux de Mohammed VI ni de ses sujets, mais pour les matières premières dont regorge le sous-sol du Sahara occidental. Suite à l’incident du patron de la Dgst, El Hammouchi qui a failli être interrogé par la justice française, Rabat a voulu exprimer son mécontentement en suspendant la coopération sécuritaire avec la France.Une décision qui leur a été fatale, puisque le 2 octobre 2014, un mystérieux hacker a dévoilé des documents d’une extrême gravité. Ses publications ont été arrêtées le 28 janvier 2015 coïncidant avec l’annonce de la normalisation des relations entre la France et le Maroc.Tags : Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, Hacker Chris Coleman, ONU, MINURSO, -
Algérie : Révélation d’un responsable de BP – Chakib Khelil est au cœur de la corruption (Wikileaks)
Les diplomates américains n’ont pas de mots assez durs pour qualifier le comportement de l’ancien ministre de l’Energie dans la gestion de Sonatrach. Ils affirment, crûment, que Chakib Khelil était au «centre de la corruption» de la compagnie nationale d’hydrocarbures.
Dans un mémo daté du 21 février 2010, l’ancien ambassadeur David Pearce rapporte que «ni l’enquête sur la corruption ni le conflit politique qui peut se cacher derrière le scandale ne peuvent se résoudre rapidement, à cause des lenteurs de prise de décision du président Bouteflika».Dans une discussion avec Akli Brihi, représentant de British Petroleum, il a été souligné que Khelil était «responsable de la culture de corruption à Sonatrach».
Le diplomate américain pointe du doigt le rôle de Reda Hemche, un parent de Chakib Khelil (dont Brihi a déclaré être un neveu, mais dont d’autres ont affirmé qu’il était un cousin) dans les actes de corruption. Le représentant de British Petroleum croit savoir que Mohamed Meziane, ancien PDG de Sonatrach, avait signé de nombreux contrats sous la contrainte. «Brihi, est-il écrit, a indiqué que M. Khelil avait fait un excellent travail en tant que ministre jusqu’à l’amendement de la loi sur les hydrocarbures de 2006». De l’avis du dirigeant de BP en Algérie, Khelil, frustré de ne pas pouvoir libéraliser le secteur, aurait décidé de «rejoindre le système».
Selon ses dires, ce fut après 2006 que Chakib Khelil a installé Hemche et a remplacé des experts compétents et de haut niveau par les «oui-oui»(sic !). S’appuyant sur une conversation avec Akli Brihi, représentant de British Petroleum et Armando Gallego, directeur général de la compagnie ConocoPhillips, l’ancien ambassadeur américain à Alger rapporte que les pratiques de corruption étaient plus liées avec les sociétés de services – à l’exemple de l’entreprise italienne Saipem – et non pas avec des compagnies pétrolières.
«La société de services soumettrait une facture gonflée et payait directement des membres de Sonatrach», est-il noté. Il en est ainsi, selon Akli Brihi, du contrat d’un milliard de dollars conclu avec cette société relatif au projet d’Arzew GNL ainsi que du contrat de construction de la nouvelle ville de Hassi Messaoud passé avec la société canadienne Lavalin.
Brihi considère qu’il n’était pas impossible que des entreprises américaines soient impliquées dans ce genre de transactions, mais elles restent prémunies par les contraintes juridiques du Foreign Corrupt Practices Act.Le patron de BP, qui se montre décidément très loquace, estime que le président Bouteflika était un homme intelligent mais qui ne sait pas écouter. «L’énergie n’étant pas son domaine de compétence, explique-t-il, il a abandonné ces questions à Khelil, qui a été l’unique conducteur de la politique énergétique de l’Algérie.»
El Watan, 9 nov 2011
tags : Algérie, BP, Wikileaks, Chakib Khelil, corruption, Sonatrach,
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Belgique : Article exclusif sur la disparition de la princesse Lalla Salma du Maroc
“Où est passée la Princesse, les Belgo-Marocains s’inquiètent”« Disparition inquiétante au Maroc »Sur son profil Facebook, le journaliste bruxellois d’origine marocaine Khalil Zeguendi se fait le porte-parole de la communauté marocaine de Belgique.Parodiant le chanteur Stromae, ce rédacteur en chef du magazine Le Maroxellois a ajouté la photo de Moulay El Hassan (15 ans), l’héritier du trône du Maroc : “Maman, où t’es ?” Celle dont l’aveuglante absence inquiète les BelgoMarocains n’est autre que Lalla Salma, l’épouse de Mohammed VI, le roi du Maroc.Omniprésente depuis leur mariage en 2002, la femme de 41 ans a subitement disparu des radars vers le début de l’année 2018. Du moins avant février 2018 : difficile d’être plus précis. Cela fait deux ans en tout cas que le monde entier se demande où est passée la première dame du Maroc, qu’une certaine presse proche du Palais décrit désormais comme “mal élevée”, “dédaigneuse”, “méprisante”, “colérique”, “agressive”, “narcissique”, “arrogante”, ce qui n’est pas bon signe.L’épouse ou l’ex-épouse du monarque est-elle morte ?Khalil Zeguendi : “L’inquiétude est réelle. La princesse Salma occupait l’avant-scène médiatique. On la voyait constamment aux côtés du Roi lors-qu’ils recevaient les têtes couronnées et les chefs d’État. Depuis deux ans, plus aucune photo ou aucun enregistrement ne la montre, si ce n’est des montages avec des photos d’archives. Lalla Salma est devenue un fantôme.”Très pointue, la presse espagnole fut la première à évoquer un possible divorce, entre-temps officialisé par le Palais. À partir de là, toutes les rumeurs ont circulé, de la plus banale à la plus inquiétante, celle d’un possible décès. Le fait que le couple a volé en éclats est devenu une évidence. Mais qu’est devenue physiquement l’ex-première dame du Maroc, qui avait représenté des espoirs d’ouverture et de modernité ?La communauté marocaine inquiète(…) -
Tunisie : L’ambassadeur de France fait la promotion du tourisme
Lorsque S.E. l’ambassadeur de France fait la promotion du Tourisme tunisien auprès des siens un 1er Janvier 2020
Par Anouar Chennoufi
Alors que la plupart des gens étaient encore au lit après avoir veillé pour fêter le Nouvel an 2020, S. E. l’Ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, qui a également célébré la fin de l’année 2019 entouré des siens, a choisi d’aller sur le site touristique des célèbres ruines de Dougga, dans le gouvernorat de Béja, à moins de 6 km de la délégation de Téboursouk.
Soit un Premier Janvier 2020 à Dougga, surtout entouré de certains membres de sa famille, dont en particulier le grand journaliste Patrick Poivre d’Arvor (plus connu sous PPDA), frère aîné du diplomate français.
A travers ce geste, Oliver Poivre d’Arvor a tenue à dire à tous leurs amis restés en France pour les fêtes « à quel point la Tunisie est belle à toutes les saisons », en vue d’encourager ses compatriotes à visiter l’intérieur du pays et découvrir cet exceptionnel site archéologique classé au patrimoine mondial de l’humanité.
Monsieur l’Ambassadeur de France en Tunisie a écrit, dans son statut publié sur sa page Facebook, qu’il entendait par là atteindre le MILLION de touristes français « que nous nous sommes fixés comme objectif avec René Trabelsi, le ministre tunisien du Tourisme et de l’Artisanat pour l’année 2020. »
BRAVO (et Bonne année à votre excellence)
Tunivisions.net, 2 jan 2020
Tags : Tunisie, ambassadeur de la France, Olivier Poivre d’Arvor, tourisme,
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Mauritanie : Aziz, de la Perte à la Perdition
La récente sortie médiatique de l’ancien président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz nous a offert le spectacle pathétique d’un narcissique mégalomane empêtré dans ses propres contradictions et en proie à une indéfinissable propension à l’autodestruction. Et la malédiction l’a poussé à révéler « on air » son propre naufrage. Pour quelqu’un qui proclamait à l’envi « ne pas être fait pour perdre », le voilà qui revient nous annoncer sa perdition.
Nous saisissons cette occasion pour rappeler que l’arrivée au pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz a été marquée par la consécration utopique ; et la confiance inébranlable de l’imaginaire se nourrissait d’intérêts concrets. Depuis, Aziz et utopie ont été des termes corrélés, voire synonymes. Et l’aventure mauritanienne de l’utopie en a été d’autant plus accidentée. Mais bientôt, nous avions découvert que l’utopie n’a pas tenu ses promesses et que son insertion dans son programme l’a arraché à ses références conceptuelles. En outre, il ne nous avait pas fallu longtemps pour établir une distinction raisonnable entre la possibilité de l’utopie et l’impossibilité des chimères. Quoique les plus pessimistes parmi nous n’ont même jamais cru au tracé de cette ligne de démarcation.
A ses ambitions utopiques se sont attachées des considérations économiques, sociales et politiques. L’utopie a été le moteur de l’histoire de ces dernières années dans la mesure où elle a dégagé des horizons inattendus ou tout simplement un sentiment diffus et paralysant qui s’est contenté d’alimenter notre complaisance vis-à-vis de nous-mêmes. Aujourd’hui, nous payons péniblement le prix exorbitant de notre confiance en l’avenir et les perspectives se sont croisées.
Avec Aziz, nous avions si bien gonflé notre ego et suralimenté notre imaginaire social que nous nous sommes ensuite croisés les bras : nous étions si convaincus d’être un pays du futur que nous avons oublié d’être un pays du présent. L’incontournable mauvaise conscience ne s’est pas refusé à être le masque illustré de l’utopie.
Je conçois que pour certains l’utopie est un mode de programmation gouvernementale efficace ; mais quand le pouvoir de Aziz nous a fait ingurgiter ce concept compact qui promettait d’être totalisant, il s’était vite révélé totalitaire. Et dans l’effritement de cette totalité, l’utopie a laissé se déséquilibrer notre futur. Mais à ce moment-là, la multitude ne savait pas que la fragilité de l’utopie réside dans la supposition d’une préséance du futur sur le présent.
Au cours de la décennie écoulée, le pays a connu toutes les contradictions possibles en matière de Politique, Economie et Société. Cette période célébrée en tant qu’ère de la démocratie et des libertés a été celle durant laquelle se sont cristallisés les ressentiments identitaires, s’est développé le clientélisme politico-affairiste sur fond de népotisme et de néo-tribalisme, le tout accompagné d’une dissolution des mœurs sans précédent dans notre histoire.
L’apologie du médiocre et de l’incompétence étalée au grand jour se convertissait en une course effrénée et frénétique pour l’enrichissement illicite, le détournement sans vergogne des deniers publics et le gaspillage des ressources naturelles.
Par ailleurs, il est ahurissant de voir comment le pouvoir en place réagissait face aux problèmes sociaux qui surgissaient ça et là et qui – phénomène extraordinaire – gagnaient exponentiellement en amplitude tant par la réaction ou l’inaction du gouvernement que par leur propre effet boule de neige. A chaque évènement de ce type, le pouvoir y voyait la « main » de l’opposition. Soit. Mais cela ne soustrayait rien au bien-fondé ou à la légitimité de la cause revendiquée. En tout état de cause, une telle réaction obsidionale avait – à tout le moins – le propre d’occulter les réalités profondes qui sous-tendaient de telles revendications ou de tels évènements pour n’en retenir que le superflu.
Sans acrimonie cependant, je vous invite à admettre que la crise systémique que connait aujourd’hui la Mauritanie n’est guère le fait exclusif de l’avènement du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz ni de sa gestion du pays – fut-elle erratique et empreinte d’improvisation – mais elle est le résultat de l’échec de toutes les politiques de développement initiées et conduites par tous les pouvoirs qui se sont succédés à la tête de notre pays depuis son accession à l’indépendance. Et le pouvoir de Aziz n’en était que l’avatar. Il n’était qu’à entendre le discours aporétique que son pouvoir nous a servi avec un flegme et une assurance tels que cela dissimulait mal l’entropie qui caractérisait le système et dont la panacée autosuggérée n’était rien moins qu’une procrastination devenue chez nous une seconde nature.
Il n’est jamais trop tard de cesser les discours de célébration et de commencer à révéler les effets pervers de l’utopie. Ainsi, l’une des tâches urgentes est de restaurer le futur ; notre futur à la confiscation duquel nous avons assisté à travers l’expansion fulgurante de la précarité en plus de l’état de tension sociale redevenu extrêmement prégnant. Sans trop s’encombrer l’esprit de préjugés et a fortiori de fantasmes, l’opportunité nous est encore offerte de redresser la barre et de changer de cap avec sérénité, apaisement et surtout clairvoyance.
L’avènement d’une Mauritanie unie, réconciliée et prospère ne se réalisera qu’en rompant définitivement avec cette façon de gouverner héritée des temps anciens.
Pour ce faire, il nous faudra une nouvelle manière de penser, de voir et d’agir. C’est si vague, si vaste que c’en est tout un programme.
Hassana Mbeirick
Tags : Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, UPR,
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Le projet turc en Libye
Parce qu’elle a réussi à occuper une partie de la Syrie, sous prétexte d’en faire une zone tampon entre elle et les Forces démocratiques syriennes, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, croit rééditer le même exploit en Libye. A-t-elle des chances d’y parvenir ? Oui, si les pays de la région, en particulier l’Egypte, l’Algérie et la Tunisie la laissent faire, comme elles avaient laissé le couple franco-britannique détruire l’Etat libyen, il est vrai dans un contexte différent de celui d’aujourd’hui.
Elle n’en a en revanche aucun si les pays du Sahel et ceux du Maghreb s’entendent pour l’empêcher de poser pied en Libye. Ce dont le président turc est venu s’assurer dernièrement auprès des dirigeants tunisiens, ce n’est pas tant de leur disposition à s’inscrire dans son projet d’occupation de Tripoli que de leur neutralité dans le cas où il passe à l’action.
Si au lieu de Kaïs Saïed, son interlocuteur avait été Rached Ghannouchi, maintenant non seulement le président d’Ennahda, le principal parti tunisien, mais le président de l’Assemblée, il serait probablement reparti avec l’assurance qu’il était venu chercher.
En vertu de la Constitution tunisienne, la politique extérieure et les questions de sécurité ne relèvent pas du gouvernement, qui en l’occurrence n’est pas encore formé, mais du président de la République. Cela n’a pas empêché Erdogan de prêter ensuite à ses hôtes ces mêmes propos qu’il avait conçu l’espoir d’entendre d’eux, comme si en Tunisie il était un peu en territoire conquis.
La mise au point de la présidence tunisienne n’a pas dû néanmoins lui déplaire beaucoup, puisqu’elle revenait à réaffirmer la politique de neutralité observée par Tunis dans les affaires libyennes, en dépit donc du développement que compte leur donner la Turquie.
Erdogan n’aurait pas fait le déplacement s’il était certain que les Tunisiens prendraient mal qu’il soit seulement venu chercher de la compréhension auprès d’eux relativement à son projet d’occupation de la Libye.
On ne peut même pas exclure qu’il en ait profité pour les sonder sur le sentiment des Algériens sur le même sujet, espérant sans doute qu’Alger soit dans les mêmes dispositions que Tunis. Maintenant, il se peut qu’à leur tour les Tunisiens n’aient discuté avec lui de la Libye, pour eux carrément un sujet de politique interne, que pour mieux prendre connaissance des intentions qu’il nourrit à cet égard. Il est venu prendre leur pouls, et ce seraient eux qui aient pris le sien. Il n’en reste pas moins qu’il ne pouvait se permettre une démarche de reconnaissance de ce genre qu’à Tunis, où il compte des amis.
La Tunisie est le seul pays arabe où des islamistes sont en train de former un gouvernement. Le seul donc qui puisse être tenté de ne pas condamner sa deuxième occupation d’un pays arabe, après celle de la Syrie.
S’il était certain de trouver un accueil comparable à Alger, nul doute qu’il y aurait fait un saut par la même occasion. Le seul fait qu’il n’ait pas eu une idée pareille prouve qu’Alger est hostile à son ambition libyenne. Ce projet est le même que celui qui a été mis en œuvre en Syrie, au bout de plusieurs années d’approche et d’intrigues.
En Libye, son corps expéditionnaire se trouvera pris entre deux armées qui n’accepteront jamais sa présence à leurs frontières.
En Syrie même d’ailleurs les jours de sa présence militaire sont comptés. Dans le pire des cas, elle ne durera que le temps que le demi-millier de soldats américains restera autour des puits de pétrole de Deïr-ezzour. C’est en vain qu’Erdogan veut ressusciter l’empire ottoman.
Le jour d’Algérie, 31 déc 2019
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Algérie : 2019, l’année de toutes les surprises
A un quelques heures de la fin d’année, beaucoup d’Algériens ne se posent pas la question de savoir où ils passeront le réveillon. Ça sera chez eux. Ils ne feront même pas attention aux douze coups de minuit. D’ailleurs, il n’y en aura pas. Avant, c’est-à-dire dans une autre vie, avant l’émergence du mouvement populaire et ses 45 vendredis de mobilisation, la présidentielle reportée deux fois, les partis politiques, l’Internet et toutes les babioles pratiques qui nous viennent d’Occident, les citoyens s’intéressaient un peu aux fêtes de fin d’année.
Avec l’arrivée dans nos vies du tsunami politique avec les conséquences que l’on vit, le pays s’en trouve connecté au reste du monde. Les Algériens ne sont pas les seuls à manifester. A Hong Kong, Beyrouth, au Chili, en France et ailleurs, le mode est aux marches hebdomadaires. Toutes ces marches pacifiques que nous avons empruntées aux Occidentaux, pour au final, faire mieux, nous feront toucher du doigt comment les Occidentaux fêtent l’arrivée d’une nouvelle année.
Mais cela ce sera pour cette année. Avant, dans une autre vie, lorsque le pays était sous sa Chappe de plomb, les Algériens allaient voir ailleurs comment ça se passait, on zappait, un coup en Europe, un autre aux Etats-Unis. Et on découvrait que ça ne servait à rien de voir des types s’amuser comme des fous et sauter au plafond au douzième coup de minuit. Les premières années de l’ouverture médiatique, beaucoup d’Algériens attendaient devant leurs écrans de télé la mort d’une année dans plusieurs pays du monde. La France, les Etats-Unis, la Russie, le Japon….bien entendu pas de pays africains ni arabes. Sauf que ces dernières années, nous constatons l’entrée de Dubaï dans le cercle fermé des villes «dans le vent».
Cela dit, ce serait dévoiler un secret de polichinelle que de dire que les Algériens d’en haut on toujours fêté l’événement. Ils le faisaient entre eux dans les appartements de quartiers chics. Ils le font encore dans les grands hôtels. Mais jamais dans la rue. Mais si ! Lorsque ça leur prend de faire un boulevard un trente et un décembre, les Champs Elysée sont à deux heures d’avion seulement.
En attendant les quelques heures qui nous séparent de l’heure H, tout le monde sait que cette année qui se meurt, aura été historique. Elle a mis les Algériens d’en bas dans la rue et forcé la main à tout un régime, dont les symboles réveilleront en prison. De quoi sera fait 2020 ? Dieu seul le sait. Et pour cause qui pensait, en décembre 2018, ce qu’allait enfanter 2019.
Par Nabil G.
Ouest Tribune, 30 déc 2019
Tags : Algérie, Bouteflika, Hirak, procès, corruption, Gaïd Salah,
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Algérie : Premier discours de Chanegriha
Chanegriha, chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP) par intérim, a présidé, lundi à Alger, une réunion au siège de l’Etat major de l’ANP ayant regroupé les cadres du ministère de la Défense nationale et de l’Etat-major de l’ANP, a indiqué hier, un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).
“A l’issue de sa désignation par M. le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, le général- major Saïd Chanegriha, chef d’Etat major de l’ANP par intérim, a présidé une réunion regroupant les cadres du ministère de la Défense nationale et de l’Etat-major de l’ANP”, précise le communiqué. Ont pris part à cette réunion, le Secrétaire général du ministère de la Défense nationale, les Commandants de Forces, les Chefs de départements du MDN et de l’Etat-major de l’ANP, les Directeurs et les Chefs de services centraux et les Chefs de bureaux.
A l’entame de la rencontre, une minute de silence a été observée, en guise d’hommage et de recueillement sur l’âme du défunt général de corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, avant que le général-major, chef d’Etat-major de l’ANP ne prononce une allocution ,dans laquelle il a mis nl’accent sur “le rôle primordial qu’a joué l’ANP aux côtés du peuple algérien, face au complot dangereux qui visait la stabilité de l’Algérie et les fondements de l’Etat, et la neutralisation de ses institutions constitutionnelles, pour la faire sombrer dans un marais de chaos et de violence”.
“Nous avons traversé aux côtés de notre peuple au cours de cette dernière période de notre histoire contemporaine, une étape sensible à travers laquelle notre pays a fait face à un dangereux complot, qui visait la stabilité de l’Algérie et les fondements de l’Etat, ainsi que la neutralisation de ses Institutions constitutionnelles, pour l’entrainer dans le bourbier du chaos et de la violence”, a rappelé le chef d’Etat-major de l’ANP par intérim.
“Toutefois, le Haut-commandement de l’ANP, qui a pris conscience de l’ampleur de ce complot, a su gérer cette phase avec sagesse et clairvoyance, à travers l’accompagnement et à la protection des marches pacifiques, sans qu’aucune goutte de sang ne soit versée, en sus de l’accompagnement des institutions de l’Etat, de manière à leur permettre d’accomplir leurs missions dans les meilleures conditions, ainsi que la détermination à rester dans la légitimité constitutionnelle et à faire face à quiconque tente de porter atteinte à l’unité nationale”, a-t-il relevé. Pour le général-major Chanegriha, “l’ANP a contribué, aux côtés des services de la sécurité, à la réussite de l’organisation d’élections présidentielles libres, honnêtes et transparentes, et à la sécurisation du processus électoral, dans un climat de quiétude et de sérénité”.
Dans ce sillage, “nous réaffirmons que nous resterons mobilisés au service de la patrie et nous ne dévierons jamais de nos engagements constitutionnels, quelles que soient les circonstances. Et nous ferons toujours face aux ennemis de la patrie et à quiconque tente de porter atteinte à notre souveraineté nationale”, a-t-il soutenu.n Par la même occasion, le général-major a transmis à l’assistance “les remerciements, l’estime et la gratitude” du président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, à l’ensemble des personnels de l’ANP pour “les efforts laborieux et soutenus consentis lors de cette étape cruciale et décisive, qu’a traversée notre pays”, ajoute le communiqué.
A ce titre, “je tiens à vous transmettre les remerciements, l’estime et la reconnaissance de M. le président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, et à travers vous, à l’ensemble des personnels de l’ANP, pour les efforts laborieux et soutenus consentis par tous, lors de la gestion de l’étape sensible que traverse notre pays, de même que pour les efforts de sécurisation des élections présidentielles dans un climat de sécurité et de quiétude, ce qui a permis au peuple algérien d’accomplir son devoir électoral en toute liberté et démocratie, ainsi que pour les grands efforts fournis lors des funérailles du défunt général de corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah”, a affirmé Saïd Chanegriha.
Le général-major a tenu à rappeler, que “les critères pour assumer les fonctions, les postes ou n’importe quelle responsabilité, constituent en le critère de la sacralisation du travail étant le secret du succès, en plus de ceux de la compétence, la capacité, le sérieux, l’intégrité et le dévouement à l’armée et à la patrie”. A cet égard, “je tiens à rappeler, sincèrement et franchement, que, pour moi, les critères pour prétendre aux fonctions, aux postes ou à toute autre responsabilité, quelle que soit leur importance, sont la vénération du travail qui constitue la clé du succès, en plus de la compétence, la capacité, le sérieux, l’intégrité et le dévouement à l’armée et à la patrie”, a souligné le chef d’Etat-major de l’ANP par intérim.
“Tout comme je tiens, à la veille du Nouvel An 2020, à vous adresser ainsi qu’à vos familles et vos proches, mes vœux les plus sincères, en priant Allah Le Tout- Puissant que la Nouvelle année soit porteuse de prospérité pour notre armée et notre pays”, a-t-il ajouté. A la fin de la réunion, il a invité la présence à observer “un moment de recueillement à la mémoire de nos valeureux Chouhada, tous nos Chouhada, depuis 1830, en passant par les résistances populaires et les Chouhada des massacres du 8 mai 1945, jusqu’aux Chouhada de la glorieuse Révolution de libération et du devoir national, et à méditer sur le sens et de leurs sacrifices pour qu’ils soient un exemple à suivre”.
Par : LAKHDARI BRAHIM
Le Midi Libre, 31 déc 2019
Tags : Algérie, Chanegriha, armée, Etat-Major,


