Author: xnalgrtayache58

  • Morocco maintains rate 2nd time amid drought, virus

    Morocco’s central bank left its key interest rate steady for the second time, saying the current accommodative monetary policy stance remains appropriate in light of the double shock to the economy this year from the COVID-19 pandemic and drought…

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    Tags : Morocco, covid 19, cornavirus,

  • Morocco''s police disperse protest against ties with Israel

    Rabat, Dec 15 (AP) Moroccan authorities dispersed a group of activists who tried to hold a protest outside the parliament building in the capital to denounce the country”s recent decision to establish diplomatic relations with Israel. Dozens of police officers in riot gear were mobilsed to push protesters away from parliament in Rabat. Demonstrators wanted to show solidarity with Palestinians and reject the normalisation of ties between Rabat and Tel Aviv.

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    Tags : Maroc #Marruecos #Morocco #Israel #USA

  • Russian position on Trump Morocco deal over Western Sahara

    MOSCOW, December 12. /TASS/. Washington’s recognition of Morocco’s sovereignty over Western Sahara could hamper UN efforts aimed at resolving the conflict and trigger a new spiral of violence in the region, the Russian Foreign Ministry said in a statement on Saturday.

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    #SaharaOccidental #Polisario #WesternSahara #Maroc #Marruecos #Morocco #Israel #USA

  • Sahara occidental : Belhimer fustige le Maroc

    Normalisation moyennant l’occupation du Sahara occidental : Belhimer fustige le Makhzen

    Le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Amar Belhimer, a affirmé que le choix de la normalisation des relations avec l’entité sioniste, moyennant l’occupation du Sahara occidental était un choix “stérile” face à la volonté invincible des peuples.
    Dans un entretien accordé au journal électronique “El-Khabar Press”, M. Belhimer a indiqué que “l’initiative du président américain sortant Donald Trump de plébisciter l’occupation du Sahara occidental, en lui reconnaissant une pseudo marocanité, moyennant la reconnaissance par le Makhzen de l’occupation des territoires palestiniens par l’entité sioniste, est un choix stérile et vain, face à la volonté invincible des peuples contre l’occupation et la tyrannie”.
    Concernant l’ouverture par les Emirats arabes unis d’un consulat à Laayoune occupée, le ministre a déclaré que “l’Algérie ne s’ingère pas dans les affaires internes des pays, c’est là une position de principe. Mais, par principe aussi, l’Algérie ne cessera d’apporter son soutien au droit des peuples à l’autodétermination, la cause sahraouie étant une question dedécolonisation et la République arabe sahraouie démocratique étant membre fondateur de l’Union africaine (UA). De ce fait, les villes sahraouies dont Laayoune sont des villes occupées par le Royaume du Maroc”. Par ailleurs, le ministre a fait savoir, que les “acquis par lesquels la nouvelle Constitution a consolidé la liberté de la presse, y compris la presse électronique, constituent une concrétisation du projet du président de la République, visant à asseoir les fondements d’une nouvelle réalité médiatique basée sur le professionnalisme, le pluralisme, la numérisation et la créativité”.
    “Pour concrétiser cette politique, le programme d’action du secteur adopté par le Gouvernement tend à consacrer la nouvelle vision de la presse nationale et à assainir le secteur des intrus et des pratiques non professionnelles ayant impacté négativement sa rentabilité ainsi que la performance de la presse en général”, a-t-il ajouté. Le ministre a également affirmé, que “la réforme globale et participative du secteur constitue le point de départ du plan d’action du ministère de la Communication. Ce plan d’action déjà entamé tend principalement à revoir les cadres et lois régissant le secteur de la Communication et généraliser l’usage du numérique, notamment à travers la création de contenus cybernétiques nationaux et la qualification de la ressource humaine exerçant dans le secteur de l’information et les métiers de la presse”.
    Après avoir mis l’accent sur l’importance de “la contribution positive des journalistes et assimilés aux métiers de la presse en vue de promouvoir la scène médiatique dans notre pays, sachant que cet objectif ne saurait être atteint uniquement par la réforme du système juridique mais exige de la part des parties concernées l’accomplissement de leur devoir avec un sens élevé de nationalisme et de responsabilité morale et professionnalisme”, a poursuivi le ministre. A une question sur le décret exécutif fixant les modalités d’exercice de l’activité d’information en ligne, et la diffusion de mise au point ou de rectification sur le site électronique, publié le 25 novembre 2020, il a souligné que ce dernier avait “constitué une priorité du plan d’action du secteur en vue de prendre en charge ce nouveau type de média, en l’occurrence la presse électronique qui a facilité la communication et les transactions dans divers domaines. Néanmoins, il est aussi devenu un terrea favorable aux campagnes de stigmatisation, de diffamation et le chantage, voire d’atteinte à la réputation et la stabilité des institutions”.
    “Le ministère de la Communication oeuvre, dans le cadre de ses prérogatives, à finaliser les textes réglementaires autorisantnles opérations d’hébergement”, a relevé le ministre citant l’élaboration d’un projet d’arrêté portant lancement d’un appel à candidature pour l’octroi d’autorisations de création de services de diffusion télévisuelle thématiques. Il a estimé que “cette opération contribuera au renforcement des trois textes réglementaires déjà existants relatifs à la loi sur l’audiovisuel sous forme de décrets exécutifs”. L’opération d’hébergement dans le domaine, qui est une disposition technique et pratique, “relève des prérogatives des institutions et organes nationaux habilités, à l’instar du Centre de recherche sur l’information scientifique et technique (CERIST), tandis que d’autres institutions sont chargées de l’hébergement des sites électroniques dont l’Agence presse service (APS), l’Etablissement public de télédiffusion d’Algérie (TDA), et Algérie Télécom ainsi que des opérateurs privés. M. B lhimer a expliqué que l’APS “dispose d’un Data Center répondant à tous les besoins d’hébergement des sites électroniques et de stockage des contenus informatisés (stockés en cloud), tout en garantissant une sécurité maximale aux données, autant en termes d’accès qu’en matière de contenus ininterrompus 24/24H et 7/7J”
    Par : LAKHDARI BRAHIM
    Le Midi libre, 14 déc 2020
  • فرنسا في موقف صعب بعد قرار ترامب.. اعترافها بمغربية الصحراء سينهي مصالحها نهائيا في الجزائر

    باريس ـ “رأي اليوم”:

    تعد فرنسا الحليف الرئيسي للمغرب في قضية الصحراء الغربية، فقد دافعت عنه كثيرا، وفجأة تقدمت عليها الولايات المتحدة بعدما اعترفت بسيادة المملكة المغربية على الصحراء، ولا يمكن انتظار موقف مماثل وسريع من فرنسا نظرا لمراعاة علاقاتها مع الجزائر.

    ومنذ اندلاع النزاع في سبعينيات القرن الماضي، وقف فرنسا الى جانب المغرب بالقروض والدعم السياسي والعتاد العسكري لكي لا ينهزم في الحرب التي دارت بينه وبين جبهة البوليزاريو المدعومة حينئذ من طرف الجزائر وليبيا، وكان الدعم الفرنسي حاسما في عدم تكبد المغرب هزائم في الصحراء، فقد كان البوليزاريو يحقق تفوقا ميدانيا في السنوات الأولى.

    وحافظت فرنسا على دعمها الكبير للمغرب بعد توقيف اتفاقية وقف إطلاق النار سنة 1991، وكانت خير حليف للمغرب في مجلس الأمن الدولي حتى لا يفرض استفتاء تقرير المصير، وروجت للحكم الذاتي، ووقفت الى جانب المغرب لتطوير علاقاته مع الاتحاد الأوروبي بمعزل عن تأثير نزاع الصحراء. وكان بعض رؤساء فرنسا مثل جاك شيراك يتحد عن الأقاليم الجنوبية المغربية، في إشارة الى الصحراء الغربية.

    لكن فرنسا تجد نفسها الآن في وضع حرج وصعب، ويطالبها المغاربة بالاعتراف بمغربية الصحراء على منوال قرار الرئيس دونالد ترامب يوم الخميس الماضي، ولم يعد يجدون لها عذرا في الحفاظ على اعتراف محتشم وغير معلن، ويطالبها الجزائريون بالحياد أكثر من أي وقت مضى، ويخشى الجزائريون قيام باريس بحملة وسط الاتحاد الأوروبي لإقناع الدول بالموقف الأمريكي.

    وتدرك باريس أن الاعتراف بمغربية الصحراء سيكون نهاية مصالحها في الجزائر، لن تتردد الجزائر في التقليص من التبادل التجاري والاستثمارات الفرنسية وتعويضها بعدوتها الجديدة تركيا أو منافسها الحقيقي الصين التي بدأت تزيح فرنسا من كل القطاعات في الجزائر.

    ومما يزيد من صعوبة الموقف الفرنسي، مؤشرات انخراط الجزائر في دعم قوي لجبهة البوليزاريو في الحرب التي أعلنتها على المغرب منذ منتصف الشهر الماضي. فقد اعتبرت الجزائر القضية الصحراوية امتداد لأمنها القومي، وقد يسفر عن دعم عسكري علني بالخبراء والسلاح.

    لم تقدم فرنسا على تقليد القرار الأمريكي، فقد حاولت الاستمرار في موقفها وهو اعتبار الحكم الذاتي الأرضية المناسبة للبحث عن حل للنزاع الصحراوي، وهو شبه اعتراف بمغربية الصحراء ولكن دون مستوى القرار الأمريكي الجديد.

     

  • Algérie : Retour sur le message du président Tebboune

    par Ghania Oukazi

    «On s’y attendait», a déclaré le président de la République, dimanche de son lieu de convalescence à l’étranger, à propos des récentes situations politiques et sécuritaires dans la région.
    De l’étranger où il se trouve depuis près de deux mois, selon ses propres propos, le président de la République a préféré atténuer du danger qui guette l’Algérie depuis qu’elle a notamment refusé, pour le reprendre, de saluer une «harouala» arabe vers l’entité sioniste. «L’Algérie est plus forte que ne le pensent certains», s’est-il contenté de dire à propos des bruits de bottes qui se fait entendre aux frontières ouest. Avant lui, son Premier ministre, Abdelaziz Djerad a avoué, inquiet, qu’il faille se mobiliser parce qu’«Israël est à nos portes». Dans l’éditorial de la revue ‘El Djeïch’, l’état-major de l’ANP demande, lui, carrément aux Algériens «de se tenir prêts à faire face à la menace que font peser certaines parties ennemies sur la sécurité de la région». L’armée appelle au «renforcement du front interne pour faire échec à tous les complots ennemis et aux campagnes médiatiques tendancieuses». L’appréciation de Tebboune des récents événements survenus au-delà des frontières ouest, est sereine comparée à celles des ses responsables, Djerrad et Chengriha. Il n’y a pas que cette appréciation qui étonne mais aussi le fait que le président de la République ait promis aux Algériens de faire rédiger la nouvelle loi électorale «dans les plus brefs délais, dans 10-15 jours» pour amorcer le processus politique post-constitution. Il est curieux qu’après avoir laissé le pays en stand-by pendant près deux mois, Tebboune fait des élections législatives et communales sa priorité politique. En s’adressant aux Algériens avec l’image et le verbe, il a peut-être bousculé ceux qui appellent avec insistance à l’application de l’article 102 (Constitution 2016) ou 94 de la Constitution non promulguée et ceux qui disaient de lui qu’il est dans un état de santé handicapant au plan physique et moral.
    Quoi que le constat de l’empêchement (Alinéa 1 de l’article) reste toujours d’actualité parce qu’il est visible que le président ne pourra pas exercer toutes ses fonctions dés son retour au pays.
    «Les médias ont été pris de court»
    Médecins spécialistes et malades du COVID-19 avouent qu’il est très difficile de se mettre sur pied juste après la fin du traitement en raison de la grande asthénie qui s’empare de tout le corps après sa contamination par le coronavirus. De nombreuses questions ont ainsi surgies, à tous les niveaux, après les quelques minutes de son intervention, sur son contenu et sur les moyens de son enregistrement et sa diffusion. «Les médias ont été pris de court», a lâché dimanche soir, en direct un présentateur de Journal télévisé d’une chaîne publique. Tous les Algériens ont été surpris par cette soudaine apparition bien qu’elle rassure que le président soit vivant et possède toutes ses capacités mentales. Des sources proches du palais d’El Mouradia affirment que «c’est son fils Mohamed qui se trouve à ses côtés à l’étranger, qui a enregistré les quelques vidéos et les a diffusées sur le compte Twitter de son père». L’on nous dit qu’«il est le seul à avoir le mot de passe». Donc selon eux, «ce n’est pas l’équipe de l’ENTV qui s’est déplacée, il y a quelques jours en Allemagne qui l’a filmé, on ignore d’ailleurs les raisons pourquoi ce n’est pas une caméra de professionnel qui l’a fait». Et c’est plus tard que ces séquences de vidéos ont été rassemblées par les médias télévisuels publics et privés pour être diffusées sur leurs écrans.
    Le choix de Twitter pour transmettre un message du président de la République, absent depuis longtemps du pays a fait beaucoup jaser. L’on n’hésite pas à rappeler qu’en janvier dernier, la présidence de la République a rendu public un communiqué par lequel elle affirme à l’ensemble des médias publics et privés que toute information concernant la présidence doit impérativement provenir, en premier de la seule APS (Agence Presse Service)». L’on se demande alors pourquoi dans ce moment aussi complexe, Tebboune a-t-il choisi de «parler» à Twitter et non à l’ENTV.
    Simple consigne ou rappel à l’ordre
    Ce constat laisse croire que même les hauts responsables civils et militaires ont été obligés de se rabattre sur ce compte pour avoir des nouvelles du président de la République. D’ailleurs, il l’a comme sous-entendu puisqu’une partie de son message, il l’a consacrée directement au ministre de l’Intérieur et aux walis qu’il a instruit pour «mettre en application tout ce que nous avons convenus ensemble au profit des zones d’ombre notamment après les chutes de pluies et de neiges». Il a insisté pour qu’ils assurent particulièrement «le transport scolaire et les repas chauds aux élèves». S’il suit «heure par heure ce qui se passe dans le pays», il doit alors savoir que le Premier ministre tient régulièrement la réunion du gouvernement pour évaluer les mises en œuvre des différents programmes adoptés et des actions décidées.
    En s’adressant directement à un ministre et à des walis, l’on pourrait imaginer que Tebboune ne doit pas être content de ce que fait le gouvernement depuis son transfert en Allemagne. Une telle interpellation ressemble plus à un rappel à l’ordre qu’à une simple consigne. Si tel est le cas, l’agencement de ses priorités devra changer. L’on avance dans ce sens que sa mise en avant des élections législatives et locales répond justement en premier à son souci de revoir ses personnels de fond en comble. Acte I, il a chargé la commission Laraba (puisqu’il a repris tous ses membres) à rédiger la nouvelle loi électorale à «huis clos». Les partis politiques devront se contenter de se conformer à une loi à l’élaboration de laquelle ils n’auront pas participé. «Probablement pour ouvrir les portes du Parlement à plus d’indépendants», nous dit-on. Il a fait savoir d’une manière implicite qu’il promulguera la Constitution et signera la loi de Finances 2021 dès son retour.
    Le Président Tebboune a promis aux Algériens de rentrer «très vite, dans deux ou trois autres semaines», a-t-il dit. En priant Dieu qu’«il en sera ainsi Inchallah».
    Le Quotidien d’Oran, 15 déc 2020
    Tags : #Algérie #Tebboune #Maroc #Emirats
  • Réfugiés sahraouis et citoyens des zones reculées à Tindouf: Poursuite des campagnes de vaccination contre la grippe saisonnière

    Le ministère de la Défense nationale (MDN) a fait état dimanche, dans un communiqué, de la poursuite des campagnes de vaccination contre la grippe saisonnière et de dépistage du coronavirus, lancées par l’Armée nationale populaire (ANP) au profit des réfugiés sahraouis et des habitants des zones enclavées dans la wilaya de Tindouf. 

    «Les campagnes de vaccination contre la grippe saisonnière et de dépistage du coronavirus (Covid-19) avec l’utilisation de tests rapides se poursuivent, avec l’organisation dans la wilaya de Tindouf, plus exactement au niveau de l’hôpital de campagne, d’une opération au profit des réfugiés sahraouis», lit-on dans le communiqué. 
    «Le Commandement du Secteur opérationnel du Sud a assuré tous les moyens médicaux, en vue d’en faire bénéficier tous les réfugiés dans les camps et les protéger des pathologies liées à la saison hivernale, dont notamment la grippe saisonnière, tout en tenant compte du dépistage régulier des symptômes du nouveau coronavirus et de la prise des mesures appropriées et rapides, en vue de les protéger, en cas d’apparition d’un cas suspect», indique-t-on dans le communiqué. 
    Par ailleurs, «une campagne médicale similaire a été organisée au profit des citoyens des régions de Tafgoumt, Hassi Mounir à Tindouf, Hassi Khébi relevant du territoire du Secteur opérationnel centre dans la même wilaya, à Bordj Colonel Lotfi», précise-t-on dans le communiqué. A rappeler que l’ANP avait lancé une campagne de vaccination contre la grippe saisonnière et de dépistage du coronavirus (Covid-19) au profit des habitants des zones enclavées, «en exécution des instructions du Haut Commandement de l’ANP relatives à la prise en charge des citoyens des zones reculées». 
    Le Commandement de la 3e Région militaire organise, depuis le 8 décembre, une campagne de vaccination contre la grippe saisonnière et de dépistage du Covid-19, avec l’utilisation de tests rapides, au profit des habitants des zones enclavées du territoire de la 3e Région militaire se situant dans les wilayas de Adrar, Béchar et Tindouf. 
    Cette campagne avait débuté au niveau du village El-Ketrani à Béni Ouenif et dans la région de Hassi El Mir, dans la wilaya de Béchar, ainsi qu’à Oum Laâssel dans la wilaya de Tindouf, où des équipes médicales, dont des médecins et infirmiers relevant des services de santé militaires de la 3e Région militaire, dotées de tous les moyens, ont été mobilisées pour cette mission, en plus de la sensibilisation des citoyens sur les dangers de ce virus mortel et les méthodes de prévention.
    Hamida H
    Le Jour d’Algérie, 14 déc 2020
  • Sahara Occidental : La Russie pourrait jouer « un rôle prépondérant » (Yahia Zoubir)

    YAHIA ZOUBIR, PROFESSEUR DE RI, SUR LA QUESTION DU SAHARA OCCIDENTAL La Russie pourrait jouer « un rôle prépondérant »

    La Russie pourrait jouer « un rôle prépondérant » concernant la question du Sahara occidental si les États-Unis maintenaient, après le départ de Trump, la reconnaissance de la prétendue souveraineté du Maroc sur les territoires sahraouis, estime Yahia Zoubir, professeur de relations internationales, de management international et directeur de recherche en géopolitique à KEDGE Business School. « Si l’administration Biden maintenait la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, cela ferait perdre même le semblant de neutralité des États-Unis », indique l’expert à l’APS, constatant que les USA sont depuis des années porte-plume au Conseil de sécurité pour toutes les résolutions sur le Sahara occidental. « La Russie jouerait certainement un rôle plus prépondérant sur cette question au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU. Les États-Unis ne pourront pas imposer une solution de toute manière car il y aura un véto russe. Ils pourraient cependant, malgré la reconnaissance, continuer à poursuivre le même langage comme ils l’ont fait ces 30 dernières années », note Yahia Zoubir . 
    Techniquement, Joe Biden, successeur du président Donald Trump, à la Maison-Blanche, a la possibilité d’annuler l’annonce de la proclamation de la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, mais doute que le nouveau président le fasse. « Il pourrait subir des pressions des membres de son propre parti et des alliés étrangers pour revenir sur la reconnaissance par les États-Unis du contrôle du Maroc du Sahara occidental. Il est possible que des membres de son conseil de sécurité lui suggère de l’annuler. Le problème, pour lui, est qu’un revirement de cette déclaration mettrait en danger la normalisation entre le Maroc et Israël, chose qu’il ne souhaitera pas faire car il est favorable à la normalisation entre les pays arabes et Israël. La question reste posée », soutient M. Zoubir. Interrogé au sujet du traitement que pourrait réserver, à l’avenir, le Conseil de sécurité au dossier sahraoui, l’expert pense que « tout va dépendre de comment la nouvelle administration décidera de la question ». « Si Biden veut jouer la carte de la légalité internationale, il devra bien évidemment renverser la décision de Trump. (Ce dernier), a lié les mains de l’administration de Joe Biden qui devra user de créativité pour sortir du piège dans lequel Trump et son gendre Jared Kushner l’ont mis ».
    L’agence Bloomberg : « le Maroc ne peut pas compter sur l’appui diplomatique US dans ses projets expansionnistes »
    D’autre part et selon l’agence Bloomberg, le Maroc ne peut pas compter sur l’appui diplomatique américain dans ses projets expansionnistes au Sahara occidental au-delà du 20 janvier, date de l’investiture du président élu des États-Unis, Joe Biden, selon l’agence Bloomberg qui assure que les USA perdent beaucoup plus qu’ils ne gagnent de la décision de Trump. « S’il est politiquement gênant pour le président élu Joe Biden d’annuler immédiatement la décision de Trump, il ne l’acceptera certainement pas avec enthousiasme », indique un article publié par l’agence Bloomberg. « Le Maroc ne peut pas compter sur l’appui diplomatique américain, à l’ONU ou ailleurs, au-delà du 20 janvier », écrit le journaliste Bobby Ghosh, qualifiant l’arrangement trilatéral entre les États-Unis, Israël et le Maroc sur le Sahara occidental de « contrepartie grossière ». 
    Dans son article, l’auteur a estimé que « comme beaucoup de décisions de Trump en lien avec la politique étrangère, les États-Unis perdent beaucoup plus qu’ils ne gagnent dudit accord (Maroc/USA/Israéliens) ». « Mais le roi Mohamed VI doit savoir que la reconnaissance américaine des revendications d’un pays n’est plus la carte blanche qu’elle était », a-t-il fait remarquer. Pour Bobby Ghosh, « il est hautement improbable » qu’une autre puissance mondiale rejoigne la démarche de Trump. Les Nations unies ont déjà annoncé que leur position sur le Sahara occidental était « inchangée ». « De plus, dans quelques semaines, le Maroc constatera que la position américaine a changé », a-t-il poursuivi. 
    En effet, l’ONU maintient une mission pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental et poursuit un plan de règlement destiné à permettre au peuple du Sahara occidental d’exercer son droit à l’autodétermination. Dans ce contexte, le journaliste a prévenu que les combats au Sahara occidental entre les forces de libération sahraouies et les soldats marocains qui ont récemment repris après la rupture, par le Maroc, d’un cessez-le-feu de trois décennies, « s’intensifieront sans aucun doute ». Et bien que l’armée marocaine soit renforcée par les armes américaines et par un soutien israélien, « une victoire décisive est peu probable » pour les Marocains, a-t-il soutenu. 
    Par ailleurs, il a ajouté que l’annonce de Trump « compliquera considérablement les efforts d’autres parties, de l’Union africaine et l’Espagne, pour mettre fin à l’impasse sur le Sahara occidental ». De son avis, la partie la plus gênée diplomatiquement par l’accord sera les États-Unis eux-mêmes. « Biden devra rapidement se distancier de la décision de Trump (…) et réaffirmer l’engagement américain en faveur du droit international », a-t-il suggéré.
    M. Bendib
  • ONU : La résolution qui sonna le glas de la colonisation

    Par Abdelhamid Chebchoub, Ambassadeur d’Algérie à Belgrade

    Il y a soixante ans, le 14 décembre 1960, l’Assemblée Générale des Nations Unies adoptait la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux Pays et aux Peuples coloniaux, plus largement connue par son numéro de codification en droit international comme la Résolution 1514 XV.L’adoption de cette résolution est venue comme un cri de révolte lancé par les pays épris de paix et de justice, plus unis dans l’action depuis le sursaut de Bandung, contre le système colonial inhumain qui sévissait encore dans certaines régions du monde, pratiquant l’oppression, l’injustice et le déni de liberté, contrairement aux principes énoncés dans la Charte des Nations Unies.
    Cette résolution est venue également résonner comme un écho aux luttes de libération menées par les peuples d’Asie et d’Afrique, et que la guerre de libération qui se déroulait en Algérie rapportait quotidiennement aux salons feutrés du Palais des Nations Unies à New York, les atrocités du colonialisme et les actes de bravoure du peuple algérien contre le colonialisme et sa détermination à l’éradiquer.
    Les manifestations du 11 décembre 1960 en Algérie, où les algériens sont sortis en masse, bravant les baïonnettes des forces coloniales pour crier haut et fort leur refus de l’oppression et leur désir de liberté et d’indépendance, intervenant quelques jours avant l’adoption de cette résolution, ont sans doute contribué à dissuader les votes négatifs et à assurer à cette déclaration une très large adhésion.
    Cette résolution avait énoncé les principes généraux et jeté les bases juridiques de l’éradication du système colonial. Elle a servi de cadre juridique aux Nations Unies pour mettre en œuvre la décolonisation des territoires qui étaient administrés par les puissances coloniales en Afrique et en Asie (Guinée Bissau et Cap Vert, Angola, Mozambique, Zimbabwe (ex-Rhodésie), Namibie, Timor Leste, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Belize…, sous l’impulsion vigoureuse et la pression morale de la majorité des Nations, réunies au sein du Mouvement des Pays Non-Alignés.
    La Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux Pays et aux Peuples coloniaux reconnait par ailleurs, que le non accès au droit à l’autodétermination des peuples et de territoires coloniaux constitue un foyer de tension qui menace la paix et la sécurité internationales.
    C’est consciente de cette réalité que l’Organisation des Nations Unies continue de traiter de la question de décolonisation au sein de la Commission des Questions Politiques Spéciales et de la Décolonisation (Quatrième Commission) de l’Assemblée Générale.
    C’est dans ce même souci qu’un Comité Spécial chargé de l’application de la Déclaration sur l’Octroi de l’indépendance aux Pays et aux Peuples coloniaux (Comité des 24), crée en 1961 reste, à ce jour, saisi des questions de décolonisation.
    C’est dire que la décolonisation reste l’un des objectifs des Nations Unies, malgré les tentatives de vider cette déclaration de sa substance, menée essentiellement par les anciennes puissances coloniales et relayées étrangement, par une poignée de responsables politiques et de pseudo intellectuels de pays nouvellement indépendants, atteints sans doute du complexe du colonisé, tel que diagnostiqué par Frantz Fanon, ou mus souvent par un intérêt personnel, aux antipodes de celui de leurs peuples.
    Toutefois, il faut dire que soixante ans après, l’humanité n’a pas réussi à éradiquer totalement le système colonial et à parachever cette œuvre rédemptrice.
    Certaines puissances ont décidé de déterminer les priorités des défis auxquels l’humanité doit faire face, sur la seule base de leurs intérêts mercantiles et de leurs velléités hégémoniques.
    Sous prétexte de pragmatisme, elles tentent de frapper d’obsolescence des principes universels, forgés par l’humanité dans sa longue marche vers la paix et le progrès et dont la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux Pays et aux Peuples coloniaux en est l’une des étapes.
    Cela cache mal une volonté de faire perdurer, sous une forme plus élaborée, plus globale et “plus civilisée”, les mêmes pratiques du temps révolue du colonialisme.
    En effet, des territoires inscrits par les Nations Unies comme territoires non-autonomes et dont le statut final devait être déterminé dans le cadre de l’application de la Résolution 1514 XVI ont vu le processus de leur décolonisation contrarié du fait de la fuite de leurs responsabilités par les puissances coloniales occupantes, des rêves d’empires de certains Etats ou de l’immobilisme des institutions des Nations Unies.
    Le Sahara Occidental, territoire non autonome, inscrit comme tel par les Nations Unies en 1963 et qui avait fait l’objet, en 1991, d’un plan de règlement qui prévoyait de permettre au peuple sahraoui d’exprimer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance conformément à la Résolution 1514 XV, reste l’exemple le plus frappant du parjure à la Charte des Nations Unies.
    Depuis plus de quarante ans, le peuple sahraoui attend de l’Organisation des Nations Unies et de son Conseil de Sécurité qu’ils assument leurs responsabilités et mettent en œuvre leurs propres décisions concernant ce territoire, dernière colonie en Afrique, par l’organisation d’un référendum d’autodétermination, conformément à la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux Pays et aux Peuples coloniaux.
    Cette résolution a prévu les modalités et les vois juridiques pour permettre aux pays sous domination coloniale d’accéder à la souveraineté. Les tentatives de détourner cette voie par le recours aux subterfuges protocolaires de l’ouverture de consulats factices, le changement de la composante humaine ou la situation économique de ces territoires, viendront inéluctablement échouer devant la forteresse du droit international, seul bastion pour la défense des plus faibles.
    Il est évident que la reconnaissance internationale de la souveraineté ne se décrète pas par des déclarations dans les réseaux sociaux, comme elle ne se décide pas par les lobbies, aussi puissants soient-ils. Elle résulte de la volonté des peuples et ne peut être viable que si elle s’adosse sur les normes légales prévues par le droit international.
    Il est donc vain de tenter aujourd’hui d’exposer la souveraineté des peuples et des pays coloniaux comme objet d’échange dans les marchandages de zones d’influence et de domination qui rappellent les tractations douteuses de la Conférence de Berlin de 1885 que l’histoire a définitivement condamné.
    Par ailleurs, Il est permis de s’interroger sur la crédibilité de certains Etats, intellectuels et autres analystes, relayés par des médias à l’indépendance douteuse, qui se réclament comme défenseurs des droits de l’homme, de la démocratie et des libertés, et qui, en même temps, observent le silence, voire même, font acte de complicité, lorsqu’il s’agit de la persistance du colonialisme dans cette région de l’Afrique.
    Le droit à la liberté et à l’autodétermination étant un droit imprescriptible qui relève des droits de l’homme, il demeure, par conséquent, une préoccupation pérenne de l’humanité et un sujet d’actualité.
    Ce soixantième anniversaire de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux Pays et aux Peuples coloniaux devrait interpeler la communauté internationale et les puissances de ce monde et les inciter à faire de nouveau acte de fidélité aux principes fondateurs de la Charte des Nations Unies, et à s’engager résolument dans le parachèvement du processus de décolonisation, tracé par la Résolution 1514 XVI, seule voie pour épargner à l’humanité les affres des conflits armés, de l’injustice et de l’oppression et de permettre à tous les peuples de vivre dans la paix, la prospérité et l’harmonie.
    Publié le 15 déce. 2020
    Le Jeune indépendant, 14 déc 2020
  • L’Algérie toujours debout

    Le retour du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en voie de guérison, n’est plus qu’une question de temps. Dans une à trois semaines, au plus tard, la rentrée attendue renoue avec la même détermination pour consolider les bases de la nouvelle Algérie. Cette bonne nouvelle, annoncée au lendemain du premier anniversaire de son investiture à la magistrature suprême et accueillie avec soulagement par le peuple algérien, a valeur d’exemple. Elle signifie la profondeur de la cohésion nationale et la solidité des institutions nationales. 

    L’Algérie, «forte et plus forte que certains ne le pensent», comme a tenu à le faire remarquer le Président, reste la citadelle imprenable pour, une nouvelle fois, réduire à néant les velléités de déstabilisation des apôwtres du chaos institutionnel et combattre les «menaces réelles» à nos frontières, évoquées par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, lors de la commémoration du 60e anniversaire des manifestations du 11 Décembre 1960. 
    Inévitablement, le retour du chef de l’Etat, constamment à l’écoute de la situation interne et régionale, est placé sous le sceau de l’approfondissement du processus démocratique. A la faveur de l’adoption de la nouvelle Constitution, le chantier de la révision de la loi organique portant régime électoral, confiée à la commission nationale d’experts présidée par le professeur Ahmed Laraba, s’impose en priorité. Elle doit rendre ses conclusions dans les «meilleurs délais». Soit 10 à 15 jours, a précisé Abdelmadjid Tebboune. 
    En prélude à des législatives anticipées, elle est appelée à fixer les normes, alliant compétence et expérience, devant favoriser l’émergence d’institutions crédibles, en rupture avec la logique corruptrice de la distribution des quotas et de l’achat des consciences. Aux antipodes des tenants de la transition chaotique, le choix des urnes marque le rendez-vous de la relance des réformes politiques. Il s’agit d’un dossier phare de la nouvelle Algérie attachée à préserver la santé des citoyens et garantir les droits des citoyens. 
    Cette préoccupation a été soulevée, dans son message ferme et concis, par le Président de la République qui s’est ainsi félicité de la baisse drastique de la contamination et a exigé les meilleures conditions de rentrée scolaire et universitaire, notamment dans les zones d’ombre confrontées aux rigueurs de la période hivernale. L’Algérie toujours debout sortira plus forte des nouvelles épreuves.
    Horizons, 15 déc 2020