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Maroc – Israël : Trahison actée !
Le conseiller et gendre du président américain sortant Donald Trump, Jared Kushner, est arrivé, hier, au Maroc, en compagnie de hauts responsables américains, à l’exemple du conseiller à la sécurité nationale Robert-C. O’Brien.Mais aussi, et surtout, du chef de la sécurité nationale de l’entité sioniste, Meir Ben-Shabbat, à bord du premier vol directe entre Israël et le Maroc, annoncé officiellement après de nombreuses liaisons jusqu’alors tenues secrètes, des années durant, entre Tel-Aviv et Rabat.Les Marocains ont découvert, hier, que leurs appels à l’adresse de leur Roi Mohamed VI et gouvernement de Saâd Eddine El-Othmani pour annuler l’établissement des relations entre le Maroc et Israël ont, non seulement pas eu d’échos, ont mais été ignorés au regard du rythme accéléré adopté par le Palais royal et son gouvernement pour booster davantage les relations israélo-marocaines dans divers domaines. L’avion qui a été décoré d’une main de Fatma et des drapeaux israéliens, marocains et américains, et le tout est frappé du mot « Paix ». Un message qui résume des années de liens forts entre la monarchie marocaine, notamment, depuis le règne de Hassan II à son fils Mohamed VI, avec l’État sioniste.L’héritier du trône, Moulay Hassen, le fils aîné du roi marocain, vient de recevoir, au moment où les marocains subissent à plein fouet la pandémie du covid-19 et ses impacts gravissimes sur leur vie socio-professionnelle, un jet privé, du constructeur américain Gulfstream /G650, le plus performant des avions d’affaires actuels et le plus cher, estimé, à 67,4 millions de dollars (voir encadré).Si durant des décennies les relations entre l’entité sioniste et le Maroc étaient entretenues loin des projecteurs, derrière les murs du Palais royal et des rencontres secrètes à Tel-aviv, à l’origine d’une intense coopération, déjà existante, entre les deux parties, dans divers domaines, agriculture, échanges commerciaux, sécurité, renseignement, formation militaire et même tourisme, suscitant de vives oppositions de l’opinion marocaine, dès que l’information arrivait à sortir du contrôle du Makhzen, par l’annonce de l’officialisation des relations et l’arrivée, hier, d’une importante délégation de responsables israéliens, au Maroc, ces derniers lancent un défi au peuple marocain, dont la majorité est acquise à la cause palestinienne et hostile à l’occupation israélienne en Palestine. Et pour mieux éviter que cette visite ne soit la cible des critiques de l’opinion marocaine et des citoyens du Maroc, le premier ministre marocain, du parti islamiste PJD, Sâad Eddine El-Othmani, dans un entretien, non sans hasard, à une chaîne de TV, d’une autre monarchie arabe, le Qatar, en l’occurrence, a lancé que son pays allait « ouvrir le débat avec les autorités espagnols pour récupérer les villes de Ceuta et Melila ( des enclaves espagnoles : NDLR) » . Un message que lance le patron de l’exécutif marocain, non seulement à l’adresse de Madrid, mais aux marocains, pensant ainsi mettre, à l’arrière-plan, la visite de hauts responsables israëliens en miroitant l’ouverture du dialogue sur les deux enclaves espagnoles, Ceuta et Melila ».Réagissant aux propos de Saâd Edine el-Othmani, le ministère des Affaires étrangères espagnole a convoqué, hier, l’ambassadrice du Maroc, pour des explications, et les deux parties entame, pour la énième fois, cette polémique déclenchée, le jour J de la visite officielle, de responsables israéliens annoncée en grande pompe, par Rabat et Tel-Aviv. Ces derniers vont œuvrer à donner davantage un coup de starter aux dossiers, affaires, échanges et accords mis en route par une coopération tenue au secret et l’élargir à d’autres questions, après l’annonce de l’officialisation des relations entre Israël et la monarchie marocaine, avec la bénédiction américaine et le refus des citoyens marocains.Pour Israël, le Maroc est parmi les 4 premiers des 22 pays africains pour ses importations, et le 9e pour les exportations israéliennesEn mai 2018, lors d’une parade à l’occasion de l’anniversaire de l’académie royale de police de Kénitra, les forces de l’ordre ont exhibé des fusils d’assaut israéliens Tavor, une première dans un pays arabe, selon les spécialistes du secteur des armes. Coopération déjà mise en marche, des années auparavant, entre Tel-aviv et Rabat, affirmée, par le Bureau central des statistiques israélien indiquant que « sur les 22 partenaires commerciaux africains d’Israël, le Maroc figure parmi les quatre premiers pays en matière d’importations, et au neuvième rang des exportations ». Aussi, les experts israéliens eux-mêmes, et la presse de l’entité sioniste affirment que « le bureau du Mossad au Maroc n’a jamais fermé » et sera renforcé, à titre d’exemple, citent les mêmes sources, « par une station d’écoute », suite à l’officialisation des relations entre la monarchie marocaine et son Makhzen avec Israël. Notons que le responsable israélien en charge de la défense et des services de sécurité, figurant parmi les passagers de l’Avion de Jared Kushner, arrivé, hier, au Maroc, s’occupera avec son homologue marocain de booster et de consolider « les échanges en matière de renseignement » et de discussion en matière « d’industrie de défense ».Au moment où des Palestiniens, enfants, femmes, hommes, vieux ou jeunes, subissent les affres non seulement des services de sécurité, des militaires du système colonial sioniste mais aussi des colons israéliens, en Cisjordanie, Ghaza, , territoires palestiniens occupés ainsi qu’à El-Qods, que le chef du Comité d’El-Qods, le roi Mohamed VI, qui ne dit mot, il y a longtemps, occupé qu’il est à broder et améliorer le tissage des liens entre sa monarchie et l’entité sioniste. Autre aspect des relations entre Rabat et Tel-Aviv, avant l’annonce en grande pompe par les responsables marocains, à leur tête le roi Mohamed VI, de « la normalisation » des relations avec Israël, alors qu’il s’agit, de leur officialisation, après les avoir entretenus en secret, Le premier investissement étranger déclaré d’Israël dans le monde arabe, étant, est le géant israélien de la technologie agricole Netafim. Ce dernier a créé une filiale pour 2,9 millions de dollars au Maroc. C’est que, rapporte FDi Markets, un service de données du Financial Times qui suit les investissements de création transfrontaliers dans le monde entier depuis 2003. Notons que l’investissement de création désigne une entreprise établissant ses opérations dans un pays étranger à partir de zéro. L’emballement des responsables marocains est tel que, même de simples appels d’opérateurs israéliens figurent dans les propos et déclarations, non des hommes d’affaires marocains, mais des ministres de Saâd Eddine El-Othmani. À titre d’exemple, récemment, le ministre marocain du commerce et de l’industrie, Moulay Hafid Elalamy a été tout content d’annoncer avoir reçu « des appels des plus grands opérateurs israéliens de renom » et d’indiquer que le Maroc « a des axes économiques forts à développer avec Israël » et qu’une chambre de commerce Israël-Maroc serait bientôt mise sur pied, et qu’une réunion est prévue, vendredi prochain, sur cette question.Le premier vol officiel inauguré, hier, entre Tel-Aviv et la monarchie marocaine, l’espace aérien, terrestre et maritime marocain, reconnu par la communauté international va connaître une intense activité de survol des avions israéliens, avec notamment, selon le journal israélien Globes, la liaison aérienne quotidienne, qu’assurera la compagnie sioniste ElAl entre Tel-Aviv et Casablanca. Ce coup de starter dans le secteur aérien, entre Rabat et Tel-Aviv, est le fruit d’une coopération bien antérieur, à l’annonce de l’officialisation des relations entre ces deux parties. En 2019, le directeur général de la compagnie aérienne de l’entité sioniste, ElAl s’était rendu au Maroc et a rencontré, des responsables de la compagnie aérienne marocaine (RAM) pour mettre en place des vols directs, entre le royaume marocain et Israël. Une coopération dense, diverse et avancée entre le Maroc et l’entité sioniste dont l’opinion et les citoyens marocains viennent de découvrir ses racines et sa nature, établie et définie bien avant l’arrivée officielle, hier, des hauts responsables israéliens au Maroc.Karima BennourLe Courrier d’Algérie, 24 déc 2020#Maroc #Israël #Normalisation #Palestine -
Russia condemns US recognition of Morocco’s claim to Western Sahara
Russia on Friday condemned US President Donald Trump’s decision to recognize Morocco’s sovereignty over Western Sahara, saying it contravened international law. Deputy Foreign Minister Mikhail Bogdanov called the US decision “unilateral,” Russian news …
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Communiqué : Condamnation de la violation par le Maroc de l’accord du cessez- le- feu au Sahara Occidental
Le Maroc a violé le 13 novembre 2020, l’accord de cessez-le-feu conclu en 1991, en lançant une opération militaire contre des civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement contre l’ouverture d’une brèche illégale à El Guerguerat dans la zone-tampon.
L’armée sahraouie a riposté en légitime défense et le Front Polisario a déclaré l’état de guerre suite à cette agression.L’Association des Sahraouis de Toulouse, ainsi que celles solidaires avec le Peuple Sahraoui, se rassemblent le Samedi, 19 Décembre 2020, à Toulouse pour :Exprimer leur soutien au Peuple Sahraoui, suite à l’attaque menée par les soldats marocains contre les manifestants civils devant la brèche illégale d’Elguergarat et dénoncer l’irresponsabilité du Royaume du Maroc dans sa violation du cessez-le-feu, au su et au vu de la mission des Nations Unies « MINURSO » en place.Exiger une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU, afin de contraindre le Maroc de respecter : le droit du peuple sahraoui à d’Autodétermination et à l’indépendance, à travers le referendum promis aux sahraouis depuis 1991.Exiger de la Commission Internationale de la Croix Rouge la protection des civiles dans les territoires occupés du Sahara Occidental et la libération des prisonniers politiques (notamment ceux du groupe de GdeimIzik détenus depuis plus de 10 ans par l’occupant Marocain).Exiger la fermeture de la brèche illégale d’Elguergarat, par laquelle le Maroc exporte le pillage des richesses du Sahara Occidental et facilite l’entrée de sa production de cannabis sur le marché Africain, exposant ainsi sa jeunesse aux ravages de sa consommation, en compromettant par la même occasion, non seulement le développement de l’Afrique, la construction et l’intégration du Maghreb, mais menaçant l’Europe, compte tenu de la promiscuité de cette région.Nous demandons aussi au gouvernement français, qui a une part de responsabilité dans la situation actuelle, d’être en conformité avec les valeurs de la République Française et d’œuvrer pour la paix et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.Dénoncer la complicité de l’Union européenne, en ratifiant les accords commerciaux incluant le Sahara occidental, avec le Maroc pour financer sa guerre, malgré les décisions de la Cour de Justice européenne, qui précisent que le Maroc et le Sahara Occidental sont deux entités distinctes et séparées.Association des Sahraouis de ToulouseEmail : algaada715@hotmail.comBordeaux, le 18 Décembre 2020PCF Mantes La Jolie, 23 déc 2020Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc -
Pourquoi le conflit du Sahara occidental pourrait aggraver les conflits en Afrique du Nord et au Sahel
Les combattants de la région pourraient être attirés si la violence se poursuit, comme cela s’est produit pendant des années dans les guerres internes et par procuration en Libye en cascade
Andrew LebovichLa semaine dernière, l’administration Trump a décidé d’ouvrir l’un des conflits les plus longs du monde à son issue, avec des conséquences potentiellement lourdes pour l’Afrique du Nord et le Sahel. Dans une série de tweets jeudi, le président Donald Trump a annoncé avoir signé une proclamation reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, un territoire largement désertique contesté par le Maroc et le Front Polisario indépendantiste depuis 1975.La décision de Trump fait suite à l’échec le mois dernier d’un cessez-le-feu négocié par l’ONU signé en 1991. La reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur le territoire – l’une des plus hautes priorités de la politique étrangère du Maroc – est venue en échange de ce que la Maison Blanche a qualifié de normalisation liens entre Israël et le Maroc. Cette décision faisait partie du parrainage par Trump des accords d’Abraham , en vertu desquels les Émirats arabes unis et Bahreïn ont également reconnu Israël (et le Soudan a accepté de prendre des mesures à cet effet à l’automne). Les Nations Unies, l’ Union européenne et l’ UA ont réitéré leur soutien au processus des Nations Unies sur le Sahara occidental, quoique sur des tons sourds.Bien qu’une grande partie des premiers commentaires des médias sur l’annonce de Trump se soient concentrés sur les relations maroco-israéliennes ou les relations américano-marocaines, cette décision pose des problèmes pour le Maroc chez lui. L’annonce menace également de créer une plus grande agitation dans un Sahara déjà instable. Et, en perturbant des décennies d’accords internationaux établis, l’annonce snobe le droit international et présente à l’Europe et à la nouvelle administration Biden une autre situation internationale inconfortable et potentiellement dangereuse à régler.UN ACCORD, MAIS AUX CONDITIONS DE QUI?L’accord entre Israël et le Maroc durait au moins deux ans . Ses promesses d’investissements économiques et d’ assistance et de ventes militaires ont aidé à surmonter l’hésitation marocaine concernant la réconciliation publique avec Israël. Pendant des décennies, le Maroc a entretenu des relations tranquillement amicales avec Israël. Et les pourparlers en cours et le plaidoyer israélien ont conduit certains analystes à prédire il y a des mois qu’un accord pourrait être conclu.Mais, à y regarder de plus près, l’accord n’est peut-être pas tout ce qui a été annoncé. Bien que Jared Kushner – gendre de Trump, consigliere et principal architecte des accords d’Abraham – ait évoqué la normalisation complète des relations diplomatiques entre Israël et le Maroc, les dirigeants marocains ont été plus circonspects. Le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, par exemple, a nié que la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental vienne en échange de la reconnaissance d’Israël. Il a seulement annoncé la réouverture des «bureaux de liaison» du Maroc en Israël et vice-versa, et a ajouté dans une autre interview que les liens du Maroc avec Israël étaient déjà «normaux», ne nécessitant plus de normalisation.De même, le Premier ministre marocain Saad-Eddine el-Othmani a célébré la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental sans évoquer l’accord avec Israël, position reprise par son Parti islamiste pour la justice et le développement. Jusqu’à présent, la seule déclaration officielle du bureau du roi Mohamed VI sur la question a été de dire qu’il a téléphoné au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour lui assurer que le soutien du Maroc à la cause palestinienne est resté inchangé .La réticence du public marocain provient en partie de sa position internationale et nationale. Malgré le fait que les liens entre le Maroc et Israël étaient un secret de polichinelle avant l’accord, il reste une forte opposition publique au Maroc à la normalisation. En août, Othmani a publiquement rejeté «toute normalisation avec l’entité sioniste». Et le soutien à la Palestine et la protection de l’accès des musulmans à Jérusalem font partie de la légitimité du roi au pays et à l’ étranger . Cela rend la normalisation complète politiquement problématique, en particulier à un moment où Israël consolide son occupation de la Cisjordanie. Dans un sondage du baromètre arabe réalisé le mois dernier, seuls 9% des Marocains ont exprimé leur soutien à la normalisation des relations de leur pays avec Israël. EtLes manifestations contre la normalisation telles que celles qui ont eu lieu en septembre pourraient créer de nouveaux maux de tête pour les autorités marocaines, qui font déjà face à un mécontentement politique et à une opposition soutenus .RISQUES RÉGIONAUXUne menace plus sérieuse est que le différend du Sahara occidental créera de nouveaux troubles dans une région déjà tumultueuse. L’effondrement, le mois dernier, de l’accord de cessez-le-feu de 1991 – qui promettait un référendum sur l’autodétermination pour le Sahara occidental – avait des causes à la fois immédiates et à plus long terme. L’étincelle initiale a été une réponse marocaine agressive à un sit-in dans la ville frontalière de Guerguerate qui a débuté le 21 octobre. Après que les forces marocaines aient délogé les manifestants et incendié leurs tentes et autres équipements le mois dernier, les dirigeants du Polisario ont déclaré qu’ils retourneraient en guerre.Guerguerate se trouve dans une zone tampon entre le Sahara occidental occupé par le Maroc et une «zone libre» composée de terres contrôlées par la République arabe sahraouie démocratique (RASD). En 2016, le Maroc a déployé des forces de sécurité armées en violation de l’accord de cessez-le-feu pour protéger les travailleurs de la construction qui terminent une route qui traverse la ville en Mauritanie (assurant une liaison avec l’Afrique de l’Ouest). Il y a eu des affrontements sur la construction de la route en 2016, mais le cessez-le-feu a tenu – en partie en raison du désir de l’Algérie d’éviter un conflit ouvert. L’Algérie a soutenu le Front Polisario financièrement, politiquement et militairement pendant presque toute l’histoire du groupe, et l’Algérie abrite plus de 170 000 réfugiés sahraouis .Cependant, l’ONU n’a pas de représentant spécial au Sahara occidental depuis l’année dernière . Et l’Algérie a subi des bouleversements politiques depuis avril 2019, lorsque le président de l’époque, Abdelaziz Bouteflika, a démissionné à la suite de manifestations pacifiques de masse. Le président actuel de l’Algérie, Abdelmadjid Tebboune, a été absent pendant une grande partie de la crise actuelle, après avoir été traité pour covid-19 dans un hôpital en Allemagne depuis fin octobre.Néanmoins, l’engagement de l’Algérie en faveur de l’autodétermination du Sahara occidental au niveau gouvernemental et parmi de nombreux Algériens est authentique et peu susceptible de changer . Au milieu des informations faisant état d’attaques des forces du Polisario contre les positions marocaines, le Premier ministre algérien Abdelaziz Djerad a appelé à un retour au processus politique au Sahara occidental et à la nomination d’un nouveau représentant spécial de l’ONU. La puissante armée algérienne, quant à elle, a mis en garde sombrement contre la collecte de menaces étrangères contre le pays – une ligne qu’elle emprunte souvent, mais qui a pris de l’importance après le déclenchement de la violence si près de la frontière algérienne. Suite à l’annonce de Trump, Djerad a adopté un ton beaucoup plus proche de celui de l’armée, en signe de mécontentement des dirigeants algériens face à cette décision.Alors que l’Algérie et le Maroc ne sont pas au bord de la guerre, le gouvernement algérien s’est montré peu enclin à stopper les attaques du Front Polisario.Alors que l’Algérie et le Maroc ne sont pas au bord de la guerre, le gouvernement algérien s’est montré peu enclin à stopper les attaques du Front Polisario . L’effondrement du cessez-le-feu a fait suite à des décennies de déception et de frustration pour les Sahraouis face à l’incapacité d’obtenir le référendum à des conditions qu’ils pouvaient accepter. Cette inaction politique a accru la pression pour un retour à la guerre parmi certains jeunes sahraouis, qui y voyaient leur seule voie vers l’autodétermination. Et l’approbation américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental a, pour l’instant, détruit la crédibilité des Etats-Unis en tant que médiateur sur la question.Le conflit en cours augmente également le risque qu’une partie de la constellation complexe de groupes armés du Sahel soit entraînée dans la guerre. Plusieurs de ces groupes ont des liens à la fois avec le Maroc et l’Algérie, tandis que certains combattants – en particulier ceux des groupes armés arabes maliens – ont des liens familiaux et commerciaux avec le Sahara occidental. Et d’autres combattants et jeunes de la région pourraient être attirés si la violence se poursuit, comme cela s’est produit pendant des années dans les guerres internes et par procuration en cascade en Libye .POLITIQUE OCCIDENTALELe changement brusque depuis des décennies de politique officielle américaine met la nouvelle administration Biden et l’UE dans une position difficile. L’administration Biden pourrait revenir au processus de l’ONU sur le Sahara occidental en annulant la décision imprudente de Trump, faite dans une proclamation qui n’a pas force de loi. Un tel renversement mettrait en colère le Maroc, mais il ne mettrait pas nécessairement en danger le statut du nouvel accord du pays avec Israël – qui continuera à fournir des avantages économiques, militaires et politiques importants au Maroc.Le maintien de la position de l’administration Trump pourrait également avoir des effets de suivi. Les États-Unis et l’UE considèrent depuis longtemps le Maroc comme un partenaire politique et sécuritaire fiable dans la région. Le penchant pro-occidental perçu du Maroc, son ouverture aux investissements extérieurs et sa coopération apparente sur des questions telles que la migration contrastent également avec la difficulté que les États-Unis et l’UE ont eue à forger une relation politique et économique productive avec l’Algérie, malgré leurs efforts continus pour renforcer ce partenariat.Pourtant, l’Algérie reste une force politique, économique et militaire clé en Afrique, recevant récemment sa première visite en 14 ans d’un secrétaire américain à la Défense. Le maintien de la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental nuirait aux relations des États-Unis et de l’UE avec l’Algérie d’une manière qui serait coûteuse sur une multitude de questions, allant du Sahel à la Libye, en passant par la Méditerranée.Une position timide de l’UE sur la question du Sahara occidental pourrait avoir un effet tout aussi néfaste sur les relations avec l’Algérie et l’Union africaine. Bien que le Maroc ait gagné du terrain dans ses partenariats économiques et diplomatiques en Afrique ces dernières années, le conflit du Sahara Occidental a perturbé les réunions de l’UA, dont la RASD est membre à part entière. Si l’UE veut aborder sa relation avec l’UA comme un « partenariat d’égal à égal », elle ne peut pas non plus tolérer les efforts visant à effacer la RASD.De plus, l’Algérie a une présence institutionnelle et diplomatique significative au sein de l’UA. Et, alors que le Maroc a augmenté ses investissements économiques et politiques en Afrique subsaharienne ces dernières années, l’Algérie entretient des liens étroits avec plusieurs États influents de l’UA qui rejettent également les revendications unilatérales marocaines sur le Sahara occidental, notamment le Nigéria et l’Afrique du Sud . L’acceptation du contrôle marocain sur le Sahara occidental ne ferait que rendre plus difficile pour les États-Unis et l’UE de s’engager avec ces nations et institutions à un moment où l’ intérêt géopolitique et la concurrence croissent en Afrique.L’UE et les États-Unis devraient faire un effort pour relancer le processus de négociation entre Rabat et le Front Polisario, en précisant que toute extension du contrôle marocain du Sahara occidental aurait des conséquences sur leurs relations avec le Maroc. Ce n’est que par un processus politique revigoré, avec une médiation véritablement impartiale, que l’UE et les États-Unis pourront respecter les droits des sahraouis, apaiser les tensions au Sahara occidental et promouvoir la coopération internationale et l’intégration régionale.Source : Conseil européen des relations extérieures, 23 déc 2020Etiquetas : #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #DonaldTrump #Israel # Normalización -
Sahara Occidental : Dominado por el pánico, el ejército marroquí tira contra una patrulla mauritana
Persiguiendo a un grupo de traficantes, una patrulla militar mauritana llegó hasta el muro de la vergüenza marroquí ubicado en el Sahara Occidental a la altura de la localidad mauritana de Inal. Confundiéndolos con los combatientes saharauis que fustigan a diario el muro de defensa marroquí, las unidades marroquíes dispararon contra la patrulla mauritana.
Según un comunicado del ejército mauritani, no se hubo víctimas. “Tras la investigación preliminar después de que una patrulla militar fuera atacada el martes por la noche, resultó que la patrulla se había acercado a la posición defensiva de una fuerza marroquí que lo consideró un blanco enemigo”, indica el comunicado que subraya que los elementos de la patrulla respondieron a la fuentes de los tiros según las reglas de combates, antes de que se establezca la identificación y cese el tiroteo, especificando al mismo tiempo que no se registraron pérdidas en los elementos de la patrulla ».Etiquetas: #Marruecos, #Mauritania, #Polisario, #muro de la vergüenza, muro de defensa, barro de arena, #SaharaOccidental -
Sahara Occidental : La peur au ventre, l’armée marocaine tire contre une patrouille mauritanienne
Lors d’une course-poursuite derrière un groupe de trafiquants, une patrouille mauritanienne est arrivée jusqu’au mur de défense marocain au Sahara Occidental établi au niveau de la localité mauritanienne d’Inal. Les confondant avec les combattants sahraouis qui pilonnent tous les jours le mur de sable, les unités marocaines ont tiré contre la patrouille mauritanienne.
Selon un communiqué de l’armée mauritanienne, aucune victime a été déplorée. “A la suite de l’enquête préliminaire menée après qu’une patrouille militaire ait fait l’objet de tirs de feu mardi soir, il s’est avéré que la patrouille s’était approchée de la position défensive d’une force marocaine qui l’a considérée comme cible hostile”, indique le communiqué qui souligne que les éléments de la patrouille ont riposté à la source des tirs conformément aux règles d’accrochages, avant que l’identification ne soit établie et que cesse la fusillade, précisant en même temps qu’aucun dégât n’a été enregistré du côté des éléments de la patrouille.Tags : #Maroc, #Mauritanie, #Polisario, #mur de la honte, mur de défense, mud de sable, #SaharaOccidental -
Trump claims Israel-Morocco deal brings peace, but in reality it could spark war
President Donald Trump is touting his latest diplomatic coup — the partial normalization of relations between Morocco and Israel— as yet another achievement for peace and U.S. interests in the Middle East and Africa. But as is so often the case with Trump, his characterization bears little relationship with reality. In fact, this supposed peace deal has ruptured decades of U.S. foreign policy in North Africa, and it sets the stage for more violent conflict, not less.
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Tags : Western Sahara, Morocco, Israel, Donald Trump,
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Sahara Occidental: la décision de Trump “nuit gravement à la réputation des Etats-Unis”
La décision du président américain Donald Trump de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental “nuit gravement à la réputation des Etats-Unis”, a affirmé le politologue américain, Stephen Zunes, qui a signé une tribune mardi dernier dans le Washington Post, intitulée “L’accord de Trump sur l’annexion du Sahara Occidental par le Maroc risque de provoquer un autre conflit mondial”.
“Ce que Trump a fait ( ) c’est reconnaître l’annexion d’un Etat africain légalement reconnu, qui non seulement nuit gravement à la réputation des Etats-Unis sur le continent, mais encourage même d’autres pays à croire qu’ils pourraient également s’en tirer avec une expansion territoriale”, explique le professeur de politique à l’Université de San Francisco et co-auteur, avec Jacob Mundy, de “Western Sahara: War, Nationalism and Conflict Iresolution”.Zunes compare ensuite le différend autour du Sahara à la tentative de Saddam Hussein d’annexer le Koweït en 1990.“Bien qu’il y ait eu des désaccords sur la question de savoir si la guerre était le meilleur moyen de mettre fin à l’occupation irakienne, les Etats-Unis ont mené la communauté internationale dans sa détermination qu’une telle agression ne doit pas durer. Maintenant, sous Trump, les Etats-Unis ont effectivement adopté la position opposée”, estime-t-il.Pour M. Zunes, le président élu Joe Biden fera face à un dilemme lorsqu’il entrera en fonction le mois prochain.« S’il peut annuler la reconnaissance par les Etats-Unis de l’annexion du Maroc d’un trait de plume, le Maroc pourrait alors renoncer à sa reconnaissance d’Israël. Biden pourrait donc se trouver sous une pression considérable”, signale-t-il.“L’inadmissibilité de tout pays qui étend son territoire par la force est un principe de longue date du droit international” Bien que la normalisation des relations entre l’entité sioniste et les Etats à prédominance arabe soit l’objectif, elle ne peut se faire au prix de saper un principe juridique international aussi fondamental”, conclut-il.#SaharaOccidental #Maroc #Polisario #ONU #Marruecos #Morocco #WesternSahara -
Réunion du Conseil de Sécurité : Une gifle pour le Maroc
LE CONSEIL DE SÉCURITÉ A EXAMINÉ LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS AU SAHARA OCCIDENTAL, SYNONYME D’UN RAPPEL À LA LÉGALITÉ INTERNATIONALE : Une gifle pour le Maroc
Croyant avoir achevé la question Sahraouie en criant victoire au lendemain de sa reconnaissance, par le président Trump, de sa supposée souveraineté sur les territoires occupés, le Maroc a essayé un échec diplomatique cuisant, encore un autre, émanant de surcroît du Conseil de sécurité de l’ONU. En effet, en réunion lundi soir, le Conseil de sécurité a examiné les derniers développements survenus, depuis le 13 novembre dernier, à El Guerguerat, après la violation marocaine du cessez-le-feu de 1991 signé avec le Front Polisario sous l’égide des Nations unies. Ainsi, les participants ont souligné « l’urgence de reprendre le processus politique au Sahara occidental », à l’arrêt depuis 2019, appelant le Front Polisario et le Maroc, les rivaux en conflit, « à revenir à la table des négociations sans préconditions. » À l’issue de cette réunion, l’Afrique du Sud a, par la voix de son ambassadeur à l’ONU, Jerry Matjila, exprimé son « impatience » quant à la nomination d’un nouvel envoyé du secrétaire général onusien, pour « soutenir les négociations et la reprise du processus politique ». « L’Afrique du Sud attend avec intérêt la nomination d’un nouvel envoyé personnel du secrétaire général » pour le Sahara occidental, poste vacant depuis plus d’un an, « pour appuyer les négociations et relancer le processus politique », a déclaré M. Matjila à l’issue de ces consultations tenues à huis clos. Les deux parties en tant qu’États membres de l’UA, a-t-il poursuivi, « doivent préparer les conditions pour un nouveau cessez-le-feu, en étroite coordination avec le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, conformément à toutes les dispositions pertinentes de son protocole, pour parvenir à une solution juste et durable du conflit » qui assure au peuple sahraoui le droit à l’autodétermination. Déplorant l’absence d’un nouvel émissaire onusien, l’ambassadeur Matjila, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de sécurité, a indiqué que le Conseil et la communauté internationale devraient » envisager toutes les méthodes alternatives et pacifiques pour faire avancer la voie politique ». Après une intense médiation qui a ravivé l’espoir de paix au Sahara occidental, le processus onusien se trouve depuis mai 2019 dans l’impasse depuis le départ de l’envoyé personnel, Horst Köhler, à qui l’ONU tarde à nommer un successeur.Appel au respect du droit à l’autodéterminationL’appel au respect du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination a été fortement réaffirmé par l’Allemagne, la Russie et le Royaume Uni qui ont exprimé leur opposition à la décision unilatérale du président américain sortant, Donald Trump, de reconnaitre la prétendue souveraineté du Maroc sur ce territoire. L’Allemagne qui a demandé la tenue de cette réunion a fait part de la frustration des sahraouis face au gel du processus de paix, appelant à cette occasion à concrétiser leurs aspirations. Son ambassadeur à l’ONU, Christoph Heusgen, a déclaré dans ce sens: « Pour nous, résoudre les conflits pacifiquement, c’est suivre les règles, mettre en œuvre les résolutions de l’ONU et appliquer le droit international ». L’ambassadeur d’Allemagne a exprimé en outre la préoccupation de son pays face au blocage du processus politique et à la dangereuse escalade du conflit. « Soutenir la Minurso est essentiel », a-t-il encore dit dans un tweet. Le Royaume Uni, a de son côté, réitéré son appel à des négociations constructives permettant au peuple sahraoui de déterminer son avenir. La délégation belge auprès de l’ONU a souligné, pour sa part, que « le statut final du Sahara occidental sera déterminé par un processus conduit par l’ONU, conformément au droit international, à la Charte des Nations unies et aux résolutions du Conseil de sécurité onusien. « Nous appelons les deux parties à revenir à la table des négociations », a-t-elle insisté. Et la mission de la République d’Estonie a, elle aussi, également indiqué dans un tweet que l’Estonie « soutient les efforts du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, pour trouver une solution politique acceptable pour les deux parties au conflit (Maroc/Front Polisario) sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies ». La Mission estonienne a réaffirmé également la position de l’Estonie qui « respecte une solution basée sur les normes internationales, les résolutions des Nations unies et le droit international ». Au cours de cette réunion, la Chine, le Niger, la République dominicaine et la Tunisie, ont renouvelé leur soutien à la reprise du processus onusien sous les auspices d’un nouvel émissaire que l’ONU doit désigner rapidement. Peu avant ces consultations, le porte-parole du SG de l’ONU, Stéphane Dujarric, a affirmé que la position des Nations unies demeurait inchangée sur cette question.« Notre position sur les déclarations concernant le Sahara occidental n’a pas changé et nous continuons de croire qu’une solution peut être trouvée par un dialogue fondé sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité », de l’ONU, a déclaré M. Dujarric avant le briefing du Conseil de sécurité.La réunion du Conseil de sécurité est intervenue au moment où les affrontements entre les deux parties au conflit ont repris, après que les forces militaires marocaines ont rompu le cessez-le-feu le 13 novembre dernier en agressant des manifestants sahraouis dans la zone tampon d’El-Guerguerat, au sud-ouest du Sahara occidental.Elle est survenue également dans le sillage de la reconnaissance le 10 décembre par l’administration Trump de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, moyennant la normalisation des relations maroco-israéliennes, une démarche vivement dénoncée à travers le monde sur fond d’appels au président élu Joe Biden de l’ »annuler ».R. N.Le Courrier d’Algérie, 23 déc 2020#SaharaOccidental #Maroc #Polisario #ONU #Marruecos #Morocco #WesternSahara -
Arrivée à Rabat du premier vol commercial direct entre Israël et le Maroc
Le premier vol commercial direct entre l’entité sioniste et le Maroc est arrivé mardi à Rabat en provenance d’Israël, avec à son bord une délégation israélo-américaine, à sa tête le gendre et conseiller du Président américain Donald Trump Jared Kushner.
Les deux hommes devraient rencontrer le roi du Maroc Mohammed VI et d’autres hauts responsables marocains pour signer plusieurs accords, selon le programme de la visite à Rabat.La délégation comprend le conseiller principal du Président américain, Jared Kushner, et l’envoyé américain au Moyen-Orient, Avi Berkowitz, en plus du conseiller à la sécurité nationale d’Israël, Meir Ben Shabat. Kushner a déclaré avant le décollage de l’avion que le Maroc et Israël souhaitaient renforcer leurs relations qui étaient jusqu’à 2002 à bas niveau. Néanmoins, les deux pays ont maintenu de bons contacts dans les coulisses et quelque 30 000 à 50 000 Israéliens continuaient de se rendre au Maroc chaque année.Selon la Cour royale marocaine, la normalisation consiste notamment en la reprise des relations diplomatiques, la facilitation des vols directs entre les deux pays et le développement des relations dans les domaines économique et technologique.Le gouvernement marocain a commencé, par instructions royales, à activer le contenu de la déclaration de la cour royale concernant les procédures de reprise des vols et des communications avec la partie israélienne, en plus de rouvrir des bureaux de liaison dans les deux pays, comme ce fut le cas par le passé depuis de nombreuses années.Pour rappel, cet évènement intervient une dizaine de jours après l’annonce de Donald Trump de reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental, en contrepartie de la décision du Makhzen de normaliser les relations avec l’entité sioniste.APS#Maroc #Israël #Normalisation







