L’INTERGROUPE PARLEMENTAIRE DE L’UE AU PRÉSIDENT TRUMP : « Il faut mettre fin à l’occupation marocaine »
Author: xnalgrtayache58
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Sahara Occidental : « Il faut mettre fin à l’occupation marocaine » (Intergroupe parlementaire de l'UE à Trump
L’intergroupe parlementaire européen « paix pour le peuple sahraoui » a dénoncé l’annonce du président américain sortant, Donald Trump, de reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. « Nous exprimons notre profonde préoccupation face à la reprise du conflit armé au Sahara occidental, à la suite des violations répétées de l’accord de cessez-le-feu par le Royaume du Maroc, et plus récemment l’action militaire du Maroc dans la région d’El- Guerguerat », a encore réaffirmé l’Intergroupe.Dans son communiqué, le groupe parlementaire européen appelle aussi à « mettre fin aux affrontements militaires et à revenir au cessez-le-feu ». « Nous exhortons les deux parties à coopérer, à revenir au cessez-le-feu et à exhorter la communauté internationale à exercer un engagement politique pour résoudre le conflit qui dure depuis des décennies et mettre fin à l’occupation marocaine du territoire du Sahara occidental », a ajouté la même source précisant que « le droit des Sahraouis à l’autodétermination, tel que défini par le droit international, doit être respecté ».L’intergroupe parlementaire européen a insisté sur la nécessité de tenir le référendum convenu en 1991, soulignant que l’ère du colonialisme doit prendre fin ». « Nous dénonçons la nouvelle détérioration de la situation des droits de l’Homme dans les territoires occupés et la poursuite de la répression contre les journalistes, les défenseurs des droits humains et les militants politiques », a-t-il en outre indiqué dans son communiqué.Face à cette situation, il a appelé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, à « nommer dès que possible un représentant spécial pour remplacer son ancien envoyé personnel Horst Kohler », qui a démissionné en 2019, estimant dans ce contexte que « cette étape est urgente pour faciliter une résolution durable au conflit sahraoui ».S’agissant de la décision de Trump de reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, l’intergroupe parlementaire européen sur le Sahara occidental, a « fermement condamné » cette annonce y voyant « une tentative inacceptable » d’attiser la tension dans la région. Quant à l’exploitation illégale par le Maroc des ressources des territoires sahraouis occupés, l’intergroupe parlementaire européen a souligné qu’ »il est très important que les décisions de la Cour européenne de la justice (CJUE) soient pleinement respectées » notamment en ce qui concerne la nécessité d’obtenir le consentement du peuple sahraoui pour tout accord de l’UE impliquant le territoire non autonome de Sahara occidental.La Commission et le Conseil de l’UE appelés à condamner les violations par le Maroc des Droits de l’homme contre les sahraouis« Nous attendons également de la Commission et du Conseil (européens) qu’ils condamnent les violations des droits humains internationaux et qu’ils inscrivent la résolution du conflit autour du Sahara occidental dans l’agenda du prochain sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine », conclut l’Intergroupe. Ce groupe parlementaire « Paix pour le peuple sahraoui », qui comprend plus d’une centaine de députés de divers partis politiques de tous les pays de l’Union européenne, est présidé par Joachim Schuster, député européen du Parti social-démocrate allemand. D’autre part la représentation du F. Polisario auprès des Nations unies a appelé l’ONU à « appliquer ses propres résolutions » concernant la décolonisation du Sahara occidental, déplorant de nouveau les obstacles dressés devant les efforts internationaux visant à parvenir à une solution pacifique et durable au conflit dans la dernière colonie de l’Afrique. « Le peuple sahraoui qui a repris sa lutte légitime de légitime défense contre l’occupation marocaine de certaines parties de son territoire compte toujours sur l’ONU pour appliquer ses propres résolutions concernant la décolonisation du Sahara occidental », souligne la représentation du F. Polisario dans un communiqué rendu public à l’occasion de la commémoration du 60e anniversaire de la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale des Nations unies portant sur la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples colonisés. « De nombreuses résolutions de l’ONU ont été adoptées depuis pour demander au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, mais la décolonisation du Sahara occidental est toujours en cours », déplore-t-elle. L’ONU « doit donc assumer sa responsabilité sacrée envers le peuple sahraoui et créer les conditions nécessaires pour permettre à notre peuple d’exercer librement et démocratiquement son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance. ». Le Front Polisario rappelle, en outre, qu’à l’heure actuelle, « il y a 17 territoires non autonomes dont les peuples n’ont pas encore exercé leur droit à l’autodétermination et à l’indépendance, y compris le Sahara occidental, dont la décolonisation a été contrecarrée par l’invasion militaire du territoire par le Maroc le 31 octobre 1975″. Il réaffirme encore: « L’occupation continue par le Maroc de certaines parties du Sahara occidental constitue une violation des résolutions de l’ONU et de l’arrêt de la Cour internationale de justice du 16 octobre 1975, qui a jugé qu’il n’y avait aucun lien de souveraineté territoriale entre le Sahara occidental et le Maroc, et que la résolution 1514 de l’Assemblée générale (XV ) doit s’appliquer à la décolonisation du territoire par l’expression libre et authentique de la volonté du peuple sahraoui ».Mokhtar B.SAHARA OCCIDENTAL : L’Italie appelle à la désignation « urgente » d’un émissaire de l’ONULe ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio a souligné que la désignation d’un nouvel envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental « en cette période précise constituera une évolution particulièrement importante pour la relance du processus de négociation », considérant que « l’unique voie » pour parvenir à un solution définitive au conflit « se trouve toujours dans la voie diplomatique ». Interpellé par le maire de Naples concernant la position du gouvernement italien quant aux derniers développements de la question sahraouie, M. Di Maio a précisé que son pays suivait de près le dossier ainsi que tous les développements y afférents, partant de ce qu’il qualifie de « l’importance stratégique de la région et la stabilité régionale dans la politique extérieure de l’Italie ». Le chef de la diplomatie italienne a réaffirmé que « la désignation d’un nouvel envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental en cette période précise constituera une évolution particulièrement importante pour la relance du processus de négociation », soulignant que l’Italie souhaite que cela se produise dans « les plus brefs délais ». Il a rappelé que Rome avait appelé le Royaume du Maroc et le Front Polisario à « faire preuve de retenue, éviter le recours à la force et de respecter l’accord de cessez-le-feu signé par les parties au conflit en 1991″, ajoutant que son pays estime que « le seul moyen de parvenir à une solution définitive au conflit reste la diplomatie ». M.Di Maio a en outre exprimé son souhait de « voir les deux parties reprendre, bientôt et de bonne foi, les négociations directes sous l’égide l’ONU », affirmant l’engagement de l’Italie à soutenir pleinement les efforts consentis par l’organisation dans ce cadre. Le chef de la diplomatie italienne a par ailleurs souligné la coopération continue de son pays avec les organisations internationales compétentes et le soutien des activités d’aide humanitaire, acheminée constamment aux réfugiés sahraouis. Le maire de Naples avait interpellé le ministère italien des Affaires étrangères au sujet des récents développements sur le territoire de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), suite à l’agression militaire de l’armée d’occupation marocaine contre des civils sahraouis dans la région d’El-Guerguerat, en violation de l’accord de cessez-le-feu de 1991.M. BendibIGOR BELIAEV, AMBASSADEUR de RUSSIE À ALGER : « Trump a violé la légalité internationale »L’ambassadeur de la Fédération de Russie à Alger, Igor Beliaev, a affirmé, hier, que l’annonce du président américain, Donald Trump, de reconnaissance de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental occupé par le Maroc, constitue « une violation de la légalité internationale » et « ne changera nullement la réalité de la cause sahraouie qui reste une question de décolonisation ». M. Beliaev a estimé que l’annonce de Trump en fin de mandat « ne changera rien à la réalité de la cause sahraouie qui restera une question de décolonisation » et a fait part des contacts établis par son pays avec le secrétaire général des Nations unies concernant le dossier sahraoui. La Russie avait fortement dénoncé, vendredi dernier, l’annonce du président américain, la qualifiant de décision illégale et hors du cadre du droit international.M.B.Le Courrier d’Algérie, 16 déc 2020#SaharaOccidental #WesternSahara #Polisario -
Sahara Occidental : Le Maroc subit un sérieux revers au sein de l’Union africaine
Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont adopté un texte à travers lequel ils ont dénoncé la violation du cessez-le-feu à Guerguerat et ont appelé à mettre en œuvre une solution devant permettre de garantir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – Le Maroc a perdu une importante bataille diplomatique lors de la 14e Session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine qui s’est tenue le 6 décembre à Johannesburg. Au terme de cette session, placée sous le thème «Faire taire les armes», une décision en 19 points a été adoptée.Le 15e point, qui est consacré à la situation au Sahara Occidental, confirme que les pressions des lobbyistes marocains n’ont donné aucun résultat. «La Conférence exprime sa profonde préoccupation face à l’escalade des tensions militaires entre le royaume du Maroc et la République arabe démocratique sahraouie dans la région d’El Guerguerat, dans le mur de séparation du Sahara Occidental, ce qui a abouti à des violations de l’accord de cessez-le-feu conclu en 1991, y compris l’accord militaire n°1 et la reprise regrettable de la guerre», précise ce document. Pour les dirigeants de l’UA, le Maroc est responsable de la reprise du conflit à travers l’acte commis le 13 novembre contre des militants pacifistes à El Guerguerat. Le point n°15 indique également que cette instance de l’UA «appelle à l’activation du mécanisme de la Troïka, conformément à la décision de la conférence et prie le Conseil de paix et de sécurité d’agir, au niveau des chefs d’État et de gouvernement, et avec les deux parties, toutes deux étant des États membres de l’Union africaine afin de remédier à la situation qui se déroule, conformément aux dispositions pertinentes de son protocole et afin de créer les conditions favorables à un nouveau cessez-le-feu et à une solution juste et durable du conflit qui garantisse le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental».La Conférence a également appelé le secrétaire général des Nations-Unies à nommer un nouvel envoyé spécial pour le Sahara Occidental. Le document adopté par la 14e Session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement vient également confirmer le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, un principe que renie le Maroc depuis 29 ans en refusant d’organiser un référendum.Ce pays, qui a rejoint l’UA en janvier 2017, a tenté de mettre de son côté plusieurs pays africains, notamment ceux membres de la CEDEAO. Certains d’entre eux ont d’ailleurs montré leur soumission en ouvrant des consulats dans les villes de Laâyoune et de Dakhla dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Il s’agit notamment de l’Union des Comores, du Gabon, de Sao-Tomé-et-Principe, de la République centrafricaine et de la Côte d’Ivoire.Cependant, lors de cette 14e session, le Maroc n’a obtenu le soutien que de rares pays comme la Zambie, la République démocratique du Congo et le Togo.Le Soir d’Algérie, 10 déc 2020#SaharaOccidental #WesternSahara #Polisario #Maroc #Morocco #Marruecos -
L’accord de Trump sur l’annexion du Sahara occidental au Maroc risque de provoquer davantage de conflit mondial
Opinion de Stephen Zunes
15 décembre 2020 à 19h26 GMT + 1
Stephen Zunes est professeur de politique à l’Université de San Francisco et co-auteur, avec Jacob Mundy, de «Sahara occidental: guerre, nationalisme et conflit irrésolu».
La semaine dernière, le président Trump a officiellement reconnu l’annexion du Sahara occidental par le Maroc dans le cadre d’un accord visant à amener le Maroc à normaliser ses relations avec Israël. Mais la revendication du Maroc sur le Sahara occidental est rejetée par l’ONU, la Cour mondiale, l’Union africaine et un large consensus de juristes internationaux qui considèrent la région comme un territoire non autonome qui doit être autorisé à un acte d’autodétermination. C’est pourquoi aucun pays n’avait officiellement reconnu la prise de contrôle du Maroc – jusqu’à présent.
Au moment de la prise de contrôle marocaine de l’ancienne colonie espagnole en 1975, le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé à l’unanimité les forces marocaines à se retirer immédiatement du territoire et à permettre au peuple du Sahara occidental de déterminer son propre destin. Cependant, tant la France que les États-Unis ont empêché le Conseil de sécurité d’exécuter son mandat.
Le gouvernement marocain insiste sur le fait que le territoire fait partie intrinsèquement du Maroc et que l’indépendance ne devrait pas être une option pour la population autochtone, connue sous le nom de Sahraouis, qui embrasse une histoire, un dialecte et une culture distincts. Maintenant, Trump a rejoint la monarchie marocaine en insistant sur le fait que permettre un degré limité d’autonomie sous la souveraineté marocaine est la seule voie pratique à suivre.
Human Rights Watch, Amnesty International et d’autres groupes de défense des droits humains réputés ont documenté la répression généralisée des militants pacifiques indépendantistes par les forces d’occupation marocaines, y compris la torture, les passages à tabac, la détention sans procès et les exécutions extrajudiciaires. Freedom House a classé le Sahara Occidental occupé par le Maroc parmi les «pires des pires» en matière de suppression des droits politiques et des libertés civiles. Les journalistes étrangers et les délégations internationales en visite se voient systématiquement refuser l’entrée ou sont maintenus sous stricte surveillance.
En conséquence, non seulement le plan du Maroc ne répond pas bien à la définition juridique de l’autonomie, mais la répression en cours soulève de sérieuses questions sur ce à quoi elle ressemblerait dans la pratique.
Il n’y aurait pas de problème si les Sahraouis choisissaient l’incorporation au Maroc dans un référendum internationalement supervisé. Cependant, en tant que territoire non autonome, ils doivent également avoir l’option de l’indépendance, ce que le Maroc et maintenant les États-Unis ont catégoriquement exclue.
Le Front Polisario, le principal mouvement nationaliste qui a initialement émergé dans la lutte anticoloniale contre l’Espagne, s’est engagé dans une lutte armée contre les forces d’occupation marocaines jusqu’à ce qu’il accepte un cessez-le-feu de 1991 en échange d’un référendum sur l’indépendance. Cependant, le Maroc n’a jamais donné suite. Après 29 ans de promesses non tenues, d’occupation continue et d’une série de violations marocaines du cessez-le-feu, le Polisario a récemment repris la guerre. Depuis que le Polisario a proclamé la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en 1976, 84 pays ont reconnu le Sahara occidental comme un État indépendant (bien que certains aient depuis retiré leur reconnaissance.) La RASD reste un État membre à part entière de l’Union africaine, dont la charte interdit les changements unilatéraux des frontières coloniales. La RASD régit actuellement environ un quart du territoire du Sahara occidental et environ 40 pour cent de la population, principalement dans les camps de réfugiés administrés par le Polisario dans l’ouest de l’Algérie.
Ce que Trump a donc fait, c’est reconnaître la prise de contrôle d’un État africain légalement reconnu par un autre, ce qui non seulement nuit gravement à la réputation des États-Unis sur le continent, mais encourage même d’autres pays à croire qu’ils pourraient également s’en tirer avec une expansion territoriale.
Lorsque Saddam Hussein a envahi le Koweït en 1990 sous des affirmations tout aussi douteuses selon lesquelles son voisin du sud faisait historiquement partie de l’Irak, la communauté internationale s’est unie pour s’opposer à cette violation flagrante de la charte des Nations Unies. Bien qu’il y ait eu des désaccords sur la question de savoir si la guerre était le meilleur moyen de renverser la prise de contrôle irakienne, les États-Unis ont conduit la communauté internationale dans sa détermination à ce qu’une telle agression ne doit pas durer.
Maintenant, sous Trump, les États-Unis ont effectivement adopté la position opposée.
Cela place le président élu Joe Biden dans un dilemme lorsqu’il entrera en fonction le mois prochain. S’il pouvait annuler la reconnaissance par les États-Unis de l’annexion du Maroc d’un trait de plume, le Maroc pourrait alors renoncer à sa reconnaissance d’Israël. Biden pourrait donc se trouver sous une pression considérable pour ne pas saper ce que beaucoup considèrent comme une avancée importante.
Mais même de puissants membres pro-israéliens du Congrès ont exprimé des inquiétudes. Le président de la commission des affaires étrangères de la Chambre, Eliot L. Engel (DN.Y.), tout en saluant la nouvelle de la reconnaissance d’Israël par le Maroc, a noté comment la reconnaissance par les États-Unis de l’expansion territoriale marocaine «bouleverse un processus onusien crédible et soutenu au niveau international… qui les administrations successives des deux les partis ont soutenu. » De même, le sénateur Jim Inhofe (R-Okla.), Président de la commission des services armés du Sénat, a également salué la normalisation des relations, mais a déclaré qu’il était «attristé que les droits du peuple sahraoui aient été bradés», appelant le mouvement “choquant et profondément décevant.”
L’inadmissibilité de tout pays qui étend son territoire par la force est un principe de longue date du droit international. Bien que la normalisation des relations entre Israël et les États à prédominance arabe soit un objectif louable, elle ne peut se faire au prix de saper un principe juridique international aussi fondamental.
Mais même de puissants membres pro-israéliens du Congrès ont exprimé des inquiétudes. Le président de la commission des affaires étrangères de la Chambre, Eliot L. Engel (DN.Y.), tout en saluant la nouvelle de la reconnaissance d’Israël par le Maroc, a noté comment la reconnaissance par les États-Unis de l’expansion territoriale marocaine «bouleverse un processus onusien crédible et soutenu au niveau international… qui les administrations successives des deux les partis ont soutenu. » De même, le sénateur Jim Inhofe (R-Okla.), Président de la commission des services armés du Sénat, a également salué la normalisation des relations, mais a déclaré qu’il était «attristé que les droits du peuple sahraoui aient été bradés», appelant le mouvement “choquant et profondément décevant.”
L’inadmissibilité de tout pays qui étend son territoire par la force est un principe de longue date du droit international. Bien que la normalisation des relations entre Israël et les États à prédominance arabe soit un objectif louable, elle ne peut se faire au prix de saper un principe juridique international aussi fondamental.
The Washington Post, 15 déc 2020
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لماذا لم تنجرّ فرنسا إلى الموقف الأمريكي بشأن قضية الصحراء؟
على الرغم من الخلافات التي تشهدها علاقاتها مع الجزائر في الأشهر الأخيرة، إلا أن فرنسا لم تنجرف إلى الموقف الأمريكي الفاضح، الداعم للطرح المغربي في قضية الصحراء الغربية، حيث حافظت باريس على مسافة معينة من القضية الصحراوية، وإن كانت مواقفها قريبة دوما من الطرح المغربي.
كل ما صدر عن الطرف الفرنسي منذ تغريدة الرئيس الأمريكي، دونالد ترامب، التي أعلن فيها اعترافه بالسيادة المزعومة لنظام المخزن على الأراضي الصحراوية المحتلة، لا يتعدى ما قالته المتحدثة باسم الخارجية الفرنسية، أنييس فون دير مول، والتي أكدت أن بلادها “تؤيد حلا سياسيا عادلا ودائما ومقبولا من الطرفين”، موقف متأخر كثيرا عن موقف واشنطن التي لم تكن يوما داعما للمغرب في هذه القضية بهذا المستوى على وجه الخصوص.
المواقف الفرنسية ومنذ اندلاع النزاع بين المغرب وجبهة البوليزاريو في سبعينيات القرن الماضي، كانت قريبة دوما من المخزن، ويكتنفها الكثير من النفاق المبطن بتصريحات دبلوماسية ناعمة، ومع ذلك لم تتجرأ هذه المرة على الانجرار نحو دعم مفضوح للرباط، لا سيما أن الظرف الدولي والإقليمي يبدو مناسبا. فلماذا يا ترى؟
ما أقدم عليه الرئيس الأمريكي والذي قوبل باحتفاء منقطع النظير في الجارة الغربية والمحاور التي تدعمها، إلا أن ذلك يبقى محدود الفائدة بالنظر لكون هذا القرار وقعه رئيس لم يتبق له سوى شهر في البيت الأبيض، وكذا نظرا للردود الفورية التي واجهت “تغريدة ترامب”، والتي بدأتها الأمم المتحدة بالتأكيد على أن الموقف الأمريكي لا يغير في المعادلة شيئا، طالما أن القضية بين أيدي هذه الهيئة، وقد زاد الموقف الروسي الرافض والمنتقد لخطوة ترامب، من خيبة ساسة المخزن، الذين حاولوا إيهام الرأي العام المغربي بأن المسألة حسمت منذ الخميس الماضي.
كل هذه المعطيات تجعل موقفا فرنسيا (على اعتبار أن باريس عضو دائم في مجلس الأمن الدولي)، مشابها لموقف ترامب من القضية الصحراوية، أكثر من ضرورة بالنسبة لساسة الرباط ولإعلام المخزن، حتى يتسنى لهم المواصلة في مسار التطبيل لحلم طي صفحة القضية الصحراوية التي عمرت لأكثر من أربعة عقود. لكن شيئا من ذلك لم يحدث.
يدرك ساسة فرنسا أن العلاقات مع الجزائر تحكمها خطوط حمراء، وأن تجاوز هذه الخطوط يمكن أن يؤدي إلى القطيعة التي تخشاها باريس، ولذلك توقف موقفها عن تصريح دبلوماسي تعترف من خلاله بأن “نزاع الصحراء الغربية طال أمده”، وهي العبارة التي لم تقدم ولم تؤخر في التطورات التي تشهده هذه القضية، بل إن هناك من المراقبين من يعتبرون الموقف الفرنسي خذلانا لنظام المخزن، لأن فرنسا ظلت وعلى مدار عقود المدافع عن الموقف المغربي في اجتماعات مجلس الأمن الدولي، ولا سيما عرقلة الذهاب إلى تنظيم استفتاء حول تقرير مصير الشعب الصحراوي.
ويعتقد مراقبون أن إقدام فرنسا على الاعتراف بالسيادة المغربية المزعومة على الصحراء الغربية، من شأنه أن يؤدي إلى نهاية المصالح الفرنسية في الجزائر، والتي ضاعت منها الكثير خلال العامين الأخيرين، لصالح منافسين وخصوم، مثل الصين وتركيا وإيطاليا. -
L’ONG “IFOR” appelle Joe Biden à annuler la décision de Trump sur le Sahara Occidental
Une démarche décriée par plusieurs pays : L’ONG “IFOR” appelle Joe Biden à annuler la décision de Trump sur le Sahara OccidentalLe Mouvement international de la réconciliation”IFOR” a exhorté lundi le président élu des États-Unis, Joe Biden, à annuler la décision du président sortant Donald Trump de reconnaître la souveraineté prétendue du Maroc sur le Sahara occidental et d’œuvrer à appuyer les principes du droit international, en tant que base de règlement des conflits internationaux.
De l’avis des observateurs, la décision de Trump de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, en échange de la normalisation des relations entre Rabat et Tel Aviv, est insensée pour plusieurs raisons, sachant que le 45e président américain s’apprête désormais à quitter la Maison Blanche et que son successeur n’est pas sur la même longueur d’onde que lui en ce qui concerne les questions de la politique extérieure.
Le Mouvement a indiqué dans un communiqué, relayé l’agence de presse sahraouie (SPS), que cette décision a été critiquée par plusieurs pays et instances internationales, dont les réactions sont “encourageantes”.
IFOR a lancé appel au reste des pays membres des Nations Unies à «œuvrer conjointement pour afficher leurs engagements de se conformer au droit international».
L’ONG a exhorté également l’Assemblée générale des Nations Unies à tenir une session extraordinaire en vue de prendre une nouvelle résolution, réaffirmant la priorité du droit international face à l’annonce de Trump qui constitue, selon elle, « un autre exemple d’une action unilatérale négligeant le droit international, comme sa décision précédente de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël ».
Le secrétaire général de l’ONU est appelé, selon toujours l’ONG, à désigné ‘’en urgence’’ un nouvel envoyé personnel au Sahara occidental pour relancer le processus de paix devant aboutir à une solution définitive au conflit et mettre fin à « l’escalade négative» enclenchée le mois dernier.
Le communiqué tient à rappeler aussi bien à l’ONU qu’à la communauté internationale la promesse faite en 1991 au peuple sahraoui quant à l’organisation d’un référendum d’autodétermination ‘’libre et transparent’’. «Les derniers développements de reprise des hostilités et les actions unilatérales prouvent qu’il y une urgence réelle d’exécuter cette solution basée sur le droit à l’autodétermination », soutient IFOR.
Le Mouvement a réitéré son attachement aux principes sur lesquels est fondée l’organisation depuis 100 années, à savoir la diversité en tant que moyen pour une intégration de la communauté internationale.
En réaction à la décision américaine
Christopher Ross: «Le Maroc a entravé le travail des émissaires de l’ONU»
L’ancien émissaire de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross a affirmé dimanche que le Maroc a fait preuve d’un « manque de respect » et a entravé le travail des émissaires de l’ONU.
Le diplomate américain a indiqué sur sa page facebook que l’autre ancien émissaire de l’ONU, Horst Kohler n’aurait pas démissionné de son poste pour des raisons de santé mais plutôt « parce qu’il était dégoûté par le manque de respect du côté marocain et les efforts déployés pour entraver son travail comme cela a été le cas pour moi ».
Christopher Ross critique en effet l’attitude du Maroc qui, selon lui, a poussé plusieurs émissaires de l’ONU à jeter l’éponge dont James Baker. Ce dernier a démissionné en 2004 lorsque Rabat avait annoncé qu’une solution impliquant un référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui était une atteinte à sa souveraineté (supposée). Le Maroc avait pourtant accepté la solution du référendum en 1991, rappelle l’ancien diplomate américain.
Ross informe, en outre, que le secrétaire général de l’ONU est actuellement à la recherche d’un autre émissaire pour le dossier sahraoui, mais « tous ceux qui ont été approchés jusqu’ici ont hésité probablement parce qu’ils savent que le Maroc cherche en réalité quelqu’un qui soit susceptible de devenir son avocat plutôt que de rester neutre ».
La décision de Trump “insensée” et “irréfléchie”
Par ailleurs, l’ancien émissaire onusien pour le Sahara Occidental a critiqué la reconnaissance par Donald Trump de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental. « Cette décision insensée et irréfléchie va à l’encontre de l’engagement des États-Unis à l’égard des principes de l’annexion de territoires par la force et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, tous deux inscrits dans la Charte des Nations unies ».
« Il est vrai que nous avons ignoré ces principes en ce qui concerne Israël et d’autres, mais cela n’exonère pas de les ignorer au Sahara occidental et d’encourir des coûts importants en termes de stabilité et de sécurité régionales et de nos relations avec l’Algérie », prévient-il.
Il estime également qu’elle risque de « dissuader le Sahara occidental de rester dans le processus de négociation » et menace les relations américaines « avec l’Algérie qui soutient le droit du peuple sahraoui de décider de son avenir à travers un référendum ».
La décision de Trump garantit la poursuite des tensions
Cette décision pourrait également, selon lui, « menacer le développement des liens existants entre Alger et les Washington sur les plans énergétique, commercial et en matière de coopération sécuritaire et militaire ». Pour ce diplomate chevronné, « la décision du président Trump garantit la poursuite des tensions, de l’instabilité et la désunion en Afrique du Nord ».
Le Front Polisario a démontré sa capacité à faire fonctionner un gouvernement
« Le Front Polisario a démontré qu’il était capable de faire fonctionner un gouvernement de manière organisée », a indiqué, sur un autre plan, Chistopher Ross.
Il a également fustigé ceux qui ont mis en doute la capacité des Sahraouis à mettre en place un Etat dans les territoires du Sahara Occidental. Il a réfuté “l’argument” avancé par certaines sphères à Washington, selon lequel un « Etat indépendant au Sahara Occidental serait un autre mini-Etat failli ».
Selon Christopher Ross : La décision de Trump sur le Sahara Occidental est “insensée”, “irréfléchie” et “dangereuse”
L’ancien envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, a déclaré que la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental, prise par le président américain sortant Donald Trump, «est insensée, irréfléchie et dangereuse».
Dans un entretien accordé ce lundi à la chaîne III de la Radio nationale, dans “L’émission Questions internationale”, Christopher Ross a assuré qu’ «il est évident que la proclamation du président Donald Trump reconnaissant une souveraineté marocaine sur le Sahara occidental n’appartient ni à lui, ni au Maroc, est insensé, irréfléchi et dangereuse».
L’ex-diplomate américain a souligné que «cette décision ne change rien à l’approche de la communauté internationale sur le dossier du Sahara Occidental, et il y a une nécessité urgente d’appliquer les résolutions successives du conseil de sécurité».
Pour l’ancien envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental (janvier 2009 – mars 2017), l’administration Biden -qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain- fera bien d’annuler la décision de son prédécesseur, soulignant que les intérêts de l’Amérique en Afrique du Nord exigent une approche prudente et équilibrée.
Rappelons que l’administration Trump a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental en échange de la reprise des relations diplomatiques entre Rabat et Tel Aviv.
La position de l’ONU reste inchangée
La position du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres sur la question du Sahara occidental reste inchangée en dépit de la reconnaissance par Washington de la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de ce territoire, a annoncé jeudi son porte-parole.
L’Assemblée générale (AG) de l’ONU a adopté samedi une nouvelle résolution concernant le Sahara occidental.
Le dossier sahraoui inscrit à l’agenda du Conseil de paix et de sécurité de l’UA
Le retour de la question du Sahara Occidental à l’agenda du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) réhabilite l’organisation panafricaine en tant qu’acteur clé dans la résolution de ce conflit de plus de 40 ans, après l’échec de la troïka africaine en charge du dossier depuis 2018, selon les observateurs.
Moscou: “la décision de Trump sort du cadre du droit international”
La Russie, par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, a déclaré que la décision “unilatérale” de Trump sort complètement du cadre du droit international.
« La décision ne respecte pas non plus les décisions de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, avec lesquelles les Américains eux-mêmes étaient d’accord », a ajouté le responsable russe.
L’Afrique du Sud condamne la position américaine
De son côté, le parti au pouvoir en Afrique du Sud a condamné la position américaine. L’Afrique du Sud a réaffirmé son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
L’Algérie réitère son appui à la cause juste du peuple sahraoui
L’Algérie, dont la position s’adosse à la légalité internationale contre la logique de la force et des marchés douteux, réitère son appui indéfectible à la cause juste du peuple sahraoui.
Malte réitère son soutien au droit du peuple sahraoui
La République de Malte a affirmé que sa position sur le statut du Sahara occidental n’a pas changé et réitéré son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, a indiqué le ministère des Affaires étrangères maltais dans un communiqué.
L’Alliance de gauche au Parlement européen rejette la décision de Trump
L’Alliance de gauche au Parlement européen a de son côté exprimé son rejet “catégorique” de la décision du président américain sortant, qualifiant cet acte provocateur de flagrante violation de la légalité internationale.
#SaharaOccidental #WesternSahara #Polisario #Maroc #Morocco #Marruecos
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SAHARA OCCIDENTAL ET PALESTINE : L’Algérie rappelle son soutien sans faille aux peuples colonisés
Fidèle à son principe de soutien sans faille aux causes justes des peuples, l’Algérie a réaffirmé sa solidarité avec le droit du peuple sahraoui et de tous les peuples des territoires non autonomes à l’autodétermination, à l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de la résolution 1514 de l’Assemblée générale des Nations unies sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, adoptée le 14 décembre 1960.
Cette position maintes fois réaffirmée de soutien aux causes justes des peuples vivant sous occupation, notamment les peuples Sahraoui et Palestinien découle des fondements de sa lutte pour son indépendance et de sa réputation de soutien inconditionnel aux causes justes. « L’Algérie dont l’histoire de la lutte glorieuse pour l’indépendance a fait d’elle un acteur essentiel dans le mouvement de libération des peuples, tient à réaffirmer sa solidarité avec tous les peuples des territoires non autonomes qui aspirent à exercer leur droit à disposer d’eux- mêmes dans des conditions de régularité, de liberté et de probité intentionnellement garanties, a indiqué en la circonstance un communiqué du ministère des Affaires étrangères.Ce rappel est une véritable gifle aux thèses développées par le Makhzen et ses relais qui ont toujours affirmé que l’Algérie a des prétentions territoriales sur le Sahara occidental. En 1975, après le coup d’état qui avait renversé Ould Dadda, le président mauritanien qui avait cautionné la thèse du partage du Sahara occidental entre le Maroc, et la Mauritanie, Rabat avait proposé la cession à l’Algérie des territoires, situés au sud de cette région, évacués par la Mauritanie. Alger avait refusé cette idée en rappelant que son soutien du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination relève des principes fondateurs de sa politique étrangère.Rejet de l’idéologie colonialeL’Algérie réitère son rejet catégorique de l’idéologie coloniale et réaffirme sa profonde conviction que le parachèvement de la décolonisation est inéluctable partout dans le monde », a souligné le communiqué.Le ministère des Affaires étrangères a rappelé qu’en Afrique, le dernier reliquat du colonialisme, le Sahara occidental, qui connait une escalade inquiétante de tensions armées, conjuguée à des tentatives désespérées de troc indigne, aux dépens des aspirations et droits légitimes du peuple sahraoui, est en droit d’attendre de la Communauté internationale un soutien plus ferme et une action plus résolue en vue de parachever son processus de décolonisation ».Le communiqué rappelle également que « la commémoration, aujourd’hui, du 60ème anniversaire de la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale des Nations unies portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, intervient en ce 75ème anniversaire de l’Organisation des Nations unies, offre l’opportunité d’évaluer le chemin parcouru en matière de décolonisation et de prendre la mesure des défis qui restent pour achever cette œuvre partout dans le monde.C’est l’occasion, aussi, de commémorer les « sacrifices consentis par les peuples colonisés pour la reconnaissance de leur droit à l’autodétermination et l’indépendance, y compris celles de notre vaillant Peuple algérien, dont les manifestations pacifiques du 11 décembre 1960 avaient directement accéléré l’adoption de la résolution 1514″, a précisé le ministère des Affaires étrangères.Concernant la cause palestinienne qui fait aujourd’hui l’objet d’un véritable marchandage entre certains pays arabes et l’entité sioniste et ses soutiens, l’Algérie, fidèle à ses principes a, à maintes reprises, réaffirmé que son soutien à la cause juste du peuple palestinien n’est pas négociable et découle de la fraternité qui unit les peuples des deux pays et des résolutions du Conseil de sécurité et de l’assemblée générale des Nations unies qui ont toujours reconnu le droit du peuple palestinien a un État libre et indépendant.En 2007, à l’occasion d’un débat au niveau d’un sommet de la Ligue arabe sur l’initiative de paix saoudienne dite de paix globale, qui se basait sur le principe de deux États pour régler le problème de l’occupation de la Palestine, l’Algérie avait adopté cette proposition et n’a depuis pas dévié de sa ligne, ce qui n’est pas le cas même pour les promoteurs de l’initiative qui ont tous accouru pour normaliser leurs relations avec l’État hébreu et trahir la juste cause du peuple palestinien.Slimane BenLe Courrier d’Algérie, 16 déc 2020 -
Sahara Occidental : Le Groupe de Genève condamne la persistance de l’occupation
Le Groupe de soutien de Genève (256 ONG membres) met la communauté internationale devant sa responsabilité dans la persistance de l’occupation illégale du Sahara occidental par le Royaume du Maroc.
Le Groupe de soutien de Genève pour la protection et la promotion des droits de l’homme au Sahara occidental a condamné, fermement, lundi, la persistance de l’occupation illégale et de l’annexion d’une grande partie du Sahara occidental par le Maroc, indique un communiqué du collectif.A l’occasion de la célébration du 60e anniversaire de la résolution 1514 de l’Assemblée générale des Nations unies portant sur la décolonisation, le Groupe, tout en exprimant sa «plus grande préoccupation» après la rupture par le Maroc du cessez-le-feu en vigueur depuis 1991 dans le territoire non autonome du Sahara occidental, «regrette profondément» que la Mission de l’ONU pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) n’ait pas encore pu remplir son mandat principal : l’organisation du référendum d’autodétermination.Le Groupe de soutien de Genève (256 ONG membres) met la communauté internationale devant sa responsabilité dans la persistance de l’occupation illégale du Sahara occidental par le Royaume du Maroc. Les anciennes puissances coloniales, France et Espagne, ainsi que les Etats-Unis, doivent cesser leur politique de complicité avec l’entreprise coloniale du Royaume du Maroc au Sahara occidental», lit-on dans le communiqué. Le texte souligne qu’au cours des 16 années de conflit (1975 – 1991), la puissance occupante a commis un grand nombre de violations graves des droits de l’homme et de du Droit international humanitaire.Avec la reprise des hostilités après l’agression marocaine à El Guerguerat, les forces d’occupation marocaines ont intensifié les actes de répression contre la population sahraouie et en particulier contre les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes. Juste avant la fin du cessez-le-feu, le 13 novembre dernier, plusieurs militants sahraouis de premier plan, dont Aminatou Haidar, avaient été pris pour cible. Tout en condamnant dans les termes les plus forts le mépris que le Royaume du Maroc manifeste à l’égard du peuple sahraoui et de son représentant, le Front Polisario, le Groupe de soutien de Genève pour la protection et la promotion des droits de l’Homme au Sahara occidental «demande instamment au Comité international de la Croix-Rouge de surveiller les violations du droit international humanitaire».Il demande également à la Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme d’envoyer d’urgence une mission de surveillance au Sahara occidental occupé et à présenter un rapport lors de la prochaine session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies d’accorder une attention particulière aux violations des droits de l’Homme, y compris le droit à l’autodétermination, résultant de l’occupation militaire du Sahara occidental par le Royaume du Maroc.APS -
Sahara Occidental : L’ONU à l’épreuve de la décolonisation
La célébration du 60e anniversaire de la résolution 1515 du 14 décembre 1960 portant octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples colonisés permet d’évaluer le recul des libertés fondamentales dans un monde soumis à la loi du plus fort et à la résurgence de l’idéologie néocoloniale.
Sur les cendres du «printemps arabe» chaotique et des avatars du déni de légalité, fragilisant les fondements de l’ONU, représentative de la conscience mondiale, la dérive a sacrifié les droits des peuples à une existence souveraine. A l’avant-garde du mouvement de décolonisation, l’Algérie combattante, porteuse des espoirs de liberté de Bandung, a permis la consécration internationale du droit à l’autodétermination entériné par l’ONU, trois jours seulement après les manifestations pacifiques du 11 décembre 1960.
Cette avancée, pleinement soutenue par l’Amérique de John Fitzgerald Kennedy, plaidant, il y a 63 ans, dans son «discours algérien», pour l’indépendance de l’Algérie, a permis l’accélération du processus de décolonisation dans le monde.
A l’heure des reniements et du marchandage, aux antipodes des principes fondateurs inscrits dans les 14 points de Wilson, l’Amérique de l’Administration Trump s’enfonce dans une crise de valeurs, en tournant le dos à un héritage anti-colonial. Vouée à un isolement de plus en plus profond, elle subit de plein fouet les retombées d’un troc honteux désavoué par des personnalités influentes des camps républicain et démocrate, condamné par l’ONU et rejeté par l’Union africaine, qui a procédé à l’inscription de la question sahraouie dans l’agenda du Conseil de la paix et de la sécurité.
Deux anciens émissaires onusiens pour le Sahara occidental, l’ancien secrétaire d’Etat James Baker et l’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Algérie Christopher Ross, ont dénoncé fermement le «compromis cynique» et une décision «irréfléchie et insensée».
De son côté, l’ancien conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, a estimé que Trump a «tort de renoncer à 30 ans de politique américaine au Sahara occidental». Face à l’abandon des «voies multilatérales légitimes de règlement des conflits», évoquées par le président de la Chambre des représentants, le Démocrate Elliot Engel, la responsabilité de la communauté internationale et l’ONU est clairement posée.
«La commémoration, aujourd’hui, du 60e anniversaire de la résolution 1514 de l’Assemblée générale des Nations unies offre une opportunité d’évaluer le chemin parcouru en matière de décolonisation et de prendre la mesure des défis pour achever cette œuvre partout dans le monde», a indiqué, dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères.
Le cas des 17 territoires non autonomes et, particulièrement, «le dernier reliquat du colonialisme» en Afrique, le Sahara occidental, victime d’une inertie totale de l’ONU et d’un chantage immoral, appelle à une «réaction internationale plus ferme» et à une «action soutenue» pour parachever le processus de décolonisation inéluctable.
Horizons, 15 déc 2020
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L'accord de Trump sur l'annexion du Sahara occidental au Maroc risque de provoquer davantage de conflit mondial
Opinion de Stephen Zunes
15 décembre 2020 à 19h26 GMT + 1
Stephen Zunes est professeur de politique à l’Université de San Francisco et co-auteur, avec Jacob Mundy, de «Sahara occidental: guerre, nationalisme et conflit irrésolu».
La semaine dernière, le président Trump a officiellement reconnu l’annexion du Sahara occidental par le Maroc dans le cadre d’un accord visant à amener le Maroc à normaliser ses relations avec Israël. Mais la revendication du Maroc sur le Sahara occidental est rejetée par l’ONU, la Cour mondiale, l’Union africaine et un large consensus de juristes internationaux qui considèrent la région comme un territoire non autonome qui doit être autorisé à un acte d’autodétermination. C’est pourquoi aucun pays n’avait officiellement reconnu la prise de contrôle du Maroc – jusqu’à présent.
Au moment de la prise de contrôle marocaine de l’ancienne colonie espagnole en 1975, le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé à l’unanimité les forces marocaines à se retirer immédiatement du territoire et à permettre au peuple du Sahara occidental de déterminer son propre destin. Cependant, tant la France que les États-Unis ont empêché le Conseil de sécurité d’exécuter son mandat.
Le gouvernement marocain insiste sur le fait que le territoire fait partie intrinsèquement du Maroc et que l’indépendance ne devrait pas être une option pour la population autochtone, connue sous le nom de Sahraouis, qui embrasse une histoire, un dialecte et une culture distincts. Maintenant, Trump a rejoint la monarchie marocaine en insistant sur le fait que permettre un degré limité d’autonomie sous la souveraineté marocaine est la seule voie pratique à suivre.
Human Rights Watch, Amnesty International et d’autres groupes de défense des droits humains réputés ont documenté la répression généralisée des militants pacifiques indépendantistes par les forces d’occupation marocaines, y compris la torture, les passages à tabac, la détention sans procès et les exécutions extrajudiciaires. Freedom House a classé le Sahara Occidental occupé par le Maroc parmi les «pires des pires» en matière de suppression des droits politiques et des libertés civiles. Les journalistes étrangers et les délégations internationales en visite se voient systématiquement refuser l’entrée ou sont maintenus sous stricte surveillance.
En conséquence, non seulement le plan du Maroc ne répond pas bien à la définition juridique de l’autonomie, mais la répression en cours soulève de sérieuses questions sur ce à quoi elle ressemblerait dans la pratique.
Il n’y aurait pas de problème si les Sahraouis choisissaient l’incorporation au Maroc dans un référendum internationalement supervisé. Cependant, en tant que territoire non autonome, ils doivent également avoir l’option de l’indépendance, ce que le Maroc et maintenant les États-Unis ont catégoriquement exclue.
Le Front Polisario, le principal mouvement nationaliste qui a initialement émergé dans la lutte anticoloniale contre l’Espagne, s’est engagé dans une lutte armée contre les forces d’occupation marocaines jusqu’à ce qu’il accepte un cessez-le-feu de 1991 en échange d’un référendum sur l’indépendance. Cependant, le Maroc n’a jamais donné suite. Après 29 ans de promesses non tenues, d’occupation continue et d’une série de violations marocaines du cessez-le-feu, le Polisario a récemment repris la guerre. Depuis que le Polisario a proclamé la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en 1976, 84 pays ont reconnu le Sahara occidental comme un État indépendant (bien que certains aient depuis retiré leur reconnaissance.) La RASD reste un État membre à part entière de l’Union africaine, dont la charte interdit les changements unilatéraux des frontières coloniales. La RASD régit actuellement environ un quart du territoire du Sahara occidental et environ 40 pour cent de la population, principalement dans les camps de réfugiés administrés par le Polisario dans l’ouest de l’Algérie.
Ce que Trump a donc fait, c’est reconnaître la prise de contrôle d’un État africain légalement reconnu par un autre, ce qui non seulement nuit gravement à la réputation des États-Unis sur le continent, mais encourage même d’autres pays à croire qu’ils pourraient également s’en tirer avec une expansion territoriale.
Lorsque Saddam Hussein a envahi le Koweït en 1990 sous des affirmations tout aussi douteuses selon lesquelles son voisin du sud faisait historiquement partie de l’Irak, la communauté internationale s’est unie pour s’opposer à cette violation flagrante de la charte des Nations Unies. Bien qu’il y ait eu des désaccords sur la question de savoir si la guerre était le meilleur moyen de renverser la prise de contrôle irakienne, les États-Unis ont conduit la communauté internationale dans sa détermination à ce qu’une telle agression ne doit pas durer.
Maintenant, sous Trump, les États-Unis ont effectivement adopté la position opposée.
Cela place le président élu Joe Biden dans un dilemme lorsqu’il entrera en fonction le mois prochain. S’il pouvait annuler la reconnaissance par les États-Unis de l’annexion du Maroc d’un trait de plume, le Maroc pourrait alors renoncer à sa reconnaissance d’Israël. Biden pourrait donc se trouver sous une pression considérable pour ne pas saper ce que beaucoup considèrent comme une avancée importante.
Mais même de puissants membres pro-israéliens du Congrès ont exprimé des inquiétudes. Le président de la commission des affaires étrangères de la Chambre, Eliot L. Engel (DN.Y.), tout en saluant la nouvelle de la reconnaissance d’Israël par le Maroc, a noté comment la reconnaissance par les États-Unis de l’expansion territoriale marocaine «bouleverse un processus onusien crédible et soutenu au niveau international… qui les administrations successives des deux les partis ont soutenu. » De même, le sénateur Jim Inhofe (R-Okla.), Président de la commission des services armés du Sénat, a également salué la normalisation des relations, mais a déclaré qu’il était «attristé que les droits du peuple sahraoui aient été bradés», appelant le mouvement “choquant et profondément décevant.”
L’inadmissibilité de tout pays qui étend son territoire par la force est un principe de longue date du droit international. Bien que la normalisation des relations entre Israël et les États à prédominance arabe soit un objectif louable, elle ne peut se faire au prix de saper un principe juridique international aussi fondamental.
Mais même de puissants membres pro-israéliens du Congrès ont exprimé des inquiétudes. Le président de la commission des affaires étrangères de la Chambre, Eliot L. Engel (DN.Y.), tout en saluant la nouvelle de la reconnaissance d’Israël par le Maroc, a noté comment la reconnaissance par les États-Unis de l’expansion territoriale marocaine «bouleverse un processus onusien crédible et soutenu au niveau international… qui les administrations successives des deux les partis ont soutenu. » De même, le sénateur Jim Inhofe (R-Okla.), Président de la commission des services armés du Sénat, a également salué la normalisation des relations, mais a déclaré qu’il était «attristé que les droits du peuple sahraoui aient été bradés», appelant le mouvement “choquant et profondément décevant.”
L’inadmissibilité de tout pays qui étend son territoire par la force est un principe de longue date du droit international. Bien que la normalisation des relations entre Israël et les États à prédominance arabe soit un objectif louable, elle ne peut se faire au prix de saper un principe juridique international aussi fondamental.
The Washington Post, 15 déc 2020
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Latinoamérica y Caribe, un socio fundamental para la Unión Europea
15/12/2020 – Blog del AR/VP – Ayer, 14 de diciembre tuvo lugar una reunión informal de Ministros de Exteriores de la UE, América Latina y el Caribe a iniciativa de la Presidencia Alemana. Se trató de una reunión muy esperada y oportuna, para dar el reconocimiento que la Unión Europea debe dar a nuestra otra “relación transatlántica”.
Aunque pude desplazarme a Berlín para presidir esta reunión, junto al ministro de Exteriores alemán Heiko Maas, la reunión se celebró en formato virtual. Nos centramos en dos temas clave: La acción conjunta para paliar el impacto del Coronavirus y la recuperación a medio y largo plazo, con dos objetivos fundamentales: la transición ecológica y la transición digital.Una relación birregional debajo de su potencialNo me cansaré de decirlo: los europeos y los latinoamericanos somos en muchos sentidos los pueblos más afines del mundo. Compartimos estrechos lazos, historia, cultura, y una visión común sobre cómo queremos organizar nuestras sociedades y nuestras economías. Sin embargo, nuestra relación birregional sigue estando por debajo de su potencial. Debemos trabajar más estrechamente para hacer frente a los grandes desafíos que compartimos y defender nuestros objetivos en la esfera internacional, con el peso que nos corresponde.Juntos representamos casi un tercio de los votos en Naciones UnidasLatinoamérica es un socio político y comercial fundamental para la Unión Europea. La UE es el primer contribuyente en materia de ayuda al desarrollo en la región y en volumen de inversión extranjera directa con casi 800.000 millones de euros; más del total de la inversión de la UE en China, India, Japón y Rusia juntos. Pero nuestra alianza va mucho más allá de lo económico.Nuestra agenda de cooperación y diálogo se centra en el bienestar de la ciudadanía (renovación del contrato social, democracia, inclusión social…). Defendemos un orden internacional basado en normas compartidas, la lucha contra el cambio climático, el fortalecimiento del sistema de las Naciones Unidas, los derechos humanos o cuestiones tan urgentes como el acceso universal a la vacuna contra el COVID 19.Fortalecer la autonomia estratégica de ambas regionesEl refuerzo de nuestra asociación, como constatamos en Berlín, contribuirá por tanto también a fortalecer la autonomía estratégica de ambas regiones, nuestra capacidad para defender nuestros estándares, liderar el cambio y forjar así nuestra alternativa al sistema internacional basado en la rivalidad geopolítica como la que enfrenta a China y EEUU.“Europa debe prestar la atención que merece también a nuestra “otra” relación transatlántica.”Europa debe prestar la atención que merece también a nuestra “otra” relación transatlántica.El impacto del COVID-19 en América Latina ha sido dramático. El aumento de la pobreza y las desigualdades es alarmante. Con solo el 8 % de la población mundial, la región registra un tercio de las muertes a nivel mundial. En Europa también sufrimos enormemente los efectos de la pandemia. La solidaridad y la unidad de esfuerzos será la única manera de hacer frente con éxito a este enemigo común.La UE, sus Estados miembros y las instituciones financieras europeas se han hecho eco de esta premisa y se han unido de manera inédita como “Equipo Europa” , para movilizar los recursos disponibles. Concretamente para América Latina y el Caribe se han reunido más de 2.400 millones de euros para ayudar a amortiguar el impacto del COVID-19. Un primer paso, aunque insuficiente.Precisamente, en nuestra reunión ministerial abordamos esta cuestión – la lucha contra el impacto de la pandemia y la necesidad de poner en marcha el plan de trabajo común necesario para lograr una recuperación basada en un modelo sostenible, que permita la generación de empleo a la vez que protegemos el medio ambiente. Esta “agenda verde” es una de nuestras prioridades compartidas.La región alberga el 50% de la biodiversidad del planeta. Revertir la deforestación en el bosque tropical amazónico es una de las cuestiones de mayor preocupación mundial. Necesitamos acciones urgentes y más ambiciosas que realizar individual y conjuntamente en el marco del Acuerdo de París de la COP 26 en 2021.Acuerdos comerciales y de asociación, componente crucial de nuestra alianzaTambién en el marco de nuestros acuerdos comerciales y de asociación. Estos son otro componente crucial de nuestra alianza. La Unión Europea ha negociado acuerdos de asociación política y de cooperación o comercio con 27 de los 33 países de América Latina y el Caribe: es la región con mayores vínculos e instituciones compartidas con Europa. Estamos modernizando los acuerdos con Chile y México, donde la UE es la primera y segunda fuente de inversión extranjera, respectivamente. También acabamos de concluir, tras 20 años de negociación, un acuerdo con Mercosur (Argentina, Brasil, Paraguay y Uruguay), que tendrá, una vez ratificado, una gran relevancia geoestratégica.Queremos también crear una Alianza Digital para acelerar la transicion digital, con inversiones importantes en capacidad de banda ancha e infraestructura. Otro gran desafío que ha quedado en evidencia con la pandemia del COVID. Contamos ya con ejemplo tangible de lo que puede llegar a ser nuestra cooperación en este campo: la finalización el próximo año del BELLA, un cable transatlántico de fibra óptica que unirá a Europa y América Latina.La pandemia no ha hecho más que ahondar fragilidades ya existentes. Ahora, la región de América Latina y el Caribe enfrenta la peor recesión registrada. Se prevé que sus economías se contraigan un 9% en 2020. Al mismo tiempo, los niveles de deuda pública restringen el margen de maniobra de los gobiernos. Y todo ello ralentiza el progreso hacia la Agenda 2030 y los importantes Objetivos de Desarrollo Sostenible.Un escenario de inestabilidad política y económica no es en absoluto en el interés de nadie, ni para la región de América latina y el Caribe ni para la UE. Pero ahondará el riesgo de ruptura del orden democrático y el estado de derecho que existe en la región.Sin olvidar los efectos del cambio climático, que tienen un impacto devastador, como lo están demostrando los sucesivos desastres naturales, sobre todo en la región del Caribe. Todos estos desafíos trascienden las fronteras de los países afectados.No existe una varita mágica per solucionar todos los problemasPor todo ello, es fundamental que, sin más demora, la UE refuerce su alianza con la región. No disponemos de una varita mágica para solucionar todos los problemas. Pero sí de herramientas que nos permitirán trabajar juntos, de manera más efectiva e influyente, si elevamos nuestra relación al nivel estratégico que le corresponde.Esta reunión ministerial conjunta, que ha reunido a 50 socios de la UE y América Latina y el Caribe, debe el pistoletazo de salida para que, en 2021, y en la medida en que las condiciones lo permitan, demos paso a una agenda más dinámica de encuentros, y al mayor alto nivel, entre ambas regiones.EEAS, 15 dic. 2020








