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  • Algérie-UE: La zone de libre-échange attendra

    par M. Aziza

      L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) à Alger, John O’Rourke, a laissé entendre que la création de la zone de libre-échange entre l’UE et l’Algérie à travers un démantèlement total des tarifs douaniers, qui devait initialement avoir lieu à l’horizon 2017 et qui a été repoussée jusqu’à septembre 2020, risque d’être reportée encore fois.

    En réponse aux questions des journalistes, en marge d’une rencontre avec la presse algérienne, organisée par la Délégation de l’Union européenne en Algérie, l’ambassadeur M. John O’Rourke, a affirmé que «sauf dans le cas où une décision serait prise, je crois que la zone de libre-échange telle que prévue, ne sera pas mise en place pour ce mois de septembre». Et de préciser qu’«en ce moment, il n’y aucun plan pour la mettre en œuvre, elle ne sera pas en place d’ailleurs en septembre, puisque en ce moment, l’Algérie applique des droits de douanes qui sont toujours en vigueur, il n’y a, à ma connaissance, aucune nouveauté dans ce sens dans la Loi finances 2020, vis-à-vis de ce dossier».

    Mais, dit-il, «nous sommes toujours demandeurs de consultations dans ce sens avec les autorités algériennes». «L’UE est très attentive à ce que décidera le gouvernement algérien quant à l’application effective de l’Accord d’association avec l’Union européenne à l’échéance 2020».

    Interrogé, encore une fois, sur le déséquilibre des échanges commerciaux entre l’Algérie et l’UE, l’ambassadeur de l’UE a reconnu qu’effectivement l’Accord d’association a prévu des échanges commerciaux qui devaient être accompagnés par des investissements étrangers, ce qui n’était pas le cas. Et de souligner : «il est vrai que les investissements n’étaient pas à la hauteur des attentes de l’Accord d’association». Mais, dit-il, il y a aussi le problème du climat des affaires qui est non seulement posé par les entreprises étrangères mais aussi par les entreprises nationales. «Nous sommes toujours prêts à discuter, ceci dit, l’essentiel relève de la législation et la réglementation algérienne». L’ambassadeur ferme la parenthèse en affirmant que «pour le moment ni l’UE, ni la partie algérienne n’ont demandé à modifier l’Accord d’association puisque cet accord a déjà offert beaucoup de possibilités». Il suffit, estime-t-il, de tirer profit dudit accord. Il a précisé que l’UE en Algérie, compte des centaines d’exemples d’échanges, de partages de savoir et de valeurs entres hommes et femmes, des deux rives de la Méditerranée. Entre associations, institutions, acteurs de la société civile, artistes, artisans et étudiants. Sur la question de la possibilité de récupérer des fonds d’argent transférés illicitement à l’étranger, notamment dans des pays européens, l’ambassadeur de l’UE en Algérie a affirmé que le processus de restitution de ces fonds mal acquis «est très complexe» en citant le cas de la Tunisie après 2011.

    Le ministre-conseiller, chef de la section politique, information et presse à la Délégation de l’Union européenne en Algérie, Stéphane Mechati a affirmé que dans le domaine de la délinquance financière, le crime de blanchiment, financement du terrorisme, fraude fiscale, il y a un sous-comité à l’Union européenne qui s’occupe de cette tâche, dans le cadre la coopération judiciaire. Cette coopération précise-t-il est «basée sur l’assistance technique que nous sommes disposés à transmettre à travers des programmes aux autorités judiciaires de ce pays et d’autres».

    Il explique que dans le domaine de rapatriement des fonds transférés illicitement, il faut un haut degré d’expertise et de formation, c’est pourquoi l’Union Européenne propose des formations à travers ses programmes régionaux pour que le système d’investigation policière et du système judiciaire soient performants. M. Mechati a affirmé, par ailleurs, que l’UE a délivré 384.000 visas aux Algériens. Il s’est dit optimiste pour le renforcement de la coopération entre les deux pays, pour le l’année 2020, en précisant que «nous sommes très attentifs à écouter ce que souhaite l’Algérie pour booster le niveau de partenariat entre l’UE et l’Algérie».

    Par ailleurs, John O’Rourke a mis en exergue le rôle de l’Algérie dans le règlement de la situation en Libye, soulignant notamment «l’habilité et la détermination avec laquelle agit Alger diplomatiquement, en vue de trouver une issue à la crise» dans ce pays. «Nous voyons l’habilité et la détermination avec laquelle agit l’Algérie, diplomatiquement, pour trouver une issue à la crise en Libye et éviter une escalade», a déclaré M. O’Rouke. Abordant, à la même occasion, la position de l’UE par rapport à la situation en Libye, M. O’Rourke a indiqué que «l’UE se rallie derrière la position des Nations-Unies», qui œuvrent pour une solution pacifique et diplomatique. Interrogé, par ailleurs, sur la position de l’UE en ce qui concerne le conflit au Sahara Occidental, l’ambassadeur O’Rourke a souligné que l’UE soutient le processus onusien et les résolutions des Nations unies. «La position de l’Union européenne est tout à fait claire à ce sujet», a-t-il ajouté dans le même contexte.

    Le Quotidien d’Oran, 14 fév 2020

    Tags : Algérie, Union Européenne, UE, libre échange, zone de libre échange, commerce,

  • Maroc : Un gourou qui peut “blinder une vierge”

    Il affiche avec fierté sa plaque sur le mur de la porte de son appartement. Après avoir indiqué son nom, il affirme qu’avec le Coran il soigne toute sorte de :

    – sorcellerie. Au Maroc, la sorcellerie peut être pratiquée de plusieurs façons dont les principales sont le sol et le feu. Au sol, lorsqu’on vous fait marcher sur des cendres éparpillées sur le sol. Au feu, lorsqu’on vous invite et on vous fait inhaler de l’encens « travaillé » (makhdoum).

    – La nourriture : On vous fait manger des poils mélangés à des saletés ou bien un pain qui a été amassé par une femmes avec ses fesses au lieu de ses poignes.

    – Le blindage des vierges (tetqaf) : Certaines mères font recours à des méthodes qui empêchent les hommes de dépuceler leurs filles.

    – La stérilité

    – Les problèmes conjugaux

    – Les problèmes d’achat et de vente

    – La lutte contre le mauvais œil.

    – La lutte contre les envieux. On dit que le regard d’un envieux peut avoir des mauvaises conséquences sur la personne enviée.

    – Et d’autres maladies avec l’aide de Dieu et je peux vous faire un diagnostique par téléphone.

    Un dicton dit : «Filmaghrib la tastaghrib ». Traduire littéralement : « au Maroc, rien n’étonne ». En raison de l’analphabétisme, les superstitions et les discours religieux qui empoisonnent la vie quotidienne, les charlatans trouvent le terrain pour faire des belles affaires. Il suffit d’un peu de savoir-faire.

    Tags : Maroc, gourou, sorcellerie, superstitions, charlatans, religion, Islam,

  • Maternal deaths declining in Morocco thanks to midwives, but more support needed

    RABAT, Morocco – Madame Najat Baloui, a midwife in Casablanca, vividly remembers a childbirth that went horribly wrong. “A woman was delivering vaginally,” Ms. Baloui recalled. “After several hours, the labour stopped suddenly.” Realizing the woman was…

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    Tags : Morocco, Maternal deaths, health,

  • L’ASDHOM, selon l’ambassade du Maroc à Paris (document confidentiel)

    Ambassade du Royaume du Maroc 
                   en France

    CONFIDENTIEL                                                                Paris, le 13 août 2014

    Objet : Campagne de solidarité avec les prisonniers d’opinion au Maroc menées par l’ASDHOM

    En réponse à votre envoie sus mentionné, j’ai l’honneur de vous faire part, ci-après, des éléments d’appréciation en prévision d’un dialogue interactif avec les mécanismes onusiens dans le cadre de l’examen de la campagne de propagande, menée par l’ASDHOM autour de la l’opération de parrainage des prisonniers d’opinion au Maroc :

    L’ASDHOM a été créée en 1984, à l’initiative de ressortissants marocains ayant opté pour leur expatriation suite à des avis de recherches, lancés par le pouvoir judiciaire en raison de leur implication dans des actions ayant porté atteinte à la sûreté de l’État.

    L’idéologie communiste demeure le socle de la doctrine de cette ONG, ce qui explique les liens étroits entretenus jusqu’à présent avec les tendances politiques d’extrême gauche, les acteurs symboles et certaines organisations opérant dans les domaines humanitaire et des droits de l’homme.

    Traditionnellement hostile à l’institution monarchique, cette ONG a pour vocation, selon les status, « d’informer l’opinion publique sur toutes les violations des droits et de la dignité des droits de l’homme au Maroc », «  la défense des victimes de l’arbitraire et de la répression », « la lutte pour l’abrogation des textes considérés comme étant répressifs », et d’œuvrer pour « l’effectivité des textes garantissant les libertés ».

    Dans la liste des objectifs figurent également « la lutte contre toutes les formes de discrimination et de xénophobie vis-à-vis de la population immigrée en France » et la sensibilisation et la formation des membres de l’association à la problématique des droits de l’homme » par le biais de campagnes de propagande et essentiellement de parrainage qui sont devenus l’instrument primordial d’action de cette ONG.

    Cette ONG, dont les membres prétendent être « des démocrates et des défenseurs des principes des droits de l’homme au Maroc », est demeurée campée sur les positions traditionnelles de l’extrême gauche communiste qui prônent d’emblée une hostilité farouche à l’égard de l’institution monarchique.

    Au terme de son évolution actuelle, l’ASDHOM a observé une constance dans ses prises de position, nourrie par une attitude de dénigrement à l’égard des développements institutionnels et des processus démocratiques au Maroc. Ce qui explique son utilisation du mouvement du 20 février pour consolider le socle de sa stratégie et son ambition de crédibiliser son action vis-à-vis de l’opinion publique.

    Dans le cadre de sa ligne de conduite, cette ONG ne manque aucune occasion pour afficher son hostilité et porter atteinte à l’image du Maroc et ses réalisations.

    A la lumière des différentes campagnes entreprises et des différents acteurs politiques français et de parrainage des soit disant « violations des droits de l’homme au Maroc, détentions arbitraires, etc. », cette ONG a inscrit sa stratégie dans une démarche délibérée de dénigrement à l’égard de l’évolution des droits de l’homme au Maroc.

    Concernant le programme d’action de cette ONG, il est basé sur des campagnes de propagande, et essentiellement de campagnes de parrainage qui sont devenues l’instrument primordial de ses activités.

    En outre, cette ONG dispose d’un réseau qui lui permet d’obtenir régulièrement et de façon précise des statistiques, des information sur les différents détenus, voire même des précis sur le déroulement des procès des cas dont elle assure la prise en charge dans le cadre de son action de parrainage.

    Très active notamment en Ile-de-France, l’ASDHOM mène, depuis novembre 2012, une campagne de parrainage des détenus politiques et syndicaux au Maroc, chapeautée par le journaliste—écrivain Gilles Perrault. Au mois de novembre de chaque année, elle procède à une mise au point sur le campagne de parrainage qui se fait dans le cadre de la campagne de solidarité avec les différents groupes visés au Maroc.

    L’ASDHOM cherche à améliorer sa campagne de parrainage des « prisonniers politiques au Maroc et délits d’opinion » en insistant sur le développement de son espace de solidarité auprés d’acteurs ayant une notoriété à caractère international.

    Pour atteindre cet objectif, l’ASDHOM prône de développer des partenariats avec les organisations alliées sur le plan régional et national notamment l’Association des Marocains en France, l’Association des Travailleurs Maghrébins en France, l’Association pour la taxation des transactions financières et l’aide aux citoyens, l’ACAT, la Ligue des droits de l’homme.

    Dans le même cadre, l’ASDHOM envisage de renforcer sa présence au sein des différents collectifs et réseaux de solidarité pour chercher à renforcer sa crédibilité auprès de l’opinion publique et des différents acteurs politiques français et internationaux.

    Parmi les animateurs de cette organisation, il convient de citer AYAD AHRAM, qui est devenu la tête pensante de l’Organisation et qui, en vertu des status, ne peut prétendre à briguer un mandat de secrétaire général, AMINA Lagnaoui, Essalka Abidar, Fatima Har, Safae Faraji, Abdeghani Moussali, Omar Benalyat, Said Laayari, Karim Massaoudi, Bouchaib Senhaji et Abid El Khattabi.

    Dans l’inventaire de ses parrains de marque, figure l’écrivain Gilles Perrault qui soutient ce projet dans sa globalité et avec lequel elle compte organiser une grande rencontre pour faire le point sur l’initiative de parrainage, Claude Mangin, vice-présidente du CODESA et épouse d’Ennaâma Asfari, Annie Delay d’Amnesty International apporte également un grand soutien à ladite ONG.

    Quant à ses relations avec l’AMDH sur ses domaines d’action. Ce qui justifie davantage les motivations profondes présidant à l’action de l’ASDHOM et les limites de son habillage humanitaire.

    Depuis 2012, la campagne de parrainage s’est basée sur un recensement par groupe et par catégorie de cas dont notamment : sahraouis, journalistes, anciens partisans de l’UNEM ; islamistes, collectif Al-Haqiqa Groupe UNEM-Fès, Groupe UNEM-Taza, Groupe 20-Février Casablanca, Groupe Sahraouis-Ait Melloul, Groupe Ouarzazate-Microcrédit.

    A l’égard des sahraouis dans les camps de Tindouf, l’ASDHOM mène une approche qui s’intéresse au traitement des cas des parents des sahraouis se trouvant au Maroc sans se soucier des cas des camps de Tindouf.

    Il ressort d’une analyse globale de l’action de l’ASDHOM, son réseau et sa stratégie d’action, un habillage humanitaire qui fait ressortir les éléments suivants :

    l’ASDHOM accorde un intérêt particulier, au suivi des différents cas de « prisonniers d’opinion au Maroc » et les détenus appartenant à toutes les catégories citées dans ce rapport. Son mutisme à l’egard des séquestrés de Tindouf laisse supposer une orientation tacite et délibérée qui s’explique par le souci de préserver sa crédibilité relative vis-à-vis d’une bonne partie de la communauté marocaine en France.

    Faire du rapport de Ban Kimoon sur le « Sahara Occidental », présenté au Conseil de Sécurité, le 22 avril 2013, un document de référence de l’action de l’ASDHOM laisse entendre, en plus des orientations déjà mentionnées, une nouvelle ligne de conduite de la doctrine de cette ONG et fait ressortir, de manière tacite, les prémices d’une nouvelle prise de position à l’égard de la question des droits de l’homme dans les Provinces du Sud.

    -Les conclusions du Rapport de Juan Mendez, Rapporteur spécial, à l’issu de la mission au Maroc, sont considérées comme une référence de base de ladite organisation.

    -En dehors des éléments constitutifs de la doctrine de cette ONG, le cadre juridique et institutionnel marocain des droits de l’homme et son positionnement à l’échelle internationale demeure un dispositif ignoré en dépit d’une allusion timide à la ratification de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparition forcées.

    Il y a lieu de relever une prédisposition de cette ONG à soutenir les initiatives qui visent à nuire au contexte des relations maroco-françaises, en se servait de la question des droits de l’homme. Le cas de la campagne menée dernièrement autour du cas de Michelle Decaster, secrétaire général de l’Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique (Tanger le 11 août 2014), constitue la meilleure illustration.

    En outre, d’autres alliances de l’ADHOM vont en direction des mêmes objectifs. Il en est du colloque, organisé le 9 avril 2014, par Abderrahman Cherradi et Ayad Ahram en collaboration avec la députée européenne MarieChristine Vergiat, du groupe GUE et le collectif Al-Haqiqa.

    -L’ASDHOM se sert également du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH) qui avait souligné, dans un rapport rendu public, « le recours systématique aux détentions arbitraires » au Maroc et les « violations des droits des détenus qui en découlent ».

    -A l’égard de la ratification par le Maroc des deux protocoles facultatifs concernant la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme et celui relatif au Pacte international sur les droits politiques et civils, l’ASDHOM considère que cette adoption est « destinée uniquement à la consommation et à tromper l’opinion internationale » et « devrait être suivie d’une réelle application ».

    L’ASDHOM, en liaison avec le réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme, a exhorté, en décembre 2013, une mission onusienne séjournant dans le royaume à aller rencontrer les victimes de la « détention arbitraire » ou de leurs familles, et à s’enquérir des conditions carcérales dans le pays, rappelant que le Maroc a adopté, ces dernières années, une loi sur la lutte contre le terrorisme, considérée comme étant très large dans sa définition et permettant de « procéder à des arrestations aveugles à grande échelle ».

    -En avril 2014, l’ASDHOM s’aligne dans ses critiques en avril 2014 à l’Association des Amis de la « Rasd » qui avait estimé que le projet de réforme du Royaume relatif à la séparation des tribunaux civils et militaires « s’apparente plus à une nouvelle opération de communication » à la veille de l’adoption de la résolution onusienne sur le mandat de la MINURSO.

    Haute considération

    Le Chargé d’Affaires a.i.

    Fakhr Eddine ES-SAAIDI

    Tags : Maroc, ASDHOM, droits de l’homme, ONG, extrême gauche marocaine, communistes marocains,

  • Cannabis : Le Maroc craint l’adhésion de l’Algérie à l’OICS

    Décidément, les responsables sont rangés par le sentiment de culpabilité originé par la production de cannabis dont le Maroc est le premier exportateur mondial. Un secret de polichinelle dont les ficelles sont tirées par le palais royal, selon des révélations faites par Wikileaks et dont les revenus équivalent, selon le Département d’État américain, au 23 % du PIB.

    L’Algérie, reconnue première puissance régionale, lutte inlassablement contre ce fléau marocain qui contribue largement au financement du terrorisme au Sahel et en Afrique du Nord. Une réalité constamment dénoncée par les autorités algériennes. La possibilité que le voisin de l’Est devienne membre de l’Organisation International du Contrôle des Stupéfiants (OICS) empêche les responsables marocains de dormir.

    Dans une lettre confidentielle, le Service des Candidatures et des Contributions fait part de cette possibilité au ministre marocain des affaires étrangères et ses craintes à ce sujet. Voici son contenu :

    A Monsieur e Ministre

    Objet : Maroc-Algérie/Union Africaine : Lecture dans la décision du dernier Sommet de l’Union Africaine relative à l’endossement des candidatures africaine aux organes des Nations Unies.

    J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que la 25ème Session du Conseil Exécutif de l’Union Africaine (UA) a adopté une décision sous la côte Ex.CL/Dec.848(XXV)

    Cette décision appelle, de la part de cette Direction, les commentaires et observations ci-après :

    1. Le paragraphe 7 de cette décision « lance un appel pressant » aux Etats membres de l’UA « d’observer les engagements pris », notamment « la situation vécue dans le cas de l’élection des membres au sein de l’Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS) où l’Afrique a perdu des postes » ;

    2. Le langage de ce paragraphe fait référence, implicitement, à l’élection du Maroc, en la personne du Professeur Jallal TOUFIQ à l’OICS, où 6 pays africains membres de l’UA ont été éliminés (l’Afrique du Sud, le Ghana, le Nigeria, le Burundi, le Togo et le Cameroun. Seul le Maroc, représentant l’Afrique, a été élu, par l’ECOSOS à New York, au 1er tour par 37 voix en tête de liste ;

    ·3. L’inclusion de ce paragraphe, certainement par l’Algérie, reflète son désarroi suite à la seule élection du Maroc à cet Organe et l’élimination des autres candidats africains, alors qu’elle ne cesse de dénigrer le Maroc, notamment à Vienne et à Bruxelles, comme étant « le premier producteur de Cannabis qui inonde ses frontières de stupéfiants » ;

    4. L’adjonction de ce paragraphe dans la décision du Sommet serait, probablement, un prélude dans la stratégie algérienne visant à exclure le Maroc des candidatures africaines et entériner une décision invitant les Etats africains, membres de l’UA, à sursoir de voter en faveur des candidatures marocaines, en faisant prévaloir la vive réaction du Maroc à l’égard de la maison commune africaine « UA », suite à la nomination de l’envoyé spécial de l’UA pour le Sahara ;

    5. L’Algérie ne manquerait pas de mobiliser son appareil diplomatique, l’année prochaine, pour promouvoir une candidature à l’OICS, lui permettant de siéger au sein de cet Organe, dont le mandat est l’élaboration du rapport annuel sur « la situation des drogues dans le monde ».

    Tags : Maroc, Algérie, Organisation International du Contrôle des Stupéfiants, OICS, drogue, stupéfiants, cannabis, haschich, trafic,

  • Espagne : conflit entre le Maroc et Carrefour

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    Juillet 2014. Le supermarché Carrefour à Majorque expose des produits marocains sous étiquette de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD). L’ambassadeur marocain s’insurge et sollicite rencontrer le Directeur du centre commercial. Les détails de la rencontre sont exposés dans une lettre envoyé au ministère marocain des affaires étrangères. Voici son contenu :

    Consulado General de Marruecos
    Palma de Mayorca
    Nº555/2014
    Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération
    Objet : Produits marocains exposés sous drapeau du « Polisario » / Démarche aurpès du Directeur du Centre commercial à Majorque
    J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que j’ai entrepris, aujourd’hui, une démarche auprès du Directeur du Centre Commercial « Carrefour » à Majorque, M. José García Minguz, au sujet de l’exposition de produits marocains, sous le dessin du drapeau de la prétendue « rasd ».
  • Palestine : Le deal de toutes les prédations

    Trois grands conflits en Afrique et au Moyen Orient ont jeté un voile sur un vieux problème que l’humanité traîne depuis plus de 70 ans. En effet, le Mali, la Libye et la Syrie vers où convergent les inquiétudes des Occidentaux, des Africains et des Arabes, ont relégué au second plan la question de décolonisation en Palestine. La récente sortie de Trump avec son «deal du siècle» renseigne, si besoin, des conséquences de l’absence de vigilance sur le dossier palestinien.

    Certes, les deux époques sont différentes, l’origine des conflits également, mais l’on constate dans les deux cas une volonté occidentale de maintenir la plaie ouverte. Les Britanniques, les Français et les Américains, le trio de pays qui n’ont pas hésité à attaquer l’Egypte de Nasser en 1956, pour sauver Israël, pousser ces dernières années les pays du monde à entrer dans un conflit international et ouvert contre la Syrie. Un seul objectif sous-tend cette attitude guerrière: fragiliser au maximum le pays-cible pour le rendre dépendant de leur volonté et l’offrir à Israël, dont le rêve de contrôler le monde arabe, n’a jamais été aussi près d’être réalisé.

    Dans ce monde arabe, il y a également l’Algérie. Après l’échec de l’anéantissement de cette grande Nation, le même trio milite «secrètement» pour allumer la mèche d’un autre conflit aux conséquences insoupçonnables aux frontières sud et est du pays. Pareille perspective n’anéantira certainement pas l’Algérie, mais risque de l’affaiblir au sens où elle aura, en tant que puissance régionale, à gérer une situation inextricable où des dizaines de pays impliqués dans la guerre, voudraient tirer profit de la situation.

    Le but des Occidentaux à travers l’internationalisation des conflits libyen, syrien et malien, est sans doute de créer des foyers de tension permanents qui viendraient s’ajouter à la question palestinienne. Cela reléguera aux calendes grecques le règlement d’une des plus importantes et légitimes revendications de l’humanité depuis l’imposition par les pays du tiers-monde du principe de l’autodétermination.

    Il est vrai que ces conflits arrangent deux alliés objectifs de l’Occident: Israël. Le printemps arabe et Daech ont complètement occulté les souffrances du peuple palestinien encore sous le joug de l’occupation. Comme quoi les «Révolutions» et le terrorisme servent les pouvoirs les plus injustes de la planète.

    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 12 fév 2020

    Tags : Palestine, Etats-Unis, Israël, deal du siècle, autodétermination, Proche Orient, monde arabe, terrorisme, Daech, printemps arabe,

  • Algérie – Essais nucléaires français au Sahara : Le visage de la barbarie coloniale

    En 1960, l’Algérie, malgré les épreuves, n’était pas loin de l’indépendance dont les lueurs clignotaient dans un tunnel dont on entrevoyait le bout.

    Après les manifestations du 11 décembre, peu en doutaient, sinon ceux qui allaient, pour reprendre la bonne formule d’Yves Courrière, allumer «les feux du désespoir». Le général de Gaulle, revenu aux affaires deux années auparavant, cherchait à sortir du bourbier algérien. Il organise en janvier 1961 un référendum sur l’autodétermination pour recueillir l’assentiment du peuple pour sa politique.

    Les résultats confortèrent sa démarche sans se résigner encore à prononcer le mot indépendance. Mais des négociations vont bientôt s’amorcer, d’abord à Melun puis à Evian 1 où la question du Sahara se révélera vite un point d’achoppement entre les délégations du gouvernement français et du FLN.

    L’enjeu était double. Il s’agissait d’abord d’exploitation du pétrole découvert en 1956 et qui assurait déjà 40% des besoins de l’économie française. Pouvoir poursuivre les essais nucléaires était l’autre souci des Français. Sans la possession de l’arme nucléaire alors détenue par trois pays (USA, Urss et Grande-Bretagne), la France ne pouvait prétendre au rôle de puissance que lui assignait son «chef» si attaché à la souveraineté au point de répudier, un peu plus tard, l’Otan.

    C’est le 13 février 1960, à 7h04, qu’explose Gerboise bleue au sud de Reggane. C’est sur le même site d’expérimentation que se produiront trois autres essais en surface. Gerboise sera successivement, bleue blanche, rouge puis verte le 27 décembre 1960. Le choix des couleurs n’était pas fortuit mais renvoie à celles du drapeau tricolore. Jusqu’à 1966, l’armée française va changer de site. Treize autres bombes vont exploser à In Ekker, au nord de Tamanrasset.

    En vertu des accords d’Evian signés le 18 mars 1962, l’article 5 de la déclaration de principe relative aux questions militaires stipule que la France utilisera pour une durée de cinq ans les sites comprenant les installations d’In Ekker, de Reggane et de l’ensemble de Colomb-Béchar Hamma Guir. Longtemps, les officiels et les médias évitaient soigneusement le sujet qui, comme toutes les questions militaires, relevait quelque peu du tabou. La première fissure se produit en 1985 avec le très beau documentaire d’Azzedine Meddour.

    A partir d’un montage ingénieux d’archives, «Combien je vous aime» évoque cet épisode de la barbarie coloniale. Tout au long des années 1990 du siècle dernier et 2000, les langues vont se délier, tant en France qu’en Algérie, pour relater les effets de ces essais.

    Les circonstances du déroulement des effets et les accidents longtemps occultés sont mieux connus. Des associations, les médias ne cesseront pas de mettre en valeur cet épisode.

    A une demande de repentance est associée une exigence de réparation et d’indemnisation des victimes. Mais le dossier paraît conditionné par l’issue du traitement du contentieux de la mémoire qui relève des relations entre les Etats.

    R. Hammoudi

    Sud Horizons, 12 fév 2020

    Tags : Algérie, France, bombe atomique, essais nucléaires, repentance,

  • Libya: Banned cluster munitions used in Tripoli

    Forces affiliated with the Libyan National Army (LNA) used cluster munitions in a residential area in Tripoli on December 2, 2019, Human Rights Watch said today. The forces, under the command of Khalifa Hiftar, have been battling forces loyal to the United Nations-recognized Government…

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    Tags : Libya, cluster munitions,

  • Le Maroc signale un cas de peste de petits ruminants dans la région de Tanger

    Un foyer de peste de petits ruminants à quelques kilomètres de l’Espagne.

    L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a signalé un cas de peste de petits ruminants dans la ville de Daidat, dans la préfecture de Tanger, au nord du pays. Cette maladie, qui n’a jamais été localisée en Espagne, a touché un troupeau de chèvres de 140 spécimens, dont 92 souffraient de la maladie et 68 sont morts du virus. Le diagnostic clinique de la présence de la pathologie a été confirmé par des tests diagnostiques de laboratoire avancés (virologie, microscopie électronique, biologie moléculaire et immunologie), en plus de l’autopsie des animaux.

    À cet égard, les autorités vétérinaires marocaines signalent que le 17 janvier 2020 une campagne nationale de vaccination contre les petits ruminants nuisibles et la variole ovine et caprine a commencé. Au 7 février 2020, un total de 4,6 millions de moutons et de chèvres avaient été vaccinés contre la peste des petits ruminants. Cette campagne se poursuit à l’échelle nationale.

    En outre, dans le cas de cet objectif, une série de mesures ont été mises en œuvre: surveillance en dehors de la zone de confinement ou de protection; surveillance dans la zone de confinement ou la zone de protection; mise en quarantaine; élimination officielle des canaux, sous-produits et déchets d’origine animale; désinfection; vaccination autorisée (s’il existe un vaccin; aucun traitement des animaux affectés.

    Fuente : Cabra España, 11 fév 2020

    Tags : Maroc, animaux, virus, peste, infection, ruminants,