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  • An Algerian general takes over from another general

    It was as if the old general running the country behind the scenes for the past eight months had not died after all. A bare week after a heart attack felled General Gaid Salah on December 23rd, another septuagenarian in a green uniform under a brocaded peaked hat harangued a hall full of generals (all similarly attired). The army, said General Said Chanegriha, the country’s new…

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    Tags : Algeria, Gaid Salah, Said Chanegriha,

  • Maroc : Un Wikileaks qui met Rabat dans l’embarras

    Un Wikileaks marocain qui met Rabat dans l’embarras
    Par Yacine Babouche, TSA, 1/12/2014.
    Le Maroc connait depuis octobre dernier une affaire de fuites de documents confidentiels sur internet, révèle le journaliste espagnol Ignacio Cembrero (El Mundo) dans un article publié, ce lundi 2 décembre, par le site du magazine marocain Telquel. En effet, un compte anonyme sur Twitter œuvre à révéler des centaines d’informations secrètes sur la diplomatie marocaine. 
    Parmi les documents révélés on retrouve « des centaines de documents de la diplomatie marocaine et aussi des courriels où apparaissent des think-tanks, des sociétés de relations publiques, des journalistes, marocains et étrangers, et des collaborateurs de la DGED, les services secrets tournés vers l’extérieur », précise l’article. Certains documents datent de 2008 mais la plupart sont récents. Les plus récents datent même d’octobre 2014.
    Les éléments « pro-Polisario » mis en cause
    Malgré l’importance de ce « Wikileaks » à l’échelle du Maroc, ce scandale a étrangement eu extrêmement peu de traction au sein des médias marocains et internationaux, note Telquel. Un black-out total s’est opéré au Maroc au sujet des informations révélées. Les déclarations officielles marocaines ont été extrêmement rares, seule la ministre marocaine déléguée aux Affaires étrangères a accusé des « éléments pro-Polisario » d’agir avec l’appui de l’Algérie, ajoute la même source. Plus surprenant, l’authenticité des informations publiées n’a jamais été démentie.
    Tags : Maroc, Sahara Occidental, hacker, chris coleman, marocleaks, wikileaks marocain,
  • Tunisie : Les victimes “des émeutes du pain” exigent l’activation de la “justice transitionnelle”

    Lors d’une manifestation organisée dans la capitale pour commémorer les événements de 1984, au cours desquels des dizaines de personnes ont été tuées après des manifestations contre l’augmentation de 100% des prix du pain.

    AA – Tunis – Chaima Manaï

    Des dizaines de victimes tunisiennes “des émeutes du pain” ont appelé les autorités de leur pays à activer le processus de la justice transitionnelle, à rendre hommage à tous ceux qui ont été abattus par l’armée et la police, et à indemniser les familles de ceux qui ont été tués ou réprimés par ce soulèvement populaire.

    En marge d’une manifestation organisée par la Commission nationale des victimes de la tyrannie (indépendante), vendredi matin, devant le Théâtre municipal de Tunis, en commémoration “des émeutes du pain” de 1984.

    En effet, le 3 janvier 1984 des manifestations massives avaient secoué toutes les régions du pays pour protester contre la décision du gouvernement d’augmenter le prix du pain et des dérivés des céréales de plus de 100%.

    À l’époque, les autorités avaient riposté avec des balles réelles, entraînant la mort de dizaines de manifestants avant que l’ancien président Habib Bourguiba (au pouvoir de 1956 à 1987) n’annonce l’annulation des augmentations.

    Pour le porte parole de la Commission nationale des victimes de la tyrannie, Abdelhamid Troudi, “l’État, avec ses gouvernements successifs, n’a pas appliqué la loi, ainsi, la manifestation tenue, vendredi, vise à rappeler aux Tunisiens les souffrances des émeutes du pain”.

    “Aujourd’hui, nous exigeons l’activation du processus de la justice transitionnelle, dont le plus important est le retour des droits de ceux qui les détiennent conformément au décret général d’amnistie législative”, a-t-il soutenu.

    Dans ce contexte, Troudi n’a pas exclut la possibilité de “tenir un sit-in ouvert devant l’Assemblée des représentants du peuple pour faire pression sur le Parlement et le prochain gouvernement”.

    Les participants à la manifestation tenue au centre de Tunis ont brandit des pancartes où c’est écrit “les émeutes du pain, un crime d’État par excellence” et “une cause nationale prouve que la volonté du peuple est indomptable”.

    De son côté, Mehrez Chargui, l’une des victimes «des émeutes du pain», a expliqué à Anadolu qu’il s’agit bien d’un crime d’État. “Nous avons été jugés injustement avec des peines allant de 5 ans jusqu’à la mort”.

    Anadolou

    Tags : Tunisie, justice transitionnelle, émeutes du pain,

  • Algérie : Un exécutif à 39 membres, dont 7 ministres délégués et 4 secrétaires d’Etat

    Le nouveau gouvernement, nommé jeudi par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et dirigé par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, compte 39 membres, dont 7 ministres délégués et 4 secrétaires d’Etat.

    Le nouveau exécutif est marqué par la création d’un nouveau département ministériel, à savoir celui de la Micro-entrepise, des Startup et de l’économie de la connaissance, confié à M. Yassine Djeridene.

    La création de ce nouveau ministère traduit les engagements pris par le président Tebboune lors de sa campagne électorale d’ouvrir de grands chantiers, notamment dans le secteur économique.

    Le nouveau gouvernement se distingue aussi par le retour du ministère de la Pêche et des Produits halieutiques supprimé dans les précédents gouvernements.

    Ce portefeuille est attribué à M. Sid Ahmed Ferroukhi qui enregistre son retour au gouvernement.

    Le nouvel exécutif conduit par M. Abdelaziz Djerad compte également sept nouveaux ministères délégués attribués à Aïssa Bekkai, chargé du commerce extérieur, à Abderrahmane Lotfi Djamel Benbahmad, chargé de l’industrie pharmaceutique et à Foued Chehat, chargé désormais de l’agriculture saharienne et des montagnes.

    M. Bachir Messaitfa, qui enregistre également son retour dans le gouvernement, est nommé ministre délégué en charge des statistiques et de la prospective.

    Les trois autres ministères délégués ont été confiés à Hamza Al Sid Cheikh, chargé de l’environnement saharien, Nassim Diafat, chargé des incubateurs et à Yacine Oualid, chargé des startup.

    Les quatre postes de Secrétaire d’Etat du gouvernement Djerad ont été confiés quant à eux à Rachid Bladehane, chargé de la communauté nationale et des compétences à l’étranger, à Bachir Youcef Sehairi, chargé de l’Industrie cinématographique, à Salim Dada, chargé de la production culturelle et à l’ex-champion olympique, Nouredine Morceli auquel on a confié la responsabilité du sport d’élite.

    Le nouveau gouvernement dirigé par M. Abdelaziz Djerad compte au total 39 départements ministériels dont cinq ont été confiés à des femmes.

    Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels a été confié, en effet, à Mme Hoyam Benfriha qui succède à M. Moussa Dada, alors que celui de la Culture a été attribué à Mme Malika Bendouda.

    Mme Kaoutar Krikou a hérité, quant à elle, de celui de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme.

    Deux autres femmes ont enregistré leur entrée au gouvernement.

    Il s’agit de Mme Besma Azouar, nommée ministre des Relations avec le Parlement et de Mme Nassira Benharrats qui succède à Fatma Zohra Zerouati au ministère de l’Environnement et des Energies renouvelables.

    Le nouveau gouvernement est marqué aussi par le maintien de plusieurs ministres à leurs postes, et le retour d’anciens ministres à des postes qu’ils avaient occupés par le passé.

    MM. Sabri Boukadoum, Belkacem Zeghmati, Mohamed Arkab, Tayeb Zitouni, Youcef Belmehdi, Cherif Omari et Kamal Beldjoud ont conservé leurs postes, respectivement, de ministre des Affaires étrangères, de la Justice, de l’Energie, des Moudjahidine, des Affaires religieuses, de l’Agriculture et de l’Intérieur.

    Quatre autres ministres ont retrouvé des postes qu’ils avaient déjà occupé par le passé.

    Il s’agit de Abderahmane Raouya qui retrouve ainsi celui des Finances, de Farouk Chiali au Travaux publics, Sid Ahmed Ferroukhi au ministère de la Pêche, et de Hassane Mermouri qui retrouve le portefeuille du Tourisme.

    Plusieurs nouveaux ministres ont enregistré leur entrée au gouvernement à l’image de Mohamed Ouadjaout, nommé ministre de l’Education nationale, de Chems-Eddine Chitour, chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de Ferhat Ait Ali Braham, chargé de l’Industrie et des Mines ou encore de Brahim Boumzar, nommé ministre de la Poste et des télécommunications.

    DK-News

    Tags : Algérie, Abdelaziz Djerad, gouvernement, Hirak, Abdelamjid tebboune,

  • Algérie : Plusieurs détenus politiques et d’opinion libérés ce mercredi

    Plusieurs détenus politiques et d’opinion ont été libérés ce mercredi et les autres suivront, peut être, dans les heures prochaines. Sur les réseaux sociaux, les algériens ne cessent de souligner que leur mise sous mandat de dépôt était arbitraire et que leur libération n’est pas un service rendu.

    Hormis le Moudjahid Lakhdar Bouregaa, une dizaine de détenus d’opinion écroués à la prison d’El Harrach ont été remis en liberté ce mercredi. Le général à la retraite Hocine Benhadid, qui a subis trois interventions chirurgicales depuis son emprisonnement le 12 mai dernier.

    Des détenus d’opinion ont également été libérés à Oued Souf, Tlemcen, Annaba et à Oran ou Le bédéiste Abdelhamid Amine alias Nime, qui avait été arrêté pour des desseins traitant de la situation politique a lui aussi été relâché.

    Algérie Focus, 2 jan 2020

    Tags : Algérie, Hirak, Lakhdar Bouregaa,

  • Le Maroc, un refuge pour les voleurs

    Affaire des 9000 milliards détournés vers l’Espagne : les mis en cause s’enfuient au Maroc
    Dans ce sens, nos sources font savoir que certains cadres des entreprises algériennes habitant dans la wilaya d’Oran se seraient enfuit vers le Maroc alors qu’ils étaient mis sous contrôle judiciaire. Ils seraient au nombre de six.
    A noter que la chambre d’accusation près le tribunal d’Alger avait émis un mandat d’arrêt contre plus de quarante personnes accusés dans la même affaire après à une plainte déposée par la direction des douanes algériennes contre une longue liste de personnalités suite à une correspondance des autorités espagnoles pour une enquête sur l’origine de ces fonds colossaux que ces derniers versaient dans des banques espagnoles.
    Par ailleurs, l’enquête sécuritaire et judiciaire a abouti à la définition du montant détourné vers l’Espagne et qui est estimé à 900 millions d’Euros, soit plus de 9.000 milliards de centimes, durant les trois dernières années.
  • «Le Maroc est en bonne voie pour devenir le pestiféré de la région» (responsable algérien)

    Un responsable algérien qui a requis l’anonymat a qualifié, dans une déclaration à Algeriepatriotique, les accusations du ministre marocain des Affaires étrangères, Salah-Eddine Mezouar, de «puériles, gratuites et dénuées de tout fondement». Il a dénoncé «ce réflexe pavlovien qui consiste à toujours pointer un doigt accusateur vers l’Algérie». La réaction de Rabat «illustre le désarroi et la fuite en avant d’une diplomatie qui doute de sa prétendue cause nationale devant l’ampleur du scandale Coleman» (divulgations de documents secrets marocains compromettants, ndlr), a-t-il poursuivi.
    D’après notre interlocuteur, les révélations faites sur les réseaux sociaux ont «le mérite de mettre en lumière une vaste entreprise de corruption au sein des organisations internationales et un recours honteux à certains lobbies». Le rapprochement avéré entre le Makhzen et les sionistes «en dit long sur la sincérité et l’engagement de ceux qui prétendent défendre la cause palestinienne à la tête du comité El-Qods», a encore souligné notre source.
    Les tentatives du Maroc de discréditer l’Algérie ne sont qu’un coup d’épée dans l’eau et risquent de se retourner contre leurs initiateurs, laisse entendre ce responsable algérien. «Ce pays qui a des problèmes avec tous ses voisins, l’Espagne, la France, l’Algérie et la Mauritanie, devrait prendre enfin conscience que l’essence expansionniste de sa politique va finir par en faire un pestiféré au niveau de la région», avertit notre source.
    Tags : Maroc, Algérie, Makhzen, lobby, Chris Coleman,
  • Maroc : Axes de la stratégie médiatique du régime définis par Karim Bouzida

    Activité du 24 novembre
    Contexte
    • Timing : veille du scrutin législatif, fin de campagne électorale
    • Monde arabe : «acte II» de la révolution en Egypte, violences en Syrie / Yémen
    • Conjoncture mondiale : croissance internationale atone et crise de confiance sur les marchés (ex : notations souveraines)
    • Il y a un peu plus de six mois, l’attentat de Marrakech
    Portée médiatique
    • Un événement majeur par son envergure (montant de l’investissement) et le niveau de partenariat
    • Conventions créent de la confiance par leur contenu, le profil des signataires et un timing à signification éminemment politique
    • L’accord apporte notamment des réponses concrètes à deux problématiques nationales essentielles que sont :
    ✓ la création d’emplois
    ✓ la régionalisation
    Portée médiatique • Il convient de profiter de la présence au Maroc de nombreux journalistes étrangers pour susciter/conforter un effet « Maroc émergent / exception » (Reuters, Bloomberg, L’Usine Nouvelle, Les Echos, Le Figaro, Financial Times, Wall Street Journal-> John Fund, …)
    Messages / cibles
    • 3 cibles à traiter concomitamment :
    ✓ International : dans un contexte marqué par l’immobilisme et les soubresauts… le Maroc avance économiquement et politiquement
    ✓ Grand public : la dynamique portée par la continuité des actions royales majeures donnent espoir et assurance
    ✓ Elites nationales : le Maroc témoigne une nouvelle fois de son attractivitéMessages / territoires • • Participants : Qatar, Emirats Arabes Unis, Koweit
    ✓ Pays du Golfe : accompagnement spécifique de la presse de ces pays
    ✓ Risque à anticiper : sensibilités de gauche pourraient manifester leur mécontentement (par antiaméricanisme) suite à la visite de l’émir du Qatar (cf. Goud et Hibapress)
    Pays occidentaux : le Maroc à l’avant-garde démocratique et économique de la région offre des perspectives fortes et pérennes
    Message clef
    • Qui : des chefs d’Etats aux avant-postes de la modernisation du monde arabe (Qatar, EAU, Maroc)
    • Quoi : un projet financier au service d’une ambition industrielle de bon sens (fonds souverain)
    • Où : le Maroc pays arabe ayant le mieux résisté à la crise mondiale (dont secteur touristique) et soubresauts régionaux (chiffres à l’appui : résilience)
  • Maroc : L’impact médiatique des personnes mesuré par Karim Bouzida

    Bilan médiatique (provisoire)
    Période étudiée : du 12 au 20 novembre (16h00), retombées internationales
    34 leaders d’opinion ont été identifiés dont 20 portent un discours négatif (Harrif x4 occurences).
    Classement des sources par nationalité: Europe x20, MENA x13 (dont 3 algériennes), Espagne x9, Afrique x9, US x7, Iran x5, Asie x3, UK x2.
    A noter une forte présence des leaders du PJD (Benkirane 3x, Daoudi x3, Boulif x1, Qastani x1). Les sept autres formations totalisent un impact chacun (USFP, PAM, MP, MDS, PSU). On relève particulièrement l’intervention de Qastani à Al Alam (Iran) : « l’opposition politique subit actuellement des pressions »
    Eléments du discours antagoniste :
    • Relais des appels au boycott
    • Répression des formations appelant au boycott
    • Taux d’abstention attendu haut
    • Vote des MRE (nbre d’impacts : 4)
    • Remise en cause des acquis de la constitution
  • Algérie : Abdelaziz Djerad veut regagner la confiance du peuple

    Le nouveau Premier ministre Abdelaziz Djerad aura certainement la lourde tâche de rétablir la confiance qui se trouve en rupture entre le peuple et son gouvernement depuis plusieurs années.

    D’ailleurs, en tant que politologue, Abdelaziz Djerad a eu déjà s’exprimer sur la crise que traverse le pays, en estimant nécessaire «la levée des verrous constitutionnels qui empêchent la satisfaction des revendications du Hirak» et «la mise en place de mécanismes permettant l’organisation d’une élection ouverte». Il était également contre le maintien du gouvernement Bedoui.

    Aussitôt après sa nomination, le nouveau Premier ministre affirme vouloir regagner la «confiance» du peuple algérien. Dans sa première déclaration, il a insisté sur la nécessité de «travailler ensemble pour relever les défis socioéconomiques auxquels se heurte le pays». «J’ai été reçu par le président de la République qui m’a chargé de former le gouvernement et je le remercie infiniment pour la confiance qu’il a placée en ma personne», a-t-il déclaré. Et d’ajouter : «Nous sommes aujourd’hui devant un défi majeur qui consiste en le recouvrement de la confiance en notre société».

    Abdelaziz Djerad émet le souhait de travailler avec l’ensemble des compétences nationales, des cadres du pays et des citoyens et citoyennes en vue de «relever les défis socioéconomiques et sortir de cette période délicate que traverse notre pays.» «La situation que traverse le pays nous interpelle, plus que jamais, à parfaire notre gouvernance pour corriger les points faibles de notre pays, réunir les conditions nécessaires à la relance de la croissance économique, au développement de notre pays et à la consolidation de sa place dans le concert des Nations»

    Selon de nombreux observateurs, l’Algérie, à travers ses différentes composantes sociales, ne sera plus jamais comme avant malgré quelques turbulences. Djerad a plaidé, à ce propos, pour un climat apaisé, du fait des importants défis économiques, sociales et géostratégiques qui attendent l’Algérie, saluant au passage la grande maturité de l’ANP et des forces de sécurité pour la protection des biens et personnes sans compter la défense des frontières. Dans ce sens, Tebboune s’était engagé à ouvrir de nombreux chantiers impératifs à l’édification d’une Algérie nouvelle et à la satisfaction des profondes aspirations du peuple.

    A travers son programme, Tebboune prône une nouvelle politique de développement hors hydrocarbures, la substitution des produits importés par d’autres locaux en vue de préserver les réserves de change, la promotion des start-up et le renforcement du rôle économique des collectivités locales dans le développement et la diversification de l’économie nationale. Une amélioration du climat des affaires, l’encouragement de l’investissement, notamment extérieur direct sont aussi prévus dans ce programme.

    Le chef de l’Etat avait, d’autre part, relevé que l’Algérie avait besoin en cette période délicate de classer ses priorités pour éviter des lendemains incertains, assurant que l’Etat «sera à l’écoute des aspirations profondes et légitimes de notre peuple au changement radical du mode de gouvernance et à l’avènement d’une nouvelle ère, fondée sur le respect des principes de la démocratie, de l’Etat de droit, de la justice sociale et Droits de l’Homme».

    Il avait également souligné que la situation que traverse le pays «nous interpelle, plus que jamais, à parfaire notre gouvernance pour corriger les points faibles de notre pays, réunir les conditions nécessaires à la relance de la croissance économique, au développement de notre pays et à la consolidation de sa place dans le concert des Nations». Le président de la République a mis l’accent sur un amendement de la Constitution dont les principaux contours porteront sur la limitation du renouvellement du mandat présidentiel à une seule fois, la réduction des prérogatives du Président pour prévenir les dérives autocratiques, la séparation et l’équilibre des pouvoirs et la consécration de la protection des Droits de l’Homme, des libertés individuels, collectives, de la presse et de manifestation

    Dans l’objectif de lever ces défis, «nous devons dépasser, le plus vite possible, la situation politique actuelle pour entamer l’examen des questions essentielles pour le pays, à travers l’adoption d’une stratégie globale fondée sur une vision politique claire à même de rétablir la confiance du peuple en son Etat et assurer sa mobilisation (peuple) afin de garantir sa stabilité et son avenir», a-t-il estimé, soulignant que cette stratégie vise à «restaurer l’autorité de l’Etat, à travers la poursuite de la lutte contre la corruption, la politique d’impunité et les pratiques relatives à la distribution anarchique des recettes pétrolières». Il avait, en outre, mis l’accent sur l’impérative relance du développement économique à travers de grands projets et infrastructures de base, en sus de l’encouragement de l’investissement productif, la diversification du tissu industriel à travers la promotion des petites et moyennes entreprises (PME) et de l’activité économique créatrice de postes d’emploi.

    Dans cette perspective, Tebboune a souligné que l’Algérie avait besoin d’établir des priorités. Parmi les points figurant sur sa feuille de route, le président de la République a cité la lutte contre la corruption et l’esprit de distribution anarchique de la rente. Rappelant ses engagements contractés durant la campagne électorale, le président de la République a mis l’accent sur un amendement de la Constitution dont les principaux contours porteront sur la limitation du renouvellement du mandat présidentiel à une seule fois, la réduction des prérogatives du Président pour prévenir les dérives autocratiques, la séparation et l’équilibre des pouvoirs et la consécration de la protection des Droits de l’Homme, des libertés individuels, collectives, de la presse et de manifestation.

    Le chef de l’Etat se fixe également pour priorité de moraliser la vie politique et de restituer la crédibilité aux institutions élues à travers la révision de la loi électorale, notamment les conditions relatives à l’éligibilité. Sur un autre chapitre, Tebboune devrait prendre des mesures d’urgence pour sauver les entreprises algériennes en difficulté et, dans cette optique plus précisément, il a été interpellé récemment par le Forum des chefs d’entreprises (FCE) qui a mis l’accent sur la gravité de la crise économique qui s’est installée dans la plupart des filières en Algérie, notamment le BTPH, l’industrie pharmaceutique, les services, les TPE/PME. Selon lui, 60% du tissu économique algérien est sinistré avec plus de 650 000 emplois perdus dans les différents secteurs d’activités.

    Cette situation exige «un engagement de très haut niveau, rompre avec les pratiques du passé et écouter ce que la communauté d’affaires réclame», selon le FCE qui a invité le nouveau président à «porter un message d’espoir aux entreprises pour la préservation des postes d’emploi et le maintien du processus de création de richesse». Dans ce sens, il a plaidé pour des «actions courageuses destinées à réformer profondément l’ensemble de l’encadrement juridique de l’économie et à faciliter davantage l’acte d’investir, tout en associant les acteurs économiques dans la prise de décisions ».

    L’Echo d’Algérie, 1 jan 2020

    Tags : Algérie, Abdelmajid Tebboune, gouvernement, Abdelaziz Djerad,